Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

Nous sommes le samedi de la 12e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Sts Premiers Martyrs de l'Église de Rome († 64),  St Ladislas, roi de Moravie († 1095)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Lm 2, 2.10-14.18-19)

Lecture du livre des Lamentations

Le Seigneur a englouti sans pitié
tous les pâturages de Jacob ;
dans son emportement, il a détruit les forteresses
de la fille de Juda ;
il a jeté à terre et profané
le royaume et ses princes.
    Les anciens de la fille de Sion,
assis par terre, se taisent,
ils ont couvert leur tête de poussière
et revêtu des toiles à sac ;
elles inclinent la tête vers la terre,
les vierges de Jérusalem.
    Mes yeux sont usés par les larmes,
mes entrailles frémissent ;
je vomis par terre ma bile
face au malheur de la fille de mon peuple,
alors que défaillent petits enfants et nourrissons
sur les places de la cité.
    À leur mère ils demandent :
« Où sont le froment et le vin ? »
alors qu’ils défaillent comme des blessés
sur les places de la ville
et qu’ils rendent l’âme
sur le sein de leur mère.
    Que dire de toi ? À quoi te comparer,
fille de Jérusalem ?
À quoi te rendre égale pour te consoler,
vierge, fille de Sion ?
Car ton malheur est grand comme la mer !
Qui donc te guérira ?
    Tes prophètes ont de toi des visions
vides et sans valeur ;
ils n’ont pas dévoilé ta faute,
ce qui aurait ramené tes captifs ;
ils ont de toi des visions,
proclamations vides et illusoires.
    Le cœur du peuple crie vers le Seigneur.

Laisse couler le torrent de tes larmes,
de jour comme de nuit,
muraille de la fille de Sion ;
ne t’accorde aucun répit,
que tes pleurs ne tarissent pas !

    Lève-toi ! Pousse un cri dans la nuit
au début de chaque veille ;
déverse ton cœur comme l’eau
devant la face du Seigneur ;
élève les mains vers lui
pour la vie de tes petits enfants
qui défaillent de faim
à tous les coins de rue.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 73 (74), 1-2abd, 3-4, 5-7, 20-21)

Pourquoi, Dieu, nous rejeter sans fin ?
Pourquoi cette colère sur les brebis de ton troupeau ?
Rappelle-toi la communauté que tu acquis dès l’origine,
la montagne de Sion où tu fis ta demeure.

Dirige tes pas vers ces ruines sans fin,
l’ennemi dans le sanctuaire a tout saccagé ;
dans le lieu de tes assemblées, l’adversaire a rugi
et là, il a planté ses insignes.

On les a vus brandir la cognée, comme en pleine forêt,
quand ils brisaient les portails à coups de masse et de hache.
Ils ont livré au feu ton sanctuaire,
profané et rasé la demeure de ton nom.

Regarde vers l’Alliance : la guerre est partout ;
on se cache dans les cavernes du pays.
Que l’opprimé échappe à la honte,
que le pauvre et le malheureux chantent ton nom !


Évangile (Mt 8, 5-17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

    En ce temps-là,
    comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
    « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
    Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
    Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
    Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
    Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
    mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
    Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

    Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
    Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.

    Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
    pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

La demande vient à nouveau d’un « exclu », mais pour d’autres raisons que le lépreux rencontré hier. Il s’agit d’un étranger, un païen, et de    surcroît un officier de l’armée occupante. Personnage en principe peu sympathique, mais qui manifeste pourtant une étonnante délicatesse de cœur : il se déplace personnellement pour « venir à    Jésus et le supplie » de guérir son serviteur, c’est-à-dire son esclave. Ce n’est cependant pas par intérêt - pour ne pas perdre « un bon instrument de travail » - qu’il s’implique ; mais par    compassion devant la terrible souffrance de cet homme sur lequel il a pourtant droit de vie et de mort.

Jésus a perçu le travail de la grâce dans le cœur du centurion et consent à sa demande : « Je vais aller le guérir » ; ce qui sous-entend : « Je    vais me rendre au chevet du malade ». Or le centurion sait fort bien qu’un Juif n’a pas le droit d’entrer dans la maison d’un incirconcis sous peine de contracter une impureté rituelle. S’il    s’adresse néanmoins à Jésus, c’est donc qu’il croit sans hésitation en la puissance performative de la Parole du Maître. Celui-ci n’a pas besoin de s’approcher du patient pour effectuer sur lui    des passes comme le faisaient les thaumaturges de l’époque. Si la parole d’un centurion a autorité sur des soldats, a fortiori la Parole de Jésus saura-t-elle s’imposer à la maladie, même à    distance. Cet officier souligne cependant qu’il ne tient son autorité sur ses subalternes que parce que lui-même est soumis à un supérieur. Autrement dit, il ne fait que représenter l’autorité    militaire qui s’exprime efficacement à travers lui. Le centurion a donc pressenti que Jésus opère avec la puissance de Dieu lui-même dont il est l’envoyé plénipotentiaire ; c’est pourquoi il    s’adresse à lui en le nommant « Seigneur ».

