Lundi 31 juillet 2017

Nous sommes à la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Ignace de Loyola, prêtre et fondateur (1491-1556), St Germain, évêque d'Auxerre († à Ravenne en 448)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 32, 15-24.30-34)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse redescendit de la montagne.
Il portait les deux tables du Témoignage ;
ces tables étaient écrites sur les deux faces ;
    elles étaient l’œuvre de Dieu,
et l’écriture, c’était l’écriture de Dieu, gravée sur ces tables.
    Josué entendit le bruit et le tumulte du peuple
et dit à Moïse :
« Bruit de bataille dans le camp. »
    Moïse répliqua :
« Ces bruits, ce ne sont pas des chants de victoire ni de défaite ;
ce que j’entends, ce sont des cantiques qui se répondent. »


    Comme il approchait du camp,
il aperçut le veau et les danses.
Il s’enflamma de colère,
il jeta les tables qu’il portait,
et les brisa au bas de la montagne.
    Il se saisit du veau qu’ils avaient fait,
le brûla, le réduisit en poussière,
qu’il répandit à la surface de l’eau.
Et cette eau, il la fit boire aux fils d’Israël.
    Moïse dit à Aaron :
« Qu’est-ce que ce peuple t’avait donc fait,
pour que tu l’aies entraîné dans un si grand péché ? »
    Aaron répondit :
« Que mon seigneur ne s’enflamme pas de colère !
Tu sais bien que ce peuple est porté au mal !
    C’est eux qui m’ont dit :
“Fais-nous des dieux qui marchent devant nous.
Car ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte,
nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.”
    Je leur ai dit :
“Ceux d’entre vous qui ont de l’or,
qu’ils s’en dépouillent.”
Ils me l’ont donné,
je l’ai jeté au feu,
et il en est sorti ce veau. »

Le lendemain, Moïse dit au peuple :
« Vous avez commis un grand péché.
Maintenant, je vais monter vers le Seigneur.
Peut-être obtiendrai-je la rémission de votre péché. »
Moïse retourna vers le Seigneur et lui dit :
« Hélas ! Ce peuple a commis un grand péché :
ils se sont fait des dieux en or.
    Ah, si tu voulais enlever leur péché !
Ou alors, efface-moi de ton livre,
celui que tu as écrit. »
    Le Seigneur répondit à Moïse :
« Celui que j’effacerai de mon livre,
c’est celui qui a péché contre moi.
    Va donc, conduis le peuple
vers le lieu que je t’ai indiqué,
et mon ange ira devant toi.
Le jour où j’interviendrai,
je les punirai de leur péché. »

            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 105 (106), 19-20, 21-22, 23)

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oubliaient le Dieu qui les sauvait,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 31-35)

En ce temps-là,
    Jésus proposa aux foules une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
à une graine de moutarde
qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
    C’est la plus petite de toutes les semences,
mais, quand elle a poussé,
elle dépasse les autres plantes potagères
et devient un arbre,
si bien que les oiseaux du ciel viennent
et font leurs nids dans ses branches. »
    Il leur dit une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
au levain qu’une femme a pris
et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »


    Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles,
et il ne leur disait rien sans parabole,
    accomplissant ainsi la parole du prophète :
J’ouvrirai la bouche pour des paraboles,
je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

 La vertu de la parole de Jésus est de renverser notre système de valeur. Notre façon de compter et de calculer usuelle nous éloigne souvent des réalités spirituelles. Pourtant notre vie quotidienne, la nature autour de nous, nous enseigne l'ordre des choses. Le levain fait lever l'ensemble de la pâte. Le plus petit grain donne la plus grande plante. Le plus grand est donc dans le plus petit, le tout dans la partie. Le Royaume dans notre monde. C'est cela le secret de la force irrépressible qui le fait grandir : il est là, présent mais caché, petitesse insoupçonnée mais grandeur infinie.

C'est en cela que l'urgence de notre conversion rejoint la nécessité de la contemplation. Le Royaume est au milieu de nous, mais il fait partie de ces « choses cachées dès l'origine » dont Jésus nous parle. Elles sont cachées et le resteront. Il nous faut chercher pourtant à les connaître. La croissance du Royaume est irrésistible et ses fruits abondants, mais il dépend de notre effort de le reconnaître qu'il se manifeste dans le champ de nos cœurs, dans la pâte de notre quotidien. Non pas en se dévoilant. Il est caché depuis les origines et Jésus lui-même ne peut en parler que par paraboles. Mais en invitant d'autres à s'étonner de cette merveille : comment d'une vie si humble et si insignifiante a-t-elle ébloui d'une si grande grâce ? Où ces gens qui se font appeler chrétiens, mais qui ne sont pas meilleurs que les autres, ont-ils appris à aimer jusqu'à se donner soi-même ?

