Nous sommes le mardi de la 3e semaine de Carême

Saint(s) du jour : Bse Rose de Viterbe, vierge († v. 1251),  Ste Colette de Corbie, clarisse († 1447)


Lectures de la messe

Première lecture (Dn 3, 25.34-43)

Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là,
Azarias, debout, priait ainsi ;
au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit :
À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours
et ne romps pas ton alliance.
Ne nous retire pas ta miséricorde,
à cause d’Abraham, ton ami,
d’Isaac, ton serviteur,
et d’Israël que tu as consacré.
Tu as dit que tu rendrais leur descendance
aussi nombreuse que les astres du ciel,
que le sable au rivage des mers.

Or nous voici, ô Maître,
le moins nombreux de tous les peuples,
humiliés aujourd’hui sur toute la terre,
à cause de nos péchés.
Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète,
plus d’holocauste ni de sacrifice,
plus d’oblation ni d’offrande d’encens,
plus de lieu où t’offrir nos prémices
pour obtenir ta miséricorde.
Mais, avec nos cœurs brisés,
nos esprits humiliés, reçois-nous,
comme un holocauste de béliers, de taureaux,
d’agneaux gras par milliers.
Que notre sacrifice, en ce jour,
trouve grâce devant toi,
car il n’est pas de honte
pour qui espère en toi.

Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons,
nous te craignons et nous cherchons ta face.
Ne nous laisse pas dans la honte,
agis envers nous selon ton indulgence
et l’abondance de ta miséricorde.
Délivre-nous en renouvelant tes merveilles,
glorifie ton nom, Seigneur.

– Parole du Seigneur.


Psaume 24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.


 

Évangile (Mt 18, 21-35)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 21-35)

En ce temps-là,
Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« ‘Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ?’ Jésus lui répondit : ‘Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois’. » La symbolique des chiffres utilisés ici nous renvoie à un passage du livre de la Genèse où nous entendons Lamek qui s’exprime ainsi devant ses femmes Ada et Cilla : « J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. C’est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek, soixante-dix sept fois » (Gn 4, 23-24). Avec Lamek, nous sommes confrontés à la réaction première de tout homme face au mal qui lui est infligé : la vengeance, qui ne peut prendre que des proportions démesurées.

Un peu plus loin, dans le livre de l’Exode, la loi du talion voudra limiter le déchaînement de la passion vengeresse de l’homme et mesurer la juste compensation d’une offense : « Vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, meurtrissure pour meurtrissure, plaie pour plaie. » (Ex 21, 24-25). Un œil (et non pas deux !) pour un œil ; une dent (et non pas la mâchoire !) pour une dent abîmée…

Notre Seigneur Jésus Christ va aller bien au-delà de l’imposition d’un châtiment égal au dommage causé. En réponse à l’offense, il va appeler à pardonner et ce indéfiniment. Pour expliciter son commandement, il donne une parabole dont la mise en scène a pour but de mettre en pleine lumière la démesure de la miséricorde dont fait preuve le roi, qui accorde bien plus que ce que lui demandait son débiteur. En effet, « ému jusqu’aux entrailles », nous dit l’évangéliste, le roi devenu le « maître », non seulement « laisse partir » son serviteur, c'est-à-dire renonce à le vendre, mais il lui remet sa dette infinie (Dix mille talents, soit soixante millions de deniers qui auraient correspondu, à l’époque de Jésus, à soixante millions de journées de travail).

Quel contraste entre l’attitude du maître vis-à-vis de ce serviteur et celle de ce dernier envers son compagnon endetté, d’autant plus que celui-ci ne lui doit qu’une somme insignifiante (six cent mille fois moins) en comparaison de celle dont il vient lui-même d’être acquitté ! Le serviteur semble avoir complètement oublié la gratuité du don de la miséricorde dont il a bénéficié. Qu’il n’ait même pas songé à remercier son maître après la remise de sa dette en témoigne. Nous touchons ici la fine pointe de l’enseignement de notre Seigneur.

Au contraire de ce serviteur, garder présent à notre conscience la gratuité du don du salut dont le Père nous a fait bénéficier en son Fils Jésus-Christ devrait nous conduire à une attitude de miséricorde inconditionnelle envers nos frères humains, qu’elle que soit leur dette envers nous. Comme le disait Saint Jean-Paul II : « Le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l'instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l'amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le pardon du Christ qui a prié ainsi sur la Croix: ‘Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font’ (Lc 23, 34) » (Message pour la Journée mondiale de la paix, 1er janvier 2002).

