Évangile et Homélie du Dim 31 Déc 2017.

Samedi 31 Décembre 2017


Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

L'Église fête :  Te Deum Laudamus - Action de Grâce

Saint(s) du jour : Ste Catherine Labouré, fille de la charité (1806-1876)


Lectures de la messe

Première lecture

« Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :
« Ne crains pas, Abram !
Je suis un bouclier pour toi.
Ta récompense sera très grande. »
Abram répondit :
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?
Je m’en vais sans enfant,
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »
Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance,
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,
mais quelqu’un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit :
« Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux... »
Et il déclara :
« Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara
comme il l’avait annoncé ;
il agit pour elle comme il l’avait dit.
Elle devint enceinte,
et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,
à la date que Dieu avait fixée.
Et Abraham donna un nom
au fils que Sara lui avait enfanté :
il l’appela Isaac.

– Parole du Seigneur.

Psaume 104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

Deuxième lecture

La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :
il partit vers un pays
qu’il devait recevoir en héritage,
et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance
parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,
a pu naître une descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,
Abraham offrit Isaac en sacrifice.
Et il offrait le fils unique,
alors qu’il avait reçu les promesses
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet
que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;
c’est pourquoi son fils lui fut rendu :
il y a là une préfiguration.

– Parole du Seigneur.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-40)

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.

Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.


Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant
s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :
« Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

C'est tout ce mystère de notre rédemption que Jésus va amener avec Marie et Joseph à Nazareth : « Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, nous dit l'évangile, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. »

L'accomplissement de la Loi à Jérusalem est donc suivi du retour des parents dans « leur ville ». Ce n'est plus Bethléem mais Nazareth. Ce n'est plus la « ville de David » mais une bourgade méprisée. Dans la même dynamique, comme à Noël, on passe de la Gloire à la mangeoire. Ce mouvement est celui-là même de la rédemption : Dieu est descendu au plus profond de notre humanité, acceptant de se dessaisir de ses prérogatives divines, pour nous rendre participants de sa divinité. De la grotte de Bethléem, dans laquelle le Sauveur est né au cours de la Nuit Sainte, à l'humble maison de Nazareth vers laquelle nos regards se tournent aujourd'hui pour contempler la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, dont nous célébrons la fête, nous ne quittons pas le Rédempteur.

Le Rédempteur du monde a voulu choisir la famille comme lieu de sa naissance et de sa croissance. « L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. », nous dit l'évangile. Certes, la période passée à Nazareth, la plus longue de son existence, reste entourée d'une grande discrétion. Cependant, si nous désirons comprendre plus profondément sa vie et sa mission, nous devons nous approcher du mystère de la sainte Famille de Nazareth pour observer et écouter. La liturgie d'aujourd'hui nous en offre l'occasion. A Nazareth, dans une humble famille, nous contemplons déjà le mystère de notre rédemption qui s'accomplira pleinement dans la mort et la résurrection de Jésus. C'est donc à travers la famille que l'humanité s'est vue ouvrir un avenir. Dieu a voulu faire d'elle une communauté de vie et d'amour et appelle chaque famille à être une petite « Église domestique » resplendissant des vertus évangéliques et de la bonne nouvelle du salut offert en Jésus à tous les hommes.

A notre époque, plus que tout autre institution, la famille a été marquée par les transformations rapides et profondes de la culture et de la société. Voilà pourquoi, nous dit Saint Jean-Paul II, l'Eglise s'efforce de faire entendre « sa voix et d'offrir son aide à ceux qui, connaissant déjà la valeur du mariage et de la famille, cherchent à la vivre fidèlement, à ceux qui, plongés dans l'incertitude et l'anxiété, sont à la recherche de la vérité, et à ceux qui sont injustement empêchés de vivre librement leur projet familial » (Familiaris consortio, n. 1).

Les familles chrétiennes ont ici un rôle de premier plan à jouer dans le témoignage qu'elles donnent. Face aux dangers et aux difficultés que traverse l'institution familiale, dans une audace spirituelle et apostolique renouvelée, elles peuvent être un signe d'unité pour le monde, témoins « du Royaume et de la paix du Christ, vers lesquels le monde entier est en marche » (Familiaris consortio., n. 48).

Qu'en ce jour, Jésus, Marie et Joseph bénissent et protègent toutes les familles du monde. Qu'en leur sein règnent la sérénité et la joie, la justice et la paix que le Christ, par sa naissance, a apportées comme don à l'humanité.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



Prière d'introduction

Ouvre mon esprit à l’intelligence des Écritures, Seigneur. Que ta Parole vienne me vivifier et pénètre au plus profond de ma conscience. Merci pour ce moment de rencontre avec toi.

Demande

Jésus, Joseph, Marie, que je fasse mienne cette béatitude : « Heureux vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous » (Lc 6, 20).

Points de réflexion

1. Tout semble si banal au temple de Jérusalem, ce jour-là : un jeune couple, un bébé et deux tourterelles pour offrir le sacrifice nécessaire à la purification de la jeune mère qui a accouché et pour la consécration du premier-né. Tout cela correspond à la loi juive que toute famille pieuse observait en ce temps-là. Pourtant, nous savons bien, nous autres qui avons lu le récit de l’Annonciation et avons entendu le cantique de Marie et celui de Zacharie, que la famille qui est accueillie au temple par le vieux Syméon et la vieille Anne ce jour-là… n’a rien de banal ! Bien au contraire. Syméon et Anne qui sont des serviteurs de la Parole divine, c’est-à-dire des prophètes, n’en sont pas dupes. Tous deux louent l’enfant qu’ils prennent en bras en reconnaissant en lui la lumière des nations et la gloire d’Israël. L’enfant n’est autre que le Christ ou le Messie du Seigneur, attendu depuis des siècles.

2. Décidément, il y a ici bien plus qu’une famille ordinaire. Et pourtant, si extraordinaire soit-elle, elle se soumet aux deux lois rituelles rappelées plus haut. Marie, la toute pure, accepte de se soumettre au rite de la purification. Et l’Enfant-Jésus, lui qui est « le Principe, le Premier-né d’entre les morts », lui en qui « Dieu s’est plu à faire habiter toute la Plénitude » (Col 1, 18 19), se soumet au rite de la présentation des premiers-nés. Joseph, comme gardien de si grands mystères, entre lui aussi dans cette logique et son apparent silence dans cet épisode ne fait que confirmer sa soumission et approbation devant la situation.

3. Mais l’attitude d’obéissance de la Sainte Famille révèle en réalité l’extraordinaire. Oui, il y a un « au-delà » de la Loi dans ce texte. La Loi semble être rendue féconde par l’action de l’Esprit Saint, ce dernier étant invoqué à trois reprises dans notre passage (dans les versets 25 à 27). L’Esprit Saint repose sur nos deux prophètes. « Laissons-nous interpeller ici par cette rencontre de l'obéissance à la Loi et de l'Esprit Saint. Sans l'obéissance à la Loi de Joseph et Marie, Siméon et Anne n'auraient pas pu voir Jésus, et sans l'Esprit Saint qui les habite, sans leur attente longue et fidèle, dans la prière et dans l'espérance ‘de jour et de nuit‘, nous demeurerions au niveau strict des obligations légales et nous n'entendrions pas la voix des prophètes saluant le jour enfin venu de notre salut. Plus que jamais dans l'Église d'aujourd'hui, il faut que nous cessions d'opposer de façon simpliste la loi et l'Esprit, l'Église 'institutionnelle' et l'Église 'charismatique', les docteurs et les prophètes, car l'Esprit passe souvent par le rite et le rite est vivifié par l'Esprit qui le rend signifiant. » (Georgette Blaquière, L’Évangile de Marie, Ed. des Béatitudes, 1986) Cela devrait nous aider à vivre autrement les rituels liturgiques qui peuvent parfois nous sembler bien monotones…

4. Mais revenons à la simplicité de la Sainte Famille qui s’avère redoutable. À travers Jésus, Marie et Joseph qui se soumettent à la Loi, c’est-à-dire à la Parole divine, est manifesté le pouvoir de Dieu qui est à l’œuvre ! Oui, l’Esprit Saint déploie toute sa force en ceux et celles qui, avec un cœur de pauvre, se prêtent à son action en empruntant des chemins qui ne sortent pas de l’ordinaire. Ce chemin de simplicité (qui n’a rien à voir avec la naïveté) emprunté par la Sainte Famille devrait pouvoir inspirer celui de nos propres familles et leur redonner ainsi une force et une confiance renouvelées.

Dialogue avec le Christ

« Seigneur, je n’ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence ; comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. Mets ton espoir, Israël, en le Seigneur, dès maintenant et à jamais ! » (Ps 131)

Résolution

« Que Marie nous aide à recevoir de l'Esprit ‘les yeux illuminés du cœur’ (Ep 1, 18) qui nous permettront de voir l'invisible au travers des événements les plus quotidiens, et d'accueillir le salut dans la plénitude de l'Esprit là où peut-être nous pensions être seulement d'humbles et obéissants serviteurs de la loi. » (Georgette Blaquière, Ibid.)

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



"Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,"

Nous fêtons la Sainte Famille, elle est Sagesse pour nos familles. Dans la foule du Temple, Joseph apporte l’offrande des pauvres, deux jeunes colombes. Marie serre dans ses bras l’offrande du monde, Jésus, le Fils de Dieu. Siméon est poussé par l’Esprit Saint, « ajusté » au vouloir de Dieu. Il reçoit l’Enfant, c’est la nouvelle alliance dans les bras de l’ancienne. En Jésus, la Lumière est venue dans le monde. Jésus est la splendeur divine de celui qui vient, qui inonde le monde de la lumière éternelle en repoussant les ténèbres. L’Esprit Saint nous est donné. Nous vénérons ce mystère avec ferveur, dans l’enthousiasme du nouvel Amour qui nous est offert. Anne proclame la louange de Dieu, elle court annoncer l’Enfant Jésus à tous ceux qui attendent la délivrance d’Israel. Elle parle de ce qu’elle lit dans les yeux de ce tout-petit, dans les yeux de Marie et dans les yeux de Joseph. Dans ce temps de Noël, une nouvelle plénitude nous est donnée, une nouvelle fécondité s’exprime. Marie, accompagnée de Joseph a porté dans ses bras la véritable lumière au Temple de Jérusalem. Nous sommes illuminés par ses rayons pour illuminer le monde.

"Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth." Siméon bénit Dieu. L’Esprit, illuminant sa prière, dévoile le destin de l’Enfant et celui de sa Mère. Le vieillard parle de départ et de paix, il peut s’en aller puisqu’il il a vu et touché celui que Dieu donne pour la vie du monde. Le salut que Dieu a préparé à la face de tous les peuples est aussi la recréation de la famille qui a été abimée à l’origine par le mensonge de l’accusateur des frères. Grâce au Christ, nous sommes délivrés de la nuit de l’antique péché. En embrassant la foi en Jésus venu de Bethléem, nous sommes ce peuple de Dieu qui témoigne de la Lumiere. Nous avons vu de nos yeux, en Jésus, Dieu qui s’est fait chair dans le petit enfant de Noel. Il faut que l’enfant qui sommeille en nous se fortifie grâce à Jésus, le Sauveur de l’humanité. Conduits par Marie, nous avançons tout remplis d’Esprit Saint. « A tous ceux qui croient en lui, qui ne sont pas nés de la chair, ni du sang, ni d’un désir de l’homme, » Jésus donne de devenir enfants de Dieu ! Cette enfance spirituelle nous aide à dépasser les défauts de l’enfance. C’est la transformation qu’apporte la Sainte Famille pour nos familles.

"L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui." C’est une grande purification pour l’humanité. Cette lumière éclaire les nations qui peuvent sortir de la nuit. Jésus purifie le désir de puissance qui est à vaincre dans la famille. Le bonheur que Dieu nous donne nous purifie de l’accaparement et du désir de jouissance qui ne respecte pas l’autre. Jésus délivre nos familles de ses éclatements intérieurs. Nous voulons sortir de ce cœur partagé entre le don et le refus, entre l’abandon et l’inquiétude. A Noel, Marie nous prête un instant Jésus, elle nous le donne chaque jour dans l’Eucharistie. Le Père de la lumière nous donne la sainte famille de Jésus, Marie et Joseph pour nous illuminer. Ainsi nous avançons tous ensemble éclairés par Jésus. Avec lui, nous exultons de tout notre cœur en chantant des hymnes d’action de grâce à Dieu. Nous pouvons être assurés que Dieu qui est avec nous nous sauve. La Sagesse de Dieu attend que nous soyons enracinés dans la volonté du Père.

Nous demandons la grâce d’un renouvellement pour nos familles afin de demeurer dans l’Amour nouveau apporté par Jésus.

