Lundi 18 septembre 2017

Nous sommes dans la 24e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Richarde, impératrice et fond. d’Andlau († v. 895), St Giuseppe de Copertino, prêtre o.f.m. conv.


Lectures de la messe

Première lecture (1 Tm 2, 1-8)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    j’encourage, avant tout,
à faire des demandes, des prières,
des intercessions et des actions de grâce
pour tous les hommes,
    pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,
afin que nous puissions mener notre vie
dans la tranquillité et le calme,
en toute piété et dignité.
    Cette prière est bonne et agréable
à Dieu notre Sauveur,
    car il veut que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.
    En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,
il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :
un homme, le Christ Jésus,
    qui s’est donné lui-même
en rançon pour tous.
Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,
    pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre
– je dis vrai, je ne mens pas –
moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.
    Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient
en élevant les mains,
saintement, sans colère ni dispute.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 27 (28), 1ab.2, 7, 8-9)

Seigneur, mon rocher, c’est toi que j’appelle :
ne reste pas sans me répondre,
Entends la voix de ma prière quand je crie vers toi,
quand j’élève les mains vers le Saint des Saints !

Le Seigneur est ma force et mon rempart ;
à lui, mon cœur fait confiance :
il m’a guéri, ma chair a refleuri,
mes chants lui rendent grâce.

Le Seigneur est la force de son peuple,
le refuge et le salut de son messie.
Sauve ton peuple, bénis ton héritage,
veille sur lui, porte-le toujours.

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 7, 1-10)

En ce temps-là,
    lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles,
il entra dans Capharnaüm.
    Il y avait un centurion
dont un esclave était malade et sur le point de mourir ;
or le centurion tenait beaucoup à lui.
    Ayant entendu parler de Jésus,
il lui envoya des notables juifs
pour lui demander de venir sauver son esclave.
    Arrivés près de Jésus,
ceux-ci le suppliaient instamment :
« Il mérite que tu lui accordes cela.
    Il aime notre nation :
c’est lui qui nous a construit la synagogue. »
    Jésus était en route avec eux,
et déjà il n’était plus loin de la maison,
quand le centurion envoya des amis lui dire :
« Seigneur, ne prends pas cette peine,
car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
    C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même,
à venir te trouver.
Mais dis une parole,
et que mon serviteur soit guéri !
    Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité,
mais j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient ;
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    Entendant cela,
Jésus fut en admiration devant lui.
Il se retourna et dit à la foule qui le suivait :

« Je vous le déclare,
même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »

    Revenus à la maison,
les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

La rencontre entre le centurion romain et Jésus se déroule dans un cadre très particulier, puisque les deux ne se voient pas. Et pourtant, l’échange est plus profond et plus fécond pour le centurion, que pour tous ceux qui entourent Jésus, qui le voient, qui le touchent et qui l’écoutent. On peut dire que l’expérience que fait le centurion de Jésus Christ est spirituelle : il aura su que Jésus allait passer ; il a cru aux témoignages sur la grandeur de sa personnalité, sur la profondeur de sa doctrine et sur les miracles. Mais surtout, le centurion était mû par une urgence : la maladie d’un esclave, qui lui était cher et qu’il aimait.

Notre rencontre avec le Christ, 2000 ans plus tard, sera tout aussi spirituelle et tout aussi féconde, dans la mesure où nous croyons au témoignage et en ses œuvres. Ses œuvres, aujourd’hui, ne sont pas de l’ordre de l’autosuggestion, comme ne l’étaient pas les miracles d’antan. Aujourd’hui elles s’expriment par les sept sacrements, dont la Réconciliation et l’Eucharistie sont les sacrements de la guérison et de la croissance spirituelles. Tandis que la communion peut être vécue comme le contact direct de la foule, le recours au sacrement de la miséricorde et l’adoration eucharistique expriment la démarche du centurion romain : "je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit".

La foi du centurion n’est pas celle d’un esprit qui veut mettre à l’épreuve le témoignage, la révélation, ou Jésus lui-même, selon la formule : "montre moi un signe, et je croirai". Sa réponse de foi est : "dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri". Un mot, une Parole du Verbe de Dieu - voilà ce qui apporte le salut. Dieu est fidèle à sa Parole, et cette Parole s’appelle Jésus. Le centurion n’en a pas le moindre doute.

