Évangile et Homélie du 22 Dec 2017. «Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu»

 


Vendredi 22 Déc. 2017

Nous sommes à la Férie de l'Avent : semaine avant Noël (22 déc.)

L'Église fête : Semaine préparatoire à Noël : 22 décembre

Saint(s) du jour : Ste Francesca Saverio Cabrini, v. et fond. (1850-1917),  Bx Thomas Holland, prêtre s.j. et martyr (1600-1642)


 Première lecture

Lecture du premier livre de Samuel (1 S 1, 24-38)

    En ces jours-là,
    lorsque Samuel fut sevré,
Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;
l’enfant était encore tout jeune.
Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,
un sac de farine et une outre de vin.
    On offrit le taureau en sacrifice,
et on amena l’enfant au prêtre Éli.
    Anne lui dit alors :
« Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !
Aussi vrai que tu es vivant,
je suis cette femme qui se tenait ici près de toi
pour prier le Seigneur.
    C’est pour obtenir cet enfant que je priais,
et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
    À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.
Il demeurera à la disposition du Seigneur
tous les jours de sa vie. »
Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

— Parole du Seigneur.

Cantique (1 S 2, 1, 4-5ab, 6-7, 8abcd)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;

mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.

Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes
et reçoive un trône de gloire.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 46-56)

        En ce temps-là,
Marie rendit grâce au Seigneur
    en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
            exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !    
    Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour
    de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélies et Méditations du jour

À quelques heures de la Nativité du Christ, le chant d’action de grâce de Marie prend des résonances toutes particulières. Nouvelle Ève, elle parle d’abord au nom de tous les hommes. Elle se fait le porte-parole de la longue suite millénaire dont la généalogie de Luc, si humaine et si universelle, nous rappelle l’attente depuis les origines (Lc 3,13-38). Fille d’Israël, Marie parle ensuite au nom de tout le peuple de Dieu. Elle se fait porte-parole de la longue suite séculaire dont la généalogie de Matthieu, avec la mention de tous les ancêtres du Christ, se fait aussi l’écho.

Porteuse de celui qui porte tout, Marie parle au nom de Zacharie, témoin, dans ses vieux jours, témoin de ce dernier petit reste de l’espérance du sacerdoce, encore fidèle au poste. Les temps sont accomplis. On est à l’avant-dernière heure. Zacharie peut rester muet. Bientôt c’est le Verbe qui va parler. Le nom de Jean est donné, disant la gratuité du don de Dieu. Marie aujourd’hui célèbre déjà, dans l’offrande du fruit de ses entrailles, le Christ Souverain Prêtre compatissant et rédempteur (He 2,17) dont la miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent (Lc 1,50).

Elle parle au nom d’Élisabeth, dernier témoin dans sa vieillesse et sa stérilité de ce peuple élu, usé par son attente humaine et ses infidélités à Dieu. Car aujourd’hui l’espérance d’Ève et le rire de Sarah ; les soupirs de Rébecca , les larmes de Rachel, les rêves de Ruth ; les prières d’Anne offrant déjà avec son fils Samuel les prémices du pain et du vin ; les cris de Judith, les peurs d’Esther et les insomnies de la Sulamite, cherchant partout le bien-aimé dans les rues de la ville, trouvent enfin leur point d’achèvement. La nouvelle alliance salue l’ancienne. Au signe que porte Élisabeth se joint le témoignage de Marie. Et la bonne nouvelle reçue devient déjà la bonne nouvelle annoncée : Élisabeth a exulté. Marie, elle, peut exalter le Très-Haut dont elle porte en elle le Fils très saint (Lc 1,35). Dans la joie et l’humilité, pleine de charité, elle peut chanter : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Au nom de Joseph, elle peut rendre grâce. Lui qui a été tourmenté dans son cœur à cause d’elle, lui qui a été bouleversé dans son âme comme elle, lui qui a été déchiré dans son esprit tout près d’elle, il a fini par accepter le plus grand amour, la plus haute justice et la foi impossible. Mais rien n’est impossible à Dieu. Il est bien le père de Jésus, puisqu’il lui donnera son nom (Mt 1,21-25). Il est bien son époux à elle puisqu’il consent, comme elle, à la pleine volonté du Père par quoi se donne toute vraie filiation (Ep 3,14-15). Il pourra librement grandir en taille, en sagesse et en grâce, devant Dieu et devant les hommes, ce Jésus, le fils du charpentier (Mc 6,3 ; Jn 6,42) et le fils de Marie qui loua le Père du ciel en disant : Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom (Lc 1,49).