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Le mystère de la Sainte Famille

      Frères, quand nous nous sommes rendus en esprit à Bethléem le jour de Noël, là où le Verbe divin s'est fait chair, nous avions sous les yeux de notre foi le mystère insondable du Dieu incarné pour nous les hommes et pour notre salut. Mais ce mystère revêt en même temps la forme, à nous bien connue, de la famille, de la famille humaine. En effet dès cette nuit où la Vierge Marie, épouse de Joseph, a mis au monde Jésus, s'est révélée cette famille que l'Église vénère aujourd'hui avec dévotion...

      Partant de cette sainte famille de Bethléem et de Nazareth dont le Christ, le Fils même du Dieu vivant, est devenu le fils, l'Église pense aujourd'hui à chaque famille du monde ; elle s'adresse à chacune et prie pour chacune... Cette fête est la Journée de la Famille. Comme la famille de Nazareth a été le lieu privilégié de l'amour, le milieu particulier où a régné le respect mutuel des personnes les unes pour les autres et pour leur vocation, comme elle a été également la première école où le message chrétien a été vécu intensément, ainsi la famille chrétienne est et doit être une communauté d'amour et de vie, ses deux valeurs fondamentales.

      En ce jour, je vous invite tous à méditer et à vivre consciemment ce que Dieu, l'Église, l'humanité entière attendent aujourd'hui de la famille. Je vous invite à vous unir à ma prière pour toutes les familles : « Dieu, ‘de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre’ (Ep 3,15), toi Père, qui es Amour et Vie, fais que sur cette terre, par ton Fils Jésus Christ, né d'une femme, et par l'Esprit Saint, source de charité divine, chaque famille devienne un vrai sanctuaire de la vie et de l'amour, pour les générations qui se renouvellent sans cesse. Que ta grâce oriente les pensées et les actions des époux vers le plus grand bien de leurs familles... que l'amour, affermi par la grâce du sacrement, soit plus fort que toutes les faiblesses et les crises.. Et que l'Église puisse accomplir sa mission avec fruit dans et par la famille ».

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Angélus du 28/12/1980 ; § 1,2

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

Posté par cidh2050 à 12:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Evangile et Homélie du Sa 30 Déc 2017. L’enfant grandissait et se fortifiait,rempli de sagesse et la grâce de Dieu était sur lui

Lectures de la messe

Première lecture (1 Jn 2, 12-17)

« Celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours » 

Lecture de la première lettre de saint Jean

Je vous l’écris, petits enfants :
Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.
Je vous l’écris, parents :
Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement.
Je vous l’écris, jeunes gens :
Vous avez vaincu le Mauvais.
Je vous l’ai écrit, enfants :
Vous connaissez le Père.
Je vous l’ai écrit, parents :
Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement.
Je vous l’ai écrit, jeunes gens :
Vous êtes forts,
la parole de Dieu demeure en vous,
vous avez vaincu le Mauvais.

N’aimez pas le monde,
ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde,
l’amour du Père n’est pas en lui.
Tout ce qu’il y a dans le monde
– la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux, l’arrogance de la richesse –,
tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.
Or, le monde passe, et sa convoitise avec lui.
Mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure pour toujours.

– Parole du Seigneur.

Psaume 95 (96), 7-8a, 8b-9, 10)

Rendez au Seigneur, familles des peuples

rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.

Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 36-40)

En ce temps-là,
quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple,
il y avait aussi une femme prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de 84 ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé
tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Anne - « Dieu est miséricorde » - fille de Phanuel - « Dieu est lumière » - de la tribu d’Aser - « bonheur » - prophétise rien que par son nom ! C’est sous les voûtes obscures du Temple, dans le jeûne et la prière, qu’elle attendait que le Dieu de lumière fasse resplendir sa miséricorde pour le bonheur de son peuple. Convoquée par l’Esprit tout comme le vieillard Siméon, elle s’approche de Marie et de Joseph qui lui présentent l’Enfant de vie divine en qui cette femme désormais âgée, reconnaît l’accomplissement de la promesse et de sa longue attente.

Par le ministère prophétique de ces deux vieillards, Siméon et Anne, dont les yeux déjà s’éteignent, Jésus est annoncé comme la « lumière » - ce qui implique que nous sommes dans les ténèbres - comme « miséricorde » - dénonçant ainsi notre péché - et comme promesse de « bonheur » - soulignant l’absurde d’une vie sans Dieu. Telle est en trois mots, la Bonne Nouvelle que nous apporte cet Enfant de la part de Dieu son Père et notre Père. Par toute sa vie, sa mort et sa résurrection, Notre-Seigneur explicitera le sens de ces paroles.

Siméon nous avait avertis : cet Enfant « sera un signe de division » ; il nous oblige à prendre position entre le monde, dominé par la triple concupiscence - « les désirs égoïstes de la nature humaine, les désirs du regard, l’orgueil de la richesse » - et les réalités d’en haut, c’est-à-dire la volonté du Père que nous a fait connaître Jésus. Ce combat nous traverse et nous divise intérieurement ; il « dévoile les pensées secrètes » de nos cœurs pervertis ; mais nous savons que nous pouvons trouver dans « la Parole de Dieu qui demeure en nous », la force pour vaincre le Mauvais.

Encourageons-nous les uns les autres sur ce chemin étroit et escarpé et réveillons notre courage, car « le monde avec ses désirs est en train de disparaître ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous»

Aujourd'hui, Joseph et Marie viennent de célébrer le rite de la présentation de leur premier né, Jésus, dans le Temple de Jérusalem. Marie et Joseph n'épargnent rien pour accomplir avec soin tout ce que la loi prescrit, car accomplir ce que Dieu veut est un signe de fidélité, d'amour de Dieu.

Depuis que son fils —et Fils de Dieu— est né, Joseph et Marie expérimentent merveille après merveille: les pasteurs, les mages d'Orient, les anges… Non seulement des évènements extraordinaires extérieurs, mais aussi intérieurs, dans le cœur des personnes qui ont un certain contact avec cet Enfant. Aujourd'hui apparaît Anne, une femme, veuve, qui à un moment déterminé a pris la décision de dédier toute sa vie au Seigneur, avec des jeûnes et des prières. Nous ne nous trompons pas si nous disons que cette femme était une des “vierges prudentes” de la parabole du Seigneur (cf. Mt 25,1-13): veillant toujours fidèlement sur tout ce qui lui semble être la volonté de Dieu. Et bien sur: le moment venu, le Seigneur la trouve prête. Tout le temps qu'elle a dédié au Seigneur, cet Enfant le lui récompense largement. —Demandez-lui, demandez à Anne si ça valait la peine tant de prières, tant de jeûnes et tant de générosité!

Le texte dit que «elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem» (Lc 2,38). La joie se transformait en apostolat décidé: elle est le motif et la racine. Le Seigneur est incroyablement généreux avec ceux qui sont généreux avec Lui.

Jésus, Dieu incarné, vit la vie de famille à Nazareth, comme toutes les familles: grandir, travailler, apprendre, prier, jouer… “Sainte quotidienneté!”, routine bénie où grandissent et se forgent presque sans s’en rendre compte les âmes des hommes de Dieu! Comme les petites choses de tous les jours sont importantes!

Abbé Joaquim FLURIACH i Domínguez
(St. Esteve de P., Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Merci, Seigneur, pour cet exemple de la prophétesse Anne qui vient se mettre en ta présence. Nous aussi, en ce moment, nous nous présentons devant toi. Dispose-nous, comme elle, à te louer et à t'adorer.

Demande

Cet épisode de la vie de Jésus, la Présentation au Temple, nous donne le signe de la consécration pleine et entière de Jésus à son Père. Aide-moi, Seigneur, à me rapprocher de ce don entier de moi-même, dans l'âge et l'état de vie qui est le mien. Je désire être à toi maintenant, être à toi dans tous les âges de ma vie, être à toi pour toujours, sûr que ce don entier de moi-même en toi peut seul me combler.

Points de réflexion

1. « (…) elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. » « (…) elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. »

Voici une belle feuille de route pour tous ceux qui s'avancent vers le grand âge. Servir Dieu dans le jeûne, à l'âge où les cinq sens perdant souvent de leur acuité, obligent à un jeûne certain. Adorer Dieu dans la prière à l'âge où la mobilité plus difficile nous y engage plus instamment. Louer Dieu et parler de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem, rendre grâce et donner des motifs d'espérance à ceux que nous rencontrons. Voilà ce que nous dit Anne, prophétesse de 84 ans.
Béni sois-tu, Seigneur, pour son exemple !

2. « Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.»
Ce sont maintenant Marie et Joseph qui sont donnés en exemple aux personnes adultes, responsables de famille. Voici la feuille de route : tout accomplir selon la Loi du Seigneur et s'en remettre à Dieu ! En se rappelant que la Loi du Seigneur est de l'aimer de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces et d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.

3. « L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. »
Jésus, modèle des enfants, est notre maître à imiter si nous voulons entrer dans le Royaume des cieux. Lui, dont sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et le bienheureux Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus portaient le nom. Dans cette vie cachée, Jésus enfant nous apprend le silence, il nous apprend à garder le silence extérieur et intérieur pour mieux murmurer : Père bien-aimé… et notre Père qui est dans le silence nous répond : enfant bien-aimé…

Dialogue avec le Christ

Tu te présentes à Anne, dans ce passage, comme un tout petit enfant, en silence. Aujourd'hui, de la même manière, tu es présent dans tous les tabernacles du monde. Dans ces tabernacles, tu attends notre venue, tu attends de nous rencontrer, tu attends de nous bénir et de nous combler bien au-delà de notre foi. La rencontre avec toi a comblé de joie la prophétesse Anne. Donne-nous aussi de te rencontrer et de recevoir une étincelle de la joie que tu as auprès du Père.

Résolution

Aujourd'hui, je prendrai le temps de passer devant une église et de m'arrêter devant Jésus-Hostie présent dans le tabernacle. Être devant lui, simplement, pour le regarder et me laisser regarder.

Patricia Freisz

http://www.regnumchristi.fr



Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ;

après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.Pour revivifier notre espérance, l’Eglise rapproche le Bébé de Noel à deux merveilleux vieillards, Syméon et Anne. Habituellement nous voyons des signes d’espérance dans la présence d’êtres jeunes tout en promesse. Les jeunes traversent le temps, ils assurent la survie de la communauté. Quand il s’agit des réalités de l’au-delà, de l’amitié avec Dieu dans la vie éternelle, le soir est un beau signe d’espérance. Anne proclame la louange de Dieu, elle cherche sa présence. Elle vient quotidiennement au Temple assurer l’humanité de sa prière, de jour et de nuit : « Servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. » Elle avait acquis une patience et une sensibilité si forte dans l’Esprit Saint qu’il pouvait s’approcher d’elle et se manifester à elle. Quand Jésus et Marie avec Joseph arrivent au Temple, elle s’approche d’eux et elle chante les louanges de Dieu, elle les suit tout simplement, comme on suit celui qui est la lumière.

"Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem." C’est toute une vie de recueillement pour un instant de témoignage prophétique, à l’heure que Dieu avait choisie pour elle : « survenant à ce moment, elle se mit à célébrer Dieu et à parler de l’Enfant à tous ceux qui attendaient la libération de Jérusalem. » Anne vivait dans l’essentiel : « elle ne s’écartait pas du Temple, participant au culte, nuit et jour, par le jeûne et la prière. » Son chemin d’espérance est un grand amour vécu avec des petits moyens. Elle s’effaçait, grandissant devant l’œuvre de Dieu, dans un dévouement sans faille à la louange et dans l’action de grâce. Anne, dans le peuple de Jérusalem, attend la délivrance d’Israël et elle parle de l’enfant autour d’elle. Nous contemplons ce travail de douceur et de tendresse qui donne un enthousiasme nouveau ! Dans ce temps de Noël, une nouvelle plénitude est exprimée. Notre vie est désormais guidée par l‘Esprit Saint. Anne court annoncer l’enfant Jésus à tous ceux qui attendent la délivrance. Elle parle de ce qu’elle lit dans les yeux de ce tout-petit, dans les yeux de Marie et dans les yeux de Joseph. Ce message est pour nous, qui attendons d’être délivrés de la nuit.

"Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth." L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. Dieu visite le monde. La grâce de Noël est une grâce de « tout-petit. » Cette toute petitesse est comblée par Dieu, cette grande pauvreté est accueil de Dieu. Jésus nous donne de devenir enfants de Dieu ! Anne est devenue une toute nouvelle créature ! Il faut que l’enfant qui sommeille en nous grandisse, se fortifie grâce à Jésus le Sauveur de l’humanité. Conduits par Marie nous avançons remplis d’Esprit Saint en demandant que la grâce de Dieu soit continuellement sur nous. L’enfance spirituelle nous aide à dépasser les défauts de l’enfance. Nous voulons demeurer dans cette transformation qu’apporte Noël. « Alors qu’un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit en était au milieu de son cours, ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du ciel. » Dès que nous allons à l’essentiel, nous nous rapprochons de la jeunesse de Dieu. Quand nous marchons dans la prière, nous anticipons le nouvel ordre des choses qui accomplit le quotidien éternel du Royaume.

