Nous sommes le 4ème dimanche de Carême (Laetare)
Saint(s) du jour : BBx José Aparicio Sanz et 232 compagnons,  Bx Mati (Pal) Prennushi, prêtre o.f.m. et martyr († 1948)


Lectures de la messe

Première lecture 2 Ch 36, 14-16.19-23

Lecture du deuxième livre des Chroniques

En ces jours-là,
tous les chefs des prêtres et du peuple
multipliaient les infidélités,
en imitant toutes les abominations des nations païennes,
et ils profanaient la Maison
que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.
Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,
sans attendre et sans se lasser,
leur envoyait des messagers,
car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.
Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,
méprisaient ses paroles,
et se moquaient de ses prophètes ;
finalement, il n’y eut plus de remède
à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.
Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,
détruisirent le rempart de Jérusalem,
incendièrent tous ses palais,
et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.
Nabucodonosor déporta à Babylone
ceux qui avaient échappé au massacre ;
ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils
jusqu’au temps de la domination des Perses.
Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur
proclamée par Jérémie :
La terre sera dévastée et elle se reposera
durant 70 ans,
jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos
tous les sabbats profanés.

Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,
pour que soit accomplie la parole du Seigneur
proclamée par Jérémie,
le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.
Et celui-ci fit publier dans tout son royaume
– et même consigner par écrit – :
« Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :
Le Seigneur, le Dieu du ciel,
m’a donné tous les royaumes de la terre ;
et il m’a chargé de lui bâtir une maison
à Jérusalem, en Juda.
Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,
que le Seigneur son Dieu soit avec lui,
et qu’il monte à Jérusalem ! »

– Parole du Seigneur.


Psaume 136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6

Au bord des fleuves de Babylone
    nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs
    nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem,
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n’élève Jérusalem
au sommet de ma joie.


Deuxième lecture (Ep 2, 4-10)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
Dieu est riche en miséricorde ;
à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes,
il nous a donné la vie avec le Christ :
c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités
et il nous a fait siéger aux cieux,
dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,
la richesse surabondante de sa grâce,
par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,
et par le moyen de la foi.
Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits,
il nous a créés dans le Christ Jésus,
en vue de la réalisation d’œuvres bonnes
qu’il a préparées d’avance
pour que nous les pratiquions.

– Parole du Seigneur.


Évangile (Jn 3, 14-21)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 14-21)

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

Comment répondre à l’amour radical du Seigneur ? L'Evangile nous présente un personnage du nom de Nicodème, membre du Sanhédrin de Jérusalem, qui va chercher Jésus la nuit. Il s'agit d'un honnête homme, attiré par les paroles et par l'exemple du Seigneur, mais qui a peur des autres, qui hésite à franchir le pas de la foi. Il ressent la fascination de ce Rabbi si différent des autres, mais il ne réussit pas à se soustraire aux conditionnements du milieu, contraire à Jésus, et il restera hésitant sur le seuil de la foi. Que de personnes, à notre époque également, sont à la recherche de Dieu, à la recherche de Jésus et de son Eglise, à la recherche de la miséricorde divine, et attendent un "signe" qui touche leur esprit et leur cœur ! Aujourd'hui, comme alors, l'évangéliste nous rappelle que le seul "signe" est Jésus élevé sur la croix : Jésus mort et ressuscité est le signe absolument suffisant. En Lui, nous pouvons comprendre la vérité de la vie et obtenir le salut. Telle est l'annonce centrale de l'Eglise, qui demeure immuable au cours des siècles. La foi chrétienne n'est donc pas une idéologie, mais une rencontre personnelle avec le Christ crucifié et ressuscité. De cette expérience, qui est individuelle et communautaire, naît ensuite une nouvelle façon de penser et d'agir : c'est ainsi que trouve son origine, comme en témoignent les saints, une existence marquée par l'amour.

Nous vivons dans un monde structuré d’une certaine manière par le péché, par des chemins de mort. C’est vrai qu’il y a aujourd’hui de quoi être inquiets devant ce monde de violences, de dérives morales, de pertes de repères, etc… Mais le mal ne pourra jamais pour autant remporter la victoire. « Là où le péché abonde, la grâce surabonde ! ». Alors face à ce monde qui semble perdre la raison, la vraie question n’est pas de savoir comment être sauvé du mal, du péché, de ce monde de ténèbres. La réponse, nous l’avons dans ces paroles du Christ, nous l’avons dans le Christ lui-même qui est « le chemin, la vérité et la vie ». La victoire contre le mal, le Christ nous l’a acquise une fois pour toutes, par sa mort et sa résurrection.

