Evangile et Homélie du Dim 01 Juillet 2018. Jésus prend la parole et dit à Jaïre : « Ne crains pas, crois seulement. »


Treizième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

St Olivier Plunkett, évêque et martyr († 1681),  Bx Antoine Rosmini, prêtre et fondateur († 1855)


Lectures de la messe

Première lecture (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)

Lecture du livre de la Sagesse

Dieu n’a pas fait la mort,
il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.
Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;
ce qui naît dans le monde est porteur de vie :
on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.
La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,
car la justice est immortelle.

Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,
il a fait de lui une image de sa propre identité.
C’est par la jalousie du diable
que la mort est entrée dans le monde ;
ils en font l’expérience,
ceux qui prennent parti pour lui.

– Parole du Seigneur.


Psaume 29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,
tu m’épargnes les rires de l’ennemi.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie.

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !


 

Deuxième lecture (2Co 8, 7.9.13-15)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
puisque vous avez tout en abondance,
la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,
toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,
qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
Vous connaissez en effet le don généreux
de notre Seigneur Jésus Christ :
lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne
en soulageant les autres,
il s’agit d’égalité.
Dans la circonstance présente,
ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,
afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance
puisse combler vos besoins,
et cela fera l’égalité,
comme dit l’Écriture à propos de la manne :
Celui qui en avait ramassé beaucoup
n’eut rien de trop,
celui qui en avait ramassé peu
ne manqua de rien.

– Parole du Seigneur.


Évangile

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Dans l’évangile de ce jour, deux récits de miracle sont imbriqués l’un dans l’autre. A priori sans lien apparent. Mais tous deux    nous révèlent la puissance de vie qui émane de Jésus. Tous deux nous montrent aussi un cheminement de foi des protagonistes qui conduit à un dénouement heureux. Laissons-nous rejoindre par ces    récits et peut-être trouverons-nous une aide pour vivre notre propre chemin de foi.


De ces deux récits si parlants, nous pouvons retenir que notre foi est toujours en chemin. Elle a constamment besoin d’être purifiée, nourrie et    fortifiée. Mais Jésus marche toujours avec nous où que nous en soyons sur notre chemin de foi.     À chaque fois que nous lui disons toute la vérité, en particulier dans le sacrement de la réconciliation, nous vivons une conversion qui libère en nous le    salut.


Peut-être cependant, restons-nous déçus car nous ne connaissons ni guérison physique d’un mal qui nous ronge, ni retour à la    vie d’un être cher qui nous a quittés. Comprenons bien alors le message de ce jour : la vraie guérison se trouve    dans la conversion et l’abandon à la force du Christ qui peut tout dans notre faiblesse. C’est de la peur que    Jésus veut d’abord nous libérer. Des libérations parfois    momentanées peuvent nous rendre un peu de courage dans le combat quotidien. Mais Jésus ne gomme pas notre faiblesse. Il nous faut consentir à nos fragilités et faire confiance en l’aide ponctuelle de la grâce pour rester fidèle à notre vocation. Accomplir fidèlement notre devoir d’état, voilà ce qui manifeste davantage une guérison que la    disparition d’un mal ou l’impression d’être libéré des lourdeurs de sa nature. C’est la conversion de notre    cœur que nous avons à chercher en tout premier lieu. Le reste nous sera donné par surcroît.


 

 

Vois, Seigneur, tout ce qui nous attriste, 
nous inquiète, nous paralyse. Viens donner la paix. Vois, Seigneur, notre cœur si lent à croire que tout est possible à celui qui croit.    Viens donner la foi. Vois, Seigneur, notre désir d’être tout à toi. Viens nous donner la vie.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Crois seulement»

Aujourd'hui, saint Marc nous présente une avalanche de nécessiteux qui s’approchent de Jésus-Sauveur cherchant consolation et santé. Et même, ce jour-là, un homme nommé Jaïre, chef de la synagogue, s’ouvrit un chemin parmi la foule pour implorer la santé de sa fillette: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive» (Mc 5,23).


Peut-être cet homme connaissait-il Jésus de vue, parce qu’Il fréquentait la synagogue et, dans son désespoir, décida-t-il de l’appeler à l’aide. Toujours est-il que Jésus, saisissant la foi de ce père affligé, accéda à sa demande. Mais, alors qu’Il se dirigeait vers la maison, la nouvelle survint de ce que la fillette venait de mourir et qu’il était désormais inutile de se déranger: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?» (Mc 5,35).


Jésus, se rendant compte de la situation, demanda à Jaïre de ne pas se laisser influencer par l’ambiance pessimiste, en lui disant: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Jésus demanda à ce père une foi plus grande, capable de surmonter les doutes et la crainte. En arrivant à la maison de Jaïre, le Messie rendit la vie à la fillette avec ces mots: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!» (Mc 5,41).


