Événement historique à Liège ce dimanche 8 octobre 2017  : les sœurs clarisses, dont l’ordre a quitté la ville en 1797, suite à la Révolution et à la suppression des ordres religieux, ont pu revenir et s’installer au monastère de Cornillon. Ce dimanche, l’église de Cornillon était pleine à craquer pour accueillir ces clarisses dont la moyenne d’âge est d’environ 35 ans. Des habitants du quartier, des amis burundais et du sanctuaire de sainte-Julienne ont participé à cette belle fête.

Sous l’ancien Régime, il y avait une communauté de clarisses Place Sainte-Claire (actuellement rue des Anglais), fondée en 1488 ; et une communauté installée Rue des Clarisses, fondée en 1606. C’est dans une ambiance de fête que les sœurs clarisses ont été installées dans la foulée de la fête de saint François d’Assise. Les clarisses en effet ont été fondées par sainte Claire d’Assise (1193-1253), dans la ligne du mouvement franciscain. L’installation a été faite par Mgr Jean-Pierre Delville, en présence de trois autres évêques : Mgr Aloys Jousten, évêque émérite ; Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur, et Mgr Jérôme Gapangwa, évêque émérite d’Uvira. Le P. Patrick Bonte, vicaire épiscopal pour la vie consacrée, organisait la célébration, car il a été l’artisan de l’installation des clarisses. La communauté clarisse qui a commencé en 1930 à Hannut a fondé la communauté de Bujumbura au Burundi en 1962. Celle-ci a envoyé en Belgique une partie de la communauté, qui s’est installée à Avernas en 2002, et qui s’installe en partie dès aujourd’hui, à Cornillon. Elle succède à la communauté des carmélites, qui a assuré le service de la prière pendant 157 ans.

Comme l’a dit Mgr Delville dans son homélie : « Sainte Claire est une exacte contemporaine de sainte Julienne de Cornillon (1192-1258). Celle-ci est bien connue pour avoir promu la fête du Saint-Sacrement: c’est pourquoi on la représente aussi avec le Saint Sacrement en mains. Les deux femmes ne se sont jamais connues, mais elles se rejoignent dans leur amour pour l’eucharistie et donc pour le Christ ».

L’évêque a remercié aussi le groupe de laïcs qui épaule les sœurs et qui va organiser l’accueil dans le monastère dans le sens d’un béguinage contemporain avec des logements et un espace d’accueil. Ainsi le monastère deviendra aussi un sanctuaire populaire dédié à la vénération de l’eucharistie, le corps du Christ. L’ouverture au monde se manifeste aussi par la grande présence des Burundais à la célébration, en particulier par leur chorale et par leurs familles ; leur enthousiasme et leur foi étaient communicatifs et invitent à la fraternité universelle.

Source: http://liegefetedieu.be