Nous sommes le samedi 19 Mai: 7e semaine de Pâques

Saint(s) du jour  :

St Crispin de Viterbe, religieux o.f.m. cap. (1668-1750),  St Yves Hélory, avocat puis prêtre (1250-1303)


 

Première lecture (Ac 28, 16-20.30-31)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

À notre arrivée à Rome,
Paul a reçu l’autorisation d’habiter en ville
avec le soldat qui le gardait.
Trois jours après,
il fit appeler les notables des Juifs.
Quand ils arrivèrent,
il leur dit :
« Frères, moi qui n’ai rien fait contre notre peuple
et les coutumes reçues de nos pères,
je suis prisonnier depuis Jérusalem
où j’ai été livré aux mains des Romains.
Après m’avoir interrogé,
ceux-ci voulaient me relâcher,
puisque, dans mon cas,
il n’y avait aucun motif de condamnation à mort.
Mais, devant l’opposition des Juifs,
j’ai été obligé de faire appel à l’empereur,
sans vouloir pour autant accuser ma nation.
C’est donc pour ce motif
que j’ai demandé à vous voir et à vous parler,
car c’est à cause de l’espérance d’Israël
que je porte ces chaînes. »
Paul demeura deux années entières
dans le logement qu’il avait loué ;
il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;
il annonçait le règne de Dieu
et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ
avec une entière assurance et sans obstacle.

– Parole du Seigneur.


Psaume 10 (11), 4, 5.7

Le Seigneur, dans son temple saint,
le Seigneur, dans les cieux où il trône,
garde les yeux ouverts sur le monde.
Il voit, il scrute les hommes.

Le Seigneur a scruté le juste et le méchant :
l’ami de la violence, il le hait.
Vraiment, le Seigneur est juste ; il aime toute justice :
les hommes droits le verront face à face.


Évangile (Jn 21, 20-25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. »
S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite,
le disciple que Jésus aimait.
C’est lui qui, pendant le repas,
s’était penché sur la poitrine de Jésus
pour lui dire :
« Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus :
« Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,
que t’importe ?
Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères
que ce disciple ne mourrait pas.
Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas,
mais :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,
que t’importe ? »

 

C’est ce disciple qui témoigne de ces choses
et qui les a écrites,
et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ;
et s’il fallait écrire chacune d’elles,
je pense que le monde entier ne suffirait pas
pour contenir les livres que l’on écrirait.

Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

Pierre a compris l’allusion à peine voilée de Jésus au martyr par lequel il glorifierait Dieu, en donnant lui aussi sa vie pour ses amis. Dans    le silence qui suit cette révélation, l’attention de Pierre est attirée par le crissement des galets, sous les pas de quelqu’un qui s’approche. Se retournant, il « aperçoit, marchant à leur    suite, le disciple que Jésus aimait ». Discrètement celui-ci s’est détaché du groupe des Apôtres pour se rapprocher du Maître, tout en restant à une distance respectueuse pour ne pas être    indiscret. Il ne cherche pas à se mêler à la conversation entre Pierre et Jésus, mais son amour pour le Seigneur l’attire à lui : « l’ami de l’Epoux se tient là, il entend la voix de l’Epoux, et    il en est tout joyeux. C’est sa joie et il en est comblé » (Jn 3, 29). Par le fait même, tout en marchant « à la suite de Jésus », il marche également derrière celui que son Maître a placé à la    tête du collège apostolique.

Le voyant, Pierre prend conscience que c’est plutôt à ce disciple que devrait revenir la responsabilité dans laquelle il vient d’être confirmé,    et l’honneur de verser son sang en témoignage. N’est-il pas le seul Apôtre qui soit resté fidèle et qui ait suivi le Maître jusqu’à la Croix ? « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » La    parole énigmatique de Jésus - « Est-ce ton affaire ? » - doit s’entendre comme un refus de satisfaire la curiosité de Pierre. Tout appel s’enracine dans la relation personnelle, unique, que le    Seigneur entretient avec chaque disciple en particulier. Certains aspects de notre vocation appartiennent certes à la « sphère publique », puisque c’est toujours au service du bien commun que    nous sommes envoyés ; mais il nous faut aussi respecter le mystère de cette relation d’amour – nécessairement personnelle – qui relie chacun de nous et de nos frères à l’unique Epoux de nos âmes.    La curiosité dans ce domaine est déplacée : la « transparence » fraternelle ne signifie pas « déballage » du for interne, voyeurisme ou exhibitionnisme spirituel ; il nous faut apprendre à    respecter le « secret du Roi », autant dans nos vies que dans celle des autres.  

« Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne ? » Comment comprendre cette Parole ? « Jusqu’à ce que je vienne » à la fin des temps,    c’est-à-dire à la Parousie ? L’évangéliste récuse explicitement cette interprétation, qui impliquerait que « le disciple ne mourrait pas ». Il faut sans doute lire bien plus simplement : «     jusqu’à ce que je vienne le prendre avec moi dans la définitivité du Royaume, de l’autre côté de la mort ». En vertu du pouvoir qu’il a acquis par sa résurrection, Notre-Seigneur définit la mort    comme notre rencontre avec lui, le Vivant, qui vient nous chercher pour nous introduire dans la vie définitive.

Pour nous préparer à cette ultime traversée vers l’autre rivage, appuyés sur le bras de l’Epoux, il nous faut obéir à la volonté du Seigneur : «     Je veux qu’il demeure ». Dans le quatrième évangile, ce verbe décrit l’attitude du disciple, qui tend à mettre en pratique le précepte de Jésus : « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous »     (Jn 15, 4). Notre-Seigneur nous invite à nous unir à lui par une foi vivante, afin de ne pas être pris à l’improviste lorsqu’il viendra nous chercher. Restons en tenue de service, et gardons nos    lampes allumées. Soyons « comme des gens qui attendent leur Maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le Maître, à son    arrivée, trouvera en train de veiller : il prendra la tenue de service, les fera passer à table, et les servira chacun à son tour. » Nous aussi, « tenons-nous prêts : c’est à l’heure où nous n’y    penserons pas que le Fils de l’homme viendra » (Lc 12, 37-40). En attendant sa venue, nous savons ce que nous avons à faire : comme Saint Paul, « du matin jusqu’au soir, efforçons-nous de convaincre nos    frères au sujet de Jésus, enseignant ce qui le concerne avec une assurance totale » (1ère lect.), c'est-à-dire dans la force de l’Esprit.

Seigneur nous envions tous les disciples de la première heure, qui t’ont vu, entendu, qui ont mangé avec toi ; que tu as    soutenus au moment du doute, que tu as réconfortés devant l’épreuve, que tu as rassemblés après leur trahison. Il ne faudrait pourtant pas que cette nostalgie nous fasse oublier que ces récits ne    nous sont pas seulement donnés à méditer pour faire mémoire des temps fondateurs, mais aussi et surtout pour nous rappeler que tu demeures auprès de nous dans la même proximité et la même    disponibilité. Que l’Esprit Saint dans lequel nous allons être bientôt renouvelés nous fasse découvrir ta présence au cœur de nos vies, toi qui nous a promis d’“être avec nous, tous les jours,    jusqu’à la fin du monde” (Mt 28, 20).

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai»

Aujourd'hui, nous lisons la dernière partie de l'Évangile de saint Jean. Il s'agit en effet, de la fin de l'appendice inséré par la communauté de Jean au texte original. En l'occurrence il s'agit d'un texte délibérément significatif. Le Seigneur ressuscité se montre à ses disciples et Il renouvelle leur adhésion, particulièrement celle de Pierre. Et ensuite l'Évangile continue avec le texte de l'Évangile d'aujourd'hui.
L'image du disciple aimé de Jésus est au centre de ce passage et même dans tout l'Évangile de saint Jean. Il peut faire référence à une personne concrète —Jean le disciple— ou bien il se peut qu'elle fasse référence à l'image de tout disciple bien aimé de Jésus. Quelle que soit sa signification le texte aide à donner un semblant de continuité à l'expérience vécue par les apôtres. Le Seigneur ressuscité leur affirme sa présence à coté de ceux qui Le suivent.


«Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne» (Jn 21,22) cela nous donne confirmation de cette continuité bien plus qu'un élément chronologique dans l'espace et dans le temps. Le disciple bien-aimé rend témoignage de cela dans la mesure où il est conscient que le Seigneur est avec lui en toute circonstance. C'est la raison pour laquelle il peut l'écrire et sa parole est véritable, car par sa main il rend témoignage de l'expérience continue de ceux qui vivent leur mission à travers le monde en éprouvant la présence continue du Christ. Chacun d'entre nous peut devenir ce disciple bien-aimé dans la mesure où nous nous laissons guider par l'Esprit Saint car c'est l'Esprit Saint qui nous aide à découvrir à l'intérieur de nous-mêmes cette présence.
Ce texte nous prépare pour la fête solennelle de la Pentecôte, le don de l'Esprit Saint: «Et le Paraclet est descendu du ciel: le gardien et sanctificateur de l'Église, le régisseur des âmes, guide de ceux qui sombrent, phare des vagabonds, arbitre de ceux qui luttent et qui couronne les gagnants» (Saint Cyrille de Jérusalem).

