Homélie de Mgr Jean-Pierre Delville, allocutions d'installation des sœurs clarisses à Cornillon, le 8 octobre 2017

Chers Frères et Sœurs, chers Sœurs Clarisses,

C’est une grande joie pour moi et pour vous tous de célébrer aujourd’hui l’installation des sœurs clarisses ici à Cornillon en la solennité de saint François d’Assise. Nous célébrons comme un don de Dieu ce moment privilégié. C’est un don de Dieu que de recevoir la vocation à la vie religieuse. C’est un don de Dieu pour la ville de Liège que de recevoir la communauté des sœurs clarisses, qui a été fondée par sainte Claire d’Assise (1193-1253), une exacte contemporaine de sainte Julienne de Cornillon (1192-1258). La communauté fondée en 1930 à Hannut a fondé la communauté de Bujumbura au Burundi en 1962, et celle-ci a envoyé chez nous une partie de la communauté, qui s’est installée à Avernas en 2002, et qui s’installe en partie dès aujourd’hui, ici à Cornillon. Elle succède ici à la communauté des carmélites, qui a assuré le service de la prière pendant 157 ans et que je remercie de tout cœur.

Dans le cadre de la société actuelle, la vie religieuse est un défi. Les religieuses vivent la pauvreté, la communauté et la chasteté ; la pauvreté est un antidote à la recherche de richesses, la communauté est un défi face à l’individualisme et la chasteté est un défi face aux dérives de la sexuelle et affective. Par cette discipline de vie, les sœurs vivent l’amour en profondeur et le partagent autour d’elles. Elles se donnent entièrement à Dieu. Elles réalisent cette phrase que saint Paul disait aux Philippiens (Ph 4,7) : « La paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre cœur et votre pensée dans le Christ Jésus ». La paix de Dieu, c’est le salut que Dieu nous offre. C’est la paix dans le cœur, c’est la paix dans le monde et c’est la paix dans la vie éternelle. Nous avons tous besoin de cette paix. Les sœurs clarisses prient pour la paix dans les cœurs et la paix dans le monde. La prière des religieuses ouvre les cœurs à l’action de Dieu. Dans notre ville, on a besoin de la paix dans les cœurs ; dans d’autres villes du monde, on a besoin aussi de la paix dans la vie civile. Sainte Claire d’Assise était sensible à la paix dans le monde : quand les troupes de l’empereur Frédéric II assiégeaient la ville, un commando s’en est pris au monastère des clarisses. Les sœurs risquaient toutes d’être exécutées ; alors sainte Claire est allée à la rencontre des soldats en montrant le Saint-Sacrement qu’elle tenait en main. Et devant l’eucharistie portée par cette femme, les troupes de l’empereur ont rebroussé chemin et laissé le monastère intact et les sœurs indemnes. Depuis lors, on représente sainte Claire comme une religieuse tenant en main un ostensoir avec l’eucharistie.

Cela fait qu’on la confond parfois avec sainte Julienne de Cornillon. Celle-ci est bien connue pour avoir promu la fête du Saint-Sacrement : c’est pourquoi on la représente aussi avec le Saint Sacrement en mains. Les deux femmes ne se sont jamais connues, mais elles se rejoignent dans leur amour pour l’eucharistie et donc pour le Christ. C’est donc une chose merveilleuse que les sœurs de sainte Claire s’installent dans la maison où vivait sainte Julienne. L’eucharistie, c’est le Christ ressuscité qui se donne à nous en communion. Par l’eucharistie notre vie est branchée sur le Christ. Grâce à l’eucharistie, notre vie est rendue fraternelle. Grâce à l’eucharistie, nous formons un nouveau peuple de Dieu, comme le dit Jésus en conclusion de l’évangile que nous venons d’entendre : « Le royaume de Dieu sera donné à un peuple qui lui fera produire du fruit » (Mt 21, 43).

Chers Frères et Sœurs, ce peuple, c’est vous ! Chacun de vous avec sa vocation propre fait partie de ce peuple à qui est confié le Royaume de Dieu. C’est pourquoi Cornillon est un sanctuaire, un sanctuaire du peuple de Dieu qui produit du fruit. Ce monastère est un lieu de rayonnement, nourri à la spiritualité de saint Julienne et, à partir d’aujourd’hui, à la spiritualité de sainte Claire, et plus largement à la spiritualité de l’eucharistie et du corps du Christ. Il est important que chacun puisse se retrouver accueilli ici et soit nourri à cette spiritualité du corps du Christ. Cela fait partie du projet qui se développe dans cette maison.

