Solennité de la Nativité du Seigneur (messe du jour)

Saint(s) du jour : Bx Pierre le Vénérable, abbé de Cluny († 1156),  St Albertynki Chmielowski, religieux, fondateur (1845-1916)


Messe de NOEL

Première lecture

« Tu seras la joie de ton Dieu » (Is 62, 1-5)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que sa justice ne paraisse dans la clarté,
et son salut comme une torche qui brûle.
Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.
Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur,
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.
On ne te dira plus : « Délaissée ! »
À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »
Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,
cette terre se nommera « L’Épousée ».
Car le Seigneur t’a préférée,
et cette terre deviendra « L’Épousée ».
Comme un jeune homme épouse une vierge,
ton Bâtisseur t’épousera.
Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,
tu seras la joie de ton Dieu.

– Parole du Seigneur.

Psaume 88 (89), 4-5, 16-17, 27.29

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,

j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

« Il me dira : 'Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !'
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

Deuxième lecture (Ac 13, 16-17.22-25)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Invité à prendre la parole dans la synagogue d’Antioche de Pisidie,
Paul se leva, fit un signe de la main et dit :
« Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu,
écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ;
il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte
et il l’en a fait sortir à bras étendu.
Plus tard, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi,
et il lui a rendu ce témoignage :
J’ai trouvé David, fils de Jessé ;
c’est un homme selon mon cœur
qui réalisera toutes mes volontés.

De la descendance de David,
Dieu, selon la promesse, a fait sortir
un sauveur pour Israël :
c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement,
en proclamant avant lui un baptême de conversion
pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course,
Jean disait :
‘Ce que vous pensez que je suis,
je ne le suis pas.
Mais le voici qui vient après moi,
et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.’ »

– Parole du Seigneur.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 1, 1-25)

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.
Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

Le nombre total des générations est donc :
depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ;
depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;
depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Messe de la nuit

Première lecture

« Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.

Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

– Parole du Seigneur.

Psaume 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

Deuxième lecture

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite (Tt 2, 11-14)

Bien-aimé,
la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.

– Parole du Seigneur.

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-14)

En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
– ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Messe de l'aurore

Première lecture  (Is 62, 11-12)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Voici que le Seigneur se fait entendre
jusqu’aux extrémités de la terre :
Dites à la fille de Sion :
Voici ton Sauveur qui vient ;
avec lui, le fruit de son travail,
et devant lui, son ouvrage.

Eux seront appelés « Peuple-saint »,
« Rachetés-par-le-Seigneur »,
et toi, on t’appellera « La-Désirée »,
« La-Ville-qui-n’est-plus-délaissée ».

– Parole du Seigneur.

Psaume 96 (97), 1.6, 11-12)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !

Joie pour les îles sans nombre !
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

Deuxième lecture (Tt 3, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

– Parole du Seigneur.


Évangile

« Les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né » (Lc 2, 15-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel,
ceux-ci se disaient entre eux :
« Allons jusqu’à Bethléem
pour voir ce qui est arrivé,
l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Messe du jour

Première lecture 

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 52, 7-10)

Comme ils sont beaux sur les montagnes,
les pas du messager,
celui qui annonce la paix,
qui porte la bonne nouvelle,
qui annonce le salut,
et vient dire à Sion :
« Il règne, ton Dieu ! »
Écoutez la voix des guetteurs :
ils élèvent la voix,
tous ensemble ils crient de joie
car, de leurs propres yeux,
ils voient le Seigneur qui revient à Sion.
Éclatez en cris de joie,
vous, ruines de Jérusalem,
car le Seigneur console son peuple,
il rachète Jérusalem !
Le Seigneur a montré la sainteté de son bras
aux yeux de toutes les nations.
Tous les lointains de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.

– Parole du Seigneur.

Psaume 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

Deuxième lecture

« Dieu nous a parlé par son Fils » (He 1, 1-6)

Lecture de la lettre aux Hébreux

À bien des reprises
et de bien des manières,
Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils
qu’il a établi héritier de toutes choses
et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu,
expression parfaite de son être,
le Fils, qui porte l’univers
par sa parole puissante,
après avoir accompli la purification des péchés,
s’est assis à la droite de la Majesté divine
dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges,
dans la mesure même où il a reçu en héritage
un nom si différent du leur.
En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange :
Tu es mon Fils,
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ?
Ou bien encore :
Moi, je serai pour lui un père,
et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né
dans le monde à venir,
il dit :
Que se prosternent devant lui
tous les anges de Dieu.

