Evangile et Homélie du Dim 24 Mar 2019. Parabole du figuier stéril. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir...

Lectures de la messe

Première lecture

« Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis » (Ex 3, 1-8a.10.13-15)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro,
prêtre de Madiane.
Il mena le troupeau au-delà du désert
et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.
    L’ange du Seigneur lui apparut
dans la flamme d’un buisson en feu.
Moïse regarda : le buisson brûlait
sans se consumer.
    Moïse se dit alors :
« Je vais faire un détour
pour voir cette chose extraordinaire :
pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »
    Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir,
et Dieu l’appela du milieu du buisson :
« Moïse ! Moïse ! »
Il dit :
« Me voici ! »
    Dieu dit alors :
« N’approche pas d’ici !
Retire les sandales de tes pieds,
car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
    Et il déclara :
« Je suis le Dieu de ton père,
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. »
Moïse se voila le visage
car il craignait de porter son regard sur Dieu.
    Le Seigneur dit :
« J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple
qui est en Égypte,
et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants.
Oui, je connais ses souffrances.
    Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens
et le faire monter de ce pays
vers un beau et vaste pays,
vers un pays, ruisselant de lait et de miel.
    Maintenant donc, va !
Je t’envoie chez Pharaon :
tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
    Moïse répondit à Dieu :
« J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :
‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’
Ils vont me demander quel est son nom ;
que leur répondrai-je ? »
    Dieu dit à Moïse :
« Je suis qui je suis.
Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. »
    Dieu dit encore à Moïse :
« Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
‘Celui qui m’a envoyé vers vous,
c’est Le Seigneur,
le Dieu de vos pères,
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’.
C’est là mon nom pour toujours,
c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »

    – Parole du Seigneur.


 

Psaume 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.11)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint.


 

Deuxième lecture (1 Co 10, 1-6.10-12)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
je ne voudrais pas vous laisser ignorer
que, lors de la sortie d’Égypte,
nos pères étaient tous sous la protection de la nuée,
et que tous ont passé à travers la mer.
    Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême
dans la nuée et dans la mer ;
    tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;
    tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ;
car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait,
et ce rocher, c’était le Christ.
    Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu :
leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.
    Ces événements devaient nous servir d’exemple,
pour nous empêcher de désirer ce qui est mal
comme l’ont fait ces gens-là.
    Cessez de récriminer
comme l’ont fait certains d’entre eux :
ils ont été exterminés.
    Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple,
et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir,
nous qui nous trouvons à la fin des temps.
    Ainsi donc, celui qui se croit solide,
qu’il fasse attention à ne pas tomber.

    – Parole du Seigneur.


Évangile (Lc 13, 1-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 13, 1-9)

 

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens
que Pilate avait fait massacrer,
mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
    Jésus leur répondit :
« Pensez-vous que ces Galiléens
étaient de plus grands pécheurs
que tous les autres Galiléens,
pour avoir subi un tel sort ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même.
    Et ces dix-huit personnes
tuées par la chute de la tour de Siloé,
pensez-vous qu’elles étaient plus coupables
que tous les autres habitants de Jérusalem ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même. »
    Jésus disait encore cette parabole :
« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.
Il vint chercher du fruit sur ce figuier,
et n’en trouva pas.
    Il dit alors à son vigneron :
‘Voilà trois ans que je viens
chercher du fruit sur ce figuier,
et je n’en trouve pas.
Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’
    Mais le vigneron lui répondit :
‘Maître, laisse-le encore cette année,
le temps que je bêche autour
pour y mettre du fumier.
    Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.’ »

    – Acclamons la Parole de Dieu.



