Évangile et Homélie du Me 31 Mai 2017. Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur

 


Mercredi 31 mai 2017

Fête de la Visitation de la Vierge Marie

Saint(s) du jour : Ste Battista (Camilla) Varano, abbesse (1458-1524)


 

Lectures de la messe

Première lecture (So 3, 14-18)

« Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi »

Lecture du livre du prophète Sophonie

    Pousse des cris de joie, fille de Sion !
Éclate en ovations, Israël !
Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,
fille de Jérusalem !
    Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,
il a écarté tes ennemis.
Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.
Tu n’as plus à craindre le malheur.
    Ce jour-là, on dira à Jérusalem :
« Ne crains pas, Sion !
Ne laisse pas tes mains défaillir !
    Le Seigneur ton Dieu est en toi,
c’est lui, le héros qui apporte le salut.
Il aura en toi sa joie et son allégresse,
il te renouvellera par son amour ;
il exultera pour toi et se réjouira,
    comme aux jours de fête. » ?
J’ai écarté de toi le malheur,
pour que tu ne subisses plus l’humiliation.


    – Parole du Seigneur.

 

OU BIEN

Première lecture

« Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement » (Rm 12, 9-16b)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    que votre amour soit sans hypocrisie.
Fuyez le mal avec horreur,
attachez-vous au bien.
    Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle,
rivalisez de respect les uns pour les autres.
    Ne ralentissez pas votre élan,
restez dans la ferveur de l’Esprit,
servez le Seigneur,
    ayez la joie de l’espérance,
tenez bon dans l’épreuve,
soyez assidus à la prière.
    Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin,
pratiquez l’hospitalité avec empressement.
    Bénissez ceux qui vous persécutent ;
souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.
    Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie,
pleurez avec ceux qui pleurent.
    Soyez bien d’accord les uns avec les autres ;
n’ayez pas le goût des grandeurs,
mais laissez-vous attirer par ce qui est humble.


     – Parole du Seigneur.

Cantique Isaïe 12, 2, 3, 4abcd, 4e-5, 6)

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Exultant de joie,
vous puiserez les eaux
aux sources du salut.

 

Ce jour-là, vous direz :
« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »

Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur,
il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.

Jubilez, criez de joie,
habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi,
le Saint d’Israël !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-56)

    En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement
vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
    et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
 
   Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
        exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !    
    Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour
    de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »


    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.


     – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

La liturgie de ce jour est un hymne à la joie. Depuis l’antienne d’ouverture, qui nous invite à nous rassembler pour « écouter tout ce que le Seigneur a fait pour nous », jusqu’à l’oraison conclusive dans laquelle l’Eglise « magnifie son Seigneur pour tant de merveilles », toutes les lectures et prières nous invitent à « laisser jaillir l’Esprit » (1ère lect.) en un cantique d’action de grâce qui rejoint le Magnificat de la Vierge Marie.

 

 

Saint Luc a ouvert son évangile par l’annonce à Zacharie de la naissance du Précurseur (1, 5-25). L’Ange révèle d’amblée que l’enfant « sera rempli de l’Esprit Saint dès avant sa naissance » (1, 15). Sa venue demeure cependant discrète : son père est privé de la parole pour ne pas avoir cru au message de l’Ange (1, 20) et sa mère « garde le secret pendant cinq mois » (1, 24). Après un moment d’intense émotion, le silence tombe à nouveau sur le foyer de Zacharie, mais un silence vibrant d’une joie et d’une attente secrète.L’Annonce faite à Marie se déroule également dans le secret du cœur de la Vierge : « l’Ange entra chez elle et dit ». Aucune allusion à une vision : discrétion oblige. Tout se concentre dans un échange de paroles entre le Messager céleste et l’humble jeune fille de Nazareth.  C’est le récit de la Visitation qui va tout à la fois rapprocher les deux événements, les articuler, et les faire sortir de l’ombre, ou plutôt de la nuée qui les abritait. L’évangéliste ne met en scène ni Zacharie, ni Joseph ; ce qui réduit à quatre le nombre des acteurs : les deux mères et les deux enfants. Encore qu’on ne puisse pas vraiment compter l’enfant Jésus parmi les acteurs : il est question de lui - il est même au centre de l’événement - mais il n’agit pas directement. Il est présent comme « le Seigneur », présidant la rencontre depuis le sein de sa mère, où il réside comme en son Temple.

 

Par contre il est un cinquième acteur, qui bien qu’invisible, est cependant le plus actif de tous : l’Esprit Saint. C’est lui qui lance la jeune Marie sur la route, qui « remplit (de sa présence) Élisabeth » et lui donne de parler, et c’est encore lui bien sûr qui inspire à Marie son cantique d’action de grâce. Dès les évangiles de l’enfance, nous pressentons le rôle primordial que jouera l’Esprit dans la vie de l’Église naissante : après l’Ascension, quoiqu’invisible et silencieux, Jésus ressuscité est réellement présent en elle, l’accompagnant sur les routes de la mission sous la conduite de l’Esprit.  La joie est le trait commun de tous ceux qui ont été touchés par l’Esprit : Élisabeth ne peut croire au bonheur qui lui incombe par la visite de la mère de son Seigneur ; Jean-Baptiste tressaille d’allégresse en son sein ; et Marie exalte son Seigneur, son esprit exulte en Dieu son Sauveur. Quant à l’enfant Jésus, lui qui est la cause de tant de joie, comment n’en serait-il pas rempli puisqu’il en est la source débordante ?

 

Si la venue de l’Enfant-Dieu suscite un tel bonheur, combien plus la certitude de la présence du Seigneur ressuscité au cœur de son Église devrait-elle être un motif d’allégresse pour tous les croyants ? « Je vous reverrai, avait promis Jésus avant d’entrer dans sa Passion, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 22). L’Église postpascale se trouve dans les conditions qu’entrevoyait le prophète Isaïe lorsqu’il écrivait : « Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant c’est le Seigneur : il est pour moi le salut. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de vous, le Saint d’Israël (Ct - Is 12, 2.6). Voilà pourquoi le croyant devrait toujours être dans la joie, si du moins il demeure comme il se doit sous l’onction de l’Esprit. Certes ce n’est pas facile de garder les yeux fixés sur Jésus au cœur d’un monde qui l’ignore ou le rejette ; c’est pourquoi Notre-Seigneur nous encourage lui-même : « Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Demandez (l’Esprit Saint), et vous (le) recevrez : ainsi vous serez comblés de joie » (Jn 16, 24).

 

Dieu tout-puissant, tu as inspiré à la Vierge Marie, qui portait en elle ton propre Fils, de visiter sa cousine Élisabeth ; accorde-nous d’être dociles au souffle de l’Esprit afin de pouvoir nous aussi te magnifier éternellement. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père»

 

Aujourd'hui nous contemplons la Visite de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth. Aussitôt qu'elle eut appris que Dieu le Père l'avait choisi pour être la Mère du Fils de Dieu et que sa cousine Élisabeth avait aussi reçu le don de la maternité, Marie partit avec décision dans la montagne pour féliciter sa cousine, partager avec elle la joie d'avoir reçu le don de la maternité et se mettre à son service.

La salutation de la Mère de Dieu fait tressaillir d'allégresse l'enfant qu'Élisabeth porte dans ses entrailles. La Mère de Dieu, qui est enceinte de Jésus, est la cause de cette joie. La maternité est un don de Dieu qui suscite la joie. Les familles se réjouissent à l'annonce d'une nouvelle vie. La naissance du Christ produit certainement «une grande joie» (Lc 2,10).

Malgré ce, la maternité n'est pas vraiment appréciée de nos jours. Fréquemment, on lui oppose d'autres intérêts superficiels, qui ne sont qu'une manifestation de complaisance et d'égoïsme. Les éventuels renoncements qu'entraîne l'amour paternel et maternel effrayent beaucoup de couples mariées qui, à cause des biens qu'ils ont reçus de Dieu, devraient être plus généreux et dire “oui” à de nouvelles vies d'une façon plus responsable. Trop de familles ne sont plus des “sanctuaires de la vie”. Saint Jean Paul II constate que la contraception et l'avortement «sont des maux qui s'enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l'épanouissement de la personnalité de chacun».

Pendant cinq mois, Élisabeth n'a pas quitté la maison, et elle songeait: «Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi» (Lc 1,25). Et Marie disait: «Mon âme exalte le Seigneur (...) parce qu'Il s'est penché sur son humble servante» (Lc 1,46.48). La Vierge Marie et Élisabeth apprécient et sont reconnaissantes à l'œuvre que Dieu a fait en elles: la maternité! Les catholiques doivent retrouver le sens de la vie comme don sacré de Dieu aux hommes.

 

Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí Evêque Emérite (Lleida, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Marie, ma mère, toi qui médites toutes choses en ton cœur, apprends-moi à prier plus souvent et avec plus de ferveur. Qu’en passant du temps avec Jésus, je le connaisse et l’aime toujours plus.

 

Demande

 

Seigneur, que je te rende gloire par la prière et l’action.

 

Points de réflexion

 

1. Pour rendre grâce au Seigneur des merveilles qu’il accomplit dans ma vie, il faut prendre conscience de sa présence, d’où l’importance de me poser régulièrement pour relire ma vie. Si je ne le fais pas, c’est normal que je ne trouve rien à dire dans ma prière ou que j’ai l’impression que le Seigneur en est absent.

 

2. Marie a pris l’habitude de « méditer toutes ces choses en son cœur ». Elle passe du temps avec le Seigneur. C’est le b.a.-ba d’une relation. Prendre du temps avec l’autre c’est ainsi que l’on arrive à se connaître et à se comprendre.

 

3. La prière de Marie est parfaite. Non seulement elle sait prendre le temps de reconnaître l’action de Dieu dans sa vie, mais encore elle sait que tout cela vient de l’amour gratuit de Dieu. Et, cerise sur le gâteau, elle ne se contente pas de recevoir les grâces du Seigneur. Elle les transmet à son tour en se mettant activement au service des autres.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, merci de nous avoir donné Marie comme Mère au pied de la croix. Fais qu’à son exemple nous sachions en tout temps rendre gloire à Dieu et passer notre vie, tournés vers les autres.

 

Résolution

 

Prendre le temps aujourd’hui de méditer tranquillement les paroles du Magnificat.

 

Frère Mario Salmon, LC

 

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.

 

 

Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Après l’Annonciation, Marie partit en hâte pour se mettre au service d’Elisabeth, sa parente. Elle nous donne un exemple de service, sans parole, dans l’attitude chrétienne. Elle pense à Elisabeth et Zacharie qui, âgés, ont sûrement besoin d’aide avant la naissance de Jean. L’exemple de Marie nous rappelle l’empressement pour nos frères, être les « gardiens » de nos frères. Marie par son silence et sa présence est Parole vivante de Dieu. « Comment m’est–il accordé que la mère de mon Seigneur vienne me voir ? Car dès que ta salutation a retenti à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon ventre. Heureuse celle qui a cru, car ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! » La parole de salutation de Marie donnée à sa cousine Élisabeth véhicule la présence de Dieu. Marie porte dans sa chair Jésus, elle porte Dieu, elle l’annonce. Le prophète de Celui qu’elle porte, Jean Baptiste, tressaille d’allégresse en sa présence. En contemplant la Vierge Marie, nous rendons grâce à Dieu pour notre vocation chrétienne qui est de donner la Présence de Dieu par notre vie !

 

"Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Marie s’exclame : « Mon âme exalte le Seigneur. » Marie est une femme de foi, qui perçoit les merveilles de Dieu au milieu des difficultés. Elle nous montre comment élever le regard au-dessus des nuages et contempler le soleil qui continue de briller. La joie de la femme, c’est son Seigneur, quelle dignité pour elle, elle a en son Seigneur toute sa joie. L’Immaculée se présente comme la servante du Seigneur. Le visage de Marie donne « corps » à l’Église, à la mission de la femme. Toute femme qui regarde vers Marie y trouve le modèle nécessaire à la réalisation de sa vocation : « Toutes les générations me diront bienheureuse ! » L’Eglise reprendra dans sa prière cette parole d’Élisabeth.

 

"Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Jésus nous a donné Marie, elle est pour nous un exemple, un guide, une mère. Pour que nous soyons attentif à Dieu, et aux autres, donne-nous Seigneur un cœur capable de reconnaître ta divine Providence au milieu de nos difficultés. Jésus né de Marie, nous est donné dans les Sacrements qui réalisent le salut du monde. Il choisira les Apôtres pour accomplir ce mystère du salut de l’humanité. Jésus qui se rend présent au milieu de nous est reçu par l’humanité à la suite de Marie, il dira plus tard : « Qui est ma mère, qui sont mes frères ? Ce sont ceux qui font la volonté de mon Père. » Nous nous réjouissons dans cette fête de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth et nous voulons dire avec elle : « Toutes les générations te diront bienheureuse. »

 

Nous demandons la grâce de contempler Marie dans son mystère.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Là où arrive Marie, Jésus est présent

 

      En la fête de la Visitation de ce jour, comme dans toutes les pages de l'Évangile, nous voyons Marie docile aux desseins divins et dans une attitude d'amour prévoyant pour ses frères. En effet, l'humble jeune fille de Nazareth, encore surprise de ce que lui a annoncé l'ange Gabriel – c'est-à-dire qu'elle sera la Mère du Messie promis – apprend que sa parente âgée, Élisabeth, attend elle aussi un enfant dans sa vieillesse. Sans hésiter, elle se met en chemin, souligne l'évangéliste (cf. Lc 1, 39), pour arriver « en hâte » à la maison de sa cousine et se mettre à sa disposition dans un moment de nécessité particulière.

      Comment ne pas remarquer que, dans la rencontre entre la jeune Marie et Élisabeth, désormais âgée, le protagoniste caché est Jésus ? Marie le porte dans son sein comme dans un tabernacle sacré et l'offre comme le don le plus grand à Zacharie, à son épouse Élisabeth et également à l'enfant qui se développe dans le sein de celle-ci. « Dès l'instant – dit la mère de Jean-Baptiste – où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein » (Lc 1, 44). Là où arrive Marie, Jésus est présent. Celui qui ouvre son cœur à la Mère rencontre et accueille le Fils et il est envahi par sa joie. Jamais la véritable dévotion mariale ne dissimule ni ne diminue la foi et l'amour pour Jésus Christ notre Sauveur, unique médiateur entre Dieu et les hommes. Au contraire, se confier à la Vierge représente une voie privilégiée, vécue par de nombreux saints, pour se placer à la suite du Seigneur de façon plus fidèle. Confions-nous donc à Elle avec un abandon filial !

Benoît XVI, pape de 2005 à 2013

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Evangile et Homélie du Mardi 30 Mai 2017. Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.


Mardi 30 mai 2017

Le mardi de la 7e semaine de Pâques

Saint(s) du jour : Ste Jeanne d'Arc, « La Pucelle d'Orléans » (1412-1431) 


Lectures de la messe

Première lecture (Ac 20, 17-27)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse
pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent arrivés auprès de lui,
il leur adressa la parole :
« Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous,
depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie :
j’ai servi le Seigneur en toute humilité,
dans les larmes et les épreuves
que m’ont values les complots des Juifs ;
je n’ai rien négligé de ce qui était utile,
pour vous annoncer l’Évangile
et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison.
Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs
pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit
de me rendre à Jérusalem,
sans savoir ce qui va m’arriver là-bas.
Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville,
que les chaînes et les épreuves m’attendent.
Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie,
pourvu que j’achève ma course
et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus :
rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage,
vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume.
C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous
que je suis pur du sang de tous,
car je n’ai rien négligé pour vous annoncer
tout le dessein de Dieu. »


– Parole du Seigneur.

Psaume 67 (68), 10-11, 20-21

Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
Sur les lieux où campait ton troupeau,
tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.

Que le Seigneur soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.
Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 17, 1-11a)

En ce temps-là,
Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.


Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.

Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

L’œuvre du Fils consiste à faire connaître le nom du Père aux hommes que celui-ci lui avait confiés. C’est ainsi que Jésus a glorifié son Père durant son ministère terrestre : il n’a pas attiré sur lui l’attention de ses disciples, mais les a réorientés vers le Père, qu’ils ont reconnu comme la source de tous les biens qui leur venaient par le Fils. Jésus l’Envoyé du Père est venu rassembler les enfants de Dieu dispersés, afin de les remettre sur le droit chemin de la vérité et de la vie. Bien plus : par ses paroles, ses actions et surtout par le don total de lui-même dans l’amour, il est en Personne ce chemin en tant que Fils unique du Père à l’image duquel nous sommes tous créés. Ayant « reconnu que Jésus est venu d’auprès du Père », les disciples se sont mis résolument en route à sa suite, « gardant fidèlement sa parole ». Aussi la mission du Verbe incarné prend-elle fin : il nous confie au Père et nous précède auprès de lui pour nous y préparer une place, tandis que l’Esprit chemine avec nous sur la voie tracée par Jésus : « Je prie pour eux : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et je trouve ma gloire en eux ».

 

« La gloire de Dieu, disait Saint Irénée, c’est l’homme vivant (de la vie de l’Esprit reçu du Fils). Cette gloire est partagée par le Père et le Fils puisque l’Esprit est leur vie commune qu’ils répandent à profusion sur tous ceux qui croient en leur bienveillance. Et « la vie de l’homme c’est la vision de Dieu » - dans la foi sur cette terre, en attendant de « le voir tel qu’il est » (1 Jn 3, 2) au-delà du voile de la mort. Mais la foi n’est pas ténèbre : elle est la nuée de l’Esprit qui nous accompagne durant notre traversée du désert, nous éclairant dans la nuit et nous protégeant du soleil brûlant durant le jour. « Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté. Et nous nous reflétons tous la gloire du Seigneur, et nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit » (2 Co 3, 18).