La réponse apparaîtra, simple comme l'histoire d'un homme à ses semailles ou d'une femme à son pétrin. L'évangile, en accueillant les paraboles de Jésus au plus intime de nos cœurs, nous invite aujourd'hui à laisser nos vies devenir paraboles du Royaume pour nos frères.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 «Il ne leur disait rien sans employer de paraboles»

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente Jésus prêchant à ses disciples. Et il le fait de sa façon habituelle, à travers les paraboles, c'est-à-dire en employant des images simples et courantes pour expliquer les grands mystères cachés du Reine. De cette façon, tout le monde pouvait comprendre, depuis les gens avec un haut niveau d'éducation, jusqu'à ceux pour qui ce n'était pas le cas.

«Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde…» (Mt 13,31). Les graines de moutarde ne sont presque pas visibles. Elles sont très petites, mais si on les soigne bien et on les arrose… elles finissent par se transformer en un arbre immense. «Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine...» (Mt 13,33). La levure ne se voit pas, mais si elle n'y était pas, la pâte ne lèverait pas. La vie chrétienne, la vie de la grâce est similaire: elle ne se voit pas depuis l'extérieur, elle ne fait pas de bruit, mais… si on la laisse s'introduire dans notre cœur, la grâce divine fait fructifier la semence et convertit les personnes de pécheresses à saintes.

Cette grâce divine nous est donnée par la foi, à travers la prière, les sacrements et la charité. Mais cette vie de la grâce est tout d'abord un don qu'il faut attendre et souhaiter avec humilité. Un don que les sages et les connaisseurs de ce monde ne savent pas juger à sa juste valeur, mais que Dieu Notre Seigneur veut faire arriver aux humbles et aux plus simples.

Espérons que lorsque Dieu nous cherche, il puisse nous trouver, non pas dans le groupe des orgueilleux, mais bien des humbles, qui se reconnaissent faibles et pécheurs, mais reconnaissants et confiants en la bonté du Seigneur. De cette façon, la graine de moutarde se transformera en un arbre immense; de cette façon, la levure de la Parole de Dieu travaillera en nous les fruits de la vie éternelle. Car «plus le coeur s'abaisse par humilité, plus il s'élève vers la perfection» (Saint Augustin).

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca (Valldoreix, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Merci, Seigneur, pour ta présence dans ma vie. Pardon pour toute les fois où je t’ai offensé. S’il te plaît, aide-moi à laisser grandir ta grâce dans mon cœur.

Demande

Cultiver ma foi chaque jour pour qu’elle porte son fruit.

Points de réflexion

1. Merci. Pour pousser droit, l’on a besoin d’un tuteur. Une personne qui sait dire merci se fait plus facilement aider. Est-ce que je prends le temps régulièrement de remercier Dieu pour la foi reçue à mon baptême ? Pour les personnes qu’il a placées autour de moi ? Pour les talents qu’il m’a donnés ? Ai-je pris l’habitude de dire merci pour la moindre chose que d’autres font pour moi ?

2. Pardon. Pour pousser sans encombre, il faut vivre dans une ambiance de paix. Malheureusement ce n’est pas évident du tout. Il y a toujours mille et une raison de perdre patience, pour ce qui se passe dans le monde, pour telle ou telle personne qui est incorrecte avec nous. Parfois le plus difficile est d’être en paix envers nous-mêmes. Pour cela, il faut apprendre à pardonner, se pardonner et demander pardon. C’est un moyen infaillible pour retrouver la paix.

3. S’il te plaît. Enfin, nous avons besoin d’eau, besoin d’être alimentés par les grâces de Dieu. De temps en temps, on a l’impression que cela nous tombe du ciel. Mais le plus souvent, il faut faire quelque chose pour l’obtenir. Il y a deux moyens tout simples : prendre le temps de prier en demandant au Seigneur tout ce dont nous pensons avoir besoin. Il ne manquera pas de nous étonner. Et se nourrir des sacrements, principalement de l’Eucharistie et la confession.

Dialogue avec le Christ

Merci, pardon, s’il te plaît, Seigneur. Que ton Royaume grandisse au centre de ma vie.

Résolution

Chaque jour prendre un petit temps pour remercier le Seigneur, lui demander pardon et implorer sa grâce.

Frère Mario Salmon, LC

http://www.regnumchristi.fr



"De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple."