C’est ainsi que Marie a rendu grâce et tressailli de joie à l’aurore des temps nouveaux. Laissons-la donc porter notre supplication et notre action de grâce puisqu’elle est notre mère, la première rachetée ; et qu’elle a trouvé grâce aux yeux de Dieu (Lc 1,30). Celui qui déploie la force de son bras et disperse les superbes, Il renverse les puissants de leur trône, Il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides (Lc 1,51-53). Il est la Parole. Il est la Lumière. Il est la Vie. Nous allons bientôt pouvoir entendre son Verbe. Nous allons bientôt pouvoir marcher à sa Lumière (Jn 12,35-36). Nous allons goûter à sa Vie, en recevant tous de sa Plénitude (Jn 1,16).

Il nous suffit pour l’heure de retenir nos voix ; d’avancer encore un peu dans l’ombre, en espérant la Vie éternelle promise. Marie, aujourd’hui, chante en notre nom à tous, depuis Adam jusqu’à Zacharie, avec Abraham, David, Élisabeth et Joseph, toutes les saintes femmes, tous les sages, tous les prophètes, tous les prêtres, tous les rois et tout le peuple des anawim. Elle chante, avec tous ceux et celles qui la précèdent, le Cantique que chaque jour reprendront tous ceux et celles qui la suivent, d’âge en âge (Lc 1,50). Redisant avec elle : Maranatha ! à Celui qui est déjà venu et qui revient. Ceux et celles qui, avec elle et pour elle, chaque soir, comme nous-mêmes ce soir encore, redisent à Dieu : Magnificat ! Le Seigneur fit pour nous des merveilles ; saint est son nom !

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu»

Aujourd'hui, l'Evangile de la Messe nous présente à notre considération le Magnificat, que Marie, pleine de joie, entonne dans la maison de sa parente Elisabeth, mère de Jean Baptiste. Les paroles de Marie nous apportent une réminiscence d'autres chants bibliques qu'elle connaissait très bien et qu'elle avait récités et contemplés à tant d'occasions. Mais, maintenant dans ses lèvres, ces mêmes paroles ont un sentiment beaucoup plus profond: l'esprit de la Mère de Dieu se transparaît à travers elles et nous montre la pureté de son cœur. Chaque jour, l'Église le fait sien dans la Liturgie des Heures quand, priant les veilles, elle dirige vers le ciel ce même chant avec lequel Marie se réjouissait, bénissait et rendait grâce à Dieu pour toutes ses bontés.

Marie s'est bénéficiée de la grâce la plus extraordinaire que jamais une autre femme n'a reçu et recevra: elle a été élue de Dieu, parmi toutes les femmes de l'histoire, pour être la Mère du Messie Rédempteur que l'Humanité attendait depuis des siècles. C'est l'honneur le plus haut jamais connue pour une personne humaine, et elle le reçoit avec une total simplicité et humilité, se rendant compte que tout est grâce, offre, et qu'elle n'ait rien devant l'immensité du pouvoir et de la grandeur de Dieu, qui a fait des merveilles en elle (cf. Lc 1,49). Une grande leçon d'humilité pour nous tous, fils d'Adam et héritiers d'une nature humaine marquée profondément par le péché originel duquel, jour après jour, nous entraînons les conséquences.