– Parole du Seigneur.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 1-18)

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous, nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélies et Méditations du jour

«Et le Verbe s’est fait chair, et il a demeuré parmi nous» (Jn 1,14). C’est ce que nous célébrons aujourd’hui. Le Fils naît dans le temps. Pourquoi ? Depuis toujours nous étions faits pour être unis à ce Fils mystérieux et éternel. Depuis toujours, les cœurs d’hommes cherchent confusément ce bonheur du Fils qui se laisse aimer infiniment. Depuis toujours nous dit saint Jean le Fils était «la lumière et la vie» des hommes (Jn 1,4). Il est notre Orient, notre but, mais il nous était inaccessible.

La Lumière était bien là, elle baignait tout, mais nous ne pouvions pas vraiment la recevoir. Elle portait déjà ce monde qui n’existerait pas sans elle (Jn 1,3) mais nous ne pouvions la comprendre et la saisir. Nous étions faits pour elle, mais il y avait un abîme entre elle et nous… Elle, lumière divine, incréée, et nous, créatures errant dans la nuit, nuit qui s’est approfondie par le péché.

Alors pour que nous devenions Lui, le Fils a commencé par devenir nous. Pour devenir accessible, il est devenu homme, semblable à nous, «il a pris chair» (Jn 1,14) de notre chair dans la Vierge Marie. La merveille de Noël, ce n’est pas tellement que Dieu entre dans le monde, car saint Jean nous le dit bien, Dieu n’a jamais cessé de remplir le monde. (Jn 1,10). Dieu n’a jamais cessé d’être présent dans ce monde, ce monde qui ne subsisterait pas sans son action permanente. Sans le Verbe rien n’existe (Jn 1,3), tout est à lui, tout est porté par lui. La merveille de Noël, c’est plutôt que nous, désormais, nous pouvons entrer en Dieu. Nous pouvons entrer en communion avec cette Lumière qui était présente depuis toujours. Car cette Lumière désormais s’est rendue accessible, nous pouvons la toucher, nous pouvons la recevoir, nous pouvons la saisir, nous pouvons la connaître, elle est désormais de notre chair (Jn 1,14).

Nous ne sommes plus face à une simple transcendance inaccessible, Dieu s’est rendu participable, voilà la merveille ! Dieu s’est rendu accessible, participable. Allons plus loin, Dieu s’est rendu assimilable. Il s’est fait nourriture et c’est ce que nous célébrons dans l’Eucharistie. Ce Fils invisible s’est rendu visible dans notre chair. Tout-Autre, il s’est fait désormais semblable à nous. Incompréhensible, il s’est fait connaître dans un visage humain semblable au nôtre. Inaccessible, il s’est laissé toucher. Incommunicable, il se fait pour nous nourriture. Né avant tous les siècles, il va pouvoir désormais naître chaque jour dans nos cœurs, des cœurs d’hommes et de femmes, jusqu’à la fin du monde.

 Aujourd’hui la crèche, c’est notre cœur. Notre cœur, aussi vide soit-il, peut accueillir comme la crèche, la plénitude de Dieu en ce petit enfant. La mangeoire, c’est l’autel eucharistique, qui est préparé pour nous. Marie qui enveloppe son enfant, c’est l’Église qui tient le trésor de la vie du Christ enveloppé dans les sacrements. Et l’Enfant qui nous est donné, c’est ce pain d’immortalité Dieu devenu participable, Dieu devenu assimilable, le vrai Corps du Christ. Le Christ qui maintenant veut prendre chair en nous.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«La parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous (Jn 1,14)»

Aujourd'hui, avec la simplicité des enfants, considérons le grand mystère de notre foi. La naissance de Jésus marque la venue de la “plénitude des temps”. Depuis le péché de nos premiers parents, le lignage humain s'était écarté du Créateur. Mais Dieu, rempli de compassion pour notre triste situation, envoya son Fils éternel, né de la Vierge Marie, pour nous racheter de l’esclavage du péché.


L'apôtre Jean nous l'explique en utilisant des formules d'une grande profondeur théologique: «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu» (Jn 1,1). Jean appelle “Parole” le Fils de Dieu, la seconde personne de la Sainte Trinité. Et il ajoute: «Et la Parole s'est faite chair, et elle a habité parmi nous» (Jn 1,14).

C'est ce que nous célébrons aujourd'hui, voilà pourquoi nous sommes en fête. Emerveillés, nous contemplons Jésus qui vient de naître. C'est un nouveau-né… et, en même temps, c'est le Dieu tout-puissant. Sans cesser d'être Dieu, le voici maintenant l'un de nous.

Il est venu sur terre pour nous rendre la condition d'enfants de Dieu. Mais il faut que chacun accueille dans son for intérieur le salut qu'il nous offre. Comme l'explique saint Jean, «à tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu» (Jn 1,12). Enfants de Dieu! Nous restons stupéfaits devant cet ineffable mystère: «Le Fils de Dieu s'est fait fils de l'homme pour faire des hommes les fils de Dieu» (Saint Jean Chrysostome).