Ce projet va à contre-courant d’une mentalité courante, la mentalité du chacun-pour-soi. C’était la mentalité des vignerons homicides dont nous parle Jésus dans la parabole que nous venons d’entendre dans l’évangile (Mt 21, 33-43). La mentalité du chacun-pour-soi a poussé ces vignerons à garder pour eux les fruits de la vigne. Or le bonheur pour l’homme, c’est de pouvoir partager ce qu’il fait, ce qu’il produit. C’est cela le royaume de Dieu. Mais souvent la vie va dans l’autre sens et on agit comme les vignerons homicides, on garde tout pour soi ; cela débouche sur la violence et sur le meurtre. Cette logique du mal n’aura pas le dernier mot : « la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue pierre d’angle », dit Jésus, en faisant allusion à sa propre situation, à sa mort et à sa résurrection. Et grâce à lui, un peuple de Dieu pourra donner du fruit au Royaume de Dieu.

Telle est notre mission, Frères et Sœurs, telle est la mission des sœurs clarisses, telle est la mission de ceux qui s’engagent pour dynamiser cette maison, telle est la mission de tous les sympathisants venus aujourd’hui, telle est la mission de notre Église locale, dans la vigne de l’Église de Liège ! Prions le Seigneur pour qu’il nous inspire dans cette mission, qu’il nous donne l’esprit qui animait saint François d’Assise et sainte Claire et qu’il nous fasse produire du fruit dans son royaume qui au milieu de nous. Amen ! Alleluia !

Allocution de Marc Fichers, Hannutois et ami des Clarisses
Accueil des clarisses de Hannut-Bujumbura

Merci de me donner l’occasion de vous présenter les Sœurs Clarisses de Hannut.

L’Origine de la famille des Clarisses
C’est en 1206, que François, Fils d’un riche marchand d’Assise, quitte ses projets ambitieux, ses rêves de grandeur, pour devenir le serviteur du Christ et de l’Église, en vivant totalement l’Évangile.
Claire, jeune fille de la noblesse d’Assise, désireuse de se donner à Dieu, et touchée par la conversion de François, décide en 1212, à l’âge de 18 ans, de tout quitter, par amour de son Seigneur, pour suivre le Christ pauvre et humble, traçant ainsi un chemin de simplicité, de pénitence et de joie.
Les Franciscains et les Sœurs Clarisses étaient nés à l’époque de Sainte Julienne de Cornillon.
Depuis 800 ans les sœurs clarisses vivent une vie de communauté qui s’organise autour du travail de leur mains : la fabrication des hosties, une pauvreté radicale, une profonde humilité et la confiance totale dans la Providence divine.

Histoire de la fondation du monastère des Clarisses de Hannut-Bujumbura
Il faut remonter en 1471, date à laquelle est fondé le Monastère de Chambéry, qui fondera Grenoble, qui fondera en 1891 le monastère de Bordeaux.

En 1901 les sœurs du monastère de Bordeaux sont expulsées de France et trouvent refuge en Belgique à Mons où elles fondent un premier monastère.
C’est de Mons qu’arrivent les premières sœurs clarisses à Hannut le 16 juillet 1930. Cela fait donc 87 ans que nous avons la chance d’avoir de sœurs clarisses Hannut.
Contemplatives elles sont un foyer de prière, depuis 87 ans sur le plateau de Hesbaye elles soutiennent, réconfortent et aident toutes les personnes qui ont recours à elles et cela de la plus belle façon qui soient par la prière. En 1962 répondant à un souhait de fonder en Afrique les sœurs Marie-Françoise, Marie-Agnès et la sœur d’origine burundaise Claire-Marie se rendent à Bujumbura au Burundi pour y fonder un monastère.