Nous arrivons au final du temps de l'Avent, un temps de conversion et de purification. Aujourd'hui c'est Marie qui nous enseigne le meilleur chemin. Méditer la prière de notre Mère —en voulant la faire nôtre— nous aidera a être plus humbles. Sainte Marie nous aidera si on lui demande avec confiance.

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Tu es bénie entre toutes les femmes, ô Marie, et le fruit de tes entrailles est béni ! » Nous crions encore de joie avec sainte Élisabeth (cf. Lc 1, 42), non plus trois jours après la conception de Jésus, mais désormais trois jours avant sa naissance !
Saint Joseph, fils de David, prie pour nous ! « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ! » Emmanuel ! Dieu-avec-nous ! (Cf. Mt 1, 20-23)

Demande

La joie d’être engendré dans la sainte famille de Dieu !

Points de réflexion

1. « Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. »
Au cœur de son hymne de louange, Marie proclame la miséricorde de Dieu à l’œuvre pour ses fidèles. Sa voix chante l’éloquence du proverbe : « La sagesse commence avec la crainte du Seigneur ; connaître le Dieu saint, voilà l’intelligence ! » (Pv 9, 10) Marie, sauvée du péché dès son Immaculée Conception, consacra sa virginité à l’amour infini du Seigneur. Avec la même crainte du Seigneur, elle obéit à son père quand Joseph demanda sa main en mariage. Espérant contre l’espérance, – « je ne connais pas d’homme » (Lc 1, 34) –, elle a connu le Dieu saint par son obéissance dans la foi, en donnant finalement naissance au Sauveur virginalement. Joseph craignit le Seigneur en ne voulant pas dénoncer Marie publiquement quand elle conçut un enfant sans le connaître. Ensuite, sa crainte de Dieu a vaincu sa crainte humaine en obéissant à l’ange du Seigneur : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » (Mt 1, 20) De cette manière Joseph a connu le Dieu saint avec Marie, sans qu’elle perde sa virginité, tandis que lui a réalisé sa paternité. La miséricorde de Dieu s’est étendue sur Marie et Joseph qui le craignirent. Marie, mariée en restant vierge, devint mère ; Joseph, fils d’Adam devenu fils d’Abraham dans l’Esprit, devint éminemment chaste en accueillant ainsi son fils de cette Ève nouvelle : Jésus, le visage de la miséricorde du Père « de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. » (Ep 3, 15)

2. « Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »
Les cœurs purs voient Dieu. Devant le Père, ces époux deviennent frère et sœur, enfants de « Notre Père ». Devant le Fils, Joseph et Marie deviennent des parents qui donneront à leur enfant le nom de « Jésus » : « Le-Seigneur-sauve ». Jésus, Visage de la Miséricorde, fait connaître le Père : il est celui qui sanctifie son Nom par excellence. Par son Incarnation, la relation de Joseph et Marie devient sainte, en connaissant la sainteté du Père quand son Verbe s’est fait chair dans leur chair au sein du mariage : « il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph (…) fils d’Adam, fils de Dieu » (Lc 3, 23.38), c’est-à-dire, le Nouvel Adam, fils de Marie immaculée, la Nouvelle Ève, et de Joseph devenu « saint », lui-même sanctifié. Dès leur mariage, Joseph fut associé à la grâce qui avait créé sa femme Marie immaculée, la même grâce du salut destinée à engendrer l’image de Dieu entre eux (cf. Col 1, 15), grâce qui restaurera Joseph à l’image et à la ressemblance parfaites de Dieu. Conçu par l’Esprit-Saint, Jésus est l’Oint-de-Dieu, le Christ-Roi selon l’annonce de l’archange Gabriel : « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » (Lc 1, 32-33) Il régnera sur tout cœur qui fait la volonté du Père sur la terre comme au ciel, comme Joseph en acceptant Marie comme son épouse « puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint », et comme Marie en présence de l’ange de Dieu : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » (Lc 1, 38)

3. « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. »
Nous sommes devant la Sainte Famille : sainte, parce que délivrée du Mal, leurs membres étant détournés de la tentation ; sauvés de la tentation, par l’acte du pardon qui les laisse sans tâche du péché. Marie, conçue immaculée, aima le Seigneur son Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit, en renonçant à la quête de son bonheur dans une créature, y compris un homme, en se consacrant à Dieu par son état virginal. Alors que la volonté de Dieu fut qu’elle aime son prochain comme elle-même, dans la personne de Joseph, elle devait « pardonner » à l’homme qui, par son agir, à cause de son amour et du fait qu’il ne la « connaissait » pas, donnait l’apparence de vouloir violer la consécration de son cœur à Dieu, et sa virginité avec. Néanmoins cette créature-homme, étant attirée au mariage avec cette vierge, agissait selon le dessein divin pour qu’on pût accomplir les prophéties, « Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous) » (Is 7, 14) et « Le Seigneur l'a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole : "C'est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône." » (Ps 131, 11) Fidèle à la grâce, elle accomplira sa raison d’être sans frustrer la vocation de Joseph, fils de David, par un péché. Pareillement, Joseph devait « pardonner » à Marie d’avoir été enceinte sans le connaître, sans son consentement : voilà « Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement » (Mt 1, 19) ; ainsi, en lui « pardonnant » selon la justice de Dieu, Joseph fut justifié par sa foi, en espérant contre l’espérance d’imaginer son avenir sans histoires « tâchées », quand sa fidélité a acquis la connaissance que « l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20) : c’était lui, en fait, qui fut pardonné, devenu « immaculé » à côté de sa femme, son époux très chaste…

Dialogue avec la Sainte Trinité

Nous attendons ta naissance, ô Jésus-Christ ! Que nos voix te magnifient, Seigneur : par amour pour nous, tu t'es penché sur Marie, ton humble servante, en insufflant sur elle ton Esprit, en concevant ton Fils ! Fais-nous connaître toutes les joies de ton salut, comme Joseph les a connues ! Viens, Esprit Saint ! Que par la foi, l’espérance, et la charité je sois engendré dans la Sainte Famille de Dieu, pardonné de mes péchés, configuré à toi, ô Christ ! Que je fasse la volonté de Notre Père sur la terre comme au ciel, avec tous les fidèles, mes frères et sœurs ! Que ton Règne vienne !

Résolution

En anticipant la Nativité du Seigneur et mon appel à rejoindre la Sainte Famille de Dieu, prier un « Je vous salue, Marie » avec la même joie que l’espérance éprouvée respectivement par l’archange Gabriel, sainte Élisabeth et saint Joseph. Permettre que la Sainte Vierge Marie chante son Magnificat devant moi, se réjouissant de la fidélité du Seigneur avec elle, découvrir que notre Dieu trois-fois-Saint, en nous sauvant de nos péchés, nous unit à sa sainte communion de personnes.

Père Shane Lambert, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !"

Le mystère de Dieu nous est donné, il peut se vivre en chacun de nous. Dieu rayonne en Marie, la plus humble et la plus disponible de toutes les créatures. Consciente de sa « bassesse, » la Vierge de Nazareth, dans sa rencontre avec Élisabeth, reconnaît les Merveilles qui se sont accomplies en elle ! Le Magnificat est le chant de la victoire de l’Amour de Dieu qui vient. Marie s’engage toute entière dans le salut annoncé. Première disciple, elle va témoigner par sa vie. Marie est la mère de compassion, elle est la compagne qui suivra Jésus jusqu’au bout. L’espace pour Dieu, dans l’intime de notre cœur, peut ainsi se réveiller, se dégager. Jésus fait de nous les enfants du Père. Celui qui est déjà venu, est toujours là, dans la foi. Il est notre contemplation et notre bonheur, « Jésus vient. » Il est en état de naissance en chacun de nous. Et c’est encore un événement à venir : « Il reviendra, et nous attendons sa venue dans la gloire, » chantons-nous au cœur du Mystère Pascal. Chacun de nous est invité à participer à son œuvre de Salut. Il veut que nous nous reposions entièrement sur Lui, dans la puissance de son amour infini.

"Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides." Marie nous permet de comprendre qu’aujourd’hui, Dieu, avec Sa Grâce et avec notre consentement, peut encore opérer des Merveilles en nous, car « rien ne Lui est impossible » ! C’est à cet « impensable » que Marie de Nazareth a cru de tout son Cœur. Par son « Oui, » elle a permis au Ciel de « toucher » la terre. Tous les âges la proclament « Bienheureuse » ! C’est la puissance de l’Amour infini de Dieu qui élève les humbles, qui comble de biens les affamés. C’est la merveille qu’énonce Marie en s’unissant profondément à l’œuvre de Dieu, en coopérant avec lui. « Le Puissant fit pour moi des merveilles ! » C’est le même Seigneur qui vient se loger au cœur de notre vie sous la forme d’un petit morceau de Pain dans l’Eucharistie. Il élargit notre tente afin que Dieu prenne place en chacun de nous. Quand nous allons le recevoir dans la communion, il va se pencher sur nous et se fondre dans l’intime de notre cœur pour transformer notre vie. Nous voulons vivre cet Avènement avec Marie, dans son « intérieur. »

"Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais." Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. Dans son cantique d’ action de Grâce, Marie proclame que « la Miséricorde du Seigneur s’ étend d’âge en âge. » Nous propageons autour de nous cette Miséricorde dont nous sommes tous bénéficiaires ! Le temps de Noël est propice à la réconciliation des uns avec les autres. Nous pacifions nos relations qui sont parfois tumultueuses. Nous voulons organiser un « programme de Charité » qui nous rend plus cordial, plus bienveillant, moins agressif et superficiel, en un mot, qui nous rend plus aimant, plus miséricordieux ! L’humilité est le remède à tous nos maux. La crainte Dieu est un don du Saint-Esprit qui nous est donné pour que nous laissions Dieu faire son œuvre en nous. Son amour s’étend d’âge en âge, il vient au secours de notre faiblesse et de notre misère. La fatigue peut s’installer, la routine peut prendre place, nous pouvons être tentés de lassitude, le Magnificat de Marie vient à notre aide. L’Église a fait de lui son cantique du soir pour nous élever vers Dieu et Lui rendre grâce en tout. C’est le chant des plus petits et les plus pauvres qui sont un chemin pour le Dieu vivant.

Nous demandons la grâce d’entrer dans la Louange et l’action de grâce.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Exaltons tous ensemble son nom » (Ps 33,4)

      Qu'en tous réside l'âme de Marie pour glorifier le Seigneur ; qu'en tous réside l'esprit de Marie pour exulter en Dieu. S'il n'y a physiquement qu'une seule Mère du Christ, par la foi le Christ est le fruit de tous, car toute âme reçoit le Verbe de Dieu, à condition de rester sans tache, préservée du mal et du péché, gardant la chasteté dans une pureté inaltérée. Toute âme donc qui parvient à cet état exalte le Seigneur, comme l'âme de Marie a exalté le Seigneur et comme son esprit a tressailli dans le Dieu Sauveur.

      Le Seigneur est en effet magnifié, ainsi que vous l'avez lu ailleurs : « Magnifiez le Seigneur avec moi » (Ps 33,4). Non que la parole humaine puisse ajouter quelque chose au Seigneur, mais parce qu'il grandit en nous. Car « le Christ est l'image de Dieu » (2Co 4,4), et alors l'âme qui fait quelque chose de juste et religieux magnifie cette image de Dieu, à la ressemblance de qui elle a été créée. Alors aussi, en la magnifiant, elle participe en quelque sorte à sa grandeur et s'en trouve élevée ; elle semble reproduire en elle cette image par les brillantes couleurs de ses bonnes œuvres et la copier en quelque sorte par ses vertus.

http://levangileauquotidien.org

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

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