Évangile et Homélie du samedi 30 Sept 2017...Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée!


 


Samedi 30 septembre 2017

Nous sommes dans la 25e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Jérôme, prêtre et docteur de l’Église († v. 420), St Francisco de Borja, général de la s.j. (1510-1572)


Lectures de la messe

Première lecture (Za 2, 5-9.14-15a)

Lecture du livre de Zacharie le prophète

Moi, Zacharie,
    je levai les yeux et voici ce que j’ai vu :
un homme qui tenait à la main une chaîne d’arpenteur.
    Je lui demandai :
« Où vas-tu ? »
Il me répondit :
« Je vais mesurer Jérusalem,
pour voir quelle est sa largeur
et quelle est sa longueur. »
    L’ange qui me parlait était en train de sortir,
lorsqu’un autre ange sortit le rejoindre
    et lui dit :
Cours, et dis à ce jeune homme :
Jérusalem doit rester une ville ouverte,
à cause de la quantité d’hommes et de bétail
qui la peupleront.
    Quant à moi, je serai pour elle
– oracle du Seigneur –
une muraille de feu qui l’entoure,
et je serai sa gloire au milieu d’elle.
    Chante et réjouis-toi, fille de Sion ;
voici que je viens, j’habiterai au milieu de toi
– oracle du Seigneur.
    Ce jour-là, des nations nombreuses
s’attacheront au Seigneur ;
elles seront pour moi un peuple,
et j’habiterai au milieu de toi.
Alors tu sauras que le Seigneur de l’univers
m’a envoyé vers toi.


            – Parole du Seigneur.

Psaume Jr 31, 10, 11-12ab, 13)

Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
Annoncez dans les îles lointaines :
« Celui qui dispersa Israël le rassemble,
il le garde, comme un berger son troupeau.

« Le Seigneur a libéré Jacob,
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

« La jeune fille se réjouit, elle danse ;
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
Je change leur deuil en joie,
les réjouis, les console après la peine. »

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 43b-45)

En ce temps-là,
    comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
    « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Rebondissant sur la confession de foi de Saint Pierre, Jésus avait essayé une première fois d’annoncer sa Passion désormais proche ; mais en vain : le premier des Apôtres n’avait pas pu entendre cette prophétie qui n’entrait pas dans ses vues sur les conditions de l’avènement du Règne de son Maître. Entre la première et la seconde annonce que nous venons d’entendre, se situent la Transfiguration et la libération-guérison d’un enfant possédé. D’une part une confirmation par le Père de l’identité profonde de Jésus : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai élu, écoutez-le » (9, 36) ; de l’autre une guérison suivie d’un geste symbolique : « Jésus menaça l’esprit impur, il guérit l’enfant et le remit à son père » (9, 43).

 

L’inclusion de ces épisodes entre les deux annonces de la Passion du Fils de l’homme, nous invite à établir un lien étroit entre les événements relatés et la Pâque de Notre-Seigneur : par sa Passion victorieuse, Jésus va nous arracher à l’emprise de l’ennemi qui nous tient en son pouvoir, et nous remettre à son Père afin qu’il soit aussi notre Père.Dieu désire faire de nous ses enfants : tel est le cœur de la Bonne Nouvelle ; et c’est pour réaliser ce dessein de salut qu’il a envoyé son Fils unique, car lui seul est « digne de prendre le livre et d’en ouvrir le sceau » (Ap 5, 2). Or, comment a-t-il « remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David » (Ap 5, 5) ? Ni par puissance, ni par force, mais par la folie de la Croix (1 Co 1,18). C’est par son immolation que l’Agneau triomphe ; c’est par l’effusion de son sang qu’il « rachète pour Dieu des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation » (Ap 5, 9).

Voilà ce que nous avons « à bien nous mettre en tête nous aussi : le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes » pour triompher de la violence aveugle par sa patience et sa douceur ; pour tuer la haine par le glaive de l’amour et de la miséricorde. Si nous voulons travailler et nous mettre en peine avec Jésus pour le salut du monde, il nous faut réentendre ce qu’il vient de dire à ses proches quelques versets plus haut : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive » (Lc 9, 23).  « Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux ». Ils ne pouvaient pas envisager que le Messie se fasse proche de l’homme au point de s’en rendre solidaire dans la souffrance et la mort. Le pouvons-nous davantage de nos jours ? Un Dieu qui s’humilie à ce point entre-t-il dans nos vues sur ce que devrait être sa toute-puissance ? Pourtant que vaudrait pour nous l’amour de Dieu s’il était incapable de nous arracher à la tombe ? Et comment nous en arracherait-il sans y descendre ? Certes nous pouvons adhérer rationnellement à cette explication ; et néanmoins, nous aussi, « nous avons peur d’interroger le Maître sur ces paroles » concernant sa Passion, tant elles heurtent notre a priori et révèlent notre peur de la souffrance.

 

Puisse la Parole de Dieu triompher de nos résistances et nous donner l’audace de l’espérance afin de pouvoir discerner, au cœur des épreuves et des contradictions qui nous accablent, l’aube du jour de Dieu qui s’annonce. Jour de joie et de victoire pour ceux qui se seront engagés de tout leur cœur dans le combat de l’amour contre la haine, du pardon contre la rancœur, de la réconciliation contre la discorde, fusse au prix de leur propre vie : « Qui veut sauver sa vie la perdra ; mais qui perd sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 24).

 

Seigneur, Père Saint, toi seul peut nous révéler l’insondable mystère de la Rédemption et nous faire pressentir dans la folie de la Croix de ton Fils, la révélation de son Amour miséricordieux. Envoie sur nous l’Esprit de vérité, car sans lui, nous sommes aussi démunis que les Apôtres et nous ne comprenons pas davantage qu’eux les Paroles de Jésus. Que le Paraclet nous conduise à la vérité toute entière en dévoilant pour nous le sens caché des Ecritures. Nous t’en prions, Père : plonge-nous dans le Feu de Pentecôte, car comment pourrions-nous témoigner au cœur du monde de la victoire du Ressuscité, si nous ne vivons pas de sa vie ?

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes»

Aujourd'hui, après plus de deux mille ans, l'annonce de la passion de Jésus continue de nous provoquer. Que l'Auteur de la Vie annonce qu'Il sera livré entre les mains de ceux-là même pour qui Il est venu tout donner, voilà qui est clairement provocateur. L'on pourrait dire: ce n'était pas nécessaire, c'était exagéré. Nous négligeons toujours le poids qui accable le cœur du Christ, notre péché, le plus radical des maux, la cause et l'effet de ce que nous nous mettons à la place de Dieu. Plus encore, de ce que nous ne nous laissons pas aimer par Dieu et nous efforçons de demeurer dans nos courtes vues et l'immédiateté de notre présent. Il nous est aussi nécessaire de nous reconnaître pécheurs que d'admettre que Dieu nous aime dans son Fils Jésus-Christ. En fin de compte, nous sommes comme les disciples, qui «ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet» (Lc 9,45).

Disons-le avec une image: au Ciel, nous pourrons trouver tous les vices et tous les péchés sauf l'orgueil, car l'orgueilleux ne reconnaît jamais ses fautes et ne se laisse pas pardonner par un Dieu qui aime au point de mourir pour nous. Dans l'enfer, nous pourrons trouver toutes les vertus, moins l'humilité, car la personne humble se connaît vraiment et sait très bien que, sans la grâce de Dieu, elle ne peut pas ne pas L'offenser, ni correspondre à sa Bonté.

L'une des clés de la sagesse chrétienne est de reconnaître la grandeur et l'immensité de l'Amour de Dieu, tout en admettant notre petitesse et la vilénie de notre péché. Que nous sommes lents à comprendre! Le jour où nous découvrirons que l'Amour de Dieu nous était si proche, nous dirons comme saint Augustin, avec des larmes d’Amour: «Je t'ai aimé bien tard, mon Dieu!». Ce jour pourrait être aujourd'hui. Ce jour peut être aujourd'hui. Pourquoi pas?

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

Prière d'introduction

Nous fêtons aujourd’hui saint Jérôme, père de l’Église et éminent traducteur de la Bible. Adressons-lui notre prière : « Jérôme, toi qui nous as précédé sur le chemin des Écritures, aide-moi à recevoir l’Évangile de ce jour avec la foi qui permet d’y discerner la Parole que Jésus veut m’adresser aujourd’hui. »

Demande

Seigneur Jésus, ouvre toutes grandes mes oreilles à l’intelligence des Saintes Écritures !

Points de réflexion

1. Saint Jérôme disait qu’ignorer les Saintes Écritures revient à ignorer le Christ lui-même. En effet, c’est à travers le texte biblique que l’on comprend que le dessein de Dieu sur l’humanité consiste à nous permettre de vivre dans une communion parfaite avec Dieu. Or, cette communion se réalise avec le Christ, par lui et en lui. Oui, les Saintes Écritures disent en quelque sorte quel est le grand secret de Dieu : son amour pour chacun d’entre nous, un amour qui veut nous rapprocher au plus intime de lui-même. En somme, ce que Dieu veut, c’est que nous ne fassions « qu’un » avec lui et que nous partagions sa vie divine. Comment Dieu nous a-t-il manifesté l’intensité de son amour ? Il nous l’a témoigné par la mort de Jésus sur la croix, car « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Cela est vite dit, mais pas si simple à comprendre, au point que les disciples eux-mêmes ne percevaient pas le sens de cette parole et elle leur demeurait voilée, dit l’Évangile.

 

2. Jésus lui-même nous invite à ouvrir bien grandes nos oreilles ! L’écoute devient ainsi la première de toutes les qualités du chrétien et la condition pour entrer dans la compréhension de son message. Car Dieu se révèle aux hommes en leur faisant entendre progressivement sa Parole, jusqu’à son expression pleine et définitive en la personne du Christ. L’homme qui écoute cette Parole entre en dialogue avec Dieu et lui répond, avec l’aide de la grâce, en lui soumettant son intelligence et sa volonté : c’est cela l’écoute et c’est cela l’« obéissance de la foi ». Le dialogue qui s’instaure entre Dieu et l’homme est empreint de confiance et s’exprime toujours par une libre adhésion du cœur. L’obéissance (ob-audire) à Dieu n’est rien d’autre que la soumission à la Parole écoutée. « Ouvrir bien grandes ses oreilles », comme le demande Jésus, traduit cette capacité originelle qu’a l’homme de recevoir Dieu.

 

3. Et que fait en nous cette Parole de Dieu si nous apprenons à l’écouter ? Voici ce que répond le saint curé d’Ars : « La Parole de Dieu est semblable à cette colonne de feu qui conduisait les Juifs lorsqu’ils étaient dans le désert, qui leur montrait le chemin par où ils devaient passer, qui s’arrêtait lorsqu’il fallait que le peuple s’arrêtât et marchait quand il fallait qu’il marchât ; de sorte que ce peuple n’avait qu’à être fidèle à la suivre et il était sûr de ne pas s’égarer dans sa marche. Oui, elle fait la même chose à notre égard : elle est un flambeau qui brille devant nous, qui nous conduit dans toutes nos pensées, nos desseins et nos actions ; c’est elle qui allume notre foi, qui fortifie notre espérance, qui enflamme notre amour pour Dieu et pour le prochain ; c’est elle qui nous fait comprendre la grandeur de Dieu, la fin heureuse pour laquelle nous sommes créés, les bontés de Dieu, son amour pour nous, le prix de notre âme, la grandeur de la récompense qui nous est promise. »

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus, ta Parole me fait vivre ! Toi-même avais rappelé que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais… de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. Fais-moi la grâce d’expérimenter, comme saint Jérôme, que ta Parole est une véritable nourriture.

Résolution

Afin que les Saintes Écritures me deviennent plus familières, il n’y a pas d’autre moyen que de les côtoyer. Cela est vital pour un baptisé qui vit de la Parole de Dieu ! Entreprendre la lecture suivie de la Bible, par exemple un chapitre par jour, est un moyen réaliste et à la portée de chacun pour y parvenir.

Emanuelle Pastore, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



 

« Comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes."

Jésus prend ses disciples à part et il a une expression très forte : « Mettez- vous bien en tête ce que je vous dis là. Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Jésus perçoit bien que pour ses proches c’est difficile de regarder la réalité en face : Le rejet du fils de l’homme. Les paroles de Jésus restent voilées malgré des évidences, malgré une multitude d’explications, il n’y a rien à faire. Jésus sait bien que ses disciples ne comprennent pas, il faudra la Croix et cela est très souffrant. « Tu comprendras plus tard, » dira-t-il à Pierre qui refuse de se faire laver les pieds. Jésus fait des miracles, ressuscite les morts. Nous avons très envie de lui dire : « Seigneur, reste avec nous ». Nous sommes si bien dans l’euphorie de ce qui se vit et qui est si beau. Jésus qui fait tellement de bonheur au milieu de nous. Il rassemble dans la paix, mais il va souffrir. Il sera vendu, trahi, immolé. Il va être traîné devant les tribunaux comme un malfaiteur ! C’est ce chemin de douleur qui rejoindra toute l’humanité dans la douleur. Jésus va rejoindre toute personne dans la souffrance. Il rejoindra toute l’humanité dans la profondeur de sa détresse.

« Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, » Ces paroles choquantes, Jésus les dit à ceux qui l’accompagnent, à ceux qu’il a choisis, Jésus ne fait que redire ce que les prophètes ont exprimés en d’autres termes : « vous écoutez sans rien comprendre… vous voyez sans rien voir. » Malgré ce qu’il voit venir, il ne recule en rien pour faire connaître son Royaume. Nous entendons aussi cette Parole et nous acceptons de le suivre sur ce chemin. Un éducateur, un papa ou une maman qui prendrait son enfant à part et qui lui dirait : « Écoute bien ce que je te dis, fais-le rentrer dans ta tête » montrerait la gravité de la situation ! Jésus annonce que le fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. C’est la deuxième annonce de la passion qui manifeste combien Jésus rejoint l’humanité dans sa détresse pour la sauver. Dieu n’est pas absent de nos cris, de nos souffrances, de nos meurtrissures, il les portera sur sa Croix. Mais la souffrance de l’humanité et sa détresse nous angoisse !

 

" si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole." Jésus refuse que nous soyons aveugles. Il nous informe que le suivre sur notre chemin de croyants, comportera des difficultés fortement ressenties. Nous sommes appelés pour ne rien préférer au Christ, ni pour prendre un autre chemin que le sien. « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle, apporter aux opprimés la libération. » Seule la Résurrection nous fera saisir l’amplitude du Salut opéré par Jésus. Désormais toute solitude, toute détresse et tout manque de soutien sera habité par Dieu. La communauté chrétienne est une communauté ouverte, elle prend soin désormais de toute détresse, de toute souffrance, elle répond au cri du pauvre avec la compassion de Marie, la mère de compassion. Toute l’humanité, qui est notre famille, est appelée à la vie.

Nous demandons à Dieu la grâce de nous venir en aide, que nous soyons guéris pour être un soutien auprès de ceux qui souffrent.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes »

      « Qui s'élève sera humilié, et qui s'abaisse sera élevé » (Mt 23,12)... Imitons le Seigneur qui est descendu du ciel jusqu'au dernier abaissement, et qui, en retour, a été élevé du dernier rang jusqu'à la hauteur qui lui convenait. Découvrons tout ce que nous enseigne le Seigneur pour nous conduire à l'humilité.

      Petit bébé, le voici déjà dans une grotte, couché non dans un berceau, mais dans une mangeoire. Dans la maison d'un artisan et d'une mère sans ressources, il est soumis à sa mère et à son époux. Se laissant enseigner, écoutant ceux dont il n'avait nul besoin, il interrogeait, mais pourtant de telle sorte que par ses interrogations, on s'étonnait de sa sagesse. Il se soumet à Jean, et le Maître reçoit de son serviteur le baptême. Jamais il n'a résisté à ceux qui se dressaient contre lui, et n'a pas fait preuve de sa puissance invincible pour se libérer des mains qui l'enchaînaient, mais il s'est laissé faire, comme impuissant, et dans la mesure où il l'a jugé bon, il a donné prise sur lui à un pouvoir éphémère. Il a comparu devant le grand prêtre en qualité d'accusé ; conduit devant le gouverneur, il s'est soumis à son jugement, et alors qu'il pouvait répondre aux calomniateurs, il a subi en silence leurs calomnies. Couvert de crachats par des esclaves et des servants indignes, il a été enfin livré à la mort, à une mort infamante aux yeux des hommes. Voilà comment s'est déroulé sa vie d'homme depuis sa naissance jusqu'à sa fin. Mais après un tel abaissement, il a fait éclater sa gloire... Imitons-le pour arriver, nous aussi, à la gloire éternelle.

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie sur l'humilité, 5-6 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 232 rev.)

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 

 

 


 

 

 

  

 

 

 

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Évangile et Homélie du Jeu 28 Sept 2017. Des rumeurs arrivent au palais d’Hérode au sujet de Jésus et ce dernier veut le voire

 

 


Jeudi 28 septembre 2017

Nous sommes dans la 25e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Wenceslas, duc de Bohême et martyr († 929/935), St Simón de Rojas, prêtre o.ss.t. (1552-1624)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ag 1, 1-8)

Lecture du livre du prophète Aggée

La deuxième année du règne de Darius,
le premier jour du sixième mois,
la parole du Seigneur fut adressée,
par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète,
à Zorobabel fils de Salathiel, gouverneur de Juda,
et à Josué fils de Josédeq, le grand prêtre :


    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Ces gens-là disent :
« Le temps n’est pas encore venu
de rebâtir la maison du Seigneur ! »
    Or, voilà ce que dit le Seigneur
par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète :
    Et pour vous, est-ce bien le temps
d’être installés dans vos maisons luxueuses,
alors que ma Maison est en ruine ?
    Et maintenant, ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Rendez votre cœur attentif à vos chemins :
    Vous avez semé beaucoup, mais récolté peu ;
vous mangez, mais sans être rassasiés ;
vous buvez, mais sans être désaltérés ;
vous vous habillez, mais sans vous réchauffer ;
et le salarié met son salaire dans une bourse trouée.
    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Rendez votre cœur attentif à vos chemins :
    Allez dans la montagne, rapportez du bois
pour rebâtir la maison de Dieu.
Je prendrai plaisir à y demeurer,
et j’y serai glorifié
– déclare le Seigneur.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

Évangile

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 7-9)

En ce temps-là,
    Hérode, qui était au pouvoir en Galilée,
entendit parler de tout ce qui se passait
et il ne savait que penser.
En effet, certains disaient que Jean le Baptiste
était ressuscité d’entre les morts.
    D’autres disaient :
« C’est le prophète Élie qui est apparu. »
D’autres encore :
« C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »
    Quant à Hérode, il disait :
« Jean, je l’ai fait décapiter.
Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »
Et il cherchait à le voir.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Le Roi Hérode, se situe culturellement parmi les « hellénistes éclairés » de l’époque : son appartenance à la communauté juive est pur opportunisme. Pour maintenir sa position au sein de l’empire romain, il a tout intérêt à ce qu’il n’y ait pas trop de vagues dans la région de Galilée qu’il est supposé gouverner. Or ce Jésus qui fait courir les foules pourrait bien attirer l’attention de l’occupant et lui causer des ennuis. Aussi envoie-il les gens de sa cour aux informations. Le résultat de l’enquête ne fait qu’augmenter la perplexité du Tétrarque, car le bruit court qu’il pourrait bien s’agir du prophète des derniers temps, sur qui repose l’Esprit d’Elie et du Baptiste.

