Nous sommes le lundi de la 8e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Bx Luigi Biraghi, prêtre et fondateur (1801-1879),  St Germain, abbé puis évêque de Paris (v. 496 † 576)


Lectures de la messe

Première lecture (1 P 1, 3-9)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ :
dans sa grande miséricorde,
il nous a fait renaître pour une vivante espérance
grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,
    pour un héritage qui ne connaîtra
ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.
Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
    à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,
pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
    Aussi vous exultez de joie,
même s’il faut que vous soyez affligés,
pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
    elles vérifieront la valeur de votre foi
qui a bien plus de prix que l’or
– cet or voué à disparaître
et pourtant vérifié par le feu – ,
afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur
quand se révélera Jésus Christ.
    Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;
en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,
vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
    car vous allez obtenir le salut des âmes
qui est l’aboutissement de votre foi.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 110 (111), 1-2, 5-6, 9.10c

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.

Il apporte la délivrance à son peuple ;
son alliance est promulguée pour toujours :
saint et redoutable est son nom.
À jamais se maintiendra sa louange.


 

Évangile (Mc 10, 17-27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se mettait en route
quand un homme accourut
et, tombant à ses genoux, lui demanda :
« Bon Maître, que dois-je faire
pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
    Jésus lui dit :
« Pourquoi dire que je suis bon ?
Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
    Tu connais les commandements :
Ne commets pas de meurtre,
ne commets pas d’adultère,
ne commets pas de vol,
ne porte pas de faux témoignage,
ne fais de tort à personne,
honore ton père et ta mère. 
»

    L’homme répondit :
« Maître, tout cela, je l’ai observé
depuis ma jeunesse. »
    Jésus posa son regard sur lui,
et il l’aima.
Il lui dit :
« Une seule chose te manque :
va, vends ce que tu as
et donne-le aux pauvres ;
alors tu auras un trésor au ciel.
Puis viens, suis-moi. »
    Mais lui, à ces mots, devint sombre
et s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.

    Alors Jésus regarda autour de lui
et dit à ses disciples :
« Comme il sera difficile
à ceux qui possèdent des richesses
d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
    Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.
Jésus reprenant la parole leur dit :
« Mes enfants, comme il est difficile
d’entrer dans le royaume de Dieu !
    Il est plus facile à un chameau
de passer par le trou d’une aiguille
qu’à un riche
d’entrer dans le royaume de Dieu. »
    De plus en plus déconcertés,
les disciples se demandaient entre eux :
« Mais alors, qui peut être sauvé ? »
    Jésus les regarde et dit :
« Pour les hommes, c’est impossible,
mais pas pour Dieu ;
car tout est possible à Dieu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 


 

Homélie ou Méditation du jour

Jésus est en marche, il faut courir pour le rattraper. Le jeune homme s’avance et se prosterne, en signe d’adoration. Il sait que Jésus détient    la réponse aux questions qu’il porte. L’éducation de cet homme a été irréprochable, il a reçu la connaissance de la Loi de Dieu et la volonté de s’y conformer. En tous points, sa vie est    irréprochable. A force d’application, il s’est construit et il sait qu’il peut se présenter sans honte devant Dieu.  

Mais une chose lui manque. Il ne sait pas la nommer précisément, mais il a compris qu’il n’est pas encore entré dans la vraie vie : « que    dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ». La logique de son cœur apparaît dans la question : il veut recevoir la vie en héritage. Mais le Royaume n’est pas un bien, il est un don.    Il ne s’acquiert pas, il se reçoit. La vie de sainteté n’est pas uniquement la soumission à une liste de prescriptions, l’essentiel est ailleurs. Nous avons encore en mémoire la fin de l’évangile    de saint Jean : « Pierre, m’aimes-tu ? » demande Jésus. A son disciple qui croyait braver la mort par ses seules forces et qui a fait la cruelle expérience de ses limites, Jésus n’a demandé    que l’amour.

De même, Jésus est touché par la générosité de ce cœur qui s’ouvre à lui et qui a investi, en vain malheureusement, toute son énergie pour    plaire à Dieu. « Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer ». Le Seigneur, comme il l’a fait avec saint Pierre, invite son disciple à une relation personnelle, il lui ouvre les    chemins de l’amour.    

« Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ». Il nous faut lire cette demande jusqu’au bout Jésus ne    donne pas un précepte supplémentaire, il ne demande pas au jeune homme de vendre tout ses biens : ce serait un acte complètement vain. Jésus lui explique comment avoir un trésor dans le ciel. Car    là est l’impasse dans laquelle se trouve le jeune homme : son trésor est sur la terre, dans ses biens matériels. Il doit entrer dans une dimension nouvelle. En eux-mêmes, les biens matériels ne    sont pas un obstacle au Royaume. Ils le deviennent quand ils donnent l’illusion d’une plénitude. Pour recevoir la vie éternelle, il faut être en manque et attendre de Dieu seul qu’il nous    comble. 

« Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens ». Le jeune homme n’a pas pu renoncer. Il n’a    pas su s’ouvrir à Dieu ; le voici seul avec lui-même, « tout triste ». Il nous est facile de reconnaître l’état de notre propre cœur quand nous ne renonçons pas à nos sécurités, quand nous    n’avons pas l’audace de l’abandon à Dieu. Mais ceci n’est pas le dernier mot de l’histoire ! Nous le savons bien, au sortir du temps pascal ! « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour    Dieu ; car tout est possible à Dieu ». Cette tristesse, le Seigneur va la prendre sur lui à Gethsémani. La Loi sécurisante que nous désirons pour régir notre vie, le Seigneur va la graver dans    nos cœurs. L’Esprit est notre Loi. Il est la Loi nouvelle qui a fait s’ouvrir les portes verrouillées du cénacle. Dieu nous ouvre aux dimensions de son amour pour nous.