Nous aussi, nous devrions avoir plus de foi, une foi qui ne doute pas face aux difficultés et aux épreuves de la vie, et qui sait mûrir dans la douleur à travers l’union au Christ, comme nous le suggère le pape Benoît XVI dans son encyclique Spe Salvi (Sauvés par l’espérance): «Ce qui guérit l’homme ne consiste pas à éviter la souffrance et à fuir la douleur, mais dans la capacité d’accepter les tribulations, d’y puiser notre maturité et d’y trouver un sens par l’union au Christ, qui souffrit avec un amour infini».

 

Fray Valentí SERRA i Fornell      (Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

Seigneur, je crois en toi. Je crois que tout ce qui est présent autour de moi peut me parler de toi : les personnes, les circonstances, la création, etc. Souvent je reste aveugle à ta présence. Viens enlever la boue de mes yeux et fais-moi reconnaître ton visage : tu es présent dans le frère qui a besoin d’aide, mais aussi dans celui qui me réconforte, tu es là lorsque je m’émerveille devant un beau paysage ou une nuit étoilée, et tu es aussi présent crucifié quand je souffre l’injustice, la maladie, l’angoisse des bouchons sur la route ou la frustration d’un échec. Apprends-moi à te reconnaître et à unir ma vie à la tienne.

Demande

Seigneur, ouvre mes yeux !

Réflexion

1. On nous a parfois expliqué qu’il y a deux dimensions dans l’homme, l’une horizontale qui le relie à ses frères, et l’autre verticale qui le relie à Dieu. Le danger est alors de s’imaginer d’une part le monde de la prière, de la messe du dimanche, des commandements, et puis de l’autre notre train-train quotidien, certainement moins transcendant, mais qui cependant occupe 95 pour cent de notre temps. Mais l’Évangile nous annonce que la foi vient changer notre vie tout entière : c’est le cent pour cent de notre vie qui s’élève à Dieu. Jaïre comme la femme malade viennent mettre toute leur vie aux pieds de Jésus, lui présentent des situations de vie ou de mort. Tous les deux attendent une nouvelle vie de la part de Jésus.

2. Quelle est cette situation de vie ou de mort que moi aussi je viens présenter à Jésus aujourd’hui ? C’est celle d’une vie sans Dieu, d’une vie seulement humaine. Nous avons tous des aspects de notre vie qui ne sont pas encore remplis de Dieu. Pourtant cette vie sans Dieu a été plongée dans la mort par notre baptême pour nous faire ressusciter avec le Christ. C’est la vie du « vieil homme », l’homme qui vit sans Dieu et qui doit tout réussir à la force du poignet. Comme la femme de l’Évangile visite médecin sur médecin et dépense tout son argent sans résultat, le « vieil homme » qui est en nous dépense tout ce qu’il est dans des entreprises humaines qui restent infécondes. Et quand arrive la mort et le mal, que ce soit du corps ou de l’âme, il nous susurre, comme à Jaïre : « À quoi bon déranger encore le Maître ? » et le découragement peut s’emparer de nous, car il semble que le mal et la mort soient plus forts que la présence du Christ. La force du baptême nous a sauvés, mais parfois nous nous laissons convaincre par le « vieil homme » (car nous restons libres !) et nous envoyons l’homme nouveau au placard.

3. Mais Jésus prend la parole et dit à Jaïre : « Ne crains pas, crois seulement. » Que doivent croire Jaïre et l’hémorroïsse ? Qu’ils ne peuvent résoudre leur vie seuls, que c’est le don gratuit du Christ qui vient les sauver. Cette foi passe par des actes tout simples et incarnés : la femme touche Jésus, Jaïre attend patiemment que Jésus s’occupe de la femme alors que sa fille est en train de mourir. La foi leur a ouvert les yeux et ils perçoivent qui est ce Jésus qu’ils ont en face d’eux, son amour et son attention pour eux. La foi n’est pas de dédier 5 pour cent de notre semaine à Dieu, mais c’est d’ouvrir nos yeux à sa présence en nous et dans le monde. Et la conscience de cette présence de Dieu en nous change tout car c’est elle qui rend possible le passage d’une vie humaine à une vie en Dieu : c’est Jésus qui nous donne la force d’aimer sans compter, de pardonner, de souffrir l’injustice et l’humiliation, d’offrir notre travail quotidien par amour.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ouvre mes yeux ! Aide-moi aujourd’hui à percevoir la dimension divine de mes actions les plus ordinaires vécues avec toi. Quand je rencontre quelqu’un qui souffre, que je puisse unir ma compassion pour cette personne à la tienne et qu’ainsi ma compassion devienne divine. Quand je m’ennuie au travail, que je puisse unir l’inutilité de mon action à ton amour immobilisé et caché dans le tabernacle de mon église, et qu’ainsi mon ennui devienne présence et offrande de mon corps livré pour ceux que j’aime.

Résolution

Á la prochaine personne que je croise, demander au Christ, qui vit en moi par le baptême, de l’aimer en moi.