Accueillons Jésus, cherchons-le: ce n'est qu'en Lui que nous trouverons le salut, la vraie solution à nos problèmes; Lui seul apporte le sens ultime de la vie et des contrariétés et de la douleur. Aussi, voilà ce que je vous propose aujourd'hui: lisons l'Évangile, méditons-le; efforçons-nous de vivre en accord avec l'enseignement de Jésus, le Fils de Dieu qui est venu vers nous. Et alors, nous verrons combien il sera vrai qu'à nous tous nous ferons un monde meilleur.

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque  (Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


Vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur»

Aujourd'hui, le Sauveur est venu au monde. Voici la bonne nouvelle de la nuit de Noël. Comme tous les Noëls, Jésus vient à nouveau au monde, dans chaque foyer, dans nos cœurs.


Mais, contrairement à la façon dont notre société consommatrice commémore cette fête, Jésus ne vient pas au monde dans un environnement d'opulence, de shopping, de luxe, de caprices, et de grands repas. Jésus vient au monde dans la simplicité d'un portail et une mangeoire.

Et ce fut ainsi car il était rejeté par les hommes, personne n'a voulu les accueillir, ni dans les maisons, ni dans les auberges. Marie et Joseph, ainsi que Jésus bébé, ont ressenti ce que veut dire le rejet, le manque de générosité et de solidarité.

Peu après, avec l'annonce de l'Ange —«Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple» (Lc 2,10)— ils sont tous accourus pour adorer le Fils de Dieu. C'est un peu comme dans notre société qui marginalise et rejette les gens parce qu'ils sont pauvres, étrangers ou simplement différents et ensuite fête Noël en parlant de paix, de solidarité et d'amour.

En ce jour, nous les chrétiens nous sommes remplis de joie, et à juste titre. Comme l'affirme Saint Léon le Grand: «La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie». Mais nous ne pouvons oublier que cette naissance demande de notre part un compromis: celui de vivre Noël de la façon la plus proche possible de celle vécue par la Sainte Famille. C'est à dire, sans ostentations, sans dépenses inutiles, sans jeter l'argent par la fenêtre. Fêter et faire la fête est tout à fait compatible avec austérité ainsi qu'avec pauvreté.

Par ailleurs, si pendant ces jours nous n'éprouvons pas de sentiments de solidarité envers ceux qui sont rejetés, les étrangers, les sdf, cela veut dire qu'au fond nous sommes comme les habitants de Bethléem: nous n'accueillons pas le Petit Jésus.

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire»

Aujourd'hui, une lumière resplendit pour nous: le Seigneur est né! Tout comme le soleil sort chaque jour pour illuminer et donner vie à notre monde, cette messe de l'aurore, célébrée alors qu'il fait encore obscur, évoque la figure du petit Enfant né à Bethléem comme le soleil naissant qui vient pour éclairer toute la famille humaine.

Après Marie et Joseph, les bergers de l'Évangile furent les premiers à être illuminés par la présence de Jésus Enfant. Ces bergers qui étaient socialement considérés comme les derniers. Nous devons être des bergers pour accueillir l'Enfant et être conscients de notre néant.

Que Jésus soit la lumière ne peut nous laisser indifférents. Regardons les bergers: la joie qu'ils ressentaient à ce qu'ils avaient vu était si grande, qu'ils ne cessaient d'en parler: «Tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers» (Lc 2,19).

«Ton sauveur est déjà là», nous dit aussi le prophète, et cela nous remplit de joie et de paix. Mes frères bien-aimés, voilà ce qui manque à beaucoup de chrétiens aujourd'hui: parler de Lui avec joie, avec paix et conviction; chacun en fonction de sa vocation, c'est-à-dire du dessein éternel que Dieu a “pour moi”. Et cela ne sera possible que si, au préalable, nous sommes convaincus de notre identité: laïques, religieux et prêtres. Tous, nous faisons partie du “peuple saint” dont nous parle le prophète Isaïe.

Ce fut le dessein de Dieu que les bergers accourussent adorer l'Enfant Jésus. Tous nous sommes bergers. Tous, nous devons être pauvres et humbles, les derniers…. En contemplant la crèche de notre maison, avec ses bergers en plastique ou en terre cuite, nous voyons une image de l'Église, que le prophète décrit dans la première lecture comme “la cité qui n'est pas abandonnée” et comme “celle qui a un amoureux” (cf. Is 62,12). En ce Noël, prenons la résolution d'aimer davantage notre Église…, qui n'est pas nôtre mais Sienne, que nous recevons et dont nous faisons partie comme des serviteurs indignes, qui nous est offerte comme un don, comme un cadeau immérité. Notre allégresse de ce Noël doit donc être une profonde et sincère action de grâces.

Abbé Bernat GIMENO i Capín (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, ouvre mon cœur à ta Parole. Ta Parole donne vie. Fais qu’elle devienne l’aliment de mon âme.