La Providence a accompagné les sœurs pour fonder au Burundi car malgré les guerres et les conflits la présence des sœurs clarisses au Burundi ne s’est jamais arrêtée. Elles y ont même un très grand rayonnement : de nombreuses vocations sont nées au sein de la communauté. Fin des années 90 des sœurs clarisses du Burundi reviennent vers le monastère fondateur de Hannut.
Et en 2002, elles s’établissent rue de Villers le peuplier pour fonder une première communauté avant que la fabrique d’église d’Avernas ne leur cède le presbytère qu’elles occupent depuis bientôt 15 ans. Elles y cultivent un jardin et en y mènent une vie de prière et d’accueil.
S’il fallait qualifier les sœurs clarisses de Hannut je dirais : calme, sourire, attention, prière, simplicité, accueil, vie communautaire, confiance en notre Seigneur, adoration. Mais le Seigneur ne voulait pas que les sœurs clarisses s’arrêtent à Hannut, c’est au cœur de la ville de Liège qu’elles ont été appelées à fonder, elles sont maintenant 6 ici à Cornillon mais d’autres vont encore venir du Burundi pour continuer dans la prière à adorer Jésus eucharistie.

Rendons grâce à Dieu d’avoir fait en sorte que le monastère de Cornillon continue à accueillir une communauté des sœurs contemplatives. Oui le Saint Sacrement si cher à Sainte Julienne continuera d’être adoré ici en ce monastère. Beni sois tu Seigneur.

Allocution de Jacques Galloy
Administrateur de l’ASBL Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon

Avant d’évoquer l’avenir ce haut-lieu spirituel et patrimonial, permettez-moi de vous donner quelques nouvelles des chères soeurs carmélites. Trois d’entre elles ont décidé de rejoindre une maison de repos, à Banneux ou dans le Hainaut, d’autres ont opté pour la poursuite de la vie carmélitaine au sein d’une communauté de soeurs, à Floreffe ou à Argenteuil. Ces départs ne sont pas toujours simples à vivre et elles resteront pour toujours associées à ce sanctuaire où elles ont tant prié et accueilli.

Le projet de re-développement du sanctuaire progresse bien et s’articule autour de 3 pôles.

Le monastère, pôle de vie contemplative

La pierre angulaire du projet est la fondation du monastère des Clarisses de Hannut-Bujumbura, qui animeront la vie spirituelle de Cornillon, fabriqueront les célèbres hosties, et développeront également le petit élevage et la culture. Elles recevront les traditionnels œufs offerts à sainte Claire.

Le sanctuaire, pôle d’accueil et de pèlerinage

L’objectif est de redynamiser la vie spirituelle du lieu et de promouvoir la fête du saint Sacrement, notamment par le biais de visites de groupes, d’écoles et d’un musée sur le thème du pain et du vin consacrés. Ce pôle développera l’accueil et l’animation du sanctuaire de sainte Julienne. Une petite hôtellerie de 4 chambres et 12 lits accueillera les pèlerins et aussi les randonneurs du chemin de saint Jacques de Compostelle ou de la Via Mosana. Une attention particulière sera accordée aux personnes pauvres du quartier et de la ville pour qu’elles puissent y prier et se sentir accueillies dans cette église. Enfin, un accueil de groupes est également prévu pour participer à l’animation spirituelle ou de visites d’enfants qui se préparent par exemple à leur première communion. Un espace didactique ou un musée sera créé avec des vitrines, des objets et des panneaux didactiques sur l’histoire de Sainte Julienne et sur la Fête-Dieu dans le monde.

La vie de laïcs, pôle « béguinage contemporain »

L’objectif est de permettre à des personnes de vivre dans un lieu de sérénité et de prière. Le sanctuaire va développer un nouveau béguinage contemporain, projet immobilier qui va contribuer à la revitalisation des quartiers d’Amercoeur et de la Chartreuse. Liège est un des berceaux des béguinages, attestés dès 1173 et initiés par le prêtre liégeois Lambert le Bègue, en contrebas de Saint-Martin et près de l’actuel boulevard de la Sauvenière. L’immobilier représente 8 unités de logements pour, chaque fois, entre 1 et 4 habitants, permettant d’accueillir au total environ 18 habitants. Le critère privilégié serait des locataires, principalement laïcs, adhérant au projet et à l’esprit d’un béguinage contemporain avec une grande autonomie. Les demandes de permis sont en cours d’introduction et les travaux débuteront bientôt. Les premiers appartements devraient être disponibles pour la Fête-Dieu 2018, soit en juin 2018.

Allocution du père Patrick Bonte, de l’ordre des croisiers
Vicaire épiscopal pour la vie consacrée du diocèse de Liège

Chères Sœurs Clarisses, chères Sœurs carmélites, chères Sœurs et frères contemplatives ainsi que tous les baptisés qui ont la fibre contemplative, continuez à nous interpeller par votre vie et par le temps que vous prenez pour prier.