 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Accueil

 

 

 

Nous faisons ensemble un signe de croix. Chaque enfant peut dire son prénom pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Nous écoutons le même Evangile que les parents, et que les chrétiens du monde entier aujourd’hui. Il est préférable de lire l’Evangile dans un missel plutôt que sur une feuille volante. Les enfants peuvent venir en procession embrasser la Parole (le livre ouvert) après la proclamation de l’Evangile, en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! »)

 

Acclamation de l’Evangile selon saint Luc (6, 39-45)

 

Pistes de réflexion

Nous poursuivons le discours de Jésus qui fait suite au passage entendu dimanche dernier. Aujourd’hui cette série de trois mini paraboles est bien adaptée aux enfants. Les deux aveugles : les hommes ne peuvent pas s’en sortir tout seuls dans la vie, ils ont besoin d’un guide : La Parole de Dieu est une lumière sur notre route, Jésus est le bon berger et nous sommes ses brebis. La paille et la poutre : c’est tellement plus facile de voir les défauts des autres que les siens ! Si chacun commence humblement à faire la vérité sur lui-même alors l’amour fraternel grandira. On reconnaît un arbre à ses fruits : Jésus décode cette dernière petite parabole.

L’arbre, c’est l’homme et ses fruits ce sont les paroles qui sortent de sa bouche. Si nous voulons dire des paroles justes et vraies, alors il faut que nous soyons profondément bons à l’intérieur. Jésus appelle chacun à se bonifier, à avoir bon coeur. Si l’on reprend l’enseignement de Jésus, nous devons d’abord le reconnaître comme notre seul maître, sinon nous serions comme aveugles. Ensuite essayer d’enlever ce qui nous empêche de bien voir pour ne pas perdre de vue notre maître, et pour avoir un regard juste sur nous-mêmes et bienveillant sur les autres. C’est alors que nous pourrons avoir de bonnes paroles et peut être enseigner les autres comme il est dit dans la première parabole : Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; une fois bien formé, chacun sera comme son maître.

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi. Tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage. Écoute l’aveu de ma faiblesse : j’ai conscience de mes fautes. Je t’en prie, sois patient envers moi et relève-moi avec amour ! (D’après la collecte du troisième dimanche de Carême)

 

Demande

Seigneur Jésus, accorde-moi le désir de la conversion !

 

Réflexion

1. L’Évangile d’aujourd’hui me donne un aperçu de la vie quotidienne du Christ. C’est une journée comme une autre, avec ses rumeurs et ses faits divers comme les autres. Cette fois, on vient annoncer à Jésus que Pilate a exécuté des Galiléens en plein milieu d’un sacrifice. Le préfet avait sans doute peur que des Zélotes un peu trop exaltés profitent de leur pèlerinage au Temple pour ameuter la foule contre l’occupant romain. Toujours est-il que Jésus, en apprenant cette nouvelle, raconte lui-même un autre fait divers : le tragique effondrement de la tour de Siloé où dix-huit personnes ont trouvé la mort.

Le Christ ne vit pas comme un ermite coupé du monde. Il est attentif aux événements, il prend soin de ce qui se passe autour de lui. Pour reprendre les premiers mots de la constitution pastorale Gaudium et Spes du concile Vatican II (1965) : les « joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de [son] temps » ne lui sont pas indifférents.

Cependant, on a l’impression que les paroles du Christ témoignent de bien peu de compassion envers les victimes de ce massacre et de cet accident. Au lieu de plaindre leur sort tragique, il se tourne vers ses auditeurs pour les appeler à la conversion. Or, c’est justement cet intérêt pour le prochain qui est le signe de la vraie bonté. La vraie compassion ne consiste pas à pleurer des personnes lointaines à qui je ne peux plus être d’aucune utilité, mais à aider les personnes qui sont proches de moi.

2. Ce passage de l’Évangile tourne autour de la relation entre crime et châtiment. Les gens qui entouraient Jésus étaient sans doute convaincus du lien de cause à effet qui reliait directement le péché de ces Galiléens à leur fin tragique. Eux, en revanche, pouvaient être tranquilles. Puisqu’il ne leur était pas arrivé malheur, cela signifiait qu’ils n’avaient aucun crime à se reprocher. Ils n’avaient pas besoin de conversion.