 

On comprend l’étonnement émerveillé de Jésus : Notre-Seigneur jubile en constatant l’accès de ce païen à la foi. L’universalité de la Bonne    Nouvelle s’affirme dans les faits : tout homme qui consent à se rendre attentif à l’action de l’Esprit, peut reconnaître la Seigneurie du Christ, le Verbe de Dieu venu dans la chair pour nous    restaurer dans la vérité de notre filiation adoptive. Le plus surprenant, c’est qu’en fin de compte Jésus ne prononce même pas de parole de guérison à proprement parler. Il se contente d’annoncer    au centurion la réalisation de ce qu’il espérait en venant à sa rencontre. Car la Parole qui guérit et qui sauve, c’est la Personne même de Jésus, le Verbe de Dieu livré pour nous. En    reconnaissant Jésus, ce païen s’est non seulement laissé investir par la grâce, mais il en est devenu le médiateur pour son serviteur.

 

Il n’y a pas que les païens qui ont besoin de guérison : tout porte à penser que la belle-mère de Pierre était une juive pratiquante, bien    intégrée dans la communauté religieuse de Capharnaüm. Elle représente dans notre récit la nation sainte, celle qui devait accueillir le Messie pour le donner au monde ; et voilà qu’elle est    incapable d’exercer son ministère en raison d’une fièvre qui la cloue au lit. Pour qu’elle puisse se lever et le servir, il faut d’abord que Jésus lui prenne la main, en signe de compassion et    qu’il la rétablisse elle-aussi en relation avec Dieu, en la délivrant de la fièvre du péché.

 

« Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés » : y avait-il donc tant de cas de possession en Israël du temps de Jésus ? Ou bien s’agit-il    d’hommes et de femmes qui, hier comme aujourd’hui, ont besoin de la Parole de Jésus pour être libérés de leurs multiples aliénations ? Hélas peu de nos contemporains sont encore conscients du    besoin de libération qui affecte tout homme depuis le péché des origines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’évangéliste souligne que dans chacune de ces guérisons, Jésus intervient dans un élan de solidarité, et par compassion pour le triste état de    notre humanité : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies » (Is 53, 4). Ne faut-il pas entendre dans cette insistance, une invitation à ouvrir nos cœurs à l’action de l’Esprit, afin    que le Christ puisse continuer à travers nous ce ministère de compassion, comme le centurion nous en donne l’exemple ? Cela suppose que nous commencions par nous laisser saisir la main par Jésus,    afin d’éprouver d’abord nous-mêmes la puissance de libération et de guérison de sa Parole.

 

Seigneur je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole    et je serai guéri » de mon égoïsme, de mon indifférence, de ma peur de m’engager. Dis seulement une parole et je pourrai me lever pour te servir en servant mes frères, dans la paix et la    joie de l’Esprit.

 

 

 

Père Philippe

 

 

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«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).


Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?


«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).
Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

 

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3. Frère F.

 

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Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »

Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Nous contemplons la compassion de Jésus : "Il lui répondit : Moi, je viendrai le guérir." Ce qui frappe chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il est vrai qu’il se trouve dans la position de quelqu’un qui crie sa peine et qui a besoin d’être aidé, il tend la main vers Jésus. Il se tient à la toute dernière place, à peine sur le seuil, et confesse sa petitesse : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit." Nous contemplons l’amour, la foi, la confiance et l’humilité de ce centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient, de la part de Jésus, une réponse immédiate : « Je vais aller le guérir. » La foi de cet homme est exemplaire ! L’Église a repris cette expression que nous disons avant d’aller recevoir le Corps du Christ dans l’Eucharistie !

"Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »" Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. L’attitude du centurion, sa confiance illimitée en Jésus, il n’est possible que parce que le centurion pressent qu’un lien personnel existe déjà entre Jésus et lui. Il a compris que Jésus allait faire cela pour lui. La prière du centurion est pleine d’amour, d’humilité et de confiance. Jésus valorise cet homme qui fait appel à lui, il est heureux de cette foi qui met en œuvre l’amour infini du Père. Jésus dit au centurion : "Va, qu’il t’advienne selon ta foi. Et à ce moment même le serviteur fut guéri." Le centurion est conscient de la puissance qui habite la parole de Jésus : "Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri." Le centurion est si fort dans l’abandon et l’obéissance de foi à l’égard de la Parole de Jésus qu’il nous est proposé comme exemple. Sa foi est toute confiance en Jésus, abandon total à sa Parole dans l’obéissance.

"Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait." Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Jésus nous délivre par le mystère de l’amour divin qui va jusqu’au plus profond de notre souffrance et de notre douleur pour s’en charger Lui-même et ainsi nous guérir, nous sauver, et nous donner part à sa résurrection. Les guérisons opérées par Jésus sont une annonce de sa résurrection et de notre propre résurrection. Jésus guérit nos cœurs, il est le Sauveur de l’humanité toute entière. Il a pris sur Lui notre mal, Il a pris sur Lui nos souffrances, nos infirmités, nos maladies. Il a pris sur Lui notre péché : "Il a été fait péché pour nous." Nous nous relèverons tous dans la splendeur de nos corps ressuscités, pour participer avec notre esprit et avec notre chair, au triomphe et à la gloire de Jésus.

 

Nous rendons grâce à Dieu qui réalise tant de merveilles.