Je veux te suivre Seigneur, débarrasse-moi de toutes mes richesses. Je veux vivre avec    l’audace de ceux qui ne comptent que sur toi, donne-moi la force de ton Esprit. Je veux recevoir en partage la vie éternelle, garde-moi toujours en manque des richesses de la terre pour que je    prenne soin de mon trésor dans le ciel.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi»

Aujourd'hui, la liturgie nous offre un Évangile qui ne peut laisser indifférent si on l'aborde avec un cœur sincère.  Personne ne doutera des bonnes intentions de ce jeune homme qui s'approcha de Jésus pour lui demander: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Mc 10,17). Si l'on s'en tient à ce que nous conte saint Marc, il est clair que dans ce cœur nichait le besoin de quelque chose de plus, car il est facile de supposer que —comme tout bon israélite— il connaissait très bien ce que la Loi disait à ce sujet, mais en son for intérieur, il était désireux d'aller plus loin; voilà pourquoi il s'adresse à Jésus.

Dans notre vie intérieure, nous devons apprendre à dépasser cette vision qui réduit la foi à un pur accomplissement. La foi, c'est bien davantage. C'est une adhésion du cœur à Quelqu'un, qui est Dieu. Quand nous mettons notre cœur dans quelque chose, nous y mettons aussi notre vie et, dans le cas de la foi, nous surmontons alors le conformisme qui paraît aujourd'hui tenailler l'existence de tant de croyants. Celui qui aime ne se contente pas de donner n'importe quoi; il cherche une relation personnelle, intime; il profite du moindre détail et sait découvrir en tout une occasion de grandir en amour. Celui qui aime se donne.

 

 

 


En réalité, la réponse de Jésus à la question du jeune homme est une porte ouverte sur ce don total par amour: «Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi» (Mc 10,21). Ce n'est pas le simple abandon de ce que l'on a, mais un abandon qui est don de soi, expression authentique de l'amour. Ouvrons donc notre cœur à cet amour-donation. Vivons sur ce registre notre relation avec Dieu. Prier, servir, travailler, se dépasser, se sacrifier: chemins du don de soi, chemins d'amour. Que le Seigneur trouve en nous non seulement un cœur sincère, mais aussi un cœur généreux et ouvert aux exigences de l'amour. Car, selon les mots de Jean-Paul II, «l'amour qui vient de Dieu, amour tendre et esponsal, est source d'exigences profondes et radicales».

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C.     (Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

 

 

 

Seigneur, je viens à toi en ce nouveau jour, je me confie totalement à toi. Viens habiter dans mon cœur et sois le centre de ma vie. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité. Amen.

 

Demande

Seigneur, sois le centre de mon existence.

 

Réflexion

1. « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

L’Évangile d’aujourd’hui nous propose l’épisode du jeune homme riche. Nous voyons donc ce jeune homme plein de bonnes intentions qui vient voir Jésus pour savoir comment obtenir la vie éternelle. Quoi de plus noble et de plus légitime que de demander comment arriver au ciel, le véritable bonheur ! Qui d’entre nous n’en ferait pas autant ?

Ce jeune homme de plus était quelqu’un de bien, qui accomplissait les règles, fidèle aux commandements du Seigneur ; on pourrait dire un bon catholique qui va à la messe le dimanche. Cependant ce n’est pas suffisant. Jésus lui demande aussi de vendre tous ses biens et de le suivre. Il lui demande d’être capable d’aimer plus, d’avoir un cœur généreux. Il en est de même pour nous, si nous voulons vraiment être heureux et obtenir le royaume, il nous faut être généreux et capables d’aimer. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous dit : « Aimer c’est tout donner, c’est se donner soi-même. »

2. « Il s’en alla tout triste car il avait de grands biens. » 

La fin de ce passage est bien triste, le jeune homme s’en va tout triste car il avait de grands biens. On ne se souvient même pas de son nom, mais seulement qu’il n’a pas suivi le Christ. 

Jésus nous enseigne qu’il est en effet difficile pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Le problème, ce ne sont pas les richesses en soi. Jésus nous demande d’être généreux, d’avoir un cœur aimant et ouvert. Il ne nous demande pas forcément de tout vendre mais d’être capables de nous détacher des choses matérielles. Si nous ne lui laissons pas la première place, il ne pourra pas agir en notre cœur. Lui seul peut nous rendre heureux. Benoit XVI disait au début de son pontificat : « N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ, et vous trouverez la vraie vie. »

Ce jeune homme nous montre donc que les biens matériels ne rendent pas heureux car il s’en est allé tout triste et le cœur vide. Demandons donc au Seigneur la grâce d’être généreux et de le laisser entrer dans notre cœur afin d’être vraiment heureux.

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à me détacher des choses matérielles et comprendre que le bonheur se trouve en toi et en toi seul et non pas dans ce que propose le monde. Seigneur, sois le centre de ma vie.

 

Résolution

Prendre dix minutes pour faire un examen de conscience afin de voir ce qui m’empêche de mettre totalement le Christ au centre de ma vie.

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

5. Pape P.

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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