 

Père, répands encore sur nous la rosée de ton Esprit Saint, nous te le demandons au nom de ton Fils bien-aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Fais descendre sur nous la nuée lumineuse de ta gloire. Rends nous conscients de la responsabilité qui nous incombe de permettre à ton Esprit, par notre docilité à ses motions, d’étendre le règne du Christ par une vie en toutes choses conforme à la sienne.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Père, l'heure est venue»

Aujourd'hui, l'Évangile de Saint Jean —que nous lisons depuis quelques jours— débute en nous parlant de “l'heure”: «Père, l'heure est venue» (Jn 17,1). Le moment culminant, la glorification de toute chose, l'offrande ultime de Christ qui se livre pour nous… “L'heure” est une réalité invisible aux yeux de l'Homme; qui se révèlera au fur et à mesure que la vie de Jésus nous laissera entrevoir la perspective de la croix.

L'heure est venue? L'heure de quoi? L'heure est venue de connaître le nom de Dieu, c'est-à-dire son action, la façon avec laquelle il se dirige à l'Humanité, sa façon de nous parler à travers de son Fils, Christ, qu'il aime.

Les hommes et les femmes d'aujourd'hui, ceux qui connaissent Dieux à travers de Jésus («Je leur ai donné les paroles que tu m'avais données»: Jn 17,8), sommes témoins de la vie, de la vie divine qui grandit en nous en vertu du sacrement baptismal. En Lui nous vivons, nous agissons et nous sommes; en Lui nous trouvons les paroles qui nous nourrissent et nous font grandir; en Lui nous découvrons ce que Dieu veut de nous: la plénitude, la réalisation humaine, une existence qui ne vit pas de vaine gloire personnelle, mais sinon d'une attitude existentielle qui s'appuie en Dieu lui-même et en sa gloire. Comme nous rappelle Saint Irène, «la gloire de Dieu est que l'homme vive». Rendons gloire à Dieux afin que la personne humaine arrive à sa plénitude!

Nous sommes marqués par l'Évangile de Jésus-Christ; travaillons sans cesse pour la gloire de Dieux, travail qui représente se mettre au service de la vie des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Ce qui veut dire: travailler pour une authentique communication humaine, l'authentique bonheur de la personne, encourager la joie chez les tristes, ressentir la compassion pour les faibles… En résumé: être ouverts à la Vie (en majuscule).

À travers de l'esprit, Dieux travaille à l'intérieur de chaque être humain et habite au plus profond de la personne et ne cesse pas de nous encourager à puiser des valeurs de l'Évangile. La Bonne Nouvelle est l'expression du bonheur libérateur qu'Il veut nous donner.

Abbé Pere OLIVA i March (Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

 

Prière d'introduction

 

Aide-moi, Seigneur, à accueillir ta parole avec un cœur ouvert.

 

Demande

 

« Ils ont gardé ta Parole ». À l'exemple de Marie, qui conservait avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur, aide-moi, Seigneur, à garder ta parole.

 

Points de réflexion

 

Pour ces trois points de réflexion, nous nous sommes nourris du chapitre 4 de Jésus de Nazareth de Benoît XVI.

 

1. Au chapitre 17 de l'Évangile de saint Jean, Jésus prie son Père dans une longue prière appelée prière sacerdotale « Levant les yeux au ciel, il dit : ‘Père, l’heure est venue… » Lors de la fête de l’expiation, le grand prêtre d'Israël suivait un rituel défini par le Lévitique. Il offrait des animaux en sacrifice, d’abord pour lui-même, puis pour la classe sacerdotale (sa maison) et enfin pour le peuple d'Israël. Jésus reprend, dans sa prière, le même schéma. Il prie pour lui-même (Cf. Jn 17, 1-5). Ensuite il prie pour ses apôtres (Cf. Jn 17, 6-19), et finalement pour le peuple de ceux qui croient (Cf. Jn 17, 20-26).
« C'est pour eux que je prie, pour ceux que tu m'as donnés ». Mesurons-nous la solidité et l'assurance que peut nous donner une telle phrase ? Notre sauveur et Rédempteur, unique pasteur et médecin de nos âmes, intercède pour nous devant son Père. Et, en prêtre suprême, il ne cesse de le faire d'une manière surabondante. Oui, nous pouvons avec cette parole, nous avancer vers le Père, en enfant de roi !

 

2. Dieu est don, infiniment et éternellement don : « Il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés ». Cette vie éternelle n'est pas simplement pour après la mort. Elle est la plénitude indestructible de la vie, déjà pour maintenant : « La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ». La vie éternelle est dans la connaissance de Jésus et de son Père, dans notre rencontre avec Jésus-Christ qui devient communion et vie. La vie éternelle est une relation avec celui qui est la vie même. Sur cette terre, nous pouvons chercher cette connaissance, dont le juste fruit est l'amour, par tous les moyens que nous donne l'Église : sacrements, liturgie, enseignements, etc.

 

3. « J'ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner ».
Moïse, dans la scène du buisson ardent, a eu en germe la connaissance du nom de Dieu et l'a transmise aux hommes. Jésus est la plénitude de la manifestation du nom de Dieu. Par Jésus, Dieu se laisse invoquer, se rend présent aux hommes, se rend accessible, bien qu'immensément grand et insaisissable. « Je leur ai fait connaître ton nom et je leur ferai connaître, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi en eux » (Jn 17, 26).

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu dis à ton Père : « Je t'ai glorifié sur la terre en menant à bonne fin l'œuvre que tu m'as donné de faire ». Jésus, tu vois mon désir de te glorifier en menant à bonne fin l'œuvre que tu m'as donné de faire : celle de croire en toi au jour le jour, avec persévérance et humilité, dans l'état de vie qui est le mien, d'espérer en ta miséricorde, et d'aimer ceux qui m'entourent sans chercher mon intérêt, sans tenir compte du mal. Et j'implore le secours de ta grâce pour glorifier ton Père au jour le jour, sûr que tu me donnes, pour cela, mon pain quotidien. Merci, Seigneur !

 

Résolution

 

Aujourd'hui, je prierai pour ceux que le Seigneur m'a donnés, demandant à Dieu de les bénir.

 

Patricia Freisz

 

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

« Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

 

 

L’heureuse découverte de Jésus, le Crucifié, nous ouvre à une marche, à sa suite, dans le plus grand Amour. Jésus annonce sa Passion, son départ vers Jérusalem, vers sa mort et sa résurrection « le troisième jour. » L’invitation heureuse : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il me suive, » est une bénédiction. Jésus ouvre une liberté nouvelle qui est un dépassement dans l’Amour qui n’a d’autre contrainte que la fidélité à son Amour. Chacun se retrouve devant son propre choix. Jésus nous donne la liberté de pouvoir faire ce choix qui est la plus belle attirance. C’est le moyen le plus puissant pour attirer à lui ceux qui le désire. Les biens que Jésus nous offrent sont si grands, qu’ils méritent que nous courions de nous-mêmes à leur recherche, que nous les désirions de notre propre mouvement. Nous vérifions la vérité de cette Parole de Dieu avec sainte Jeanne d’Arc. « Mue par ses voix, » Jeanne s’est adaptée à la vérité qui venait de Dieu au risque d’être perçue comme une sorcière, une folle. Elle sera brûlée vive comme une hérétique. Ce qui était important pour elle, c’était d’être fidèle au don de Dieu qui lui était fait, c’était d’être fidèle à l’Esprit Saint qui l’anime. Dans sa mission, elle a été consacrée dans la vérité.

 

"Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera." Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Si nous marchons derrière Jésus, nous acceptons de prendre des risques par amour pour lui. Jésus marche devant nous, il a assumé le premier l’existence risquée qu’il nous offre, sans autre raison que son amour pour nous. Celui qui prend sa croix, commence à vivre, en suivant Jésus, une étrange folie qui est la plus douce des sagesses. Il va perdre l’avoir, le valoir, le pouvoir, il se perd lui-même des yeux, n’ayant de regard que pour Celui qui marche devant. C’est une grande Sagesse que Jésus vient nous annoncer, il marque jusqu’à quel point nous devons nous renoncer, et mépriser les biens, les plaisirs et la gloire qui ne viendrait pas de Dieu. Nous témoignons du courage de Jésus dans ses souffrances, de l’humilité, de la douceur, et de la modestie de Jésus. Avec Jeanne d’Arc, nous voulons que notre vie soit dans la suite de Jésus, nous laissons résonner en nous la Parole de Jésus.

 

« Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite." La suite de Jésus pauvre, implique une nouvelle relation à Dieu. Il s’agit d’insérer notre vie de chaque jour dans son Amour infini, dans le projet de Dieu. Nous trouvons ainsi notre âme, nous nous trouvons nous-­mêmes en Dieu et selon Dieu. Nous voulons creuser un chemin de bonté et aller à Jésus par le chemin de l’amour, dans le don de L’Amour. Consacrés dans la vérité de Jésus, nous sommes envoyés au monde. Pour Jeanne d’Arc, marcher à la suite de Jésus, c’était se renoncer elle-même, et se charger de sa croix, et de le suivre. Tout ce qui pouvait lui être encore « personnel : » amour propre, volonté propre, idée propre, devait éclater, pour être remis dans la vérité qui vient de Dieu. Pour être capables d’affronter l’adversaire dans le combat spirituel, il nous faut être consacrés dans la vérité. Mus par l’Esprit Saint, que nous soyons dans la lumière qui vient du cœur de Dieu. Avec Jeanne d’Arc, nous voulons faire refleurir les déserts, afin que l’humanité soit agréable à Dieu et devant les hommes par la miséricorde de Jésus.

 

Nous demandons la grâce de la confiance pour demeurer dans les sentiments du cœur de Jésus.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Ainsi...il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

 

      Au commencement ce n'était pas parce qu'il avait besoin de l'homme que Dieu a modelé Adam, mais pour avoir quelqu'un en qui déposer ses bienfaits. Car non seulement avant Adam, mais avant même la création, le Verbe glorifiait le Père, tout en demeurant en lui, et il était glorifié par le Père, comme il le dit lui-même : « Père, glorifie-moi de la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde ». Ce n'était pas davantage parce qu'il avait besoin de notre service qu'il nous a commandé de le suivre, mais pour nous procurer le salut. Car suivre le Sauveur c'est avoir part au salut, comme suivre la lumière c'est avoir part à la lumière.

      Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont illuminés et rendus resplendissants par elle ; loin de lui apporter quoi que ce soit, ils bénéficient de la lumière et en sont illuminés. Ainsi en va-t-il du service envers Dieu ; notre service n'apporte rien à Dieu, car Dieu n'a pas besoin du service des hommes ; mais, à ceux qui le servent et qui le suivent, Dieu donne la vie, l'incorruptibilité et la gloire éternelle...

      Si Dieu sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir, lui qui est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service. Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme a besoin de la communion de Dieu. La gloire de l'homme, c'est de persévérer dans le service de Dieu. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jn 15,16). Il indiquait par là que ce n'étaient pas eux qui le glorifiaient en le suivant, mais que, pour avoir suivi le Fils de Dieu, ils étaient glorifiés par lui. « Père, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire » (Jn 17,24).

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 14 (trad. SC 100, p. 537 rev.)

http://levangileauquotidien.org


 


 

Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et Homélie du Lundi 29 Mai 2017. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde.


Lundi 29 mai 2017

Le lundi de la 7e semaine de Pâques

Saint(s) du jour : Ste Urszula Ledóchowska, vierge et fond. (1865-1939), Bse Elia de san Clemente, carmélite (1901-1927)


Lectures de la messe

Première lecture (Ac 19, 1-8)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Pendant qu’Apollos était à Corinthe,
Paul traversait le haut pays ;
il arriva à Éphèse,
où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda :
« Lorsque vous êtes devenus croyants,
avez-vous reçu l’Esprit Saint ? »
Ils lui répondirent :
« Nous n’avons même pas entendu dire
qu’il y a un Esprit Saint. »
Paul reprit :
« Quel baptême avez-vous donc reçu ? »
Ils répondirent :
« Celui de Jean le Baptiste. »
Paul dit alors :
« Jean donnait un baptême de conversion :
il disait au peuple de croire
en celui qui devait venir après lui,
c’est-à-dire en Jésus. »


Après l’avoir entendu,
ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains,
l’Esprit Saint vint sur eux,
et ils se mirent à parler en langues mystérieuses
et à prophétiser.
Ils étaient une douzaine d’hommes au total.
Paul se rendit à la synagogue
où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ;
il discutait et usait d’arguments persuasifs
à propos du royaume de Dieu.


– Parole du Seigneur.

Psaume 67 (68), 2-3, 4-5, 6-7ab)

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent,
ses adversaires fuient devant sa face.
Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ;
comme on voit fondre la cire en face du feu,
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

Mais les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom,
frayez la route à celui qui chevauche les nuées.
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l’isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 16, 29-33)

En ce temps-là,
les disciples de Jésus lui dirent :
« Voici que tu parles ouvertement
et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses,
et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge :
voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit :
« Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue –
où vous serez dispersés chacun de son côté,
et vous me laisserez seul ;
mais je ne suis pas seul,
puisque le Père est avec moi.
Je vous ai parlé ainsi,
afin qu’en moi vous ayez la paix.
Dans le monde, vous avez à souffrir,
mais courage !
Moi, je suis vainqueur du monde. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


« Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles (…) nous croyons que tu es venu de Dieu ». Les disciples s’ouvrent aux réalités les plus fondamentales et les plus simples grâce à la parole de Jésus. De la même manière que les disciples ont pu être déroutés, parfois désespérés, par la perspective des souffrances de la Passion, tout semble s’éclairer dans le cœur de celui qui laisse la parole de Dieu grandir dans son cœur. Les mystères les plus profonds se disent en quelques mots : Jésus est sorti du Père, il est venu dans le monde ; maintenant il s’apprête à quitter le monde et à retourner vers le Père. Nous sommes donc invités à un changement profond consistant à accueillir la parole semée en nous et capable de nous sauver la vie, à la laisser accomplir tout ce qu’elle annonce et à la laisser déployer l’appel qu’elle communique.

Il nous faut aussi remarquer que Jésus lui a changé. Il parle désormais « ouvertement ». Quand il était avec ses disciples, Jésus leur parlait du Père par des paraboles car cette figure littéraire ouvre le langage humain au mystère qui le dépasse du tout au tout. Mais, le but de Jésus est de parler ouvertement du Père et cette parole claire nous est donnée maintenant que le Verbe est glorifié ; elle se réalise dans sa présence de Ressuscité. En présence du Père, il est la Parole pure, la lumière divine au-delà de tout mot, éclairant toute chose et rendant accessible les mystères les plus profonds de la paternité de Dieu.

« Je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi ». Jésus n’abandonne pas ses apôtres à la ténèbre en les mettant au défi de faire leurs preuves ; il se donne en exemple pour devenir notre modèle. Ce qu’il a enseigné en paraboles apparaît désormais clairement : le Père est présent auprès de ses enfants, quoiqu’il arrive, et l’on entre dans la vie filiale en suivant Jésus sur le chemin de sa Passion. L’essentiel est là.

Que l’Esprit Saint nous donne de nous abandonner joyeusement à notre Père des Cieux. Telle est la foi qui le réjouit : compter sans cesse sur sa présence, nous en remettre à lui pour connaître le bonheur. Alors nous vivrons pleinement dans la paix que le Christ nous promet et qui nous établit dans sa victoire.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde»

Aujourd'hui, nous avons le sentiment que la foi en Jésus décline dans le monde. Il y a trop d'informations qui vont à l'encontre du soutien moral que nous recherchons dans une vie intégralement fondée sur l'Évangile. Les valeurs d'une société de consommation, du capitalisme, de la sensualité et du matérialisme sont à la mode et vont à l'encontre de tout ce qui pourrait s'associer aux exigences de l'Évangile. Néanmoins, cet ensemble de valeurs et de manières de vivre n'apportent ni l'épanouissement personnel ni la paix intérieure, mais au contraire ne nous apportent que malheur et inquiétude. Ne croyez-vous pas que c'est à cause de cela que les gens se promènent dans la rue renfrognés, renfermés sur eux mêmes et inquiets pour leur avenir incertain, car justement ils ont misé leur avenir sur le prix d'une voiture, d'un appartement ou des vacances qu'ils ne peuvent pas se payer?

Les paroles de Jésus nous invitent à la confiance: «Mais ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde» (Jn 16,33), c'est-à-dire que par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection Il a obtenu la vie éternelle, la vie qui n'a pas d'obstacles, celle qui n'a pas de limites car elle a vaincu toutes les limites et a surmonté les épreuves.

Ceux qui appartiennent au Christ vaincront les difficultés comme Il l'a fait, même si nous devons pour cela passer par différentes morts et résurrections successives, non voulues certes, mais endurées par le même Mystère Pascal du Christ. Est-ce que la perte d'un ami n'est pas une mort? La séparation d'un être cher? L'échec d'un projet ou bien simplement d'être confrontés aux limites de par notre fragilité humaine?

Mais «en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés» (Rm 8,37). Soyons des témoins de l'amour de Dieu, parce que «le Puissant fit (...) des merveilles» (Lc 1,49) pour nous tous, et Il nous aide à surmonter toute difficulté y compris la mort, car le Christ nous transmet le Saint Esprit.

Abbé Jordi CASTELLET (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Jésus, aujourd’hui, je renouvelle ma décision de marcher à ta suite dans la confiance et de traverser la tempête dans la paix que me donne ta présence.

Demande

Jésus, qu’aucun événement ne me trouble, car tu es avec moi. Rends-moi fort en toi.

Points de réflexion

1. Jésus livre ses dernières paroles aux siens. Le contexte est celui qui suit le dernier repas avant que Jésus ne soit fait prisonnier et conduit en procès. Il y a seulement quelques minutes, il était sorti du cénacle pour se rendre au jardin des oliviers, accompagné par ses disciples. En chemin, il leur adressait encore de précieux conseils. Mais là, il s’agit d’une prophétie : « Voici venir l’heure – et elle est venue – où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul ». Terrible prophétie à entendre pour ceux qui l’avaient suivi fidèlement pendant trois années. Car enfin, après trois années, ils avaient finalement compris que Jésus était sorti du Père pour venir dans le monde. Ils croyaient de tout leur cœur que Jésus est le Fils de Dieu. Ils étaient prêts à aller jusqu’au bout du monde avec lui. Et voilà que Jésus venait de leur annoncer qu’il était temps pour lui de quitter le monde et de repartir vers le Père et en plus, qu’ils le laisseraient seul... Bien sûr, ils n’imaginaient pas comment se réaliserait ce départ et surtout pas de manière si dramatique, en empruntant le chemin de la croix ! Comme il est dur de suivre Jésus jusqu’au bout !