 

Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux »

 

      « Je ne boirai plus du fruit de la vigne, dit le Christ, jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père » (Mt 26,29). Si quelqu'un de vous écoute avec des oreilles purifiées, il peut entrevoir le mystère ineffable... : le Sauveur attend, pour boire du vin avec nous ; il nous attend pour se réjouir. Jusqu'où attendra-t-il ? Jusqu'à ce qu'il ait consommé son œuvre, jusqu'à ce que nous soyons tous soumis au Christ, et le Christ à son Père (1Co 15,28). Puisque tous, nous sommes membres de son Corps, on peut dire qu'en quelque manière il n'est pas soumis, tant que nous ne sommes pas soumis d'une soumission parfaite, tant que moi, dernier des pécheurs, je ne suis pas soumis. Mais quand il aura consommé son œuvre et amené toute créature à son achèvement parfait, alors on pourra dire qu' « il est soumis » en ceux qu'il soumet à son Père, ceux en qui il a consommé l'œuvre que son Père lui avait confiée, pour que Dieu soit tout en toutes choses (1Co 15,28)... 

 


      Et les saints aussi, qui nous ont précédés, nous attendent, lents et paresseux que nous sommes ; leur joie n'est pas parfaite, aussi longtemps qu'il y a lieu de pleurer nos péchés. L'apôtre m'en est témoin, qui dit : «   Dieu a voulu qu'ils n'arrivent pas à l'achèvement sans nous » (Hé 11,40). Vois donc : Abraham attend ! Isaac, Jacob et tous les prophètes nous attendent, pour posséder avec nous la béatitude parfaite... Si tu es saint, tu auras la joie en sortant de cette vie, mais cette joie ne sera pleine que quand il ne manquera plus aucun membre du Corps que nous devons former tous ensemble. Toi aussi, tu attendras les autres, comme tu es attendu. Or, si toi, qui n'es qu'un membre, tu ne peux pas avoir la joie parfaite quand un autre membre est absent, combien plus notre Seigneur et Sauveur, qui est à la fois l'auteur et la tête du Corps entier ? ... Alors nous serons parvenus à cette maturité dont l'apôtre Paul dit : « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Alors notre grand prêtre boira le vin nouveau dans le ciel nouveau, sur la terre nouvelle, dans l'homme nouveau, avec les hommes nouveaux, avec ceux qui chantent le cantique nouveau.

 

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien Homélies sur le Lévitique, n°7 ; PG 12, 476s (trad. Bible chrétienne, I)

 

 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et Homélie du Dim 10 Juin 2018. Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n'aura jamais de pardon

Nous sommes au 6ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Bx Édouard Poppe, prêtre († 1924),  Bx Eustache Kugler, religieux o.h. († 1946)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Gn 3, 9-15)

Lecture du livre de la Genèse

Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre,
  le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :
« Où es-tu donc ? »
  Il répondit :
« J’ai entendu ta voix dans le jardin,
j’ai pris peur parce que je suis nu,
et je me suis caché. »
  Le Seigneur reprit :
« Qui donc t’a dit que tu étais nu ?
Aurais-tu mangé de l’arbre
dont je t’avais interdit de manger ? »
  L’homme répondit :
« La femme que tu m’as donnée,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,
et j’en ai mangé. »
  Le Seigneur Dieu dit à la femme :
« Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit :
« Le serpent m’a trompée,
et j’ai mangé. »
  Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela,
tu seras maudit parmi tous les animaux
et toutes les bêtes des champs.
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
  Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,
entre ta descendance et sa descendance :
celle-ci te meurtrira la tête,
et toi, tu lui meurtriras le talon. »

          – Parole du Seigneur.


Psaume 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.


 

Deuxième lecture (2 Co 4, 13 – 5, 1)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
  l’Écriture dit :
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.
Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi,
nous croyons,
et c’est pourquoi nous parlons.
  Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus
nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,
et il nous placera près de lui avec vous.
  Et tout cela, c’est pour vous,
afin que la grâce, plus largement répandue
dans un plus grand nombre,
fasse abonder l’action de grâce
pour la gloire de Dieu.
  C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,
et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,
l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
  Car notre détresse du moment présent est légère
par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle
qu’elle produit pour nous.
  Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,
mais à ce qui ne se voit pas ;
ce qui se voit est provisoire,
mais ce qui ne se voit pas est éternel.
  Nous le savons, en effet,
même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre,
est détruit,
nous avons un édifice construit par Dieu,
une demeure éternelle dans les cieux
qui n’est pas l’œuvre des hommes.

          – Parole du Seigneur.


Évangile (Mc 3, 20-35)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

          En ce temps-là,
  Jésus revint à la maison,
où de nouveau la foule se rassembla,
si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
  Les gens de chez lui, l’apprenant,
vinrent pour se saisir de lui,
car ils affirmaient :
« Il a perdu la tête. »

          Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :
« Il est possédé par Béelzéboul ;
c’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »
  Les appelant près de lui,
Jésus leur dit en parabole :
« Comment Satan peut-il expulser Satan ?
  Si un royaume est divisé contre lui-même,
ce royaume ne peut pas tenir.
  Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,
ces gens ne pourront pas tenir.
  Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,
il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
  Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort
et piller ses biens,
s’il ne l’a d’abord ligoté.
Alors seulement il pillera sa maison.
  Amen, je vous le dis :
Tout sera pardonné aux enfants des hommes :
leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
  Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
il n’aura jamais de pardon.
Il est coupable d’un péché pour toujours. »
  Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :
« Il est possédé par un esprit impur. »

          Alors arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors, ils le font appeler.
  Une foule était assise autour de lui ;
et on lui dit :
« Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :
ils te cherchent. »
  Mais il leur répond :
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
  Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,
il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
  Celui qui fait la volonté de Dieu,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

          – Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour


 

« Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ».La volonté de Dieu : rien de plus, rien de moins. Nous sommes appelés à être unis au Saint Esprit et à écouter les inspirations qu’il met en notre cœur. Notre but est    de trouver la volonté de Dieu et de la suivre sans désirer faire plus ou moins que ce qu’il nous demande. Pour certains d’entre nous la voie de la sainteté se fera en accomplissant de grandes    choses pour l’Eglise. D’autres se sanctifieront dans les petites choses, alors que d’autres, par le chemin de la souffrance et des difficultés. Une voie n’est pas meilleure que l’autre ;    elles ont toutes la même valeur. La sainteté ne vient pas de ce que nous faisons, mais de l’amour avec lequel nous faisons ce que Dieu veut de nous.