 

Ce ne sont pas cette interprétation qui trouble Hérode : trop influencé par la philosophie grecque pour croire en la résurrection, il a tôt fait d’éliminer les explications qu’on lui rapporte : « Jean, je l’ai fait décapiter » ; Elie est mort depuis longtemps, et pas de danger que les anciens prophètes surgissent de leur tombe. « Mais alors, qui est cet homme dont j’entends tellement parler ? »

 

Cette question tracasse à ce point notre Roitelet, qu’il « cherche à voir » lui-même ce Jésus, afin de se faire une opinion sur son identité. Il veut découvrir « ce qu’est » ce Jésus dont tout le monde parle ; mais il ne cherche pas à découvrir « qui » il est, quel est le mystère de sa Personne. Car pour cela il lui faudrait entrer en relation personnelle avec lui, courir le risque de croiser son regard, de le laisser entrer dans son intimité. Or Hérode a peur de s’exposer à une telle rencontre, dont il pressent qu’elle viendrait bouleverser sa vie.

 

Et moi ? Est-ce que j’ose me tenir dans le rayonnement du regard et de la parole de Jésus ? Est-ce que je désire une rencontre personnelle avec lui ? Est-ce que j’ose lui parler, ou bien est-ce que je me contente de parler de lui ?

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Et il cherchait à le voir»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles. En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD (Cataño, Porto Rico)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

« Je cherche ton visage, Seigneur, ne me le cache point. Enseigne-moi au plus profond de mon cœur, où et comment je dois te chercher, où et comment je te trouverai. Puisque tu es partout présent, d’où vient que je ne te vois pas ? Tu habites, je le sais, une lumière inaccessible. Mais où resplendit-elle cette lumière, et comment parvenir jusqu’à elle ? Qui me guidera, qui m’introduira pour que je puisse te voir ? Regarde-moi Seigneur et exauce-moi. Donne-moi la lumière, montre-toi. Aie pitié de mes efforts pour te trouver car je ne peux rien sans toi. Tu nous invites à te regarder, aide-moi ; apprends-moi à te chercher car je ne peux le faire si tu ne me l’apprends pas. Amen. » (Prière de saint Anselme)

 

Demande

 

Seigneur, aide-moi à mieux te connaître.

 

Points de réflexion

 

1. Qui est Jésus ?
Nombre de rumeurs arrivent au palais d’Hérode au sujet de Jésus et ce dernier se demande bien qui il peut être. En effet personne ne savait vraiment qui il était, d’où les nombreuses théories : Élie, Jean-Baptiste ressuscité des morts. Beaucoup se posaient donc la même question qu’Hérode. Ce désir d’Hérode de connaître Jésus peut, à première vue, paraître légitime. D’autres personnes ont aussi cherché à voir Jésus ; dans un autre passage saint Luc nous montre Zachée qui monte dans un arbre pour apercevoir Jésus. Toutefois il y a une grande différence entre les deux personnages quant à leur réaction. Zachée, lui, se convertira, en revanche Hérode qui rencontrera lui aussi Jésus pendant la Passion aura une attitude bien différente. Durant la Passion on apprend finalement que son désir de voir Jésus ne réside pas dans le fait de le connaître, mais pour voir un miracle, avoir un moment de distraction. L’attitude d’Hérode n’a pas pu lui permettre de rencontrer vraiment le Christ et d’avoir une réponse concrète sur qui est Jésus.

 

2. La vraie rencontre
Pour rencontrer Jésus, il faut avoir un cœur ouvert car connaître Jésus signifie avoir une relation avec lui et cela implique une conversion. Le rencontrer vraiment, cela veut dire aussi accepter la croix et la souffrance. Et c’est un aspect qu’Hérode n’a pas compris. Saint Paul soulignera que le Christ que nous prêchons est le Christ crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens. Jésus le dira : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16, 24). La réponse à la question qu’Hérode se pose c’est saint Pierre qui la donnera : « Tu es le Christ le fils du Dieu vivant ».

 

3. Notre connaissance du Christ
Notre connaissance du Christ doit être comme celle de Zachée, de saint Pierre ou de saint Paul. Elle doit se concrétiser dans une relation avec le Christ fondée sur l’amour. Cette connaissance comporte aussi des moments difficiles, mais ne pas oublier que, malgré les difficultés, le Christ sera là pour nous soutenir. Et si jamais la tentation de tout abandonner nous guette, répétons avec saint Pierre : « Vers qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de vie éternelle. » (Jn 6, 68)

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu es venu sur la terre et tant de personne se sont approchées de toi. Certaines n’ont pas voulu changer et ont fermé leur cœur comme Hérode. D’autres, au contraire, ont laissé leur cœur ouvert afin que tu le changes comme ce fut le cas de Zachée. Je te demande donc de m’aider afin que mon cœur soit grand ouvert et que tu puisses ainsi le transformer.

 

Résolution

 

Prendre un temps supplémentaire aujourd’hui pour lire un passage de l’Évangile.

 

Frère Jean-Baptiste Ribes, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts."

 

 

De manière injuste, Hérode a fait mettre à mort Jean-Baptiste. Serait-il revenu à la vie ? Maintenant, Hérode a du mal à situer Jésus, il cherche à savoir qui il est et quel est celui dont il entend dire de telles choses ? Il est intrigué par lui, et il ne sait que penser de ce qui se vit autour de Jésus ! Il cherche ! Beaucoup, voudraient recevoir des miracles et des bienfaits de Jésus qui est aussi contesté par certains. On pouvait voir dans le Nazaréen un personnage du passé venu pour réveiller Israël. Soit c’était Élie, soit c’était un autre prophète. Des responsables religieux de ce temps ont déjà condamné Jésus parce qu’il les dérange. Il y a beaucoup de manières d’être en relation avec Dieu. La Parole de Dieu nous réveille. Aujourd’hui encore, dans l’Evangile, elle est une occasion qui nous est donnée pour rencontrer Jésus. Il continue à nous appeler à sa suite. Quand nous sommes conquis par lui, nous cherchons à discerner son visage, à comprendre le sens de son message. Dans le silence de l’adoration, nous pouvons faire une découverte émerveillée de son visage. C’est alors Jésus douloureux que nous rencontrons, et il peut changer notre vie. L’Esprit Saint nous est donné pour éclairer les événements qui retentissent dans notre cœur. C’est alors qu’une amitié peut naitre avec Jésus.

 

D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Hérode aussi cherchait à voir Jésus de nouveau !Comme Hérode nous sommes souvent frustrés. Nous demandons la grâce de voir Jésus, de le reconnaître. Le désir de voir Jésus, inspiré d’abord par une question authentique sur sa personne et son œuvre, peut vite retomber au niveau d’une banale curiosité. Nous sommes devant l’histoire de nos propres ambiguïtés dans la recherche de Jésus ! Bientôt la retombée de nos désirs nous arrive. Déjà le prophète disait : « Vous avez semé beaucoup mais récolté peu ; Vous mangez, mais vous avez toujours faim ; Vous vous habillez, mais vous n’avez pas chaud ! Allez dans la montagne, allez chercher du bois. » Bâtir la maison de Dieu dans la paix, c’est s’offrir à Dieu et reconnaitre sa vérité. C’est pour bâtir la civilisation de l’amour que le moment présent nous est donné ! Il faut nous mettre au service Dieu avec tout ce que nous sommes.

 

"Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir". Jésus nous offre de le rejoindre dans son mystère de vie. Comme Hérode, « nous cherchons, nous aussi à voir Jésus, » mais nous avons du mal à l’écouter. Nous ne l’accueillons pas au niveau de sa Passion d’Amour pour nous et de son sacrifice. Mais son passage par la mort et sa Résurrection, avec sa volonté universelle de salut, nous réveillent. Dieu se trouve dans la compagnie et l’accueil des petits et des pauvres qui étaient réunis autour de Jean le Baptiste. C’est toujours pour Jésus le temps de notre conversion, de la rencontre de son cœur dans la vérité de son Amour. Nous voulons nous engager à ses côtés, être avec lui dans le procès que lui intente le monde du refus. Le moment de « faire communauté » avec nos frères, le moment de faire Église nous est toujours donné. La maison de Dieu est une maison de paix, de lumière et d’amour. Accueillir le Seigneur Jésus, c’est rayonner de la Présence divine.

 

Nous demandons la grace de rendre grâce pour tout ce que Dieu nous donne.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Hérode cherchait à le voir »

 

      Le Seigneur n'est vu en ce monde que lorsqu'il le veut. Quoi d'étonnant ? À la résurrection même, il n'est donné de voir Dieu qu'à ceux qui ont le cœur pur : « Bienheureux les cœurs purs, car ce sont eux qui verront Dieu » (Mt 5,8). Que de bienheureux il avait énumérés déjà, et pourtant il ne leur avait pas promis cette possibilité de voir Dieu. Si donc ceux qui ont le cœur pur verront Dieu, assurément les autres ne le verront pas... ; celui qui n'a pas voulu voir Dieu ne peut voir Dieu.

      Car ce n'est pas dans un lieu que l'on voit Dieu, mais par un cœur pur. Ce ne sont pas les yeux du corps qui cherchent Dieu ; il n'est pas embrassé par le regard, ni atteint par le toucher, ni entendu en conversation, ni reconnu à sa démarche. On le croit absent et on le voit ; il est présent et on ne le voit pas. D'ailleurs, les apôtres eux-mêmes ne voyaient pas tous le Christ ; c'est pourquoi il leur a dit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas encore ? » (Jn 14,9) En effet, quiconque a connu « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur — l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Ep 3,18-19), celui-là a vu aussi le Christ, il a vu aussi le Père. Car nous autres ce n'est pas selon la chair que nous connaissons le Christ (2Co 5,16) mais selon l'Esprit : « L'Esprit qui est devant notre face, c'est l'Oint du Seigneur, le Christ » (Lm 4,20). Qu'il daigne, en sa miséricorde, nous combler de toute la plénitude de Dieu, afin que nous puissions le voir !

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, I, 27 (trad. SC 45, p.60)

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

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Évangile et Homélie du Ma 19 Sept 2017. Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »

 


Mardi 19 septembre 2017

Nous sommes dans la 24e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Janvier (Gennaro), évêque de Naples et martyr († IVe s.)


Lectures de la messe

Première lecture (1 Tm 3, 1-13)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    voici une parole digne de foi :
si quelqu’un aspire à la responsabilité d’une communauté,
c’est une belle tâche qu’il désire.
    Le responsable doit être irréprochable,
époux d’une seule femme,
un homme sobre, raisonnable, équilibré,
accueillant, capable d’enseigner,
    ni buveur ni brutal,
mais bienveillant, ni querelleur ni cupide.
    Il faut qu’il dirige bien les gens de sa propre maison,
qu’il obtienne de ses enfants l’obéissance et se fasse respecter.
    Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison,
comment pourrait-il prendre en charge une Église de Dieu ?
    Il ne doit pas être un nouveau converti ;
sinon, aveuglé par l’orgueil,
il pourrait tomber sous la même condamnation que le diable.
    Il faut aussi que les gens du dehors
portent sur lui un bon témoignage,
pour qu’il échappe au mépris des hommes
et au piège du diable.


    Les diacres, eux aussi, doivent être dignes de respect,
n’avoir qu’une parole,
ne pas s’adonner à la boisson,
refuser les profits malhonnêtes,
    garder le mystère de la foi dans une conscience pure.
    On les mettra d’abord à l’épreuve ;
ensuite, s’il n’y a rien à leur reprocher,
ils serviront comme diacres.
    Les femmes, elles aussi,
doivent être dignes de respect,
ne pas être médisantes,
mais sobres et fidèles en tout.
    Que le diacre soit l’époux d’une seule femme,
qu’il mène bien ses enfants et sa propre famille.
    Les diacres qui remplissent bien leur ministère
obtiennent ainsi une position estimable
et beaucoup d’assurance
grâce à leur foi au Christ Jésus.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 100 (101), 1-2ab, 2cd-3ab, 5, 6)

Je chanterai justice et bonté :
à toi mes hymnes, Seigneur !
J’irai par le chemin le plus parfait ;
quand viendras-tu jusqu’à moi ?

 Je marcherai d’un cœur parfait
avec ceux de ma maison ;
je n’aurai pas même un regard
pour les pratiques démoniaques.

Qui dénigre en secret son prochain,
je le réduirai au silence ;
le regard hautain, le cœur ambitieux,
je ne peux les tolérer.

Mes yeux distinguent les hommes sûrs du pays :
ils siégeront à mes côtés ;
qui se conduira parfaitement
celui-là me servira.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 7, 11-17)

En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm.
Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule.
    Il arriva près de la porte de la ville
au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ;
c’était un fils unique, et sa mère était veuve.
Une foule importante de la ville accompagnait cette femme.
    Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle
et lui dit :
« Ne pleure pas. »
    Il s’approcha et toucha le cercueil ;
les porteurs s’arrêtèrent,
et Jésus dit :
« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »
    Alors le mort se redressa
et se mit à parler.
Et Jésus le rendit à sa mère.


    La crainte s’empara de tous,
et ils rendaient gloire à Dieu en disant :
« Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple. »
    Et cette parole sur Jésus se répandit
dans la Judée entière et dans toute la région.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Père Philippe

 

Le récit de cet évangile met devant nos yeux deux cortèges. Le premier, où figure cette femme, éprouvée par la vie, veuve et venant de perdre son unique enfant, est un cortège de mort, marqué par la pesanteur de la souffrance et le silence de la désespérance. Face à lui, un autre cortège s’avance, celui de Jésus suivi de ses disciples et accompagné par une foule. On y entend résonner des chants, des rires. C’est un cortège qui respire la vie et la joie.  Le cortège funéraire quitte Naïm, la ville des « délices », pour mettre en terre le jeune homme décédé, pour s’enfoncer dans le monde extérieur de la mort. Celui qui accompagne Jésus remonte de ce monde de la mort pour passer par la porte de la cité et entrer dans le monde d’une vie nouvelle.

 

Et ces deux cortèges vont se croiser à la porte d’entrée de la ville, porte qui vient comme délimiter les deux espaces, intérieur et extérieur à la cité, symbolisant l’un le monde relationnel, caractérisé par la communication, la joie, la vie ; l’autre le monde inhabité où règnent l’isolement, le silence, la tristesse, la mort. Lorsque les deux cortèges se croisent, saint Luc souligne bien que c’est Jésus qui prend l’initiative de s’avancer vers la civière qui porte le jeune homme pour le réanimer. Il n’est sollicité par personne. C’est lui qui s’approche, ému de compassion, à la rencontre de ce mort et de sa mère qui dans sa tristesse l’a déjà rejoint, pour les ramener à la vie. Le mort se relève, son corps se met en mouvement et il parle. Jésus le restitue dans l’intégralité de son humanité, corps, âme et esprit, jusque dans sa relation à Dieu.

 

Il est à noter que saint Luc utilise le terme de « Seigneur » pour désigner Jésus au cœur de ce récit. Autrement dit, il nous indique qu’à travers ce miracle, il s’agit de reconnaître la Seigneurie du Christ qui se manifeste dans le fait qu’à travers lui, Dieu se fait proche de tout homme pour le sauver de la mort. Saint Luc met en effet moins l’accent sur le miracle et la gloire de Jésus qui en découle que sur la disposition du cœur de Dieu qui en Jésus, « ému de compassion », s’approche de l’humanité enfermée dans la mort du péché pour la ressusciter et la restaurer dans sa relation avec lui.

 

Ce récit nous fait toucher le point de départ de notre foi. Croire que Jésus est ressuscité et qu’il me délivre de la mort et du péché. Croire qu’il n’a pas peur de s’approcher de mon péché et de toucher l’impureté de toutes mes morts pour les purifier, sans même que je lui demande, simplement parce qu’il m’aime d’un amour infini. Croire qu’il me restaure ainsi dans mon humanité, qu’il me recrée m’ouvrant à nouveaux les portes du Jardin des « délices ».

 

Toi Seigneur Jésus, qui es le Dieu de la vie et qui as compassion de tout ce qui vit, donne-nous la grâce de te laisser toucher tout ce qui est mort en nous. Nous voulons reconnaître en toi ce Dieu de tendresse et de miséricorde qui se fait proche de notre souffrance pour y déverser ta vie. Seigneur, dans la foi, nous voulons chacun recevoir aujourd’hui de toi ces paroles de vie : « Tu as droit au bonheur et à la joie ! »

 

http://www.meinau-catholiques.org



«Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi»

Aujourd'hui, deux cortèges se rencontrent. Un cortège qui accompagne la mort, et un autre qui accompagne la vie. Une pauvre veuve, suivie par ses familiers et amis, amenait son fils au cimetière et soudainement, voit la multitude qui allait avec Jésus. Les deux cortèges se croisent et s'arrêtent, et Jésus dit à la mère qui allait enterrer son fils: «Ne pleure pas» (Lc 7,13). Tous les regards se posent sur Jésus, qui ne demeure pas indifférent à la douleur et à la souffrance de cette pauvre mère, sinon au contraire, qui sent la compassion et rend la vie à son fils. C'est que croiser Jésus, c'est trouver la vie, ce qu'il dit de lui-même: «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11,25). Saint Braulio de Zaragoza écrit: «L'espérance de la résurrection doit nous consoler, car nous verrons au ciel ceux que nous avons perdu ici».