Tout en n’étant pas allé lui-même voir Jésus, par pudeur, il vit en communion avec lui par l’expérience de l’obéissance : "Moi qui suis un subalterne, j’ai des soldats sous mes ordres..." Il sait que la Parole qui vient d’en haut s’accomplit, comme disait Isaïe (55, 11). Croire en la Parole veut dire aussi la scruter, la méditer, la mâcher. Ecouter, chercher à connaître est le préambule de la foi et de l’accueil du Christ dans notre vie. Cela montre quelle est ma préférence, quelles sont mes options, en quoi je mets ma confiance.

La foi du centurion va bien au-delà de l’appartenance sociale, culturelle et même religieuse. Tout d’abord, la dimension sociale était pour lui de valeur secondaire, puisque, en tant que représentant de la puissance coloniale, il s’était montré indulgent avec les Juifs en leur construisant une synagogue, au lieu d’aplatir l’habitant par son pouvoir ; il aimait son esclave et croyait en ce Jésus, dont il avait entendu parler. Ensuite, il s’est avéré bien plus disposé à accueillir Jésus, alors qu’il était un "impur". Et à la fin, l’œuvre de Jésus, le miracle, s’est accomplie chez lui.

Cela nous apprend que ce qui rend pur dans la nouvelle alliance établie par Jésus est la foi amoureuse en Dieu et l’obéissance loyale à sa Parole. Tous ceux qui croiront de cette manière, formeront la communauté, qui aujourd’hui s’appelle Eglise (les "rassemblés" par le Christ) qui accueille l’œuvre de Jésus sous son toit. Purifiée des critères de classification socio-politique, culturelle ou raciale, l’Eglise devient une antichambre du Ciel, où pourra s’établir une authentique communion de vie avec le Christ. Toute personne, purifiée de son péché par la confession, pourra entrer dans cette pleine communion par le sacrifice eucharistique et disposer un ciel spirituel en son âme (la "vie de grâce"), pour recevoir le Seigneur au banquet éternel, répété en sa mémoire.

Purifie-moi de toute désobéissance et du manque de foi en Ta Parole. Inonde mon âme de ta lumière, afin que rien de me fasse plus douter de la fidélité de Tes desseins ; donne-moi la force de répondre à Ton appel, qui résonne doucement dans ma conscience.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!»

Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une question intéressante. Pourquoi le centurion de l'Évangile n'alla-t-il pas trouver personnellement Jésus, mais envoya en ambassade quelques notables juifs, pour qu'ils Lui demandent de venir guérir son serviteur? Le centurion lui-même répond à notre place dans le passage évangélique: «Seigneur, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Lc 7,7).

Ce centurion avait la vertu de foi, qui croyait que Jésus pourrait opérer le miracle —s'il le souhaitait— par le seul effet de sa divine volonté. Sa foi lui faisait croire que, quelque soit l'endroit où Jésus se trouvât, il serait capable de guérir le serviteur malade. Ce centurion était très convaincu de ce qu'aucune distance ne pouvait empêcher ou arrêter Jésus-Christ, s'il voulait mener à bien son œuvre de salut.

Nous aussi, nous sommes appelés à avoir la même foi dans nos vies. Parfois, nous pouvons être tentés de croire que Jésus est loin et qu'il n'écoute pas nos prières. Mais la foi éclaire nos esprits et nos cœurs en nous faisant croire que Jésus est toujours proche pour nous aider. De fait, la présence salvifique de Jésus dans l'Eucharistie doit nous rappeler en permanence que Jésus est toujours proche. Saint Augustin, avec les yeux de la foi, croyait en cette réalité: «Ce que nous voyons, c'est le pain et le calice; c'est là ce que tes yeux te disent. Mais ce que ta foi t'oblige à accepter, c'est que le pain est le Corps de Jésus-Christ et que dans le calice se trouve le Sang de Jésus-Christ».

