Évangile et Homélie du Dim 31 Déc 2017.

Samedi 31 Décembre 2017


Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

L'Église fête :  Te Deum Laudamus - Action de Grâce

Saint(s) du jour : Ste Catherine Labouré, fille de la charité (1806-1876)


Lectures de la messe

Première lecture

« Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :
« Ne crains pas, Abram !
Je suis un bouclier pour toi.
Ta récompense sera très grande. »
Abram répondit :
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?
Je m’en vais sans enfant,
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »
Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance,
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,
mais quelqu’un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit :
« Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux... »
Et il déclara :
« Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara
comme il l’avait annoncé ;
il agit pour elle comme il l’avait dit.
Elle devint enceinte,
et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,
à la date que Dieu avait fixée.
Et Abraham donna un nom
au fils que Sara lui avait enfanté :
il l’appela Isaac.

– Parole du Seigneur.

Psaume 104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

Deuxième lecture

La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :
il partit vers un pays
qu’il devait recevoir en héritage,
et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance
parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,
a pu naître une descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,
Abraham offrit Isaac en sacrifice.
Et il offrait le fils unique,
alors qu’il avait reçu les promesses
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet
que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;
c’est pourquoi son fils lui fut rendu :
il y a là une préfiguration.

– Parole du Seigneur.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-40)

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.

Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.


Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant
s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :
« Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

C'est tout ce mystère de notre rédemption que Jésus va amener avec Marie et Joseph à Nazareth : « Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, nous dit l'évangile, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. »

L'accomplissement de la Loi à Jérusalem est donc suivi du retour des parents dans « leur ville ». Ce n'est plus Bethléem mais Nazareth. Ce n'est plus la « ville de David » mais une bourgade méprisée. Dans la même dynamique, comme à Noël, on passe de la Gloire à la mangeoire. Ce mouvement est celui-là même de la rédemption : Dieu est descendu au plus profond de notre humanité, acceptant de se dessaisir de ses prérogatives divines, pour nous rendre participants de sa divinité. De la grotte de Bethléem, dans laquelle le Sauveur est né au cours de la Nuit Sainte, à l'humble maison de Nazareth vers laquelle nos regards se tournent aujourd'hui pour contempler la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, dont nous célébrons la fête, nous ne quittons pas le Rédempteur.

Le Rédempteur du monde a voulu choisir la famille comme lieu de sa naissance et de sa croissance. « L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. », nous dit l'évangile. Certes, la période passée à Nazareth, la plus longue de son existence, reste entourée d'une grande discrétion. Cependant, si nous désirons comprendre plus profondément sa vie et sa mission, nous devons nous approcher du mystère de la sainte Famille de Nazareth pour observer et écouter. La liturgie d'aujourd'hui nous en offre l'occasion. A Nazareth, dans une humble famille, nous contemplons déjà le mystère de notre rédemption qui s'accomplira pleinement dans la mort et la résurrection de Jésus. C'est donc à travers la famille que l'humanité s'est vue ouvrir un avenir. Dieu a voulu faire d'elle une communauté de vie et d'amour et appelle chaque famille à être une petite « Église domestique » resplendissant des vertus évangéliques et de la bonne nouvelle du salut offert en Jésus à tous les hommes.

A notre époque, plus que tout autre institution, la famille a été marquée par les transformations rapides et profondes de la culture et de la société. Voilà pourquoi, nous dit Saint Jean-Paul II, l'Eglise s'efforce de faire entendre « sa voix et d'offrir son aide à ceux qui, connaissant déjà la valeur du mariage et de la famille, cherchent à la vivre fidèlement, à ceux qui, plongés dans l'incertitude et l'anxiété, sont à la recherche de la vérité, et à ceux qui sont injustement empêchés de vivre librement leur projet familial » (Familiaris consortio, n. 1).

Les familles chrétiennes ont ici un rôle de premier plan à jouer dans le témoignage qu'elles donnent. Face aux dangers et aux difficultés que traverse l'institution familiale, dans une audace spirituelle et apostolique renouvelée, elles peuvent être un signe d'unité pour le monde, témoins « du Royaume et de la paix du Christ, vers lesquels le monde entier est en marche » (Familiaris consortio., n. 48).

Qu'en ce jour, Jésus, Marie et Joseph bénissent et protègent toutes les familles du monde. Qu'en leur sein règnent la sérénité et la joie, la justice et la paix que le Christ, par sa naissance, a apportées comme don à l'humanité.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



Prière d'introduction

Ouvre mon esprit à l’intelligence des Écritures, Seigneur. Que ta Parole vienne me vivifier et pénètre au plus profond de ma conscience. Merci pour ce moment de rencontre avec toi.

Demande

Jésus, Joseph, Marie, que je fasse mienne cette béatitude : « Heureux vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous » (Lc 6, 20).