2. Même si souvent nous le laissons seul, lui ne nous laisse pas seuls, et surtout pas dans les coups durs. « Dans le monde, vous aurez à souffrir », leur annonce-t-il encore. Dans les épreuves de la vie, que nous rencontrons tous, une force nous est donnée, ou plutôt toute consolation nous est donnée et c’est celle-là : nous ne sommes pas seuls, il est avec nous. Il est toujours avec nous et cela est une certitude de foi. En lui, dont la présence est parfois imperceptible, sa paix nous est offerte si nous savons la recevoir. « Gardez courage, moi j’ai vaincu le monde ! » nous rappelle-t-il.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je me mets en silence en ta présence. Je sais que tu me vois, que tu m’accompagnes et que tu me portes sur ce chemin qui est le mien. « Tu me sondes et tu me connais ; que je me lève ou m’assoie, tu le sais, tu perces de loin mes pensées, que je marche ou me couche, tu le sens, mes chemins te sont tous familiers. Sonde-moi, ô Dieu, connais mon cœur, scrute-moi, connais mon souci. Vois donc si je prends le chemin périlleux et conduis-moi sur le chemin d’éternité » (Ps 139, 1-3, 23-24)

Résolution

Apprenons à trouver refuge et force dans la prière. Aujourd’hui, dans la prière, nommons les difficultés que nous traversons et qui nous découragent parfois. Nommons aussi celles que traversent nos proches.

Emanuelle Pastore, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



"Ses disciples lui disent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »"

Dans le monde se joue un grand combat entre tout ce qui donne la vie à l’homme, et tout ce qui le défigure en le « privant » de l’image et de la vie de Dieu. Nous sommes comme les disciples qui disent croire en Jésus mais nous ne le suivons pas toujours. Jésus nous connait bien, et il nous accepte ainsi, il nous aime tels que nous sommes. Il ne veut pas que nous soyons écrasés par le mal qui existe dans le monde ou en nos cœurs. Il a vaincu la mort, il continue à la vaincre. Jésus est avec nous dans ce combat, il nous donne la vie. Sa Parole libère notre cœur chaque jour. Quand nous avons l’impression d’être dans les ténèbres, Jésus à nouveau, nous offre son cœur. C’est à la lumière de sa résurrection que se révèle pour nous le secret de l’Amour d’Amour qui ressuscite Jésus. Nous avons besoin de l’Esprit Saint pour écouter et comprendre les Paroles de Jésus. C’est l’Esprit Saint qui nous rend de lui être fidèle ! Nous avons un besoin urgent de l’Esprit Saint pour entrer dans la Vérité de Jésus.

 

"Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Devant la Passion qui se revit dans nos vies, nous sommes toujours dans un grand désarroi ! Nous vivons dans l’Evangile qui s’actualise encore pour nous : Judas le vend ! Pierre le renie, nous sommes témoins de la fuite des neuf. Aujourd’hui encore, en nous, se revit cet Evangile ! Cependant Jésus dit, « je ne suis pas seul puisque le Père est avec moi. » Il y a aussi Marie et Jean l’apôtre qui seront avec lui au pied de la Croix. Notre vie renouvelle encore l’incohérence des disciples de Jésus. Nous ne pouvons demeurer dans paix que dans son amour. Il nous faut prier car il est nécessaire de nous enraciner dans le cœur de Jésus. Dieu est sans cesse penché sur notre cœur. S’il est calme, il reflète le bonheur de Dieu. La perfection de la Sagesse embrasse toute notre intelligence. Il nous faut toujours chercher, dans ce qui nous heurte comment nous vivons selon l’Evangile. Si nous gardons mémoire du bien, la réalité paraîtra moins laide et le ciel nous sera plus doux.

 

"Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » Dans l’Apocalypse, Jean nous décrit le monde comme le lieu du grand combat de Dieu pour la vie. Par la grâce de Dieu, le monde devient, ici et maintenant, le lieu de notre sainteté. Dieu nous confie les uns aux autres. L’Evangile est la Parole vivante pour les hommes de notre temps. Le Christ Jésus a gagné ce combat une fois pour toutes, il a vaincu le Monde. Jésus nous donne son amour dans un réalisme étonnant, il nous révèle le mystère de Dieu. Il nous rappelle la victoire de son amour dans la fidélité à son Père. Marie a cru, grâce à elle, la révélation de cet amour arrive jusqu’à nous. Elle a participé au mystère de Jésus avec tout son cœur. Elle a donné son corps, son cœur et son esprit pour que Dieu vienne dans notre chair humaine. C’est dans la fidélité à Jésus, à son Père, que nous expérimentons la fidélité de Dieu, la victoire de son amour pour nous. Marie sera fidèle à Jésus grâce à l’humilité de sa présence dans la petitesse, à Noël, à la Croix. Avec la force de l’Esprit Saint, nous vivons la Passion de Jésus qui est présente à son Église. La fidélité de Marie aura une attraction sur l’apôtre Jean qui sera aussi fidèlement à la Croix. Grâce à notre foi, à l’Esprit Saint qui nous est donné, nous participons encore au mystère du Salut de Jésus.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de demeurer avec Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix »

Les œuvres d'amour sont toujours des œuvres de paix. Chaque fois que vous partagez l'amour avec d'autres, vous remarquerez la paix qui vient sur vous et sur eux aussi. Là où il y a la paix, il y a Dieu. C'est en versant la paix et la joie dans nos cœurs que Dieu touche nos vies et nous montre son amour.

Conduis-moi de la mort à la vie,
De l'erreur à la vérité.
Conduis-moi du désespoir à l'espoir,
De la crainte à la confiance.
Conduis-moi de la haine à l'amour,
De la guerre à la paix.
Fais que la paix remplisse nos cœurs,
Notre monde, notre univers :
Paix, paix, paix.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p.163)

http://levangileauquotidien.org





Nos sources:

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Evangile et Homélie du Jeudi 22 Mai 2017.

Lectures de la messe

Première lecture (Ac 17, 15.22 – 18, 1)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
ceux qui escortaient Paul
le conduisirent jusqu’à Athènes.
Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message,
avec l’ordre, pour Silas et Timothée,
de rejoindre Paul le plus tôt possible.


Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours :
« Athéniens,
je peux observer que vous êtes, en toutes choses,
des hommes particulièrement religieux.
En effet, en me promenant
et en observant vos monuments sacrés,
j’ai même trouvé un autel avec cette inscription :
“Au dieu inconnu.”
Or, ce que vous vénérez sans le connaître,
voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde
et tout ce qu’il contient,
lui qui est Seigneur du ciel et de la terre,
n’habite pas des sanctuaires faits de main d’homme ;
il n’est pas non plus servi par des mains humaines,
comme s’il avait besoin de quoi que ce soit,
lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le nécessaire.
À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples
pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre,
fixant les moments de leur histoire
et les limites de leur habitat ;
Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent
et, si possible, l’atteignent et le trouvent,
lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous.
Car c’est en lui que nous avons la vie,
le mouvement et l’être.
Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes :
Nous sommes de sa descendance.
Si donc nous sommes de la descendance de Dieu,
nous ne devons pas penser que la divinité
est pareille à une statue d’or, d’argent ou de pierre
sculptée par l’art et l’imagination de l’homme.
Et voici que Dieu,
sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré,
leur enjoint maintenant de se convertir,
tous et partout.
En effet, il a fixé le jour
où il va juger la terre avec justice,
par un homme qu’il a établi pour cela,
quand il l’a accrédité auprès de tous
en le ressuscitant d’entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts,
les uns se moquaient, et les autres déclarèrent :
« Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. »
C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla.
Cependant quelques hommes s’attachèrent à lui
et devinrent croyants.
Parmi eux, il y avait Denys, membre de l’Aréopage,
et une femme nommée Damaris,
ainsi que d’autres avec eux.
Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe.


– Parole du Seigneur.

Psaume (148, 1-2, 11-12, 13.14b)

Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

Les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
louange de tous ses fidèles !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 16, 12-15)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :
mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera,
car il recevra ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus a révélé solennellement à ses disciples qu’il est « le chemin, et la vérité, et la vie » (Jn 14,6). Mais Notre-Seigneur ne se contente pas de proposer une idéologie : il nous introduit dans la vérité non seulement par ses enseignements, mais aussi par ses comportements, ses attitudes, ses choix ; bref : c’est par toute sa Personne, sa vie et sa mort, que Jésus est pour tout homme chemin de vérité. Cependant, cette vérité ne s’impose pas avec l’évidence d’une démonstration mathématique : pour reconnaître en Jésus la révélation de la vérité sur Dieu et sur l’homme, il faut une illumination particulière de l’Esprit Saint, que Notre Seigneur nomme précisément « l’Esprit de vérité » pour expliciter sa mission, qui consiste à « nous guider vers la vérité tout entière ».

De même que nous avons besoin de la lumière du soleil pour découvrir l’identité véritable des objets qui nous entourent, nous avons besoin de la lumière surnaturelle de l’Esprit pour discerner la vérité que nous révèle le Christ, et « connaître ce qui vient de lui ».  Ce n’est donc pas une révélation nouvelle que nous apporte l’Esprit ; d’ailleurs il n’y a rien à ajouter à la révélation que le Père nous fait de lui-même en son Verbe : « Tout ce qui appartient au Père est au Fils » et celui-ci nous l’a fait connaître (Jn 15, 15). Mais pour que nous puissions accéder à cette connaissance, nous avons besoin que l’Esprit nous ouvre les yeux et le cœur ; qu’il consolide notre foi en nous « redisant tout ce qu’il a entendu » concernant le dessein d’amour du Père réalisé en son Fils ; qu’il fortifie notre espérance « en nous faisant connaître ce qui va venir » : « ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu » (1 Co 2, 9). Saint Paul précise : « C’est à nous que Dieu, par l’Esprit, a révélé cette sagesse. Car l’Esprit voit le fond de toutes choses, et même les profondeurs de Dieu. Personne ne connaît ce qu’il y a en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Aussi l’homme qui est animé par l’Esprit juge-t-il de tout » (1 Co 2, 10-15). L’Ecriture demandait : « Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui lui donnera des conseils ? Eh bien, la pensée du Christ, c’est nous qui l’avons ! » (1 Co 2, 16) conclut fièrement l’Apôtre, en se référant au don de l’Esprit Saint.

L’Esprit de vérité non seulement consolide notre foi, fortifie notre espérance, mais il nous initie également à la charité, qui constitue le cœur de la Révélation, la vérité ultime sur Dieu et sur notre destinée de gloire : « Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu et ils connaissent Dieu, car Dieu est amour » (1 Jn 4, 7-8). C’est en nous exposant à l’action de l’Esprit que Jésus ressuscité nous envoie d’auprès du Père (Jn 16, 7), que nous laissons Dieu non seulement nous enseigner la vérité, mais « faire la vérité » en nous ; c'est-à-dire nous recréer par la grâce conformément à son dessein bienveillant, afin que « nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard » (Ep 1, 4). Car « il nous a choisis avant la création du monde, il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus-Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance » (Ep 1, 5).

Telle est la « vérité » que le Père nous dévoile en son Fils et qu’il réalise dans nos vies par l’Esprit : « l’œuvre de Dieu, c’est que nous croyions » (Jn 6, 29) d’une foi vivante par la charité, que « Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, afin que par notre foi nous ayons la vie en son nom » (Jn 20, 31).

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière»

Aujourd'hui, Seigneur, une fois de plus, tu veux ouvrir nos yeux pour que nous voyions que trop souvent nous faisons les choses de travers. «L'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière» (Jn 16,13), que le Père a fait connaître à son Fils.

Comme c'est curieux! En plus de ne pas nous laisser guider par l'Esprit (ce grand inconnu dans nos vies!), nous l'ignorons ou nous Lui “imposons” les choses quand nous avons pris nos décisions. Or, aujourd'hui, on nous dit plutôt le contraire: Le laisser nous guider.

Je pense, Seigneur, à haute voix... Je relis l'Évangile d'aujourd'hui et je songe aux garçons et aux filles qui recevront la Confirmation cette année. Je vois ceux qui m'entourent et suis tenté de penser: —Qu'ils sont jeunes! Ils ignorent tout de ton Esprit; et ils se laissent plutôt guider par tous et par personne!

Mais de nous, qui sommes considérés comme adultes dans la foi, fais des instruments efficaces de ton Esprit pour devenir des “propagateurs” de ta vérité; pour tâcher de “guider-accompagner”, afin que s'ouvrent les cœurs et les oreilles de ceux qui nous entourent.

«J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire» (Jn 16,12). —Ne te retiens pas, Seigneur, de nous parler et de nous révéler ce que nous sommes! Que ton Esprit de Vérité nous fasse reconnaître tout ce qui est faux dans nos vies et nous donne le courage de pouvoir nous corriger. Qu'Il illumine nos coeurs et nous permette aussi de discerner ce qu'il y a en eux d'authentique et qui participe déjà de ta Vérité. Et qu'en nous en rendant compte, nous soyons reconnaissants et puissions le vivre avec joie.

Esprit de Vérité, ouvre nos cœurs et nos vies à l'Évangile du Christ: que celui-ci soit la lumière qui éclaire notre vie quotidienne. Esprit Défenseur, rends-nous forts pour vivre la vérité du Christ, en témoignant auprès de tous.

Abbé Santi COLLELL i Aguirre (La Garriga, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

L’Église a cherché à formuler sa foi trinitaire pour en approfondir la portée et le contenu et la défendre contre les erreurs qui la déformaient. Nous ne confessons pas trois dieux, mais un seul Dieu en trois personnes distinctes les unes des autres. Quel profond mystère ! Mais c’est un mystère que l’Esprit Saint nous aidera à comprendre, à accepter pour que nous y adhérions.

Demande

Dieu tout-puissant, ouvre-moi à cette vérité qui me dépasse et donne-moi la force et l’humilité pour te suivre là où tu veux me conduire.

Points de réflexion

1. « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire ».
Tu viens d’annoncer ton départ imminent à tes apôtres et ils sont remplis de tristesse. Rassemblés autour de leur Maître, ils sont loin de tout comprendre : ils ont encore besoin de ton enseignement et de celui de l’Esprit Saint que tu leur promets d’envoyer après ton départ vers le Père. Ceux qui sont autour de toi ont besoin de s’ouvrir à ce que l’Esprit Saint leur révélera à eux et qu’il révélera aussi à tous ceux qui, au cours des siècles, auront à être témoins et à annoncer la Bonne Nouvelle du salut à leurs contemporains.
Tu les réconfortes et les consoles en leur expliquant que ton départ est un bienfait pour eux parce que le Paraclet, l’Avocat que le Père enverra après ton départ, leur expliquera tout. Ils n’ont pas à s’inquiéter : ils ont été choisis par le Père pour annoncer la Bonne Nouvelle et le Père ne les abandonnera pas. Le Paraclet viendra non seulement leur dire et leur faire comprendre ce qu’ils auront à vivre et à annoncer mais il leur donnera aussi la force dont ils auront besoin pour faire face à tout ce qui les attend.

2. « Il ne parlera pas de lui-même ».
Tu sais qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre le sens des événements imminents et tu les invites à recevoir et à écouter ce Paraclet. Cet envoyé du Père ne parlera pas de lui-même mais il dira ce qu’il entendra. « Il vous guidera dans la Vérité tout entière. Il me glorifiera ». Tu veux qu’ils soient attentifs et qu’ils gravent en eux les paroles que l’Avocat prononcera, lui qui proclamera que tout est commun entre le Père et le Fils.
Bien plus tard, cette vérité sera confirmée avec autorité au Concile de Florence (1438) qui professera que le Saint Esprit procède du Père et du Fils « comme d’un seul principe et par un seul acte ».

3. « C’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous expliquera ».
Cette promesse est faite à tes disciples réunis devant toi avant la dernière Cène, « lorsque l’heure est venue où tu allais être glorifié ». Tu sais que ce soir même, tu seras trahi par l’un des tiens, que tu seras jugé, condamné et crucifié. Mais ce soir, tes apôtres ne sont pas en mesure de comprendre alors tu leur confies ton corps et ton sang pour qu’ils s’en nourrissent tous jusqu’au jour de ton retour.
Il faut du temps pour que les choses de Dieu pénètrent notre intelligence. Pierre ne comprend rien le jour de la Transfiguration. Il a pourtant dit qu’il voulait te suivre partout où tu irais, mais il te reniera le soir de la Passion. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il écrira aux Romains et témoignera de ce dont il a été témoin sur la montagne sainte lorsque le Père avait affirmé ta filiation par une voix sortant de la nuée : « Celui-ci est mon Fils Bien Aimé qui a toute ma faveur ».

Dialogue avec le Christ

Seigneur, nous sommes comme des enfants qui ont peur de rester seuls quand ils ne voient plus leurs parents. Au cours de notre existence, il y a des moments difficiles où les choses ne vont pas comme nous l’avions prévu et comme nous aurions voulu qu’elles aillent. Ce sont des moments de purification où tu nous invites à oublier nos propres projets pour nous abandonner aux tiens. Les chrétiens qui actuellement subissent le martyr et les persécutions vivent des moments difficiles et nous devons beaucoup prier pour qu’ils accueillent la force que tu veux leur communiquer.

Résolution

Me souvenir de cette phrase de saint Paul aux Corinthiens : « Vous pouvez tout faire, tout est permis, mais n’oubliez pas que vous êtes au Christ et que le Christ est à Dieu » (1Co 3, 23).

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



"J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.

Creuser le mystère de Jésus qui nous sauve, entrer dans la foi et l’espérance du salut de Jésus fait grandir notre charité. Jésus est ressuscité à l’intérieur de chacun de nous, nous pouvons le rayonner dans une vie régénérée. Nous vivons trop à l’extérieur de nous-mêmes, et nous ne trouvons pas Dieu en nous. Il nous faudrait entrer en nous-mêmes pour le découvrir. Dieu seul peut parler de Dieu, seul il peut imprimer son sceau sur notre cœur humain en même temps qu’il se révèle. Mais il nous est difficile, à la suite des apôtres, d’entrer dans la Passion de Jésus qui a porté nos misères. Il nous est plus difficile encore d’entrer dans sa Résurrection. La Résurrection de Jésus nous prépare à la Pentecôte, et nous demandons que l’Esprit Saint nous éclaire. C’est un émerveillement car c’est l’Esprit Saint lui- même qui nous entraine à chanter que Dieu est Amour.

"Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière." En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous sommes le temple de Dieu, le rayonnement de sa gloire. À partir d’un seul homme, Dieu a fait tous les peuples, ce peuplement de l’humanité, c’est la merveille de l’univers. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour édifier en nous l’homme intérieur, et nous faire devenir ce que nous sommes, « l’enfant de Dieu, » tendrement aimé du Père. Cette lumière cachée aux sages et aux intelligents, est révélée aux tout-petits. Les tous petits et les pauvres connaissent le mystère de Jésus. Ils parlent de Dieu avec les mots de Dieu. Jésus nous a dit : « Tout ce qu’a le Père est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi pour vous l’annoncer. Encore un peu, et vous ne me verrez plus ; puis encore un peu, et vous me verrez. » Dans l’Eucharistie, Jésus nous donne son Corps et son Sang, il édifie en nous son Corps mystique, l’Eglise, l’humanité nouvelle. C’est la « divinisation » de l’humanité que Jésus est venu opérer sur la terre. Jésus, le fils de Marie, accomplit cette édification intérieure.

"Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître." Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. La Parole de Dieu nous invite à une vie intérieure à la suite de Jésus. Dieu, est le Dieu tout intérieur qui nous habite. Dieu n’est pas loin de nous, Il est en nous. Il nous a fait pour que nous le cherchions et que nous le trouvions en vérité. A partir de sa Croix et de sa Résurrection renaît une nouvelle création. Nous vivons dans le Nom de Jésus notre existence de tous les jours. Nous voulons garder notre cœur ouvert au mystère de Dieu qui est plus grand que tout. C’est dans cette expérience filiale que nous voulons nous établir. « L’Esprit lui-même se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. » Ainsi l’Esprit nous introduit peu à peu dans la vérité tout entière. C’est dans la foi en l’Evangile, dans l’espérance, que nous grandissons dans la charité, à la suite de Jésus. Dans l’Esprit Saint, nous nous laissons édifier dans notre vie profonde, pour être construits divinement. La gloire de Dieu rayonne alors dans les yeux et dans le cœur de chacun. Jésus, qui renouvelle toute chose, nous envoie annoncer cette bonne nouvelle au monde !

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce d’intérioriser notre foi.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité toute entière »

      Au cours des âges, deux grandes révolutions ont ébranlé la terre ; on les nomme les deux Testaments. L'une a fait passer les hommes de l'idolâtrie à la Loi ; l'autre, de la Loi à l'Évangile. Un troisième bouleversement est prédit : celui qui, d'ici-bas, nous transportera là-haut où il n'y a plus ni mouvement ni agitation. Or ces deux Testaments ont présenté le même caractère... : ils n'ont pas tout transformé soudainement, dès la première impulsion de leur mouvement... C'était pour ne pas nous faire violence, mais nous persuader. Car ce qui est imposé de force n'est pas durable...

      L'Ancien Testament a clairement manifesté le Père, obscurément le Fils. Le Nouveau Testament a révélé le Fils et a insinué la divinité de l'Esprit. Aujourd'hui l'Esprit vit parmi nous, et il se fait plus clairement connaître. Il aurait été périlleux, alors que la divinité du Père n'était pas reconnue, de prêcher ouvertement le Fils, et, tant que la divinité du Fils n'était pas admise, d'imposer...le Saint Esprit. On aurait pu craindre que, comme des gens chargés de trop d'aliments ou comme ceux qui fixent le soleil avec des yeux encore faibles, les croyants ne risquent de perdre ce qu'ils avaient la force de porter. La splendeur de la Trinité devait donc rayonner par développements successifs ou, comme dit David, « par degrés » (Ps 83,8) et par une progression de gloire en gloire...

      J'ajouterai encore cette considération : le Sauveur savait certaines choses dont il estimait que ses disciples ne pouvaient pas encore les porter malgré tout l'enseignement qu'ils avaient déjà reçu. Pour les raisons que j'ai dites plus haut, il tenait ces choses cachées. Et il leur répétait que l'Esprit, lors de sa venue, leur enseignerait tout.

Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Evangile et Homélie du Lundi 22 Mai 2017. Le défenseur, l'Esprit de vérité...rendra témoignage en ma faveur

 

 


Lundi 22 mai 2017

 

Nous sommes dans la 6e semaine de Pâques

Saint(s) du jour : Ste Rita de Cascia, religieuse (1381-1447), Ste Julie, vierge et martyre († Ve s.)

Lectures de la messe 

Première lecture (Ac 16, 11-15)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Avec Paul,
de Troas nous avons gagné le large
et filé tout droit sur l’île de Samothrace,
puis, le lendemain, sur Néapolis,
et ensuite sur Philippes,
qui est une cité du premier district de Macédoine
et une colonie romaine.
Nous avons passé un certain temps dans cette ville
et, le jour du sabbat,
nous en avons franchi la porte
pour rejoindre le bord de la rivière,
où nous pensions trouver un lieu de prière.
Nous nous sommes assis,
et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.
L’une d’elles nommée Lydie,
une négociante en étoffes de pourpre,
originaire de la ville de Thyatire,
et qui adorait le Dieu unique,
écoutait.
Le Seigneur lui ouvrit l’esprit
pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison,
elle nous adressa cette invitation :
« Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur,
venez donc dans ma maison pour y demeurer. »
C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.


– Parole du Seigneur.

Psaume (149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu :
c’est la fierté de ses fidèles.


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 26 – 16, 4a)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,
car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.
On vous exclura des assemblées.
Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront
s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.
Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela :
quand l’heure sera venue,
vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Il est question plusieurs fois de l’« heure » dans ce passage. Elle concerne les disciples : « L’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu » ; « Quand cette heure sera venue » - c'est-à-dire l’heure du martyr, du témoignage suprême, ou encore de la communion du disciple à la Passion de son Maître.
 
Il est clair qu’un tel témoignage est au-dessus de nos forces, comme il fut au-dessus des forces des premiers apôtres : souvenons-nous de Pierre qui a renié trois fois par peur de subir le même sort que Jésus. Comment ferions-nous mieux que lui ? Et pourtant, le jour vint où le même homme fut capable de glorifier son Maître en donnant sa vie pour lui. Entre l’apôtre présomptueux qui prétendait suivre Jésus partout où il irait, et le martyr de Rome, il faut situer la Pentecôte, le don de l’Esprit. C’est bien ce que dit Jésus dans notre passage : « L’Esprit de vérité qui procède du Père rendra témoignage en ma faveur ». C’est donc lui l’Esprit Saint, qui rend témoignage en nous ; seul l’Esprit peut nous donner la lumière et la force d’être témoins de l’Evangile au prix de notre vie.
 
L’Esprit Saint est l’unité du Père et du Fils parce qu’il est l’amour subsistant qui unit les deux premières Personnes de la Trinité. Mais sa mission s’étend aussi jusqu’à nous : c’est par et dans l’Esprit que nous sommes unis à Jésus, c'est-à-dire que nous sommes en communion d’amour et de vie avec lui. En nous donnant la force du martyr, l’Esprit Saint poursuit et achève sa mission, en nous identifiant au Seigneur jusque dans sa Passion. Tel est bien le but du cheminement à la suite du Christ : « lui devenir conforme dans sa mort, afin de parvenir si possible à ressusciter d’entre les morts » (Ph 3, 10-11). L’unité entre le Fils et l’Esprit est telle qu’ils semblent presque se confondre : Jésus envoie d’auprès du Père un « autre Paraclet » (Jn 14, 16), lui-même étant le premier Défenseur (1 Jn 2, 1) ; cet Esprit poursuit son œuvre : il se nomme « l’Esprit de vérité », alors que Jésus se définit comme « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6) ; Jésus promet de ne pas laisser ses disciples orphelins : « je reviendrai vers vous et vous me verrez » (14, 18-19), et il accomplit cette promesse en envoyant l’Esprit Saint. Enfin l’Esprit est envoyé par le Père « en mon nom » (Jn 14, 26) dit Jésus : c'est-à-dire pour me révéler ; et sa mission consiste à rappeler aux disciples tout ce que Jésus leur a enseigné. Cette série de versets veulent nous introduire dans le mystère de l’unité entre le Fils et l’Esprit, qui révèlent conjointement le Père. Tous deux nous sont envoyés par Dieu (le Père) pour nous attirer vers lui : Jésus n’agit jamais seul, mais toujours dans la puissance de l’Esprit, qui témoigne ainsi en sa faveur en attestant son origine divine. Quelle consolation de savoir que ce même Esprit qui reposait sur le Christ, repose encore et jusqu’à la fin des temps sur son Corps mystique, l’Eglise.
 
Seigneur Esprit Saint, descend et repose sur nous comme tu reposais sur Jésus. Joins-toi à notre esprit pour que nous osions ouvrir nos lèvres et proclamer - fût-ce au prix de notre propre vie et d’une foi brûlante du Feu de ton amour - que « Jésus est Seigneur à la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 11)

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Quand viendra le Défenseur, l'Esprit de vérité, il rendra témoignage en ma faveur»

Aujourd'hui l'Évangile est presque autant d'actualité que durant les dernières années de la vie de Jean l'évangéliste. À l'époque être chrétien n'était pas à la mode (au contraire c'était plutôt risqué), de nos jours ce n'est pas à la mode non plus. Si quelqu'un veut se distinguer dans notre société il vaut mieux qu'il ne soit pas chrétien car —dans beaucoup d'endroits— il sera, tout comme les premiers chrétiens juifs, «On vous exclura de la synagogue» (Jn 16,2).

Nous savons qu'être chrétien veut dire vivre à contre-courant, il en a toujours été ainsi, même à une époque où "tout le monde" était chrétien: ceux qui voulaient l'être vraiment n'étaient pas très bien vus de certains. Le chrétien, s'il vit selon les enseignements de Jésus, est un témoignage de ce que Jésus avait prévu pour tous les hommes, c'est quelqu'un qui témoigne qu'on peut effectivement imiter Jésus et vivre en tant qu'homme en toute dignité. Cela ne plaira pas à tous, tout comme Jésus lui-même ne plaisait pas à tout le monde à tel point qu'il a été mis à mort. Les raisons de ce rejet sont diverses, mais nous devons garder à l'esprit que parfois notre témoignage est pris comme une accusation.

On ne peut pas dire, d'après ses écrits, que Jean était pessimiste: il nous fait une description victorieuse de l'Église et du triomphe de Jésus. Nous ne pouvons pas dire non plus qu'il n'a pas souffert ce qu'il décrit. Il ne cache pas la réalité des choses ni la substance de la vie chrétienne: la lutte. C'est une lutte pour tous car nous ne devons pas vaincre avec nos propres forces, le Saint Esprit lutte à nos cotés. C'est lui qui nous donne la force. C'est lui, le Protecteur, qui nous délivre de tous les dangers. Avec Lui à nos cotés nous ne craignons rien. Jean a eu entièrement confiance en Jésus, il lui a fait don de sa vie. De cette manière il ne lui a pas été difficile de se confier à celui que Jésus lui a envoyé: le Saint Esprit.

Abbé Jordi POU i Sabater (Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Viens, Esprit Saint ! Viens en moi ! Renouvelle ma manière de penser, de voir, de juger et d’agir. Marie, mère de Jésus et notre mère, mène-moi à ton Fils.

 

Demande

 

Seigneur, fais de moi ton apôtre.

 

Points de réflexion

 

1. Ouvrons-nous à ces paroles du Christ. Nous ne sommes plus dans le même contexte des béatitudes dirigées aux foules venues l’écouter, ou des altercations avec les scribes et les pharisiens. Ici, lors de la Cène, Jésus parle dans un climat de grande confiance et d’intimité : il ouvre son cœur à ses apôtres, à ses amis (cf. Jn 15, 14-15). C’est son dernier moment avec eux avant sa mort.
Et il leur dit qu’ils vont rendre témoignage de lui. Ce n’est pas une imposition ou une obligation morale, mais plutôt une conséquence de la relation qu’il a avec chacun d’eux : « car vous êtes avec moi depuis le commencement ». Les apôtres ont vécu avec Jésus, ils le connaissent et ils ont foi en lui. Cette foi en lui a grandi peu à peu. Mais dès le commencement ils lui ont fait confiance. Il est intéressant, d’ailleurs, de constater que les termes foi et confiance proviennent de la même racine latine fides. Parce qu’ils ont fait confiance à cet homme, désigné par Jean-Baptiste comme « le Fils de Dieu » (Jn 1, 34), ils ont pu le connaître. Cette connaissance leur permet de voir l’invisible. En observant Jésus, ses signes et ses œuvres, les disciples découvrent progressivement en lui, le Maître, le Sauveur qui guérit et libère, le Fils de Dieu et jusqu’au Père lui-même. Les apôtres ne propagent pas une idéologie, ils veulent partager le trésor de leur vie : la relation qu’ils ont avec le Christ.
Qui connaît le Christ rend témoignage. Comme nous le montre saint Jean en écrivant dans sa première lettre : « Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous » (1 Jn 1, 1-2).

 

2. Les apôtres et nous-mêmes pouvons rendre témoignage du Christ grâce à celui qui « rendra témoignage en ma faveur » : l’Esprit Saint. Ce « Maître intérieur », l’Esprit de Vérité qui procède du Père est le seul qui puisse nous faire connaître le Fils de Dieu, la Vérité (cf. Jn 14, 6), de cette connaissance intérieure et spirituelle. Parce l’Esprit suscite en nous la foi et ainsi il nous donne et nous communique la vérité de Jésus. Il nous enseigne la Vérité du Christ et la fait pénétrer en nous. Ainsi, grâce à l’Esprit la révélation de Jésus est toujours à nouveau actualisée dans le cœur et la vie des croyants (cf. Vérité, p 468-471).

 

3. Nous parlons d’amour. Mais nous ne vivons pas dans une bulle. Nous vivons au milieu du monde. Nous, les chrétiens, qui par définition suivons le Christ, nous aurons (ou nous avons déjà) à passer par la persécution. Le Seigneur nous l’a dit : « Un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre » (Jn 15, 20). Persécution, non parce que les apôtres de Jésus imposent leurs idées de manière violente ou attaquent des groupes politiques, idéologiques ou autres par la force. Le témoignage des chrétiens est souvent silencieux, par leurs actes plus que par leurs discours. C’est un style de vie qui imprègne leurs paroles, leurs pensées et leurs actions. Puisque nous nous efforçons de nous laisser conduire par l’Esprit d’amour, ce même Esprit nous donne par la foi de laisser entrer cet amour dans notre vie et de pratiquer la charité envers nos frères (cf. Vérité, p. 309). Nous faisons l’expérience que nous ne pouvons pas garder caché l’amour de Dieu pour nous. Nous devenons témoins. Or, en grec ancien, témoin se dit μάρτυς, mártus, μάρτυρος, márturos. C’est le mot martyre ! Ne craignons pas les difficultés ou la souffrance causées par nos frères. Craignons plutôt de nous séparer de l’Amour et d’offenser notre Seigneur ou nos frères.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, merci de m´avoir envoyé l’Esprit Saint qui vit en moi. Aide-moi à enlever les obstacles en moi qui ne lui permettent pas de m’aimer et d’aimer à travers moi.

 

Résolution

 

Prier pour quelqu’un qui m’a offensé, qui me « persécute » ou qui me crée des difficultés.

 

Anne-Marie Terrenoir, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.

 

 

 

Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. Jésus dit à ses disciples la haine que le monde va leur manifester quand ils vont marcher à sa suite. Il prépare ses disciples en précisant le rôle du Consolateur pour eux, du Paraclet qui dénonce le péché du monde. Les disciples vont trouver en lui le secours pour témoigner de lui, quand ils seront persécutés par le monde. C’est ainsi que le Paraclet nous est aussi donné par Jésus, lui qui habite en nous, il est notre Défenseur. Jésus est notre soutien, il est le témoin d’amour que le Père nous a donné. Il repart vers son Père, et il pourvoit à notre défense dans un monde difficile. Jésus se reportait toujours à son Père, lui qui était toujours sous son regard bienveillant. Nous allons mettre notre vie sous le regard de Dieu notre Père, pour qu’il nous garde sous sa protection. Pour demeurer dans l’intimité de Dieu, nous avons besoin de l’Esprit Saint, car le combat est rude. Nous avons besoin du Paraclet pour être défendus de toutes les accusations contre nous. Baptisés, confirmés et nourris de l’Eucharistie nous trouverons la force de Dieu, du Défenseur, dont nous avons besoin.

 

On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. Quand viendra le Défenseur dit Jésus, Il vous rassurera. L’Esprit-Saint est vraiment le Défenseur des disciples attaqués. Le Paraclet devient l’accusateur du monde et de ses agissements. Nous découvrons aussi que notre cœur est rempli d’orgueil et d’indépendance, il n’y a en nous toutes les misères de la nature pècheresse. Nous avons besoin de l’aide de l’Esprit Saint car nous sommes fait pour la Paix et pour la communion, et l’adversité est pour nous difficile à vivre ! Le témoignage des disciples vis-à-vis de Jésus est conforme au témoignage que l’Esprit de vérité rend à Jésus. Il nous propose de demeurer dans son amour, de demeurer à la source pour avoir la vie. Nous devons vivre comme Jésus, en enfant bien-aimé du Père. L’Esprit Saint crie dans notre cœur : « Abba, Père, » et encore « Jésus, Sauveur. » L’Esprit Saint est notre Défenseur face au monde, à l’extérieur, il est aussi notre Défenseur à l’intérieur de nous-mêmes, quand les forces de mort et de dépression nous saisissent. A la Pentecôte, l’Esprit Saint nous est donné pour que nous puissions continuer à vivre la mission de Jésus.