Seigneur, aide-nous à nous engager sur ce chemin de la miséricorde. Puissions-nous recevoir chacune des offenses qui nous sont faites comme autant d’occasions de témoigner par notre pardon de quel amour tu nous as aimé, de quelle dette tu nous as acquittés et de quelle liberté nous jouissons désormais.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

Aujourd'hui l'Evangile de Matthieu nous invite à la réflexion sur le mystère du pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21). Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter. Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu. La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'agissant d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son pardon. D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation, soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27). Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance: Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers lui repenti et converti. La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

Abbé Enric PRAT i Jordana (Sort, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Ô Dieu, envoie ton Esprit Saint sur moi afin que je puisse prier avec cette parole sous ton regard et avec un peu de tes yeux. Qu’il ouvre mon cœur à ta logique divine !

Demande

Seigneur, aide-moi à quitter mon sens très humain et très limité de la justice. Emplis-moi de ta miséricorde et de ta paix pour regarder mes frères.

Points de réflexion

1. « Jusqu’à 70 fois sept fois. »
C’est le chiffre symbolique que Jésus donne à Pierre pour lui signifier qu’il n’y a pas de forfait pour le pardon. La foi que nous avons choisie est très exigeante envers nous, c’est même la plus exigeante parce qu’elle nous fixe comme norme celle de Dieu : un pardon sans limite. Le pardon de Dieu serait bien pauvre s’il se limitait à des chiffres. Il nous faut donc tendre vers cette perfection pour devenir parfait comme notre Père céleste est parfait. (Cf. Mt 5, 48) Certes, le programme est vaste, humainement impossible. Mais si cela semble au-delà de nos forces, il est réconfortant de savoir que c’est aussi le programme que Dieu applique pour nous, et que Dieu demande aux autres pour nous.

2. « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? »
Jésus vient de donner un commandement : pardonner 70 fois sept fois. Mais il ne s’agit pas de le suivre sans raison. C’est parce que nous devons tout à Dieu, et plus que nous ne pourrons jamais rembourser, que ce pardon est justifié. La faute des autres ne pourra jamais être aussi importante que celles que Jésus a remises sur la croix. Il n’y avait rien de juste dans la mort du Fils de Dieu innocent, le pardon est un don qui outrepasse la justice humaine. Le pardon fait justice non pas aux hommes, mais à Dieu à qui nous devons tout.

3. « (…) si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Si la justice se contente d’actes, la justice de Dieu réclame bien davantage : la sincérité du cœur. C’est là le siège de nos rancunes et de la souffrance que provoque la rancune du prochain. Sans cette démarche du cœur, qui n’est pas celle de l’apparence, il y a des liens qui restent. Ils empêchent ceux qui ne sont pas pardonnés de rejoindre Dieu, ils sont une des causes du purgatoire, de même qu’ils nous empêcheront notre tour de rejoindre Dieu. La miséricorde infinie nous demande de convertir notre cœur au sens de Dieu, au sens de sa justice, et par là de renoncer à l’esprit du monde et à sa justice comptable qui se contente des apparences. C’est pourquoi la rejeter c’est rester dans le monde ; s’y essayer, c’est se rapprocher de la logique divine et faire un pas de plus vers ce Cœur qui nous a tant aimés.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je te rends grâce pour ta miséricorde car sans elle je ne pourrai jamais arriver à la hauteur de ce pardon infini que tu nous demandes pour nos frères. Permets-moi de faire par amour pour toi ce que je ne parviens pas à faire pour l’amour de mes frères !

Résolution

Seigneur, envoie-moi ton Esprit Saint pour que dans la rancune je puisse me souvenir de cette parole, afin que je me rappelle que je te dois plus que je ne pourrais jamais te rendre. Seigneur, avec ta grâce je veux pouvoir regarder les injustices qu’on m’a faites au regard de ton honneur outragé à tort sur la croix de nos fautes. Je ne pourrai jamais rien pardonner sans faire l’expérience de ta miséricorde : je veux pouvoir en recueillir les grâces par une confession régulière.