Nous demandons la grâce d’un renouvellement, d’un désir de demeurer dans l’Amour nouveau apporté par Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Anne voit enfin Dieu dans son Temple

      Ce Dieu que le monde ne peut étreindre, comment l'homme au regard si limité peut-il le cerner ? L'amour ne se soucie pas de savoir si une chose est sûre, convenable ou possible. L'amour... ignore la mesure. Il ne se console pas sous prétexte que c'est impossible ; la difficulté ne l'arrête pas... L'amour ne peut pas ne pas voir ce qu'il aime... Comment se croire aimé de Dieu sans le contempler ? Ainsi, l'amour qui désire voir Dieu, même s'il n'est pas raisonné, est inspiré par l'intuition du cœur. C'est pourquoi Moïse a osé dire : « Si j'ai trouvé grâce devant toi, montre-moi ta face » (Ex 33,13s), et le psalmiste : « Montre-moi ton visage » (cf 79,4)...

      Dieu donc, connaissant le désir des hommes de le voir, a choisi un moyen pour se rendre visible qui soit un grand bienfait pour les habitants de la terre, sans être pour autant une déchéance vis-à-vis du ciel. La créature que Dieu avait faite sur terre semblable à lui pouvait-elle passer au ciel pour peu honorable ? « Faisons l'homme à notre image et ressemblance » avait-il dit (Gn 1,26)... Si Dieu avait emprunté au ciel la forme d'un ange, il serait demeuré tout autant invisible ; par contre, si sur terre il s'était incarné dans une nature inférieure à celle de l'homme, il aurait fait injure à la divinité et rabaissé l'homme au lieu de l'élever. Que personne donc, frères très chers, ne considère comme une injure portée à Dieu le fait qu'il soit venu aux hommes par un homme, et qu'il ait trouvé chez nous ce moyen d'être vu de nous.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église 

http://levangileauquotidien.org



Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

Posté par cidh2050 à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Evangile et Homélie du 26 Déc 2017.

 

Fête de saint Étienne, premier martyr

Saint(s) du jour : St Etienne, premier martyr,  St Zosime, pape (41e) de 417 à 418


Lectures de la messe

Première lecture (Ac 6, 8-10; 7, 54-60)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
Étienne, rempli de la grâce et de puissance de Dieu,
accomplissait parmi le peuple
des prodiges et des signes éclatants.
Intervinrent alors certaines gens de la synagogue
dite des Affranchis,
ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins,
et aussi des gens originaires
de Cilicie et de la province d’Asie.
Ils se mirent à discuter avec Étienne,
mais sans pouvoir résister
à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.

Ceux qui écoutaient ce discours
avaient le cœur exaspéré
et grinçaient des dents contre Étienne.
Mais lui, rempli de l’Esprit Saint,
fixait le ciel du regard :
il vit la gloire de Dieu,
et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara :
« Voici que je contemple les cieux ouverts
et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris
et se bouchèrent les oreilles.
Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
l’entraînèrent hors de la ville
et se mirent à le lapider.
Les témoins avaient déposé leurs vêtements
aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi :
« Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte :
« Seigneur, ne leur compte pas ce péché. »
Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

– Parole du Seigneur.

Psaume 30, 3bc.4b, 6.8a.9b, 17.20cd)

Sois le rocher qui m’abrite,

la maison fortifiée qui me sauve.
Pour l’honneur de ton nom,
tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Ton amour me fait danser de joie :
devant moi, tu as ouvert un passage.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 17-22). 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas
de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

L’Eglise nous invite aujourd’hui à fêter saint Etienne. Grande fête puisqu’il s’agit en effet de célébrer l’entrée dans la vie du premier des martyrs dont le témoignage a toujours gardé une valeur exemplaire dans l’Eglise.

D’emblée, le récit de la première lecture nous présente l’activité d’Etienne en ces termes : Etienne « était plein de la grâce et de la puissance de Dieu et il accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants ». « Prodiges et signes », « grâce et puissance », on retrouve en effet ces expressions dans les évangiles pour caractériser les œuvres accomplies par les Douze. Par ses paroles et ses actions, Etienne se voit donc situé dans la continuité des Apôtres, serviteur de la Parole, tout comme eux.

Saint Luc s’arrête ensuite sur les protagonistes de la dispute qui va entraîner le martyre d’Etienne : « Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. » Juifs affranchis, dont les ascendants avaient été emmené à Rome par Pompée en 63 av. J. C. et qui libérés servaient dans les légions romaines stationnées en Syrie-Palestine, juifs d’Afrique du Nord, juifs Asiates de la Grèce, tous vont entrer en conflit avec Etienne.

A cause de quoi ? Ses propos ou plus précisément la sagesse, fruit principal de l’Esprit Saint, qui inspire ses paroles. Car ce n’est pas lui mais bien l’Esprit de Jésus qui parle en lui et qui suscite l’exaspération et les grincements de dents chez ses adversaires. En résistant aux paroles d’Etienne, c’est en fait à l’Esprit de Jésus, à la présence du Seigneur, que ces derniers résistent. La suite du récit nous le confirme : Étienne, rempli de l'Esprit Saint, regarde vers le ciel, voit la gloire de Dieu, et contemple Jésus, le Fils de l’Homme, debout à la droite de Dieu.

Lors de son interrogatoire devant le sanhédrin, Jésus annonçait que le Fils de l’homme serait désormais assis à la droite de la puissance de Dieu. Ici, Etienne le contemple non pas simplement assis mais venant dans la gloire pour rassembler en lui tous les enfants de Dieu dispersés.

En référence à Daniel 7, 13, tout juif sait que le Fils de l’homme est d’abord la personnification de tout Israël. En donnant sa foi à Jésus qu’il confesse comme Fils de l’homme et Messie d’Israël, Etienne vit donc son accomplissement de juif. Et c’est bien ce qui met ses opposants hors d’eux : reconnaître dans le rabbi de Nazareth le Fils de l’homme en personne, en qui tout Israël est accompli. « Ils se bouchent les oreilles ». Incirconcis d’oreilles, ils s’empêchent d’écouter les paroles de la grâce et n’entendent que leur propre voix. Et « tous ensemble », ils se précipitent sur Etienne pour l’entraîner hors de la ville et le lapider.

Rempli de l’Esprit Saint, mis à mort par ses frères, Etienne accomplit ainsi les paroles de Jésus qui nous était rapportées dans l’évangile : « Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant […]. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. »

Etienne meurt en témoin de la grâce, dans une identification saisissante avec le Fils de l’homme. Reprenant les paroles de Jésus mourant (Lc 23, 46) : « reçois mon esprit », il tombe à genoux, comme en agonie (cf. Lc 22, 41) criant à grande voix (cf. Lc 23, 46) ces ultimes paroles de grâce : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché ». Le témoin qui a mené le combat de la charité jusqu’au bout peut alors entrer dans le repos éternel. Il s’endort dans la mort, ou plutôt, il entre dans la vie.

Cette charité qui a poussé Etienne à donner sa vie pour le Christ en intercédant pour le salut de ses frères continuera son œuvre après sa mort. Car, la Parole de la grâce est souverainement efficace. Si on peut réduire au silence ceux qui témoignent d’elle, on ne pourra jamais arrêter la bénédiction de Dieu qui l’accompagne. La présence du personnage de Saul est là pour nous le rappeler. Il sera le premier secouru par les paroles d’intercession d’Etienne et verra la charité qui animait le cœur du martyr venir couvrir, comme il le dira lui-même, la multitudes de ses péchés.

Hier, nous étions devant la crèche, aujourd’hui nous sommes face à la croix. Hier, nous contemplions l’Incarnation du Sauveur, aujourd’hui en la personne de saint Etienne c’est sa Passion qui se découvre à nos regards. Dans les deux cas, nous retrouvons au centre le même mystère de la charité. C’est elle qui a pressé le Fils unique pour descendre du ciel sur la terre afin de nous sauver. C’est encore elle qui a élevé Etienne de la terre au ciel, l’entraînant à la suite du Fils sur le chemin que ce dernier avait rouvert en donnant gratuitement sa vie par amour pour ceux à qui il s’était rendu semblable, un soir, dans une humble grotte près de Bethléem.

Seigneur, tu as dressé l’échelle de la charité par laquelle tout chrétien peut monter au ciel. Accorde-nous en ce jour la grâce de demeurer courageusement fidèles à la pure charité. Qu’en la pratiquant entre nous, nous puissions peu à peu progresser dans notre ascension vers toi.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront»

Aujourd'hui, alors que nous venons de savourer l'expérience profonde de la Naissance de l'Enfant Jésus, le panorama liturgique change. Nous pourrions penser que célébrer un martyr ne cadre pas avec l'enchantement de Noël… Le martyre de Saint Stéphane, que nous vénérons comme protomartyr du christianisme rentre pleinement dans la théologie de l'Incarnation du Fils de Dieu. Jésus est venu au monde pour déverser son Sang pour nous. Stéphane a été le premier a déverser son sang pour Jésus. Nous lisons dans cet Evangile comment Jésus Lui-même l'a annoncé "On vous livrera aux tribunaux… vous serez amenés devant des gouverneurs et des rois pour témoigner (Mt 10,17.18). Précisément "martyr" signifie exactement cela : témoin.

Ce témoignage de parole et d'œuvre est donné grâce à la force de l'Esprit Saint : "L'Esprit de votre Père (…) parlera à travers vous (Mt 10,19). Comme nous le lisons dans les "Actes des Apôtres", chapitre 7, Stéphane, conduit aux tribunaux, a donné une leçon magistrale, en parcourant l'Ancien Testament, en démontrant que tout l'Ancien Testament convergeait vers le Nouveau en la Personne de Jésus. En Lui s'accomplit tout ce qui a été annoncé par les prophètes et enseigné par les patriarches.

Dans le récit de son martyre nous trouvons une très belle allusion à la Trinité : "Stéphane, rempli de l'Esprit Saint, regarda fixement le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu" (Actes 7,55). Son expérience fut une sorte de dégustation de la Gloire du Ciel. Et Stéphane mourut comme Jésus, en pardonnant à ceux qui l'immolaient : "Seigneur, ne prends pas en compte ce péché" (Actes 7,60) ; il pria avec les paroles du Maître : "Père, pardonne-les car ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23, 34).
Demandons à ce martyr que nous sachions vivre comme lui, remplis de l'Esprit Saint afin que, en fixant les yeux vers le ciel, nous voyons Jésus à la droite de Dieu. Cette expérience nous fera d'ores et déjà jouir du ciel pendant que nous sommes sur la terre.

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur Jésus, nous voici de nouveau devant toi, en ta présence. Montre-nous le chemin pour te ressembler, avoir en nous les mêmes sentiments que toi et ainsi accomplir ce que toi tu as fait.

Demande

Seigneur, tu nous as créés pour pouvoir vivre avec toi. C’est ce que tu veux. Aide-moi à parcourir ce chemin et à aider ceux que tu mets sur mon chemin à faire de même.

Points de réflexion

1. Quels sont les sentiments du Christ ?
Si le Christ nous donne ces consignes, ces réalités de l’activité apostolique, c’est que lui-même les a vécues : ne pas être compris, être malmené, etc. Donc Jésus nous montre l’exemple sur la façon d’être disciple, missionnaire. Pourquoi le Christ a-t-il accompli cela ? Qu’est-ce qui le motivait ? Pourquoi prêchait-il, pourquoi a-t-il parcouru la Judée et la Galilée ? Somme toute, ces questions peuvent se réduire à une seule : pourquoi le Seigneur Jésus, s’est-il incarné ? Pourquoi s’est-il fait chair ? Pourquoi s’est-il fait homme ? Car la raison pour laquelle il a assumé notre condition humaine sera aussi la motivation qui le poussera jusqu’à mourir sur la croix. Il s’est incarné, il a vécu, il a prêché, marché, enseigné, guéri, chassé les démons parce qu’il connait le Père, il l’aime et il nous aime. Son amour pour nous et sa soif de nous voir sauver l’a encouragé à enseigner, guérir, etc. Son désir immense est de nous voir au Paradis avec lui.

2. Être missionnaire : ami du Christ
Le cœur du Christ est orienté fondamentalement vers le Père. La primauté de son amour est pour le Père, ensuite viennent tous les autres amours : la Vierge Marie, chacun de nous. On ne peut donner ce que l’on n’a pas. Pour être missionnaire, la nécessité première est que mon amour soit orienté vers le Christ et, à travers le Christ, je lis et vis toute mon histoire. Je m’efforce donc de garder ma relation avec le Christ, de l’intensifier, faire en sorte qu’il devienne l’ami intime de mon âme. Être son ami, c’est aussi suivre sa vie. Être chrétien n’est pas simple dans la vie personnelle car c’est aller à contre-courant : pensons seulement aux passions qui agitent l’intérieur de l’homme. Il est difficile de jouir d’une bonne maîtrise de soi et faire que ma volonté soit la même que celle du Christ. Mais est-ce que je connais la volonté du Christ ? Ses critères ? Sa vie ? Est-ce que je me pose la question de savoir ce qui lui plaît ? Et je le fais ensuite ?