 

Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. L’amour de Jésus est exigeant, c’est ainsi qu’il est authentique. L’Esprit nous communiquera tout ce qui doit venir, une compréhension profonde du message de Jésus, face aux événements. Le Paraclet continue en nous l’œuvre même de Jésus. Comme le Père communique tout à Jésus, le Paraclet nous communique tout ce qui est en Jésus. Il nous révèle tout ce qui vient du Père. Jésus est toujours avec nous dans la foi, il nous envoie le Défenseur qui nous introduit dans une grande vérité face à l’adversité et aux conflits du monde. Le Défenseur nous est donné pour vaincre les ténèbres du monde dans le combat que nous vivons. Jésus est le Chemin qui nous remet debout, c’est le chemin qui nous sauve. Il nous a appris comment nous situer dans l’adversité. A la suite de Jésus, nous avons à vivre face au « mystère » d’iniquité. « L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur, » dit Jésus.

 

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de nous faire renaitre dans sa lumière."

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


« L'Esprit de vérité...rendra témoignage en ma faveur »

 

      L'Esprit Saint est un « fleuve de feu » (Dn 7,10), un feu divin. Comme le feu agit sur le fer, ainsi ce feu divin agit sur les cœurs souillés, froids et durs. Au contact de ce feu, l'âme perd peu à peu sa noirceur, sa froideur, sa dureté. Elle se transforme toute à la ressemblance du feu qui l'embrase. Car si l'Esprit est donné à l'homme, s'il lui est insufflé, c'est pour le transformer à sa ressemblance, autant que c'est possible. Sous l'action du feu divin, l'homme se purifie, il s'échauffe, il se liquéfie, il arrive à l'amour de Dieu, selon ce que dit l'apôtre Paul : « L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5).

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et Homélie du Dim 21 Mai 2017.

Lectures de la messe

Première lecture  (Ac 8, 5-8.14-17)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
    Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ.
    Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe,
car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait,
ou même les voyaient.
    Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs,
qui sortaient en poussant de grands cris.
Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
    Et il y eut dans cette ville une grande joie.


    Les Apôtres, restés à Jérusalem,
apprirent que la Samarie
avait accueilli la parole de Dieu.
Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean.
    À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains
afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ;
    en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux :
ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.
    Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains,
et ils reçurent l’Esprit Saint.


    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !
ou :Alléluia !
(Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

« Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

Deuxième lecture

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (1 P 3, 15-18)

Bien-aimés,
    honorez dans vos cœurs
la sainteté du Seigneur, le Christ.
Soyez prêts à tout moment à présenter une défense
devant quiconque vous demande de rendre raison
de l’espérance qui est en vous ;
    mais faites-le avec douceur et respect.
Ayez une conscience droite,
afin que vos adversaires soient pris de honte
sur le point même où ils disent du mal de vous
pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.
    Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien,
si c’était la volonté de Dieu,
plutôt qu’en faisant le mal.
    Car le Christ, lui aussi,
a souffert pour les péchés,
une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes,
afin de vous introduire devant Dieu ;
il a été mis à mort dans la chair ;
mais vivifié dans l’Esprit.


    – Parole du Seigneur.


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14, 15-21)

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
    Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous :
    l’Esprit de vérité,
lui que le monde ne peut recevoir,
car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;
vous, vous le connaissez,
car il demeure auprès de vous,
et il sera en vous.
    Je ne vous laisserai pas orphelins,
je reviens vers vous.
    D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,
mais vous, vous me verrez vivant,
et vous vivrez aussi.
    En ce jour-là, vous reconnaîtrez
que je suis en mon Père,
que vous êtes en moi,
et moi en vous.
    Celui qui reçoit mes commandements et les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
et celui qui m’aime
sera aimé de mon Père ;
moi aussi, je l’aimerai,
et je me manifesterai à lui. »


    – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Les paroles que Jésus prononce avant son départ, au cœur de la Ville sainte, ont toute la valeur et la profondeur de l’ultime testament de l’Envoyé du Père. Elles sont pour nous dire et nous redire une fois encore que Dieu nous aime et que nous devons donc nous aimer à notre tour. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés (Jn 15,9).
Il n’est peut-être pas de parole plus heureuse que celle-là.

Regardons, contemplons de quel immense amour le Père aime le Fils. Avec quelle force, quelle tendresse, quelle grandeur, quelle douceur divines, Dieu lui-même, le meilleur des pères, aime son Fils unique (Lc 3,22 ; 9,35) ! Eh bien, de ce même amour, en ce même amour, lui, le Fils bien-aimé, nous aime à notre tour !
Si vous m’aimez, vous resterez fidèle à mes commandements. Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité (Jn 14,16-17).
Celui qui demeure auprès de nous et qui est en nous (14,17) ! Et il nous révèle encore :
Je suis en mon Père et vous êtes en moi et moi, je suis en vous (Jn 14,20).


Splendeur de la grâce !
Magnificence de la Vie ! Lumineux éclat du pur Amour !
De telles promesses dépassent notre entendement. De telles réalités transcendent notre compréhension. Comment se fait-il que nous soyons assez distraits ou assez aveugles pour ne pas voir davantage et ne pas mieux goûter une pareille communion de Vie et de divine tendresse ! Oui, nous pouvons nous arrêter pour méditer, contempler ce bonheur infini qui est là, au cœur de notre cœur. Car, en vérité, l’amour de Dieu a été répandu en nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Rm 5,5).


Ainsi habités par Dieu, nous sommes déjà divinisés. L’éternité est dès à présent commencée. C’est à nous tous, baptisés en Christ, temples vivants de l’Esprit, que ces paroles s’adressent aujourd’hui. Nous pouvons vraiment vivre au cœur de Dieu et témoigner en silence de sa présence au milieu de nous. Car l’homme est le plus beau des tabernacles de Dieu !
Fais donc de nous, Seigneur, la Jérusalem nouvelle dont tu es l’Emmanuel.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Je l'aimerai, et je me manifesterai à lui»

 

Aujourd'hui comme Il le fit alors avec ses disciples, Jésus prend congé de nous, car Il retourne au Père pour être glorifié. Les disciples paraissent tristes, qui le regardent encore avec les seuls yeux de la chair, un regard humain qui ne croit, n'accepte et ne s'attache qu'à ce qui se voit et se touche. Ce sentiment, que l'on trouve encore aujourd'hui chez nombre de chrétiens, pousse le Seigneur à assurer: «Je ne vous laisserai pas orphelins» (Jn 14,18), car Il demandera au Père de nous envoyer «un autre Défenseur» (Avocat, Intercesseur: Jn 14,16), «l'Esprit de vérité» (Jn 14,17); en outre, même si le monde ne le «verra plus», «vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi» (Jn 14,19). Ainsi, la confiance et la compréhension de ces paroles de Jésus susciteront chez le véritable disciple l'amour, qui se montrera clairement dans le fait de «recevoir ses commandements» et d'y «rester fidèle» (cf. v. 21). Mieux: qui vit ainsi sera aimé de la même manière par le Père, et Lui -le Fils- aimera son disciple fidèle et se manifestera à lui (cf. v. 21).

Que de paroles d'encouragement, de confiance et de promesse nous sont adressées en ce Dimanche! Au milieu des préoccupations quotidiennes -où notre cœur est obscurci par les ombres du doute, du désespoir et de la fatigue pour des choses qui paraissent n'avoir pas de solution ou être engagées dans une voie sans issue- Jésus nous invite à le sentir toujours présent, à savoir découvrir qu'Il est vivant et qu'Il nous aime. À qui franchit fermement le pas de vivre ses commandements, Il garantit qu'Il se manifestera à lui dans la plénitude de sa vie nouvelle et ressuscitée.

Aujourd'hui, il se manifeste à nous vivant et présent dans les enseignements des Écritures que nous écoutons et dans l'Eucharistie que nous recevons. -Que ta réponse soit celle d'une vie renouvelée, qui se donne en vivant ses commandements, celui de l'amour en particulier.

Abbé Julio César RAMOS González SDB (Mendoza, Argentine)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

« Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main ». (Ps 94, 6-7).

 

Demande

 

Viens, Esprit Saint, viens au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. Intercède toi-même pour nous. (Cf. Rm 8, 26).

 

Points de réflexion

 

1. Relisons tout d’abord lentement cette Parole. Il y a sûrement une ou plusieurs phrases, ou mots, qui résonnent en moi, qui m’interpellent, que j’aime écouter. Redisons chacune d’entre elles ; savourons-les. Cela peut être, par exemple : Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements - Moi, je prierai le Père - Défenseur qui sera pour toujours avec vous - Esprit de vérité - il demeure auprès de vous, et il sera en vous - Je ne vous laisserai pas orphelins - Je reviens vers vous - Le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi - Je suis en mon Père - vous êtes en moi, et moi en vous - Je me manifesterai à lui, etc.

 

2. Pourquoi cette Parole attire-t-elle mon attention ? Qu’est-ce que cela évoque pour moi ? Ici, chacun aura ses raisons, car la Parole de Dieu est vivante, et elle s’adresse à chacun en particulier. Par exemple, le fait d’écouter « il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous » peut me rassurer, me faire penser que Dieu lui-même est de mon côté. Il n’est pas là pour condamner, mais pour me défendre. Il est de mon côté, il veut mon bien, mon bien réel. Je ne suis pas seul. Il demeure auprès de moi, et il sera en moi.
L’utilisation du futur m’invite à l’espérance. Dieu tient ses promesses. Je garderai ses commandements, je le verrai, je vivrai.

 

3. Que puis-je répondre à cette Parole ?
Dieu s’adresse à moi, aujourd’hui, maintenant, dans cette Parole. Et moi, que puis-je lui dire, aujourd’hui, maintenant ? Peut-être qu’un remerciement naît en moi ou bien une vive demande qu’il envoie son Esprit, le Défenseur, son esprit de vérité, sur moi et sur tous les hommes. Il est possible que j’aie envie de lui demander son aide pour garder ses commandements, comme preuve de mon amour et de ma confiance en lui, et non par « obligation ». Je peux aussi lui demander d’aviver mon espérance, de ne pas me laisser dominer par la tristesse et le découragement. L’important est que je lui réponde avec le cœur.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, merci pour ta Parole, merci de m’envoyer l’Esprit Saint, merci pour ce moment d’intimité avec toi.

 

Résolution

 

Il y a peut-être une action concrète qui me vient à la tête après ce moment de prière. Dans tous les cas, je peux relire plusieurs fois aujourd’hui la phrase de l’Évangile qui a le plus attiré mon attention.

 

Mélanie Duriez, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.

 

 

 

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Les disciples avaient mis leur foi en Jésus qu’ils espéraient être le messie-sauveur de la nation !Jésus affermit la foi de ses disciples qui sont ébranlés par l’annonce de son départ. Je vous donnerai un autre Paraclet pour qu’Il soit avec vous pour toujours, dit-il, pour les aider à surmonter leur désespoir. Le Saint Esprit éclaire notre intelligence de manière à renouveler sa lumière. Notre intelligence, préparée par notre mémoire, nous donne de pouvoir nous adapter à ce qui nous est donné à vivre. L’Esprit Saint nous rappelle à la mémoire vivante de Jésus, à son Amour. Jésus nous a aimé du plus grand Amour. Nous pouvons l’aimer en retour dans le cœur de nos frères. C’est alors que nous réalisons le commandement de l’amour de Jésus, que nous accomplissons les Paroles qu’il nous a données dans l’Esprit Saint.

 

"Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous." D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. L’Esprit Saint est désormais notre avocat, il sera auprès de nous. Il est notre mémoire dans la relation avec Jésus, il est l’Amour qui remplit notre cœur. C’est ainsi que nous pouvons garder les préceptes de Jésus qui nous aime. Ces liens, tissés dans l’Esprit Saint avec Jésus, nous unissent à notre Père. Accueillir et reconnaître l’Amour qui nous est donné nous fait grandir dans la communion. C’est la présence de l’Esprit Saint dans notre vie qui nous conduit et nous aide à discerner l’œuvre de Jésus. Le monde est loin du Père et du Fils, il se construit autrement, fermé sur lui-même. Jésus est le premier Paraclet, le Consolateur répond aux cris de l’enfant dans le désert. Emmanuel, Jésus demeure avec nous ! Il veut que l’Esprit Saint soit notre force et notre lumière. Comme Jésus n’a pas été connu dans le monde, nous serons comme lui ! Cet Amour nouveau sera véritablement notre joie.

 

"Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui." Jésus puise la Sagesse de son Evangile dans son intimité avec Dieu. La parole du Père qui l’a envoyé est le fruit de sa communion au Père. Ce dialogue est si unifiant que Jésus peut dire : Je suis dans le Père et le Père est en moi. Entre Jésus et ses disciples s’est établi une semblable relation. Cette transmission de vie et de sagesse s’est faite dans l’amour. C’est en étant en communion avec l’Esprit de Jésus que les disciples puisent leur sagesse de vie. Non seulement l’Esprit va rappeler les paroles de Jésus, mais comme un paraclet, il va les interpréter, les traduire pour notre aujourd’hui. Garder la parole, c’est la mettre en pratique, c’est s’en inspirer pour vivre, pour agir. La sagesse transmise par les paroles de Jésus va informer nos pensées et nos gestes, elle va donner « forme » à notre vie, la façonner. C’est l’Esprit du Père qui active cette information, l’Esprit est la force de l’amour. C’est ainsi que nous sommes conduit jusqu’à la Vie qui nous relie les uns aux autres, à tous les autres. La vie qui nous est promise, est celle même de Dieu, celle qui s’échange entre le Père, le Fils dans l’Esprit. Nous offrons notre mémoire, notre intelligence, et notre volonté à l’Amour infini de Dieu. Dans cet amour nouveau qui est une nouvelle vie, nous entrons dans l’intimité, l’Amour du Père et du Fils.

 

Nous demandons la grâce du secours de l’Esprit Saint qui vient en aide à notre faiblesse.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous »

 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, Père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière en nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu'à l'intime
le cœur de tes fidèles.

Sans ta présence divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi,
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
dans la joie éternelle. Amen.

Séquence de Pentecôte : Veni Sancte Spiritus (trad. AELF)

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du jeudi 18 Mai 2017. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés


 

Jeudi 18 mai 2017

Nous sommes dans la 5e semaine de Pâques

Saint(s) du jour : St Jean I, pape (53e) et martyr de 523 à 526 , St Felice de Cantalice, religieux o.f.m. cap. (1515-1587)


Première lecture (Ac 15, 7-21)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
comme la conversion des païens provoquait,
dans l’Église de Jérusalem,
une intense discussion,
Pierre se leva et leur dit :
« Frères, vous savez bien
comment Dieu, dans les premiers temps,
a manifesté son choix parmi vous :
c’est par ma bouche
que les païens ont entendu la parole de l’Évangile
et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît les cœurs,
leur a rendu témoignage
en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ;
sans faire aucune distinction entre eux et nous,
il a purifié leurs coeurs par la foi.
Maintenant, pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve
en plaçant sur la nuque des disciples
un joug que nos pères et nous-mêmes
n’avons pas eu la force de porter ?
Oui, nous le croyons,
c’est par la grâce du Seigneur Jésus
que nous sommes sauvés,
de la même manière qu’eux. »
Toute la multitude garda le silence,
puis on écouta Barnabé et Paul
exposer tous les signes et les prodiges
que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations.
Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit :
« Frères, écoutez-moi.
Simon-Pierre vous a exposé
comment, dès le début, Dieu est intervenu
pour prendre parmi les nations
un peuple qui soit à son nom.
Les paroles des prophètes s’accordent avec cela,
puisqu’il est écrit :
Après cela, je reviendrai
pour reconstruire la demeure de David,
qui s’est écroulée ;
j’en reconstruirai les parties effondrées,
je la redresserai ;
alors le reste des hommes cherchera le Seigneur,
oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué,
– déclare le Seigneur, qui fait ces choses

connues depuis toujours.
Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser
ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu,
mais écrivons-leur de s’abstenir
des souillures des idoles,
des unions illégitimes,
de la viande non saignée
et du sang.
Car, depuis les temps les plus anciens,
Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi,
puisque, dans les synagogues,
on en fait la lecture chaque sabbat. »


– Parole du Seigneur.

Psaume 95 (96), 1-2a, 2b-3, 10)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 9-11)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

 

Nous venons d'entendre l'aveu de Jésus : « J'aime le Père ». Le Père est l'objet exclusif de son amour filial. Il est tout entier tourné vers Celui qui l'engendre à chaque instant et vers lequel il reflue dans un élan d'amour réciproque. Devant une dilection aussi exclusive, nous pourrions être inquiets et nous demander ce qu'il en est de nous : si l'affection du Fils le porte tout entier vers le Père, reste-t-il de la place pour nous dans son Cœur ?

 

La réponse nous est donnée aujourd'hui : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimé ». L'affirmation devrait nous rassurer : oui, le Seigneur nous aime ; mais cet amour qu'il nous porte, procède encore du Père et lui est tout entier référé. C'est précisément parce que le Fils est totalement transparent à la volonté du Père auquel il est uni dans une communion d'amour parfaite, que l'amour du Père peut traverser le Fils jusqu'à nous, autrement dit : que le Père peut nous aimer en son Fils. Jésus est engendré dans l'amour du Père, amour qu'il laisse librement déborder jusqu'à nous. Non seulement Jésus consent à se laisser traverser par cet amour du Père pour nous, mais lui-même nous aime dans la surabondance de l'amour qu'il reçoit du Père.

 

Tel est le sens du « comme » et de l' « aussi » : nous sommes aimés par le Père du même amour dont il aime le Fils, parce que le Fils consent à nous partager cet amour et à nous le transmettre. Ce faisant, il accepte de partager également sa condition filiale, et lui, notre Créateur, consent à nous accueillir comme ses frères.