 

Sois ma Mère, sois mon frère ! Comme nous aimons nos parents, nos frères et sœurs et toute notre famille ! De la joie nous vient au cœur et nos yeux    brillent en pensant à eux. En ouvrant nos cartes de Noël et de Vœux et en voyant des photos de famille, nos sourires expriment notre affection en nous souvenant d’eux et des bons moments    partagés. Quelle joie nous ressentons en entendant le Christ dire que nous pouvons faire partie de ses intimes et être aussi proches que sa propre mère. Nous pouvons être saints comme elle. Nous    pouvons posséder son cœur. Il nous suffit de faire la volonté de Jésus.

Nous sommes invités à nous asseoir avec Jésus. Alors que la foule était assise et posait des questions au Seigneur, on peut imaginer qu’ils demandaient les mêmes    choses que nous : « D’où vient la vie ? » « Où allons-nous ? » « A quoi sert tout ce tintouin si nous finissons tous au cimetière ? » « Quel    est le sens de ma vie ? » Nous laissons jaillir toutes ces questions dans nos cœurs en nous rapprochant du Christ. Et nous entendons la réponse de Jésus : « Accomplis ma    volonté ! » Répondons généreusement au Christ : « Seigneur je veux te servir. Je veux être heureux avec toi pour l’éternité. Je veux faire ce qui te rend heureux, ce qui rend    les autres heureux. Je veux faire ta volonté ! »

 

Seigneur Jésus, guide-moi toujours à    rechercher ta volonté. Ne me permets jamais d’essayer d’imposer ma volonté, mais au contraire d’accepter la voie que tu veux que je suive. Je veux être ton ami intime.

 

 

 

 

 

Père Philippe

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«Comment Satan peut-il expulser Satan?»

Aujourd'hui, l’Evangile nous invite à méditer sur deux ennemis irréconciliables: Jésus et l’esprit mauvais. L’Evangile affirme: «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: ’’Il est possédé par Béelzéboub…’» (Mc 3,22). Ce verset nous aide à comprendre les préoccupations des membres de la famille de Jésus qui sont venus le chercher. En effet, comme nous pouvons le remarquer, Jésus n’est pas accusé d’avoir violé la Loi, ni les us et coutumes des juifs, ni le Sabbat. Il n’a pas blasphémé non plus. Mais Il est accusé d’être possédé par le chef des démons. Et c’est la première fois que Jésus est accusé de quelque chose bien différente que de désobéir à la Loi Juive.

Cependant ce qui est intéressant ici est la réponse que Jésus leur a donné : «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir... Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté» (Mc 3,23-24.27). Ceci nous montre que Jésus rejette catégoriquement l’idée qu’il travaillerait pour Satan. Pour cela, il commence à leur parler en parabole sur la maison de l’homme fort. D’une manière ou d’une autre, cette parabole semble être directement liée à la mission de Jésus qui révèle le Royaume de Dieu en ligotant l’homme fort, Satan, à travers les activités de Jésus.

 En effet, l’expulsion des esprits mauvais par Jésus nous dit qu’il est plus fort que Satan. Le Pape François dans son audience générale du 12 Juin 2013 affirmait: «Il suffit d’ouvrir les journaux et nous voyons qu’autour de nous il y a la présence du mal, le Diable est à l’œuvre. Mais je voudrais dire à haute voix ’’Dieu est plus fort’’. Croyez-vous cela, que Dieu est plus fort?».

 

Abbé Salomon BADATANA     (Wau, Soudan du Sud)

 

 

 

 

«Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon»

 

Aujourd'hui, en lisant l'Évangile du jour, nous sommes étonnés -c'est "hallucinant" comme nous disons dans le langage courant-. «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem» voient la compassion de Jésus pour les gens et son pouvoir qui œuvre pour les opprimés, et -pourtant- ils disent qu'«Il est possédé par Béelzéboub» et que «c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mc 3,22). En réalité nous sommes étonnés de voir jusqu'ou peut arriver la malice et l'aveuglement humain, dans le cas présent, venant de gens lettrés. Ils ont en face la Bonté en personne, Jésus, l'humble de cœur, l'unique Innocent, et ils ne s'en rendent même pas compte. On suppose que se sont eux les sages, ceux qui connaissent les choses de Dieu afin d'aider le peuple, et en fin compte non seulement ils ne le reconnaissent pas mais en plus ils l'accusent d'être diabolique.

 Vu depuis cette perspective c'est assez pour leur dire: «Arrêtez-vous là!». Mais le Seigneur endure avec patience leur jugement téméraire de sa personne. Comme l'affirmait Jean-Paul II, Il est le «témoignage insurpassable de l'amour patient et de l'humble mansuétude». Sa condescendance illimitée l'amène même à remuer leurs coeurs en augmentant avec des paraboles et des considérations raisonnables. Bien qu'à la fin, Il les prévient que cet endurcissement de leur cœur, qui est une rébellion contre le Saint Esprit, ne sera pas pardonnée (cf. Mc 3,29). Et non pas parce que Dieu ne le veuille mais parce qu'avant d'être pardonné, il faut reconnaître son péché.