3. Être missionnaire : témoigner
Primauté du Christ, vie personnelle comme le Christ, témoigner par notre propre vie, donner le témoignage de la vie chrétienne. Pourquoi ? Parce que j’aime Dieu et je veux que les âmes aillent au Paradis. « N’ayez pas peur » : ces paroles de saint Jean-Paul II se réalisent dans la mesure où l’on est orgueilleux de notre foi ; cette foi nous a transformés et nous transforme. Nous la vivons et nous en sommes fiers. Nous vivons dans la joie d’être fils et filles de Dieu.
L’un des critères pour mesurer « la chrétienté » d’une personne est de voir, en plus de sa vie personnelle, sa vie publique et apostolique. Saint Jacques nous dit : « Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » (Jc 2, 14) L’amour engendre l’amour, l’amour vers Dieu nous pousse vers notre prochain.
Retournons sur l’Évangile de ce jour. Pourquoi craindre de donner témoignage du Christ si c’est pour notre bien et celui de beaucoup d’âmes ? Aimons donc les personnes que le Seigneur met sur notre chemin. Cet évangile explicite les deux commandements du Christ : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Accomplissons donc cela.

Dialogue avec Marie

Sainte Mère, toi qui as vécu, connu, aimé le Fils, Notre Seigneur, aide-moi à l’aimer. Tu l’aimes et ainsi il t’a donné à nous aux pieds de la croix. Aide-moi à aimer ton Fils pour aimer chaque personne que le Seigneur mettra sur mon chemin. Aide-moi à aimer, Marie.

Résolution

Accomplir un acte de charité pour Dieu et mon prochain, spécialement vers celui que je n’aime pas beaucoup.

Frère Xavier Kerrand, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.

Au lendemain de Noël, nous demandons la grâce de recevoir l’amour de nos ennemis. Ce qui est impossible pour nous, n’est pas impossible pour Dieu. Etienne a les mêmes sentiments, les mêmes attitudes, que Jésus avait envers son Père. C’est l’Esprit du Fils qui parle en lui, qui lui donne sa forme de martyr. Par sa venue à Noël, Jésus, nous a rejoint au plus intime de nous-mêmes, dans notre humanité. Il nous donne à la fois le sens de notre origine et le sens de notre vie. L’Esprit du Père parle en Etienne, il vit au quotidien ce que Jésus vivait dans sa mission. Jésus sait vers où le conduit la fidélité à Dieu son Père. Il annonce à ses disciples ce qu’ils vivront à sa suite. Il leur décrit sa Passion, et il leur propose de le suivre. Son action est de témoigner de son Père jusqu’au bout, avec la force de l’Esprit Saint. Dans un contexte de division et de haine, Jésus fait l’expérience de ce qu’il annonce. Il a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Ayant pris notre nature humaine, il sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. Il nous propose de vivre de l’Esprit Saint, de son Amour infini. Saint Étienne, le premier Martyr de l’Église, est le témoin de cet Amour de Dieu. Le premier martyr reçoit l’Esprit Saint « au Nom de Jésus. » L’Esprit du Christ qui vit en Lui, est l’Esprit du Père.

Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Étienne s’est laissé envahir par la divinité : « Étienne rempli de l’Esprit Saint regardait vers le ciel. » Jésus avait dit : « C’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » L’Esprit Saint du Père se révéle être l’Esprit qui anime Etienne. C’est le seul Chemin pour demeurer dans la fidélité au Dieu de l’Alliance. Jésus se livra d’une manière parfaite au moment de sa Passion. Le rejet qui lui arrive est celui là meme qui arrivait aux prophètes. C’est aussi celui que vivent les disciples dans le même contexte conflictuel. Vivre au milieu des hommes sous la mouvance de l’Esprit Saint, c’est suivre Jésus sous l’action de ce même Esprit Saint, celui du Père. Étienne, « Plein de la grâce et de la puissance de Dieu » est comme Jésus qui a revêtu notre humanité. C’est la Vie de Dieu, la Lumière de Dieu et son Amour qui lui sont donnés.

"Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort." Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Quand Étienne regarde vers le ciel, il voit la victoire de l’Amour. « Voici que je contemple les cieux ouverts, le Fils de l’homme debout. » Étienne est configuré à Jésus, qui dans sa passion, regarde vers le Père. Il est tourné vers Jésus : « Seigneur Jésus reçoit mon esprit. Seigneur ne leur compte pas ce péché. » Nous voyons, par petites touches, que s’exprime en cette scène du martyr d’Etienne, toute la dynamique du Mystère de l’Amour infini de Dieu auquel nous accédons. Étienne témoigne du mystère qui s’est révèlé pleinement à la Passion de Jésus. L’adversité nous guette. Nous avons à l’accueillir comme Étienne, pour laisser agir en nous le Sauveur de l’humanité. C’est la révélation de la Gloire de Dieu qui s’ébauche dès la naissance de Jésus et qui nous ouvre à la vie de Jésus.

Nous demandons la grâce de laisser l’Esprit Saint s’emparer de nous pour que notre vie soit en Dieu.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« À cause de mon nom »

      Nous avons encore en nos bras le fils de la Vierge..., les anges chantent encore la gloire de Dieu et les bergers se réjouissent... Qui détournerait les yeux d'une telle naissance ? Or, tandis que nous restons émerveillés, Étienne, plein de grâce et de vérité, « accomplit signes et prodiges au milieu du peuple » (Ac 6,8). Devrions-nous nous éloigner du roi pour jeter les yeux sur le soldat ?   Le roi lui-même qui nous y invite ; le fils du roi assiste, dans la douleur de son cœur, au combat de son soldat victorieux...

      Étienne, « rempli de grâce et de puissance », revêtu de grâce et protégé par le bouclier de la puissance divine, « accomplissait de grands signes et des prodiges dans le peuple ». « Alors, certains se sont levés » contre ce témoin (Ac 6,8). Mais la voix de l'homme libre se lève ; à partir de leurs livres, il leur présente la parole de vérité. L'Esprit de Dieu s'empare du martyr... ; il regarde le ciel mais ne voit plus le ciel ; « il voit, dit-il, les cieux ouverts, et Jésus se tenant à la droite de la puissance de Dieu » (Ac 7,58)... Le Seigneur se tient debout avec celui qui est debout, il combat avec celui qui lutte, il est lapidé en celui qu'on lapide... Oui, à bon droit il mérite la première place parmi les martyrs, celui qui exprime de façon si admirable la ressemblance avec le Seigneur pendu à la croix. Étienne crie d'une voix forte : « Seigneur, ne leur impute pas cela comme un péché ! » (Ac 7,60 ; Lc 23,34). Grand est son cri, car grand est son amour. Il s'endort dans le Seigneur...et repose entre les bras de Dieu.

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Sermon pour la fête de St Étienne

http://levangileauquotidien.org


Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

Posté par cidh2050 à 21:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Evangile et Homélie de NOEL lundi 25 Déc 2017.

Solennité de la Nativité du Seigneur (messe du jour)

Saint(s) du jour : Bx Pierre le Vénérable, abbé de Cluny († 1156),  St Albertynki Chmielowski, religieux, fondateur (1845-1916)


Messe de NOEL

Première lecture

« Tu seras la joie de ton Dieu » (Is 62, 1-5)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que sa justice ne paraisse dans la clarté,
et son salut comme une torche qui brûle.
Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.
Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur,
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.
On ne te dira plus : « Délaissée ! »
À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »
Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,
cette terre se nommera « L’Épousée ».
Car le Seigneur t’a préférée,
et cette terre deviendra « L’Épousée ».
Comme un jeune homme épouse une vierge,
ton Bâtisseur t’épousera.
Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,
tu seras la joie de ton Dieu.

– Parole du Seigneur.

Psaume 88 (89), 4-5, 16-17, 27.29

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,

j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

« Il me dira : 'Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !'
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

Deuxième lecture (Ac 13, 16-17.22-25)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Invité à prendre la parole dans la synagogue d’Antioche de Pisidie,
Paul se leva, fit un signe de la main et dit :
« Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu,
écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ;
il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte
et il l’en a fait sortir à bras étendu.
Plus tard, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi,
et il lui a rendu ce témoignage :
J’ai trouvé David, fils de Jessé ;
c’est un homme selon mon cœur
qui réalisera toutes mes volontés.

De la descendance de David,
Dieu, selon la promesse, a fait sortir
un sauveur pour Israël :
c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement,
en proclamant avant lui un baptême de conversion
pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course,
Jean disait :
‘Ce que vous pensez que je suis,
je ne le suis pas.
Mais le voici qui vient après moi,
et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.’ »

– Parole du Seigneur.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 1, 1-25)

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.
Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

Le nombre total des générations est donc :
depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ;
depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;
depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Messe de la nuit

Première lecture

« Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.

Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

– Parole du Seigneur.

Psaume 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

Deuxième lecture

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite (Tt 2, 11-14)

Bien-aimé,
la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.

– Parole du Seigneur.

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-14)

En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
– ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Messe de l'aurore

Première lecture  (Is 62, 11-12)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Voici que le Seigneur se fait entendre
jusqu’aux extrémités de la terre :
Dites à la fille de Sion :
Voici ton Sauveur qui vient ;
avec lui, le fruit de son travail,
et devant lui, son ouvrage.

Eux seront appelés « Peuple-saint »,
« Rachetés-par-le-Seigneur »,
et toi, on t’appellera « La-Désirée »,
« La-Ville-qui-n’est-plus-délaissée ».

– Parole du Seigneur.

Psaume 96 (97), 1.6, 11-12)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !

Joie pour les îles sans nombre !
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

Deuxième lecture (Tt 3, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

– Parole du Seigneur.


Évangile

« Les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né » (Lc 2, 15-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel,
ceux-ci se disaient entre eux :
« Allons jusqu’à Bethléem
pour voir ce qui est arrivé,
l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Messe du jour

Première lecture 

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 52, 7-10)

Comme ils sont beaux sur les montagnes,
les pas du messager,
celui qui annonce la paix,
qui porte la bonne nouvelle,
qui annonce le salut,
et vient dire à Sion :
« Il règne, ton Dieu ! »
Écoutez la voix des guetteurs :
ils élèvent la voix,
tous ensemble ils crient de joie
car, de leurs propres yeux,
ils voient le Seigneur qui revient à Sion.
Éclatez en cris de joie,
vous, ruines de Jérusalem,
car le Seigneur console son peuple,
il rachète Jérusalem !
Le Seigneur a montré la sainteté de son bras
aux yeux de toutes les nations.
Tous les lointains de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.

– Parole du Seigneur.

Psaume 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

Deuxième lecture

« Dieu nous a parlé par son Fils » (He 1, 1-6)

Lecture de la lettre aux Hébreux

À bien des reprises
et de bien des manières,
Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils
qu’il a établi héritier de toutes choses
et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu,
expression parfaite de son être,
le Fils, qui porte l’univers
par sa parole puissante,
après avoir accompli la purification des péchés,
s’est assis à la droite de la Majesté divine
dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges,
dans la mesure même où il a reçu en héritage
un nom si différent du leur.
En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange :
Tu es mon Fils,
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ?
Ou bien encore :
Moi, je serai pour lui un père,
et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né
dans le monde à venir,
il dit :
Que se prosternent devant lui
tous les anges de Dieu.

– Parole du Seigneur.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 1-18)

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous, nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélies et Méditations du jour

«Et le Verbe s’est fait chair, et il a demeuré parmi nous» (Jn 1,14). C’est ce que nous célébrons aujourd’hui. Le Fils naît dans le temps. Pourquoi ? Depuis toujours nous étions faits pour être unis à ce Fils mystérieux et éternel. Depuis toujours, les cœurs d’hommes cherchent confusément ce bonheur du Fils qui se laisse aimer infiniment. Depuis toujours nous dit saint Jean le Fils était «la lumière et la vie» des hommes (Jn 1,4). Il est notre Orient, notre but, mais il nous était inaccessible.

La Lumière était bien là, elle baignait tout, mais nous ne pouvions pas vraiment la recevoir. Elle portait déjà ce monde qui n’existerait pas sans elle (Jn 1,3) mais nous ne pouvions la comprendre et la saisir. Nous étions faits pour elle, mais il y avait un abîme entre elle et nous… Elle, lumière divine, incréée, et nous, créatures errant dans la nuit, nuit qui s’est approfondie par le péché.