C’est justement pour cela que le Christ les interpelle : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que vous ? » Il leur montre que la relation entre crime et châtiment n’est pas mathématique, qu’on ne peut pas mesurer la culpabilité d’une personne selon la gravité des malheurs qui viennent le frapper.

Et moi ? Est-ce que je considère la justice divine comme un algorithme qui distribue automatiquement récompenses et châtiments ? Comme le passage de la guérison de l’aveugle-né (Cf. Jn 9, 1-3), ce texte de l’Évangile me fait comprendre que la souffrance ici-bas n’est pas la stricte rétribution du péché. Plutôt que d’y voir une punition divine, je dois la prendre comme un signe de la fugacité de la vie humaine et un appel à la conversion.

3. Dans la deuxième partie de l’Évangile d’aujourd’hui, la parabole du figuier stérile me donne des indications pratiques sur le temps de la conversion. D’abord, cette parabole réaffirme la patience de Dieu. Malgré ma stérilité chronique, il m’accorde du temps supplémentaire pour porter du fruit. Il me laisse encore une chance. Mais il ne renvoie pas non plus indéfiniment le moment de rendre les comptes. Il ne reste au figuier qu’un an, qu’une saison, qu’une occasion pour produire des fruits. Cela peut sembler sévère, mais ce serait oublier ce que toute l’Église proclame chaque jour, au début de la liturgie des Heures : « Aujourd'hui, ne fermez pas votre cœur (…) » (Ps 94). C’est aujourd’hui qui compte, demain sera trop tard. C’est aujourd’hui que je dois me convertir.

 

Dialogue avec le Christ

Prions avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (PN 5) :

Daigne m'unir à toi, Vigne sainte et sacrée

Et mon faible rameau te donnera son fruit

Et je pourrai t'offrir une grappe dorée

Seigneur, dès aujourd'hui.

Cette grappe d'amour, dont les grains sont des âmes

Je n'ai pour la former que ce jour qui s'enfuit.

Ah ! donne-moi, Jésus, d'un apôtre les flammes

Rien que pour aujourd'hui.

 

Résolution

Aujourd’hui, je réviserai mes résolutions de Carême.

 

Frère Benoît Terrenoir, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice.

Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. C’est la douceur et l’humilité du cœur de Jésus que nous désirons dans ce carême. La Parole réalise pour nous une lumière qui nous donne d’avancer. Jésus nous demande de considérer  notre situation actuelle dans notre marche vers Pâques. Quelles que soient nos difficultés dans lesquelles nous sommes, nous contemplons le regard d’amour bienveillant de Dieu posé sur nous qui portons le poids du jour. Dieu voit la misère dans laquelle nous nous trouvons, il connaît en vérité nos souffrances et il vient nous sauver. Des événements quotidiens douloureux comme l’affaire des Galiléens massacrés pendant le sacrifice, et ceux qui trouvent la mort dans l’effondrement de la tour font partie de notre vie ! Dans la Foi, nous savons que le Christ Jésus frappé au Calvaire est avec nous. Il nous donnera le sang de l’Eucharistie et l’eau du Baptême qui ont jailli de son cœur pour raviver notre vie. Aujourd’hui encore Dieu prend patience et il nous accompagne.

Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Jésus nous appelle à considérer notre manière de vivre pour qu’elle nous conduise vers une vie pleine et durable. Il nous dit, sans lien apparent et par deux fois, qu’il veut que nous entendions la Parole sans nous inquiéter pour sortir de la torpeur. C’est si important pour nous de nous réveiller, de nous reprendre, pour nous situer dans une communion nouvelle avec tous. C’est ensemble que nous nous convertissons au plein amour de Jésus. Dieu est là sans cesse au milieu de nous, il nous enveloppe de sa tendresse en nous prenant là où nous en sommes. Si nous lui remettons tout ce qui nous habite, il transforme notre vie et il se sert de notre chemin, si bouleversé qu’il soit, pour en faire une merveille d’amour. Alors tout va concourir à notre bien, à ce bonheur qu’il veut pour nous. Ce temps est un temps de délivrance que Dieu nous donne. Comme Jésus rencontre les personnes qui sont dans la détresse, aujourd’hui, nous rencontrons la misère du peuple de Dieu dans les hôpitaux psychiatriques, dans les hospices. Partout, dans l’exil de l’humanité où l’on est seul et manquant d’amour, Dieu est là, il agit.

"Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas." Il dit alors à son vigneron : "Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ?" Mais le vigneron lui répondit : "Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas." » Nous pouvons entendre la consolation que Jésus nous offre si nous sommes sur un chemin de conversion. Il voit la misère dans laquelle nous sommes. Dieu nous aide et il nous conduit, nous tend la main, il est toute patience envers ceux qui cherchent à marcher dans la lumière. Percevoir cette bonté nous appelle et nous encourage pour aller notre chemin. Dieu demande que nous nous convertissions et que nous demeurions délibérément sur son cœur afin de trouver la vie. Jésus travaille la terre de notre cœur pour qu’elle porte du fruit. Il veut que nous le regardions et que nous ayons confiance en lui. Si nous nous nourrissons aux sources de la vie qu’il nous donne, la vie jaillira et nous serons sauvés. Dieu alors nous enverra sauver notre peuple avec Lui.

 

Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu a vu la misère de son peuple au désert et qu’Il prend soin de nous.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

 

« Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir » : imiter la patience de Dieu

Frères bien-aimés, Jésus Christ, notre Seigneur et Dieu, ne s'est pas contenté d'enseigner la patience par des paroles ; il l'a aussi montrée par ses actes... À l'heure de la Passion et de la croix, que de sarcasmes outrageants entendus avec patience, que de moqueries injurieuses endurées, au point de recevoir des crachats, lui qui de sa propre salive avait ouvert les yeux d'un aveugle (Jn 9,6)...; de se voir couronné d'épines, lui qui couronne les martyrs de fleurs éternelles ; frappé au visage avec la paume des mains, lui qui décerne les palmes véritables aux vainqueurs ; dépouillé de son vêtement, lui qui revêt les autres de l'immortalité ; nourri de fiel, lui qui donne une nourriture céleste ; abreuvé de vinaigre, lui qui fait boire à la coupe du salut. Lui l'innocent, lui le juste, ou plutôt lui l'innocence et la justice mêmes, est mis au rang des criminels ; de faux témoignages écrasent la Vérité ; on juge celui qui doit juger ; la Parole de Dieu est conduite au sacrifice en se taisant. Puis, alors que les astres s'éclipsent, que les éléments se troublent, que la terre tremble..., il ne parle pas, ne bouge pas, ne révèle pas sa majesté. Jusqu'à la fin il supporte tout avec une constance inépuisable pour que la patience pleine et parfaite trouve son achèvement dans le Christ.


      Après quoi, il accueille encore ses meurtriers, s'ils se convertissent et reviennent à lui (cf Ac 3,19); grâce à sa patience..., il ne ferme son Église à personne. Ces adversaires, les blasphémateurs, les ennemis éternels de son nom, il ne les admet pas seulement au pardon s'ils se repentent de leur faute, mais aussi à la récompense du Royaume des cieux. Que pourrait-on citer de plus patient, de plus bienveillant ? Celui-là même qui a versé le sang du Christ est vivifié par le sang du Christ. Telle est la patience du Christ, et si elle n'était pas aussi grande, l'Église ne posséderait pas l'apôtre Paul.

Saint Cyprien (v. 200-258) évêque de Carthage et martyr

Les Bienfaits de la patience, 7 (trad. SC 291, p. 199 rev.)