Demande

Apprendre à vivre dans l’Esprit.

Points de réflexion

1. « Au commencement (…) »

Ces mots avec lesquels s’ouvre l’Évangile de Jean se trouvaient déjà en tête du premier chapitre du livre de la Genèse. Jean va nous raconter la vie de Jésus, mais il nous invite dès le début à nous tourner vers le « commencement » : le commencement du monde, créé par Dieu, le commencement de l’humanité, le commencement de la vie de Jésus, mais aussi notre propre commencement. À l’origine de tout cela, à l’origine de tout, il y a Dieu.

2. Cependant, avec ce mot, saint Jean veut aussi souligner un autre fait. Au début du livre de la Genèse nous est racontée la création du monde et de l’homme. Avec le début de la vie de Jésus, n’y a-t-il pas une autre création qui commence ? C’est ce qui nous sera relaté dans tout l’Évangile de Jean. Il ne s’agit plus de la création du monde matériel, qui existe déjà et continue à exister. C’est une création spirituelle, une nouvelle naissance, la naissance dans l’Esprit (Cf. Jn 3, 1-8). Avec l’arbre de la connaissance du bien et du mal l’humanité était tombée dans le péché, avec le bois de la croix Jésus lui donne la possibilité de naître de nouveau.

3. La naissance de Jésus est donc comme un signe, signe de notre propre nouvelle naissance dans l’Esprit (« ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche» Lc 2, 12). Naissance entourée de simplicité et d’humilité, un peu d’eau et quelques paroles suffisent pour le baptême. Mais naissance qui nous ouvre à la lumière de la foi, la lumière du Christ. Cette lumière qui permet à ce nouveau commencement de parvenir à sa fin : « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. »

Dialogue avec le Christ

Toi qui es le chemin, la vérité et la vie, conduis-nous ! Toi qui viens du Père, conduis-nous à lui dans l'Esprit-Saint, sur le chemin que toi seul connais et que tu nous as révélé pour que nous ayons la vie et que nous l'ayons en abondance (Saint Jean-Paul II).

Résolution

Remercier Dieu pour la grâce de mon baptême.

Père Jean-Marie Fornerod, LC

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"Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Nous contemplons le Verbe qui n’est pas créé, qui existe de toute éternité. ’’Auprès de Dieu,’’ Il est tourné vers Dieu, il se reçoit de Dieu en même temps qu’il se donne à lui. Le Verbe est le maître d’œuvre de la création. Tout a été fait par lui et rien ne subsiste en dehors de lui. Jésus est la ’’Lumière du monde’’ qui brille dans les ténèbres, elles ne l’ont pas arrêtée. C’est la force et la victoire du tout petit Enfant de la crèche qui libére l’humanité. Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu par participation. Nous sommes dans la contemplation d’un si grand mystère. Dieu se révèle, Il est Amour. Il nous parle par ce Fils, héritier de toutes choses, Reflet resplendissant de son être ! Nous trouvons le bonheur à partir du tout petit enfant de Marie qui transpire la joie et la paix de Dieu. Annoncé sur toute la terre, le ciel est en fête.

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. » Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Le Verbe est venu dans la chair, le Fils unique est la gloire du Père. Le Verbe, qui existe depuis toujours et par qui tout subsiste, est entré dans l’histoire des hommes. Lui, le Fils unique, il a pris notre chair, et ’’nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père.’’ La Parole de Dieu a retenti. A la crèche, les bergers voient Jésus avec Marie et Joseph. Le Secret de Jésus se propage maintenant dans l’Église. Les messagers annoncent la Bonne Nouvelle du Seigneur venu chez les siens. Quelle que soit notre race, notre appartenance sociale, nous pouvons rejoindre l’Enfant-Dieu de Noël. Dieu met son plaisir avec les enfants des hommes, il trouve là son bonheur. Il est au plus intime de notre vie, nous le rejoignions pour vivre par lui, pour nous élever jusqu’à lui. De la Crèche au Crucifiement, Il est déjà offert en Sacrifice d’amour. Celui qui naît dans une mangeoire, devient le Pain de la Vie.

Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. En Jésus, le Christ, Dieu a livré à l’humanité la plénitude de sa grâce. Le Père s’est fait connaître, pour que nous découvrions son visage. La création est saisie et transfigurée par celui qui est à l’origine de tout. Nous reconnaissions en chaque être humain la lumière divine. Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne nouvelle, les messagers de paix ! Nous devenons les messagers de Jésus après l’avoir contemplé sur la terre. Dans ce prodigieux mystère, l’humanité et la divinité sont indissolublement unies. Nous parlons de Dieu avec le langage même de Dieu. A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu.

Nous demandons à Marie la grâce de cheminer avec nous et de nous donner de renaitre en Jésus.

 

Père Gilbert Adam

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Nos sources:


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