Dimanche 05 novembre 2017

Nous sommes dans le 31ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Guido Maria Conforti, évêque et fondateur (1865-1931), BBx Vinçens (Kolë) Prennushi et 37 compagnons, martyrs


Lectures de la messe

Première lecture

Lecture du livre du prophète Malachie (Ml 1, 14b – 2, 2b.8-10)

Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –,
et mon nom inspire la crainte parmi les nations.

    Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement :
    Si vous n’écoutez pas,
si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom
– dit le Seigneur de l’univers –,
j’enverrai sur vous la malédiction,
je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.
Vous vous êtes écartés de la route,
vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude,
vous avez détruit mon alliance avec mon serviteur Lévi,
– dit le Seigneur de l’univers.
À mon tour je vous ai méprisés,
abaissés devant tout le peuple,
puisque vous n’avez pas gardé mes chemins,
mais agi avec partialité dans l’application de la Loi.
Et nous, n’avons-nous pas tous un seul Père ?
N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ?
Pourquoi nous trahir les uns les autres,
profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?

    – Parole du Seigneur.

Psaume  130 (131), 1, 2, 3

Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.

Deuxième lecture (1 Th 2, 7b-9.13)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
    nous avons été pleins de douceur avec vous,
comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.
    Ayant pour vous une telle affection,
nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu,
mais jusqu’à nos propres vies,
car vous nous étiez devenus très chers.
    Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues :
c’est en travaillant nuit et jour,
pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous,
que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.
    Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu :
quand vous avez reçu la parole de Dieu
que nous vous faisions entendre,
vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement,
non pas une parole d’hommes,
mais la parole de Dieu
qui est à l’œuvre en vous, les croyants.

    – Parole du Seigneur.


Évangile (Mt 23, 1-12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
    et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
    Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
    Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
    Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
    ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
    et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
    Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
    Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
    Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
    Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
    Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

L'Evangile de ce dimanche nous incite à regarder l’attitude de Jésus. Regardons Jésus. Commence t-il par un discours sur la morale ? Non, jamais. Jésus ne commence jamais par la morale, dans l’Évangile ; il commence par l’humilité.

Jésus a commencé toute sa mission par l’humilité de Nazareth… L’humilité et le silence. Il n’a rien dit au monde en entrant dans le monde… Aucune parole, d’abord l’humilité… Certes, Jésus est le Maître, le Maître par excellence. Mais le Maître au fardeau léger. Parce que son cœur est doux et humble, son fardeau est léger.

Que révèle cette humilité de Jésus ? Cette humilité de Jésus nous révèle le Père. Jésus ne prend jamais la place de son Père. Il ne conduit jamais à soi-seul. Il ne séduit pas, au sens étymologique où on conduit à soi, il ne séduit pas. Il conduit toujours au-delà de soi, il est le Chemin vers le Père. «Vous m’appelez Maître et Seigneur», dit-il aux disciples le soir du Jeudi Saint, «et vous avez raison». Il ne nie en rien sa dignité, son titre de Maître : «Vous avez raison, car je le suis». Mais regardons, que fait ce Maître ? Il s’humilie, il se met à genoux devant les hommes et leur lave les pieds. Il révèle un Dieu à genoux, et alors s’éclaire le vrai visage du Père. À partir de cette humilité fondamentale de son être, Jésus agit. Et son action est tellement marquée par cette humilité, par cette relation vis-à-vis de son Père,  par cette attitude filiale, que son action est parole, est révélation, en tous ses gestes, du visage du Père. Et c’est seulement après, comme en troisième position : après cette attitude fondamentale d’humilité, après cette action, cette parole en actes, c’est seulement après que Jésus explique, qu’il dit, qu’il dit ce qu’il faut faire. «C’est un exemple que je vous ai montré afin que comme j’ai fait pour vous, vous fassiez vous aussi les uns pour les autres.»  La loi, oui, elle est bien là, mais une fois qu’on a été transpercé, fasciné, par l’humilité de Jésus Christ, par ce qu’il nous révèle du visage du Père.

