Mardi 08 août 2017

Nous sommes dans la 18e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Dominique de Guzman, prêtre et fond. (1170-1221), Ste Bonifacia Rodriguez Castro, v. et fond. (1837-1905)


Lectures de la messe

Première lecture (Nb 12, 1-13)

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là,
    parce que Moïse avait épousé une femme éthiopienne,
sa sœur Miryam et son frère Aaron se mirent à le critiquer.
    Ils disaient :
« Le Seigneur parle-t-il uniquement par Moïse ?
Ne parle-t-il pas aussi par nous ? »
Le Seigneur entendit.
    – Or, Moïse était très humble,
l’homme le plus humble que la terre ait porté.
    Soudain, le Seigneur dit à Moïse, à Aaron et à Miryam :
« Sortez tous les trois pour aller à la tente de la Rencontre. »
Ils sortirent tous les trois.
    Le Seigneur descendit dans la colonne de nuée
et s’arrêta à l’entrée de la Tente.
Il appela Aaron et Miryam ;
tous deux s’avancèrent, et il leur dit :
    « Écoutez bien mes paroles :
Quand il y a parmi vous un prophète du Seigneur,
je me fais connaître à lui dans une vision,
je lui parle dans un songe.
    Il n’en est pas ainsi pour mon serviteur Moïse,
lui qui, dans toute ma maison, est digne de confiance :
    c’est de vive voix que je lui parle,
dans une vision claire et non pas en énigmes ;
ce qu’il regarde, c’est la forme même du Seigneur.
Pourquoi avez-vous osé critiquer mon serviteur Moïse ? »
    La colère du Seigneur s’enflamma contre eux,
puis il s’en alla.
    La nuée s’éloigna de la tente,
et voici : Miryam était couverte d’une lèpre
blanche comme de la neige.
Aaron se tourna vers elle, et voici qu’elle était lépreuse.
    Il dit alors à Moïse :
« Je t’en supplie, mon seigneur,
ne fais pas retomber sur nous ce péché
que nous avons eu la folie de commettre.
    Que Miryam ne soit pas comme l’enfant mort-né
dont la chair est à demi rongée
lorsqu’il sort du sein de sa mère ! »
    Moïse cria vers le Seigneur :
« Dieu, je t’en prie, guéris-la ! »


            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 22-36)

On peut choisir entre les deux textes suivants.

1. (à employer de préférence les années B et C)

Jésus avait nourri la foule dans le désert.
    Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive,
pendant qu’il renverrait les foules.
    Quand il les eut renvoyées,
il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul.
    La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
elle était battue par les vagues,
car le vent était contraire.


    Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
en marchant sur la mer.
    En le voyant marcher sur la mer,
les disciples furent bouleversés.
Ils dirent :
« C’est un fantôme. »
Pris de peur, ils se mirent à crier.
    Mais aussitôt Jésus leur parla :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
    Pierre prit alors la parole :
« Seigneur, si c’est bien toi,
ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
    Jésus lui dit :
« Viens ! »
Pierre descendit de la barque
et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
    Mais, voyant la force du vent, il eut peur
et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
« Seigneur, sauve-moi ! »
    Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
et lui dit :
« Homme de peu de foi,
pourquoi as-tu douté ? »
    Et quand ils furent montés dans la barque,
le vent tomba.
    Alors ceux qui étaient dans la barque
se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »


    Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
    Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ;
ils firent avertir toute la région,
et on lui amena tous les malades.
    Ils le suppliaient de leur laisser seulement
toucher la frange de son manteau,
et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

OU BIEN :

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 15, 1-2.10-14)

2. (pour l’année A, où l’évangile ci-dessus a été lu la veille)