Continuez à nous encourager, nous, Peuple de Dieu à prendre du temps pour le Seigneur : à l’adorer et à écouter sa Parole afin que nous puissions nous aussi faire l’expérience d’avoir un cœur tout brûlant à la suite des disciples d’Emmaüs et de tant de disciples de Jésus-Christ.

Continuez à nous encourager à prier le Père, Jésus Christ et l’Esprit-Saint qui est là dans le secret.

Que sainte Julienne et sainte Claire continue à intercéder pour que ce lieu reste un lieu de prière, d’adoration, un pôle de vitalité religieuse pour notre diocèse et pour l’Eglise universelle.

Source: http://liegefetedieu.be

 

  

 

 

 

 


La chorale CSFA a animé la messe d'accueil des Sœurs Clarisses belgo-burundaises à Cornillon - Liège, le 8 octobre 2017

 

Événement historique à Liège ce dimanche 8 octobre 2017  : les sœurs clarisses, dont l’ordre a quitté la ville en 1797, suite à la Révolution et à la suppression des ordres religieux, ont pu revenir et s’installer au monastère de Cornillon. Ce dimanche, l’église de Cornillon était pleine à craquer pour accueillir ces clarisses dont la moyenne d’âge est d’environ 35 ans. Des habitants du quartier, des amis burundais et du sanctuaire de sainte-Julienne ont participé à cette belle fête.

Sous l’ancien Régime, il y avait une communauté de clarisses Place Sainte-Claire (actuellement rue des Anglais), fondée en 1488 ; et une communauté installée Rue des Clarisses, fondée en 1606. C’est dans une ambiance de fête que les sœurs clarisses ont été installées dans la foulée de la fête de saint François d’Assise. Les clarisses en effet ont été fondées par sainte Claire d’Assise (1193-1253), dans la ligne du mouvement franciscain. L’installation a été faite par Mgr Jean-Pierre Delville, en présence de trois autres évêques : Mgr Aloys Jousten, évêque émérite ; Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur, et Mgr Jérôme Gapangwa, évêque émérite d’Uvira. Le P. Patrick Bonte, vicaire épiscopal pour la vie consacrée, organisait la célébration, car il a été l’artisan de l’installation des clarisses. La communauté clarisse qui a commencé en 1930 à Hannut a fondé la communauté de Bujumbura au Burundi en 1962. Celle-ci a envoyé en Belgique une partie de la communauté, qui s’est installée à Avernas en 2002, et qui s’installe en partie dès aujourd’hui, à Cornillon. Elle succède à la communauté des carmélites, qui a assuré le service de la prière pendant 157 ans.

Comme l’a dit Mgr Delville dans son homélie : « Sainte Claire est une exacte contemporaine de sainte Julienne de Cornillon (1192-1258). Celle-ci est bien connue pour avoir promu la fête du Saint-Sacrement: c’est pourquoi on la représente aussi avec le Saint Sacrement en mains. Les deux femmes ne se sont jamais connues, mais elles se rejoignent dans leur amour pour l’eucharistie et donc pour le Christ ».

L’évêque a remercié aussi le groupe de laïcs qui épaule les sœurs et qui va organiser l’accueil dans le monastère dans le sens d’un béguinage contemporain avec des logements et un espace d’accueil. Ainsi le monastère deviendra aussi un sanctuaire populaire dédié à la vénération de l’eucharistie, le corps du Christ. L’ouverture au monde se manifeste aussi par la grande présence des Burundais à la célébration, en particulier par leur chorale et par leurs familles ; leur enthousiasme et leur foi étaient communicatifs et invitent à la fraternité universelle.

Source: http://liegefetedieu.be

 

  

 

 

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Des Clarisses belgo-burundaises « Hannut-Bujumbura » succéderont bientôt aux Carmélites du sanctuaire de Cornillon


Un grand changement s’annonce au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon. Des Clarisses  succéderont bientôt aux Carmélites et un béguinage contemporain y sera développé.

Le sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon, à la porte orientale de la Cité ardente, est précisément le lieu où Julienne, grande figure féminine liégeoise médiévale et instigatrice de la célébration de la Fête-Dieu, fut directrice du grand hôpital de la cité ardente au Moyen-Âge. La léproserie de Cornillon est attestée dès 1176.  Il abrite actuellement le carmel de Liège. Mais après 157 années de présence active et contemplative dans ce haut-lieu spirituel, les Carmélites de Cornillon vont céder leur monastère aux Clarisses, une autre famille de religieuses contemplatives fondée par sainte Claire d’Assise.