Il faut que le monde puisse contempler l’humilité du Seigneur Jésus,  alors il voudra bien obéir à Jésus. Regardez le Saint pape Jean-Paul II ! Comme le monde a pu contempler l’humilité de Dieu à travers lui, à travers cet homme qui, à la stupéfaction de tous, s’est abaissé pour baiser le sol des pays où il entrait. Cet homme, ce  pauvre qui n’a pas caché sa faiblesse. Oui, le monde a pu pressentir quelque chose du visage de Jésus, à travers cette attitude d’humilité. Et remarquez le fruit ! Des millions d’hommes, des millions de femmes, des vieux et des jeunes, si nombreux ont pu écouter ensuite la loi de Dieu. La loi de Dieu dite avec tant de force et de courage par cet homme humble.

Voilà que le Seigneur nous dit aujourd’hui : Commence par te laisser façonner par ma présence, par mon humilité, moi qui suis le Seigneur, laisse-toi toucher par ma manière d’être. (C’est la prière aussi qui nous permet cette familiarité.) Et alors, tu n’auras peut-être même pas besoin de parler. Ta vie de plus en plus habitée par la mienne sera une Parole. Et quand il te faudra parler, rappeler à temps et à contre temps les droits de Dieu, les droits de chacun et chacune, alors tu seras écouté, parce qu’on reconnaîtra la voix humble, la voix de Jésus.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé»

Aujourd'hui, Jésus nous dresse un portrait des notables d'Israël (les pharisiens, les maîtres de la Loi…). Ils vivent dans une situation superficielle, ils ne sont qu'apparence: «Ils font toutes leurs œuvres pour être vus par les hommes» (Mt 23,5). Et, de plus, en tombant dans l'incohérence «parce qu'ils disent et ne font pas» (Mt 23,3), ils se rendent esclaves de leur propre tromperie en cherchant seulement l'approbation ou l'admiration des hommes. Leur consistance en dépend. Ils ne sont eux-mêmes que vanité pathétique, orgueil absurde, vide… sottise.

Depuis les prémices de l'humanité c'est toujours la tentation la plus fréquente ; le vieux serpent continue à susurrer à nos oreilles «Le jour où vous en mangerez [le fruit de l'arbre qui se trouve au milieu du jardin], vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, vous connaîtrez le bien et le mal» (Gn 3,5). Et nous continuons à tomber dans la tentation, nous nous faisons appeler "rabbin", "père" et "guides"… et tant d'autres qualificatifs pompeux. Nous voulons trop souvent occuper une place qui n'est pas la nôtre. C'est l'attitude des pharisiens.

Les disciples de Jésus ne doivent pas être ainsi, bien au contraire: «Le plus grand d'entre vous sera votre serviteur» (Mt 23,11). Et de même que nous avons un Père unique, ce sont tous des frères. Comme toujours, l'Evangile nous dit clairement que nous ne pouvons pas séparer la dimension verticale (le Père) de l'horizontale (la nôtre) ou, comme je l'expliquais dimanche dernier, «tu aimeras le Seigneur, ton Dieu (…). Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mt 22,37.39).

Toute la liturgie de la Parole de ce dimanche est imprégnée de la tendresse et de l'exigence de la filiation et de la fraternité. Les paroles de Saint Jean résonnent facilement dans nos cœurs: «Si quelqu'un dit: "J'aime Dieu", et qu'il déteste son frère, c'est un menteur» (1Jn 4,20). La nouvelle évangélisation —qui est de plus en plus urgente— requiert de nous fidélité, confiance et sincérité envers la vocation que nous avons reçue avec le baptême. Si nous nous comportons ainsi, «le chemin de la vie : abondance de plaisirs devant ta face, délices pour toujours à ta droite» (Psaumes 16,11) s'illuminera pour nous.

Abbé Miquel PLANAS i Buñuel (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Père, je te rends grâce pour ton Fils, Jésus-Christ et te demande de raviver dans mon cœur la flamme de ton Esprit, pour que je puisse aimer et me mettre au service des autres. Au nom du Père…

Demande

Seigneur, aide-moi à être exigeant avec moi-même et bon avec les autres, apprends-moi à regarder le cœur et non pas les apparences.

