Mercredi 25 octobre 2017

Nous sommes dans la 29e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Crépin et Crépinien, Martyrs († v. 285), Bx Carlo Gnocchi, « génie de la charité chrétienne »


Lectures de la messe

Première lecture (Rm 6, 12-18)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    il ne faut pas que le péché règne dans votre corps mortel
et vous fasse obéir à ses désirs.
    Ne présentez pas au péché les membres de votre corps
comme des armes au service de l’injustice ;
au contraire, présentez-vous à Dieu
comme des vivants revenus d’entre les morts,
présentez à Dieu vos membres
comme des armes au service de la justice.
    Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous :
en effet, vous n’êtes plus sujets de la Loi,
vous êtes sujets de la grâce de Dieu.
    Alors ? Puisque nous ne sommes pas soumis à la Loi
mais à la grâce,
allons-nous commettre le péché ?
Pas du tout.
    Ne le savez-vous pas ?
Celui à qui vous vous présentez comme esclaves
pour lui obéir,
c’est de celui-là, à qui vous obéissez,
que vous êtes esclaves :
soit du péché, qui mène à la mort,
soit de l’obéissance à Dieu, qui mène à la justice.
    Mais rendons grâce à Dieu :
vous qui étiez esclaves du péché,
vous avez maintenant obéi de tout votre cœur
au modèle présenté par l’enseignement qui vous a été transmis.
    Libérés du péché,
vous êtes devenus esclaves de la justice.

            – Parole du Seigneur.

Psaume 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 12, 39-48)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous le savez bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait,
il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
    Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
    Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidèle et sensé
à qui le maître confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Vraiment, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si le serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde à venir”,
et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s’enivrer,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera
et lui fera partager le sort des infidèles.
    Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,
n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,
recevra un grand nombre de coups.
    Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup ;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

« Vous aussi, tenez-vous prêts ». L’avertissement que nous adresse le Seigneur Jésus est très clair.  Il s’agit d’un rendez-vous important. « Si le maître de maison connaissait l’heure », « il ne laisserait pas percer le mur ». Cette évidence que Jésus énonce montre l’aspect inéluctable de la visite du voleur. Quand il est vient, il est impossible de lui résister, parce que la surprise joue toujours en sa faveur. Ainsi, quand le Seigneur viendra, il n’y aura rien à faire contre lui, il est réellement irrésistible. Il faut donc préparer sa venue avant qu’elle n’advienne.

 

 

La différence majeure vient cependant de l’objet et de la nature de la visite. Le voleur perce en effet le mur de la maison, au milieu de la nuit, pour prendre un bien précieux qu’il convoite mais qui ne lui appartient pas. Le Seigneur Jésus, lui, vient également au milieu de la nuit, mais il prend un bien qui lui appartient. Là est notre espérance et notre joie. L’homme en effet a fait un choix : il a choisi de s’éloigner de Dieu, il a choisi de vivre sans lui et de s’enfoncer dans les ténèbres. Le voici à présent prisonnier d’une nuit qui semble sans fin. Lui qui a été créé libre, pour aimer, est à présent esclave de la mort. Mais le Seigneur ne peut pas supporter de voir l’homme ainsi prisonnier, il a donc choisi de venir percer le mur de sa prison et de le soustraire à l’esclavage de la mort.

 

 

Cet évangile est donc un appel à nourrir notre espérance ; même si notre nuit semble ne jamais devoir finir, nous savons désormais que le salut est proche, il adviendra au cœur de la nuit. Nous avons tellement de prix aux yeux du Seigneur, qu’il est prêt à percer les murs pour nous rejoindre. Nous sommes le trésor qu’il désire et qu’il recherche.

 

 

 

Seigneur Jésus, tu es le voleur que nous attendons de tout cœur ; viens nous arracher au pouvoir de la nuit que nous avons choisie. Renouvelle-nous dans les dons de ton Esprit, que nous sachions rester au travail de sanctification de notre âme le jour et la nuit, que nous sachions vivre de ton évangile à temps et à contretemps, pour te donner la joie de trouver radieux le trésor de notre âme que tu désire tant.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

 

 

«Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra»

 

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose juste et pleine d'amour.