 

 

 

http://levangileauquotidien.org

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

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Communiqué de levée de deuil partielle à Liège le 16 Mars 2019

 

 

Photo: Feu SINDAKIRA Bonaventure (1930-2019)

Vivant à Liège en Belgique, Monsieur GAHUNGU Mathias s’unit à son épouse  DUSABIMANA Jeanine  et à leurs enfants pour  porter à la connaissance des amis et connaissances qu’ils procéderont à la levée de deuil partielle du regretté SINDAKIRA Bonaventure, (Papa de Mathias, décédé au Burundi le 24 Février 2019).

Date : le Samedi 16 Mars 2019 à partir de 12h à Ans -Liège Belgique

Messe à 12h : dans l’Eglise Sainte Marie : Rue de l'Yser, 238 à 4430 Ans.

Mot de circonstance : dans la salle Sainte-Marie, Rue de l’Yser, 236 à 4430 Ans (à côté de l’Église).

La famille remercie tous ceux qui l’ont soutenue depuis la disparition du regretté ainsi que ceux qui se joindront à elle en cette circonstance.

Accès Eglise et Salle en Bus : A la place saint Lambert (Liège centre) prendre la ligne d'Autobus 12 direction Awans ou la ligne d'Autobus 175 direction Oreye,  arrêt Ans Eglise Du Plateau (+/-10 min.).

Contact :     GAHUNGU MATHIAS Tél 0487-553-994

                    DUSABIMANA Jeanine Tél 0484 – 824-298

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Evangile et Homélie du Dimanche 03 Mars 2019. Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

Lectures de la messe

Première lecture

« Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé » (Si 27, 4-7)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ;
de même, les petits côtés d’un homme
apparaissent dans ses propos.
    Le four éprouve les vases du potier ;
on juge l’homme en le faisant parler.
    C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ;
ainsi la parole fait connaître les sentiments.
    Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé,
c’est alors qu’on pourra le juger.

    – Parole du Seigneur.


 


 

Psaume 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)

Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d’annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits !

Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »


 

Deuxième lecture (1 Co 15, 54-58)

Frères,
au dernier jour,
    quand cet être périssable
aura revêtu ce qui est impérissable,
quand cet être mortel
aura revêtu l’immortalité,
alors se réalisera la parole de l’Écriture :
La mort a été engloutie dans la victoire.
    Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?

    L’aiguillon de la mort,
c’est le péché ;
ce qui donne force au péché,
c’est la Loi.
    Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire
par notre Seigneur Jésus Christ.
    Ainsi, mes frères bien-aimés,
soyez fermes, soyez inébranlables,
prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur,
car vous savez que, dans le Seigneur,
la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.

    – Parole du Seigneur.


 

Évangile (Lc 6, 39-45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 39-45)

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
    Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.

    Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
    Comment peux-tu dire à ton frère :
‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.

    Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;
jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
    Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ;
on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
    L’homme bon tire le bien
du trésor de son cœur qui est bon ;
et l’homme mauvais tire le mal
de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche,
c’est ce qui déborde du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 Fiche de liturgie adaptée aux enfants - dimanche 3 mars 2019

Accueil


Nous faisons ensemble un signe de croix. Chaque enfant peut dire son prénom pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Nous écoutons le même Evangile que les parents, et que les chrétiens du monde entier aujourd’hui. Il est préférable de lire l’Evangile dans un missel plutôt que sur une feuille volante. Les enfants peuvent venir en procession embrasser la Parole (le livre ouvert) après la proclamation de l’Evangile, en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! »)

Acclamation de l’Evangile selon saint Luc (6, 39-45)

Pistes de réflexion


Nous poursuivons le discours de Jésus qui fait suite au passage entendu dimanche dernier. Aujourd’hui cette série de trois mini paraboles est bien adaptée aux enfants. Les deux aveugles : les hommes ne peuvent pas s’en sortir tout seuls dans la vie, ils ont besoin d’un guide : La Parole de Dieu est une lumière sur notre route, Jésus est le bon berger et nous sommes ses brebis.

