Evangile et homélie du dim 09 sep 2018. Il [Jésus] fait entendre les sourds et parler les muets

 

Lectures de la messe

Première lecture

« Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » (Is 35, 4-7a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Dites aux gens qui s’affolent :
« Soyez forts, ne craignez pas.
Voici votre Dieu :
c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.
Il vient lui-même et va vous sauver. »
    Alors se dessilleront les yeux des aveugles,
et s’ouvriront les oreilles des sourds.
    Alors le boiteux bondira comme un cerf,
et la bouche du muet criera de joie ; 
car l’eau jaillira dans le désert,
des torrents dans le pays aride.
    La terre brûlante se changera en lac,
la région de la soif, en eaux jaillissantes.

    – Parole du Seigneur.


Psaume 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !


Deuxième lecture

« Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres pour en faire des héritiers du Royaume ? » (Jc 2, 1-5)

Lecture de la lettre de saint Jacques

Mes frères, 
dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire, 
n’ayez aucune partialité envers les personnes. 
    Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps
un homme au vêtement rutilant, portant une bague en or, 
et un pauvre au vêtement sale. 
    Vous tournez vos regards vers celui qui porte le vêtement rutilant 
et vous lui dites : 
« Assieds-toi ici, en bonne place » ; 
et vous dites au pauvre : 
« Toi, reste là debout », 
ou bien : 
« Assieds-toi au bas de mon marchepied. » 
    Cela, n’est-ce pas faire des différences entre vous, 
et juger selon de faux critères ? 
    Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! 
Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi 
ceux qui sont pauvres aux yeux du monde 
pour en faire des riches dans la foi, 
et des héritiers du Royaume 
promis par lui à ceux qui l’auront aimé ?

    – Parole du Seigneur.


Évangile

« Il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 31-37)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus quitta le territoire de Tyr ; 
passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée 
et alla en plein territoire de la Décapole. 
    Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, 
et supplient Jésus de poser la main sur lui. 
    Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, 
lui mit les doigts dans les oreilles, 
et, avec sa salive, lui toucha la langue. 
    Puis, les yeux levés au ciel, 
il soupira et lui dit : 
« Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » 
    Ses oreilles s’ouvrirent ; 
sa langue se délia, 
et il parlait correctement. 
    Alors Jésus leur ordonna 
de n’en rien dire à personne ; 
mais plus il leur donnait cet ordre, 
plus ceux-ci le proclamaient. 
    Extrêmement frappés, ils disaient : 
« Il a bien fait toutes choses : 
il fait entendre les sourds et parler les muets. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.



 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour


L’attitude de Jésus guérissant le sourd-muet peut nous aider à renouveler en nous notre écoute et notre parole. Pour guérir cet homme, Jésus    le prend à l’écart, loin du bruit de la foule. En effet, c’est dans le seul à seul avec Jésus que nous pouvons apprendre à parler et à écouter. Jésus, qui est la Parole de Dieu faite chair, veut    faire de nous des porte-parole de sa Parole. Lui qui a été tout obéissant au Père, il veut nous apprendre à écouter en vérité.

Pour guérir le sourd-muet, Jésus commence par lui boucher les oreilles. Car c’est à l’intérieur de soi que débute l’écoute. Entendre Dieu qui parle en nous, dans notre cœur, dans notre conscience est un préalable pour entendre ce qu’il nous dit dans les paroles des hommes. L’écoute vraie est un exercice de discernement pour entendre ce que Dieu dit dans les événements, afin de choisir sa volonté, ce qui fera grandir son royaume et non notre propre intérêt.

 

Ensuite Jésus prend de la salive et touche la langue du sourd-muet. C’est sa Parole qu’il veut mettre dans la bouche de l’homme blessé. La    parole de l’homme doit trouver son origine dans la Parole de Jésus qui est esprit et vie (Jn 6,63). C’est une parole qui élève l’homme, lui rend sa dignité. C’est une parole d’amour.