 

Bien sûr cet amour nous est offert et non imposé. D'où l'invitation pressante : « Demeurez dans mon amour ». Puisque l'amour du Père qui nous filialise descend jusqu'à nous par le Fils, notre réponse doit aussi remonter vers le Père par lui ; elle doit se mouler dans la réponse du Fils. Or Jésus demeure dans l'amour du Père en gardant fidèlement ses commandements, c'est-à-dire en restant en communion parfaite de volonté avec lui ; c'est ainsi qu'il ne pose aucun obstacle à la circulation de cet amour et que celui-ci peut déborder jusqu'à nous. Dès lors, si nous aussi nous voulons demeurer dans l'amour du Père qui nous vient par le Fils, il suffit que nous soyons fidèles aux commandements de celui-ci, afin de rester en parfaite communion de volonté avec lui, comme lui-même est en communion avec le Père. L'amour dont parle Jésus est donc bien plus qu'un sentiment : c'est un acte de volonté qui s'incarne dans une obéissance et une fidélité à toute épreuve, comme le vérifiera bientôt la Passion.

 

A l'orée de l'Evangile, les deux premiers disciples demandaient : « Rabbi, où demeures-tu ? » (Jn 1,38). Jésus répond aujourd'hui : « Je demeure dans l'amour du Père » ; aussi si vous demeurez dans mon amour, vous demeurerez avec moi dans ce même amour, car je vous aime de l'amour même que me porte le Père et dont il vous aime à travers moi. Quant au chemin vers cette demeure divine, nous le connaissons : Jésus lui-même, dans sa relation à son Père, est notre chemin, notre vérité et notre vie.

 

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous ». Si le disciple demeure en son Maître, celui-ci demeure aussi en lui et lui communique sa joie d'être engendré à chaque instant par l'Amour infini. Joie qui fit tressaillir Jésus et exulter Marie ; joie de l'Esprit qui n'est autre que la Vie même de Dieu. « Que vous soyez comblés de joie » : tel est le dessein de Dieu sur ses enfants. Où est-il le Dieu jaloux de notre bonheur que suggérait le Serpent de la Genèse ?

 

Ce que le prophète Isaïe avait entrevu, se réalise pour nous dans la Résurrection de Jésus et l'effusion de l'Esprit sur les croyants. « Voici que je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle ; c'est un enthousiasme et une exultation perpétuels que je vais créer. L'exultation que je vais créer ce sera Jérusalem, et l'enthousiasme ce sera son peuple ; oui ; j'exulterai au sujet de Jérusalem, et je serai dans l'enthousiasme au sujet de mon peuple » (Is 65, 17-19). Comme le Père est toute la joie du Fils et que le Fils est toute la joie du Père, ainsi nous aussi, lorsque nous serons parvenus à « l'unité parfaite » (Jn 17, 23) dans l'Esprit, ferons-nous la joie de Dieu, en qui nous trouverons notre béatitude.

 

Pour hâter ce jour efforçons-nous comme Jean-Baptiste, d'être les « amis de l'époux » qui se tiennent près de lui, et l'écoutent (Jn 3, 29). Car dès à présent nous pouvons être « comblés de joie par la voix de l'époux » (id) si nous l'accueillons dans un cœur humble et disponible. Mais pour cela, « il faut qu'il grandisse et que moi je diminue » ; alors « notre joie soit parfaite » (3, 30) et nous serons « comblés de joie » dans l'Esprit.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés»

Aujourd'hui nous écoutons à nouveau la confidence intime que Jésus nous fait le Jeudi Saint: «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés» (Jn 15,9). L'amour du Père pour le Fils est immense, tendre, profond. Nous pouvons le constater dans le livre des Proverbes, lorsque Il affirme que, bien avant le commencement de ses oeuvres, «j'étais à ses côtés comme un maître d'oeuvre. J'y trouvais mes délices jour après jour en jouant devant lui à tout instant» (Pr 8,30). C'est bien ainsi qu'Il nous aime et, en l'annonçant prophétiquement dans le même livre, Il ajoute «jouant sur toute la terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes» (Pr 8,31).

Le Père aime le Fils, et Jésus ne cesse pas un instant de nous le rappeler: «Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui Lui plaît» (Jn 8,29). Le Père l'a bien proclamé quand du ciel une voix se fît entendre sur le Jourdain: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour» (Mc 1,11) et, plus tard au mont Thabor: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le» (Mc 9,7). Jésus a répondu, «Abbá», Papa! Maintenant, Il nous dit, «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés». Et, que faisons-nous? Nous maintenir dans son amour, obéir à ses commandements, aimer la Volonté du Père. N'est-ce pas là l'exemple qu'Il nous donne? «Je fais toujours ce qui Lui plaît».

Mais nous, qui sommes faibles, inconstants, lâches et —pourquoi ne pas l'avouer— même méchants, allons-nous perdre à jamais Son amitié? Certes, non! Car Il ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces! Mais si jamais nous nous éloignions de ses commandements, demandons Lui la grâce de revenir en courant comme le fils prodigue, vers la maison du Père et de nous tourner vers le sacrement de la Pénitence afin de recevoir le pardon de nos péchés. «Moi, aussi, je vous ai aimés —nous dit Jésus—. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie» (Jn 15,9.11).

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés (Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Seigneur Jésus, je veux toujours demeurer dans ton amour.

 

Demande

 

Seigneur, je crois en ton amour pour moi, viens au secours de mon incroyance. Rompre les préjugés et limites que je mets sur ta capacité de m’aimer. Ouvre mon cœur à ton amour infini.

 

Points de réflexion

 

1. Si le Christ me dit qu’il m’aime avec le même amour que le Père a pour lui, comment le Père aime-t-il son Fils ? Dieu le Père aime tellement son Fils que son amour est le don total de sa personne. « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8). Jésus me dit dans ce passage qu’il m’aime avec le don de lui-même. Il est venu au monde pour se donner à moi, pour m’aimer, et pour me permettre d'arriver près de lui à la fin de ma vie. Il m’aime plus que son bien-être et son propre plaisir. Son amour me fait exister.

 

2. Comment est l’amour du Christ pour moi ? Si le Christ est amour, l’hymne à l’amour (1 Cor 13, 4-7) se traduit dans ma vie. Le Christ est longanime, patient avec moi, avec mes faiblesses et mes fautes. Il est serviable, il cherche toujours mon bien. Il n’est pas envieux de mes joies et mes succès, bien au contraire. Il ne fanfaronne pas afin de m’impressionner. Il ne se gonfle pas pour prendre plus de place dans ma vie, mais il se cache. Il ne cherche pas son intérêt mais le mien, jusqu’au point de mourir à ma place. Il ne s’irrite pas avec moi, même quand il aurait eu raison de le faire. Il ne tient pas compte du mal. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.

 

3. Si je veux demeurer dans cet amour infini, que faut-il faire ? « Restez fidèles à mes commandements ». Les commandements du Seigneur sont au nombre de deux : l’aimer et aimer ceux qui sont autour de nous. De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les prophètes (Mt 22, 40). Ce double commandement n’est pas une échappatoire morale. Il exige l’oubli de moi afin de donner le meilleur à Dieu et à ceux qui m’entourent.
Et comme le dit saint Augustin : « On n’obéit pas aux commandements parce qu’ils sont commandés, mais parce qu’on aime la personne qui commande ».

 

Dialogue avec le Christ

 

« Que rendrai-je donc au Seigneur, en reconnaissance de tout ce qu'il a fait pour moi ? » (Ps 115, 12) Quand il m'a créé, il m'a donné à moi-même ; mais il m'a rendu à moi-même quand il s'est donné à moi ; donné d'abord, rendu ensuite, je me dois donc pour moi et je me dois deux fois. Mais que rendrai-je à Dieu pour lui ? « Car si je pouvais me donner mille fois, que serait-ce en comparaison de Dieu ? » (Saint Bernard de Clairvaux, Sur l’amour de Dieu, 8015).

 

Résolution

 

Prendre l’une des qualités de l’amour dans l’hymne de la charité (1 Cor 13, 4-7) que je peux vivre aujourd’hui avec mes proches.

 

Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour."

 

 

Jésus introduit ses disciples dans la joie parfaite qu’il partage avec son Père, pour que l’amour dont le Père l’aime soit en nous. La joie chrétienne est de s’ouvrir à cet Amour infini de Dieu et d’être possédé par lui. Quand Marie-Madeleine quitte le tombeau, après l’annonce bouleversante de la résurrection de Jésus, elle est « tout émue et pleine de joie » elle coure porter l’heureuse nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à sa rencontre et lui dit : « Je vous salue ! » C’est la joie du salut qui lui est offerte : Jésus est vivant, il est celui qui a vaincu le mal, le péché et la mort. Il nous faut, nous aussi, recevoir gratuitement l’Amour de Dieu donné en Jésus dans la gratuité totale de l’amour infini de Dieu. « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés dit Jésus. » L’amour du Père pour le Fils est infini. Nous découvrons combien le Père nous aime dans la manière dont Jésus lui-même nous a aimés. C’est par grâce, de manière toute gratuite, que nous sommes aimés. L’apôtre Pierre le rappelle : "En fait, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés !"

 

"Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour." Cette joie profonde est le fruit de l’Esprit Saint qui fait de nous des enfants de Dieu. Nous sommes capables de vivre et de goûter sa bonté, en nous adressant à lui : “Abba”, Papa chéri. La joie est le signe de sa présence et de son action en nous. Nous avons découvert le Royaume comme un trésor caché, et nous le cachons au secret de l’Amour. Trouver et conserver comme un trésor la joie spirituelle, procède de l’union avec Jésus. Nous le suivons, dans un choix décisif, et nous misons tout sur lui. Le Père aime le Fils, Jésus ne cesse pas un instant de nous le rappeler : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui Lui plaît. » Nous voulons nous maintenir dans son amour, obéir à ses commandements, aimer la Volonté du Père. Dieu nous as régénérés, « sanctifiés » par son Amour. Il nous as donné le bonheur alors que nous étions pécheurs et malheureux. Reconnaître en nous le don de Dieu c’est entrer dans une attitude de réceptivité et de don, "votre joie sera parfaite," nous dit Jésus. L’amour de Dieu a besoin d’un cœur attentif, d’une réception de Dieu dans une gratuité absolue. Non seulement Dieu est celui qui nous donne l’Amour, mais il est encore celui qui peut garder en nous ce qu’il donne. Nous entrons dans la gratuité de l’Amour en nous laissant immerger par lui, par son Amour.

 

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » La joie chrétienne naît de se savoir aimé par Jésus qui s’est fait homme. Il a donné sa vie pour nous, il a ainsi vaincu le mal et la mort. Nous mettons notre joie en lui, Jésus, qui nous aime. La joie est un fruit de la foi, nous reconnaissons la présence de Jésus, son amour. "Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie". C’est ainsi que Dieu nous donne de creuser un espace pour Lui. Nous manifestons la relation d’amour que nous avons avec lui par la prière permanente. C’est ainsi que nous trouvons le Bonheur. En présence de Jésus, dans l’adoration, le ciel s’entrouvre et nous pouvons laisser surabonder son amour en nous, dans l’action de grâce. Là, nous reconnaissons la gratuité de l’Amour de Dieu. En effet nous rencontrons un Dieu tendre, miséricordieux et compatissant ! Dans ce temps de préparation à la Pentecôte, que l’Esprit Saint nous manifeste combien le Père nous aime.

 

Seigneur augmente en nous la foi en ta Parole, en ton Amour. »

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Je vous ai dit cela pour que... vous soyez comblés de joie »

 

      La joie est un besoin et une force pour nous, même physiquement. Une sœur qui a cultivé l'esprit de joie ressent moins la fatigue et est toujours prête à faire le bien. Une sœur remplie de joie prêche sans prêcher. Une sœur joyeuse est comme le rayon de soleil de l'amour de Dieu, l'espérance d'une joie éternelle, la flamme d'un amour brûlant.

      La joie est une des meilleures garanties contre la tentation. Le diable est porteur de poussière et de boue, toute occasion de les jeter sur nous lui est bonne. Un cœur joyeux sait comment s'en protéger.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

http://levangileauquotidien.org

 

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

 

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Évangile et Homélie du Mardi 16 Mai 2017. Jésus disait à ses disciples : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.

 

 


Mardi 16 mai 2017

Nous sommes dans la 5e semaine de Pâques

Saint(s) du jour : Bx Vladimir Ghika, prince, prêtre et martyr (1873-1954), Bx Simon Stock, général des Carmes (1164-1265)


Lectures de la messe

Première lecture  (Ac 14, 19-28)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres,
des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ;
ils se rallièrent les foules,
ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville,
pensant qu’il était mort.
Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui,
il se releva et rentra dans la ville.
Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité
et firent bon nombre de disciples.


Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
ils affermissaient le courage des disciples ;
ils les exhortaient à persévérer dans la foi,
en disant :
« Il nous faut passer par bien des épreuves
pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises
et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur
ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé,
ils descendirent au port d’Attalia,
et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie,
d’où ils étaient partis ;
c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu
pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
Une fois arrivés, ayant réuni l’Église,
ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux,
et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.


– Parole du Seigneur.

Psaume 144 (145), 10-11, 12-13ab, 21)

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur !
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14, 27-31a)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ;
ce n’est pas à la manière du monde
que je vous la donne.
Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m’en vais,
et je reviens vers vous.
Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie
puisque je pars vers le Père,
car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous,
car il vient, le prince du monde.
Certes, sur moi il n’a aucune prise,
mais il faut que le monde sache
que j’aime le Père,
et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

 

Les disciples sont aux abois : ils pressentent la fin tragique de leur Maître et craignent de subir le même sort. Que leur restera-t-il lorsque celui en qui ils ont mis leur espoir leur aura été enlevé ? Devinant cette interrogation angoissée, Jésus leur répond : « “C’est la paix que je vous laisse” ; certes vous ne m’aurez plus physiquement à vos côtés ; et pourtant vous trouverez la paix. Non pas la sérénité d’une vie comblée qui s’écoule sans problème, mais la paix profonde qui comble le cœur, dans la certitude que rien ne peut vous séparer de l’amour de Dieu. Cette paix est mienne en tant que Fils unique ; mais je vous la donne en partage pour qu’à votre tour vous puissiez la communiquer en mon nom, à ce monde qui en a tant besoin. »

 

Ce qui dans notre vie nous apporte la paix, n’est-ce pas de nous savoir en communion avec une personne aux yeux de laquelle nous avons du prix, et qui a du prix à nos yeux ? Au cœur des épreuves, n’est-ce pas l’amitié fidèle qui nous donne la force de « tenir » ? Or nous croyons, parce que Jésus nous l’affirme et que sa Parole est vérité, que nous ne sommes pas orphelins : « Je reviendrai vers vous ; vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi » (Jn 14, 18-19). Certes cette présence active de Jésus à nos côtés est à discerner, car c’est dans la discrétion de l’Esprit qu’il « revient vers nous » : « Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit » (Jn 3, 8). La paix qui naît de la certitude de la présence permanente du Christ à nos côtés, nous introduit dans une liberté nouvelle : dans la liberté des fils. Car cette paix que Jésus nous donne est un autre nom pour l’Esprit Saint, qui nous conduit par le juste chemin, celui que Notre-Seigneur a ouvert devant nous en retournant vers le Père.

 

Nous savons désormais que les épreuves de nos vies font partie de cet itinéraire qui conduit de cette terre où règne encore le Prince du vieux monde, vers la maison du Père où Jésus est allé nous préparer une place, pour que nous y demeurions avec lui pour toujours (Jn 14, 2-3).  La foi nous donne d’affirmer que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts et en a fait le Seigneur universel ; quant à l’espérance, elle nous permet d’avancer résolument vers l’avenir, sûrs que dans la résurrection de son Fils, Dieu nous a déjà donné part à sa victoire sur la mort. « Et l’espérance ne trompe pas puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

 

Devant les épreuves de nos vies, tu nous redis Seigneur : “Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Le prince de ce monde n’a sur vous aucune prise car vous avez été marqués du sceau de l’Esprit. Réjouissez-vous plutôt à la pensée de me rejoindre bientôt auprès du Père, pour avoir part à la paix à laquelle il vous a destinés dès les origines”.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne»

 

Aujourd'hui, Jésus nous parle indirectement de la croix: il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde. Aujourd'hui nous pouvons lire ses paroles dites avant le sacrifice de la Croix et écrites après sa Résurrection. Sur la Croix, par sa mort il a vaincu la mort et la peur. Il ne nous donne pas la paix «à la manière du monde» (cf. Jn 14,27), mais Il le fait en passant par la douleur et l'humiliation: Il a ainsi prouvé son amour miséricordieux pour l'être humain.

Dans la vie des hommes la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Parfois c'est la douleur physique; d'autres fois, la douleur morale; d'autres fois encore, il s'agit d'une douleur spirituelle..., et tôt ou tard, nous devons tous mourir. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d'avoir la paix au beau milieu de la douleur: Il a accepté de “s'en aller” de ce monde par un “départ” souffrant et enveloppé de sérénité.

Pourquoi l'a-t-Il voulu ainsi? Parce que, de cette façon, la douleur humaine —unie à celle du Christ— devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du pêché. «Sur la Croix du Christ (...), toute souffrance humaine a aussi été rachetée» (Jean Paul II). Jésus-Christ souffre avec sérénité parce que son acte de coûteuse obéissance, par lequel, Il s'offre volontairement pour notre salut, plait au Père célestiel.

Un auteur inconnu du Deuxième Siècle attribue au Christ les paroles suivantes: «Regarde sur mon visage les crachats que j'ai reçus pour toi afin de te replacer dans l'antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j'ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j'ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois…».

Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, viens m’aider à me recueillir, à faire un peu de silence, pour que je puisse découvrir ta présence et entendre ta parole.

 

Demande

 

Apprendre à vivre dans la présence de Jésus.

 

Points de réflexion

 

1. Ce passage se situe dans le quatorzième chapitre de l’Évangile de saint Jean, c’est-à-dire dans les paroles que Jésus adresse à ses apôtres avant que la Passion ne commence. Notre passage commence avec ces mots : « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix ». Ces mots ont dû laisser une trace dans le cœur des apôtres, car on les retrouve ailleurs, après un miracle, comme celui de la femme qui perdait du sang depuis douze ans : « Jésus lui dit alors : ‘’Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal’’ ». (Mc 5, 34), ou lors des apparitions de Jésus ressuscité : « La paix soit avec vou » par exemple en Lc 24, 36. Et ce sont des mots que la liturgie a repris (« Allez dans la paix du Christ »).