La paille et la poutre : c’est tellement plus facile de voir les défauts des autres que les siens ! Si chacun commence humblement à faire la vérité sur lui-même alors l’amour fraternel grandira.


On reconnaît un arbre à ses fruits : Jésus décode cette dernière petite parabole. L’arbre, c’est l’homme et ses fruits ce sont les paroles qui sortent de sa bouche. Si nous voulons dire des paroles justes et vraies, alors il faut que nous soyons profondément bons à l’intérieur. Jésus appelle chacun à se bonifier, à avoir bon coeur.


Si l’on reprend l’enseignement de Jésus, nous devons d’abord le reconnaître comme notre seul maître, sinon nous serions comme aveugles. Ensuite essayer d’enlever ce qui nous empêche de bien voir pour ne pas perdre de vue notre maître, et pour avoir un regard juste sur nous-mêmes et bienveillant sur les autres.

C’est alors que nous pourrons avoir de bonnes paroles et peut être enseigner les autres comme il est dit dans la première parabole : Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; une fois bien formé, chacun sera comme son maître.

 

http://diocese-frejus-toulon.com/Huitieme-dimanche-ordinaire-annee,10264.html



 

«L'homme bon retire les bonnes choses du bon trésor qui se trouve dans son cœur»

 

Aujourd'hui, il y a une soif de Dieu, une frénésie pour trouver un sens à notre existence et à nos propres agissements. Le boom de l'intérêt ésotérique le démontre, mais les théories auto-rédemptrices sont inutiles. A travers le prophète Jérémie, Dieu déplore que son peuple ait commis deux péchés: il L'a abandonné, Lui qui est la source des eaux vives, et il a creusé des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l'eau (cf. Jer 2,13).

Certains errent entre des pseudo-philosophies et des pseudo-religions – des aveugles qui guident d'autres aveugles (cf. Lc 6,39) – jusqu'à ce que découragés, comme Saint Augustin, grâce à leur propre effort et à la grâce de Dieu, ils se convertissent, car ils découvrent la cohérence et la transcendance de la foi révélée. Selon les paroles de Joseph Marie Escrivá : "Les gens ont une vision plate, terre à terre, à deux dimensions. Quand tu vivras dans une vie surnaturelle Dieu t'accordera la troisième dimension: la hauteur et, avec elle, le relief, le poids et le volume".

Benoît XVI a éclairé de nombreux aspects de la foi avec des textes scientifiques et des textes pastoraux remplis de suggestions, comme sa trilogie "Jésus de Nazareth". J'ai observé que beaucoup de personnes qui ne sont pas catholiques se tournent vers ses enseignements (et ceux de Jean-Paul II). Ceci n'est pas un hasard car il n'y a pas de bon arbre qui donne de mauvais fruits, il n'y a pas de mauvais arbre qui donne de bons fruits (cf. Lc 6,43).

L'œcuménisme pourrait avancer à grands pas s'il y avait plus de bonne volonté et plus d'amour de la Vérité (il y a beaucoup de gens qui ne se convertissent pas en raison de préjugés et d'entraves sociales, qui ne devraient en aucun cas être un frein, mais qui le sont). Quoi qu'il en soit, rendons grâce à Dieu pour ces cadeaux (Jean-Paul II n'hésitait pas à affirmer que le Concile Vatican II est un grand cadeau de Dieu pour l'Église du XXème siècle); et demandons l'Unité, la grande intention de Jésus-Christ, pour laquelle Il a Lui-même prié durant la Cène.

 

+ Abbé Johannes VILAR (Köln, Allemagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

Seigneur, je viens aujourd’hui me mettre en ta présence, me mettre à l’écoute de ta Parole, pour que ta Parole agisse en moi et fasse son œuvre.