 

Jésus lève alors les yeux vers le ciel, dit notre récit, comme pour rappeler à l’homme que la Parole de vie est descendue du ciel et qu’elle    y remonte en faisant  son œuvre de salut dans le cœur des hommes. Nos paroles humaines doivent orienter les hommes vers le ciel afin qu’ils recherchent les réalités d’en-haut. Et    l’écoute fraternelle doit nous donner de percevoir la joie des anges dans le ciel quand la communion et la réconciliation unissent les hommes sur la terre (cf. Lc 15,1-10).

 

 

 

 

 

Enfin Jésus soupire et dit «Effata!», c’est-à-dire : «Ouvre-toi». Jésus soupire car il lutte avec l’homme. Il lutte contre la    surdité et le mutisme de l’homme car il veut habiter en l’homme. Tous les sens de l’homme doivent s’ouvrir au divin. Si le Christ vient vivre en l’homme alors celui-ci est recréé. Il sait    désormais reconnaître à l’extérieur de lui Celui qui demeure en lui. Et ce qu’il donne de lui-même, il le puise dans le Christ vivant en sa chair.

 

Aujourd'hui Jésus nous dit : «Ouvre-toi à ma présence».
Il veut nous toucher par la communion à son Corps et son Sang. Il veut    faire de nous des êtres d’écoute et de parole.
«Tu m’as façonné un corps.  Alors j’ai dit : ‘voici, je viens’», dit l’Écriture (He 10,5-7).
Notre corps sauvé, refaçonné par la pâque    du Christ est membre du Corps du Christ. Il dit quelque chose de Dieu. Aussi, glorifions Dieu dans notre corps, comme le propose St Paul (1 Co 6,20). Et prions notre Sauveur et Seigneur    Jésus-Christ de transfigurer notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire (Ph 3,20-21).
Alors tout lui sera soumis et nous ne ferons plus qu’un avec Lui.
 

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

 

«On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui»

 

Aujourd'hui, la liturgie nous propose la contemplation de la guérison d'un «sourd-muet» (Mc 7,32). Comme on le voit à chaque miracle (l'aveugle de Betsaïde et Jérusalem, etc.), le Seigneur accompagne ses miracles de gestes. Les Pères de l'Eglise voient dans ces gestes la participation de l'humanité du Christ comme instrument à l'accomplissement de ces miracles. Un instrument qui a un double sens: d'un coté l'abaissement du Verbe et son rapprochement envers nous en tant que des humains (le toucher, la profondeur de son regard, sa voix douce…) et de l'autre coté, le désire de réveiller en nous la confiance, la foi et la conversion de notre cœur.

En effet, les guérisons que Jésus accomplit durant sa mission vont au-delà de la guérison du corps. Parmi ceux qu'Il aime, ces guérisons visent la rupture avec l'aveuglement, la surdité et la paralysie de leur esprit. C'est à dire une vraie communion de foi et d'amour. En même temps nous constatons comment la réaction de gratitude de ceux qui reçoivent le don divin est de proclamer la miséricorde de Dieu «mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient» (Mc 7,36). Ils témoignent du don de Dieu, ils sont remplis de sa miséricorde ainsi que d'une véritable et profonde gratitude.

Pour nous aussi il est important de nous sentir aimés de Dieu, d'avoir la certitude que nous sommes l'objet de sa miséricorde infinie. C'est cette certitude qui est le moteur de la générosité et de l'amour que Dieu attend de nous. Plusieurs sont les chemins à suivre pour que cette découverte se réalise en nous. Parfois ça sera l'expérience intense et soudaine d'un miracle mais plus fréquemment c'est la réalisation que toute notre vie est un miracle d'amour. Dans les deux cas et pour que cela s'accomplisse, il faut que notre conscience soit dans un état d'indigence, c'est à dire remplit d'une véritable humilité ainsi que d'une véritable capacité à écouter, d'une manière attentive, la voix de Dieu.

Abbé Fernando MIGUENS Dedyn     (Buenos Aires, Argentine)

 

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

« Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche proclamera ta louange. » (Ps 51, 17)

 

Demande

Aide-moi, Seigneur, à utiliser ma langue pour ta plus grande gloire !