 Comme l'a annoncé le Maître, la liste des disciples, qui ont souffert l'incompréhension quand ils agissaient avec les meilleures intentions, est longue. Pensons par exemple à Sainte Thérèse De L'Enfant-Jésus quand elle s'efforçait de d'emmener ses soeurs vers une plus haute perfection.


Ne nous étonnons pas, donc, si sur notre route nous trouvons les mêmes contradictions. Elles seront le signe que nous sommes sur la bonne route. Prions pour ces personnes et demandons au Seigneur qu'Il nous accorde l'endurance.

 

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez     (Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

 

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Prière

 

 

 

Père, fais-moi accueillir ton Fils, le Verbe éternel ; Jésus, Fils de Dieu, ouvre mon cœur à l’amour du Père ; Saint Esprit, établis ta demeure en moi, toi qui es l’amour du Père et du Fils. Amen.

 

Demande

Esprit Saint, donne-moi une profonde connaissance de mes péchés et une meilleure connaissance de la miséricorde infinie de Dieu.

 

Réflexion

1. La célébration eucharistique commence toujours par la reconnaissance de nos péchés et la demande de pardon : « Oui, j’ai vraiment péché ». Le fidèle reconnaît qu’il a besoin de l’amour de Dieu qui est versé dans le réceptacle de sa misère. C’est la reconnaissance de notre besoin de Dieu qui fait de la célébration eucharistique une nécessité et non pas un devoir. Toute la liturgie de ce dimanche peut être méditée à la lumière de cette vérité. Le péché est un grand drame, mais Jésus est venu pour nous libérer du péché. La véritable tragédie est le péché de la superbe qui renferme l’homme dans une logique du mal, de l’accusation et le rend hermétique à la lumière de Dieu.

2. Dans la première lecture, le récit du péché de nos premiers parents, nous assistons à la naissance de la logique de l’accusation : ce n’est pas ma faute. « Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » La réponse n’est pas une reconnaissance de son propre péché, mais l’accusation immédiate : La femme… c’est elle. Et toi femme, « Qu’as-tu fait là ? Le serpent m’a trompée. » Il n’y a pas une reconnaissance de sa propre faute, de la responsabilité personnelle, mais nous nous renvoyons la balle : de toute façon, les autres font pareil ; c’est elle le vrai problème ; c’est lui qui a commencé. Pourquoi le chemin du pardon est-il tellement difficile ? Parce que c’est toujours l’autre qui doit commencer la démarche. Cependant, la voie du pardon et du retour à Dieu est ouverte à la fin du récit par l’annonce d’un descendant de la femme qui écrasera la tête de cette logique, devenant lui-même, le seul innocent, péché pour nos péchés : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. » (2 Co 5, 21)

3. Notre insensibilité au mal nous rend aussi insensibles au bien et à la présence de Dieu dans le monde. Les scribes et les gens de sa parenté voient les œuvres que Jésus accomplit, mais leur cœur aveugle ne peut pas les accepter. Il faut trouver une raison pour accuser même les bonnes œuvres : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons », « Il a perdu la tête ». Le miracle évident ne suffit pas, l’homme est capable de nier l’évidence. Le miracle se produit quand l’homme reconnaît le signe, reconnaît la sainteté de Dieu et sa pauvre misère : Seigneur, je ne suis pas digne, mais dis seulement une parole. Seigneur, dis seulement une parole, je ferai ta volonté. « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, prends-pitié de moi qui suis un pauvre pécheur, un pauvre pécheur pardonné. Le pauvre pécheur est grand, parce qu’il est relevé par le regard de miséricorde de son maître qui ose même l’appeler « mon fils ». Tu renverses les puissants de leurs trônes, tu élèves les humbles. « Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. » (Ps 50, 5.11.12) Que la reconnaissance de ta sainteté, Seigneur, me fasse comprendre combien j’ai besoin de toi.

 

Résolution

Prier lentement le « Je confesse » en méditant les paroles que nous disons au début de chaque célébration eucharistique.

 

P. Roger Villegas, LC

 

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« Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. »

Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les fonctionnaires de la religion attaque Jésus par une accusation terrible : il aurait partie lié avec Béelzeboul, le chef des démons. Jésus invite ses disciples à prendre conscience des liens profonds qui les unissent à lui-même. Ils partagent avec lui la vie la plus précieuse, ils sont entrés dans son intimité, au point qu’il leur révèle ses secrets divins. Ils sont sa famille, celle qui est constituée de ceux avec qui il vit, ceux qui écoutent sa Parole. La véritable grandeur de Jésus réside dans son accomplissement de la volonté de Dieu. Ces quelques mots nous plongent de façon étonnante au tréfonds du Cœur de Jésus. Il a un cœur universel, aux dimensions du monde, ouvert à toute l’humanité, sans exception. Il se sent le frère de toute personne qui fait la « volonté de Dieu. » Cette famille ne connaît pas de limites.

Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; C’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Jésus déconstruit l’accusation des scribes descendus de Jérusalem : le chef des démons ne peut pas se combattre lui-même. Par contre Jésus est en capacité d’entrer dans la maison du fort, de le lier, et de piller sa maison, libérant l’esprit des gens. Pour que Dieu soit le maître en nous, il lui faut avoir ligoté ce qui peut nous déborder et nous empêcher de suivre l’Esprit Saint. Cette parole nous donne de regarder le combat de Jésus qui nous délivre. Nous pouvons alors nous rendre compte que notre propre combat spirituel est situé dans le combat de Jésus. Comme Jésus est vainqueur, déjà nous sommes vainqueurs. Jésus fait une annonce très importante. Marie est doublement sa Mère ! Non seulement elle lui a donné son sang et son lait, mais elle est l’humble servante de Dieu.

« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Jésus nous introduit dans l’universalisme de son cœur. Ce que Dieu veut, c’est le véritable amour. Cet universalisme rejoint tout homme, toute femme quelque soit sa religion. Nous sommes tous ses frères et sœurs en aimant vraiment. Nous sommes appelés à être unis au Saint Esprit et à écouter les inspirations qu’il met en notre cœur. Notre but est de trouver la volonté de Dieu et de la suivre en ce qu’il nous demande. La sainteté ne vient pas de ce que nous faisons, mais de l’amour avec lequel nous faisons ce que Dieu veut de nous. Nous ressentons une telle joie  en entendant Jésus nous dire que nous pouvons faire partie de ses proches, comme de sa propre mère. Jésus, guide-nous toujours à rechercher ta volonté. Ne me permets pas que nous imposions notre volonté dans tous nos combats.

 

Nous demandons la grâce de contempler Jésus dans le combat qu’il mène pour nous sauver. Soumis à l’épreuve, Il est victorieux de toute épreuve et nous entraîne dans la victoire de son amour pour accomplir la volonté de notre Père.

 

Père Gilbert Adam

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Le péché contre l'Esprit Saint

 


      Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...


      Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu'il soit — et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape Encyclique « Dominum et vivificantem », § 46 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

 

 

 

 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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Evangile et homélie du Sam 02 Juin 2018. Les grands prêtres, ... lui demandaient: par quelle autorité fais-tu cela ?



Nous sommes au samedi de la 8e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Sts Pothin, Blandine et 46 compagnons, martyrs († 177)


Lectures de la messe

Première lecture (Jude 17.20b-25)

Lecture de la lettre de saint Jude apôtre

Bien-aimés,
souvenez-vous des paroles dites à l’avance
par les Apôtres de notre Seigneur Jésus Christ.
    Construisez votre vie sur votre foi très sainte,
priez dans l’Esprit Saint,
    gardez-vous dans l’amour de Dieu,
attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ
en vue de la vie éternelle.
    Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié ;
    d’autres, sauvez-les en les arrachant au feu ;
d’autres enfin, prenez-les aussi en pitié,
mais avec crainte,
en détestant jusqu’au vêtement souillé par leur chair.

    À Celui qui peut vous préserver de la chute
et vous faire tenir debout,
irréprochables et pleins d’allégresse,
en présence de sa gloire,
    au Dieu unique, notre Sauveur,
par notre Seigneur Jésus Christ,
gloire, majesté, souveraineté, pouvoir,
avant tous les siècles,
maintenant et pour tous les siècles. Amen.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6

Dieu, tu es mon Dieu,
     je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.


Évangile (Mc 11, 27-33)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem.
Et comme Jésus allait et venait dans le Temple,
les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
    Ils lui demandaient :
« Par quelle autorité fais-tu cela ?
Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »
    Jésus leur dit :
« Je vais vous poser une seule question.
Répondez-moi,
et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
    Le baptême de Jean
venait-il du ciel ou des hommes ?
Répondez-moi. »
    Ils se faisaient entre eux ce raisonnement :
« Si nous disons : “Du ciel”,
il va dire :
“Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
     Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? »
Ils avaient peur de la foule,
car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
    Ils répondent donc à Jésus :
« Nous ne savons pas ! »
Alors Jésus leur dit :
« Moi, je ne vous dis pas non plus
par quelle autorité je fais cela. »

 

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

L’événement pour lequel Jésus est sommé de se justifier, est la purification du Temple, que nous avons interprété à la lumière de l’épisode du    figuier desséché. Sans que ce soit dit explicitement, mais par la seule nomination des interlocuteurs du Seigneur, l’interrogatoire prend des allures de procès : « les chefs des prêtres, les    scribes et les anciens », c'est-à-dire une délégation du Grand Conseil, celui-là même qui condamnera Jésus. Leur question semble sincère : « Agis-tu par toi-même, et dans ce cas, comment    justifies-tu une telle autorité ? Ou si tu agis au nom d’un autre, qui est-il donc celui-là ? » 

Dans le plus pur style rabbinique, le Seigneur répond par une contre-question qui achemine les interrogateurs vers la solution de leur demande,    tout en dévoilant au passage leurs intentions profondes. Jésus déplace le débat de l’événement du Temple vers le Baptiste : lorsque Jean exhortait les hommes à purifier leurs cœurs, exerçait-il    ce ministère en son nom propre ou sur l’ordre de Dieu ? On pressent la logique : le Temple n’est-il pas le « cœur » du peuple saint ? Lorsque Jésus chasse les vendeurs du Temple, son action se    situe donc dans le prolongement direct de celle du Baptiste et procède de la même autorité. Aussi la prise de position par rapport au Précurseur devrait-elle déterminer l’attitude face au    Christ.