Je t’offre ce moment de prière pour toutes les personnes dans l’Église et dans le monde qui ont besoin de réconfort, de ta grâce, de ta lumière.

 

Demande

Ouvre tout mon être, Seigneur, à l’intelligence des Écritures et dilate mon cœur pour recevoir les dons de ton amour.

 

Réflexion

1. Cet Évangile que tu nous proposes aujourd’hui nous invite à la conversion, une conversion qui est profondément personnelle, dans le sens où c’est moi que Dieu appelle à convertir. Ce n’est pas à moi de « réclamer » ou « d’exiger » la conversion des autres. C’est moi qui suis aveugle, c’est moi qui ai une poutre dans l’œil ; c’est à moi que Dieu demande si mon arbre porte du fruit et quels bons fruits.

2. « Car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

Dieu m’invite à être attentive à mes paroles, mes commentaires, mes réactions pour convertir mon cœur.

La première lecture d’aujourd’hui de Ben Sira le Sage éclaire les mêmes idées, le même désir de Dieu : « Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ; de même, les petits côtés d’un homme apparaissent dans ses propos. » Et encore : « Le four éprouve les vases du potier ; on juge l’homme en le faisant parler. » Et il unit aussi l’idée des fruits avec ce qui sort de notre bouche : « C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ; ainsi la parole fait connaître les sentiments. »

Seigneur, scrute toi-même mes paroles, mes commentaires, mes sentiments. Illumine-les en moi. Convertis mon cœur !

3. La deuxième lecture nous parle de ce qui est impérissable. « Quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable (…) » Ce qui est impérissable c’est lorsque mon cœur se laisse emplir de l’amour de Dieu, des sentiments de Dieu envers les circonstances, envers les autres, envers moi-même. C’est l’amour de Dieu qu’il y a dans nos cœurs qui est impérissable. C’est l’amour de Dieu qui transforme petit à petit, patiemment, nos paroles, nos sentiments, nos jugements, nos impatiences, nos contrariétés.

« Soyez fermes, soyez inébranlables, prenez part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur. » Cette œuvre, c’est la conversion qu’il est en train de réaliser peu à peu, jour après jour, en mon cœur. « Vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue. »

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu as illuminé ma conscience, tu as scruté par ton Esprit Saint mes jugements, mes ressentiments, mes faux raisonnements. Accorde-moi par ton même Esprit de me laisser transformer et de laisser dominer en mon cœur l’amour. C’est toi qui opères ma conversion, j’ai confiance en toi et je t’aime.

 

Résolution

Je serai plus présent à l’amour de Dieu en mon cœur qu’à toutes mes pensées et sentiments négatifs.

 

Céline Cochin, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?

Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Nous avons été baptisés dans le Christ. Le baptême nous donne le don très étonnant de la foi. Parce que nous vivons de la foi, nous sommes devenus une créature nouvelle. Demeurer dans le Christ Jésus est nécessaire pour porter un bon fruit, une lumière pour le monde. "Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître." Celui qui a cheminé dans l’aridité des jours et dans les difficultés de la fidélité est capable de montrer la route. Pour avancer dans les combats de la vie, nous avons besoin de la présence de Jésus. Il continue sa Mission en chacune de nos vies. Nous goûtons la joie de nous retrouver dans la foi pour célébrer Jésus. Nous sommes plongés dans un monde où croire n’est pas chose facile. Nous faisons l’expérience de nos différences. Vivre de la foi, c’est être transformé fondamentalement comme Marie qui a été transformée par sa foi. Marie a vécu de la foi en la Parole vivante de Dieu. Elle a permis à Dieu de faire une avancée dans notre monde. Jésus se révèle en elle par son œuvre d’amour. Elle s’est laissé guider par Dieu qui chaque jour l’a rejoint. Grâce à son oui, Dieu continue son œuvre de révélation d‘Amour en nous. Mais déjà la première communauté chrétienne nous signale les difficultés des croyants.

Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Cet interdit posé par Jésus est difficile à vivre parce que celui qui a une poutre dans l’œil est aveugle et ne voit plus rien. Cette parole de Jésus définit l’exigence personnelle nous invitant à ne pas accabler de reproches nos frères. Jésus nous demande de faire un travail de connaissance de soi. Ne pas projeter sur l’autre ses propres opinions, pour vivre en amitié, il nous faut l’accueillir et l’écouter d’abord. C’est une disponibilité intérieure qui écarte ce qui nous empêche de voir la réalité. La parole qui naît alors est une parole qui construit, elle naît de la bonté du cœur. Cette bonté est souvent acquise au prix de la souffrance. En effet, celui qui a souffert a appris à connaître ses limites il s’est libéré de toute arrogance. Il a enlevé ce qui l’empêchait de voir clair. Ce qu’il sait, il le dit avec humilité et sans dureté.

Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Pour comprendre ce que Jésus nous dit aujourd’hui, nous revenons aux saints qui nous ont marqués et qui nous ont formés. C’étaient des personnes qui nous ont marquées quand nous avions besoin d’une parole de vérité. Souvent, c’étaient ceux qui avaient souffert, ceux qui avaient mûri dans l’épreuve et appris à vivre une bonté nouvelle. Ils sont devenus une image de Jésus qui se donne à nous. Les visages de bonté qui nous ont aidés dans la vie sont des présences de Dieu dans notre vie. Marie est dans une disponibilité totale, elle n’a plus aucune prévision. Elle est dans une pauvreté tout à fait radicale, elle ne peut plus s’appuyer que sur son Dieu en qui elle fait confiance. Quand Marie reçoit Jésus dans sa foi, elle met en œuvre tout son être pour recevoir l’amour. C’est véritablement l’amour du cœur de Marie qui est le déclenchement de sa foi. C’est parce que Marie aime Dieu qu’elle peut mettre toute sa foi en lui. Et mettant toute sa foi en lui, elle va le recevoir dans cet amour dans lequel s’enracine sa foi. À partir de ce moment, c’est sa Foi qui va devenir la lumière qui va éclairer sa vie. L’Esprit Saint fait de nous des êtres au cœur empli de bonté. A la suite de Jésus, nous sommes soucieux de promouvoir la liberté et la dignité humaine. Dieu fait homme n’est pas venu dans la splendeur mais il est venu par un chemin d’humanité vraie, dans l’amour de tous. Il est le lieu de l’amour du Père, il est son Fils.

 

Demandons la grâce d’entrer dans ce mystère de Jésus reçu par Marie. Et pour devenir ce bon arbre dont les racines sont immergées dans les Sources d’eau vives, nous demandons cette disponibilité de cœur de Marie.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

Saint François de Sales (1567-1622)

évêque de Genève et docteur de l'Église

Introduction à la vie dévote, I, ch. 3 (bréviaire : 24/01 ; français modernisé)

 

« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »

 

Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune « selon son genre » (Gn 1,11) : ainsi commanda-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, chacun selon sa qualité et vocation. La dévotion, la vie chrétienne, doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier... Serait-il à propos que l'évêque voulût être solitaire comme les chartreux ? Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les capucins, si l'artisan était tout le jour à l'église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l'évêque ? Cela ne serait-il pas ridicule, déréglé et insupportable ? Cette faute néanmoins arrive bien souvent... Non, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie ; elle perfectionne tout... « L'abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les abîmer », les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées. La vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d'affaires, mais au contraire elle les orne et embellit... Le soin de la famille en est rendu paisible, l'amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d'occupations plus suaves et amiables. C'est non seulement une erreur mais une hérésie, de vouloir bannir la dévotion de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés... Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite.

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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