La foi illumine nos esprits pour nous faire voir la présence de Jésus au milieu de nous. Et, comme le centurion, nous dirons: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Lc 7,6). Lorsque nous nous humilions devant notre Seigneur et Sauveur, Il vient et s'approche pour nous guérir. Nous laissons ainsi Jésus pénétrer notre esprit, entrer dans notre maison, pour guérir et fortifier notre foi et nous amener jusqu'à la vie éternelle.

Abbé John A. SISTARE (Cumberland, Rhode Island, Etats-Unis)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Ô Père, mon Créateur et mon Rédempteur, je crois en toi, je crois que tout me vient de toi, que tu m’as créé, appelé à l’existence. Je crois que tu m’as racheté du péché, alors que j’avais choisi de suivre le chemin du péché et de me faire esclave du péché. Seigneur, de toi dépend ma vie, pour cela je veux m’abandonner en toi, en tes bras aimants de Père.

Demande

Seigneur, je crois en toi, viens en aide à mon incroyance !

Points de réflexion

1. « Il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. »
Retenons un instant notre regard sur la foi du centurion romain. Ce n’est pas la foi de quelqu’un qui a de belles espérances (« je crois qu’il fera beau demain »), ou la foi d’un niais ou crédule. Non, bien au contraire, tout dans sa démarche montre un homme qui n’a pas peur de déranger du monde, de se mettre dans le ridicule devant le reste de sa famille (« toi qui es romain, tu fais appel à un juif pour guérir ton esclave ! tu ne sais même pas qui est cet homme ». « Et si cela ne ‘’marchait” pas ? » a-t-il dû se dire), parce qu’il sait que ce Jésus de Nazareth est le seul Dieu. C’est là où la foi devient plus forte que tout autre savoir. Sans la foi, nous ne pourrions jamais savoir que Jésus est présent dans l’Eucharistie. Seule la foi peut nous le révéler. Et alors nous avons une certitude que nulle science ne pourra jamais nous donner. Seigneur, donne-moi de croire en toi comme le centurion a cru en toi.

2. « Il aime notre nation, c’est lui qui nous a construit notre synagogue. »
Nous ne pouvons voir en ce centurion qu’un homme profondément religieux, qui cherche la vérité sur le monde et sur l’homme dans sa vie, et qui pour cela reste ouvert à trouver cette vérité même hors des dieux romains. Sommes-nous prêts à chercher la vérité hors de notre propre petite vérité, dans le Christ qui est la vérité ?

3. « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »
Le centurion romain a entendu parler de Jésus et a su reconnaître en lui non pas seulement un prestidigitateur ou un médecin incroyable, mais bien plutôt le Dieu unique, Créateur de l’univers. D’où son humilité. Il ne se sent pas digne de paraître en sa présence. Il reste en respect plein de révérence face à la divinité de Jésus (il envoie les anciens des Juifs pour lui parler) et face à la simplicité d’un Dieu qui vit parmi les hommes. Mais cette humilité s’ajoute à sa conscience de n’être qu’une créature, mais une créature qui finalement a rencontré son Créateur : « Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Il sait que celui qui a tout créé peut tout, et que de la même manière que ses subordonnés lui obéissent, ainsi même Dieu dispose de ses créatures, et de la maladie entre autres, à sa convenance.
La foi est comme une graine de moutarde a dit Jésus, la plus petite des semences, mais elle devient un grand arbre. De même il nous faut reconnaître dans l’humilité notre petitesse et notre condition de créature, savoir nous abandonner dans la liberté dans les mains de Dieu notre Créateur, et alors nous ferons de grandes choses.

Dialogue avec le Christ

Avec Charles de Foucault, abandonnons-nous dans les mains de Dieu, dans la foi qu’il est notre Créateur et que de lui dépend notre bonheur : « Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. »

Résolution

Poser consciemment un acte de générosité (par exemple de mon temps ou de mes talents, en étant disponible pour les autres, ou en sachant garder mon calme et ma patience) afin de dire à Jésus que je choisis de le suivre lui et non de me suivre moi-même.

Frère Loïc Chabut, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm."

Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Le centurion de l’armée romaine n’est pas de la communauté des Juifs, mais il s’adresse à Jésus pour son esclave. Nous entrons là dans l’amour de Dieu, dans la compréhension que toute personne humaine a de Dieu. Cette Parole nous manifeste que Jésus venu pour sauver toute l’humanité. Il n’est pas venu seulement pour le peuple juif, pour les religieux, il est le Seigneur de toute personne vivant en ce monde. Aussi toute personne éclairée par sa conscience peut se tourner vers Dieu et obtenir de Lui le salut. "Je n’ai pas trouvé un telle foi en Israël," dit Jésus à son propos. Cet homme bon envoie des juifs religieux qui sont en lien avec Jésus.

« Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » L’Église a si bien compris cette parole qu’elle la reprend avant la communion eucharistique : "Seigneur, je ne suis pas digne qui tu viennes chez moi, mais dis seulement une parole et je serai guéri." Nous retrouvons cette foi dans la puissance de Jésus qui vient nous sauver. Devant la maladie, la souffrance, la mort, ce cri de confiance vers Jésus peut nous sauver. Cet homme a une telle foi en Jésus, il a le sens que Dieu agit dans son serviteur. Il a entendu parler de Lui et il croit. "Je ne me suis même pas senti digne d’aller te voir," lui fait-il dire. Le cœur paisible, il envoie ceux qui pour lui sont religieux. Nous avons quelquefois ces témoignages : "Vous allez à la messe, priez pour moi, je ne me sens pas apte à aller vers Dieu, mais je compte sur votre prière." Cette ouverture est étonnante comme chemin vers Dieu. "Il mérite que tu lui accordes cette guérison, Il aime notre nation, c’est lui qui a construit notre synagogue." Combien de témoignages semblables avons-nous dans nos villages et nos familles : "Il ne vient pas à la messe, à l’église, mais c’est un homme bon. »

« Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé. Nous sommes consacrés à Dieu par notre baptême et nous intervenons au nom de l’humanité : « Écoute la prière que je fais mon Dieu, tu es mon rempart, tu m’as guéri, mon cœur te rend grâce. » Nous savons combien le monde est en conflit, en danger d’explosion. Chacun de nous élève les mains avec confiance demandant à Dieu qu’il fasse œuvre de guérison et d’amour. La prière que nous faisons avec une foi confiante est écoutée par Dieu.

Nous demandons la grâce d’une prière fervente.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Seigneur, je ne suis pas digne »

      Dans la lecture de l'évangile, nous avons entendu Jésus louer notre foi, jointe à l'humilité. Quand il a promis d'aller dans sa demeure guérir le serviteur du centurion, celui-ci a répondu : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ». En se disant indigne, il se montre digne – digne non seulement que le Christ entre dans sa maison, mais aussi dans son cœur...

      Car ce n'aurait pas été pour lui un grand bonheur si le Seigneur Jésus était entré dans sa maison sans être dans son cœur. En effet le Christ, Maître en humilité par son exemple et ses paroles, s'est assis à table dans la demeure d'un pharisien orgueilleux, nommé Simon (Lc 7,36s). Mais bien qu'il ait été à sa table, il n'était pas dans son cœur : là, « le Fils de l'Homme n'avait pas où reposer sa tête » (Lc 9,58). Au contraire, ici il n'entre pas dans la maison du centurion, mais il possède son cœur...

      C'est donc la foi jointe à l'humilité que le Seigneur loue chez ce centurion. Quand celui-ci dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », le Seigneur répond : « En vérité, je vous le dis, je n'ai pas trouvé une telle foi en Israël »... Le Seigneur était venu au peuple d'Israël selon la chair, pour chercher d'abord dans ce peuple sa brebis perdue (cf Lc 15,4)... Nous autres, en tant qu'hommes, nous ne pouvons pas mesurer la foi des hommes. C'est celui qui voit le fond des cœurs, celui que personne ne trompe, qui a témoigné de ce qu'était le cœur de cet homme, entendant sa parole pleine d'humilité et lui donnant en retour une parole qui guérit.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 62 (trad. Brésard, 2000 ans C , p.80 rev.)

http://levangileauquotidien.org






 

Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org