Alors pour que nous devenions Lui, le Fils a commencé par devenir nous. Pour devenir accessible, il est devenu homme, semblable à nous, «il a pris chair» (Jn 1,14) de notre chair dans la Vierge Marie. La merveille de Noël, ce n’est pas tellement que Dieu entre dans le monde, car saint Jean nous le dit bien, Dieu n’a jamais cessé de remplir le monde. (Jn 1,10). Dieu n’a jamais cessé d’être présent dans ce monde, ce monde qui ne subsisterait pas sans son action permanente. Sans le Verbe rien n’existe (Jn 1,3), tout est à lui, tout est porté par lui. La merveille de Noël, c’est plutôt que nous, désormais, nous pouvons entrer en Dieu. Nous pouvons entrer en communion avec cette Lumière qui était présente depuis toujours. Car cette Lumière désormais s’est rendue accessible, nous pouvons la toucher, nous pouvons la recevoir, nous pouvons la saisir, nous pouvons la connaître, elle est désormais de notre chair (Jn 1,14).

Nous ne sommes plus face à une simple transcendance inaccessible, Dieu s’est rendu participable, voilà la merveille ! Dieu s’est rendu accessible, participable. Allons plus loin, Dieu s’est rendu assimilable. Il s’est fait nourriture et c’est ce que nous célébrons dans l’Eucharistie. Ce Fils invisible s’est rendu visible dans notre chair. Tout-Autre, il s’est fait désormais semblable à nous. Incompréhensible, il s’est fait connaître dans un visage humain semblable au nôtre. Inaccessible, il s’est laissé toucher. Incommunicable, il se fait pour nous nourriture. Né avant tous les siècles, il va pouvoir désormais naître chaque jour dans nos cœurs, des cœurs d’hommes et de femmes, jusqu’à la fin du monde.

 Aujourd’hui la crèche, c’est notre cœur. Notre cœur, aussi vide soit-il, peut accueillir comme la crèche, la plénitude de Dieu en ce petit enfant. La mangeoire, c’est l’autel eucharistique, qui est préparé pour nous. Marie qui enveloppe son enfant, c’est l’Église qui tient le trésor de la vie du Christ enveloppé dans les sacrements. Et l’Enfant qui nous est donné, c’est ce pain d’immortalité Dieu devenu participable, Dieu devenu assimilable, le vrai Corps du Christ. Le Christ qui maintenant veut prendre chair en nous.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«La parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous (Jn 1,14)»

Aujourd'hui, avec la simplicité des enfants, considérons le grand mystère de notre foi. La naissance de Jésus marque la venue de la “plénitude des temps”. Depuis le péché de nos premiers parents, le lignage humain s'était écarté du Créateur. Mais Dieu, rempli de compassion pour notre triste situation, envoya son Fils éternel, né de la Vierge Marie, pour nous racheter de l’esclavage du péché.


L'apôtre Jean nous l'explique en utilisant des formules d'une grande profondeur théologique: «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu» (Jn 1,1). Jean appelle “Parole” le Fils de Dieu, la seconde personne de la Sainte Trinité. Et il ajoute: «Et la Parole s'est faite chair, et elle a habité parmi nous» (Jn 1,14).

C'est ce que nous célébrons aujourd'hui, voilà pourquoi nous sommes en fête. Emerveillés, nous contemplons Jésus qui vient de naître. C'est un nouveau-né… et, en même temps, c'est le Dieu tout-puissant. Sans cesser d'être Dieu, le voici maintenant l'un de nous.

Il est venu sur terre pour nous rendre la condition d'enfants de Dieu. Mais il faut que chacun accueille dans son for intérieur le salut qu'il nous offre. Comme l'explique saint Jean, «à tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu» (Jn 1,12). Enfants de Dieu! Nous restons stupéfaits devant cet ineffable mystère: «Le Fils de Dieu s'est fait fils de l'homme pour faire des hommes les fils de Dieu» (Saint Jean Chrysostome).

Accueillons Jésus, cherchons-le: ce n'est qu'en Lui que nous trouverons le salut, la vraie solution à nos problèmes; Lui seul apporte le sens ultime de la vie et des contrariétés et de la douleur. Aussi, voilà ce que je vous propose aujourd'hui: lisons l'Évangile, méditons-le; efforçons-nous de vivre en accord avec l'enseignement de Jésus, le Fils de Dieu qui est venu vers nous. Et alors, nous verrons combien il sera vrai qu'à nous tous nous ferons un monde meilleur.

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque  (Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


Vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur»

Aujourd'hui, le Sauveur est venu au monde. Voici la bonne nouvelle de la nuit de Noël. Comme tous les Noëls, Jésus vient à nouveau au monde, dans chaque foyer, dans nos cœurs.


Mais, contrairement à la façon dont notre société consommatrice commémore cette fête, Jésus ne vient pas au monde dans un environnement d'opulence, de shopping, de luxe, de caprices, et de grands repas. Jésus vient au monde dans la simplicité d'un portail et une mangeoire.

Et ce fut ainsi car il était rejeté par les hommes, personne n'a voulu les accueillir, ni dans les maisons, ni dans les auberges. Marie et Joseph, ainsi que Jésus bébé, ont ressenti ce que veut dire le rejet, le manque de générosité et de solidarité.

Peu après, avec l'annonce de l'Ange —«Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple» (Lc 2,10)— ils sont tous accourus pour adorer le Fils de Dieu. C'est un peu comme dans notre société qui marginalise et rejette les gens parce qu'ils sont pauvres, étrangers ou simplement différents et ensuite fête Noël en parlant de paix, de solidarité et d'amour.

En ce jour, nous les chrétiens nous sommes remplis de joie, et à juste titre. Comme l'affirme Saint Léon le Grand: «La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie». Mais nous ne pouvons oublier que cette naissance demande de notre part un compromis: celui de vivre Noël de la façon la plus proche possible de celle vécue par la Sainte Famille. C'est à dire, sans ostentations, sans dépenses inutiles, sans jeter l'argent par la fenêtre. Fêter et faire la fête est tout à fait compatible avec austérité ainsi qu'avec pauvreté.

Par ailleurs, si pendant ces jours nous n'éprouvons pas de sentiments de solidarité envers ceux qui sont rejetés, les étrangers, les sdf, cela veut dire qu'au fond nous sommes comme les habitants de Bethléem: nous n'accueillons pas le Petit Jésus.

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire»

Aujourd'hui, une lumière resplendit pour nous: le Seigneur est né! Tout comme le soleil sort chaque jour pour illuminer et donner vie à notre monde, cette messe de l'aurore, célébrée alors qu'il fait encore obscur, évoque la figure du petit Enfant né à Bethléem comme le soleil naissant qui vient pour éclairer toute la famille humaine.

Après Marie et Joseph, les bergers de l'Évangile furent les premiers à être illuminés par la présence de Jésus Enfant. Ces bergers qui étaient socialement considérés comme les derniers. Nous devons être des bergers pour accueillir l'Enfant et être conscients de notre néant.

Que Jésus soit la lumière ne peut nous laisser indifférents. Regardons les bergers: la joie qu'ils ressentaient à ce qu'ils avaient vu était si grande, qu'ils ne cessaient d'en parler: «Tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers» (Lc 2,19).

«Ton sauveur est déjà là», nous dit aussi le prophète, et cela nous remplit de joie et de paix. Mes frères bien-aimés, voilà ce qui manque à beaucoup de chrétiens aujourd'hui: parler de Lui avec joie, avec paix et conviction; chacun en fonction de sa vocation, c'est-à-dire du dessein éternel que Dieu a “pour moi”. Et cela ne sera possible que si, au préalable, nous sommes convaincus de notre identité: laïques, religieux et prêtres. Tous, nous faisons partie du “peuple saint” dont nous parle le prophète Isaïe.

Ce fut le dessein de Dieu que les bergers accourussent adorer l'Enfant Jésus. Tous nous sommes bergers. Tous, nous devons être pauvres et humbles, les derniers…. En contemplant la crèche de notre maison, avec ses bergers en plastique ou en terre cuite, nous voyons une image de l'Église, que le prophète décrit dans la première lecture comme “la cité qui n'est pas abandonnée” et comme “celle qui a un amoureux” (cf. Is 62,12). En ce Noël, prenons la résolution d'aimer davantage notre Église…, qui n'est pas nôtre mais Sienne, que nous recevons et dont nous faisons partie comme des serviteurs indignes, qui nous est offerte comme un don, comme un cadeau immérité. Notre allégresse de ce Noël doit donc être une profonde et sincère action de grâces.

Abbé Bernat GIMENO i Capín (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, ouvre mon cœur à ta Parole. Ta Parole donne vie. Fais qu’elle devienne l’aliment de mon âme.

Demande

Apprendre à vivre dans l’Esprit.

Points de réflexion

1. « Au commencement (…) »

Ces mots avec lesquels s’ouvre l’Évangile de Jean se trouvaient déjà en tête du premier chapitre du livre de la Genèse. Jean va nous raconter la vie de Jésus, mais il nous invite dès le début à nous tourner vers le « commencement » : le commencement du monde, créé par Dieu, le commencement de l’humanité, le commencement de la vie de Jésus, mais aussi notre propre commencement. À l’origine de tout cela, à l’origine de tout, il y a Dieu.

2. Cependant, avec ce mot, saint Jean veut aussi souligner un autre fait. Au début du livre de la Genèse nous est racontée la création du monde et de l’homme. Avec le début de la vie de Jésus, n’y a-t-il pas une autre création qui commence ? C’est ce qui nous sera relaté dans tout l’Évangile de Jean. Il ne s’agit plus de la création du monde matériel, qui existe déjà et continue à exister. C’est une création spirituelle, une nouvelle naissance, la naissance dans l’Esprit (Cf. Jn 3, 1-8). Avec l’arbre de la connaissance du bien et du mal l’humanité était tombée dans le péché, avec le bois de la croix Jésus lui donne la possibilité de naître de nouveau.

3. La naissance de Jésus est donc comme un signe, signe de notre propre nouvelle naissance dans l’Esprit (« ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche» Lc 2, 12). Naissance entourée de simplicité et d’humilité, un peu d’eau et quelques paroles suffisent pour le baptême. Mais naissance qui nous ouvre à la lumière de la foi, la lumière du Christ. Cette lumière qui permet à ce nouveau commencement de parvenir à sa fin : « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. »

Dialogue avec le Christ

Toi qui es le chemin, la vérité et la vie, conduis-nous ! Toi qui viens du Père, conduis-nous à lui dans l'Esprit-Saint, sur le chemin que toi seul connais et que tu nous as révélé pour que nous ayons la vie et que nous l'ayons en abondance (Saint Jean-Paul II).

Résolution

Remercier Dieu pour la grâce de mon baptême.

Père Jean-Marie Fornerod, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Nous contemplons le Verbe qui n’est pas créé, qui existe de toute éternité. ’’Auprès de Dieu,’’ Il est tourné vers Dieu, il se reçoit de Dieu en même temps qu’il se donne à lui. Le Verbe est le maître d’œuvre de la création. Tout a été fait par lui et rien ne subsiste en dehors de lui. Jésus est la ’’Lumière du monde’’ qui brille dans les ténèbres, elles ne l’ont pas arrêtée. C’est la force et la victoire du tout petit Enfant de la crèche qui libére l’humanité. Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu par participation. Nous sommes dans la contemplation d’un si grand mystère. Dieu se révèle, Il est Amour. Il nous parle par ce Fils, héritier de toutes choses, Reflet resplendissant de son être ! Nous trouvons le bonheur à partir du tout petit enfant de Marie qui transpire la joie et la paix de Dieu. Annoncé sur toute la terre, le ciel est en fête.

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. » Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Le Verbe est venu dans la chair, le Fils unique est la gloire du Père. Le Verbe, qui existe depuis toujours et par qui tout subsiste, est entré dans l’histoire des hommes. Lui, le Fils unique, il a pris notre chair, et ’’nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père.’’ La Parole de Dieu a retenti. A la crèche, les bergers voient Jésus avec Marie et Joseph. Le Secret de Jésus se propage maintenant dans l’Église. Les messagers annoncent la Bonne Nouvelle du Seigneur venu chez les siens. Quelle que soit notre race, notre appartenance sociale, nous pouvons rejoindre l’Enfant-Dieu de Noël. Dieu met son plaisir avec les enfants des hommes, il trouve là son bonheur. Il est au plus intime de notre vie, nous le rejoignions pour vivre par lui, pour nous élever jusqu’à lui. De la Crèche au Crucifiement, Il est déjà offert en Sacrifice d’amour. Celui qui naît dans une mangeoire, devient le Pain de la Vie.

Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. En Jésus, le Christ, Dieu a livré à l’humanité la plénitude de sa grâce. Le Père s’est fait connaître, pour que nous découvrions son visage. La création est saisie et transfigurée par celui qui est à l’origine de tout. Nous reconnaissions en chaque être humain la lumière divine. Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne nouvelle, les messagers de paix ! Nous devenons les messagers de Jésus après l’avoir contemplé sur la terre. Dans ce prodigieux mystère, l’humanité et la divinité sont indissolublement unies. Nous parlons de Dieu avec le langage même de Dieu. A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu.

Nous demandons à Marie la grâce de cheminer avec nous et de nous donner de renaitre en Jésus.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



 

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

 

Posté

Posté par cidh2050 à 20:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Évangile et Homélie du Sam 23 Déc 2017.