Anne-Pauline Jarry

http://www.regnumchristi.fr



"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Pierre va devenir l’intendant des biens de Jésus, de son amour infini, il pose à Jésus la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Jésus proclame la parabole de la remise des dettes. Dieu nous a pardonné afin que nous puissions, nous aussi, entrer dans la démarche du pardon pour retrouver une vie filiale avec notre Père et une vie fraternelle avec nos frères. C’est la réalité que la communauté des amis de Jésus doit vivre. Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu qui nous est donné et les rapports que nous avons les uns avec les autres. Libérés de nos fautes, nous pouvons marcher sur un chemin de pardon et de miséricorde. La pitié situe chacun de nous à notre juste place, le pardon offert met en lumière la beauté de l’humanité. Jésus veut nous faire entrer dans sa compassion. Il prend en pitié chacun de nous et il nous demande de faire ainsi pour pouvoir vivre ensemble. Bien souvent nous demandons à quelqu’un de nous pardonner. Sur la croix, tous nos refus d’aimer sont tombés dans le cœur de Jésus : "Il est devenu péché pour nous, lui qui n’a jamais péché." Il a donné sa vie pour nous et Dieu notre Père a accepté son offrande pour nous réconcilier.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Dieu nous remet dans la vérité de son amour annoncé dans le mystère pascal. Cette parole est précieuse, elle nous invite à mesurer la grâce à laquelle nous sommes appelé pour qu’advienne le Royaume de Dieu. Bénéficiant de l’échange d’amour avec Dieu, vivant de la foi en Jésus, nous réalisons les merveilles que Dieu a faites pour nous. Il manifeste le Maitre « Saisi de pitié » devant l’indigence de l’humanité qui mendie son Amour. C’est rempli de miséricorde que Dieu aime et nous voulons nous comporter ainsi dans nos rapports fraternels. Quand nous prions, nous voulons que Dieu nous écoute et nous aimons sentir sa Présence pour avancer dans l’intimité avec lui. Or, c’est dans l’amour fraternel et le pardon, que la communion avec Dieu se construit.

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Seul le pardon ouvre un horizon nouveau, une reconnaissance qui redonne la vie en apprenant à dire merci. Le reconnaître, c’est laisser notre cœur se dilater de reconnaissance. Celui qui n’a pas pardonné, comme celui n’a pas reçu la remise de sa dette, est emprisonné. L’appel à la pitié nous touche vraiment. Notre cœur est compatissant et nous sommes proches de celui qui nous a remis notre dette. C’est ainsi que le Royaume de Dieu habite notre terre et que de bonnes choses nous sont données chaque jour. Le pardon vient de l’amour infini de Dieu pour nous et de son amour pour les autres. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous voulons accueillir nos frères avec le même amour dont nous sommes aimés. Cette parole est précieuse, nous nous l’appliquons à nous-mêmes. Jésus est Celui qui pardonne à tous ses frères, de tout son cœur. Nous sommes invités à contempler la grâce à laquelle nous sommes appelé. Pardonner pour que vienne le Royaume offert est le moyen royal et concret d’y entrer.

Nous demandons la grâce de comprendre cette parole de Dieu pour la mettre en pratique.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Pardonner à notre frère de tout notre cœur

      La première parole que notre Seigneur prononça sur la croix fut une prière pour ceux qui le crucifiaient ; et c'est alors qu'il fit ce qu'écrit Saint Paul : « Aux jours où il vivait dans la chair, il offrit prières et sacrifices » (He 5,7). Certes, ceux qui crucifiaient notre divin Sauveur ne le connaissaient pas..., car s'ils l'avaient connu ils ne l'auraient pas crucifié (1Co 2,8). Notre Seigneur donc, voyant l'ignorance et la faiblesse de ceux qui le tourmentaient, commença à les excuser et à offrir pour eux ce sacrifice à son Père céleste, car la prière est un sacrifice... : « Mon Père, pardonne-leur parce qu'ils ne savent ce qu'ils font » (Lc 23,34). Combien grande était la flamme d'amour qui brûlait dans le cœur de notre doux Sauveur, puisqu'au plus fort de ses douleurs, au temps où la véhémence de ses tourments semblait lui ôter même le pouvoir de prier pour lui-même, il vint par la force de sa charité à s'oublier soi-même, mais non ceux qu'il avait créés...

      Il voulait par là nous faire comprendre l'amour qu'il nous portait, lequel ne pouvait être diminué par aucune sorte de souffrance, et nous apprendre aussi quel doit être notre cœur à l'endroit de notre prochain...

      Or, ce divin Seigneur s'étant employé à demander pardon pour les hommes, il est tout certain que sa demande lui fut accordée, car son divin Père l'honorait trop pour lui refuser quelque chose de ce qu'il lui demandait.

Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église http://levangileauquotidien.org




Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org