 

Réflexion

1. « Il lui mit ses doigts dans les oreilles et avec sa salive lui toucha la langue. »

Les oreilles du sourd ont besoin des doigts du Christ pour être guéries. La langue du muet a besoin de la salive du Christ pour être guérie. Le contact physique avec le Christ prend une valeur spirituelle : le salut passe par le corps du Christ. Ce miracle préfigure celui que nous espérons avec saint Paul : « Nous attendons ardemment, comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu'il a de pouvoir même se soumettre toutes choses » (Philippiens 3, 20-21).

2. « Levant les yeux au ciel, il poussa un gémissement. »

Jésus est notre maître et notre modèle à imiter. Par un signe sensible, Jésus nous montre qu'il se tourne vers son Père. Le gémissement nous montre la présence de l'Esprit Saint : « L'Esprit-Saint lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables . » (Rm 8, 26). Toute la Trinité est présente, penchée avec tendresse sur cet homme. Et nous nous souvenons avec une humble reconnaissance que le Père ne refuse jamais l'Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent (Cf. Lc 11, 13).

3. La langue est la pire et la meilleure des choses.

La manière dont il l'utilise met l'homme face à sa responsabilité. Dieu n'enferme pas l'homme. En le guérissant, il le rend pleinement homme. À lui d'utiliser ce qui lui est donné pour la gloire de Dieu. Comment utiliser notre langue pour la gloire de Dieu ? En mettant un frein sur notre langue pour éviter médisances, calomnies, mensonges. En chantant les merveilles de Dieu ou en imitant le serviteur de Yahvé : « L'Éternel m'a donné une langue exercée, pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu ; il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, pour que j'écoute comme écoutent des disciples. » (Is 50, 4)

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu es bien notre créateur, notre potier. Tu as pris de la glaise pour créer Adam. Par ce miracle, tu nous montres que tu modèles à nouveau l'homme, par ton corps, pour lui donner la plénitude de la vie. « Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d'Israël ? Dit l'Éternel. Voici, comme l'argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d'Israël ! » (Jr 18, 6). Oui, je crois, Seigneur, je suis dans ta main et tu me façonnes jour après jour pour me donner « la vie en abondance » (Jn 10, 10).

 

Résolution

« De la même bouche, sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas mes frères qu'il en soit ainsi. » (Jc 3, 10). Je serai très attentif à mes pensées pour pouvoir dompter ma langue et ne dire que des paroles de bénédiction.

 

Patricia Freisz

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,  et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.

Jésus nous invite à être attentif au commandement de l’amour. Il nous oriente sans cesse vers un culte « en esprit et en vérité. » L’alliance avec Dieu se noue dans le cœur et se vit dans la qualité de notre relation à Dieu et aux autres. Il nous est possible d’avoir un double langage, de paraître et de ne pas être. Il peut nous arriver d’être détachés de la source et de ne plus nous aimer les uns les autres. Jésus reprend la Parole : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Il démasque alors une manière toute extérieure de fonctionner qui ne vient pas du cœur. Elle se vérifie chaque jour dans nos rapports les uns avec les autres. Nous découvrons que Dieu n’est plus la source de notre vie. Jésus dit : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses. » Elles disent que nous sommes en dehors de Dieu. Dieu a mis dans notre cœur, un amour infini, pour lui et pour nos frères, une possibilité de revenir à lui, de lui rendre grâce pour tout ce qu’il nous donne, d’être émerveillés de ses dons et de partager ensemble cette merveille.

Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus, pour la première fois, traite ses interlocuteurs d’hypocrites : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » La source véritable de l’impureté est dans le cœur de l’homme et non dans les gestes qu’il pose. L’enjeu de cette déclaration est considérable, car si la pureté ne réside pas dans des rites mais dans la droiture du cœur, un païen fidèle peut trouver place dans le Royaume qu’annonce Jésus ! Cette joie qui nous habite alors vient de Dieu, elle doit retourner à Dieu pour lui rendre grâce. L’amour que nous nous portons vient de Dieu, cet amour merveilleux retourne à Dieu. C’est cet amour qui purifie notre cœur et le rend pur, bon. « Dieu puissant, de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l’amour de ton nom, » dit la prière. Un cœur bon est un cœur filial qui se reçoit de Dieu et qui retourne à lui dans l’action de grâce.

Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Nous sommes ce lien d’amour avec Dieu, amour surabondant qui jaillit dans notre cœur à partir de l’amour infini du cœur de Dieu. Dans cet émerveillement, l’amour refluant vers sa source surabonde à nouveau. Alors nous pouvons nous aimer les uns les autres. Ce mouvement d’amour infini, c’est le mouvement d’amour du cœur de Dieu, la perle la plus précieuse qui soit. « Mettez la parole de Dieu en application, ne vous contentez pas de l’écouter, ce serait vous faire illusion. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans le malheur. » C’est dans ce mouvement d’amour que nous trouvons la vie.

 

Nous demandons la grâce de nous tourner vers le cœur de Dieu.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

« Il a bien fait toutes choses »

La Loi divine raconte les œuvres que Dieu a accomplies à la création du monde, et elle ajoute : « Dieu vit tout ce qu'il avait fait : c'était très bon » (Gn 1,31)... L'Évangile rapporte l'œuvre de la rédemption et de la nouvelle création, et il dit de la même manière : « Il a bien fait toutes choses » (Mc 7,37)... Assurément, par sa nature, le feu ne peut répandre que de la chaleur, et il ne peut pas produire du froid ; le soleil ne diffuse que de la lumière, et il ne peut pas être cause de ténèbres. De même, Dieu ne peut faire que des choses bonnes, car il est la bonté infinie, la lumière même. Il est le soleil qui répand une lumière infinie, le feu qui donne une chaleur infinie : « Il a bien fait toutes choses »...


      La Loi dit que tout ce que Dieu a fait était bon, et l'Évangile qu'il a bien fait toutes choses. Or, faire de bonnes choses n'est pas purement et simplement les faire bien. Beaucoup, à la vérité, font de bonnes choses sans les faire bien, comme les hypocrites qui font certes de bonnes choses, mais dans un mauvais esprit, avec une intention perverse et fausse. Dieu, lui, fait toutes choses bonnes et il les fait bien. « Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu'il fait » (Ps 144,17)... Et si Dieu, sachant que nous trouvons notre joie dans ce qui est bon, a fait pour nous toutes ses œuvres bonnes et les a bien faites, pourquoi, de grâce, ne nous dépensons-nous pas pour ne faire que des œuvres bonnes et les bien faire, dès lors que nous savons que Dieu y trouve sa joie ?

 

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Saint Laurent de Brindisi (1559-1619)

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Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et homélie du sam 08 Sept 2018. C’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël

 

Lectures de la messe

Première lecture

« Jusqu’au jour où enfantera...celle qui doit enfanter » (Mi 5, 1-4a)

Lecture du livre de Michée

Ainsi parle le Seigneur :
    Toi, Bethléem Éphrata,
le plus petit des clans de Juda,
c’est de toi que sortira pour moi
celui qui doit gouverner Israël.
Ses origines remontent aux temps anciens,
aux jours d’autrefois.
    Mais Dieu livrera son peuple
jusqu’au jour où enfantera...
celle qui doit enfanter,
et ceux de ses frères qui resteront
rejoindront les fils d’Israël.
    Il se dressera et il sera leur berger
par la puissance du Seigneur,
par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.
Ils habiteront en sécurité, car désormais
il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
    et lui-même, il sera la paix !

     – Parole du Seigneur.

OU BIEN

Première lecture

« Ceux que, d’avance, Dieu connaissait, il les a aussi destinés d’avance » (Rm 8, 28,30)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,  
nous le savons, quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
    Ceux que, d’avance, il connaissait,
il les a aussi destinés d’avance
à être configurés à l’image de son Fils,
pour que ce Fils soit le premier-né
d’une multitude de frères.
    Ceux qu’il avait destinés d’avance,
il les a aussi appelés ;
ceux qu’il a appelés,
il en a fait des justes ;
et ceux qu’il a rendus justes,
il leur a donné sa gloire.

            – Parole du Seigneur.


Psaume 12 (13), 6ab, 6c)

R/ J'exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur. (Is 61, 10)

Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !

Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.


Évangile

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 1-16.18-23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.

    Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
    Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
    Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
    Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
    Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
    Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
    Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
    Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
    Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
    Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
    Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
    Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
    Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

    Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

     – Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU LECTURE BREVE

Évangile

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 18-23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

     – Acclamons la Parole de Dieu.