 

Saint Ignace était un homme tourmenté qui se posait beaucoup de questions. Dieu l’a guérit, il en a fait un maitre de discernement. Faites "tout, pour la plus grande gloire de Dieu !" disait-il. Saint Ignace de Loyola nous apprend le discernement pour aller, dans l’Esprit Saint, là où Jésus nous envoie. Hier, Jésus s’adressait à ses compagnons de table, invités comme lui chez un pharisien, et leur proposait la parabole des invités absents remplacés au dernier moment par les pauvres. Aujourd’hui Jésus s’adresse aux foules qui font route avec lui vers Jérusalem. A travers elles Jésus nous laisse des consignes, des renoncements auxquels se préparent ceux et celles qui veulent devenir ses disciples. Il nous faut replacer tous nos liens affectifs, quels qu’ils soient, dans l’Amour du Christ. Accepter de porter sa croix personnelle, c’est-à-dire le réel de sa vie, c’est être prêt à lâcher tout ce qui n’est pas dans l’Amour infini de Dieu. Nous sommes pour tous les messagers de Dieu, ses envoyés. Si son Amour est premier, pour que Jésus accomplisse son règne de paix et d’amour dans le monde. Ainsi, grâce à l’humilité, Dieu vient nous visiter et il nous donne dans cette liberté toute nouvelle qui vient de lui.

"Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple." Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever ! A la fin de sa vie, Ignace affirmait que c’est possible de discerner l’œuvre de Dieu à accomplir sans cesse. Cette grâce du discernement est le cadeau que Saint Ignace a fait à l’Église. L’Esprit Saint qui agissait en Jésus, agit dans son disciple. Nous pouvons faire la volonté de Dieu à chaque instant. Notre manière de rencontrer l’autre sera d’être attentif car il est porteur de la volonté de Dieu pour nous ! Nous percevons dans sa parole d’où elle vient, si elle nous conduit à Dieu. Ainsi Dieu pourra nous interpeller par une parole libre et libérante. Jésus ne cesse de renvoyer à un autre, à son Père. Se disposer ainsi à cet accueil tisse des relations nouvelles entre nous, des relations de liberté, des relations spirituelles. "Notre Seigneur, dit Saint Augustin, a été un modèle incomparable de patience : il a supporté un « démon » parmi ses disciples jusqu’à sa Passion. Il a dit : « Laissez pousser ensemble le blé et le bon grain jusqu’à la moisson, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé. » Il a prédit que le filet ramènerait sur le rivage, c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde, toutes sortes de poissons, bons et mauvais." Dieu invisible et inconnaissable peut être connu et annoncé avec certitude, c’est possible d’accomplir ce que Dieu voulait.

"Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. "Prenons garde de ne pas laisser entrer dans notre cœur des pensées présomptueuses, de chercher à nous séparer des pécheurs pour ne pas nous souiller à leur contact, de vouloir former comme un troupeau de disciples purs et saints," dit Saint Augustin. Dieu aime les pauvres, il aime en chacun de nous notre part de pauvreté. Nous ne sommes vraiment nous-mêmes que dans le Don de Dieu. Nous ouvrant à son amour divin, nous sommes aussi transformés. Cet amour donné et reçu nous unifie, il nous tourne vers les autres. Dans l’humilité Dieu veille, Il est là, il vit et il parle. La parabole de l’homme qui veut bâtir une tour, celle du roi qui veut partir en guerre, nous ramene à un bon sens terre à terre : « De la même façon, quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. » Le bon sens fait place à la folie des Béatitudes, à l’aventure de la foi. Aimer Dieu de toutes nos forces, devenir disciple de Jésus, c’est la seule urgence de notre vie.

 

Nous demandons à Jésus de nous donner la grâce du don de discernement et de la paix.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Le levain qui fait lever toute l'humanité

      Le Christ comparait tout à l'heure son royaume à une graine de moutarde ; il l'identifie maintenant à du levain. Il racontait que l'homme avait semé une petite graine et qu'il en était sorti un grand arbre ; à présent la femme enfouit une pincée de levain pour faire gonfler toute sa pâte. En vérité, comme dit l'apôtre Paul : « Dans le Seigneur, la femme ne va pas sans l'homme ni l'homme sans la femme » (1Co 11,11)... Dans ces paraboles, Adam, le premier homme, et Ève, la première femme, sont conduits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal à la saveur brûlante de cet arbre de moutarde de l'Évangile...

      Ève avait reçu du démon le levain de la mauvaise foi ; voici que cette femme reçoit de Dieu le levain de la foi... Ève, par le levain de la mort, avait gâté en la personne d'Adam toute la pâte du genre humain ; une autre femme renouvellera dans la personne du Christ, par le levain de la résurrection, toute la pâte humaine. Après Ève, qui a brassé le pain des gémissements et de la sueur (Gn 3,19), celle-ci cuira le pain de la vie et du salut. Après celle qui a été en Adam la mère de tous les morts, celle-ci sera dans le Christ la véritable « mère de tous les vivants » (Gn 3,20). Car si le Christ a voulu naître, c'est pour que dans cette humanité où Ève avait semé la mort, Marie ramène la vie. Marie nous offre la parfaite image de ce levain, elle nous en propose la parabole, quand en son sein elle reçoit du ciel le levain du Verbe, et le répand en son sein virginal sur la chair humaine, que dis-je ? sur une chair qui, en son sein virginal, est toute céleste et qu'elle fait ainsi lever.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org