Avec la lecture du fragment de l'Évangile qui nous parle de la résurrection du jeune Naïm, on pourrait insister à nouveau sur la divinité de Jésus, en disant que seulement Dieu peut rendre la vie à un jeune; mais aujourd'hui je préfèrerais mettre en évidence son humanité, pour que nous ne voyons pas Jésus comme un être lointain, comme un personnage tant différent à nous, ou comme quelqu'un si excessivement important qui ne nous inspire pas la confiance que peut nous inspirer un bon ami.

Les chrétiens doivent apprendre à imiter Jésus. Nous devons demander à Dieu qu'il nous donne la grâce d'être Christ pour les autres. Si seulement tous ceux qui nous voyaient pouvaient contempler une image de Jésus sur la terre! Qui voyait Saint François d'Assis, par exemple, voyait l'image vivante de Jésus. Les saints sont ceux qui portent Jésus dans leurs paroles et leurs oeuvres et imitent sa façon d'agir et sa bonté. Notre société a soif de saint et tu peux être l'un deux dans ton entourage.

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Demande

 

Seigneur Jésus, toi qui es la Résurrection et la vie, donne-moi la victoire sur la mort et le péché.

 

Points de réflexion

 

1. Ce passage de l’Évangile nous révèle la tendresse de Jésus pour ceux qui sont dans la souffrance. Il y a la mort physique causée par la maladie, comme pour ce fils de la veuve de Naïm, mais il y aussi la mort spirituelle causée par le péché. Ce sont les deux plus grands ennemis de l’homme. Le texte précise que Jésus était saisi de compassion pour cette pauvre veuve de Naïm et pour son fils. Cette compassion de Jésus peut nous toucher profondément mais Jésus ne reste pas dans la compassion devant notre maladie et la mort. Jésus est venu non seulement avec sa compassion mais il est devenu homme pour partager ce sort du péché et de la mort en passant lui-même par la mort et en portant nos péchés sur la croix. Il est un Dieu capable de comprendre notre peine parce qu’il est passé lui-même par ce chemin ! Il a de la compassion pour nous mais il traverse aussi les épreuves avec nous. Mais même cela n’est pas suffisant pour lui. Jésus veut aussi vaincre la mort, la mort de chacun d’entre nous. Sa victoire viendra le troisième jour avec la Résurrection.

2. Alors pourquoi la mort et le péché continuent-ils à sévir dans nos vies et dans notre monde si le Seigneur nous a réellement sauvés ? La Résurrection de Jésus nous fait comprendre que la victoire définitive du Seigneur sur le péché et la mort n’arriveront à leur plénitude que dans une autre vie, dans la vie éternelle. Jésus, en ressuscitant, n’est pas revenu à une nouvelle vie terrestre mais il est entré dans la vie éternelle. La solution définitive que le Seigneur a voulu donner au problème de la mort et du péché n’est pas de donner quelques années de plus de vie dans ce monde. Ce serait trop peu ! Ce jeune homme de l’Évangile d’aujourd’hui reçoit quelques années de plus de vie sur terre mais il aura à passer par une deuxième mort. Jésus veut beaucoup plus pour nous. Il veut nous offrir une vie éternelle auprès de lui là où il n’y aura plus de maladie ni de mort, là où il n’y aura plus de mal ni de péché.

3. En attendant le grand jour de notre délivrance définitive de la mort et du péché, le Seigneur nous invite à vivre dans l’espérance et à semer autant de vie, de bien et de joie que nous le pouvons dans ce monde. Il nous dit, comme à la veuve : « Ne pleure pas ». Comme dans un jardin, il y aura des recoins de notre existence où cette graine de la vie et du bien germera et grandira, nous apportant ainsi grande joie et satisfaction. Reconnaissons et réjouissons-nous du bien et de la vie qui prospèrent autour de nous ! Il y aura aussi des recoins de mon existence ou de celle des autres où la vie et le bien ne pousseront pas, où elles s’éteindront tristement. Ne perdons pas espoir. Ce mal n’est que pour un temps. Le Christ est capable de faire rejaillir dans ces recoins de nos vies, la vie éternelle par sa miséricorde, par son pardon, par sa grâce.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus toi, qui est la Résurrection et la vie, aide-moi à vivre dans l’espérance. Aide-moi à me réjouir des victoires de la vie, de ta grâce, du bien dans ma journée. Aide-moi à te rendre grâce pour ce qu’il y a de bon et de beau dans ma vie. Lorsque le péché et la maladie viennent frapper à ma porte, viens m’aider à gagner la victoire. Seigneur, si je perds un combat aujourd’hui, que ton amour et ta miséricorde me soutiennent. Donne-moi ton pardon si j’ai cédé au péché. Donne-moi la force de supporter ma maladie physique avec patience. Donne-moi un jour la vie éternelle auprès de toi pour toujours.

 

Résolution

 

Remercier le Seigneur pour un bienfait reçu de lui dernièrement et lui demander la grâce de la victoire sur un péché ou une souffrance dans ma vie.

 

Père Richard Tardiff, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 


 


 


 


 


Nos sources:


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Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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Évangile et Homélie du Lundi 18 Sept 2017. « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »


Lundi 18 septembre 2017

Nous sommes dans la 24e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Richarde, impératrice et fond. d’Andlau († v. 895), St Giuseppe de Copertino, prêtre o.f.m. conv.


Lectures de la messe

Première lecture (1 Tm 2, 1-8)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    j’encourage, avant tout,
à faire des demandes, des prières,
des intercessions et des actions de grâce
pour tous les hommes,
    pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,
afin que nous puissions mener notre vie
dans la tranquillité et le calme,
en toute piété et dignité.
    Cette prière est bonne et agréable
à Dieu notre Sauveur,
    car il veut que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.
    En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,
il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :
un homme, le Christ Jésus,
    qui s’est donné lui-même
en rançon pour tous.
Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,
    pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre
– je dis vrai, je ne mens pas –
moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.
    Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient
en élevant les mains,
saintement, sans colère ni dispute.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 27 (28), 1ab.2, 7, 8-9)

Seigneur, mon rocher, c’est toi que j’appelle :
ne reste pas sans me répondre,
Entends la voix de ma prière quand je crie vers toi,
quand j’élève les mains vers le Saint des Saints !

Le Seigneur est ma force et mon rempart ;
à lui, mon cœur fait confiance :
il m’a guéri, ma chair a refleuri,
mes chants lui rendent grâce.

Le Seigneur est la force de son peuple,
le refuge et le salut de son messie.
Sauve ton peuple, bénis ton héritage,
veille sur lui, porte-le toujours.

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 7, 1-10)

En ce temps-là,
    lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles,
il entra dans Capharnaüm.
    Il y avait un centurion
dont un esclave était malade et sur le point de mourir ;
or le centurion tenait beaucoup à lui.
    Ayant entendu parler de Jésus,
il lui envoya des notables juifs
pour lui demander de venir sauver son esclave.
    Arrivés près de Jésus,
ceux-ci le suppliaient instamment :
« Il mérite que tu lui accordes cela.
    Il aime notre nation :
c’est lui qui nous a construit la synagogue. »
    Jésus était en route avec eux,
et déjà il n’était plus loin de la maison,
quand le centurion envoya des amis lui dire :
« Seigneur, ne prends pas cette peine,
car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
    C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même,
à venir te trouver.
Mais dis une parole,
et que mon serviteur soit guéri !
    Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité,
mais j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient ;
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    Entendant cela,
Jésus fut en admiration devant lui.
Il se retourna et dit à la foule qui le suivait :

« Je vous le déclare,
même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »

    Revenus à la maison,
les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

La rencontre entre le centurion romain et Jésus se déroule dans un cadre très particulier, puisque les deux ne se voient pas. Et pourtant, l’échange est plus profond et plus fécond pour le centurion, que pour tous ceux qui entourent Jésus, qui le voient, qui le touchent et qui l’écoutent. On peut dire que l’expérience que fait le centurion de Jésus Christ est spirituelle : il aura su que Jésus allait passer ; il a cru aux témoignages sur la grandeur de sa personnalité, sur la profondeur de sa doctrine et sur les miracles. Mais surtout, le centurion était mû par une urgence : la maladie d’un esclave, qui lui était cher et qu’il aimait.

Notre rencontre avec le Christ, 2000 ans plus tard, sera tout aussi spirituelle et tout aussi féconde, dans la mesure où nous croyons au témoignage et en ses œuvres. Ses œuvres, aujourd’hui, ne sont pas de l’ordre de l’autosuggestion, comme ne l’étaient pas les miracles d’antan. Aujourd’hui elles s’expriment par les sept sacrements, dont la Réconciliation et l’Eucharistie sont les sacrements de la guérison et de la croissance spirituelles. Tandis que la communion peut être vécue comme le contact direct de la foule, le recours au sacrement de la miséricorde et l’adoration eucharistique expriment la démarche du centurion romain : "je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit".

La foi du centurion n’est pas celle d’un esprit qui veut mettre à l’épreuve le témoignage, la révélation, ou Jésus lui-même, selon la formule : "montre moi un signe, et je croirai". Sa réponse de foi est : "dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri". Un mot, une Parole du Verbe de Dieu - voilà ce qui apporte le salut. Dieu est fidèle à sa Parole, et cette Parole s’appelle Jésus. Le centurion n’en a pas le moindre doute.

Tout en n’étant pas allé lui-même voir Jésus, par pudeur, il vit en communion avec lui par l’expérience de l’obéissance : "Moi qui suis un subalterne, j’ai des soldats sous mes ordres..." Il sait que la Parole qui vient d’en haut s’accomplit, comme disait Isaïe (55, 11). Croire en la Parole veut dire aussi la scruter, la méditer, la mâcher. Ecouter, chercher à connaître est le préambule de la foi et de l’accueil du Christ dans notre vie. Cela montre quelle est ma préférence, quelles sont mes options, en quoi je mets ma confiance.

La foi du centurion va bien au-delà de l’appartenance sociale, culturelle et même religieuse. Tout d’abord, la dimension sociale était pour lui de valeur secondaire, puisque, en tant que représentant de la puissance coloniale, il s’était montré indulgent avec les Juifs en leur construisant une synagogue, au lieu d’aplatir l’habitant par son pouvoir ; il aimait son esclave et croyait en ce Jésus, dont il avait entendu parler. Ensuite, il s’est avéré bien plus disposé à accueillir Jésus, alors qu’il était un "impur". Et à la fin, l’œuvre de Jésus, le miracle, s’est accomplie chez lui.

Cela nous apprend que ce qui rend pur dans la nouvelle alliance établie par Jésus est la foi amoureuse en Dieu et l’obéissance loyale à sa Parole. Tous ceux qui croiront de cette manière, formeront la communauté, qui aujourd’hui s’appelle Eglise (les "rassemblés" par le Christ) qui accueille l’œuvre de Jésus sous son toit. Purifiée des critères de classification socio-politique, culturelle ou raciale, l’Eglise devient une antichambre du Ciel, où pourra s’établir une authentique communion de vie avec le Christ. Toute personne, purifiée de son péché par la confession, pourra entrer dans cette pleine communion par le sacrifice eucharistique et disposer un ciel spirituel en son âme (la "vie de grâce"), pour recevoir le Seigneur au banquet éternel, répété en sa mémoire.

Purifie-moi de toute désobéissance et du manque de foi en Ta Parole. Inonde mon âme de ta lumière, afin que rien de me fasse plus douter de la fidélité de Tes desseins ; donne-moi la force de répondre à Ton appel, qui résonne doucement dans ma conscience.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!»

Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une question intéressante. Pourquoi le centurion de l'Évangile n'alla-t-il pas trouver personnellement Jésus, mais envoya en ambassade quelques notables juifs, pour qu'ils Lui demandent de venir guérir son serviteur? Le centurion lui-même répond à notre place dans le passage évangélique: «Seigneur, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Lc 7,7).

Ce centurion avait la vertu de foi, qui croyait que Jésus pourrait opérer le miracle —s'il le souhaitait— par le seul effet de sa divine volonté. Sa foi lui faisait croire que, quelque soit l'endroit où Jésus se trouvât, il serait capable de guérir le serviteur malade. Ce centurion était très convaincu de ce qu'aucune distance ne pouvait empêcher ou arrêter Jésus-Christ, s'il voulait mener à bien son œuvre de salut.

Nous aussi, nous sommes appelés à avoir la même foi dans nos vies. Parfois, nous pouvons être tentés de croire que Jésus est loin et qu'il n'écoute pas nos prières. Mais la foi éclaire nos esprits et nos cœurs en nous faisant croire que Jésus est toujours proche pour nous aider. De fait, la présence salvifique de Jésus dans l'Eucharistie doit nous rappeler en permanence que Jésus est toujours proche. Saint Augustin, avec les yeux de la foi, croyait en cette réalité: «Ce que nous voyons, c'est le pain et le calice; c'est là ce que tes yeux te disent. Mais ce que ta foi t'oblige à accepter, c'est que le pain est le Corps de Jésus-Christ et que dans le calice se trouve le Sang de Jésus-Christ».

La foi illumine nos esprits pour nous faire voir la présence de Jésus au milieu de nous. Et, comme le centurion, nous dirons: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Lc 7,6). Lorsque nous nous humilions devant notre Seigneur et Sauveur, Il vient et s'approche pour nous guérir. Nous laissons ainsi Jésus pénétrer notre esprit, entrer dans notre maison, pour guérir et fortifier notre foi et nous amener jusqu'à la vie éternelle.

Abbé John A. SISTARE (Cumberland, Rhode Island, Etats-Unis)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Ô Père, mon Créateur et mon Rédempteur, je crois en toi, je crois que tout me vient de toi, que tu m’as créé, appelé à l’existence. Je crois que tu m’as racheté du péché, alors que j’avais choisi de suivre le chemin du péché et de me faire esclave du péché. Seigneur, de toi dépend ma vie, pour cela je veux m’abandonner en toi, en tes bras aimants de Père.

Demande

Seigneur, je crois en toi, viens en aide à mon incroyance !

Points de réflexion

1. « Il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. »
Retenons un instant notre regard sur la foi du centurion romain. Ce n’est pas la foi de quelqu’un qui a de belles espérances (« je crois qu’il fera beau demain »), ou la foi d’un niais ou crédule. Non, bien au contraire, tout dans sa démarche montre un homme qui n’a pas peur de déranger du monde, de se mettre dans le ridicule devant le reste de sa famille (« toi qui es romain, tu fais appel à un juif pour guérir ton esclave ! tu ne sais même pas qui est cet homme ». « Et si cela ne ‘’marchait” pas ? » a-t-il dû se dire), parce qu’il sait que ce Jésus de Nazareth est le seul Dieu. C’est là où la foi devient plus forte que tout autre savoir. Sans la foi, nous ne pourrions jamais savoir que Jésus est présent dans l’Eucharistie. Seule la foi peut nous le révéler. Et alors nous avons une certitude que nulle science ne pourra jamais nous donner. Seigneur, donne-moi de croire en toi comme le centurion a cru en toi.

2. « Il aime notre nation, c’est lui qui nous a construit notre synagogue. »
Nous ne pouvons voir en ce centurion qu’un homme profondément religieux, qui cherche la vérité sur le monde et sur l’homme dans sa vie, et qui pour cela reste ouvert à trouver cette vérité même hors des dieux romains. Sommes-nous prêts à chercher la vérité hors de notre propre petite vérité, dans le Christ qui est la vérité ?

3. « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »
Le centurion romain a entendu parler de Jésus et a su reconnaître en lui non pas seulement un prestidigitateur ou un médecin incroyable, mais bien plutôt le Dieu unique, Créateur de l’univers. D’où son humilité. Il ne se sent pas digne de paraître en sa présence. Il reste en respect plein de révérence face à la divinité de Jésus (il envoie les anciens des Juifs pour lui parler) et face à la simplicité d’un Dieu qui vit parmi les hommes. Mais cette humilité s’ajoute à sa conscience de n’être qu’une créature, mais une créature qui finalement a rencontré son Créateur : « Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Il sait que celui qui a tout créé peut tout, et que de la même manière que ses subordonnés lui obéissent, ainsi même Dieu dispose de ses créatures, et de la maladie entre autres, à sa convenance.
La foi est comme une graine de moutarde a dit Jésus, la plus petite des semences, mais elle devient un grand arbre. De même il nous faut reconnaître dans l’humilité notre petitesse et notre condition de créature, savoir nous abandonner dans la liberté dans les mains de Dieu notre Créateur, et alors nous ferons de grandes choses.

Dialogue avec le Christ

Avec Charles de Foucault, abandonnons-nous dans les mains de Dieu, dans la foi qu’il est notre Créateur et que de lui dépend notre bonheur : « Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. »

Résolution

Poser consciemment un acte de générosité (par exemple de mon temps ou de mes talents, en étant disponible pour les autres, ou en sachant garder mon calme et ma patience) afin de dire à Jésus que je choisis de le suivre lui et non de me suivre moi-même.

Frère Loïc Chabut, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm."

Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Le centurion de l’armée romaine n’est pas de la communauté des Juifs, mais il s’adresse à Jésus pour son esclave. Nous entrons là dans l’amour de Dieu, dans la compréhension que toute personne humaine a de Dieu. Cette Parole nous manifeste que Jésus venu pour sauver toute l’humanité. Il n’est pas venu seulement pour le peuple juif, pour les religieux, il est le Seigneur de toute personne vivant en ce monde. Aussi toute personne éclairée par sa conscience peut se tourner vers Dieu et obtenir de Lui le salut. "Je n’ai pas trouvé un telle foi en Israël," dit Jésus à son propos. Cet homme bon envoie des juifs religieux qui sont en lien avec Jésus.

« Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » L’Église a si bien compris cette parole qu’elle la reprend avant la communion eucharistique : "Seigneur, je ne suis pas digne qui tu viennes chez moi, mais dis seulement une parole et je serai guéri." Nous retrouvons cette foi dans la puissance de Jésus qui vient nous sauver. Devant la maladie, la souffrance, la mort, ce cri de confiance vers Jésus peut nous sauver. Cet homme a une telle foi en Jésus, il a le sens que Dieu agit dans son serviteur. Il a entendu parler de Lui et il croit. "Je ne me suis même pas senti digne d’aller te voir," lui fait-il dire. Le cœur paisible, il envoie ceux qui pour lui sont religieux. Nous avons quelquefois ces témoignages : "Vous allez à la messe, priez pour moi, je ne me sens pas apte à aller vers Dieu, mais je compte sur votre prière." Cette ouverture est étonnante comme chemin vers Dieu. "Il mérite que tu lui accordes cette guérison, Il aime notre nation, c’est lui qui a construit notre synagogue." Combien de témoignages semblables avons-nous dans nos villages et nos familles : "Il ne vient pas à la messe, à l’église, mais c’est un homme bon. »

« Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé. Nous sommes consacrés à Dieu par notre baptême et nous intervenons au nom de l’humanité : « Écoute la prière que je fais mon Dieu, tu es mon rempart, tu m’as guéri, mon cœur te rend grâce. » Nous savons combien le monde est en conflit, en danger d’explosion. Chacun de nous élève les mains avec confiance demandant à Dieu qu’il fasse œuvre de guérison et d’amour. La prière que nous faisons avec une foi confiante est écoutée par Dieu.