 

Les Juifs ont bien perçu le cheminement auquel le Seigneur les invite ; mais le raisonnement intérieur auquel ils se livrent nous fait percevoir    la malice de leur démarche. Loin de chercher la vérité, ils ne cherchent qu’à discréditer Jésus devant la foule, afin de consolider leur propre autorité, menacée par le Rabbi de Nazareth. Pris à    leur propre piège par plus fort qu’eux, ils tâchent en vain de s’en sortir sans perdre la face. Car pour faire bonne figure devant le peuple, ils devraient reconnaître la mission divine du    Baptiste ; mais alors ils devraient logiquement se soumettre à l’autorité de celui que le Précurseur avait désigné. Par contre s’ils ne reconnaissent pas Jean comme un prophète, ils risquent de    se faire conspuer par la foule qui tenait le Baptiste en haute estime. 

 

 

 

 

 

Leur réponse évasive résonne comme un aveu d’ignorance, qui n’est pas à l’honneur de ceux qui sont supposés diriger le peuple sur le chemin de    la vérité. Mais ils n’avaient pas d’autre échappatoire s’ils voulaient éviter de reconnaître publiquement celui qu’ils avaient déjà décidé d’éliminer. Devant leur refus de faire la vérité en eux-mêmes, Jésus aussi s’esquive : il ne dira pas « de quelle autorité » il a chassé les vendeurs du    Temple, puisque ses interlocuteurs ont fait la preuve qu’ils ne veulent pas entendre. En mettant son autorité en relation avec celle de Jean Baptiste, Jésus fait également allusion à l’issue probable de son ministère prophétique :    l’épreuve, voire le martyr, est le sort commun des vrais serviteurs de Dieu, dont la parole et le comportement sont un démenti des compromissions consenties par ceux qui, sous des aspects    religieux, ne cherchent que leur propre gloire.

 

Louange à toi, Lumière du monde, qui par ta Parole, viens débusquer en nous le vieil homme avec ses agissements tortueux ;    celui qui s’inquiète bien plus de sa propre réputation que de la fidélité à l’Alliance, en se disant que l’Eternel est loin et que la vie est longue. Pauvre de nous : ce soir le Seigneur reprend    notre souffle, et notre vaine gloire descendra avec nous dans la tombe ! Heureux celui qui prend au sérieux l’appel de Dieu et choisit de vivre dès à présent en citoyen du Royaume : la mort ne le    surprendra pas, mais lui permettra tout au contraire d’accéder pleinement, là où son désir l’avait déjà introduit en espérance.

 

Père Philippe

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«Par quelle autorité fais-tu cela?»

 

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous demande de songer à l'intention avec laquelle nous allons trouver Jésus. Il y a ceux qui y vont sans foi, sans reconnaître son autorité: «les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: ‘Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?’» (Mc 11,27-28).

 


Si nous ne parlons pas à Dieu dans nos prières, nous n'aurons pas la foi. Mais, comme le dit saint Grégoire le Grand, «lorsque nous insistons avec véhémence dans la prière, Dieu s'arrête dans notre cœur et nous recouvrons la vue perdue». Si notre disposition est bonne, même si nous nous trompons, en voyant que l'autre a raison, nous accueillerons ses paroles. Si notre intention est bonne, même si nous traînons le poids du péché, quand nous prierons, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui, en Lui demandant pardon de tout notre cœur moyennant le sacrement de la pénitence.


Foi et prière vont de pair. Saint Augustin nous dit que «si la foi s'éteint, la prière cesse elle-même d'exister. Croyons donc pour assurer le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi». Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus, nous découvrirons qui Il est et nous comprendrons quand Il nous demande: «Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?» (Mc 11,30). Par la foi, nous savons qu'il venait du ciel, et que son autorité Lui vient aussi de son Père, qui est Dieu, et de Lui même, car Il est la deuxième Personne de la Sainte Trinité.


Parce que nous savons que Jésus est l'unique sauveur du monde, nous nous adressons à Marie qui est aussi notre Mère, pour accueillir la parole et la vie de Jésus, avec bonne intention et bonne volonté, et pour avoir la paix et la joie des enfants de Dieu.

Abbé Antoni BALLESTER i Díaz     (Camarasa, Lleida, Espagne)

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Prière

 

 

Jésus, me voici entièrement à ton écoute pendant ce moment de prière, viens illuminer mon intelligence, réchauffer mon cœur, sanctifier mon âme. 

Demande

Fais que je n’élude pas les questions fondamentales de ma vie, mais que je sache les affronter et me laisser questionner.

Réflexion

1. La réponse des grands prêtres à Jésus est une échappatoire : « Nous ne savons pas ! » Souvent nous sommes tentés par ce genre de réponse capitularde face aux questions profondes de notre vie : Dieu existe-t-il ? La souffrance a-t-elle un sens ? Dois-je m’engager, servir, changer une habitude ? Devrais-je être honnête jusqu’au bout ? etc. L’agnosticisme, sous couvert d’humilité, est la position confortable d’un esprit qui, doutant de tout, n’a plus que soi-même comme point de référence. Dans l’Évangile, Jésus provoque les grands prêtres en leur posant une question. Dieu ne donne pas toujours les réponses, parfois il se contente de poser des questions. Ce n’est pas pour nous laisser dans le flou, mais c’est parce qu’il nous a fait le don de l’intelligence pour que nous osions l’utiliser et reconnaître Dieu comme notre créateur.