 

 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour


La Nativité de Marie inaugure l'économie du salut et l'inscription du Verbe de Dieu dans l'histoire des hommes. Avec la nativité de la Vierge    commençait la régénération de notre nature humaine et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, recevait les prémices de la seconde création. Le projet de salut du Très-Haut sortait    de sa phase préparatoire et entrait dans sa réalisation concrète. La Mère précédait le Fils sans lequel elle ne pourrait exister ; la Reine préparait la venue du Roi ; la Fiancée veillait dans    l’attente de l’Epoux.

Que Marie, qui naquit pour offrir au Seigneur une demeure sacrée en vue du salut du monde, nous enseigne à disposer nos cœurs pour que le Christ    naisse en nous. La nativité de Marie nous rappelle que nous sommes appelés à accueillir le Christ pour qu'il naisse en nous et en naissant en nous, nous donne de naître à la vie véritable, à la    vie d'en haut, à la vie dans l'Esprit, à notre véritable identité de fils et de filles bien-aimés du Père.

 

C’est ici que la figure de saint Joseph peut aussi nous éclairer. Comme lui, accueillons le Christ en prenant chez nous Marie. Si le oui de    Marie a été indispensable pour que le Fils de Dieu puisse se faire chair, celui de Joseph l’a été aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David et accomplisse ainsi la Promesse de    Dieu. A notre tour, mettons notre oui dans celui de Joseph pour accueillir Marie dans nos histoires, et avec elle, le Sauveur qu’elle porte en son sein pour donner au monde le salut de    Dieu.

Vierge, Mère et Épouse, Reine du ciel et de la terre,     intercède pour nous maintenant et à l'heure de notre mort, pour que nous venions chanter avec Toi, avec tous    les Saints, et avec tous ceux qui nous ont été confiés dans la foi, le cantique nouveau de    l'Agneau dans la Jérusalem céleste, resplendissante de la beauté du jour qui ne meure pas.

www.meinau-catholiques.org

 

 

 


 


 

 

«La Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel»

 

Aujourd'hui, l'arbre généalogique de Jésus, le Sauveur qui devait être mis au monde par Marie, nous illustre comment l'œuvre de Dieu est entrelacée avec l'histoire de l'humanité, et comment Dieu agit dans le secret et dans le silence de chaque jour. En même temps nous constatons qu'Il est formel dans l'accomplissement de ses promesses. Même Ruth et Rahab (cf. Mt 1,5) étrangères converties à la foi du Dieu unique (et Rahab était une prostituée!) sont des ancêtres du Seigneur.

 Le Saint Esprit, qui devait accomplir en Marie l'Incarnation du Fils, a pénétré dans notre histoire depuis bien loin, depuis très tôt, et Il a tracé la route qui mène à Marie de Nazareth, et grâce à Elle à son Fils Jésus. «Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel» (Mt 1,23). Comme les entrailles, le cœur et la volonté de Marie devaient être spirituellement délicates pour attirer l'attention du Père et la choisir comme Mère de Dieu-avec-les-hommes, Lui qui devait porter la lumière et la grâce surnaturelles pour le salut de tous. Tout dans cette œuvre nous amène à contempler, admirer et adorer dans l'oraison, la grandeur, la générosité et la simplicité de l'action divine, qui exalte et rachètera notre souche humaine en s'impliquant Lui-même de manière personnelle.

 Plus loin dans l'Évangile de ce jour, nous voyons comment fut envoyé à Marie le message qu'elle porterait le Sauveur du Monde. Et pensons que cette femme, vierge et mère de Jésus, serait en même temps notre mère. Ce choix spécial de Marie —«Bénie entre toutes les femmes» (Lc 1,42) fait que nous soyons dans l'admiration de cette tendresse du Seigneur envers nous dans sa façon de procéder car Il ne nous a pas sauvé “à distance” mais en traçant un lien très personnel avec notre famille humaine et notre histoire. Qui aurait imaginé que Dieu pourrait être si grand et en même temps si condescendant en se rapprochant intimement de nous?