En ce temps-là,
    des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem
s’approchent de Jésus et lui disent :
    « Pourquoi tes disciples transgressent-ils
la tradition des anciens ?
En effet, ils ne se lavent pas les mains
avant de manger. »
    Jésus appela la foule et lui dit :
« Écoutez et comprenez bien !
    Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche
qui rend l’homme impur ;
mais ce qui sort de la bouche,
voilà ce qui rend l’homme impur. »
    Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent :
« Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés
en entendant cette parole ? »
    Il répondit :
« Toute plante
que mon Père du ciel n’a pas plantée
sera arrachée.
    Laissez-les !
Ce sont des aveugles qui guident des aveugles.
Si un aveugle guide un aveugle,
tous les deux tomberont dans un trou. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Poussant toujours plus loin sa critique du formalisme religieux, Notre-Seigneur récuse implicitement la distinction entre aliments purs et impurs, puisque rien de « ce qui entre dans la bouche ne rend l’homme impur ». « Dieu a créé les aliments pour que les fidèles, eux qui connaissent pleinement la vérité, les prennent avec action de grâce », expliquera plus tard Saint Paul, qui ajoute : « car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n’est à rejeter si on le prend avec action de grâce. En effet, la parole de Dieu et la prière le sanctifient » (1 Tm 4, 3-5). Nous avons du mal à imaginer l’ampleur de la révolution religieuse provoquée par Jésus, et il n’a pas du être facile pour le pharisien Paul, disciple de Gamaliel, d’accéder à cette liberté, dont il deviendra le grand héraut. Dans la lettre aux Romains il généralise même cette position en affirmant : « Je le sais, j’en suis convaincu par le Seigneur Jésus : rien n’est impur en soi. Mais une chose est impure pour celui qui la considère comme telle » (Rm 14, 14).

 

Cette liberté nouvelle par rapport aux règles extérieures, se double cependant d’une exigence bien plus grande : « Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur ». Jésus précisera quelques versets plus loin ce qu’il entend par là : « Ce qui pénètre dans la bouche va dans le ventre pour être éliminé, tandis que ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur. Car c’est du cœur que proviennent les pensées mauvaises : meurtres, adultères, inconduite, vols, faux témoignages, diffamations. C’est tout cela qui rend l’homme impur ; mais manger sans se laver les mains ne rend pas l’homme impur » (Mt 15, 17-20). Nous voilà renvoyés à notre responsabilité personnelle face au péché, qui seul nous rend « impur » devant Dieu. Remarquons aussi que les péchés évoqués par Jésus renvoient tous à un manque de respect envers nos frères : il est clair que Notre-Seigneur veut nous libérer d’une religiosité formelle pour que nous puissions nous engager résolument sur le chemin concret de la charité fraternelle.

Les pharisiens ont du manifester ostensiblement leur réprobation par une attitude scandalisée, que les disciples, inquiets, rapportent à leur Maître. La réponse de Jésus est tranchante : « Il n’y a rien à attendre de ces pseudo-guides au cœur endurci. Ils n’appartiennent pas à la vigne du Père. Leur “tradition” n’impose que des préceptes humains sans valeur religieuse. Ce sont des aveugles entraînant d’autres aveugles à leur perte : “laissez-les dire” mais ne les écoutez pas. N’espérez pas le salut de l’observance de préceptes humains ; veillez plutôt à accueillir la miséricorde divine, et à coopérer généreusement à l’action de la grâce dans le beau combat de la charité ».

“Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit” (Ps 50). Purifie moi du pharisaïsme qui m’empêche de reconnaître mon péché et de recourir à ton pardon, dans l’illusion de pouvoir me sauver par mes œuvres. Veille sur mon cœur et mets une garde à mes lèvres, que je ne trahisse pas ton Evangile d’amour et de paix.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau»

Aujourd'hui, nous ne verrons pas Jésus entrain de dormir dans une barque pendant que cette dernière s'enfonce dans l'eau, ni calmer la tourmente avec une seule parole de réprimande, suscitant ainsi l'admiration des disciples (cf. Mt 8,22-23). Mais l'action d'aujourd'hui est aussi déconcertante: autant pour les premiers disciples que pour nous-même.