La bonne question, c’est de savoir si oui ou non, nous voulons être sauvés ! Si oui ou non, nous voulons être comblé de l’amour de notre Dieu. « Veux-tu guérir ? » nous demande Jésus ! Resterons-nous dans le camp nocturne et ambigu des Nicodème, ou accepterons-nous dès maintenant de vivre au grand jour notre Foi, et d’« agir selon la vérité » comme nous le demande Jésus ! Tant que nous ne répondrons pas clairement à cette question, le mal continuera à nous piéger.  Alors en ce dimanche où nous sommes à mi-chemin vers Pâques, n’ayons pas peur de laisser la Lumière du Christ nous envahir, de laisser la Vérité qu’est le Christ nous libérer ! Car ce chemin de Carême est un chemin de liberté, le seul et unique chemin qui nous conduise vraiment à la Terre promise : l’amour de Dieu.

En tournant notre regard vers Marie, "Mère de la sainte joie", demandons-lui de nous aider à approfondir les raisons de notre foi, pour que, comme nous y exhorte aujourd'hui la liturgie, renouvelés dans l'esprit et l'âme joyeuse, nous répondions à l'amour éternel et infini de Dieu.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique»

Aujourd'hui la liturgie nous offre à l'avance un parfum de la joie pascale. Les vêtements liturgiques sont roses. C'est le dimanche de "lætare" qui nous invite à une joie paisible. «Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez...», crie le chant d'ouverture.

Dieu veut que nous soyons heureux. La psychologie la plus basique nous dit qu'une personne qui n'est pas heureuse finit par être un malade du corps et de l'esprit. Cela dit, notre joie doit être une joie qui a des bonnes bases, elle doit être l'expression de la paix d'une vie qui a un sens. Sinon, la joie dégénèrerait et deviendrait superficielle et stupide. Sainte Thérèse les distinguait avec justesse entre "sainte joie" et "folle joie". La dernière étant une joie extérieure qui ne dure que très peu et qui nous laisse un goût amer.

Ce sont des jours difficiles pour la vie de la foi. Mais ce sont des temps passionnants également. Nous expérimentons, d'une certaine manière, l'exil de Babylone, celui que chante le psaume. Nous pouvons nous aussi vivre une expérience d'exil «nous pleurions, en nous souvenant de Sion» (Ps 136,1). Les difficultés extérieures, et surtout, le péché, peuvent nous amener sur les rivages de Babylone. Mais malgré tout, il y a des raisons pour garder l'espérance, et Dieu continue à nous dire: «Que ma langue s'attache à mon palais, si je cesse de penser à toi» (Ps 136,6).

Nous pouvons vivre toujours heureux car Dieu nous aime à la folie, tellement «qu'il a donné son Fils unique» (Jn 3,16). Bientôt, nous accompagnerons ce Fils unique dans son chemin de mort et résurrection. Nous contemplerons l'amour de Celui qui nous aime jusqu'au point de se donner pour nous tous, pour toi et pour moi. Et nous serons remplis d'amour en voyant «Celui qu'ils ont transpercé» (Jn 19,37) et grandira en nous une joie que personne ne pourra nous enlever.

La vraie joie qui remplit notre vie n'est pas le résultat de nos efforts personnels. Saint Paul nous le rappelle: elle ne vient pas de nous, c'est un don de Dieu, nous sommes son œuvre (Col 1,11). Laissons Dieu nous aimer et aimons-le en retour, et notre joie sera grande tant dans notre vie que lors de la prochaine Pâque. N'oublions pas de nous laisser caresser et transformer par Dieu en faisant une bonne confession avant Pâques.

Abbé Joan Ant. MATEO i García (La Fuliola, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

Demande

Jésus, aide-moi à vivre ma vie en ta présence.