2. Il existe aussi un agnosticisme pratique, une manière d’esquiver Dieu, non pas dans la théorie mais dans la vie de tous les jours. On l’appelle parfois activisme. Au lieu d’avoir les yeux fixés sur l’essentiel, on se concentre sur les choses passagères auxquelles on finit par dédier notre vie au dépend de Dieu, de notre prochain, de nos responsabilités. Pour l’un c’est le travail, pour l’autre le commérage, les jeux vidéo, le shopping ou le sport… Ce sont alors ces choses-là, souvent bonnes mais secondaires, qui finissent par être l’autorité de notre vie dont parle l’Évangile d’aujourd’hui.

3. Jésus possède-t-il une autorité sur ma vie ? Dieu, de fait, est tout-puissant, il peut tout faire. Ce qui discrédite la personne de Jésus aux yeux des grands prêtres c’est que ce soi-disant envoyé de Dieu n’impose pas son autorité mais vient discrètement frapper au cœur des croyants. D’où la question « Par quelle autorité fais-tu cela ? » Jésus aujourd’hui me renvoie la question et me demande : acceptes-tu mon autorité ? Cette question s’adresse à l’intelligence et au cœur, notre réponse à Jésus s’exprime aussi bien dans la profession de foi que dans la profession des œuvres. Demandons au Seigneur la grâce de ne pas éluder la question de sa présence dans nos vies, de ne pas nous laisser distraire, mais, chaque jour, de faire le choix de demeurer en son amour.

Dialogue avec le Christ

Jésus, viens en mon cœur et transforme-moi. Interroge-moi, provoque-moi. Viens fortifier mon cœur qui a si peur d’être transformé et remis en question. Donne-moi plutôt la grâce d’avoir peur de ne plus savoir être remis en question par ta Parole.

Résolution

Prendre quelques secondes pour confier mes activités à Dieu au cours de la journée, pour lui redonner la première place dans toutes mes occupations.

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Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu’il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui et il lui disaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ?

ou qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » L’intention de ceux qui vont trouver Jésus n’est pas de découvrir la foi. Les grands prêtres et les chefs du peuple ne veulent pas reconnaître Jésus. Leur décision de le supprimer est arrêtée dans leur cœur, mais ils veulent sauver la face aux yeux des hommes. Si notre cœur n’est pas dans un climat de recherche et de prière, c’est peine perdue. Si notre disposition est bonne, si notre intention est bonne, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui. Or nous sommes dans le combat entre l’autorité religieuse et Jésus qui a chassé les vendeurs du temple. C’est insupportable pour eux. « Qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus est le Fils du Père, et il lui ressemble, il vient de lui, et il lui est semblable, il accomplit les mêmes œuvres que lui. Il rend témoignage que ce ne sont pas ses propres œuvres, mais celles de son Père. Mais comment ces hommes auraient-ils pu reconnaître en lui le Fils de Dieu, dans le mystère de ce corps qu’il avait assumé, dans cet homme né de Marie ? Nous contemplons Jésus dans le combat spirituel qui nous donne la vie. Nous découvrons sa bienveillance et son écoute ! Il veut entrainer ses contradicteurs plus loin dans la vérité !

Jésus leur dit : « Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus en vérité, nous découvrons qui Il est, et nous comprenons, quand Il nous demande : « Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Si l’humilité de Jésus semble un obstacle pour croire en sa parole, il nous demande au moins de croire en ses œuvres. Foi et prière vont de pair. Si la foi s’éteint, la prière cesse elle-même d’exister. Par la foi, nous savons que Jésus vient du ciel, et que son autorité lui vient aussi de son Père, qui est Dieu. Chacun de nous est confronté à des exigences d’écoute et d’accueil. Nous croyons, pour être exaucés dans nos prières, et nous prions pour que notre foi grandisse. La foi produit la prière, et la prière affermit notre foi. Nous pouvons rencontrer des attitudes critiques difficiles à supporter, « l’adversité » peut chercher des « adeptes » qui vont critiquer ensemble, et l’obscurité peut aller jusqu’à la destruction de la communauté. Nous reconnaissons humblement que cette attitude de mort nous habite ! Il nous faut rejeter cette attitude de destruction qui nous menace et entrer dans la louange.

« Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : « Si nous disons : « Du Ciel », il dira : « Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Mais allons-nous dire : « Des hommes ? » Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète. Et ils font à Jésus cette réponse : « Nous ne savons pas. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. » Il nous faut toujours revenir à la source de la Vie, alors l’action de grâce nourrit notre foi, et nous mettons notre espérance dans les pauvres. Dieu réalise d’autant mieux son œuvre que nous sommes des serviteurs inutiles. Nous nous adressons à Marie qui est notre Mère pour accueillir la parole et la vie de Jésus avec une bonne intention et une bonne volonté. Ainsi, nous obtenons la paix et la joie des enfants de Dieu. La parole de Dieu nous resitue et nous réconforte dans notre mission. Au service du Christ Jésus, nous avons confiance que l’Esprit Saint bâtit la communauté. Nous pourrions croire que nos différences sont un obstacle, qu’elle vont nous « auto détruire, » c’est véritablement le contraire, car la différence de ses membres fait la beauté de la communauté. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent les maçons ! »  Cette humilité nous remet dans la joie, nous rendons grâce à Dieu.

 

Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à demeurer dans l’action de grâce. »

 

Père Gilbert Adam

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« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)

 

      « Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)... Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment... Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ? Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué. Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...

 


      Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir. Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà. Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...


      Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite... Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas. Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles : « Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11). Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court. Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci. La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

 

 

 

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