+ Abbé Agustí ALTISENT i Altisent     Moine de Santa Mª de Poblet (Tarragona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

Seigneur, en ce jour de la fête de la Nativité de la Vierge Marie, donne-moi d’aller à toi par Marie. Je souhaite te faire l’offrande renouvelée de mon amour et de ma foi, sûr qu’elle pourra m’inspirer et me guider.

 

Demande

Marie, éclaire-moi en ce jour pour contempler et mieux comprendre avec toi, d’une manière nouvelle, le mystère qui s’est déployé en toi.

 

Réflexion

1. Le texte de ce jour est introduit par la longue généalogie de Jésus. L’enchaînement quelque peu rébarbatif de cette descendance patrilinéaire ne doit pas occulter l’enseignement qui y est contenu. Jésus-Christ est le messie d’Israël puisqu’il est issu de la lignée d’Abraham. Son nom s’inscrit dans la lignée de la tribu de Juda, dans la suite de celui du grand roi David. Mais il y a « plus » que cela. Aujourd’hui, nous fêtons la nativité de la Vierge Marie. Comment cette femme est-elle honorée à travers cette généalogie presque exclusivement masculine ? Pourquoi ce texte est-il offert à notre lecture en ce jour ?

2. Tout à la fin de la généalogie, on mentionne Joseph. Il est décrit comme étant « l’époux de Marie ». Il est rare, dans la Bible, qu’un homme soit qualifié par rapport à son épouse. On a plutôt l’habitude du contraire. Normalement, c’est le statut d’une femme qui est défini par l’autorité maritale dont elle dépend. La présence de Marie dans cette généalogie doit être éclairée à la lumière des quatre autres femmes qui y figurent et la précèdent : Tamar, Rahab, Ruth et Bethsabée. Nous n’avons pas le temps de rappeler ici quels furent les événements majeurs auxquels ces quatre femmes sont rattachées. On se contentera de dire que si ces femmes figurent dans la généalogie du Messie, ce n’est pas tant afin de pointer des situations irrégulières ou inattendues que pour montrer comment l’Histoire Sainte avance et se réalise grâce à l’audace de ces femmes dans des situations humainement sans solution. Là où la force des hommes s’avérait inefficace, Dieu a suscité des femmes pour faire surgir du nouveau.

3. Joseph est donc « l’époux de Marie ». L’évangéliste précise que c’est bien « de Marie » que naît Jésus que l’on appelle Christ, c’est-à-dire « Messie ». Pourtant, le récit avance sous la perspective de Joseph. On nous rapporte l’intervention d’un ange, donc d’un envoyé de Dieu, auprès de lui pour qu’il prenne Marie chez lui. Car, contre toute prévision humaine, ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. De plus, il nous est précisé que Joseph était un homme « juste ». Cela veut dire qu’il a l’intention de faire appliquer fidèlement la Loi comme il se doit en Israël, au risque de faire subir la peine d’adultère à Marie, une peine qui peut conduire à la lapidation. Dieu seul est assez juste pour être au-dessus de la Loi en Israël et permettre de ne pas la faire appliquer. Il faut donc que Dieu lui-même intervienne en envoyant son ange auprès de Joseph, afin que son dessein de salut se poursuive : par l’enfant que Marie porte déjà en elle, Jésus, le peuple sera sauvé de son péché. Le pardon des péchés avait été annoncé à de nombreuses reprises sous la forme de promesse dans l’Ancien Testament. L’accomplissement de cette promesse est désormais imminent.

4. Le texte se termine en rappelant une autre promesse. Il s’agit de la prophétie d’Isaïe annonçant qu’un jour une vierge concevrait et enfanterait un fils qui serait l’Emmanuel, le « Dieu-avec-nous ». L’évangéliste Matthieu a lu et médité cet oracle prophétique et il a discerné son accomplissement dans l’avènement de Jésus-Christ par Marie. Le « Dieu-avec-nous » est le sommet de toutes les attentes d’Israël et à travers Israël de toute l’humanité. Le Dieu invisible s’est rendu visible. Il est venu parmi les siens afin que le long chemin de sa révélation aux hommes soit achevé. Jésus révèle le visage et la parole du Père d’une manière définitive et indépassable. Et ce mystère – ce si grand mystère – est introduit par une femme. Même si la fête de ce jour veut rendre à cette femme tout l’honneur qui lui est dû, en marquant au calendrier liturgique le jour de sa nativité, un voile recouvre la puissance qui est à l’œuvre en elle. Ce voile, figuré par sa virginité, ne peut être levé que par Dieu – cette fois contre la loi de la nature. Marie est cette humble femme qui, plongée dans le mystère de Dieu qui la couvre, porte en elle l’Emmanuel.