 

2. Mais la paix que Jésus laisse à ses disciples n’est pas comme la paix du monde. Paix du monde qui peut souvent être trompeuse. On pourrait peut-être définir cette paix du monde par une absence de conflit. Absence de conflit qui est souvent provisoire, car les problèmes sont souvent malheureusement simplement déplacés et ils finissent souvent par resurgir, de manière parfois dramatique. Quoiqu’il en soit, la paix dont Jésus veut parler ici se situe à un autre niveau, bien que la paix dans le monde soit un bien lui aussi désirable.

 

3. Comme le dit saint Augustin, le cœur de l’homme est inquiet : « Notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en vous » (Confessions). Or ce repos, comme l’a expérimenté et compris saint Augustin ne peut se trouver qu’en Dieu. Notre cœur, assoiffé de bonheur et d’amour, ne trouvera ce qu’il recherche vraiment qu’en Dieu. Or cette présence de Dieu c’est Jésus qui est venu nous l’apporter. C’est pour cela qu’il parle tout de suite après de son départ et de son retour : « Je m’en vais, et je reviens vers vous ». Les apôtres ont peur de perdre Jésus. Il les rassure en leur disant que s’il part, c’est pour être présent d’une autre manière. Pour le croyant, la paix est déjà là, car il sait que son Seigneur est désormais toujours avec lui.

 

Dialogue avec le Christ

 

« Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu vivant, selon la volonté du Père et avec la puissance du Saint-Esprit, tu as donné, par ta mort, la vie au monde ; que ton corps et ton sang me délivrent de mes péchés et de tout mal : fais que je demeure fidèle à tes commandements et que jamais je ne sois séparé de toi » (Prière du prêtre avant la communion).

 

Résolution

 

Essayer de construire la paix autour de moi, en commençant par la trouver dans mon cœur.

 

Père Jean-Marie Fornerod, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé."

 

 

Le désir de Jésus, c’est que le monde sache qu’il aime le Père. Il a toujours fait comme le Père lui a commandé ! Notre chemin consiste à le contempler et à entrer dans la filiation qu’il nous propose. La Paix est là, nouvelle, éternelle, même si le trouble et la frayeur sont au rendez-vous de la Croix. Jésus nous laisse sa paix, il nous parle dans la perspective de son douloureux départ de ce monde. Devant la frayeur des apôtres devant la croix, Jésus annonce la paix qu’il donnera aux disciples. Jésus est déterminé à sauver le monde, à accomplir l’œuvre d’amour du Père. Il nous manifeste ainsi l’union d’amour avec son Père. « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. » L’envoyé du Père s’est manifesté, il accomplit une œuvre de Paix. Sur la Croix, par sa mort, Jésus vaincra la mort et la peur. Il nous prouve ainsi son amour miséricordieux pour l’humanité. Dans notre vie, la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d’acquérir la paix au milieu de la douleur. « Je m’en vais, et je reviens vers vous. » Nous entrons dans le double mouvement de Jésus qui quitte les disciples et qui va vers le Père. La foi nous met en relation avec Jésus et avec le Père.

 

"Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi." Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Une partie de l’histoire de Jésus parmi nous s’achève, elle engendre un grand silence. La nouvelle création initiée par Jésus répond à nos demandes. Jésus revient à la source qui est son Père, il aime son Père d’une manière totale, inconditionnée. Tout ce que dit le Père, Jésus le fait. Certes, il Lui en coûte de boire à cette coupe : « Seigneur, éloigne cette coupe, mais non pas ce que je veux, ce que tu veux. » Il vient vers les disciples avant de les quitter. Il nous donne sa Parole comme point d’ancrage à notre fidélité. De notre fidélité à sa Parole dépend notre paix. Le double mouvement du Christ, vers son Père et vers nous, établit le lien porteur de la foi. Notre vie humaine, unie à celle de Jésus, devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du péché. Toute souffrance humaine, unie à la Croix du Christ, rachète désormais le monde. L’amour de Jésus provoque notre amour de disciple. Dieu Amour suscite en nous un amour inconditionné. Ressuscité, Jésus porte tout, il relie tout.

 

Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé." Le chemin qui s’offre à nous consiste à le contempler et à laisser sourdre la parole de filiation qui monte en nous. Le monde passe en Dieu, nous seront attirés vers le Père. La Paix est là, nouvelle, éternelle. La confiance absolue de Jésus pour son Père est un chemin de Vie. C’est cet amour que nous portons à Jésus. Il répondra toujours à nos demandes. Ressuscité, il porte tout et une nouvelle création prend naissance. Il s’agit pour nous de rejoindre Jésus dans une adhésion de foi, d’espérance, avec un amour totalement nouveau. Heureux sommes-nous de le découvrir. L’amour inconditionné de Jésus vers son Père et des disciples vers Jésus est dégagé de toute emprise du menteur. Jésus nous manifeste l’exclusivité absolue de son amour. Notre paix est le fruit de l’amour infini. La foi en cet amour est la richesse de notre vie. C’est quand Jésus reviendra du séjour des morts que les apôtres comprendront ce message.

 

Nous demandons la grâce de recevoir l’Esprit Saint, l’Avocat, le consolateur.

 

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


La source de la paix

 

      Je désire beaucoup que vous puissiez acquérir le calme et la paix. Le meilleur moyen d'acquérir ce calme est une résignation absolue à la sainte Volonté de Dieu  : c'est là la région de la paix... Tâchez de ne rien désirer, de n'attacher votre cœur à rien sans l'avoir auparavant présenté à Dieu et placé dans le Sacré Cœur de Jésus, afin de le vouloir en Lui et avec Lui.

      Une des principales raisons pour lesquelles nous perdons la paix de l'âme est que nous désirons quelque chose, que nous attachons notre cœur à quelque objet, sans savoir si Dieu le veut ou non  ; et alors, quand un obstacle s'oppose à nos désirs, nous nous troublons, nous sortons de la conformité à la sainte Volonté, et nous perdons la paix.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923), abbé

 

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 Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du lundi 15 Mai 2017.« Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime. »

Lundi 15 mai 2017

Le lundi de la 5e semaine de Pâques

Saint(s) du jour : St Isidore le laboureur, paysan très pieux (1070-1130)


Lectures de la messe

Première lecture

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
à Iconium,
il y eut un mouvement
chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs,
pour recourir à la violence
et lapider Paul et Barnabé.
Lorsque ceux-ci s’en aperçurent,
ils se réfugièrent en Lycaonie
dans les cités de Lystres et de Derbé
et dans leurs territoires environnants.
Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle.


Or, à Lystres, il y avait un homme
qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds.
Infirme de naissance,
il n’avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul.
Celui-ci le fixa du regard
et vit qu’il avait la foi pour être sauvé.
Alors il lui dit d’une voix forte :
« Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. »
L’homme se dressa d’un bond :
il marchait.
En voyant ce que Paul venait de faire,
les foules s’écrièrent en lycaonien :
« Les dieux se sont faits pareils aux hommes,
et ils sont descendus chez nous ! »
Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus,
et à Paul celui d’Hermès,
puisque c’était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville,
fit amener aux portes de celle-ci
des taureaux et des guirlandes.
Il voulait offrir un sacrifice avec les foules.
Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul
déchirèrent leurs vêtements
et se précipitèrent dans la foule en criant :
« Pourquoi faites-vous cela ?
Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous,
et nous annonçons la Bonne Nouvelle :
détournez-vous de ces vaines pratiques,
et tournez-vous vers le Dieu vivant,
lui qui a fait le ciel, la terre, la mer,
et tout ce qu’ils contiennent.
Dans les générations passées,
il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n’a pas manqué de donner
le témoignage de ses bienfaits,
puisqu’il vous a envoyé du ciel
la pluie et des saisons fertiles
pour vous combler de nourriture et de bien-être. »


En parlant ainsi,
ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule
de leur offrir un sacrifice.


– Parole du Seigneur.

Psaume 113B (115), 1-2, 3-4, 15-16)

Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous,
mais à ton nom, donne la gloire,
        pour ton amour et ta vérité.
Pourquoi les païens diraient- ils :
« Où donc est leur Dieu ? »

Notre Dieu, il est au ciel ;
tout ce qu’il veut, il le fait.
Leurs idoles : or et argent,
ouvrages de mains humaines.

Soyez bénis par le Seigneur
qui a fait le ciel et la terre !
Le ciel, c’est le ciel du Seigneur ;
aux hommes, il a donné la terre.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14, 21-26)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Celui qui reçoit mes commandements et les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
et celui qui m’aime
sera aimé de mon Père ;
moi aussi, je l’aimerai,
et je me manifesterai à lui. »
Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda :
« Seigneur, que se passe-t-il ?
Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit :
« Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole ;
mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui
et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas
ne garde pas mes paroles.
Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :
elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi,
tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. » En écoutant ses paroles de Jésus, on pourrait croire que l'amour du Père et du Fils se présenterait un peu comme une récompense à celui que nous leur manifestons. En fait, croire que dans notre relation au Père et au Fils l'initiative de l'amour nous reviendrait serait se méprendre. Ce n'est pas notre fidélité qui provoque Dieu à nous aimer mais c'est bien lui qui nous aime le premier.

Pour bien comprendre les propos de Jésus dans l'évangile de ce jour, nous devons nous rappeler ceux que nous avons entendus la semaine dernière et qui se trouvent quelques versets plus loin dans l'évangile de saint Jean : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. » (Jn 15, 9-10)

Jésus remontait ainsi à l'origine, à l'amour dont le Père l'a aimé et qui fonde le sien pour chacun des hommes. Le Père le premier nous a aimé. Il nous l'a manifesté en nous donnant son Fils unique pour que nous ayons la vie et la vie éternelle. Dès lors, tout croyant, en devenant par la foi un avec le Fils, entre dans un dialogue d'amour avec le Père. Il aime le Père et le Fils et cet amour appelle en retour le davantage du leur : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».

Porté, par et dans cet amour, le disciple s'exerce alors au commandement suprême : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Mais ce commandement est avant tout une parole, parole du Père au Fils et parole du Fils à ceux qui ont choisi de marcher à sa suite, parole de vie que nous sommes appelés à garder au plus profond de notre cœur et à mettre en pratique car en elle se trouve la clé du Royaume, le secret de la vie éternelle. Jésus opère ici un déplacement. Il passe de l'extériorité d'un commandement à l'intériorité d'une parole qui peut dès lors rejoindre les croyants de tous les âges.  C'est grâce à l'Esprit Saint que ces derniers pourront en pénétrer toute la signification et en goûter le fruit de vie : « l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit ».

Cette mention de l'Esprit Saint, nous rappelle que les quarante jours qui, à Pâques, nous séparaient de l'Ascension et de Pentecôte, sont déjà bien avancés. D'une certaine manière, en ce temps que Jésus nous accorde pour nous enseigner sur le mystère de sa résurrection, il nous tranquilise si certains points nous semblent encore obscurs. Il nous promet de nous envoyer la lumière de l'Esprit Saint et nous invite à tourner déjà notre prière et nos appels vers celui-ci.

Viens Esprit-Saint, nous t'attendons.

Viens nous donner de garder la parole d'Amour du Père et du Fils.

Viens nous conduire en elle jusqu'à la vérité toute entière.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit»

 

Aujourd'hui Jésus nous montre son immense désir de ce que nous participions de sa plénitude. Incorporés à Lui, nous sommes à la source de la vie divine qu'est la Très Sainte Trinité. «Dieu est avec toi. Dans ton âme en état de grâce habite la Bienheureuse Trinité. -C'est pourquoi, toi, en dépit de tes misères, tu peux et tu dois être en continuelle conversation avec le Seigneur» (Saint Josemaría).

Jésus assure qu'il sera présent en nous par l'inhabitation divine dans l'âme en état de grâce. Les chrétiens ne sont donc plus orphelins. Puisqu'Il nous aime tant, alors qu'Il n'a pas besoin de nous, il ne veut pas se passer de nous.

«Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui» (Jn 14,21). Cette pensée nous aide à demeurer en présence de Dieu. Alors, il n'y a pas de place pour d'autres désirs ou pensées qui, pour le moins, nous font perdre du temps et nous empêchent d'accomplir la volonté divine. Voici une recommandation de saint Grégoire le Grand: «Ne nous laissons pas séduire par la flatterie de la prospérité, car il chemine sottement celui qui voit sur sa route des prés délicieux et en oublie sa destination».

La présence de Dieu dans notre cœur nous aidera à découvrir et à réaliser dans ce monde les plans que la Providence nous a assignés. L'Esprit du Seigneur suscitera dans nos cœurs des initiatives pour les placer au sommet de toutes les activités humaines et rendre ainsi présent le Christ au plus haut de la terre. Si nous avons cette intimité avec Jésus, nous parviendrons à être de bons enfants de Dieu et nous nous sentirons ses amis en tout lieu et à tout instant: dans la rue, au milieu de la tâche quotidienne, dans la vie de famille.

Toute la lumière et le feu de la vie divine se déverseront sur chacun des fidèles qui sont disposés à recevoir le don de l'inhabitation. La Mère de Dieu, qui est notre mère, intercèdera pour que nous pénétrions dans cette fréquentation de la Sainte Trinité.

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras (Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur Jésus, je viens vers toi durant ce temps de prière. Je veux être à l’écoute de ta Parole et y être fidèle. Envoie dans mon cœur ton Esprit pour qu’il puisse m’instruire et me rappeler tout ce que tu as dit.

Demande

Seigneur Jésus, aide-moi à être fidèle à ta parole pour que tu puisses venir auprès de moi et y faire ta demeure.

Points de réflexion

1. « Seigneur pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jude pose une question que nous nous posons tous quand nous rencontrons de la famille ou des amis qui ne croient pas en Dieu. Pourquoi le Seigneur ne se manifeste-t-il pas à eux aussi ? Pourquoi tant de gens de bonne volonté n’ont-ils pas encore eu l’occasion de faire une rencontre personnelle avec le Seigneur ? Pourtant, pour Jésus, il n’y a rien de plus facile. Rien ne lui est impossible. Après sa Résurrection, il est apparu à cinq cents de ses disciples à la fois. Il y aura toujours une part de mystère dans ce choix de Jésus de ne se manifester qu’à un petit nombre.

2. « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui ».
Cette phrase du Seigneur nous fait comprendre que la charité, l’amour est la clef pour « décrocher » un rendez-vous avec le Seigneur. Quand nous vivons d’amour, notre cœur est davantage ouvert et disponible à la rencontre avec Dieu qui est la source de tout amour. Comme nous le dévoilent les huit béatitudes, il faut un cœur pur pour voir Dieu. La charité remplit notre cœur et éloigne de lui tout ce qui pourrait le salir (haine, colère, jalousie, avarice, orgueil, égoïsme, etc.). Les dix commandements et les autres préceptes de Dieu se résument dans l’amour envers Dieu et l’amour du prochain, voilà pourquoi Jésus insiste sur la nécessité de recevoir en nous ces commandements et d’y rester fidèle pour qu’il puisse se manifester à nous et demeurer en nous.

3. L’amour rend notre cœur non seulement pur et disponible pour rencontrer Dieu mais c’est aussi la condition nécessaire pour que notre rencontre avec le Seigneur soit choisie et libre. Dieu ne veut pas s’imposer. Il attend aussi notre soif et notre invitation. Si Jésus se révélait à nous dans toute sa puissance et sa splendeur, nous n’aurions pas le choix de lui donner notre adhésion. S’il se manifeste à moi à travers la fragilité et la simplicité d’un témoin qui a été touché et transformé par son amour, je ne serai peut-être pas tout de suite convaincu mais j’aurais des éléments qui m’aideraient à grandir dans mon désir et dans ma faim de le connaître et de le rencontrer. C’est peut-être moins efficace à nos yeux mais cela permet aussi une démarche plus profonde et libre. Cela permet une vraie recherche du Seigneur et de le choisir. Un amour « coup de foudre », s’il n’est pas approfondi, reste superficiel et s’évapore. Un amour qui est un choix mûri dans le temps par la recherche et le désir perdurera davantage.

4. « Mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout ».
Le Christ a choisi de compter sur nous pour susciter cette recherche et ce désir de Dieu auprès de nos contemporains qui ne l’ont pas encore rencontré. Heureusement qu’il ne nous a pas laissés seuls à accomplir cette tâche. Il nous donne son Esprit Saint pour faire vibrer davantage en nous cet amour de Dieu déposé dans nos cœurs, cette présence de Dieu en nous pour que nous puissions y porter témoignage aux autres à travers notre fragilité. Le témoignage n’est pas une leçon que nous donnons à quelqu’un avec l’espoir que cela les convaincra, c’est surtout partager notre expérience de Dieu. Comme disait Bernadette Soubirous, : « Je ne suis pas chargée de vous convaincre mais de vous le dire ». L’Esprit Saint fera le reste.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, aide-moi à recevoir davantage tes commandements dans ma vie et dans mon cœur et à leur être fidèle pour que mon cœur soit pur et capable de te voir et de te recevoir. Viens faire ta demeure en moi. Envoie ton Esprit Saint pour qu’à travers ma fragilité et la simplicité de mon témoignage, les personnes de mon entourage puissent percevoir la grandeur de ton amour et grandir dans leur désir de te connaître et de te chercher. Seigneur, je ne veux pas garder mon amitié avec toi uniquement pour moi. Il y a tant de personnes autour de moi qui ont besoin de toi. Viens te manifester à eux aussi à travers moi.

Résolution

Faire un acte de charité à une personne de mon entourage à qui je pourrais donner un meilleur témoignage de l’amour de Dieu (ne serait-ce que par un acte de charité, de pardon, d’écoute, de patience, partager avec elle une expérience de Dieu que j’ai vécue).

Père Richard Tardiff, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui."