Nous demandons la grâce d’une prière fervente.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Seigneur, je ne suis pas digne »

      Dans la lecture de l'évangile, nous avons entendu Jésus louer notre foi, jointe à l'humilité. Quand il a promis d'aller dans sa demeure guérir le serviteur du centurion, celui-ci a répondu : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ». En se disant indigne, il se montre digne – digne non seulement que le Christ entre dans sa maison, mais aussi dans son cœur...

      Car ce n'aurait pas été pour lui un grand bonheur si le Seigneur Jésus était entré dans sa maison sans être dans son cœur. En effet le Christ, Maître en humilité par son exemple et ses paroles, s'est assis à table dans la demeure d'un pharisien orgueilleux, nommé Simon (Lc 7,36s). Mais bien qu'il ait été à sa table, il n'était pas dans son cœur : là, « le Fils de l'Homme n'avait pas où reposer sa tête » (Lc 9,58). Au contraire, ici il n'entre pas dans la maison du centurion, mais il possède son cœur...

      C'est donc la foi jointe à l'humilité que le Seigneur loue chez ce centurion. Quand celui-ci dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », le Seigneur répond : « En vérité, je vous le dis, je n'ai pas trouvé une telle foi en Israël »... Le Seigneur était venu au peuple d'Israël selon la chair, pour chercher d'abord dans ce peuple sa brebis perdue (cf Lc 15,4)... Nous autres, en tant qu'hommes, nous ne pouvons pas mesurer la foi des hommes. C'est celui qui voit le fond des cœurs, celui que personne ne trompe, qui a témoigné de ce qu'était le cœur de cet homme, entendant sa parole pleine d'humilité et lui donnant en retour une parole qui guérit.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 62 (trad. Brésard, 2000 ans C , p.80 rev.)

http://levangileauquotidien.org






 

Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 


 

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Évangile et Homélie du Dim 17 Sept 2017. «Combien de fois dois-je pardonner mon frère ?»

 


Dimanche 17 septembre 2017

Nous sommes au 24ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Robert Bellarmino, cardinal s.j. et docteur de l'Église, Ste Hildegarde de Bingen, mystique et docteur de l'Église


Lectures de la messe

Première lecture (Si 27, 30 – 28, 7)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Rancune et colère, voilà des choses abominables
où le pécheur est passé maître.
    Celui qui se venge
éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
    Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
    Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
    S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
    Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
qui donc lui pardonnera ses péchés ?
    Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
pense à ton déclin et à ta mort,
et demeure fidèle aux commandements.
    Pense aux commandements
et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas.


    – Parole du Seigneur.

Psaume 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

Deuxième lecture (Rm 14, 7-9)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.


    – Parole du Seigneur.

 


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 21-35)

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.


    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.


    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »


    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

A quelqu’un qui demande : «Le pardon, à quoi cela sert-il quand le mal est fait ? », essayons, frères et sœurs, de répondre à la lumière de l’Évangile.

Pourquoi pardonner ?
Tout d’abord, parce que nous sommes nous-mêmes des pécheurs pardonnés. C’est ce que nous enseigne Jésus dans la parabole du débiteur impitoyable. Le Père nous aime. Nous avons une dette envers lui, celle de notre ingratitude. Tout vient de Lui et pourtant, nous l’oublions bien souvent. Dieu est blessé par notre mal, meurtri par l’injure, humilié par notre faute, mais comme Il ne peut cesser d’être ce qu’Il est, c’est-à-dire un Dieu d’amour, Il aime celui qui l’a offensé. Dieu n’aime pas le péché, mais il aime le pécheur que nous sommes. Il nous remet notre dette. Nous sachant ainsi aimés malgré nos fautes, nous ne pouvons qu’être miséricordieux face à notre frère.

Pourquoi pardonner ?
 Parce que ce pardon, Jésus l’a vécu. A ceux qui le martyrisaient, Jésus ne rendit pas l’insulte. Sans un mot, sans un cri, Il s’est laissé clouer librement, par amour. «Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne». Il nous pardonne à nous qui le blessons : «Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font». Il appelle Judas «mon ami» et accepte son baiser de trahison. Il est abandonné par tous les siens, mais au Cénacle, après la Résurrection, Il souffle sur eux, leur donne l’Esprit-Saint, les envoie en mission, sans un mot de reproche : «Que la paix soit avec vous». Jésus a vaincu la haine par l’amour et Il nous invite à marcher sur ses traces.

Pourquoi pardonner ?
 Parce que c’est une nécessité. Etant tous offensants, nous sommes tous offensés. Etant tous blessants, nous sommes tous blessés. Soit on accepte de se pardonner mutuellement, non pas sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Mt 18,22), soit on laisse régner l’affrontement, la jalousie, la discorde. Le pardon brise le cercle de la violence. Jésus, lui, nous invite à bénir et à ne point maudire, à pardonner sans compter, à tendre la main à qui vient quémander et l’autre joue à qui a déjà frappé, pour finir par aimer même ses ennemis.


Pourquoi pardonner ? Parce que le pardon est une force. La violence ne l’emporte jamais. Les êtres blessés puis dévorés de rancunes se font une vie misérable. En eux se perpétue l’action corrosive du mal qui leur a été fait. La souffrance du non-pardon est beaucoup plus douloureuse que la souffrance due à la blessure de l’offense. Si le pardon jaillit, cette souffrance originelle est toute transfigurée de l’intérieur. La blessure ne disparaît pas, comme les plaies de Jésus qui demeurent après la Résurrection, mais le mal qui est en elle s’éteint, le feu de la souffrance se change alors en puissance d’amour et de compassion.

Pourquoi pardonner ? Parce que le pardon libère la joie et l’humilité. Jésus nous dit qu’il y a de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent. Désormais, tout peut repartir dans l’espérance et l’allégresse. De plus, par le pardon, je désire que l’autre grandisse et que moi, je diminue. Jamais un homme n’est aussi grand que lorsqu’il sait s’élever par l’abaissement du pardon donné, demandé et partagé. Souvenons-nous, la reconnaissance du monde entier envers Saint Jean-Paul II au soir de sa vie ne vient-elle pas de ce pardon qu’il a su donner à celui qui a voulu le tuer ? Le pardon est chemin de sainteté. Il est plus puissant que tous nos actes et nos discours sur le cours du monde.

Enfin, pourquoi pardonner ?
 Parce que le pardon libère du poids de nos fautes et nous lave de nos torts. Nous restons liés par les pardons que nous n’avons pas donnés. «En vérité, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel» (Mt 18,18). Quand on a compris combien nous allège, nous réjouit, nous fortifie le pardon reçu, donné ou demandé, on ne peut plus s’en passer. Quoiqu’il se soit passé, on ne laisse plus le soleil se coucher sur sa colère (Ep 4,26). Ce qui laisse entendre que l’on peut avoir parfois occasion de se mettre en colère, mais que rien ni personne, jamais, ne doivent empêcher l’amour, en final, de triompher. «L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. Il ne se lasse jamais !» (1 Co 13,7).

Voilà, frères et sœurs, quelques raisons qui ne peuvent que nous inciter à mettre le pardon au cœur de nos vies. Le pardon est un visage à contempler, celui de Jésus.

Seigneur Jésus, toi qui viens demeurer en nous, apprends-nous à pardonner, apprends-nous à aimer.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Combien de fois dois-je lui pardonner?»

Aujourd'hui, dans l'Évangile, Pierre consulte Jésus sur un sujet très concret qui suit hébergé dans le cœur de beaucoup de personnes: il demande par la limite du pardon. La réponse consiste en ce que la dite limite n'existe pas: "je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept" (Mt 18,22). Pour expliquer cette réalité, Jésus emploie une parabole. La question du roi centre le sujet de la parabole: "Ne devais-tu pas aussi compatir à ton compagnon, de la même façon que j'ai compati à toi ?" (Mt 18,33).

Le pardon est un don, une grâce qui procède de l'amour et la miséricorde de Dieu. Pour Jésus, le pardon n'a pas de limites, chaque fois que le repentir est sincère et véridique. Mais il exige ouvrir le cœur à la conversion, c'est-à-dire, agir avec les autres selon les critères de Dieu.

Le grave péché nous écarte du Dieu (cf. "Catéchisme de l'Église Catholique" n. 1470). Le véhicule ordinaire pour recevoir le pardon de ce grave péché de la part du Dieu est le sacrement de la Pénitence, et l'acte du pénitent que la couronne est la satisfaction. Les propres œuvres qui manifestent la satisfaction sont le signe de l'engagement personnel —que le chrétien a assumé devant Dieu— de commencer une nouvelle existence, en réparant dans le possible les dommages causés au prochain.

Il ne peut pas y avoir un pardon du péché sans un genre de satisfaction, dont la fin est: 1. Éviter de glisser vers d'autres plus graves péchés; 2. Repousser le péché (puisque les peines satisfaisantes sont comme un frein et font le pénitent plus prudent et vigilant); 3. Enlever avec les actes vertueux les habitudes mauvaises contractés avec le mal vivre; 4. Assimiler à Christ.

Abbé Anastasio URQUIZA Fernández MCIU (Monterrey, Mexique)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Viens en moi, Esprit Saint ! Vis en moi, Esprit Saint ! J’ai besoin de toi pour prier, j’ai besoin de toi pour vivre.

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce de pardonner du fond du cœur et de vivre ainsi vraiment comme l’un de tes fils.

Points de réflexion

1. Pierre demande à Jésus jusqu’à combien de fois il doit pardonner. Parfois nous voulons savoir quelles sont les règles à suivre parce que nous cherchons une sécurité, une zone de confort. Il peut y avoir aussi une certaine peur de l’erreur… Et puis, si on me dit ce que je dois faire, c’est parfois plus facile que de décider moi-même. Car le choix implique discernement et engagement. Le premier des apôtres va d’ailleurs plus loin que les critères de son époque qui n’allaient pas jusqu’à sept fois au sujet du pardon. La question ne veut pas seulement dire la répétition, sept fois de suite, d’un acte de pardon. Sept est un chiffre portant une signification importante pour les Juifs : c’est le nombre de la perfection de la création, l’aboutissement de notre création par le Seigneur. En effet, en six jours il crée le monde matériel, mais le septième jour il achève son œuvre en donnant sa bénédiction. La création matérielle est parachevée par la bénédiction reçue de Dieu. Le chiffre 7 est la somme de 4 et 3. Le chiffre 4 désigne le monde matériel : les quatre points cardinaux, les quatre éléments. Le 3 évoque Dieu, la Trinité (car le triangle est la seule figure géométrique élémentaire qui ne se déforme pas), l’éternité, la stabilité. Cette somme symbolise donc l’union du matériel et du spirituel. 7 indique ainsi la perfection. Pierre demande donc quelle est la perfection du pardon.

2. Et le Christ une fois de plus nous surprend. Il va encore plus loin que le nombre de la perfection… Il le multiplie par 70 ! Que veut-il nous dire par là ? Il nous montre ce qu’il vit lui, et ce qu’il nous invite à vivre : que « la mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure » (sermon de saint Augustin). Quelle est la limite indiquée par Jésus lui-même ? C’est qu’il n’y a pas de limite ! On pourrait réagir en nous plaignant que c’est quelque chose de difficile d’autant plus en matière de pardon… Mais qu’est-ce que le pardon ? Le mot « pardon », vient du mot « don ». Or « don » est la définition même de l’amour : le don total de soi à quelqu’un. Le par-don est un don renouvelé, un don « en plus ». Il est courant d’entendre que pardonner c’est oublier. Dieu peut-il oublier ? N’est-ce pas plutôt un défaut de connaissance, un manque dans la réalité ? Au contraire, le pardon est un don suprême. Pour qu’il y ait besoin de pardon, il y a une offense, un mal, une blessure en jeu. Une rupture a été provoquée dans la relation d’amour entre les deux personnes, celle qui a offensé et celle qui est offensée. Le don de l’une à l’autre est abîmé, interrompu, voire méprisé ou trahi. C’est grave, d’autant plus qu’il s’agit du don de soi d’une personne. Nous sommes en terre sacrée… La personne offensée reconnaît le tort qu’elle a subi et qui l’a provoqué. Et elle choisit de se donner à nouveau à la personne qui l’a offensée. C’est un acte d’amour renouvelé, nouveau, qui vient de sa volonté, non des sentiments. C’est comme si elle disait : « Tu m’as offensé. Je reconnais la blessure que tu as provoquée en moi, dans ma vie. J’accepte ce qui est arrivé. Ceci fait maintenant partie de mon histoire. Et de notre relation. Tel que je suis aujourd’hui, je t’accepte tel que tu es et je me donne à toi. » C’est fort ! C’est impressionnant même ! C’est divin. Divin, parce que ceci ne peut venir que de Dieu. Sans sa grâce, sans sa force, c’est impossible pour nous donner de nous donner de telle manière. Parce que ce n’est pas un acte de lâcheté. Au contraire, cela exige une grande force intérieure.

3. Personne ne peut ni obliger, ni exiger, ni accélérer le pardon. Parce que l’amour vient d’un acte libre. Mais nous y sommes invités par le Christ qui se fait le chemin, la vérité et la vie (cf. Jn 14, 6). Le pardon est chemin de libération, de salut pour « illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix » (Cantique de Zacharie, Lc 1, 79). Contemplons l’exemple de Jésus sur la croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)

Dialogue avec le Christ

Uni à toi, Jésus, apprends-moi à prier : « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ».

Résolution

Dans un moment de rencontre avec Jésus, voir avec lui ce que je peux avoir à pardonner à d’autres ou à moi-même ; ou ce que je peux avoir à demander pardon. Et voir avec lui, ce que je peux faire.

Anne-Marie Terrenoir, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

 

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre réfléchit au pardon, pardonner "jusqu’à sept fois," n’était pas si mal ! Il se montre généreux. Jésus, en multipliant le chiffre de Pierre par 10 et par 7, rend ce chiffre illimité. Ainsi le pardon ne peut être restreint par aucune limite. Nous savons que le premier mouvement de celui qui a subi un tort est le plus souvent de se venger. Jésus reprend la fidélité de Dieu : "Un bref instant je t’avais abandonnée mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler.(Isaïe") C’est avec une amitié sans fin que Dieu manifeste sa tendresse, qu’il nous rachète. Pour Jésus, l’amitié de Dieu est sans fin et sans limite. Notre malheur est de nous considérer comme les maîtres du monde et de faire tout tourner autour de nous comme si en nous étions le centre. Or le centre du monde c’est Dieu. Il nous faut, avec Pierre, opérer un décentrement pour nous mettre dans une attitude d’adoration fondamentale. Nous recevons tout de Dieu, et nous sommes heureux de nous recevoir nous-même de Dieu. Cet amour de Dieu est transformant, guérissant pour notre vie, il nous apprend le pardon.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Jésus illustre la miséricorde de Dieu par une parabole. Il a dû prendre cette histoire dans les coutumes d’alors. Il s’agit d’un chef oriental ou d’un romain qui gouverne un pays colonisé. Ce ministre avait une dette énorme : 10 000 talents : C’était ce qu’il fallait pour faire vivre une famille pendant 30 millions de jours. Devant le Créateur nous sommes devant le don de la vie et de l’amour, nous sommes toujours en dette. Mais l’amour est un don gratuit que rien ne peut acheter, il n’appelle que la reconnaissance. L’attitude de Dieu envers nous ne se base pas sur la justice, l’amour ne peut être que miséricordieux. Dans le cœur de Dieu, le pardon ne connaît pas d’attente ni de demi-mesure, il est immédiat et total.

"…Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Devant la supplication de son compagnon qui lui devait cent pièces d’argent. "Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Le pardon est un geste d’amour qui nous transforme, il ne s’achète pas. Jésus nous dit que le temps de l’histoire qui nous est donnée est une grande remise des dettes. Ce n’est pas le temps du jugement et du châtiment. Nos dettes sont limitées et elles sont pardonnables. Jésus nous fait dire dans le Notre Père : "Pardonne-nous nos torts envers Toi comme nous-mêmes avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous." La pitié nous situe à notre juste place devant notre frère qui demande pardon pour pouvoir vivre. Un horizon de reconnaissance s’ouvre devant nous pour savourer les bonnes choses qui nous sont données. Cette parole est infiniment précieuse car celui qui l’a dit ne peut la dire sans se l’appliquer à lui-même. Pierre prend au sérieux le rôle qu’il va jouer dans la communauté. Dieu nous a disposés pour recevoir la grâce d’un tel don ! Il nous transforme à son image afin que nous devenions ce que nous sommes. Nous pouvons le rejoindre dans l’amour et nous répandre en amour en le laissant passer devant, établis dans l’amour.

Nous demandons la grâce d’entendre pour que notre cœur soit rempli de bienveillance, de douceur, d’humilité, de tendresse, les uns vis-à-vis des autres.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »

      L'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs – à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine – de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. Ce mystère est, non seulement pour l'Église elle-même comme communauté des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d'une vie différente de celle qu'est capable de construire l'homme exposé aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont à l'œuvre en lui. Et c'est au nom de ce mystère que le Christ nous enseigne à toujours pardonner. Combien de fois répétons-nous les paroles de la prière que lui-même nous a enseignée, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), c'est-à-dire à ceux qui sont coupables à notre égard.

      Il est vraiment difficile d'exprimer la valeur profonde de l'attitude que de telles paroles définissent et inculquent. Que ne révèlent-elles pas à tout homme, sur son semblable et sur lui-même ! La conscience d'être débiteurs les uns envers les autres va de pair avec l'appel à la solidarité fraternelle que saint Paul a exprimé avec concision en nous invitant à nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d'humilité est ici renfermée à l'égard de l'homme, du prochain en même temps que de nous-mêmes ! Quelle école de bonne volonté pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

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Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

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2. Abbé A

 

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3. Frère F.

 

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4. Père Gilbert Adam

 

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5. Pape P.

 

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Les sept dernières paroles de Jésus sur la croix. The Last Seven Words of Christ.