Points de réflexion

1. Tout semble si banal au temple de Jérusalem, ce jour-là : un jeune couple, un bébé et deux tourterelles pour offrir le sacrifice nécessaire à la purification de la jeune mère qui a accouché et pour la consécration du premier-né. Tout cela correspond à la loi juive que toute famille pieuse observait en ce temps-là. Pourtant, nous savons bien, nous autres qui avons lu le récit de l’Annonciation et avons entendu le cantique de Marie et celui de Zacharie, que la famille qui est accueillie au temple par le vieux Syméon et la vieille Anne ce jour-là… n’a rien de banal ! Bien au contraire. Syméon et Anne qui sont des serviteurs de la Parole divine, c’est-à-dire des prophètes, n’en sont pas dupes. Tous deux louent l’enfant qu’ils prennent en bras en reconnaissant en lui la lumière des nations et la gloire d’Israël. L’enfant n’est autre que le Christ ou le Messie du Seigneur, attendu depuis des siècles.

2. Décidément, il y a ici bien plus qu’une famille ordinaire. Et pourtant, si extraordinaire soit-elle, elle se soumet aux deux lois rituelles rappelées plus haut. Marie, la toute pure, accepte de se soumettre au rite de la purification. Et l’Enfant-Jésus, lui qui est « le Principe, le Premier-né d’entre les morts », lui en qui « Dieu s’est plu à faire habiter toute la Plénitude » (Col 1, 18 19), se soumet au rite de la présentation des premiers-nés. Joseph, comme gardien de si grands mystères, entre lui aussi dans cette logique et son apparent silence dans cet épisode ne fait que confirmer sa soumission et approbation devant la situation.

3. Mais l’attitude d’obéissance de la Sainte Famille révèle en réalité l’extraordinaire. Oui, il y a un « au-delà » de la Loi dans ce texte. La Loi semble être rendue féconde par l’action de l’Esprit Saint, ce dernier étant invoqué à trois reprises dans notre passage (dans les versets 25 à 27). L’Esprit Saint repose sur nos deux prophètes. « Laissons-nous interpeller ici par cette rencontre de l'obéissance à la Loi et de l'Esprit Saint. Sans l'obéissance à la Loi de Joseph et Marie, Siméon et Anne n'auraient pas pu voir Jésus, et sans l'Esprit Saint qui les habite, sans leur attente longue et fidèle, dans la prière et dans l'espérance ‘de jour et de nuit‘, nous demeurerions au niveau strict des obligations légales et nous n'entendrions pas la voix des prophètes saluant le jour enfin venu de notre salut. Plus que jamais dans l'Église d'aujourd'hui, il faut que nous cessions d'opposer de façon simpliste la loi et l'Esprit, l'Église 'institutionnelle' et l'Église 'charismatique', les docteurs et les prophètes, car l'Esprit passe souvent par le rite et le rite est vivifié par l'Esprit qui le rend signifiant. » (Georgette Blaquière, L’Évangile de Marie, Ed. des Béatitudes, 1986) Cela devrait nous aider à vivre autrement les rituels liturgiques qui peuvent parfois nous sembler bien monotones…

4. Mais revenons à la simplicité de la Sainte Famille qui s’avère redoutable. À travers Jésus, Marie et Joseph qui se soumettent à la Loi, c’est-à-dire à la Parole divine, est manifesté le pouvoir de Dieu qui est à l’œuvre ! Oui, l’Esprit Saint déploie toute sa force en ceux et celles qui, avec un cœur de pauvre, se prêtent à son action en empruntant des chemins qui ne sortent pas de l’ordinaire. Ce chemin de simplicité (qui n’a rien à voir avec la naïveté) emprunté par la Sainte Famille devrait pouvoir inspirer celui de nos propres familles et leur redonner ainsi une force et une confiance renouvelées.

Dialogue avec le Christ

« Seigneur, je n’ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence ; comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. Mets ton espoir, Israël, en le Seigneur, dès maintenant et à jamais ! » (Ps 131)

Résolution

« Que Marie nous aide à recevoir de l'Esprit ‘les yeux illuminés du cœur’ (Ep 1, 18) qui nous permettront de voir l'invisible au travers des événements les plus quotidiens, et d'accueillir le salut dans la plénitude de l'Esprit là où peut-être nous pensions être seulement d'humbles et obéissants serviteurs de la loi. » (Georgette Blaquière, Ibid.)

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



"Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,"

Nous fêtons la Sainte Famille, elle est Sagesse pour nos familles. Dans la foule du Temple, Joseph apporte l’offrande des pauvres, deux jeunes colombes. Marie serre dans ses bras l’offrande du monde, Jésus, le Fils de Dieu. Siméon est poussé par l’Esprit Saint, « ajusté » au vouloir de Dieu. Il reçoit l’Enfant, c’est la nouvelle alliance dans les bras de l’ancienne. En Jésus, la Lumière est venue dans le monde. Jésus est la splendeur divine de celui qui vient, qui inonde le monde de la lumière éternelle en repoussant les ténèbres. L’Esprit Saint nous est donné. Nous vénérons ce mystère avec ferveur, dans l’enthousiasme du nouvel Amour qui nous est offert. Anne proclame la louange de Dieu, elle court annoncer l’Enfant Jésus à tous ceux qui attendent la délivrance d’Israel. Elle parle de ce qu’elle lit dans les yeux de ce tout-petit, dans les yeux de Marie et dans les yeux de Joseph. Dans ce temps de Noël, une nouvelle plénitude nous est donnée, une nouvelle fécondité s’exprime. Marie, accompagnée de Joseph a porté dans ses bras la véritable lumière au Temple de Jérusalem. Nous sommes illuminés par ses rayons pour illuminer le monde.

"Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth." Siméon bénit Dieu. L’Esprit, illuminant sa prière, dévoile le destin de l’Enfant et celui de sa Mère. Le vieillard parle de départ et de paix, il peut s’en aller puisqu’il il a vu et touché celui que Dieu donne pour la vie du monde. Le salut que Dieu a préparé à la face de tous les peuples est aussi la recréation de la famille qui a été abimée à l’origine par le mensonge de l’accusateur des frères. Grâce au Christ, nous sommes délivrés de la nuit de l’antique péché. En embrassant la foi en Jésus venu de Bethléem, nous sommes ce peuple de Dieu qui témoigne de la Lumiere. Nous avons vu de nos yeux, en Jésus, Dieu qui s’est fait chair dans le petit enfant de Noel. Il faut que l’enfant qui sommeille en nous se fortifie grâce à Jésus, le Sauveur de l’humanité. Conduits par Marie, nous avançons tout remplis d’Esprit Saint. « A tous ceux qui croient en lui, qui ne sont pas nés de la chair, ni du sang, ni d’un désir de l’homme, » Jésus donne de devenir enfants de Dieu ! Cette enfance spirituelle nous aide à dépasser les défauts de l’enfance. C’est la transformation qu’apporte la Sainte Famille pour nos familles.

"L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui." C’est une grande purification pour l’humanité. Cette lumière éclaire les nations qui peuvent sortir de la nuit. Jésus purifie le désir de puissance qui est à vaincre dans la famille. Le bonheur que Dieu nous donne nous purifie de l’accaparement et du désir de jouissance qui ne respecte pas l’autre. Jésus délivre nos familles de ses éclatements intérieurs. Nous voulons sortir de ce cœur partagé entre le don et le refus, entre l’abandon et l’inquiétude. A Noel, Marie nous prête un instant Jésus, elle nous le donne chaque jour dans l’Eucharistie. Le Père de la lumière nous donne la sainte famille de Jésus, Marie et Joseph pour nous illuminer. Ainsi nous avançons tous ensemble éclairés par Jésus. Avec lui, nous exultons de tout notre cœur en chantant des hymnes d’action de grâce à Dieu. Nous pouvons être assurés que Dieu qui est avec nous nous sauve. La Sagesse de Dieu attend que nous soyons enracinés dans la volonté du Père.

Nous demandons la grâce d’un renouvellement pour nos familles afin de demeurer dans l’Amour nouveau apporté par Jésus.

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Le mystère de la Sainte Famille

      Frères, quand nous nous sommes rendus en esprit à Bethléem le jour de Noël, là où le Verbe divin s'est fait chair, nous avions sous les yeux de notre foi le mystère insondable du Dieu incarné pour nous les hommes et pour notre salut. Mais ce mystère revêt en même temps la forme, à nous bien connue, de la famille, de la famille humaine. En effet dès cette nuit où la Vierge Marie, épouse de Joseph, a mis au monde Jésus, s'est révélée cette famille que l'Église vénère aujourd'hui avec dévotion...

      Partant de cette sainte famille de Bethléem et de Nazareth dont le Christ, le Fils même du Dieu vivant, est devenu le fils, l'Église pense aujourd'hui à chaque famille du monde ; elle s'adresse à chacune et prie pour chacune... Cette fête est la Journée de la Famille. Comme la famille de Nazareth a été le lieu privilégié de l'amour, le milieu particulier où a régné le respect mutuel des personnes les unes pour les autres et pour leur vocation, comme elle a été également la première école où le message chrétien a été vécu intensément, ainsi la famille chrétienne est et doit être une communauté d'amour et de vie, ses deux valeurs fondamentales.

      En ce jour, je vous invite tous à méditer et à vivre consciemment ce que Dieu, l'Église, l'humanité entière attendent aujourd'hui de la famille. Je vous invite à vous unir à ma prière pour toutes les familles : « Dieu, ‘de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre’ (Ep 3,15), toi Père, qui es Amour et Vie, fais que sur cette terre, par ton Fils Jésus Christ, né d'une femme, et par l'Esprit Saint, source de charité divine, chaque famille devienne un vrai sanctuaire de la vie et de l'amour, pour les générations qui se renouvellent sans cesse. Que ta grâce oriente les pensées et les actions des époux vers le plus grand bien de leurs familles... que l'amour, affermi par la grâce du sacrement, soit plus fort que toutes les faiblesses et les crises.. Et que l'Église puisse accomplir sa mission avec fruit dans et par la famille ».

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Angélus du 28/12/1980 ; § 1,2

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

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