Points de réflexion

1. « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert (…) »
Au désert, après la sortie d’Égypte, les Israélites, perdant courage dans leur chemin à travers le désert, avaient récriminé contre le Seigneur, qui devant ce péché leur avait envoyé des serpents mortels. Par l’intercession de Moïse, le Seigneur demanda à celui-ci d’élever un serpent de bronze afin que quiconque avait été mordu puisse être sauvé à la condition qu’il tourne son regard vers le serpent élevé par Moïse (Cf. Nb 21, 4-9). Jésus se compare au serpent de bronze élevé par Moïse, car lui aussi sera élevé sur le bois de la croix. Mais surtout celui qui lèvera le regard vers lui aura la vie, tout comme les Israélites mordus par les serpents restaient en vie s’ils regardaient le serpent de bronze élevé par Moïse sur un mât. Ce premier verset de l’Évangile d’aujourd’hui en contient tout le message : Jésus est la Vie. Qui veut vivre doit tourner son regard vers lui. Hors de lui, c’est la mort. Jésus ne nous donne pas la vie en abondance (Cf. Jn 10, 10) contre notre liberté. Il veut tout d’abord que nous tournions notre regard vers lui, c’est-à-dire, que nous le choisissions librement.

2. « (…) il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas. »
Pourquoi Jésus s’est-il fait homme ? « Nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ. » (Ep 2, 5) Nous étions esclaves du péché. Il est venu nous racheter. Nous étions loin de lui, loin de Dieu qui est amour (Cf. 1 Jn 4, 8). Depuis le péché originel, depuis que le péché était dans le monde, depuis que Satan était « le prince de ce monde » (Jn 16, 11), nous avions perdu l’harmonie entre les hommes, avec le monde, avec nous-mêmes. Depuis la chute de nos premiers parents, le monde n’était que guerres et conflits, même entre amis et proches, division intérieure. Nous nous étions éloignés de Dieu et nous ne pouvions plus nous rapprocher nous-mêmes de lui. Nous ne le connaissions plus, comment nous rapprocher de lui ? C’est pourquoi Dieu a choisi de se faire homme lui-même, afin que nous puissions le connaître de nouveau, savoir à nouveau ce que nous sommes destinés à être, comment nous devions vivre. Croire en Jésus, c’est sortir de cette dynamique du péché dans laquelle nous a plongés le péché originel, c’est sortir de ce péché qui nous éloigne de Dieu et nous aveugle, nous empêchant de nous rapprocher de lui.

3. « La lumière est venue dans le monde. »
Pour cela, Jésus est la lumière venue dans le monde ; pour cela, il est « la lumière pour éclairer les nations » (Lc 2, 32). « Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. » (Jn 12, 46). Pour cela Jésus est venu « non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ». Le jugement ne dépend que de nous. Si nous choisissons la lumière, nous sommes déjà sauvés, et si nous ne croyons pas en Jésus, nous sommes déjà jugés, car nous nous sommes jugés nous-mêmes, parce que nous avons préféré nos péchés à Dieu, à l’amour. Nous avons choisi de nous éloigner de lui. Il ne nous rapprochera jamais de force vers lui. L’enfer et le paradis continuent nos choix d’ici-bas, et si nous avons montré vouloir vivre sans Dieu sur terre, nous préférer nous-mêmes à lui, il ne nous fera pas passer l’éternité avec lui. L’enfer est l’éloignement de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Bien souvent, nous savons ce que Dieu veut de nous, nous savons que nous devrions vivre selon son commandement de nous aimer les uns les autres, etc., et pourtant encore et encore nous nous choisissons nous-mêmes. Même saint Paul le disait : « Ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien, mais pas de l’accomplir. Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Rm 7, 18-19). Alors à la fin de ce temps de prière ne nous décourageons pas et tournons-nous pleins de miséricorde vers Marie, avec la prière que tant de chrétiens depuis des siècles ont prié du fond du cœur : « Salut ô Reine, mère de miséricorde, douceur de notre vie, notre espérance, salut ! Enfants d’Ève exilés, nous crions vers toi ; gémissant et pleurant, nous soupirons dans cette vallée de larmes. Allons donc ! toi notre avocate, tourne vers nous ton regard miséricordieux et après cet exil montre-nous Jésus le fruit de ton sein, ô clémente, ô pieuse, ô douce vierge Marie ! »

Résolution

Prier une dizaine de chapelet à Marie.