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán     (Terrassa, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière d'introduction

 

Les premières conclusions de l’Évangile de Jean, à la fin du chapitre 20, nous disent : « Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. » (Jn 20, 30-31) Donc, nous pouvons être certains que ce qui est dit demeure totalement vrai. Seigneur, aide-moi à comprendre profondément ce que l’évangéliste Jean veut nous dire.

 

 

 

Demande

 

Seigneur, ouvre mes yeux pour que je sache aller au fond de ce que tu veux me dire maintenant. Que je reste en état d’alerte avec le souffle de l’Esprit Saint qui me gardera à tes côtés avec joie, conviction et persévérance.

 

Points de réflexion

 

1. « S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. » À la fin du repas, tu as confirmé Pierre dans sa mission de pasteur du troupeau. Celui-ci s’inquiète de ce que chacun aura à faire et, apercevant Jean – celui qui avait posé sa tête sur la poitrine du Maître – connaissant la profondeur de l’amour de ce disciple pour le Christ, lui qui n’a ni renié ni démérité, Pierre voudrait savoir comment il va devoir l’aider. Encore tout bouleversé par l’annonce de son martyr et aussi par la confiance que tu viens de lui témoigner en lui confiant la responsabilité du groupe, Pierre demande : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Ici, tu ne réponds pas clairement à la question mais, si Pierre aura à témoigner jusqu’au martyre, il semble que Jean, lui, devra transmettre de génération en génération, ton message d’amour et de miséricorde ainsi que le sens de la réponse à y donner. Il faudra que, d’âge en âge, les fidèles reçoivent le message et y répondent de tout leur cœur avec la vigueur de l’Esprit Saint. Pour nous, aujourd’hui, notre foi est-elle enracinée sur ce témoignage ? Comment le vivons-nous, comment le comprenons-nous ?

2. « C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites.» Jean comprend et souligne le caractère personnel du message que chaque apôtre aura à transmettre. Il veut que ceux qui le liront soient assurés de son caractère véridique. Jean nous précise et insiste qu’il a écrit et transmis ce dont il a été témoin : son témoignage ne doit recevoir aucune falsification. Il faudra être fidèle à ce message auquel il est profondément attaché. Il insiste : il a été témoin de la vie du Christ. Il faut que ses écrits soient transmis avec force, avec foi et surtout en transmettant tout l’amour que l’Esprit Saint y a enraciné au moment où il a posé sa tête sur le cœur du Seigneur au cours de la dernière Cène quand Jésus a annoncé la trahison de l’un des siens. Il a compris la souffrance intime de ce cœur face à la duplicité de celui qui avait, lui aussi, reçu tous ses enseignements.

3. « Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites (…) » Jean souligne encore les richesses sans limite qu’il faudrait encore raconter et il conclut son Évangile en affirmant que si l’on mettait tout par écrit, le monde ne suffirait pas à contenir tous les livres. Au cours de son audience du 20 février 1974, le Saint-Père Paul VI écrivait au sujet de cette conclusion : « Une fois qu’on commence à s’intéresser au Christ, l’intérêt ne cesse jamais, il y a toujours quelque chose de plus à connaître. Tout ce qui concerne le Christ est si riche et il est inconcevable et irrévérencieux de penser que nous n’en n’avons pas besoin alors que nous ne pouvons pas avancer plus loin dans la contemplation de Jésus-Christ (…) »

 

Dialogue avec le Christ

 

Ce temps de Pentecôte nous a été donné pour que nous sachions laisser l’Esprit Saint graver en nous le message d’amour et sa profondeur. Ce message est si dense, si profond et, en même temps, tellement intemporel, qu’il est impossible d’écrire tout ce qu’il contient. Et c’est ce que saint Jean veut que nous comprenions : c’est à l’amour que nous aurons les uns pour les autres qu’on nous reconnaîtra pour les disciples du Christ nous dit l’évangéliste (Cf. Jn 13, 35). 

 

Résolution

 

Je redirai : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. » (Mt 7, 21)

 

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »

 

Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » Jésus ressuscité renouvelle la fidélité, des disciples, particulièrement celle de Pierre. Pierre voudrait s’accorder à la vision de Jésus sur chacun puisqu’il lui donne de guider son Église. Il voudrait entrer dans la connaissance des projets de notre Père des cieux sur chacun des siens. Nous comprenons son désarroi devant la beauté de l’appel de Jean. Jésus est dans la vision du Père pour chacun, elle est unique. Jean, le disciple aimé de Jésus, est une préoccupation pour Pierre. Jésus manifeste le « secret » du disciple bien aimé. « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » La continuité de l’expérience vécue par les apôtres avec Jésus demeure. Jésus ressuscité réaffirme sa présence aux cotés de ceux qui Le suivent. Son être est glorifié et il donne la vie éternelle par son humanité glorifiée. Il surprendra ses disciples « jusqu’à la fin » ! Il chérit l’humanité que Marie lui a tissée en l’emmenant dans ce retour vers le Père.

Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. Pierre doit respecter le secret du grand mystère de l’œuvre de Dieu. L’Esprit Saint qui est intervenu auprès de la Vierge Marie pour que se réalise la venue de Jésus dans la chair, continue son œuvre d’amour. Dans l’engendrement du Père,  Marie a tissé Jésus dans la chair dans le Saint Esprit. Le mystère de l’Incarnation qui fut progressivement révélé ! L’unité d’amour entre le Père et le Fils s’est retrouvée entre la mère et son enfant, c’est l’unité de l’Esprit Saint. Cette unité ne cessera pas, même dans les moments les plus difficiles de la Passion de Jésus. « Je veux que là où je suis, ils soient eux aussi ! » Jésus, le nouvel Adam, et Marie la nouvelle Ève, se trouvent réunis dans la Passion et la compassion avec Jean qui devient son fils. Ce mystère de l’unité de l’Amour, tel qu’il est réalisé en Dieu doit se réaliser en nous, c’est un secret d’amour que seul l’Esprit Saint va nous révéler.

Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. La continuité  de l’œuvre de Jésus, dans l’espace et dans le temps se poursuit par le disciple bien-aimé. Il rend témoignage que le Seigneur est avec lui en toute circonstance. C’est la raison pour laquelle il peut l’écrire, et sa parole est véritable. Il rend témoignage en éprouvant la présence continuelle du Christ. Chacun d’entre nous peut devenir ce disciple bien-aimé dans la mesure où il se laisse guider par l’Esprit Saint. C’est l’Esprit Saint qui nous aide à découvrir, à l’intérieur de nous-mêmes, la présence de Jésus. Jésus nous a donné les paroles de la vie qui ne passe pas. Les Apôtres les ont reçues et ils ont cru que le Père les a envoyé. L’Imposition des mains fait de nous les membres vivants du Christ qui tiennent leur unité de l’unité même de la Trinité : « Qu’ils soient un comme toi Père et moi nous sommes un. » Dans cette remontée vers le Père, Jésus nous entraîne dans son amour. Pierre doit entrer dans ce mystère de vie qui le dépasse et ou chacun, selon sa grâce, suit Jésus : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus–Christ. »

Nous demandons la grâce d’entrer dans le plan d’amour infini de Dieu notre Père.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres qu’on écrirait »

Dès l'origine du monde, Jésus Christ vit en nous ; il opère en nous tout le temps de notre vie…; il a commencé en soi-même et il continue dans ses saints une vie qui ne finira jamais… Si « le monde entier n'est pas capable de contenir tout ce que l'on pourrait écrire de Jésus », de ce qu'il a fait, ou dit, et de sa vie en lui-même, si l'Évangile ne nous en crayonne que quelques petits traits, si la première heure est si inconnue et si féconde, combien faudrait-il écrire d'évangiles pour faire l'histoire de tous les moments de cette vie mystique de Jésus Christ, qui multiplie les merveilles à l'infini et les multipliera éternellement, puisque tous les temps, à proprement parler, ne sont que l'histoire de l'action divine ? Le Saint-Esprit a fait marquer en caractères infaillibles et incontestables quelques moments de cette vaste durée ; il a ramassé dans les Écritures quelques gouttes de cette mer ; il a fait voir par quelles manières secrètes et inconnues il a fait paraître Jésus Christ au monde…

 

 


Le reste de l'histoire de cette divine action qui consiste dans toute la vie mystique que Jésus mène dans les âmes saintes, jusqu'à la fin des siècles, n'est que l'objet de notre foi… Le Saint-Esprit n'écrit plus d'évangile que dans les cœurs ; toutes les actions, tous les moments des saints sont l'évangile du Saint-Esprit ; les âmes saintes sont le papier, leurs souffrances et leurs actions sont l'encre. Le Saint-Esprit, par la plume de son action, écrit un évangile vivant. Et on ne pourra le lire qu'au jour de la gloire où, après être sorti de la presse de cette vie, on le publiera. 

Ô la belle histoire ! le beau livre que l'Esprit Saint écrit présentement ! Il est sous la presse, âmes saintes, il n'y a point de jour qu'on n'en arrange les lettres, que l'on n'y applique l'encre, que l'on n'en imprime les feuilles. Mais nous sommes dans la nuit de la foi : le papier est plus noir que l'encre…; c'est une langue de l'autre monde, on n'y comprend rien ; vous ne pouvez lire cet évangile que dans le ciel.

Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), jésuite
L’Abandon à la Providence divine, ch. 11, § 191s

 

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Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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