 

Jésus a prononcé sept paroles lorsqu’il était sur la croix. Chacune de ses paroles ont marqué l’histoire de l’Église et la foi de milliers de personnes au cours des siècles. Ci-dessous nous vous proposons de nous arrêter pour les méditer et voir de quelle nature était fait Celui qui à changé la face du monde.



 1ère parole :
"Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font." (Luc 23,34)

Une prière à son Père pour ceux qui l’on crucifié. Quand nous sommes face à des personnes qui ne nous aiment pas ou qui nous font souffrir, saurions-nous prier pour eux et leur pardonner ?

Sa première parole est une prière : " Père, pardonne-leur, car il ne savent ce qu'ils font ". Celui qui prononce cette prière vient d'être crucifié. Alors même que les clous transpercent ses mains et ses pieds, il intervient en faveur des autres. Et qui est celui qui prie ainsi ? C'est le Fils de Dieu qui va mourir. Par cette prière, il agit selon son Évangile concernant l'amour des ennemis. Nous réalisons alors que le christianisme est beaucoup plus qu'une morale : c'est une vie qui aime et se donne.

Mais il y a plus. Jésus seul peut prononcer cette prière sublime, parce que le pardon en question concerne le péché le plus horrible, celui d'avoir crucifié le Fils de Dieu. Par sa prière, Jésus a obtenu que le jugement pour ce péché-là soit suspendu. Cinquante jours plus tard, l'apôtre Pierre a pu proclamer avec puissance la bonne nouvelle du salut par Jésus-Christ. Plusieurs milliers de personnes ont accepté cette bonne nouvelle et ont été pardonnées.

La mise en croix de Jésus a montré toute la méchanceté humaine, mais elle a surtout démontré l'immensité de l'amour divin : l'amour du Père qui donne le Fils pour le salut de tous ceux qui croient en lui, l'amour du Fils qui se donne volontairement pour des coupables.

2ème parole :
"Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis." (Luc 23,43)

Une promesse à quelqu’un qui souffre autant que lui.
Alors que nous sommes nous-même en souffrance, sommes-nous capable de partager les promesses de Dieu à d’autres ?

La deuxième parole de Jésus sur la croix est une promesse de salut faite par le Juge suprême à un accusé. Non pas un pardon temporaire, mais la paix éternelle; non la vie continuée sur la terre, mais le royaume de Dieu et la résurrection pour une vie nouvelle dans le ciel.

Au début, les deux brigands crucifiés avec lui insultent Jésus. Par la suite, l'un d'entre eux change d'attitude. Il reconnaît sa culpabilité et témoigne de l'innocence de Jésus : " Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal. " à ce moment crucial, il est le seul à discerner la perfection de Jésus et il lui dit : " Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. "

La réponse est immédiate, la promesse certaine : Jésus lui dit : " Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis." Pas de jugement à attendre. Le brigand condamné par les hommes est absous par Dieu. Il l'est parce que Jésus allait expier ses fautes devant Dieu. Il reçoit l'assurance d'un salut personnel dans la présence du Sauveur lui-même. Merveilleux avenir que partageront tous ceux qui auront mis leur confiance en ce si merveilleux Sauveur Jésus-Christ!

Jésus est le Sauveur des vies gâchées. Ne désespérons pas à cause du mal que nous avons commis. Jésus est puissant pour sauver aujourd'hui encore. Il a connu l'humiliation la plus grande, l'abaissement le plus profond, la mort honteuse de la croix, afin de nous faire connaître l'amour de son Père. Pour l'éternité!

3ème parole :
Jésus voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, il dit à sa mère : "Femme, voici ton fils". Puis il dit au disciple : "Voici ta mère". (Jean 19,26-27)

Un souci pour sa mère.
Alors que nous sommes face à des situations difficiles, avons-nous du respect et du soucis pour honorer nos parents, nos familles, nos proches ?

Dans sa première parole sur la croix, Jésus demande le pardon pour ceux qui l'ont crucifié. Dans la deuxième, il transforme, par sa grâce, un meurtrier en l'un de ses compagnons dans le ciel. Dans la troisième, il confie tendrement sa mère à son disciple Jean.

Comment ne pas être touché par l'affection et les soins que Jésus, malgré ses souffrances croissantes, a montrés à sa mère? Quelle délicatesse au milieu de la haine environnante! Mais aussi, quelle dignité, car Jésus reste le Seigneur de sa mère comme de son disciple. Ce n'est pas un mourant qui dépend de la bonté des siens, mais un fils aimant qui prend en compte les besoins futurs de sa mère.

Jésus a prononcé cette parole avant d'entrer dans les trois heures de ténèbres de l'abandon de Dieu. Même les liens les plus légitimes sur la terre, ceux d'un fils envers sa mère, devaient être rompus. Il fallait que Jésus entre seul dans le lieu où Dieu allait juger le péché du monde.

 4ème parole :
"Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?"
(Matthieu 27,46)

Le cri d’angoisse de Jésus alors qu’il est en train de porter le péché du monde, et que Dieu lui détourne son regard. Jésus est seul. Alors que nous sommes quelquefois en train d’abandonner Dieu et de lui tourner le dos, Jésus n’a-t-il pas ce même cri d’angoisse à notre égard ?

-Nous ne pouvons aborder cette quatrième parole de Jésus crucifié qu'avec un profond respect. C'est une parole d'importance capitale, d'une immense densité et qui reste insondable pour nous. Depuis midi, il fait nuit sur Jérusalem. Des ténèbres surnaturelles ont recouvert le pays. Plus de moqueries, plus d'injures, les hommes sont mis de côté. Dieu soustrait son Fils aux regards humains. Ce qui se passe à ce moment-là ne peut être vu ni compris par une créature.

Personne ne pourra jamais entrer dans la détresse de Jésus, pendant ces trois heures d'obscurité. Notre Sauveur demeura dans une solitude totale, abandonné de son Dieu parce qu'il expiait les péchés de tous ceux qui croiraient en lui. Lui, le Fils bien-aimé du Père, était, à ce moment-là, privé de la présence de son Dieu. Pourquoi? Parce qu'il s'était, par amour, identifié à nous, pécheurs. Il a pris sur lui la malédiction que nous méritions à cause de nos péchés. Souvenons-nous toujours de la souffrance de Jésus sur la croix. Sans les heures d'expiation, personne n'aurait pu être sauvé. Le châtiment de nos fautes serait toujours devant nos yeux.

Dans ces heures d'abandon, la sainteté de Dieu brille d'un éclat insoutenable : Dieu condamne son propre Fils. Mais il le fait par amour, pour nous sauver, nous qui ne l'aimions pas. Amour du Père, amour du Fils! Éternel sujet d'adoration pour nous, croyants!

*Une méditation sur la 4è parole . . .
"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?"

Parmi les sept paroles du Christ sur la Croix, Marc, le disciple de Pierre, et Matthieu, ont tous deux retenu seulement la même phrase tirée du psaume 21. C’était la prière, la dernière prière de Jésus avant de mourir. C’est un cri vers Dieu le Père, son Père qu’il poussait dans un dernier dialogue avec Lui.

"Eli, Eli, lama sabachthani" dit l’un des évangélistes ; l’autre : "Eloï, Eloï, lama sabactani." Ce sont les mêmes mots, mais avec peut-être une consonance régionale des mots araméens dans la langue de J"sus.Et cela veut dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?"

Il me semble que ce cri, cette prière de Jésus quelques minutes avant sa mort, c’est le cri de tous les malheureux du monde entier et de toutes les époques de notre petite planète au cours de ces millions d’années, depuis que l’homme a fait son apparition sur la terre et qu’il fut capable de raisonner et de s’exprimer.

C’était un psaume attribué au roi David, un ancêtre de Jésus. Il exprime à la fois les souffrances et les espoirs du juste. Tous les évangélistes y ont vu décrits, bien des siècles avant qu’il ne vienne sur cette terre, les souffrances du Christ, du Messie.

Toutes nos interrogations, tous nos pourquoi sont résumés dans le cri de Jésus. C’est le cri de tous les hommes qui peinent et qui souffrent, c’est le cri de tous ceux qui s’interrogent et qui, hélas, oublient que l’homme n’est qu’un passager sur cette terre. Cette terre que très souvent la Bible nous a appris à découvrir comme une vallée de larmes bien plus que comme une vallée de bonheur et d’abondance.

Seul, un jour, Dieu nous dira le pourquoi de tous nos pourquoi, ce sera le jour où il nous fera comprendre le pourquoi de la Croix, le pourquoi de la souffrance.

Quand Jésus, du haut de la Croix, regardait Jérusalem et tous ceux qui s’y trouvaient, il pensait à toute la souffrance du monde, non seulement le monde de son temps, mais celui de tous les temps de l’humanité, de ces milliards d’êtres humains qui, au cours des millénaires, viendraient sur cette terre.

Il demandait pardon à son Père pour tous ceux qui refuseraient de l’écouter et qui feraient souffrir les hommes. Lui qui était venu apporter la Paix, il pensait à tous ces peuples privés de liberté, à tous ces peuples qui meurent de faim, et à tous ces peuples qui vivent dans la crainte des bombes et des attentats criminels. Et avec lui, nous pensons à la souffrance des gens que nous aimons, parents, femmes, enfants. Et avec Jésus sur la Croix, nous n’avons qu’une seule pensée : tout faire pour les aimer comme Jésus les aime.

Jésus, qui est le Fils de Dieu, est passé par la souffrance et il nous a promis que lorsqu’il aurait été élevé de terre, c’est-à-dire lorsqu’il aurait accompli sa mission sur la terre par le sacrifice sur la Croix, alors il nous aiderait.

Il vaut nous répéter une fois encore : "Ayez confiance, j’ai vaincu le monde. Voici que je suis avec vous pour toujours. Allez et annoncez au monde entier la Bonne Nouvelle. Tous seront sauvés s’ils acceptent de croire en l’amour de Dieu et s’ils vivent dans l’amour de tous leurs frères les hommes."

Après la Croix et la Mort de Jésus, il y a eu et il y aura toujours la Résurrection.

Vivons cette Semaine Sainte en union avec le Christ souffrant et, dans la prière, préparons-nous à célébrer sa Résurrection dimanche prochain.

Bonne semaine sainte à tous et à toutes.

Amen.

Homélie prononcée le dimanche des Rameaux 27 mars 1994 par le père Léandre Duflot dans l’église Notre-Dame de l’Annonciation de Meudon.
In
"Homélies simples et percutantes" du père Léandre Duflot, éd. Salvator, Paris 2006, pp.294-295.

5ème parole :
"J’ai soif" (Jean 19,28)

Jésus, un humain ... jusqu’au bout.
Jésus dit cette parole afin d’accomplir une prophétie de l’Ancien Testament. Ce qui nous montre que bien plus qu’un humain qui a soif, Jésus va au bout de sa mission ; il ne boira pas du reste !

-Par la cinquième parole de la croix, après les trois heures d'abandon, Jésus demande à boire. Ses blessures, son combat moral, font qu'il souffre d'une soif ardente. Mais, avant tout, ce n'est pas pour cela qu'il dit : " J'ai soif ". Sur la croix, comme durant toute sa vie, Jésus a toujours fait la volonté de Dieu. Malgré sa souffrance intense, il s'écrie : " J'ai soif " parce que l'Écriture sainte annonçait par avance : " Dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vinaigre " Psaume 69. 21. Mais il nous est permis de penser que cette parole de Jésus revêt une autre portée spirituelle. Son œuvre accomplie, Jésus regarde en avant.

La soif qu'il éprouve évoque le désir intense de la joie de la présence de Dieu (Psaume 63. 1) Sa soif est un signe de l'imminence du royaume où il goûtera bientôt la pleine communion de son Père et des siens. Il a dit : " J'ai soif " afin de devenir pour tous ceux qui se confient en lui, la source d'eau vive. Il prépare l'eau vive du salut qui va être donnée au monde (Jean 4. 14).

6ème parole :
"Tout est accompli." (Jean 19,30)

Un cri de victoire !
Si nous nous arrêtons un instant pour penser à tout ce qui s’est passé pour que Jésus arrive à ce cri de victoire cela donne le tournis. Pourtant il est allé jusqu’au bout, par amour. Sommes-nous capable d’évaluer l’importance de cette phrase ?

-Les trois heures de ténèbres sont terminées. Dans un dernier geste d'obéissance, Jésus vient de boire le vinaigre; il s'écrie alors : " Tout est accompli ". Sa mission sur la terre s'achève. À sa venue, il avait pu dire : " Je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté " (Hébreux 10. 7) Maintenant, il a achevé là tout ce que le Père lui avait donné à faire (Jean. 4).

Jésus a parfaitement glorifié Dieu. Chaque croyant peut dire : " Le fils de Dieu s'est livré lui-même pour moi " (Galates 2. 20) Tout découle de la croix : le salut de chaque croyant, la formation de l'Église, l'accès au Père, l'établissement des nouveaux cieux et d'une nouvelle terre dans lesquels la justice habite (2 Pierre 3. 13 tout repose sur la mort de Jésus.

Cette sixième parole est comme la signature que le Christ appose sur le texte relatant ce qu'il a accompli. Un seul mot dans l'original : " Tetelestaï ". On a retrouvé des papyrus où apparaissaient des factures avec le mot " Tetelestaï " inscrit en travers pour indiquer que la facture était entièrement payée.

L'oeuvre de Jésus à la croix est parfaite et achevée. " Il n'y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher " (Ecc. 3. 14) " Notre confiance quant à notre salut éternel ne peut reposer ni sur nos actions, nos mérites ni sur quoi que ce soit qui vienne de nous-mêmes, mais simplement sur le sacrifice de Jésus-Christ, parfait, complet, accepté par Dieu. Alors que toutes les religions des hommes disent : " Faites ", Jésus proclame à la face du monde entier : " C'est accompli "!

7ème parole :
"Père, je remets mon esprit entre tes mains." (Luc 23,46)

La dernière prière à son Père
Quel moment impalpable que celui de rejoindre le Père et d’entrer dans son repos, l’esprit en paix ...

-Cette dernière parole de Jésus sur la croix évoque toute l'intimité de l'amour et de la communion entre Jésus et son Père. Comme avant les trois heures de ténèbres, Jésus dit à nouveau : " Père ". L'expiation est accomplie, la question de nos péchés est réglée.

En parfaite paix, en pleine conscience, Jésus va alors laisser sa vie, donner sa vie. Ayant baissé la tête, il remet son esprit au Père. C'est l'acte final de son sacrifice volontaire. Il a détaché lui-même son esprit de son corps et l'a remis à Dieu son Père.

Plusieurs fois, le Nouveau Testament nous rapporte que Jésus s'est livré lui-même (Galates 2. 20; Éphésiens 5. 2, 25 ; Tite 2. 14). Toutes ces expressions font briller la grandeur et l'amour de celui qui donnait sa vie. Personne n'avait le pouvoir de la lui prendre (Jean 10 : 18), mais il l'a offerte afin que nous puissions recevoir une vie nouvelle, spirituelle, en nous confiant en lui.

Jésus va au-devant de la mort, paisiblement, en vainqueur, sachant que Dieu ressuscitera son corps (Actes 2. 27). Il a détruit, par sa mort, la puissance du diable qui nous effrayait (Hébreux 2. 14). La septième parole annonce le repos de la nouvelle création. Le péché et le mal sont vaincus à la croix et la création est libérée et restaurée. Tout comme le septième jour a été le jour du repos et de la satisfaction, la septième parole introduit le Seigneur dans le lieu du repos : les mains du Père. À la suite de Jésus, nous pouvons, devant la mort, nous confier paisiblement en notre Dieu et Père.


 

 Sources:

(1) http://paroissechaville.com

(2) www.paysciel.com

 


 

  

 

 

 

 

 

Évangile et Homélie du Vend 15 Sept 2017. Jésus, voyant sa mère lui dit : « Femme, voici ton fils. »

Vendredi 15 septembre 2017

Notre Dame des Douleurs

Saint(s) du jour : Ste Caterina Fieschi de Gênes, veuve et mystique (1447-1510)


Lectures de la messe

Première lecture  (1 Tm 1, 1-2.12-14)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Paul, apôtre du Christ Jésus
par ordre de Dieu notre Sauveur
et du Christ Jésus notre espérance,
    à Timothée,
mon véritable enfant dans la foi.
À toi, la grâce, la miséricorde et la paix
de la part de Dieu le Père
et du Christ Jésus notre Seigneur.
    Je suis plein de gratitude
envers celui qui me donne la force,
le Christ Jésus notre Seigneur,
car il m’a estimé digne de confiance
lorsqu’il m’a chargé du ministère,
    moi qui étais autrefois blasphémateur,
persécuteur, violent.
Mais il m’a été fait miséricorde,
car j’avais agi par ignorance,
n’ayant pas encore la foi ;
    la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,
avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.


            – Parole du Seigneur.

Psaume (16), 1-2a.5, 7-8, 11)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 19, 25-27)

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
  Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
  Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.

          – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Dans la continuité de la fête de la croix glorieuse de notre Seigneur, nous demeurons aujourd’hui au pied de cette même croix, avec Marie que nous fêtons sous le vocable de « Notre Dame des douleurs ». Nous nous trouvons ainsi plongés au cœur de la Passion d’Amour pour nous de notre Seigneur Jésus Christ. Car, nous devons bien garder présent à l’esprit que, pour le chrétien, la croix n’est pas l’exaltation de la souffrance mais de l’Amour infini de Dieu.

A l’exemple de saint Jean, et selon l’invitation de notre Seigneur, nous prenons Marie chez nous. Alors, en nous unissant à elle dans la foi, nous nous unirons toujours davantage à notre Seigneur. Car, il existe une telle communion de cœur et de volonté entre Marie et Jésus, qu’en étant unis à elle, nous sommes sûrs de nous retrouver greffés sur le cœur aimant du Christ à travers lequel nous touchons le cœur Père pour retrouver notre dignité de fils de Dieu.

Au pied de la Croix, nous sommes enfantés à la vie de fils de Dieu. A cet enfantement, Marie participe d’une manière toute particulière car il convenait à celle qui avait mis au monde la Tête, qu’elle soit aussi la mère du Corps tout entier. Au pied de la Croix, Marie enfante l’Eglise, mais la douleur qui lui fut épargnée à la naissance de la Tête, elle la vit pour nous tous, pécheurs sauvés par le sang de notre Seigneur. Voilà comment Marie est associée d’une façon unique à notre rédemption.

Tu as voulu Seigneur, que la Mère de ton Fils, debout près de la croix, fut associée à ses souffrances ; accorde à ton Eglise de s’unir elle aussi, à la passion du Christ, afin d’avoir part à sa résurrection.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Ton coeur sera transpercé par une épée»

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort.