Points de réflexion

1. Les hommes de notre temps crient au scandale lorsqu’ils voient les pires atrocités commises au nom de Dieu. Se servir de Dieu tout en affirmant qu’on sert Dieu à des fins personnelles n’est pas un phénomène nouveau. Dans la première lecture, le prophète Malachie critique de manière dure les prêtres hébreux : « Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude ». Dans l’Évangile Jésus adresse aussi des critiques sévères aux scribes et aux pharisiens. Pour eux la religion consistait en titres et pratiques extérieures. Ce n’est pas la doctrine qui est mauvaise, mais l’incohérence entre la propre vie et l’enseignement de Dieu.

2. Le chemin de notre conversion passe par un retour continuel à l’essence de l’Évangile : Jésus. Nous sommes invités à nous demander continuellement de quelle manière nous imitons Jésus ici et maintenant, dans les circonstances actuelles de notre vie. Jésus est venu pour servir son Père et tous les hommes, il a abandonné les privilèges de sa condition divine pour partager notre fragilité humaine. Est-ce que je vis dans une attitude de service, don de moi-même à Dieu et à mes frères à l’exemple de Jésus ? Est-ce que je sers Dieu ou je me sers de Dieu pour justifier et faire peser sur mes frères mes jugements, mes critiques et mon manque d’amour ? La foi n’est pas une question de dignité, de pratiquer pour être le plus grand, celui qui enseigne les autres. La foi en Jésus n’incite pas à la domination, au combat à mort pour la première place. La foi chrétienne nous pousse au service, à l’exercice souverain de notre liberté qui nous rend capable de prendre la dernière place par amour.

3. Dans la deuxième lecture, saint Paul nous montre un exemple de cette transformation intérieure. Lui, l’apôtre du Christ, l’homme de Dieu, n’arrive pas à la communauté avec des prétentions particulières en réclamant les privilèges de sa condition d’apôtre : « C’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu. » Saint Paul arrive à la communauté pour se mettre au service et montrer à travers son attitude la douceur de Dieu à l’égard de son peuple. Saint Paul avait entendu la parole du Christ : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. » Nous le savons aussi : le vrai pouvoir, c’est le service.

Dialogue avec le Christ

Jésus, aide-moi à vivre dans une attitude de service et d’exigence personnelle par amour de ton nom. Que je ne sois pas le juge inique de la pratique de mes frères, mais un exemple joyeux qui aide les autres à s’approcher de Dieu. Donne-moi, Seigneur, la force et le courage pour être un Simon de Cyrène qui porte les faiblesses de mes frères au lieu de les charger de mon jugement sans pitié. Donne-moi, Seigneur, un cœur miséricordieux.

Résolution

Offrir un acte de fidélité et de cohérence avec ma foi pour tous ceux qui souffrent du désaccord actuel entre leur vie et l’Évangile du Christ.

Père Roger Villegas, LC

http://www.regnumchristi.fr



 

"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le."

Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. A Jérusalem, nous sommes dans une atmosphère lourde de conflits entre Jésus, les scribes et les Pharisiens. Jésus sait qu’il va à sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Un nouveau style de vie doit se constituer entre eux pour qu’ils puissent être fidèles à la nouveauté de Jésus. Ils auront à s’ouvrir au Royaume des Cieux. Trouver un nouvel art de vivre ensemble s’impose, de nouveaux rapports entre les croyants en Jésus sont à découvrir. Si nous voulons entrer dans la nouveauté de la Vie de Jésus, il nous faut retrouver la fidélité à son Père. Jésus est scandalisé par l’attitude des scribes et les pharisiens qui se sont assis dans la chaire de Moïse. Là, ils sont revêtus d’autorité et de prestige ! Les petites gens crédules se laissent prendre par cet « extérieur, » ils sont perdus à cause de cette hypocrisie. Ce divorce entre le dire et le faire est désastreux ! C’est la caricature de la Vérité du Dieu qui « dit et cela fut. » Il reste cependant une parole qui continue à dire un message sur Dieu ! Le nouveau rapport que propose Jésus est celui de fraternité. Elle naît à partir de la liberté de chacun et d’une manière nouvelle de se rapporter les uns aux autres.