Déterminées à vivre leur vocation au Carmel pour l’Église et le monde, comme le désirait leur mère sainte Thérèse d’Avila, ces religieuses ont compris, en dialogue avec leurs supérieurs, qu’elles n’étaient plus dans les conditions normales pour y correspondre : trop de différences d’âges et de soucis de santé, combinés à un manque de vocations. La décision a été prise de suivre un chemin inattendu : la fermeture de leur cher Carmel. Elles vont rejoindre d’autres carmels ou des maisons de repos.

Ce sont les clarisses du monastère de « Hannut-Bujumbura » , déjà présentes et très appréciées dans le diocèse de Liège, qui leur succéderont. Les similitudes entre sainte Julienne et sainte Claire sont nombreuses, comme par exemple les années de naissance, 1192 et 1194. Elles sont aussi représentées de manière similaire, chacune tenant en main un ostensoir avec l’eucharistie : en effet, pour chacune des deux, la communion au corps du Christ, l’eucharistie, était au cœur de leur spiritualité. Elles poursuivront d’ailleurs la fabrication de plus de deux millions d’hosties par an pour le diocèse de Liège et au-delà.
A noter également que la plupart de ces religieuses belgo-burundaises habitent en Belgique depuis les évènements de 1994 et leur couvent de Bujumbura fut co-fondé par deux clarisses liégeoises: Mère Marie-Agnès Baré et mère Marie-Françoise Wagelmans.
Lors de l’annonce à la presse de ces changements, le père Patrick Bonte, osc, commissaire apostolique du Sanctuaire de Cornillon, a tenu à souligner « la longue tradition de prière et d’accueil des pauvres à Cornillon » et à remercier vivement les carmélites pour leur présence au cœur de la ville depuis 1860. « Comme elles, nous regrettons le manque de vocations et de ressources humaines suffisantes pour pérenniser leur présence », a relevé le père Bonte. Tout en se réjouissant, comme les carmélites, de l’arrivée d’une partie de la jeune communauté des sœurs clarisses du couvent de Hannut.

Béguinage contemporain

En outre, le sanctuaire va développer un nouveau béguinage contemporain. Liège va ainsi renouer avec une très ancienne pratique. La Cité ardente est en effet un des berceaux des béguinages, attestés dès 1173 et initiés par le prêtre liégeois Lambert le Bègue, en contrebas de Saint-Martin et près de l’actuel boulevard de la Sauvenière. Ce béguinage nouveau accueillira des laïcs et des familles répartis dans huit unités autonomes de logement. Ils associeront un beau cadre de vie sécurisée tout en participant, modestement et à leur mesure, au renouveau de ce haut-lieu spirituel. Selon Jacques Galloy, chargé du projet de re-développement, ce projet immobilier va contribuer à la revitalisation des quartiers d’Amercoeur et de la Chartreuse. Jacques Galloy a aussi précisé que la chapelle médiévale où pria sainte Julienne « restera un grand poumon spirituel au cœur de la ville et un petit vignoble sera replanté sur les coteaux pour illustrer l’attachement du sanctuaire à la célèbre fête du corps – hosties – et du sang – le vin – du Christ ».
Un comité est en train de se mettre en place pour porter ce renouveau de ce haut-lieu de spiritualité et d’hospitalité.

P.G./Diocèse de Liège

Source: http://www.cathobel.be

Nos Evêques catholiques se réjouissent: le cours de religion/morale ne sera pas supprimé complétement dans nos ecoles belges!

Il suffit de rentrer les mots clés "suppression cours religion" dans le moteur de recherche Google pour se rendre compte que certains politiques veulent une suppression pure et simple de ce cours dans nos écoles belges. Voici un extrait d'un article imprunté à http://www.7sur7.be (2015):

" La ministre en charge de l'Education en FWB, Joëlle Milquet, a rejeté mardi les appels politiques en faveur d'une suppression des cours de religion à l'école, après les attentats sanglants de Paris. [...]