Frère Melchior Poisson, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac."

Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »  Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. La foi se propage quand Jésus intervient. Jaïre, l’homme public, sollicite Jésus qui vit dans la compassion et il appelle les autres à vivre dans la foi. A chaque rencontre, Jésus propose à son partenaire de faire un pas de plus : « Jésus partit avec lui. » Dès lors, le dialogue s’engage, la parole de l’un va entrainer la parole de l’autre, la parole de Jaïre met en mouvement Jésus. La nouvelle de la mort de la fillette invitera Jaïre à se dépasser, à croire à un possible au-delà : « Ne crains pas, crois seulement. » Nous comprenons que pour ce chef de synagogue, selon son entourage, c’est fini. Mais pour cet homme qui suit Jésus, ce n’est pas fini. Il faut que Dieu intervienne pour que nous sortions de cette mort grâce à sa Passion et sa Résurrection. Jésus a alors cette parole étonnante : « La petite fille n’est pas morte, elle dort. » Tout ce qui nous affecte en effet est contenu dans la Passion et dans la Résurrection de Jésus qui nous guérit de toute mort et de toute maladie.

"Or, une femme, avait des pertes de sang depuis douze ans, Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Alors Jésus reprit :« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » La foi se propage, entre Jésus, Jaïre, la femme qui avait des pertes de sang, les témoins de ces rencontres. Elle touche le vêtement de Jésus, et elle est guérie. Alors, dans ce nouvel état, elle trouve le courage de parler de sa situation, elle qui était mis au rebut de la société. Jésus peut alors lui parler. L’échange est une parole qui les relie, là ils se reconnaissent l’un et l’autre. La foi est reconnue, elle est appelée à grandir, à devenir connue publiquement, elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme qui a beaucoup souffert, c’est la misère dans laquelle notre humanité se trouve toujours face à la maladie. Quelque chose de profondément réaliste nous est donné dans cet Évangile, car nous nous trouvons toujours devant la maladie et la mort, dans l’angoisse.

« Arrivé chez Jaïre Jésus dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger. Nous découvrons la manière dont Jésus sait être vraiment attentif à l’autre, dont il sait prendre soin. Jésus dit aussi ce qu’est la vie, avec la nécessité de se nourrir, de se prendre en charge dans le quotidien de ses jours. La foi à laquelle il appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien, mais une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, dans un simple repas, une simple boisson, un simple regard qui exprime la merveille à laquelle nous avons part à travers ces simples gestes, ces simples moments. Jésus nous demande la foi, ce toucher de Dieu dans l’Amour. Dans l’Eucharistie Il nous donne son Corps et son Sang, il nous donne de le toucher profondément. Le toucher extérieur manifeste un toucher intérieur, toucher du cœur qui provoque une adhésion, une communion. Ayant fait l’expérience de notre faiblesse et de notre misère, nous comptons sur la puissance de Jésus le Christ. La puissance d’amour qui est donnée est une puissance de salut, pour nous qui vivons des excès de douleur qui ne peuvent être vaincus que par un Amour excessif.

 

Nous demandons la grâce de regarder Jésus comme Sauveur du monde.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Je te le dis, lève-toi »

 

      « Il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques ». On pourrait se demander pourquoi Jésus emmène toujours ces disciples-là et pourquoi il laisse les autres. Ainsi, lorsqu'il a été transfiguré sur la montagne, ces trois-là l'accompagnaient déjà... Sont choisis Pierre, sur qui l'Église a été bâtie, ainsi que Jacques, le premier apôtre qui ait reçu la palme du martyre, et Jean, le premier à prôner la virginité... 


      « Et il pénètre là où était l'enfant, et tenant l'enfant par la main, il lui dit : Talitha koum. Et aussitôt, la fillette se tint debout, et elle marchait. » Souhaitons que Jésus nous touche nous aussi, et aussitôt nous marcherons. Que nous soyons paralytiques ou que nous commettions de mauvaises actions, nous ne pouvons pas marcher ; nous sommes peut-être couchés sur le lit de nos péchés comme sur notre lit véritable. Dès que Jésus nous aura touchés, nous serons aussitôt guéris. La belle-mère de Pierre souffrait de fortes fièvres ; Jésus lui a pris la main, elle s'est relevée et aussitôt elle les servait (Mc 1,31)... « Et il leur dit de lui donner à manger. » De grâce, Seigneur, touche-nous la main, à nous qui sommes couchés, relève-nous du lit de nos péchés, fais-nous marcher. Lorsque nous aurons marché, ordonne qu'on nous donne à manger. Gisants, nous ne pouvons pas marcher, et si nous ne sommes pas debout, nous ne pouvons pas recevoir le corps du Christ, à qui appartient la gloire, avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 55)

 

http://levangileauquotidien.org






 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  Posté

Posté par cidh2050 à 09:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,