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus démasque le « paraître » qui se déploie dans ces manières de vivre, de parler et d’agir. La chaire de Moïse est fermée, elle est occupée par de la publication, par le fait que l’action soit vue. Jésus annonce une tout autre manière basée sur le secret d’une intériorité, d’un Amour qui se transmet par la limpidité de la vie en accord avec le message d’Amour annoncé. La chaire de Moïse devait normalement être vide. Elle signifiait, par là, cette volonté pour le Peuple Juif de se livrer à la Parole reçue au-delà de ceux qui pouvaient la transmettre ou l’interpréter. Cette place vide renvoyait au surgissement toujours possible du prophète rappelant ponctuellement chacun à sa finalité. Les scribes et les pharisiens s’arrogent donc une position qu’ils n’ont aucun droit à occuper. Ils se coupent et coupent les autres du surgissement de la Parole de Dieu. Quand à l’intériorité, la relation vivante avec le Dieu vivant, elle s’est éclipsée ! Jésus met en garde ses disciples :

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Jésus rappelle ainsi le début du discours sur la Montagne qui a commencé par la proclamation des béatitudes. Tel un nouveau Moïse, à même le sol, Jésus était assis lui aussi lors de son enseignement. Il marchera ensuite avec ses disciples humblement, incarnant de tout son être ce qu’il a annoncé. Il nous faut laisser un espace vide entre ce qui est dit et celui qui le dit pour permettre à chacun de pouvoir faire silence, de pouvoir se situer lui-même, de pouvoir se déterminer. La tendance à être vus des hommes, à vouloir occuper les places d’honneur, signifient une incapacité à se tenir sur soi, dans le silence et la solitude, en intimité avec Celui qui nous fait vivre. La tentation est grande de se récupérer dans une extériorité où chacun reçoit de l’autre son identité dans un charivari de salutations. C’est toute la vie et l’action de Jésus qui est ici décrite ! Il sera le serviteur souffrant annoncé par Isaïe ! Humilié, il n’ouvrira pas la bouche. Abaissé, il nous donne le remède face à un tel mal. Mais la place à nouveau sera ouverte à l’action du Père de qui vient toute paternité : Vous, vous êtes tous frères. La fraternité et le respect de l’autre pourra enfin être réintroduit dans l’humanité.

Nous demandons la grâce d’écouter la Parole et de la mettre en pratique.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



«Ils disent et ne font pas»

      Le Seigneur nous avertit que les paroles flatteuses et les allures douces doivent être jugées aux fruits qu'elles produisent. Il nous faut donc apprécier quelqu'un, non pas tel qu'il se propose en paroles mais tel qu'il est réellement dans ses actes. Car bien souvent sous des dehors de brebis se dissimule une rage de loup (Mt 7,15). Et de même que les épines ne produisent pas de raisin ni les ronces de figues..., ainsi, nous dit Jésus, ce n'est pas en ces belles paroles que consiste la réalité des bonnes œuvres ; tous les hommes doivent être jugés d'après leurs fruits (v. 16-18).

      Non, un service qui se limiterait à de belles paroles ne suffit pas pour obtenir le Royaume des cieux ; ce n'est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en sera l'héritier (v. 21)... À quoi rimerait une sainteté qui se limiterait à l'invocation d'un nom, puisque le chemin du Royaume des cieux se trouve dans l'obéissance à la volonté de Dieu ?...

      Il faut donc y mettre du sien, si on veut parvenir à la béatitude éternelle. Il faut donner quelque chose de notre propre fonds : vouloir le bien, éviter le mal et obéir de tout cœur aux préceptes divins. Une telle attitude nous vaudra d'être reconnus par Dieu comme siens. Conformons donc nos actes à sa volonté au lieu de nous glorifier de sa puissance. Car il repoussera et rejettera ceux qui se seront détournés eux-mêmes de lui par l'injustice de leurs actes.

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 6, 4-5 ; PL 9, 952-953 (trad. Orval rev.)

http://levangileauquotidien.org





Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org