 

Dialogue avec Marie

Marie, entraîne-moi à ta suite pour que je puisse entrer plus profondément dans le grand mystère que tu as porté en toi afin que je connaisse le Dieu-avec-nous. Grâce à ton oui, Dieu s’est fait proche. Il n’y a plus aucune barrière qui m’empêche de le connaître. Conduis-moi à lui !

 

Résolution

Prier un « Je vous salue Marie » en pesant chacun de ses mots et avec le cœur rempli de gratitude envers celle que nous honorons en ce jour.

 

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

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"GENEALOGIE DE JESUS, CHRIST, fils de David, fils d’Abraham.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint." Nous fêtons la naissance de Marie, la Reine de la Paix, qui donnera naissance à Jésus le Prince de la Paix. L’Église, pour cette fête, reprend la généalogie de Jésus. De génération en génération, la généalogie qui symbolise notre humanité porte la blessure de son péché : envie, jalousie, mensonge, violence. Nous notons un bouleversement et une rupture de rythme dans cette longue généalogie. Apres la génération des hommes, une femme ! Marie apparaît pour un nouveau commencement. Dieu nous déconcerte toujours, il agit dans la pauvreté et dans l’humilité, dans la bassesse de sa créature. Quand l’action de Dieu nous surprend, nous voulons l’accueillir comme un mystère que notre foi nous permettra un jour de comprendre. Ce mystère nous introduit dans la beauté, mais il nous fait entrer dans la nuit, dans les ténèbres. Joseph, l’homme juste, décide de répudier Marie en secret car il ne comprend pas le chemin de Dieu ! Marie est la Reine de notre histoire sainte  avec Joseph, « l’époux de Marie, » ils enracinent Jésus dans l’humanité.

"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve,) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »  Le mystère de Marie, petite fille d’Israël enracinée dans son peuple, était annoncée dans la Parole. Après un temps de délaissement, Dieu sauve le monde. Il s’est abaissé en s’incarnant, assumant la condition humaine, dans notre humanité. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle dans son Fils Jésus. Il vient partager notre nature humaine. Joseph va prendre en responsabilité ce mystère. Dans chacune de nos vies, c’est le Mystère de l’intervention du ciel que nous retrouvons ! Nous sommes un petit peuple non reconnu, humilié, bafoué qui poursuit sa marche. Jésus dira : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Ces merveilles sont pour nous si difficiles à accueillir ! C’est Dieu qui intervient dans notre vie, et nous la menons avec Jésus ! Il nous donne une Reine pour nous aider à mettre nos pas dans ses pas, à nous mettre à l’école de l’Esprit Saint.

"Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous. » Marie est le premier fruit de la Passion de Jésus qui apporte la réconciliation de l’homme avec avec son Créateur et avec lui-même. Joseph doit accueillir un tel mystère. Alors, dans l’humilité de Nazareth, Marie donnera naissance au Prince de la Paix. Elle accueille la mission de la paix. Elle nous redonne de l’espérance. Avec Joseph, nous accueillons la Reine de la Paix. Marie nous entraîne vers Jésus à la source de la Paix. Nous aurons à parcourir le chemin que parcourt Joseph. Pour cela, nous acceptons notre propre histoire. Sachons nous ouvrir de tout notre être à la nouveauté de Dieu. Nous avons été créés à l’image de Dieu. Il nous faut prendre conscience de son Amour qui nous construit jour après jour, depuis notre naissance, et de notre beauté  malgré le péché de l’origine. Dieu vient relever les pauvres que nous sommes ! C’est la bonne nouvelle de l’Évangile. Jésus qui vit dans l’intimité de Dieu son Père, nous ouvre à la filiation.

 

Nous demandons la grâce de comprendre que Marie nous donne Jésus qui nous sauve.

 

Père Gilbert Adam

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