 

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera (Badalona, Barcelona, Espagne)

 

 

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Viens, Esprit Saint, prie en moi comme tu priais en Jésus-Christ. Sainte Trinité, présente en moi depuis mon baptême, je t’adore.

 

Demande

 

Vivre sous le regard de Dieu en aimant mes frères.

 

Points de réflexion

 

1. Reprenons la question de Pierre : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Nous pourrions dire que cette parabole du Christ s’adresse à tous ceux qui ont à leur charge des frères ou des sœurs, donc à chacun d’entre nous ; chacun n’est-il pas le gardien de son frère (cf. Gn 4, 9) ? Voici donc qui est cet « intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ». Tous ceux qui vivent autour de moi me sont en quelque sorte confiés par notre Père. Quant à la « ration de nourriture », nous pouvons y voir le salaire, donc à la fois ce qui est dû et ce qui est mérité et ce dont nous avons besoin pour vivre. Or notre première nécessité, et ce que nous pouvons tous nous procurer les uns aux autres, n’est-ce pas la charité, l’amour fraternel ? Étant créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous méritons d’être aimés, tels que nous sommes.

 

2. Cette responsabilité vis-à-vis de nos frères n’est pas un fardeau insupportable. Dieu n’exige pas, tel un patron intransigeant, des chiffres d’affaires défiant toute concurrence. Jésus dit : « Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! » Il nous demande de vivre en fils de Dieu là où nous sommes. Vivre en fils de Dieu. Comment faire, si ce n’est en suivant les pas du Fils de Dieu ? Or le résumé de sa vie nous le trouvons dans « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout » (Jn 13, 1) ou encore dans le commandement qu’il nous donne, son seul commandement : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 12-13) Ainsi, Dieu n’est pas un cruel inspecteur supervisant chacun de nos mouvements, à l’affût de nos fautes. Il voit certes chacun de nos gestes, mais surtout il voit les cœurs d’un regard plein d’amour. Il est ce Père d’infinie bonté, qui pardonne toutes nos offenses, le seul juste, d’une justice qui est en même temps miséricorde. Il est notre seul juge. Nous souffrons bien souvent de la pression des uns ou des autres : familiale, professionnelle ou autre ; et encore plus souvent de la pression que nous nous mettons nous-mêmes, tel un tyran personnel. Un cri intérieur exige la liberté. Vivre libre ! Écoutons ce cri, ce désir qui justement nous parle de notre désir de Dieu. Sous son regard nous vivons libres. Que nous attendions notre plus grande récompense de notre Seigneur ! Tel un enfant qui se présente à son père ou à sa mère et lui montre ce qu’il a fait. Sa récompense est un regard de fierté, un sourire de tendresse, une oreille attentive, au fond, un cœur aimant. En toutes circonstances, nous pourrons ainsi vivre en paix.

 

3. Vivre selon cette charité et cette liberté, c’est vivre en enfant de Dieu dès cette vie et c’est vivre dès maintenant la vie du ciel. En d’autres mots, il s’agit de vivre un peu de ce bonheur immense auquel nous sommes promis. Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre mort, moment où le Fils de l’homme viendra. Mais nous pouvons l’attendre avec confiance, celui qui est le seul juge et dont la seule mesure est l’amour. Sous cet angle, nous vivrons dans la confiance et la paix. En effet, comme dit le psaume : « Voici le Dieu qui me sauve : j'ai confiance, je n'ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. » (Is 12, 2)

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, donne-moi de vivre de ta vie.

 

Résolution

 

Prendre un moment d’oraison pour m’entretenir avec mon Père du ciel, tel un fils aimé, inconditionnellement.

 

Anne-Marie Terrenoir, consacrée de RC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison."

 

 Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Jésus nous demande la vigilance pour nous et en particulier pour ceux qui ont une responsabilité sur leurs frères. Quand on voulait cambrioler une maison à cette époque, on passait derrière la maison, on faisait un trou dans le mur et on prenait ce qui était dans la maison. C’étaient d’autres mœurs et d’autres habitudes. Ne pas laisser percer le mur de notre maison intérieur, c’est être attentif à l’époux qui vient. Jésus rappelle cette vigilance car nous ne savons pas à quel moment notre vie terrestre s’arrêtera, à quel moment sera la fin de notre existence. La comparaison entre le Fils de l’homme, qui nous rappelle à Lui quand Il veut, et le voleur qui se garde bien de nous prévenir de sa visite, frappe les esprits. Jésus est toujours l’invité de notre maison, dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour nous l’attendons. Nous sommes le lieu de Dieu, et nous sommes en vigilance pour que l’accusateur des frères ne fasse pas en nous ou par nous un travail de destruction. Il est le "voleur" de cet Evangile. La parole de Dieu nous donne ainsi un message bien important car elle nous fait regarder l’unité de notre vie ! Notre langue peut parler de Dieu, le bénir, l’aimer dans son amour infini, car nous sommes au service de la louange de Dieu, mais nous sommes aussi soucieux de faire une place dans notre cœur pour nos frères.

 

"Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ?" Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi
 ! Jésus ne répond pas directement à la question de Pierre car elle s’adresse à tout le monde. Il fait prendre conscience que ceux qui ont été choisis par Lui pour être ses disciples, sont des hommes investis de responsabilités spirituelles importantes, et ils ne doivent qu’en être plus vigilants. Ce message de Jésus s’adresse aux hommes et aux femmes de notre temps, à tous les baptisés, et à fortiori à tous ceux et celles qui exercent une responsabilité pastorale dans l’Eglise. Avec quelle humilité, et en même temps avec quelle vigilance, ils entendent exercer leur responsabilité. Humilité, parce sans les dons de l’Esprit Saint, sans la maternité divine de Marie, la protection de St.Joseph, ils seraient incapables de faire face. Nous sommes le « lieu » de l’amour infini de Dieu. Nous ne sommes jamais autant nous-mêmes que lorsque Dieu est au cœur de notre vie. C’est quand la Parole et l’amour infini de Dieu nous habitent que nous sommes vraiment nous-mêmes.

 

"Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens." Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Jésus nous demande la vigilance, car les grâces d’état qu’Il donne à tous ceux qu’Il a investis de responsabilités pastorales, sont au service de leurs frères. Nous prenons progressivement conscience de la difficulté de nos charges, des tentations et des pièges que nous tend l’Adversaire, l’esprit du mal, l’ennemi de la nature humaine. L’intendant fidèle aura une récompense qui le comblera. Pour bâtir la civilisation de l’amour, nous nous mettons au service de l’amour infini de Dieu. Suspendu à l’Esprit Saint, nous serons prêts pour l’œuvre de Dieu, elle se fera au-delà de nous-mêmes. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous soyons tout à notre travail. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Comme il faut un bon pain pour l’Eucharistie et un vin véritable pour célébrer la Messe, ainsi notre quotidien est disponible pour que l’œuvre de Dieu se fasse au milieu de nous. Nous sommes les membres du corps du Christ pour l’édification de ce Corps qui est l’Eglise.

 

Nous demandons la grâce d’entendre cette Parole de Dieu.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


« Tenez-vous prêts »

 

      « C'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. » Jésus leur dit cela pour que les disciples restent éveillés, qu'ils soient toujours prêts. S'il leur dit qu'il viendra quand ils ne s'y attendront pas, c'est qu'il veut les pousser à pratiquer la vertu avec zèle et sans relâche. C'est comme s'il leur disait : « Si les gens savaient quand ils vont mourir, ils seraient parfaitement prêts pour ce jour »... Mais le moment de la fin de notre vie est un secret qui échappe à chaque homme...

      Voilà pourquoi le Seigneur exige deux qualités de son serviteur : qu'il soit fidèle, pour qu'il ne s'attribue à lui-même rien de ce qui appartient à son maître, et qu'il soit avisé, pour administrer convenablement tout ce qu'on lui a confié. Il nous faut donc ces deux qualités pour être prêts à l'arrivée du Maître... Car voici ce qui arrive du fait que nous ne connaissons pas le jour de notre rencontre avec lui : on se dit : « Mon maître tarde à venir ». Le serviteur fidèle et avisé n'a pas de pensée semblable. Malheureux, sous prétexte que ton Maître tarde, tu t'imagines qu'il ne va pas venir du tout ? Son arrivée est certaine. Pourquoi ne restes-tu donc pas sur tes gardes ? Non, le Seigneur n'est pas lent à venir ; ce retard n'est que dans l'imagination du mauvais serviteur.

St Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople

 

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org