 


Férie de l'Avent : semaine avant Noël (23 déc.)

L'Église fête : Semaine préparatoire à Noël 23 décembre

Saint(s) du jour : St Jean (Jan ) Kęty, patron de la Pologne et Lituanie,  Ste Marguerite-Marie d'Youville, fond. (1701-1771)


Lectures de la messe

Première lecture (Ml 3, 1-4.23-24)

Lecture du livre du prophète Malachie

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
    Voici que j’envoie mon messager
pour qu’il prépare le chemin devant moi ;
et soudain viendra dans son Temple
le Seigneur que vous cherchez.
Le messager de l’Alliance que vous désirez,
le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.
    Qui pourra soutenir le jour de sa venue ?
Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ?
Car il est pareil au feu du fondeur,
pareil à la lessive des blanchisseurs.
    Il s’installera pour fondre et purifier :
il purifiera les fils de Lévi,
il les affinera comme l’or et l’argent ;
ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur,
présenter l’offrande en toute justice.
    Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem
sera bien accueillie du Seigneur,
comme il en fut aux jours anciens,
dans les années d’autrefois.

    Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète,
avant que vienne le jour du Seigneur,
jour grand et redoutable.
    Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils,
et le cœur des fils vers leurs pères,
pour que je ne vienne pas frapper d’anathème le pays !

            – Parole du Seigneur.

Psaume

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

 


Évangile

Naissance de Jean Baptiste (Lc 1, 57-66)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
    Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur
lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
    Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.
Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
    Mais sa mère prit la parole et déclara :
« Non, il s’appellera Jean. »
    On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
    On demandait par signes au père
comment il voulait l’appeler.
    Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Jean est son nom. »
Et tout le monde en fut étonné.
    À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.
    La crainte saisit alors tous les gens du voisinage
et, dans toute la région montagneuse de Judée,
on racontait tous ces événements.
    Tous ceux qui les apprenaient
les conservaient dans leur cœur et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? »
En effet, la main du Seigneur était avec lui.

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélies et Méditations du jour

« Non, il s’appellera Jean » (Lc 1, 60). Jean et non pas Zacharie. Le nom de Zacharie vient d’un terme hébreu qui signifie la mémoire, le mémorial, auquel a été attaché le Nom de Dieu. Zacharie signifie donc « Dieu s’est souvenu ». Dieu s’est souvenu de son peuple, de son Alliance, de son Amour.

Mais l’enfant qui vient de naître, s'il est bien fils de Zacharie, don de Dieu qui se souvient de son amour, porte cependant un nom nouveau : Iohannan, qui signifie « Dieu fait grâce » ou encore « grâce de Dieu ». C’est le nom de Jean-Baptiste, et c’est donc sa vocation, une vocation qui manifeste la toute nouveauté de l’initiative de Dieu. Dieu se souvient et ce souvenir le conduit à faire grâce. La vie même de Jean Baptiste annonce la nouveauté de la grâce. Elle oriente notre regard vers le Salut qui vient, vers le Messie. Avec Jean-Baptiste « sonnent les cloches » qui annoncent que Dieu fait grâce et que cette grâce est toute entière dans la personne du Messie Jésus !

« Et soudain viendra dans son Temple Celui que vous cherchez, – écrit le prophète Malachie – le messager de l’Alliance que vous désirez » (Ml 3, 1). La naissance de Jean nous dit aujourd’hui que la naissance du Sauveur est imminente. D’un instant à l’autre, Dieu Lui-même va entrer dans le temple, le temple de notre humanité, et il va nous offrir l’alliance, et ce sera une grâce toute nouvelle.

Mais Malachie en nous annonçant dans ce texte la venue du précurseur puis celle du Seigneur est loin de nous bercer d’illusions ! Son oracle prophétique s’adresse à des prêtres infidèles et trompeurs, à qui il annonce que cette venue de Dieu sera semblable à un feu qui brûlera toutes impuretés. « Il purifiera les fils de Lévi et les affinera comme or et argent. Ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice » (Ma 3,3).

Alors quelle est donc l’heure que sonne la présence de Jean : celle de la grâce ou celle du feu ? Elle est celle de la grâce parce qu’elle est celle du feu. La bouleversante humilité de Dieu qui vient se déployer de la crèche à la croix, des langes de Bethléem aux linges du sépulcre est un véritable feu.

Nul ne peut s’en approcher sans que toute forme de peur ou d’orgueil en soit consumé. Un feu d’Amour, un « soleil de justice qui brillera avec la guérison dans ses rayons »(Ma 3, 20). Que Dieu vienne à nous dans la fragilité d’un enfant voilà qui nous désarçonne et qui consume toutes nos images d’un dieu qui aurait la puissance d’un général ou d’un magicien. La fragilité de Dieu désarme toute peur. Nous approchons de la crèche en entrant dans un monde d’humilité, de pauvreté, de faiblesse et même de nuit.

Ainsi, comme on doit s’habituer à l’obscurité quand on quitte des lumières éblouissantes, ainsi nous faut-il d’ici à Noël nous défaire de ce qui brille, de ce qui éblouit, du clinquant et du brillant pour habituer le regard de notre cœur à bien distinguer ce qui se passe là où toute la lumière est intérieure. Car à Noël, tout comme en l’Eucharistie, tout est intérieur, le feu y est intérieur. Tout y est présence, et tout y est don.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«‘Que sera donc cet enfant?’. Et la main du Seigneur était avec lui»

Aujourd'hui, dans la première lecture nous lisons: «Voici que j'envoie mon messager, et il préparera le chemin devant Moi» (Ml 3,1). La prophétie de Malachie s'accomplit en Jean Baptiste. C'est un des personnages principaux de la liturgie de l'Avent, qui nous invite à nous préparer dans la prière et la pénitence à la venue du Seigneur. Comme la prière collective de la messe d'aujourd'hui: «Accorde-nous tes serviteurs, qui reconnaissons l'approche de la naissance de ton Fils, d'expérimenter la miséricorde du Verbe qui a daigné prendre chair de la Vierge Marie et habiter parmi nous».

La naissance du Précurseur nous parle de la proximité de Noël. Le Seigneur est proche! Préparons-nous!. Quand les prêtres qui vinrent de Jérusalem lui demandèrent qui il était, il répondit: «Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur» (Jn 1,23).

«Voici que je me tiens à la porte et je frappe: si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec Moi» (Ap 3,20), lit-on dans l'antienne de la communion. Nous devons nous examiner pour voir comment nous sommes en train de nous préparer à recevoir Jésus le jour de Noël: Dieu veut naître surtout dans nos cœurs.

La vie du Précurseur nous enseigne les vertus dont nous avons besoin afin de profiter pleinement de la venue de Jésus, fondamentalement, l'humilité du cœur. Il se reconnaît comme un instrument de Dieu pour accomplir sa vocation, sa mission. Comme le dit Saint Ambroise; «Ne te glorifie pas d'être appelé fils de Dieu —reconnaissons la grâce sans oublier notre nature—; ne t'enorgueillis pas si tu as bien servi, car tu as accompli ton devoir. Le soleil fait son travail, la lune obéit, les anges accomplissent leur mission. L'instrument choisi par le Seigneur pour les gentils dit: ‘Car je suis le moindre des Apôtres, moi qui ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu’ (1Co 15,9)».

Cherchons uniquement la gloire de Dieu. La vertu de l'humilité nous conditionne à nous préparer dûment pour les fêtes qui approchent.

Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

Prière d'introduction

À la veille de la nuit de Noël, l’Évangile invite à renouveler la vertu théologale de la foi reçue à notre baptême. Trois réponses possibles à l’intervention du Seigneur dans notre vie peuvent nous conduire progressivement vers « l’adhésion cordiale à tout ce que le Seigneur révèle ». Seigneur, alors que le monde s’agite pour préparer la fête de demain, donne-moi de ne pas passer à côté de l’essentiel, un vrai renouvellement dans ma relation avec toi qui viens pour moi.

Demande

Seigneur, augmente en nous la foi !

 

Points de réflexion

1. « Peut-être ».
Zacharie, à la première visite de l’ange, avait douté du pouvoir du Seigneur. Malgré l’assurance de l’ange (« ta supplication a été exaucée », Luc 1, 13), il avait demandé une garantie : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? » (Luc 1, 18). Bien sûr nous ne doutons pas que Dieu existe, mais sommes-nous prêts à croire qu’il est capable d’intervenir dans notre vie et de nous surprendre ?

2. « Non (…) » (Luc 1, 60).
Aussi étonnant que cela puisse paraître, le chemin d’Élisabeth manifeste que l’acte de foi peut commencer par un « non ». À ceux qui voulaient appeler l’enfant du nom de son père (Zacharie), Élisabeth dit avec courage « non ». Quelle audace de la part de cette femme qui s’oppose aux habitudes de son temps. Non, il ne s’inscrira pas dans l’exacte continuité de tout ce qui a existé auparavant. Lui, le « prophète du Très-Haut », ouvrira la porte du Nouveau Testament, laissant le Fils de Dieu pénétrer dans l’histoire des hommes. Rien ne sera plus comme avant. Joseph Ratzinger précisait dans La foi chrétienne hier et aujourd’hui (1968) : « Depuis toujours la foi se manifeste comme une rupture, un saut audacieux, hors du monde tangible. Car cette foi contient toujours un risque, un pari en faveur de la réalité de l’invisible. »
Et moi, suis-je capable de déplacer mes habitudes alors que le Christ veut se manifester dans ma vie ?

3. « (…)il s’appellera Jean » (Luc 1, 60, suite de la phrase)
« Jean » en araméen veut dire « Dieu a été favorable, Dieu a fait grâce ». Le fils de Zacharie et d’Élisabeth porte le nom de « Dieu a fait grâce » : ils savent bien qu’il était devenu humainement impossible qu’Élisabeth conçoive un enfant, aussi reconnaissent-ils que c’est la grâce de Dieu qui est intervenue dans leur vie pour accomplir ce miracle ; qu’au-delà même de ce seul événement qui les comble de joie et change leur vie, ils sont invités à s’ouvrir à l’aide permanente de Dieu.
Ai-je moi aussi déjà fait l’expérience de l’aide spéciale de Dieu dans ma vie ? Nous entrons dans la période de Noël et nous nous en réjouissons : qu’elle soit l’occasion d’une nouvelle confiance dans la grâce de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Nous avons tout dans le Christ ; Si tu brûles de fièvre, il est la Source qui rafraîchit ; Si tu es oppressé par tes fautes, il est la Délivrance ; Si tu as besoin d'aide, il est la Force ; Si tu as peur de la mort, il est la Vie ; Si tu désires le ciel, il est la Voie ; Si tu fuis les ténèbres, il est la Lumière ; Si tu as besoin de nourriture, il est l'Aliment. (Saint Ambroise de Milan, 340-397)

Résolution

Partager avec une personne une intervention de Dieu dans ma vie.

Père Thomas Brenti, LC

http://www.regnumchristi.fr



 

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.

Nous comprenons la joie d’Élisabeth : « Dieu a enlevé ma honte, » disait-elle. La naissance de Jean-Baptiste prépare la Naissance de Jésus. "Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur. Le voilà, il est pareil au feu du fondeur, il est pareil à la lessive des blanchisseurs, et il s’installera pour fondre et purifier. » Tout le voisinage et les amis sont aux aguets ! Alors qu’il officiait au cœur du Temple de Jérusalem, Zacharie reçoit de l’ange Gabriel la promesse d’un enfant à venir, et l’ange précise : « Tu lui donneras le nom de Jean. » Mais Zacharie s’est mis à douter, et il se retrouva privé de l’usage de la parole. Sa liberté intérieure est respectée, il va se fier à Elisabeth. Nous accueillons Jean Baptiste, le prophète qui vient et qui annonce Jésus. La Beauté de la naissance de Jean le Baptiste annonce la naissance de Jésus. Il nous est bon de rendre grâce pour cette naissance. C’est une joie toute humaine pour les parents de l’enfant avec leur famille, et pour le voisinage. Cependant la bonne nouvelle va plus loin, elle nous entraine, elle nous sort de nous-même et nous conduit vers la vie véritable.

"Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle." Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. La volonté des hommes face à la volonté de Dieu est une épreuve qui traverse toute vie. Le nom de l’enfant, qui vient d’un souffle intérieur entre Elisabeth et Zacharie, fait rupture. En imposant un Nom nouveau à l’enfant, une liberté surgit, car cela ne se passe pas comme prévu. Ce fils, dont l’énergie et l’influence vont être étonnantes, annonce un monde nouveau. En effet cet enfant annonce un autre enfant, celui de Marie ! Dans la Bible, le nom d’un être le représente tout entier, il est bien plus qu’une simple appellation. Donner un nom à quelqu’un, c’est dire qui il est, et plus encore, avoir prise sur lui. C’est donc un choix essentiel. Le Nom de Jean est le mystère qui annonce la naissance d’un Nouvel Amour. Il nous faut réapprendre l’identité la plus profonde de notre être. Que nous devenions ce que nous sommes : l’enfant tendrement aimé de notre Père.