Jésus avait obligé les disciples à monter dans la barque et à se diriger vers l'autre rive; il s'était éloigné de tout le monde, après avoir donné à manger à une foule affamée et était demeuré seul dans la montagne, profondément plongé dans la prière (cf. Mt 14,22-23). Les disciples, sans le Maître, avançaient avec difficulté. Ce fut alors lorsque Jésus s'approcha à la barque en marchant sur les eaux.

Comme il est propre des personnes normales et saines d'esprit, les disciples s'effrayèrent à le voir: les hommes ne marchent généralement pas sur l'eau et donc, ils devaient être entrain de voir un fantôme. Mais ils se trompaient: il ne s'agissait pas d'une illusion, mais bien du Seigneur Lui-même, qui les invitaient —comme en tant d'autres occasions— à ne pas avec peur et à Lui faire confiance pour leur révéler la foi. Cette foi s'exigea tout d'abord de Pierre, qui dit alors: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau» (Mt 14,28). Avec cette réponse, Pierre démontre que la foi consiste en l'obéissance à la parole du Christ: il ne dit pas “fait que je puisse marcher sur les eaux”, mais il voulait faire ce que le Seigneur lui-même lui ordonne pour pouvoir croire en la véracité des paroles du Maître.

Ses doutes le firent chanceler dans la foi naissante, mais permirent la confession des autres disciples, lorsqu'en présence du Maître: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (Mt 14,33). «Le groupe de ceux qui étaient déjà apôtres, mais qui ne croyaient toujours pas, lorsqu'ils virent que les eaux bougeaient sous les pieds du Seigneur et que malgré les mouvements agités des vagues, les pas du Seigneurs étaient certains, (…) crurent alors que Jésus était le véritable Fils de Dieu, le reconnaissant comme tel» (Saint Ambroise).

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

 http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Ô Jésus, je crois que tu donnes le pouvoir de devenir enfants de Dieu à ceux qui te reçoivent, eux qui croient en ton nom. Même si tu confonds souvent mes raisonnements habituels, je reconnais et confesse que tu es le Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité ! Alors j’accepte ma naissance de Dieu par les eaux purificatrices de votre Esprit ! Tu as les paroles de vie éternelle qui donnent connaissance de ton Père, notre Père. Néanmoins, tu dois me laver pour que je puisse avoir part avec toi ; que je sois fécondé par le Père, habité par votre Sainte Trinité. Ainsi, la vie chrétienne devient lumière et règle de vie pour nos frères !

Demande

Purifie-moi, ô Christ, avec ta Parole qui entre et sort de moi !

Points de réflexion

1. « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. »
L’expérience humaine constate que souvent une nourriture pourrie, ou l’infection introduite par voie orale, peut nuire à la santé de l’homme, causer une maladie, même risquer sa mort. Il est difficile alors de croire que Jésus voudra y critiquer l’hygiène culinaire. Jésus ne prétend pas non plus tomber dans l’hypocrisie, en se rendant impur par l’enseignement qui sort de sa bouche ! Tout au contraire, il a les paroles de vie éternelle. Celui qui parle est le Pain de Vie qui voudra se donner en nourriture pour que l’homme puisse être purifié par son assimilation, en voyant Dieu par lui, avec lui, et en lui.
Tout de même, Jésus voudra faire sortir la profession de foi de la bouche de chaque personne croyante, non pas pour la rendre impure, mais pure, comme saint Paul l’enseigne : « En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. » (Rm 10, 9-10) Jésus est donc vrai homme qui parle à des vrais hommes, mais pas d’une façon humaine. Le Verbe-fait-chair suscite la méditation avec son langage spirituel, sa sagesse qui dépasse la raison humaine, trop faible quand elle est laissée seule à ses ténèbres.

2. « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? »
Si Jésus risque d’être jugé « hypocrite » par son auditoire pharisaïque quand son langage spirituel pourra donner l’apparence de se contredire, ce n’est qu’en fait la révélation de leur propre hypocrisie et infidélité. Ils sont trop prêts à se laver les mains avant un repas quand ils sont rebelles devant la purification de l’homme entier par le baptême ; trop adeptes à remarquer la « faute » de celui qui n’observe pas leur tradition de réglementation qui emprisonnerait une conduite libre de faire le bien spontanément : ils ne confessent pas leur manque de respect et confiance dans la sagesse du Messie qui est le médecin venu guérir les pécheurs par la justification de la foi, suite à leur conversion de vie.

3. « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »
Ce n’est donc pas une question de savoir si Jésus est « sauvé » de l’impureté : il est le Sauveur qui appelle à la conversion ; tellement pur, il sera même « identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu » (2 Cor 5, 21), « Celui qui n’a pas connu le péché », en consommant toutes nos histoires sur le Calvaire, avec des eaux vives jaillissantes de son Sacré-Cœur, en nous rendant le fruit de son Eucharistie au Père, de l’arbre de la Croix. L’hypocrisie des pharisiens se trouve dans le fait qu’il est impossible d’éviter des actes de foi, soit aveugles, soit lucides : la foule doit choisir, soit de les croire, soit de croire Jésus. « Lui nous a rendus capables d’être les ministres d’une Alliance nouvelle, fondée non pas sur la lettre mais dans l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie » (2 Cor 3, 6), dit encore saint Paul. Néanmoins, nous sommes dans la foule, et Jésus nous appelle « aveugles » parce que nous avons encore le choix de suivre les « guides aveugles » de ce monde, ou bien d’adopter l’exemple de celui qui est la Résurrection et la Vie ; de tomber avec eux dans un trou, ou bien de sortir du tombeau avec le Ressuscité, en ayant accepté d’être fécondé avec lui, en convainquant le monde de son péché par un tel signe de contradiction : le Soleil de Justice qui brille dans un libre don de l’Esprit devant chaque contrainte, malgré l’éclipse ténébreuse des injustices et des esclavages humains à dissiper à chaque tour.

Dialogue avec le Christ

Purifie-moi, ô Christ, avec ta Parole qui entre et sort de moi ! Libère-moi de la crainte d’être un signe de contradiction, de convaincre le monde de son péché, si ce que je fais n’est que de vivre dans la liberté des enfants de Dieu, en choisissant toujours le bien selon ton exemple, sans la peur d’être contaminé par le monde qui m’entoure, comme saint Paul confirme : « Tout est pur pour les purs ; mais pour ceux qui sont souillés et qui refusent de croire, rien n’est pur : leur intelligence, aussi bien que leur conscience, est souillée. » (Tt 1, 15)

Résolution

La prochaine fois que je participerai à la sainte Eucharistie, être plus conscient du rite pénitentiel, de la Liturgie de la Parole et des exclamations de foi, c’est-à-dire tout ce qui précèdent la sainte communion et l’envoi de la messe pour vivre la charité dans le monde.

Père Shane Lambert, LC

http://www.regnumchristi.fr



 Alors des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. »

La tradition nous est donnée pour transmettre l’amour de Dieu à l’humanité. Nous regardons ou se trouve notre cœur, il nous dit là où est notre intérêt. Le cœur qui n’a de souci que pour ses intérêts dans ce monde, utilise le commandement de Dieu pour en faire des préceptes humains qui justifieront sa manière d’agir. Il y a un danger de transformer les commandements divins en préceptes humains. L’esprit de Dieu sait ou est le mensonge et dans la lumière de Jésus, il démasque l’erreur. L’esprit faux dévie le commandement de Dieu dans son intérêt en demeurant convaincu d’être dans le vrai. C’est son cœur qui est loin de Dieu. Jésus est là et il veut que nous agissions revêtu de sa façon d’être, et de sa manière d’agir. C’est le Saint Esprit qui va nous donner d’agir comme le Christ. Jésus agit à condition que véritablement, nous croyons en lui.

"Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » Jésus nous enseigne à comprendre ce qui fausse l’esprit humain quand il transforme le commandement de Dieu en précepte humain inutile. Ce qui rend l’homme impur à l’union à Dieu, ce qui rend l’homme aveugle à reconnaître celui qui est l’Époux de la noce éternelle, c’est ce qu’il y a dans le cœur. Grandir dans l’union à l’union, c’est demeurer dans son Amour. Là où est notre trésor, là aussi sera notre cœur. L’esprit humain qui laisse les soucis de ce monde envahir son cœur n’arrive plus à voir ou sont les vraies richesses. ‘Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur. Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur.’ Ce qui sort de la bouche vient du cœur. Qu’y a-t-il dans le cœur de ceux qui jugent de l’extérieur celui qui ne se lave pas les mains ? Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. L’homme bon, dans son trésor qui est bon, prend des choses bonnes ; l’homme mauvais, dans son trésor qui est mauvais, prend des choses mauvaises.

Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. » Les disciples entendent la réaction des pharisiens contre Jésus. Ils comprennent le complot qui se trame contre lui. La parole de Jésus dévoile ce que les pharisiens et les scribes venus de Jérusalem ont dans le cœur. Toute plante qui vient du père du mensonge sera arrachée, car elle ne peut être dans le Royaume des cieux. C’est le feu de l’amour de la croix qui nous sauve et nous purifie. Jésus se livre pour nous purifier du dedans et nous donner un cœur nouveau et un esprit nouveau. Les pharisiens ne voient pas que leurs préceptes les mènent paître au cimetière, là où ils tomberont dans le trou du fossoyeur sans pouvoir emporter leurs richesses et leurs prestiges. Les disciples passent du trouble et de la peur à l’admiration de Jésus. La surprise, l’étonnement, l’émerveillement conduit à un changement radical de situation. Quand nous sentons la terre se dérober sous nos pas, nous n’oublions pas que Jésus est proche de nous, par la foi. Jésus est présent de manière toute cachée, toute invisible.

Nous demandons la grâce de nous situer dans la confiance à celui dont nous dépendons totalement, Dieu qui prend véritablement soin de nous.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


« Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables. Et tes traces nul ne les connut » (Ps 76,20)

      Dieu est partout, tout entier, sans limites. Partout il est proche, selon le témoignage qu'il donne de lui-même : « Je suis un Dieu proche, et non un Dieu lointain » (Jr 23,23). Le Dieu que nous cherchons ne demeure donc pas loin de nous ; nous l'avons parmi nous. Il habite en nous comme l'âme dans le corps, si du moins nous sommes pour lui des membres sains que le péché n'a pas tués (cf 1Co 6,15)… À cette condition, il habite vraiment en nous, lui qui a dit : « J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux » (Lv 26,11s; 2Co 6,16). S'il nous fait la grâce d'habiter en nous, nous sommes véritablement vivifiés par lui, comme ses membres vivants. « En lui, dit l'apôtre Paul, nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28).

      Mais qui pourra suivre le Très-Haut jusqu'en son être inexprimable et incompréhensible ? Qui scrutera les profondeurs de Dieu ? Qui tentera de rechercher l'origine éternelle de l'univers ? Qui se glorifiera de connaître le Dieu infini qui emplit tout et enveloppe tout, pénètre tout et dépasse tout, embrasse tout et se dérobe à tout, « lui que personne n'a jamais vu » (Jn 1,18) tel qu'il est ? Que personne n'ait donc la présomption de sonder la profondeur impénétrable de Dieu, le quoi, le comment, le pourquoi de son être. Cela ne peut être ni exprimé, ni scruté, ni pénétré. Crois simplement mais avec force que Dieu est et qu'il sera toujours tel qu'il a été, car Dieu est sans changement.

Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instructions spirituelles 1, La foi, 3-5 (trad. Orval rev. ; cf bréviaire 7e vendr.)

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org