Frère Loïc Chabut, LC

http://www.regnumchristi.fr



« De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, »

afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Dieu veut faire de nous un brasier d’Amour, il vient nous chercher dans notre misère. C’est une nécessité, car nous ne pouvons pas nous relever tout seul. Le torrent d’amour de Dieu va emporter la marée de détresse de l’humanité. L’amour infini de Dieu est riche en miséricorde. Quelle joie d’accueillir la miséricorde de Jésus qui nous rejoint. Les prophètes, envoyés pour manifester la lumière, sont tournés en dérision. Ils sont méprisés dans leurs paroles et on se moquent d’eux. Envoyé à leur suite, Jésus nous invite à croire en lui, à accueillir gratuitement le nouvel Amour qu’il nous offre. Il nous manifeste qu’il lui faudra beaucoup souffrir à Jérusalem. Il prend alors l’image du serpent de bronze élevé par Moïse, « il faut que le Fils de l’homme soit élevé. » C’est l’annonce de la manifestation de la croix. Nous demandons la grâce de pénétrer dans les sentiments du cœur de Jésus pour comprendre l’amour infini de son cœur toujours offert.

« Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Nous sommes sauvés par une foi confiante en Jésus. Il a »accueilli« notre humanité qui s’etait détournée de son cœur et il l’a »reprise" dans un amour encore plus grand. La misère de notre peuple est face à l’amour infini de Dieu qui est riche en miséricorde. Il nous donne de recevoir l’Esprit Saint qui illumine notre cœur. Nous sommes alors ajustés à Dieu par la grâce qu’il déverse en nous. L’Esprit Saint accomplit une œuvre de recréation pour façonner en nous l’homme nouveau, à l’image de Jésus. Par la foi, en accueillant l’Esprit Saint, nous participons à la vie divine. Cette vie divine nous anime au plus intime de nous-mêmes pour se manifester à l’extérieur. Dieu dans sa bonté veut montrer la richesse infinie de sa grâce.

« Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » Nous constatons notre incapacité à réaliser le bien que nous désirons. Pour entrer dans le salut offert en Jésus, nous reconnaissons que nous sommes blessés, meurtris. Cette souffrance creuse en nous un creux qui se déploie dans un espace où la grâce de Dieu pourra venir habiter. Lever les yeux vers Jésus, le crucifié nous permet de recevoir le salut de Dieu et la grâce du pardon. Alors nous pouvons célébrer la miséricorde de Dieu qui nous rejoint. Jésus crucifié par amour pour nous devient le signe et la Croix prend tout son sens : « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé. » C’est en faisant une œuvre de vérité dans notre vie, que nous venons à la lumière. Alors nos vies rayonnent de la douce présence de l’Esprit qui nous habite.

 Nous demandons la grâce de contempler la croix de Jésus et de l’accueillir dans notre vie.

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique »

      Dieu ne pouvait-il pas fournir au monde un autre remède que celui de la mort de son Fils ?... Assurément, et il pouvait nous racheter par mille autres moyens que celui de la mort de son Fils ; mais il ne l'a pas voulu, car ce qui était suffisant à notre salut ne l'était pas à assouvir son amour. Et pour nous montrer combien il nous aimait, ce divin Fils est mort de la mort la plus rude et ignominieuse qui est celle de la croix.

      Que reste-il donc, et quelle conséquence pourrons-nous tirer de cela, sinon que, puisqu'il est mort d'amour pour nous, nous mourions aussi d'amour pour lui, ou, si nous ne pouvons mourir d'amour, que du moins nous ne vivions autrement que pour lui ?... C'est de quoi se plaignait le grand saint Augustin : « Seigneur, disait-il, est-il possible que l'homme sache que vous êtes mort pour lui et qu'il ne vive pas pour vous ? » Et ce grand amoureux, saint François : « Ah, disait-il en sanglotant, vous êtes mort d'amour et personne ne vous aime ! »...

      Il n'y a pas d'autre rédemption qu'en cette croix. Ô Dieu, quelle grande utilité et quel profit pour nous que de contempler la croix et la Passion ! Est-il possible de contempler cette humilité de notre Sauveur sans devenir humble et sans aimer les humiliations ? Peut-on voir son obéissance sans être obéissant ? Oh non, certes, nul n'a jamais regardé notre Seigneur crucifié et est resté mort ou malade. Et au contraire, tous ceux qui meurent, c'est parce qu'ils refusent de le regarder, comme ceux d'entre les enfants d'Israël qui n'avaient pas voulu regarder le serpent que Moïse avait fait dresser sur la colonne.

http://levangileauquotidien.org

Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org

 


   

Posté