"À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu." La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. Zacharie et Elisabeth représentent l’histoire passée du Peuple de Dieu, et toute la contrée est là ! Aujourd’hui, Dieu fait des choses admirables, il renouvelle toutes choses, « Dieu fait grâce. » Zacharie avec Elisabeth ouvrent une voie nouvelle. Dieu agit, il répond à notre appel véritable. Jean est l’annonce d’une nouvelle naissance pour nous. Nous sommes concernés comme les voisins et les gens de la parenté d’Élisabeth qui apprirent que le Seigneur avait fait preuve envers elle d’une grande compassion. Et ils se réjouirent avec elle ! Nous aussi, nous entrons déjà dans une joie nouvelle. Dans le Christ, nous renaissons à une vie nouvelle. En portant le beau nom de « Chrétien, » nous retrouvons notre identité véritable. Jésus nous fait entrer dans une filiation nouvelle, il fait de nous ce que nous sommes.

Nous demandons la grâce de nous laisser purifier par cette naissance pour renaitre.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



 

« Sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu »

      Enfin Jean naît, il reçoit son nom, et voici que la langue de son père est déliée... Rapprochez cet événement de la réalité profonde qu'il symbolise et contemplez un grand mystère : Zacharie se tait et demeure muet jusqu'à la naissance de Jean, le précurseur du Seigneur, qui lui ouvre la bouche. Que signifie ce silence de Zacharie, sinon le voile qui s'étendait sur les prophéties et en quelque sorte les cachait et les scellait avant l'annonce de la Bonne Nouvelle du Christ ? À son avènement elles se découvrent ; elles deviennent claires lorsque vient celui dont elles parlaient.

      La naissance de Jean donc délie la langue de Zacharie. Cet événement a le même sens que le déchirement du voile du Temple au moment de la mort du Christ en croix (Mt 27,51). Si Jean n'avait pas annoncé la venue d'un autre, la bouche de Zacharie ne se serait pas ouverte ; sa langue se délie parce que la naissance de son fils est la naissance de la voix. Jean ne dira-t-il pas plus tard : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » ? (Jn 1,23)

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 293,3 ; pour la nativité de Jean Baptiste ; PL 38, 1327 (trad. cf bréviaire 24/06)

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

 

Posté

Posté par cidh2050 à 10:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Évangile et Homélie du 22 Dec 2017. «Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu»

 


Vendredi 22 Déc. 2017

Nous sommes à la Férie de l'Avent : semaine avant Noël (22 déc.)

L'Église fête : Semaine préparatoire à Noël : 22 décembre

Saint(s) du jour : Ste Francesca Saverio Cabrini, v. et fond. (1850-1917),  Bx Thomas Holland, prêtre s.j. et martyr (1600-1642)


 Première lecture

Lecture du premier livre de Samuel (1 S 1, 24-38)

    En ces jours-là,
    lorsque Samuel fut sevré,
Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;
l’enfant était encore tout jeune.
Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,
un sac de farine et une outre de vin.
    On offrit le taureau en sacrifice,
et on amena l’enfant au prêtre Éli.
    Anne lui dit alors :
« Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !
Aussi vrai que tu es vivant,
je suis cette femme qui se tenait ici près de toi
pour prier le Seigneur.
    C’est pour obtenir cet enfant que je priais,
et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
    À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.
Il demeurera à la disposition du Seigneur
tous les jours de sa vie. »
Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

— Parole du Seigneur.

Cantique (1 S 2, 1, 4-5ab, 6-7, 8abcd)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;

mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.

Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes
et reçoive un trône de gloire.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 46-56)

        En ce temps-là,
Marie rendit grâce au Seigneur
    en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
            exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !    
    Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour
    de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélies et Méditations du jour

À quelques heures de la Nativité du Christ, le chant d’action de grâce de Marie prend des résonances toutes particulières. Nouvelle Ève, elle parle d’abord au nom de tous les hommes. Elle se fait le porte-parole de la longue suite millénaire dont la généalogie de Luc, si humaine et si universelle, nous rappelle l’attente depuis les origines (Lc 3,13-38). Fille d’Israël, Marie parle ensuite au nom de tout le peuple de Dieu. Elle se fait porte-parole de la longue suite séculaire dont la généalogie de Matthieu, avec la mention de tous les ancêtres du Christ, se fait aussi l’écho.

Porteuse de celui qui porte tout, Marie parle au nom de Zacharie, témoin, dans ses vieux jours, témoin de ce dernier petit reste de l’espérance du sacerdoce, encore fidèle au poste. Les temps sont accomplis. On est à l’avant-dernière heure. Zacharie peut rester muet. Bientôt c’est le Verbe qui va parler. Le nom de Jean est donné, disant la gratuité du don de Dieu. Marie aujourd’hui célèbre déjà, dans l’offrande du fruit de ses entrailles, le Christ Souverain Prêtre compatissant et rédempteur (He 2,17) dont la miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent (Lc 1,50).

Elle parle au nom d’Élisabeth, dernier témoin dans sa vieillesse et sa stérilité de ce peuple élu, usé par son attente humaine et ses infidélités à Dieu. Car aujourd’hui l’espérance d’Ève et le rire de Sarah ; les soupirs de Rébecca , les larmes de Rachel, les rêves de Ruth ; les prières d’Anne offrant déjà avec son fils Samuel les prémices du pain et du vin ; les cris de Judith, les peurs d’Esther et les insomnies de la Sulamite, cherchant partout le bien-aimé dans les rues de la ville, trouvent enfin leur point d’achèvement. La nouvelle alliance salue l’ancienne. Au signe que porte Élisabeth se joint le témoignage de Marie. Et la bonne nouvelle reçue devient déjà la bonne nouvelle annoncée : Élisabeth a exulté. Marie, elle, peut exalter le Très-Haut dont elle porte en elle le Fils très saint (Lc 1,35). Dans la joie et l’humilité, pleine de charité, elle peut chanter : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Au nom de Joseph, elle peut rendre grâce. Lui qui a été tourmenté dans son cœur à cause d’elle, lui qui a été bouleversé dans son âme comme elle, lui qui a été déchiré dans son esprit tout près d’elle, il a fini par accepter le plus grand amour, la plus haute justice et la foi impossible. Mais rien n’est impossible à Dieu. Il est bien le père de Jésus, puisqu’il lui donnera son nom (Mt 1,21-25). Il est bien son époux à elle puisqu’il consent, comme elle, à la pleine volonté du Père par quoi se donne toute vraie filiation (Ep 3,14-15). Il pourra librement grandir en taille, en sagesse et en grâce, devant Dieu et devant les hommes, ce Jésus, le fils du charpentier (Mc 6,3 ; Jn 6,42) et le fils de Marie qui loua le Père du ciel en disant : Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom (Lc 1,49).

C’est ainsi que Marie a rendu grâce et tressailli de joie à l’aurore des temps nouveaux. Laissons-la donc porter notre supplication et notre action de grâce puisqu’elle est notre mère, la première rachetée ; et qu’elle a trouvé grâce aux yeux de Dieu (Lc 1,30). Celui qui déploie la force de son bras et disperse les superbes, Il renverse les puissants de leur trône, Il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides (Lc 1,51-53). Il est la Parole. Il est la Lumière. Il est la Vie. Nous allons bientôt pouvoir entendre son Verbe. Nous allons bientôt pouvoir marcher à sa Lumière (Jn 12,35-36). Nous allons goûter à sa Vie, en recevant tous de sa Plénitude (Jn 1,16).

Il nous suffit pour l’heure de retenir nos voix ; d’avancer encore un peu dans l’ombre, en espérant la Vie éternelle promise. Marie, aujourd’hui, chante en notre nom à tous, depuis Adam jusqu’à Zacharie, avec Abraham, David, Élisabeth et Joseph, toutes les saintes femmes, tous les sages, tous les prophètes, tous les prêtres, tous les rois et tout le peuple des anawim. Elle chante, avec tous ceux et celles qui la précèdent, le Cantique que chaque jour reprendront tous ceux et celles qui la suivent, d’âge en âge (Lc 1,50). Redisant avec elle : Maranatha ! à Celui qui est déjà venu et qui revient. Ceux et celles qui, avec elle et pour elle, chaque soir, comme nous-mêmes ce soir encore, redisent à Dieu : Magnificat ! Le Seigneur fit pour nous des merveilles ; saint est son nom !

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu»

Aujourd'hui, l'Evangile de la Messe nous présente à notre considération le Magnificat, que Marie, pleine de joie, entonne dans la maison de sa parente Elisabeth, mère de Jean Baptiste. Les paroles de Marie nous apportent une réminiscence d'autres chants bibliques qu'elle connaissait très bien et qu'elle avait récités et contemplés à tant d'occasions. Mais, maintenant dans ses lèvres, ces mêmes paroles ont un sentiment beaucoup plus profond: l'esprit de la Mère de Dieu se transparaît à travers elles et nous montre la pureté de son cœur. Chaque jour, l'Église le fait sien dans la Liturgie des Heures quand, priant les veilles, elle dirige vers le ciel ce même chant avec lequel Marie se réjouissait, bénissait et rendait grâce à Dieu pour toutes ses bontés.

Marie s'est bénéficiée de la grâce la plus extraordinaire que jamais une autre femme n'a reçu et recevra: elle a été élue de Dieu, parmi toutes les femmes de l'histoire, pour être la Mère du Messie Rédempteur que l'Humanité attendait depuis des siècles. C'est l'honneur le plus haut jamais connue pour une personne humaine, et elle le reçoit avec une total simplicité et humilité, se rendant compte que tout est grâce, offre, et qu'elle n'ait rien devant l'immensité du pouvoir et de la grandeur de Dieu, qui a fait des merveilles en elle (cf. Lc 1,49). Une grande leçon d'humilité pour nous tous, fils d'Adam et héritiers d'une nature humaine marquée profondément par le péché originel duquel, jour après jour, nous entraînons les conséquences.

Nous arrivons au final du temps de l'Avent, un temps de conversion et de purification. Aujourd'hui c'est Marie qui nous enseigne le meilleur chemin. Méditer la prière de notre Mère —en voulant la faire nôtre— nous aidera a être plus humbles. Sainte Marie nous aidera si on lui demande avec confiance.

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Tu es bénie entre toutes les femmes, ô Marie, et le fruit de tes entrailles est béni ! » Nous crions encore de joie avec sainte Élisabeth (cf. Lc 1, 42), non plus trois jours après la conception de Jésus, mais désormais trois jours avant sa naissance !
Saint Joseph, fils de David, prie pour nous ! « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ! » Emmanuel ! Dieu-avec-nous ! (Cf. Mt 1, 20-23)

Demande

La joie d’être engendré dans la sainte famille de Dieu !

Points de réflexion

1. « Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. »
Au cœur de son hymne de louange, Marie proclame la miséricorde de Dieu à l’œuvre pour ses fidèles. Sa voix chante l’éloquence du proverbe : « La sagesse commence avec la crainte du Seigneur ; connaître le Dieu saint, voilà l’intelligence ! » (Pv 9, 10) Marie, sauvée du péché dès son Immaculée Conception, consacra sa virginité à l’amour infini du Seigneur. Avec la même crainte du Seigneur, elle obéit à son père quand Joseph demanda sa main en mariage. Espérant contre l’espérance, – « je ne connais pas d’homme » (Lc 1, 34) –, elle a connu le Dieu saint par son obéissance dans la foi, en donnant finalement naissance au Sauveur virginalement. Joseph craignit le Seigneur en ne voulant pas dénoncer Marie publiquement quand elle conçut un enfant sans le connaître. Ensuite, sa crainte de Dieu a vaincu sa crainte humaine en obéissant à l’ange du Seigneur : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » (Mt 1, 20) De cette manière Joseph a connu le Dieu saint avec Marie, sans qu’elle perde sa virginité, tandis que lui a réalisé sa paternité. La miséricorde de Dieu s’est étendue sur Marie et Joseph qui le craignirent. Marie, mariée en restant vierge, devint mère ; Joseph, fils d’Adam devenu fils d’Abraham dans l’Esprit, devint éminemment chaste en accueillant ainsi son fils de cette Ève nouvelle : Jésus, le visage de la miséricorde du Père « de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. » (Ep 3, 15)

2. « Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »
Les cœurs purs voient Dieu. Devant le Père, ces époux deviennent frère et sœur, enfants de « Notre Père ». Devant le Fils, Joseph et Marie deviennent des parents qui donneront à leur enfant le nom de « Jésus » : « Le-Seigneur-sauve ». Jésus, Visage de la Miséricorde, fait connaître le Père : il est celui qui sanctifie son Nom par excellence. Par son Incarnation, la relation de Joseph et Marie devient sainte, en connaissant la sainteté du Père quand son Verbe s’est fait chair dans leur chair au sein du mariage : « il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph (…) fils d’Adam, fils de Dieu » (Lc 3, 23.38), c’est-à-dire, le Nouvel Adam, fils de Marie immaculée, la Nouvelle Ève, et de Joseph devenu « saint », lui-même sanctifié. Dès leur mariage, Joseph fut associé à la grâce qui avait créé sa femme Marie immaculée, la même grâce du salut destinée à engendrer l’image de Dieu entre eux (cf. Col 1, 15), grâce qui restaurera Joseph à l’image et à la ressemblance parfaites de Dieu. Conçu par l’Esprit-Saint, Jésus est l’Oint-de-Dieu, le Christ-Roi selon l’annonce de l’archange Gabriel : « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » (Lc 1, 32-33) Il régnera sur tout cœur qui fait la volonté du Père sur la terre comme au ciel, comme Joseph en acceptant Marie comme son épouse « puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint », et comme Marie en présence de l’ange de Dieu : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » (Lc 1, 38)

3. « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. »
Nous sommes devant la Sainte Famille : sainte, parce que délivrée du Mal, leurs membres étant détournés de la tentation ; sauvés de la tentation, par l’acte du pardon qui les laisse sans tâche du péché. Marie, conçue immaculée, aima le Seigneur son Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit, en renonçant à la quête de son bonheur dans une créature, y compris un homme, en se consacrant à Dieu par son état virginal. Alors que la volonté de Dieu fut qu’elle aime son prochain comme elle-même, dans la personne de Joseph, elle devait « pardonner » à l’homme qui, par son agir, à cause de son amour et du fait qu’il ne la « connaissait » pas, donnait l’apparence de vouloir violer la consécration de son cœur à Dieu, et sa virginité avec. Néanmoins cette créature-homme, étant attirée au mariage avec cette vierge, agissait selon le dessein divin pour qu’on pût accomplir les prophéties, « Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous) » (Is 7, 14) et « Le Seigneur l'a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole : "C'est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône." » (Ps 131, 11) Fidèle à la grâce, elle accomplira sa raison d’être sans frustrer la vocation de Joseph, fils de David, par un péché. Pareillement, Joseph devait « pardonner » à Marie d’avoir été enceinte sans le connaître, sans son consentement : voilà « Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement » (Mt 1, 19) ; ainsi, en lui « pardonnant » selon la justice de Dieu, Joseph fut justifié par sa foi, en espérant contre l’espérance d’imaginer son avenir sans histoires « tâchées », quand sa fidélité a acquis la connaissance que « l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20) : c’était lui, en fait, qui fut pardonné, devenu « immaculé » à côté de sa femme, son époux très chaste…

Dialogue avec la Sainte Trinité

Nous attendons ta naissance, ô Jésus-Christ ! Que nos voix te magnifient, Seigneur : par amour pour nous, tu t'es penché sur Marie, ton humble servante, en insufflant sur elle ton Esprit, en concevant ton Fils ! Fais-nous connaître toutes les joies de ton salut, comme Joseph les a connues ! Viens, Esprit Saint ! Que par la foi, l’espérance, et la charité je sois engendré dans la Sainte Famille de Dieu, pardonné de mes péchés, configuré à toi, ô Christ ! Que je fasse la volonté de Notre Père sur la terre comme au ciel, avec tous les fidèles, mes frères et sœurs ! Que ton Règne vienne !

Résolution

En anticipant la Nativité du Seigneur et mon appel à rejoindre la Sainte Famille de Dieu, prier un « Je vous salue, Marie » avec la même joie que l’espérance éprouvée respectivement par l’archange Gabriel, sainte Élisabeth et saint Joseph. Permettre que la Sainte Vierge Marie chante son Magnificat devant moi, se réjouissant de la fidélité du Seigneur avec elle, découvrir que notre Dieu trois-fois-Saint, en nous sauvant de nos péchés, nous unit à sa sainte communion de personnes.

Père Shane Lambert, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !"

Le mystère de Dieu nous est donné, il peut se vivre en chacun de nous. Dieu rayonne en Marie, la plus humble et la plus disponible de toutes les créatures. Consciente de sa « bassesse, » la Vierge de Nazareth, dans sa rencontre avec Élisabeth, reconnaît les Merveilles qui se sont accomplies en elle ! Le Magnificat est le chant de la victoire de l’Amour de Dieu qui vient. Marie s’engage toute entière dans le salut annoncé. Première disciple, elle va témoigner par sa vie. Marie est la mère de compassion, elle est la compagne qui suivra Jésus jusqu’au bout. L’espace pour Dieu, dans l’intime de notre cœur, peut ainsi se réveiller, se dégager. Jésus fait de nous les enfants du Père. Celui qui est déjà venu, est toujours là, dans la foi. Il est notre contemplation et notre bonheur, « Jésus vient. » Il est en état de naissance en chacun de nous. Et c’est encore un événement à venir : « Il reviendra, et nous attendons sa venue dans la gloire, » chantons-nous au cœur du Mystère Pascal. Chacun de nous est invité à participer à son œuvre de Salut. Il veut que nous nous reposions entièrement sur Lui, dans la puissance de son amour infini.

"Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides." Marie nous permet de comprendre qu’aujourd’hui, Dieu, avec Sa Grâce et avec notre consentement, peut encore opérer des Merveilles en nous, car « rien ne Lui est impossible » ! C’est à cet « impensable » que Marie de Nazareth a cru de tout son Cœur. Par son « Oui, » elle a permis au Ciel de « toucher » la terre. Tous les âges la proclament « Bienheureuse » ! C’est la puissance de l’Amour infini de Dieu qui élève les humbles, qui comble de biens les affamés. C’est la merveille qu’énonce Marie en s’unissant profondément à l’œuvre de Dieu, en coopérant avec lui. « Le Puissant fit pour moi des merveilles ! » C’est le même Seigneur qui vient se loger au cœur de notre vie sous la forme d’un petit morceau de Pain dans l’Eucharistie. Il élargit notre tente afin que Dieu prenne place en chacun de nous. Quand nous allons le recevoir dans la communion, il va se pencher sur nous et se fondre dans l’intime de notre cœur pour transformer notre vie. Nous voulons vivre cet Avènement avec Marie, dans son « intérieur. »

"Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais." Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. Dans son cantique d’ action de Grâce, Marie proclame que « la Miséricorde du Seigneur s’ étend d’âge en âge. » Nous propageons autour de nous cette Miséricorde dont nous sommes tous bénéficiaires ! Le temps de Noël est propice à la réconciliation des uns avec les autres. Nous pacifions nos relations qui sont parfois tumultueuses. Nous voulons organiser un « programme de Charité » qui nous rend plus cordial, plus bienveillant, moins agressif et superficiel, en un mot, qui nous rend plus aimant, plus miséricordieux ! L’humilité est le remède à tous nos maux. La crainte Dieu est un don du Saint-Esprit qui nous est donné pour que nous laissions Dieu faire son œuvre en nous. Son amour s’étend d’âge en âge, il vient au secours de notre faiblesse et de notre misère. La fatigue peut s’installer, la routine peut prendre place, nous pouvons être tentés de lassitude, le Magnificat de Marie vient à notre aide. L’Église a fait de lui son cantique du soir pour nous élever vers Dieu et Lui rendre grâce en tout. C’est le chant des plus petits et les plus pauvres qui sont un chemin pour le Dieu vivant.

Nous demandons la grâce d’entrer dans la Louange et l’action de grâce.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Exaltons tous ensemble son nom » (Ps 33,4)

      Qu'en tous réside l'âme de Marie pour glorifier le Seigneur ; qu'en tous réside l'esprit de Marie pour exulter en Dieu. S'il n'y a physiquement qu'une seule Mère du Christ, par la foi le Christ est le fruit de tous, car toute âme reçoit le Verbe de Dieu, à condition de rester sans tache, préservée du mal et du péché, gardant la chasteté dans une pureté inaltérée. Toute âme donc qui parvient à cet état exalte le Seigneur, comme l'âme de Marie a exalté le Seigneur et comme son esprit a tressailli dans le Dieu Sauveur.

      Le Seigneur est en effet magnifié, ainsi que vous l'avez lu ailleurs : « Magnifiez le Seigneur avec moi » (Ps 33,4). Non que la parole humaine puisse ajouter quelque chose au Seigneur, mais parce qu'il grandit en nous. Car « le Christ est l'image de Dieu » (2Co 4,4), et alors l'âme qui fait quelque chose de juste et religieux magnifie cette image de Dieu, à la ressemblance de qui elle a été créée. Alors aussi, en la magnifiant, elle participe en quelque sorte à sa grandeur et s'en trouve élevée ; elle semble reproduire en elle cette image par les brillantes couleurs de ses bonnes œuvres et la copier en quelque sorte par ses vertus.

http://levangileauquotidien.org

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

Posté par cidh2050 à 11:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Evangile et homélie du 09 déc 2017. La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux

Lectures de la messe

Première lecture (Is 30, 19-21.23-26)

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 30, 19-21.23-26)

Ainsi parle le Seigneur, le Dieu saint d’Israël :
Peuple de Sion,
toi qui habites Jérusalem,
tu ne pleureras jamais plus.
À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce.
Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra.
Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse,
et de l’eau dans l’épreuve.
Celui qui t’instruit ne se dérobera plus
et tes yeux le verront.
Tes oreilles entendront derrière toi une parole :
« Voici le chemin, prends-le ! »,
et cela, que tu ailles à droite ou à gauche.
Le Seigneur te donnera la pluie
pour la semence que tu auras jetée en terre,
et le pain que produira la terre
sera riche et nourrissant.
Ton bétail ira paître, ce jour-là,
sur de vastes pâturages.
Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs
mangeront un fourrage salé,
étalé avec la pelle et la fourche.
Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée
couleront des ruisseaux,
au jour du grand massacre,
quand tomberont les tours de défense.
La lune brillera comme le soleil,
le soleil brillera sept fois plus,
– autant que sept jours de lumière –
le jour où le Seigneur pansera les plaies de son peuple
et guérira ses meurtrissures.

– Parole du Seigneur.

Psaume 146 (147A), 1-2, 3-4, 5-6

Il est bon de fêter notre Dieu,

il est beau de chanter sa louange !
Le Seigneur rebâtit Jérusalem,
il rassemble les déportés d’Israël.

Il guérit les cœurs brisés
et soigne leurs blessures.
Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom.

Il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n’a mesuré son intelligence.
Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu’à terre les impies.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)

En ce temps-là,
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route,
proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


 

« Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. » Voilà décrite sans fausse pudeur notre situation. Le monde court, s’agite, et poursuit mille objectifs, mais son cœur que le monde semble oublier est fatigué de cette vie. Il voudrait marcher vers son repos, trouver son bonheur en Dieu.

Et Jésus d’ajouter : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux ». D’abord un peu déroutante (quel est le lien avec les brebis abattues et l’absence de berger ?), cette parole éclaire d’une lumière nouvelle notre attente de Noël.Le problème de notre monde et le nôtre, dans une certaine mesure, n’est pas uniquement de n’avoir pas de berger, mais il est surtout d’être tellement abattu et prisonnier de nos compromissions que nous ne pouvons plus avoir conscience de notre situation. Etre fatigué au point d’oublier qu’il suffirait de marcher vers le repos. Etre abattu au point de ne plus croire qu’il existe un berger qui nous appelle, un bon pasteur prêt à venir chercher la brebis isolée.

L’attitude de Jésus n’est alors pas de se manifester comme le bon berger que le monde attend sans le savoir. Notre Seigneur préfère d’abord susciter le désir de ce berger. Il préfère nous aider à prendre conscience de notre abattement. Alors nous le chercherons. Alors nous accueillerons celui qui vient à nous, à la rencontre du peuple qui marche dans la nuit.Et pour cela, Jésus choisit de compter sur nous. Notre fatigue ne saurait être un prétexte à nous reposer sur les épaules de Jésus. La moisson est abondante : il y a tant de cœurs qui ne demandent qu’à être instruits de la venue du Royaume ; il y a tant d’âmes qui désirent qu’on leur rappelle le son de la voix du berger qui vient nous rassembler. Pour eux tous, pour nous-mêmes, Jésus suscite des ouvriers.

Ce temps de l’attente que nous vivons à travers l’Avent n’est donc pas le temps de la passivité. Quelle que soit notre fatigue, le maître de la moisson compte sur nous, il demande de nous livrer au travail de la prière, tous. Et pour certains, Jésus demande d’aller sur les routes du monde manifester la vérité : le Royaume de Dieu est parmi nous. Il se fait proche, le berger que nos cœurs désirent.

Seigneur, je sais que tu m’aimes, et que tu veux t’occuper de moi. Tu veux me donner ta parole vivifiante et soulager mes souffrances. Aide-moi à reconnaître ta présence dans ma vie à travers les personnes que tu m’envoies.






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

Posté par cidh2050 à 23:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,