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vie le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus.

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. De cette façon, Marie se convertit en la figure et le modèle pour tout chrétien. Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.

Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB Abbé de Montserrat (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Marie, en ce jour où nous te célébrons, toi, Notre-Dame des Douleurs, nous voulons nous rappeler que jusqu’au bout tu étais debout près de la croix de ton Fils, ferme et fidèle. Admirant ton courage et ta force, nous voulons commencer ce temps de prière afin que, après avoir contemplé ton exemple, tu nous accordes cette même attitude face aux difficultés.

Demande

Marie, toi qui es restée ferme et fidèle au pied de la croix, accompagne-nous toujours face aux difficultés de la vie.

Points de réflexion

1. « Près de la croix de Jésus se tenait sa mère. »
Depuis 300 ans, l’Église prie lors de la séquence de ce jour les paroles suivantes : « Dans le chagrin qui la poignait, cette tendre Mère pleurait son Fils mourant sous ses yeux ». Quelle souffrance pour la mère du Christ de le voir mourir sur le bois infâme de la croix ! Pourtant, elle n’est pas restée à Jérusalem, non, elle accompagne son Fils jusqu’au bout. Elle voit les longs clous qui transpercent ses poignets, et contemple le corps qu’elle a tant soigné et qui est maintenant entièrement recouvert des blessures cruelles de la Passion et de la flagellation. Elle voit le soldat romain s’approcher et transpercer le cœur bien-aimé de son Fils.

2. « Femme, voici ton fils. » « Voici ta mère. »
Cette mère qui n’a jamais abandonné son Fils, qui a toujours été là pour lui, qui n’a cessé de l’aimer, sachant qu’elle aimait ainsi Dieu, voici que Jésus nous confie à sa protection maternelle ! Après avoir vécu en tout comme un homme, hormis le péché, Jésus a appris a estimé à sa juste mesure l’aide et le soutien d’une mère comme Marie. En même temps, pensant à tous ses frères les hommes, pensant à ceux d’entre nous qui à cause des guerres ou d’autres violences perdront leur mère, pensant à tous ceux qui ne trouveront pas en leur mère l’amour et le soutien inconditionnel que Marie lui a toujours donné, Jésus s’empresse de nous confier sa propre mère ; et ce, malgré la douleur que cause à un crucifié chacune des paroles qu’il veut prononcer.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, merci, car dans ta grande miséricorde, tu ne nous as pas laissés orphelins, mais tu nous as donné ta mère afin que nous ne soyons jamais seuls face aux difficultés de la vie. Pour que du haut du ciel, Marie n’hésite pas à descendre et à voler à notre secours, parfois en grande pompe comme à Lourdes, mais aussi chaque jour en étant à notre côté. Merci, Seigneur. Aide-moi à être un bon fils/une bonne fille pour ta Mère, à accepter son aide dans ma vie, à chercher à la rendre heureuse, à la prier chaque jour.

Résolution

Prier 3 Je vous salue Marie ce soir avant de me coucher et demander à Marie la grâce de voir avec la foi son action dans ma vie et de ne jamais oublier que j’ai une mère au ciel qui pense à moi à chaque instant.

Eugenia Alvarez, consacrée de RC

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"Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine."

 

Après avoir fêté la Croix glorieuse de Jésus, nous vivons la « fête » de Marie, la femme des douleurs. Marie, la mère de Jésus, ne dit pas un mot ! C’est toute sa vie donnée qui est là, dans le silence du Magnificat de l’Immaculée. C’est avec force que s’exprime tout ce qu’elle à dit dans l’Evangile, « faites tout ce qu’il vous dira. » Nous entendons la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils. Marie est démunie, sans prise sur ce qui se passe. Elle est bouleversée au plus profond d’elle-même, au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot, même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée. Marie, à la croix, vivra ce que nous-mêmes connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’un « être là » immobile. Ce vécu de Marie est Evangile, Parole inespérée qui lui est adressée de la part de Jésus pour lequel elle est en souffrance. Si Jésus nous sauve par sa Passion, Marie participe au salut de l’humanité avec Jésus, par sa Compassion. Jésus dans sa Passion, ouvre pour chacun de nous un chemin de salut. Par son immense amour, il a vaincu la mort, il est venu à bout de la haine, il a pris sur lui toute maladie. Marie, Notre-Dame des sept douleurs, participe aux souffrances de Jésus pour le salut du monde. Jésus, dans son amour, a fait don de sa mère au disciple, à l’Eglise et à l’humanité.

"Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils." Jésus, s’adressant à sa mère et au disciple qu’il aimait, leur fait un Don si merveilleux, en lui, il leur donne d’aimer. Cette Parole si forte brise l’inacceptable qui serait de ne plus pouvoir aimer. Marie, atteinte dans sa chair par la souffrance, malgré les prétentions de la mort, sera aimée, elle pourra aimer. Nous connaissons ce sentiment, lorsque l’histoire s’arrête et que tout devient solitude, la vie pourra-t-elle être de nouveau habitée ? La maternité de Marie envers l’humanité avait déjà été annoncée, elle est maintenant clairement précisée et établie. Marie, la Mère du Christ, se trouve dans le rayonnement du mystère pascal de Jésus. Le Concile n’hésite pas à appeler Marie « Mère du Christ et Mère des hommes. » Marie, dans ses douleurs, manifeste le mystère du Salut en Jésus Christ, l’enfantement de l’Église ! La femme donne la vie à nouveau, par la maternité de son cœur virginal : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Il nous faut méditer toutes les souffrances de Marie pour trouver la force de vivre celles qui nous arrivent aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas épargnés : « Ton cœur sera transpercé comme par une épée. »

"Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui." A la croix est vécu le salut pour Marie, elle nous aide à vivre nos souffrances unies aux douleurs de Jésus. C’est l’enfantement d’un monde nouveau. Toutes les douleurs de l’humanité sont contenues dans la Passion de Jésus, elles sont aussi portées par les douleurs de la femme qui enfante avec Lui un monde nouveau. La Croix glorieuse est avant tout un mystère de vie ! C’est aussi le mystère de la Mère des douleurs. Jean, « reçoit parmi ses biens personnels » la Mère de Jésus et l’introduit dans tout l’espace de sa vie : « Il l’accueillit chez lui. » Il entre dans le rayonnement de l’amour maternel avec lequel Marie prend soin de son Fils. Au pied de la Croix s’exerce la maternité de Marie, selon l’Esprit. La naissance d’un monde nouveau est ouverte par le Nouvel Adam et par la nouvelle Eve. Les douleurs du Christ contiennent les douleurs de la mère. Une brèche est ouverte dans nos enfers, ce que nous avons à vivre, de difficile, peut devenir source de vie, enfantement d’un monde nouveau. La présence de Marie dans l’Eglise est l’accueil du don que Jésus fait sur la croix. Marie accomplit l’ultime volonté de Jésus, dans la cohérence du oui de l’Annonciation. Maintenant elle dit oui à la parole de Jésus « voici ton fils, » et elle accomplit la tâche maternelle de veiller sur les disciples avec la grâce nécessaire.

Nous demandons la grâce d’accueillir Marie comme Jean l’a accueillie.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« À partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »

      Quand Jésus s'est mis à parcourir les villes et les villages pour annoncer la Bonne Nouvelle (Mt 9,35), Marie l'accompagnait, inséparablement attachée à ses pas, suspendue à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour enseigner. À tel point que ni la tempête de la persécution ni l'horreur du supplice n'ont pu lui faire abandonner la compagnie de son Fils, l'enseignement de son Maître. « Près de la croix de Jésus se tenait Marie, sa mère ». Vraiment, elle est mère, celle qui n'abandonnait pas son Fils, même dans les terreurs de la mort. Comment aurait-elle pu être effrayée par la mort, elle dont « l'amour était fort comme la mort » (Ct 8,6) et même plus fort que la mort. Oui, elle se tenait debout près de la croix de Jésus et la douleur de cette croix la crucifiait dans son cœur elle aussi ; toutes les plaies dont elle voyait blessé le corps de son Fils étaient autant de glaives qui lui transperçaient l'âme (Lc 2,35). C'est donc à juste titre qu'elle est proclamée Mère ici et qu'un protecteur bien choisi est désigné pour prendre soin d'elle, car c'est ici surtout que se manifestent l'amour parfait de la mère à l'égard du Fils et la vraie humanité que le Fils avait reçue de sa mère...

      Jésus « l'ayant aimée, il l'aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Non seulement la fin de sa vie a été pour elle, mais aussi ses derniers mots : achevant pour ainsi dire de dicter son testament, Jésus a confié le soin de sa mère à son plus cher héritier... Pierre, pour sa part, a reçu l'Église, et Jean, Marie. Cette part revenait à Jean comme un signe de l'amour privilégié dont il était l'objet, mais aussi à cause de sa chasteté... Car il convenait que personne d'autre ne rende ses services à la mère du Seigneur que le disciple bien-aimé de son Fils... Et par cette disposition providentielle, le futur évangéliste pourrait s'entretenir familièrement de tout avec celle qui savait tout, elle qui, depuis le commencement, observait attentivement tout ce qui concernait son Fils, qui « conservait avec soin toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Lc 2,19).

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème Sermon pour l'Assomption (trad. cf. Pain de Cîteaux 8, p. 105 et SC 202, p. 459)

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Me 13 Sept 2017.


Mercredi 13 septembre 2017

Nous sommes dans la 23e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Jean Chrysostome, évêque et docteur de l'Église (344-407), St Maurille (Maurilio), évêque d'Angers (336-426)


Lectures de la messe

Première lecture (Col 3, 1-11)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
    vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
    Pensez aux réalités d’en haut,
non à celles de la terre.

     En effet, vous êtes passés par la mort,
et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
    Quand paraîtra le Christ, votre vie,
alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
    Faites donc mourir en vous
ce qui n’appartient qu’à la terre :
débauche, impureté, passion, désir mauvais,
et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.
    Voilà ce qui provoque la colère de Dieu
contre ceux qui lui désobéissent,
    voilà quelle était votre conduite autrefois
lorsque, vous aussi, vous viviez dans ces désordres.
    Mais maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela :
colère, emportement, méchanceté, insultes,
propos grossiers sortis de votre bouche.
    Plus de mensonge entre vous :
vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous
et de ses façons d’agir,
    et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau
qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,
se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.
    Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,
il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;
mais il y a le Christ :
il est tout, et en tous.

            – Parole du Seigneur.

Psaume 144 (145), 2-3, 10-11, 12-13ab)

Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 20-26)

En ce temps-là,
    Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres,
car le royaume de Dieu est à vous.
    Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant,
car vous rirez.
    Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent,
quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.
    Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,
car alors votre récompense est grande dans le ciel ;
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.


    Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !
    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,
car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant,
car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
    Quel malheur pour vous
lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Aujourd’hui, Jésus annonce une nouvelle extraordinaire à tous ceux et celles qui sont sous le poids de l’épreuve. Ils leur annoncent ce que nous ne sommes pas capables de voir ou de concevoir par nous-mêmes, « ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme » (1 Co 2, 9). Il leur annonce comment Dieu, dans son infinie paternité d’Amour, vient à la rencontre des souffrants et des pauvres.

Vous qui êtes pauvres, je vous annonce une Bonne Nouvelle :  le Royaume des Cieux déjà vous appartient. Le Règne de l’Amour est désormais présent et, parce que pauvres, parce que vous n’êtes encombrés d’aucune richesse,  il est à vous ! Vous pouvez dès aujourd’hui l’accueillir. Heureux êtes vous !Vous aussi qui avec faim, je vous annonce une Bonne Nouvelle : il vient le jour où vous serez rassasiés.  Le Père veille sur vous et la faim et la mort n’auront pas le dernier mot. L’avenir est pour vous rempli d’espérance. Heureux êtes vous !

Vous qui êtes dans les larmes, vous qui êtes sous le poids d’épreuves personnelles, spirituelles, familiales, ou de travail ou d’affection ou de guerre, je vous annonce une Bonne Nouvelle : le jour vient où vous serez saisis de joie  car le Père vous aime et votre tristesse se changera en joie. Heureux êtes vous ! Quant à vous qui êtes insultés ou persécutés parce que vous êtes fidèles à l’Évangile, parce que vous proclamez votre foi en famille, au travail, dans la ville, je vous annonce une très Bonne Nouvelle : vous aurez au Ciel une récompense extraordinaire parce que participant à ma Passion, vous participerez à ma Résurrection. Heureux êtes vous !

Frères et sœurs, voilà ce que sont les Béatitudes : L’annonce d’une Bonne Nouvelle merveilleuse pour tous ceux qui peinent. Avec une clarté inouïe, Jésus nous partage la Bonne Nouvelle qui illumine sa propre route d’humanité. Sa route qui connaîtra la pauvreté, la faim, les larmes et la croix, pour entrer par cette Passion d’Amour dans la gloire éternelle du Père.

Mieux : Jésus nous attire sur cette route qui est la sienne. Heureux sommes nous quand nous partageons la croix de Jésus parce que nous partageons déjà sa Résurrection et sa gloire ! Voilà la Bonne Nouvelle que nous avons la charge d’annoncer. Qu’ils sont beaux les pieds des porteurs de la Bonne Nouvelle qui vont quitter tout à l’heure cette église pour aller crier l’Évangile par leur vie !

Que cette Eucharistie ravive en nous cette joie pour que nous soyons plein de feu pour porter l’Évangile !

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres.

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde.

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

 http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Livré à lui-même et indifférent à l’égard de Dieu, fier de son autonomie absolue, l’homme finit bientôt par se livrer à l’égoïsme, au pouvoir, à la domination, ne voyant rien d’autre que ses rapports avec lui-même pour ne plus aller que sur des sentiers stériles. Ici, Seigneur, tu veux nous montrer ce qui se passe lorsque l’amour donne sens à la vie et ouvre à un avenir d’espérance.

Demande

Seigneur, permets-moi d’entrer dans ce message que tu as laissé à tes disciples et aide-moi à le vivre tous les jours au milieu de ce monde qui nous entoure.

Points de réflexion

1. « Jésus, levant les yeux sur ses disciples… »
Ce passage d’Évangile nous met en présence de l’enseignement que tu donnes à ceux qui te suivent. Ils sont pleins du désir de vivre en vérité ce que tu es venu leur annoncer. Seigneur, aujourd’hui aussi, nous pouvons écouter et méditer ces enseignements. Tu veux que les hommes vivent ensemble, en paix et sans autre souci que de voir régner la paix et le respect mutuel, sans autre recherche que celle que tu as inscrite en nos cœur : celle de la loi d’amour dont tu es venu nous montrer le chemin, même si nous savons que cette loi d’amour demande de faire de nombreux efforts pour sortir de nous-mêmes et comprendre l’autre et tous les autres.

2. « Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent (…) à cause du Fils de l’homme. »
Seigneur, tu promets à tes auditeurs un véritable bonheur mais tu ne veux pas leur cacher que ce ne sera pas un chemin sans obstacles et sans difficultés. Toi-même a porté une croix imméritée alors que tu étais venu pour annoncer le ciel et le Royaume de Dieu. Mais tu es venu annoncer ce Royaume à des hommes pécheurs centrés sur eux-mêmes, leur bonheur égoïste, leur réussite personnelle, leur pouvoir de dominer et de faire travailler les autres sans respecter leur dignité et en leur promettant des merveilles pour plus tard. Seigneur, ne me laisse pas oublier que tu nous as aussi demandé de te suivre et de t’aider à porter ta croix.

3. « Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel. »
Réjouissez-vous… Seigneur, faut-il se réjouir dès maintenant, dès cette terre, alors même que les jours nous semblent tristes, moroses, sombres et douloureux ? Que la souffrance physique ou morale est là qui frappe à la porte avec insistance ? Ici, Seigneur, tu félicites celui qui n’attend pas d’être comblé dès maintenant, celui qui ne cherche pas à être rassasié de sa faim ici-bas, Tu appelles « bienheureux » celui qui sait que la perfection n’est pas de ce monde, mais sait qu’il l’atteindra dans l’autre monde, au ciel.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à vivre la pauvreté, la soif de justice, les persécutions, comme des moyens pour se rapprocher de toi, et non comme des obstacles à ma réalisation personnelle.

Résolution

Je chercherai ce qui peut aider et soulager, ce qui peut réconforter ou même simplement soutenir l’optimisme de ceux que je rencontrerai aujourd’hui.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

 http://www.regnumchristi.fr



« Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. »

Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Tout ce qui fait le malheur des hommes, la déception des humains, la désespérance et la mort, Jésus nous en a libérés. « Le prince de ce monde » est détrôné par Jésus qui a pris sur lui toutes les contradictions, les situations d’échec, les blessures, les brisures, la descente aux enfers, jusqu’à la mort même. Unis à Jésus, tous les événements douloureux de notre vie, les lieux de contradiction continuent l’œuvre de salut. Certes, il nous faut nous défendre de tout ce qui fait souffrir l’humanité et l’avilit, nous le faisons dans le Christ. « La croix est folie pour les Juifs, scandale pour les Grecs, elle est pour nous sagesse de Dieu, » dira l’apôtre Paul ! Elle est sagesse pour celui qui se met à la suite de Jésus. Mais cela restera pour notre raison humaine une folie et un scandale. Suivre Jésus dans son chemin de croix, c’est d’abord demeurer dans son amour. « Heureux, vous les pauvres, » dit Jésus, le Règne de Dieu est à vous. Notre richesse est le règne de l’amour de Dieu qui s’accomplit en nous. La pauvreté nous ouvre le cœur aux dons de Dieu, elle est source de vraie joie. Dans son immense amour pour nous, Jésus est devenu notre Sauveur par sa Croix, nous pouvons le suivre sur le chemin de salut de nos frères ! Notre origine est vraiment dans le cœur de Dieu.

« Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. » La paternité du Père enveloppe tous ses enfants de tendresse, il les garde en tout. Jésus qui demeure toujours en son Père accomplit la mission qui lui est donnée. L’Esprit Saint le soutient et lui donne d’accomplir la mission de nous sauver. Jésus descend sur la terre, jusque dans les enfers, pour nous ouvrir le chemin du retour vers son Père. Notre appel rejoint l’appel de Jésus qui vient nous chercher des profondeurs de notre misère. Heureux, si nous savons pleurer avec ceux qui pleurent. Quand le sourire de Dieu aura triomphé de toutes nos peurs, nous goûterons auprès de lui la joie des cœurs libres. La joie de ceux qui aiment et qui se savent aimés célèbre les béatitudes de Jésus. Le chemin de Jésus est un chemin de Croix qui nous ouvre à la vie du Père. Jésus a guéri et illuminé dans notre vie tout ce qui était douloureux. Il est entré dans le mystère d’iniquité du menteur pour nous en libérer par son humanité clouée sur le bois aux yeux de tous ! C’est l’offrande de nous mêmes à Jésus qui lui permet de faire en nous sa volonté.

"Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. Ils sont malheureux parce qu’ils tiennent déjà leur récompense, dit Jésus. Est « riche du monde, » celui qui n’attend plus rien de Dieu. Il a refermé les mains sur son avoir. Il a mis « toute sa consolation » dans une sécurité matérielle. Le malheur est de n’avoir plus en soi un espace pour le désir que seul Dieu peut combler. Cette blessure de l’espérance n’est guérie que par Dieu seul, en ravivant notre espérance. Jésus avait des amis parmi les gens fortunés : Matthieu et Zachée étaient riches, Marthe et Marie avaient des ressources, et Jeanne, qui suivait la troupe des disciples, était l’épouse de Kouza, l’intendant d’Hérode. Pour nous sauver, Jésus a été considéré « comme » maudit de Dieu même. Il nous invite à prendre à cœur le salut de nos frères. Jésus veut nous donner une surabondance d’amour en nous redonnant une espérance. Si nous demeurons dans l’amour de Jésus, les souffrances offertes, les contradictions acceptées ont du prix aux yeux de Dieu. Elles deviennent un « chemin de croix » qui donne vie. « Bienheureux êtes-vous » dit Jésus !

Nous demandons la grâce d’être les amis de la croix de Jésus pour que nous nous portions les uns les autres dans l’amour.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam


"Regardant ses disciples, Jésus dit : 'Heureux vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous' »

      Il importe de bien saisir le secret de la joie insondable qui habite Jésus et qui lui est propre... Si Jésus rayonne une telle paix, une telle assurance, une telle allégresse, une telle disponibilité, c'est à cause de l'amour ineffable dont il se sait aimé de son Père. Lors de son baptême sur les bords du Jourdain, cet amour, présent dès le premier instant de son incarnation, est manifesté : « Tu es mon Fils bien-aimé ; tu as toute ma faveur » (Lc 3,22). Cette certitude est inséparable de la conscience de Jésus. C'est une présence qui ne le laisse jamais seul (Jn 16,32). C'est une connaissance intime qui le comble : « Le Père me connaît et je connais le Père » (Jn 10,15). C'est un échange incessant et total : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10)... « Tu m'as aimé avant la fondation du monde » (Jn 17,24). Il y a là une relation incommunicable d'amour, qui se confond avec son existence de Fils et qui est le secret de la vie trinitaire : le Père y apparaît comme celui qui se donne au Fils, sans réserve et sans intermittence, dans un élan de générosité joyeuse, et le Fils, celui qui se donne de la même façon au Père, avec un élan de gratitude joyeuse, dans l'Esprit Saint.

      Et voilà que les disciples, et tous ceux qui croient dans le Christ, sont appelés à participer à cette joie. Jésus veut qu'ils aient en eux-mêmes sa joie en plénitude (Jn 17,13) : « Je leur ai révélé ton nom et le leur révélerai, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi aussi en eux » (Jn 17,26).

      La joie de demeurer dans l'amour de Dieu commence dès ici-bas. C'est celle du Royaume de Dieu. Mais elle est accordée sur un chemin escarpé, qui demande une confiance totale dans le Père et dans le Fils, et une préférence donnée au Royaume. Le message de Jésus promet avant tout la joie, cette joie exigeante ; ne s'ouvre-t-il pas par les Béatitudes ? « Heureux, vous les pauvres, car le royaume des cieux est à vous. Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez ».

Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978
Exhortation apostolique « Sur la joie chrétienne » (trad. DC 1677 1/6/75, p. 503)

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Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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Évangile et Homélie du Ma 12 Sept 2017. Jesus passa toute la nuit à prier Dieu dans la montagne puis choisit les douze

 


Mardi 12 septembre 2017

Nous sommes dans la 23e semaine du temps ordinaire

L'Église fête : Le Saint Nom de Marie - mémoire facultative
Saint(s) du jour : Ste Catherine de Gênes, veuve et mystique (1447-1510)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Col 2, 6-15)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
    menez votre vie dans le Christ Jésus, le Seigneur,
tel que vous l’avez reçu.
    Soyez enracinés, édifiés en lui,
restez fermes dans la foi, comme on vous l’a enseigné ;
soyez débordants d’action de grâce.
    Prenez garde à ceux qui veulent faire de vous leur proie
par une philosophie vide et trompeuse,
fondée sur la tradition des hommes,
sur les forces qui régissent le monde,
et non pas sur le Christ.
    Car en lui, dans son propre corps,
habite toute la plénitude de la divinité.
    En lui, vous êtes pleinement comblés,
car il domine toutes les Puissances de l’univers.
    En lui, vous avez reçu une circoncision
qui n’est pas celle que pratiquent les hommes,
mais celle qui réalise l’entier dépouillement de votre corps de chair ;
telle est la circoncision qui vient du Christ.
    Dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui
et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu
qui l'a ressuscité d’entre les morts.
    Vous étiez des morts,
parce que vous aviez commis des fautes
et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair.
Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ :
il nous a pardonné toutes nos fautes.
    Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait
en raison des prescriptions légales pesant sur nous :
il l’a annulé en le clouant à la croix.
    Ainsi, Dieu a dépouillé les Puissances de l’univers ;
il les a publiquement données en spectacle
et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11)

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 12-19)

En ces jours-là,
Jésus s’en alla dans la montagne pour prier,
et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Le jour venu,
il appela ses disciples et en
auxquels il donna le nom d’Apôtres :
    Simon, auquel il donna le nom de Pierre,
André son frère,
Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
    Matthieu, Thomas,
Jacques fils d’Alphée,
Simon appelé le Zélote,
    Jude fils de Jacques,
et Judas Iscariote, qui devint un traître.


    Jésus descendit de la montagne avec eux
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Ils étaient venus l’entendre
et se faire guérir de leurs maladies ;
ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs
retrouvaient la santé.
    Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu’une force sortait de lui
et les guérissait tous.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

 Homélie ou Méditation du jour

L’appel fondateur de l’Eglise naît de la prière nocturne du Seigneur, la nuit étant peut-être le symbole des ténèbres de sa Passion et de sa mort, dont il va triompher par la fidélité de son obéissance et de son amour. Le verbe « prier » apparaît deux fois dans le premier verset de notre péricope : l’appel sauveur qui rejoint chacun de nous par la voix de l’Eglise, est le fruit de la prière sacerdotale intense et persévérante du Christ crucifié. Jésus prie le Père, car il va agir en son nom : appeler et donner un nom sont en effet des fonctions paternelles que Dieu accomplit par son Fils. Les Douze sont appelés « apôtres » c’est-à-dire « envoyés », « témoins » de la Parole agissante du Maître. Selon le principe juridique juif, ils représentent – au sens fort du terme : ils rendent présent – celui qui les envoie.

L’énumération solennelle des premiers appelés, se termine abruptement, renvoyant à nouveau vers le drame qui se prépare : « …et Judas Iscariote, celui qui fut le traître ». Quelle audace et quel courage de la part de Jésus de choisir et d’appeler celui-là même qui le dénoncerait, nous laissant ainsi entrevoir qu’aucune lâcheté ne peut mettre en échec sa confiance, qu’aucune trahison ne peut venir à bout de sa patience : entre Simon et Judas, entre fidélité et trahison, se déploient les noms des Douze, préfigurant ainsi la démarche boitillante de l’Eglise de tous les temps ; et aussi la nôtre sans doute. Douze personnes c’est bien peu de choses : Dieu aime réaliser son œuvre par « peu de choses ». Il aime agir par la médiation d’humbles signes sacramentels - à commencer par l’Eglise elle-même – dans lesquels sont pourtant cachées la toute-puissance et l’efficacité infinie de sa grâce.

Dans la discrétion de ces quelques versets décrivant un événement qui est passé inaperçu aux yeux du monde, saint Luc nous donne accès à un moment déterminant de l’histoire : la fondation de la communauté du salut, structurée hiérarchiquement par Jésus lui-même. La « pierre maîtresse » c’est le Christ, les apôtres en constituent « les fondations » (Ep 2, 20), les disciples sont les membres du nouveau peuple de Dieu. Trois cercles concentriques entourent le Maître : les Douze, les disciples et enfin la foule, accourue de Judée, de Jérusalem la capitale et même de la région côtière de Tyr et de Sidon, c’est-à-dire au-delà des frontières de la Palestine, préfigurant la mission universelle.

Nous retrouverons cette même structure au début des Actes des Apôtres, dans la description des commencements de l’Eglise : Jésus s’adresse une dernière fois « aux Apôtres qu’il avait choisis » avant d’être « enlevé » : ceux-ci regagnent Jérusalem et « montent dans la chambre haute où se retrouvent Pierre, Jean, Jacques… » - suit l’énumération des Onze - entourés des femmes, de Marie, mère de Jésus, et de ses disciples (Ac 1, 2.13s) ; puis, après la descente de l’Esprit, accourent les foules provenant de tous les pays d’alentour.

L’image suggérée par Saint Luc de ces trois cercles concentriques entourant le Maître au pied de la montagne, est quelque peu erratique, mais elle frappe par sa majesté, sa paisible beauté et sa force rayonnante. A travers cet événement advenu « en ces jours-là », c’est déjà la victoire définitive du Ressuscité qui s’annonce. L’imprécision temporelle tout à fait volontaire, nous invite à actualiser la scène dans l’aujourd’hui de notre vie : c’est dans cette paisible majesté que le Seigneur continue à venir à nous d’auprès du Père par la médiation de son Eglise, pour nous « délivrer des esprits mauvais » et guérir, dans la force de l’Esprit qui émane de lui, tous ceux qui le touchent par une foi aimante.

Père Philippe

 http://www.meinau-catholiques.org



«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu»

Aujourd'hui, je voudrais centrer notre réflexion sur les premiers mots de cet Évangile: «En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu» (Lc 6,12). Des introductions comme celles-là peuvent passer inaperçues dans notre lecture quotidienne de l'Évangile, mais —de fait— elles sont de la plus grande importance. Dans le cas présent, on nous dit clairement que le choix des douze Apôtres —décision centrale pour la vie future de l'Église— fut précédé par toute une nuit de prière de Jésus, dans la solitude, devant Dieu son Père.

Comment était la prière du Seigneur? Sa vie nous permet de penser que ce devait être une prière pleine de confiance dans le Père, de total abandon à sa volonté —«ce n'est pas ma propre volonté que je cherche, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé» (Jn 5,30), d'union manifeste à son œuvre de salut. Ce n'est qu'à partir de cette longue, profonde et constante prière, toujours soutenue par l'action du Saint Esprit, qui, déjà présent au moment de son Incarnation, était descendu sur Lui lors de son Baptême, que le Seigneur puit obtenir la force et la lumière nécessaires pour continuer sa mission d'obéissance au Père en vue d'accomplir son œuvre de service pour le salut des hommes. Le choix ultérieur des Apôtres, dans lequel, comme nous le rappelle saint Cyrile d'Alexandrie, «le Christ lui-même affirme leur confier la mission même qu’il avait reçu du Père», nous montre comment l'Église naissante fut le fruit de cette prière de Jésus au Père dans l'Esprit, et que, par conséquent, elle est l'œuvre de la Sainte Trinité elle-même. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13).

Que toute notre vie de chrétien —de disciples du Christ— soit toujours immergée dans la prière et prolongée par elle.

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière d'introduction

Dieu éternel et tout-puissant, en ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, tu as fondé ton Église sur les douze apôtres et tu la maintiens dans la succession apostolique, unie et ferme autour du successeur de Pierre. En cette fête de saint Simon et de saint Jude, nous voulons te bénir dans ce temple spirituel qui est ton Église et notre Église, nous voulons te glorifier en reconnaissant son unité et notre mission en son sein.

Demande

Jésus, sagesse de Dieu le Père, donne-moi de te reconnaître dans ma vie quotidienne comme celui qui m’appelle ; donne-moi de connaître ton choix et de faire l’expérience de ton amour, pour remplir d’amour le temps qui s’écoule.

Points de réflexion

1. « Jésus passa toute la nuit à prier Dieu. »
Si Jésus sacrifie sa nuit, c’est en raison de l’importance extrême de ce moment. Jésus sait qu’il quittera ce monde de manière assez abrupte. S’il ne veut pas que son œuvre soit vaine, il doit assurer sa succession. Or ce n’est pas sur des pierres ou sur une « institution » qu’il peut fonder quelque chose de durable – comme des édifices, des traités de philosophie ou des codes de moralité d’une nouvelle religion – mais sur des hommes ancrés en Dieu, qui sauront écouter son Père et mettre en place les dispositions pour édifier son Temple.
Qui sont les apôtres ? Pourra-t-il vraiment compter sur eux ? Ne seront-ils pas pires que les pierres – puisque les pierres ne pèchent pas ? Et pourtant, c’est eux qu’il choisit, puisque le Père céleste les lui a donnés ! Dieu seul peut édifier une vie, une communauté, une œuvre qui perpétue l’Évangile. C’est pour cela que Jésus prie toute la nuit. Et moi, qui prétends être si occupé, combien de temps est-ce que je dédie à la prière ?

2. « Il appela ses disciples et en choisit douze. »
Lorsque Jésus appela ses disciples, il était encore sur la montagne. La rencontre avec Jésus, lorsqu’il appelle, suppose pour nous une montée, vers celui qui s’est abaissé. Cet effort qu’il nous demande exprime sa volonté de nous élever, de nous sortir de notre inertie humaine, dans laquelle nous avons tendance à banaliser ce qui est sacré, à rendre ordinaire ce qui est extraordinaire.
Ce choix de Jésus s’adresse à des personnes précises et touche les cœurs au plus profond. Aucune créature, aucun être humain n’est un numéro, un élément anonyme d’une masse amorphe. Chaque baptisé est appelé par son nom pour faire l’expérience de l’amour irrésistible de Jésus et pour comprendre qu’il est irremplaçable dans le dessein de Dieu. L’événement le plus ordinaire de la vie, éclairé par cette identité et animé par l’amour, devient extraordinaire. Est-ce que j’y crois vraiment ?

3. « Toute la foule cherchait à le toucher. »
Tandis que les foules, aux temps de l’Évangile, pouvaient voir Jésus de leurs yeux de chair, de nos temps, qui sont les derniers, nous pouvons voir Jésus avec le regard de la foi. À l’époque, comme aujourd’hui, Jésus veut se laisser toucher, notamment par les plus pauvres et indigents : les malades, les isolés, les marginalisés, les pécheurs – l’homme normal avec ses misères, lorsqu’il s’en repentit. Avec Jésus, les disciples sont impliqués dans cette mission. Est-ce que je donne à mon entourage, parfois loin de Dieu et de l’Église, une chance de toucher le Christ ? Au contraire, touchent-ils en moi plutôt amertume, timidité, susceptibilité ?
Lorsque nous touchons le Christ, nous lui ouvrons une porte, afin que lui puisse venir nous toucher, nous ébranler au plus profond de nos endurcissements. Notre véritable guérison sera la transformation des cœurs de pierre – qui se veulent irréprochables – en cœurs de chair, capables de repentir, capables de nous jeter dans les bras du Père. Suis-je capable de me remettre en quête de Jésus, de me laisser ébranler ?

Dialogue avec le Christ

Ô Jésus, tu es le Maître et Seigneur de ma vie ; vers toi je crie, viens me toucher, viens me délivrer de la paralysie et des ténèbres. Ta lumière brille dans le Temple de ton Église ; je veux y rentrer plus profondément, alors que je ne suis qu’un misérable pécheur. Je veux monter vers ta montagne sainte et m’approcher de ton autel, pour te louer jusqu’à la fin de mes jours. Amen.

Résolution

Je ferai une visite au saint Sacrement pour l’offrir pour mon évêque et pour l’unité de l’Église.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 "En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu."

 

Jésus s’en alla dans la montagne pour prier en vue du choix de ces Douze Apôtres. La prière naît en nous pour écouter Jésus qui nous manifeste la volonté de Dieu. La prière est un don de Dieu qui demande à être accueilli. C’est l’œuvre de Dieu qui nous donne un engagement et une continuité dans notre vie. La prière de Jésus, dans la paternité de Dieu et dans la communion de l’Esprit Saint, s’est prolongée dans un Don fidèle, jusqu’au Jardin des Oliviers et à la Croix. Nous voulons être fidèles à la prière dans un monde fermé à Dieu qui ne nous aide pas. L’espérance de sa rencontre, dans l’amitié avec Jésus, nous conduit à une relation filiale avec notre Père des cieux. Jésus choisit ses apôtres dans cette relation d’amour avec son Père. L’appel de Dieu pour les Apôtres est fait dans une communion d’Amour avec notre Père. Elle manifeste que nous sommes un Peuple d’appelés. Nous demandons la grâce d’être renouvelés fondamentalement dans notre prière et dans notre appel. C’est dans la tendresse, la bonté et la beauté que Dieu nous regarde. Notre corps, notre cœur, notre esprit, toutes les dimensions de notre être, sont créés pour aimer Dieu.

"Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :" Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Notre liberté humaine honore ou non ce qu’elle éprouve devant l’appel de Jésus. La prière de Jésus sur la montagne nous indique combien est important notre Salut et celui de l’humanité. Jésus nous fait entrer de plus profondément dans la mission reçue du Père. Le jour venu, il va appeler des hommes, pour être avec lui, pour prolonger son action de Salut dans le monde. Un nouvel univers s’ouvre devant nous. Jésus, dans sa liberté, se lie à ces hommes appelés, pour que d’autres personnes soient touchés. Les Apôtres sont remplis de faiblesses et d’incertitudes. Avec Jésus, ils seront capables de porter la bonne nouvelle au monde. Ils descendent de la montagne avec lui, à la rencontre de tous. Ils sont dans le choix posé par Jésus qui a passé la nuit en prière avec son Père. Nous sommes, nous aussi, appelés par Dieu. Notre vie sur la terre se vit dans une grande espérance. Nous portons en nous les germes de la vie éternelle et nous voulons les laisser s’épanouir de plus en plus en nous.

« Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé." Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. A la suite de Jésus, nous entrons dans une relation intense avec Dieu. Notre prière va devenir constante, pleine de confiance, capable d’éclairer notre vie. Nous demandons à Jésus la grâce de communiquer avec ceux qui nous sont proches, avec ceux que nous rencontrons sur notre route. Jésus est la lumière de notre existence. Notre vie, donnée par Dieu, nous voulons la vivre avec le Christ Jésus. Il nous a donné sa vie que nous recevons dans l’Eucharistie. C’est une vie d’amour, une « vie divine » sur la terre. Nous ne nous appartenons plus, nous appartenons au Christ. Si nous tombons, nous pouvons nous relever et nous jeter dans le cœur de Jésus qui pardonne tout. Le Christ est dans notre cœur et nous croyons en Lui, Il est dans notre vie et nous espérons en Lui. S’il nous arrive à vivre des situations difficiles, Il est là, déjà victorieux.

Nous demandons à Dieu la grâce d’être renouvelés dans notre vocation.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


« Il passa la nuit à prier Dieu »

      Le Seigneur prie : non afin d'implorer pour lui, mais afin d'obtenir pour moi. Bien que le Père ait mis toutes choses à la disposition du Fils, le Fils cependant, pour réaliser pleinement sa condition d'homme, juge à propos d'implorer le Père pour nous, car il est notre avocat. Ne dressez pas des oreilles insidieuses, vous figurant que le Christ demande par faiblesse, pour obtenir ce qu'il ne peut pas accomplir, lui qui est l'auteur de tout pouvoir. Maître en obéissance, le Christ nous façonne par son exemple aux préceptes de la vertu. « Nous avons, est-il dit, un avocat auprès du Père » (1Jn 2,1) : s'il est avocat, il doit s'interposer pour mes péchés. Ce n'est donc pas par faiblesse mais par bonté qu'il implore. Vous voulez savoir à quel point tout ce qu'il veut, il le peut ? Il est à la fois avocat et juge ; en l'un réside une charge de compassion, en l'autre l'insigne du pouvoir. « Et il passa la nuit à prier Dieu » : il vous donne un exemple, il vous trace un modèle à imiter.

      Que faut-il faire pour votre salut quand pour vous le Christ passe la nuit en prière ? Qu'est-ce qu'il convient de faire quand vous voulez entreprendre un devoir de piété, alors que le Christ, au moment d'envoyer ses apôtres, a prié et a prié seul ? Nulle part ailleurs, si je ne me trompe, on ne trouve qu'il ait prié avec les apôtres ; partout il implore seul. C'est que le dessein de Dieu ne peut pas être saisi par des désirs humains, et personne ne peut avoir part à la pensée intime du Christ. Voulez-vous savoir d'ailleurs que c'est bien pour moi et non pour lui, qu'il a prié ? « Il appela ses disciples et il en choisit douze » pour les envoyer, semeurs de la foi, propager le secours et le salut des hommes dans le monde entier.

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 5, 42s (trad. SC 45, p. 198 rev.)

http://levangileauquotidien.org


 


 


 


 


 

 

Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 

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Évangile et Homélie du Dim 10 Sept 2017. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.

 

Photo: Choristes des trois chorales d’Ans (CSFA-Chorale, Ensemble et Arc En Ciel). Jour de la fête des chorales le 25 Juin 2017

Dimanche 10 septembre 2017

Nous sommes au 23ième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Nicolas de Tolentino, o.s.a. (1245-1305), St Aubert, évêque d'Avranches († v. 725)

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ez 33, 7-9)

 

Lecture du livre du prophète Ézékiel

 

La parole du Seigneur me fut adressée :
    « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur
pour la maison d’Israël.
Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,
tu les avertiras de ma part.
    Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’,
et que tu ne l’avertisses pas,
si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,
lui, le méchant, mourra de son péché,
mais à toi, je demanderai compte de son sang.
    Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite,
et qu’il ne s’en détourne pas,
lui mourra de son péché,
mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

 

 

 


    – Parole du Seigneur.

 

 

 

Psaume 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

 

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

 

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

Deuxième lecture (Rm 13, 8-10)

 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

 

Frères,
    n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
    La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.

Ces commandements et tous les autres
se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    L’amour ne fait rien de mal au prochain.

 


Donc, le plein accomplissement de la Loi,
c’est l’amour.

 

     – Parole du Seigneur.

 


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 15-20)

 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

 

    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

 

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 


 

 

 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

 

Étonnantes sont les paroles que nous venons d'entendre. En effet qui suis-je pour aller trouver mon frère et lui dire qu'il a péché ? Ne suis-je pas un pécheur comme lui ?


 

 

 

On connaît la parabole de la paille et de la poutre. À celui qui dénonce la paille qui est dans l'œil de son frère, on rétorquera qu'il ferait mieux de voir la poutre qui le rend aveugle. Nous voilà clairement avertis et pourtant Jésus nous dit aujourd'hui de reprendre le pécheur.
Faut-il y voir une contradiction ?


 

 

 

 

 

Et par la bouche du prophète Ézéchiel, le Seigneur va plus loin : non seulement il faut dénoncer le mal mais si nous ne le faisons pas, nous aurons des comptes à rendre.
C'est donc bien une lutte contre le péché que le Seigneur nous invite à mener, afin que nos frères et nous-mêmes ayons la vie.
À partir de ce constat préalable, essayons de mettre en lumière les clés de l'enseignement de Jésus. Tout d'abord, nous pouvons comprendre que Jésus se refuse à nous voir devenir insensibles à l'œuvre du mal.
Il est si facile de le nier, de le minimiser, de l'oublier.
Or nous ne pouvons pas vivre comme si le péché n'existait pas.
Il est bien là à la porte, tapi comme une bête cherchant qui dévorer (cf. Gn 4,7).
Laisser le mal proliférer autour de nous, c'est prendre le risque de le voir rentrer en nous.

 

 

 

 

 

Aucun mal ne peut nous laisser indifférents car «le salaire du péché, c'est la mort», dit Paul (Rm 6,23).
N'est-ce pas la vie que nous devons désirer pour notre frère et pour nous ?  En second lieu, il nous faut rappeler que si tous, nous avons péché et que nous sommes solidaires dans le péché, par le Christ Jésus, nous sommes désormais
solidaires dans la grâce. C'est au nom de cette solidarité dans le salut que Jésus nous exhorte à aller vers notre frère pécheur.
Ce n'est pas le jugement et la condamnation que nous avons à transmettre mais plutôt la miséricorde et le pardon.
Ce trésor de l'amour, nous le portons dans des vases d'argile mais nous devons avoir l'audace de le partager.

 

 

 

 

 

Notre démarche ne sera vraie et féconde que si elle se vit avec humilité. Là est la clé qui ouvre la porte du cœur de notre frère. Nous ne venons pas à lui parce que nous sommes meilleurs que lui, mais parce que nous sommes pétris de la même pâte humaine que lui, aussi vulnérables et fragiles que lui, et qu'avec lui, nous voulons vraiment vivre en frères car nous sommes fils d'un même Père.
Parce que nous sommes frères et sœurs en Christ, nous sommes responsables les uns des autres.
J'ai donc une réponse à donner à mon frère qui a péché : celle de l'amour humble qui ne regarde pas de haut mais qui rejoint l'autre dans sa misère et lui offre la miséricorde pour l'aider à se relever.

 

 

 

 

 

Avant d'aller vers notre frère, il nous faut donc examiner le fond de notre cœur.
Assurons-nous d'abord que nous voyons juste - la prière nous y aidera-. Demandons-nous si nous aimons assez notre frère pour combattre efficacement son mal, si c'est vraiment l'amour qui donne le ton à notre démarche.
Si tel est le cas, n'ayons pas peur.


 

 

 

 

 

 

 

Seigneur, donne-moi d’aimer comme tu le veux.

 

 

 

Si je dois me taire, que je me taise par amour.


 

 

 

Si je dois parler, que je parle par amour.


 

 

 

Si je dois corriger, que je corrige par amour.


 

 

 

Si je dois pardonner, que je pardonne par amour.


 

 

 

Mets au fond de mon cœur la racine de l'amour.


 

 

 

De cette racine, je le sais et je le crois, il ne peut rien sortir que de bon.

 

 

 

Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 


 


 

 

 

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute»

 

 

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous propose de réfléchir aux recommandations de Jésus aux disciples de son temps et de tous les temps. Même dans la communauté des premiers chrétiens il y avait des défauts et des comportements contraires à la volonté de Dieu.

Le dernier verset nous indique comment résoudre tous les problèmes rencontrés au sein de l'Église tout au long de son histoire: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux» (Mt 18,20). Jésus est toujours présent dans toutes les périodes de la vie de son Église, son "corps mystique" animé incessamment par l'action du Saint Esprit. Nous sommes toujours frères, que notre communauté soit petite ou grande.

Les choses ne sont pas plus faciles de nos jours que lorsque l'église était moins nombreuse. Mais si nous réfléchissons aux choses en dialoguant avec Dieu notre Père, Il nous donnera la lumière pour que nous puissions trouver le temps, l'endroit et les paroles opportuns afin d'accomplir notre devoir et aider. Il est important de purifier notre cœur. Saint Paul nous encourage à corriger notre prochain avec droiture: «Frères, même dans le cas où quelqu'un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien toi aussi être tenté» (Gal 6,1).

Une affection profonde et l'humilité nous encouragerons à rechercher la douceur. «Mais agissez d'une main maternelle, avec la délicatesse infinie que nos mères mettaient à soigner les grandes ou petites blessures de nos jeux et de nos chutes enfantines» (Saint Josemarie). Comme nous corrige la Mère de Jésus et Notre Mère, en nous inspirant d'aimer davantage Dieu et nos frères.

 

 

 

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL (Roma, Italie)

 

 

 

 

 

http://evangeli.net/evangile

 


 

 

 


 

 

 

 

 

Prière d'introduction

 

Sainte Trinité, je vous adore et vous demande de vous glorifier en ce jour par mes pensées, mes paroles et mes actions. Au nom du Père, et du Fils…

 

Demande

 

Seigneur, apprends-moi à vivre la correction fraternelle au sein de ma famille, de mon travail, de ma communauté comme un geste de charité envers mon prochain.

 

Points de réflexion

 

1. Dans la prière collecte de ce dimanche nous demandons au Seigneur deux grâces : la vraie liberté et la vie éternelle.
Une manifestation de cette « vraie liberté » consiste à dire ce que nous pensons ouvertement, à pratiquer la correction fraternelle. Les martyrs nous donnent un exemple de cette vraie liberté qui ne se tait pas, mais qui offre la vie pour proclamer sa propre foi : « C’est la vérité qui rend libre face au pouvoir » (Veritatis Splendor). Il ne faut pas confondre cette liberté de parole avec la liberté d’expression à la manière du monde, car toute forme de liberté d’expression n’est pas synonyme d’expression de notre liberté, mais au contraire, de notre soumission aux passions telles que la haine et la jalousie envers nos frères. Corriger l’un de nos frères qui se trouve dans une situation de péché, qui a dévié ou qui tout simplement a tort, exige, comme le rappelle le pape François, un grand amour accompagné par l’humilité et le tact nécessaire pour savoir comment et quand dire les choses : « On ne peut en effet réaliser une intervention chirurgicale sans anesthésie ». Parfois, plus que d’une correction verbale, notre frère a besoin d’un bon exemple, d’une bonne attitude de notre part qui le remette en cause. À la lumière de la liturgie nous pouvons tirer quelques caractéristiques de l’exercice de la correction fraternelle dans notre vie chrétienne.

 

2. « Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. » (Ez 3, 17)
La correction fraternelle commence par l’écoute de la parole de Dieu, elle se prépare dans la prière : en nous adressant à Dieu comme notre Père, nous accueillons les autres comme nos frères. Cette parole inspire, motive, rend droite et mesure notre correction. Ce point est crucial, puisque la correction n’est pas un exercice de subjectivisme, de goût, elle est règlement de notre vie à la lumière de ce que Dieu nous demande. Évidemment, cet exercice n’est pas facile, il est même douloureux, et parfois nous ne nous considérons pas à la hauteur, puisque nous-mêmes, nous sommes pécheurs. Mais encore une fois, ce n’est pas nous qui sommes au centre de la correction, mais la Parole de Dieu et le bien de la communauté, du corps du Christ. Le péché divise ; la vérité, au contraire, unit nos communautés et les met d’accord pour prier, pour se réunir au nom de Jésus d’un seul cœur. Dans l’Évangile cette dimension communautaire de la correction fraternelle est plus claire. En résumé, la Parole de Dieu et la communauté sont deux éléments importants pour échapper au subjectivisme et assurer que notre correction vienne de Dieu.

 

3. « À toi, je demanderai compte de son sang. » (Ez 33, 8) Voici la réponse de Dieu à la réponse de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9)
Oui, nous sommes les responsables de nos frères, dans la correction en tout cas, pas dans l’exécution. La correction fraternelle est une preuve de notre amour et notre considération envers les autres et « le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. » (Rm 13, 10) Et quand nous sommes l’objet de cette correction, apprenons à voir aussi en elle un geste d’amour de nos frères pour nous. Notons bien, le Seigneur nous invite à prendre soin, tout d’abord, en allant lui faire de reproches « seul à seul ». La calomnie et le commérage ne font que répandre le sang et déchiqueter nos frères.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, accorde-nous la grâce de la vraie liberté, non pas pour blesser, mais pour construire et aider nos frères. Que ta parole façonne et inspire notre manière de penser, de parler, d’agir. Que nous soyons attentifs à nos frères avec un vrai zèle fraternel, que nos paroles soient justes quand il faut leur ramener au droit chemin, que nos oreilles soient attentives à la correction de nos frères. Qu’ensemble nous puissions construire cette communauté unie, en accord, qui prie et demande d’un seul cœur, qui se réunit en ton nom avec la certitude de ta présence parmi nous. Seigneur, que nous soyons de bons frères pour les autres.

 

Résolution

 

Me demander si je peux aider quelqu’un de mon entourage en pratiquant avec douceur la correction fraternelle.

 

Père Roger Villegas, LC

 

 

 

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"Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

 

 

 

 

 

 

 

S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Habituellement nous n’en sommes pas là ! Nous pensons plutôt : « Il m’a fait cela ! Je ne vais rien dire, je n’en parlerai pas. » J’ai peur, il m’a fait mal, comme je le connais, il ne va pas m’écouter ! Et nous ruminons à l’intérieur. Ce n’est pas la solution, car nous allons ajouter au mal ! Un volcan va se déclencher dans notre vie, nous sommes empoisonnés. Que faire alors ? Il m’a fait cela ! Alors : « Œil pour œil, dent pour dent. » Nous savons qu’il va s’établir un fossé, une séparation dans une agressivité, et celui qui m’a blessé va devenir inatteignable ! En fait, avec grande humilité, il nous faut considérer l’autre comme un frère. Jésus nous propose d’aller voir un ami, et de lui en parler. C’est un frère à honorer, créé par Dieu, sauvé par Jésus. J’ai mal, j’ai été blessé, mais je vais demeurer au niveau de la grâce, dire que je souffre, que je viens d’être blessé, tout simplement. Dans cette situation, c’est moi qui suis misérable. Jésus dit : « S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes. » Il me faut être ingénieux, trouver son ami, parler à son ami et lui dire la situation dans laquelle je me trouve.

 

 

 

"Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel." C’est Jésus lui-même qui nous a sauvés, il vient nous rassembler dans un corps mystérieux, son Corps mystique. Si cette parole est difficile à vivre, elle est nécessaire pour que la communauté chrétienne puisse prendre corps. Nous sommes en situation de « salut, » il s’agit de sauver un frère ! Ce salut que Jésus nous a obtenu par sa passion et par sa croix, doit être pour nous Résurrection. Dans le feu du quotidien, au milieu des douleurs, nous nous blessons. Il nous faut alors mettre en œuvre notre espérance. Le courage et la confiance sont nécessaires ! Nous voulons sauver les liens qui sont entre nous parce que ces liens sont dans l’Esprit Saint qui les tisse. Nous entrons dans la communauté en artisan de Paix pour faire jaillir la vie de la communauté. Nous désirons voir le Christ au milieu de nous. Il ne demeure pas en nous quand nous sommes en lutte les uns contre les autres. Or nous sommes rassemblés en son nom, attentifs à sa voix.

 

 

 

"Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Nous sommes toujours redevable les uns vis à vis des autres. Notre dette est la charité, elle est le lieu de notre vigilance. Ce que Jésus nous propose, c’est une attitude de douceur et d’humilité. Pour que la communauté chrétienne prenne corps, il nous faut revêtir les sentiments qui sont dans le cœur de Jésus. Créés par Dieu, sauvés par Jésus, frères et sœurs en humanité, nous savons que l’Evangile nous donne la Paix. Nous sommes les brebis du bon Pasteur. Nous voulons demeurer dans le calme et la tranquillité. Eloignons de nous la critique, l’injure, l’envie, la jalousie ou l’avarice. Dans le respect de Jésus et le Don de sa Vie, nous honorons ensemble la table sainte à laquelle nous communions à sa Vie. Nous voulons joindre tous nos différents dans le sacrifice de l’autel pour l’offrir avec sa Passion. Avoir l’amour qui animait Jésus, est bien supérieur à toutes les œuvres. Jésus nous l’a dit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.

 

 

 

Nous demandons au Saint-Esprit la grâce d’accomplir cette parole de Dieu.

 

 

 

 Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 


 

 

 


 

« Tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » : le sacrement de réconciliation

 

 

 

      L'autre jour, quelqu'un, un journaliste, m'a posé une question étrange : « Vous-même, allez-vous en confession ? – Oui, je vais en confession chaque semaine, ai-je répondu. – Dieu doit être plus qu'exigeant si vous-même avez à vous confesser ».

      C'était à mon tour de lui dire : « Il arrive parfois à votre propre enfant de mal agir. Que se passe-t-il quand il vous annonce : 'Papa, je suis désolé !' Que faites-vous ? Vous prenez votre enfant dans vos bras et vous l'embrassez. Pourquoi ? Parce que c'est votre façon de lui dire que vous l'aimez. Dieu fait la même chose. Il vous aime tendrement ». Si nous avons péché ou si nous avons commis une faute, faisons en sorte que cela nous aide à nous rapprocher de Dieu. Disons lui humblement : « Je sais que je n'aurais pas dû agir ainsi, mais même cette chute, je te l'offre ».

      Si nous avons péché, si nous avons fauté, allons vers lui et disons-lui : « Je regrette ! Je me repens ! » Dieu est un père qui prend pitié. Sa miséricorde est plus grande que nos péchés. Il nous pardonnera.

 

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 117 rev.)

 

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Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par cidh2050 à 09:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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