Nous entrons dans l’Amour de Dieu et de l’humanité révélée par Jésus. En nous manifestant son immense amour, Jésus nous dit son désir que nous participions à la plénitude de son Amour : « Celui qui m’aime, mon Père l’aimera. » Les disciples cherchent où Jésus veut les entraîner. Ils lui restent fidèle à l’intérieur de leur vie quotidienne. Ils actualisent son message d’amour auprès de ceux qu’il leur donne. Celui qui aime ainsi, dit Jésus, « mon Père l’aimera, nous viendrons en lui et nous ferons chez lui notre demeure. » Dieu est au plus profond du cœur de l’homme, dans son amour ! C’est son désir pour nous que nous vivons de son Amour. « Dieu est avec toi. Dans ton âme en état de grâce habite la Bienheureuse Trinité, c’est pourquoi, en dépit de tes misères, tu dois être en continuelle conversation avec le Seigneur Jésus » (Saint Josemaría). Jésus nous assure qu’il sera présent en nous par l’habitation du Dieu, Trinité d’Amour, en nous. Demeurer dans l’amour de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, se réalise par le choix du baptême. C’est tout à fait nouveau pour l’humanité de participer ainsi à la Vie de Dieu. Nous sommes, incorporés à Jésus, à la source de la vie divine, la Très Sainte Trinité d’Amour.

"Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Celui qui est fidèle à la manière dont Jésus a été fidèle au Père, c’est lui qui aime Jésus dans une attitude concrète. Nous montrons à Jésus que nous l’aimons quand nous faisons ce qu’il nous dit. « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Cette pensée nous aide à demeurer en présence de Dieu. Il n’y a pas de place pour d’autres désirs ou d’autres pensées qui nous feraient perdre du temps et nous empêcheraient d’accomplir la volonté divine. Saint Grégoire le Grand disait : « Ne nous laissons pas séduire par la flatterie de la prospérité, car il chemine sottement celui qui voit sur sa route des prés délicieux et en oublie sa destination. » Ce n’est pas un discours, il n’y a pas de mots qui s’entendent ! Cette fidélité est inscrite en chacun de nous, dans l’amour. Avec respect, nous nous adaptons à l’autre, différent, qui est l’enfant du Père. Aimer Dieu d’une manière réaliste, c’est aimer son prochain, celui qui est tout proche, et en l’aimant, c’est Dieu que nous aimons.

"Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit." Si nous avons cette intimité avec Jésus, nous nous sentons ses amis en tout lieu et à tout instant. La lumière et l’amour divin se déversent sur chacun de nous. La présence de Dieu dans notre cœur nous aide à découvrir et à réaliser dans le monde ce que la Providence nous propose. L’Esprit Saint, le Paraclet, suscite dans nos cœurs des initiatives pour placer Dieu au sommet de toutes nos activités humaines. Marie notre mère, intercède pour que nous pénétrions dans la lumière de la résurrection. Elle comprend les paroles surprenantes de Jésus. Sa mère est la seule à savoir d’où Il vient, le Lien mystérieux qui les unit. Le rappel du lavement des pieds et de l’Eucharistie nous dit la manière d’être présents aux autres avec lui. « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » Chaque jour, nous essayons de mettre en œuvre cette Parole Vivante, une vie nouvelle nous est donnée. Toutes sortes de questions de Jésus se posent encore aux disciples, Jésus, dans sa Passion va nous éclairer, et l’Esprit Saint nous est donné.

Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu agit dans son amour, et que dans cet amour nous nous retrouvons en lui.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« L'Esprit Saint vous enseignera tout »

      La vie de contemplation est la vie du ciel... Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu. Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine...

      Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie. De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint-Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature. Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel. Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

      Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé... Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée... Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint-Esprit. Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint-Esprit, dans un amour éternel.

Bienheureux Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

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 Nos sources:

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Evangile et Homélie du Samedi 13 Ma i2017. L'Église fête Notre-Dame de Fatima

Samedi 13 mai 2017

Nous sommes dans la 4e semaine de Pâques

L'Église fête : Notre-Dame de Fatima


Saint(s) du jour : Ste Julienne de Norwich, recluse et mystique (1342-1430)


Lectures de la messe

Première lecture

« Eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 44-52)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul
à Antioche de Pisidie,
presque toute la ville se rassembla
pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules,
ils s’enflammèrent de jalousie ;
ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :
« C’est à vous d’abord
qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.
Puisque vous la rejetez
et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,
eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :
J’ai fait de toi la lumière des nations
pour que, grâce à toi,
le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

En entendant cela, les païens étaient dans la joie
et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;
tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle
devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.


Mais les Juifs provoquèrent l’agitation
parmi les femmes de qualité adorant Dieu,
et parmi les notables de la cité ;
ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,
et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds
et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.


– Parole du Seigneur.

Psaume

(97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)

R/ La terre tout entière a vu
le salut que Dieu nous donne.
ou : Alléluia !
(cf. 97, 3)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

 

Le Seigneur a fait connaître sa victoire,
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.


La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14, 7-14)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux- tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,
moi, je le ferai. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

« Qui me voit, voit le Père ». Jésus renvoie au Père, Jésus conduit au Père. Saint Irénée l’exprime en ces termes : « Ce qu’il y a de visible dans le Père, c’est le Fils ; ce qu’il y a d’invisible dans le Fils, c’est le Père » (Adversus Haereses IV, 6, 6). Car le Fils ne fait qu’un avec le Père comme le Père ne fait qu’un avec lui. Le Fils est égal et semblable au Père, c'est pourquoi ils sont inséparables et l'un dans l'autre.

 

Mais cette mutuelle immanence du Père dans le Fils et du Fils dans le Père ne peut être reçue que dans la foi. Voilà pourquoi Jésus exhorte Philippe à croire : « Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi », « Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi », ce qui revient à croire en la divinité de Jésus, Fils du Père.

 

« Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père ». Ce par quoi Jésus donne à voir le Père, ce sont ses paroles et ses actes dont le Père est la source et qu’il accomplit lui-même en Jésus. Ainsi de même que les œuvres et les paroles de Jésus sont œuvres et paroles du Père, le croyant accomplira les mêmes œuvres que Jésus voire même de plus grandes encore.

 

Il ne s’agit pas ici d’opérer des miracles encore plus prodigieux que ceux de Jésus. Non, Jésus veut dire que celui qui met sa foi en lui pourra mener à leur accomplissement les signes qu’il a annoncés dans l’évangile : « donner la vie aux croyants » (Jn 17, 2), « rassembler les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52) et triompher du monde (Jn 16, 8-11). Tout cela ne sera rendu possible qu’une fois Jésus ressuscité et exalté à la droite du Père.

 

Voilà la mission de tout apôtre qui repose sur sa foi en Jésus, Fils du Père, et par laquelle il coopère à l’action salvifique du Fils à savoir réconcilier les hommes avec le Père pour jouir éternellement de sa vie divine. L’efficacité de son apostolat, le disciple sait aussi qu’il aura toujours à la recevoir du Fils assis à la droite du Père : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »

 

Ce qui, en effet, a amené le Christ à prononcer cette parole, c'est ce qu'il avait dit plus haut : « Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes ». Pour nous empêcher de nous attribuer ces œuvres plus grandes, et montrer que c'est encore lui qui les ferait, il ajoute : « puisque je pars vers le Père » et « tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ».

 

Seigneur, daigne nous accorder, à l’exemple des premiers apôtres, de garder nos cœurs sans cesse tournés vers toi pour t’offrir ceux vers qui tu nous envoies afin que notre témoignage auprès d’eux puisse porter un fruit de salut pour la vie éternelle. Fortifie notre foi pour que déjà toute notre existence annonce que toi seul est le chemin, la vérité et la vie (Cf. Jn 14, 6). C’est ce que nous avons reçu de toi et qu’à notre tour nous voulons transmettre au monde comme une parole d’espérance qui porte en elle le salut.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai»

Aujourd'hui 4e Samedi de Pâques, l'Église nous invite à considérer l'importance pour un Chrétien de pouvoir connaître le Christ intimement et chaque fois mieux. Quels sont nos outils pour y parvenir? Évidemment, il y en a plusieurs et tous fondamentaux: la lecture attentive et méditée de l'Évangile; notre réponse personnelle dans la prière, en faisant de notre mieux pour qu'elle devienne un vrai dialogue d'amour et non un simple monologue introspectif; un désir, ravivé quotidiennement de découvrir le Christ dans ce prochain qui nous est plus proche: un membre de notre famille, un ami, un voisin qui a peu être besoin de notre attention, de notre avis, de notre amitié.

«Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit», lui dit Philippe (Jn 14,8). Une bonne demande à renouveler pendant toute cette journée. —Seigneur, montre-nous ton visage. Et nous pouvons nous demander: Quel est mon comportement? Les autres, peuvent-ils voir en moi le reflet du Christ? Quel détail pourrais-je améliorer aujourd'hui? Nous, les Chrétiens, nous avons besoin de découvrir ce qu'il y a de divin dans notre tâche quotidienne, de trouver l'empreinte de Dieu dans tout ce qui nous entoure.

Dans le travail, dans nos relations avec autrui. Et aussi lorsque nous sommes malades: le manque de santé est un bon moment pour nous identifier au Christ qui souffre. Sainte Thérèse d'Avila disait: «Si nous ne nous décidons pas à avaler une fois pour toutes la mort et le manque de santé, nous ne ferons jamais rien du tout».

Dans l'Évangile, le Seigneur nous assure: «Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai» (Jn 14,13). —Dieu est mon Père, qui veille sur moi comme un Père aimant: ils ne veut rien de mauvais pour moi. Tout ce qui arrive —tout ce qui m'arrive— est pour ma sanctification. Même si, avec nos vues humaines, nous n'arrivons pas à le comprendre. Même si nous n’arrivions jamais à le comprendre. Cela —quoique ce soit— Dieu l'ait permit. Fions-nous à Lui de la même façon que Marie.

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu (Terrassa, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, tu viens de faire tes adieux à tes apôtres et ils sont complètement désemparés… Au cours des années passées avec toi, ils ont été témoins de ton pouvoir sur la maladie, sur la puissance et l’astuce des démons, de ton pouvoir sur la mort elle-même au moment de la résurrection de Lazare, etc. Certains se souviennent aussi de la résurrection du fils de la veuve que tu as rendu à sa mère, à Naïm. Ces années n’ont pas été faciles, les pharisiens et les juifs s’opposant à toi. Et, plusieurs fois, tu avais parlé de ton retour vers le Père, mais ils n’avaient pas compris de quoi il s’agissait et avaient encore moins réalisé la nécessité de ce départ vers le Père.

 

Demande

 

Seigneur, augmente ma foi, augmente en moi cette volonté de te connaître et de témoigner de toi auprès de ceux qui m’entourent, qui t’aiment et te connaissent. Accorde-moi aussi la grâce de témoigner de toi par mes actions et mes paroles, là où tu me donnes de vivre au quotidien.

 

Points de réflexion

 

1. « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père ».
Les disciples t’ont vu et t’ont suivi et ils reconnaissent qu’ils ne peuvent pas te quitter parce que tu as les paroles de la vie éternelle. Mais ils ont bien besoin d’explications supplémentaires pour comprendre ce que tu veux leur faire découvrir. « Seigneur, comment saurions-nous le chemin ? » avait demandé Thomas (Jn 14, 5).

 

2. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » lui as-tu répondu, ainsi leur est-il confirmé que le seul chemin à suivre est celui que tu suis toi-même.
Tu leur confirmes que tu es ce Chemin comme tu es la Vérité sans laquelle il est impossible d’avancer sans crainte au milieu des nombreuses difficultés : tu es le Chemin qui nous conduira jusqu’au but que le Père a fixé dès avant la création du monde.

 

3. « Montre-nous le Père et cela nous suffit ».
Philippe exprime une intuition très juste. Tout homme, depuis la création, porte en lui ce désir de rencontrer le point de départ de son existence, le point de départ de l’existence de cette humanité à laquelle il appartient. De quoi avons-nous besoin pour mener une existence cohérente si nous ne savons pas d’où nous venons ni où nous allons ?
« Montre-nous le Père ? » Les disciples et les apôtres n’ont pas vraiment compris que tu n’es venu que pour nous conduire au Père. Ce n’est pas un chemin tracé dans la campagne ou au milieu d’un désert, mais c’est découvrir Dieu comme origine, comme jaillissement qui peut sans cesse renouveler toute chose.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, sans toi, chacun de nous avance tout seul, irrémédiablement seul ; mais, sans le savoir clairement, chacun se pose la question « qui suis-je ? » et, comme le fils prodigue, désire profondément retrouver la maison du Père et y demeurer pour toujours. Seigneur, que puis-je faire pour trouver ou retrouver le chemin qui me mène au Père ? Lire, prier, demander conseil et accueillir le Paraclet que tu nous as promis. Oui, mais il me faut aussi ta grâce ! Seigneur, fortifie ma foi et que je marche toujours dans ta main : je sais que tu tiendras tes promesses d’accomplir ce que nous te demanderions avec foi et avec force. Seigneur, garde-moi près de toi et accorde-moi d’approcher de toi ceux au milieu desquels tu me donnes de vivre.

 

Résolution

 

Me souvenir que le Seigneur est toujours avec moi et qu’il a fait de moi son temple.

 

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de RC

 

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Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. 

 

Nous savons l’importance de connaître Jésus intimement ! Il y va de notre vie qui est configurée à la sienne. La lecture personnelle de la Parole dans la prière est un vrai dialogue d’amour avec lui. Connaître Jésus Amour nous révèle le Père qui est l’Origine comme Vie jaillissante, comme don, qui sans cesse, renouvelle toutes choses. Nous portons en nous le désir profond de retrouver Dieu, de retrouver la maison de notre Père pour y demeurer. C’est là que nous trouvons tous les biens que nous désirons, la vie, la lumière, l’amour, la paix. Nous avons besoin de découvrir ce qu’il y a de divin dans notre vie quotidienne, de trouver l’empreinte de Dieu dans tout ce qui nous entoure. Jésus nous ouvre un accès auprès du Père : « Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Jésus, le Fils unique, est tout relatif au Père, toutes les paroles de Jésus sont les paroles du Père. « Je ne fais rien que le Père ne fasse lui-même. » Philippe nous ouvre la voie, même si, comme nous, il ne comprend pas.

 

"Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père." Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Nous sommes invités à reconnaître en Jésus le Père qui se révèle à nous. Philippe exprime une intuition très juste : « Montre-nous le Père ; cela nous suffit ! » Saint Ignace d’Antioche disait : « Il y a en moi une eau vive qui murmure et dit au-dedans de moi : ’Viens vers le Père !’ » Jésus nous fait envisager l’intimité si profonde qu’il y a entre lui et son Père. La source de Jésus est le Père, et le Père s’exprime pleinement en Jésus. Tout ce que le Père veut accomplir en notre faveur, il le fait à travers Jésus. Croire en lui nous donne d’avoir un accès auprès du Père. Nous sommes invités à connaître intimement Jésus par les sacrements et en particulier par l’Eucharistie. L’œuvre la plus merveilleuse de Jésus, c’est sa mère Marie qui entre dans son nouvel Amour. Il se donne en Église et dans l’humanité toute entière. Quand nous proclamons Marie "immaculée" dans sa conception, nous annonçons qu’elle est le fruit de la Croix de Jésus, son œuvre. Le mystère de l’Incarnation est le mystère de Dieu qui prend un visage humain. Dieu prend pour nous le visage de l’enfant, celui de l’agonisant, le visage de l’humanité dans sa souffrance. C’est là qu’il déverse surabondamment son amour.

 

"Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. La foi humble en Jésus, le choix de lui obéir, nous établit dans un contact mystérieux avec le mystère de Dieu lui-même. C’est ainsi que notre Père continue son œuvre de grâce à travers nous. Nous découvrons le divin dans nos tâches quotidiennes, l’empreinte de Dieu dans tout ce qui nous entoure. Lorsque nous sommes malades, nous sommes identifiés à Jésus qui souffre. Tout ce qui nous arrive est pour notre sanctification. Dieu est notre Père, il veille sur nous et rien de mauvais ne peut nous arriver. Marie devient le « sein » de la Femme ou Dieu « engendre » son enfant dans l’Esprit Saint. Ce mystère d’amour nous est donné en Marie qui s’est laissé envahir par l’amour infini de Dieu. Avec Marie, nous annonçons cet amour à l’humanité entière. En faisant le don de Jésus à Marie, le Père introduit Marie dans de nouvelles relations d’amour. En effet, pour Marie, entrer dans la foi en relation avec Jésus, l’Enfant bien-aimé du Père, c’est toucher le cœur du Père. Nous sommes introduits dans la grandeur de l’amour de Dieu.

 

Nous demandons la grâce de nous laisser entraîner dans le mystère insondable de l’amour infini de Dieu.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Demander en invoquant le nom de Jésus

 

      Parmi les avertissements bienfaisants et les préceptes divins par lesquels le Seigneur a pourvu au salut de son peuple, il nous a donné le modèle de la prière ; c'est lui-même qui nous a enseigné ce que nous devons demander dans la prière. Lui qui nous fait vivre nous apprend aussi comment prier, avec cette bonté qui l'a poussé à nous accorder tant d'autres bienfaits. Ainsi lorsque nous parlons au Père avec la prière que le Fils nous a enseignée, nous sommes plus facilement écoutés. Il avait prévu que viendrait l'heure où « les vrais adorateurs adoreraient le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,24) et il a accompli ce qu'il avait promis. Sanctifiés par l'Esprit et la vérité qui viennent de lui, nous pouvons également, grâce à son enseignement, adorer en Esprit et en vérité.

      Quelle prière pourrait être plus spirituelle que celle que le Christ nous a donnée, car c'est grâce à lui que nous avons reçu l'Esprit ? Quelle prière peut être plus vraie que celle-là, puisqu'elle est sortie de la bouche du Fils qui est la Vérité ?

      Prions donc, frères bien-aimés, comme notre divin Maître nous l'a enseigné. Implorer Dieu avec les paroles qui viennent de lui est une prière qu'il trouve aimable et filiale ; c'est faire parvenir à ses oreilles la prière du Christ. Que le Père reconnaisse la voix de son Fils quand nous lui adressons notre demande. Que celui qui habite notre cœur soit également notre voix. Il est notre avocat auprès du Père ; il intercède pour nos péchés quand nous, pécheurs, nous demandons le pardon de nos fautes. Prononçons donc les paroles de notre avocat, car il a dit : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera » (Jn 15,16).

 

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr

 

http://levangileauquotidien.org

 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

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