Dans un communiqué de presse, les FDF plaidaient  pour la suppression complète des 2h  de religion/morale assurées dans les écoles, et leur remplacement par un cours de philosophie et de citoyenneté. Pour le parti amarante, il s'agissait de "traiter les problèmes à la racine" et de pallier, grâce au remplacement des cours de religion, l'"absence auprès des jeunes de valeurs liées au vivre en commun, un manque de connaissance des croyances de l'autre, une difficulté manifeste de dialogue". Dans un communiqué distinct, les eurodéputés PS Marc Tarabella et Hugues Bayet appuyaient eux aussi cette idée de substitution. [...] L'accord de majorité PS-cdH bouclé l'été dernier prévoit, à partir de 2016, de progressivement remplacer une de deux heures de cours de morale ou religions données aujourd'hui dans les écoles du réseau officiel par une heure de cours d'éveil à la citoyenneté". Source : http://www.7sur7.be

En conclusion, pour le moment, 1h de religion est gardé et nos Evêques se réjouissent en ces termes dans une lettre adressée aux parents concernant les cours de religion: « […] nous nous réjouissons du fait que le cours de religion catholique soit toujours proposé dans les écoles. En effet, supprimer le cours de religion catholique signifierait reléguer les convictions religieuses à la seule sphère privée, ce qui, pour un Etat démocratique, serait un appauvrissement. Garder un cours confessionnel de religion, c’est inciter chaque religion à se présenter de manière cohérente et pédagogique ; c’est encourager les enseignants et les élèves à s’ouvrir à un esprit critique et à développer une pensée libre ; permettre d’entrer dans une culture de débat avec d’autres convictions religieuses ou laïques ; apprendre à argumenter de manière rationnelle pour présenter un point de vue personnel et enfin, favoriser un meilleur vivre-ensemble. On évite ainsi d’entrer dans la spirale des fondamentalismes et des replis identitaires. »

Pour lire l'intégralité de cette lettre de nos évêques francophones aux parents voir http://www.cathobel.be ou cliquer ici:

 

 

 

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26 mai 2016

Fête du Saint Sacrement ou « Fête-Dieu » Dimanche le 29 Mai. Une grande procession à Liège et à Rome le jeudi 26 Mai 2016


 


 

 

Cette fête a été instituée au Moyen-âge pour commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l’eucharistie. Les processions de cette fête appelée autrefois « Fête-Dieu » apparaissent à la fin du XIIIe siècle. Pendant la procession, le prêtre portait l’Eucharistie au milieu des rues tapissées  de roses par les enfants. Célébrée pour la première fois dans le diocèse de Liège en 1247, étendue à l’Église universelle en 1264 par le pape Urbain IV, mais c’est surtout au siècle suivant qu’elle fut mise en œuvre par deux autres papes français : Clément V († 1314) et Jean XXII († 1334).

 

La fête du Corps et du Sang du Christ – populairement nommée « Fête-Dieu » – est une solennité d'origine liégeoise. Elle est née au XIIIe siècle de l'inspiration de trois femmes : sainte Julienne de Cornillon, épaulée par ses amies, la bienheureuse Eve de Saint-Martin et Isabelle de Huy. Pour cette année 2016 les festivités ont commencé à Mardi 24 Mai 2016 à la Cathédrale Saint Paul de Liège elles se poursuivront jusqu'au Dimanche.

Selon le calendrier catholique, la Fête du Saint-Sacrement  a lieu le 2e dimanche après la Pentecôte (célébrée le 15 Mai dernier). Par conséquent, pour cette année 2016, cette Fête  aura lieu le Dimanche 29 Mai 2016. Tout comme le Mystère de la Sainte Trinité que nous avons célébré dimanche 22 Mai, l'Eucharistie est aussi un des mystères  les plus étranges. Nous pouvons dire que ces deux mystères sont les plus mystérieux qui soient. Le dimanche passé,   nous avons essayé de comprendre comme Saint Augustin ce que veut dire la Trinité: un seul Dieu en trois Personnes.  Et maintenant comment comprendre que ce morceau de pain et ce vin deviennent le corps et le sang du Christ livré pour nous ? Comme les saints et saintes dévoué(e)s à l'eucharistie partons à la recherche de la réponse en contemplant, en faisant des neuvenes et des processions à la suite du Saint-Sacrement dans nos paroisses.

 

La majorité des membres de la Chorale CSFA vivent à Liège. Si vous vivez à Liège ou aux environs il y a une Eucharistie et une grande procession le soir du Jeudi 26 Mai.  Voici le programme complet emprunté sur le site du Diocèse de Liège: (http://liege.diocese.be)

 

 

 

 

Adaptée

 

 

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avec le site du Diocèse de Liège (http://liege.diocese.be)
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