Les méfaits de la langue, de la même bouche sortent bénédiction et malédiction: chronique de Mgr Jean-Michel di Falco!

Les chroniques de Mgr Jean-Michel di Falco sont diffusées toutes les semaines sur le site internet du diocèse de Gap et d’Embrun. Dans sa récente chronique du dimanche 29 mai 2016, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle de l'usage des réseaux sociaux pour nuire et propager des rumeurs, des ragots et de la calomnie.

 

Chronique de Mgr Jean Michel di Falco Léandri - Langue

(source vidéo et texte: http://www.diocesedegap.fr/).

Bonjour,

Les nouveaux moyens de communications tels que Twitter, Facebook, et tant d’autres réseaux sont des instruments qui nous relient les uns aux autres et une plate-forme où chacun peut prendre la parole qui n’est plus alors réservée à quelques privilégiés. Et c’est un bien. Mais, le revers de la médaille c’est que ces mêmes instruments sont aussi devenues de véritables vide-ordures où chacun, souvent sous-couvert d’anonymat peut cracher son venin sur les uns et sur les autres. Les professionnels des rumeurs, des ragots et de la calomnie ne rejoignaient autrefois qu’une poignée de personnes de leur entourage, c’était un moindre mal, aujourd’hui leur malfaisance parvient jusqu’aux extrémités de la terre.

On a dit souvent que le Moyen-Âge était une époque de barbares. Peut-être. Mais pas sur tous les plans. Un livre sorti il y a quelques années aux éditions du Cerf parlait des « péchés de la langue » dans la culture médiévale. Il y était question de discipline des mots, de la garde de la langue, de l’importance du silence, de vérité, d’honnêteté, de discernement, de la parole juste. On y évoquait le murmure, le mensonge, la rumeur, la calomnie, la médisance, l’injure, la flatterie, l’adulation, la rétractation, l’ironie, la jactance, les propos oiseux qui n’ajoutent rien à la pensée. On y voyait exposé toute une série de termes ciselés pour exposer tous les bienfaits et les méfaits d’une parole humaine dans un monde passionné par la Parole de Dieu (la Bible), par la Parole incarnée (le Verbe fait chair, le Christ).

Mais voilà nous ne sommes plus au Moyen Âge. Le monde dans lequel nous vivons utilise tout comme à cette époque le pamphlet, la satire, la parodie, le débat. Ce monde est passionné par la parole, par la communication, par la libre-exposition de ses idées et de ses convictions. Et c’est tant mieux, mais ne serait-il pas temps de penser aux méfaits que peuvent provoquer nos divers moyens d’expression ? Est-on vraiment humain lorsqu’on s’exprime sans se sentir responsable des conséquences de nos paroles, sans s’imposer une discipline personnelle ? Nos pare-feu juridiques sont-ils adaptés au foisonnement des réseaux sociaux et au déferlement de propos irresponsables ? Voilà bien des questions auxquelles il serait bon de tenter de répondre.

En terminant, en guise de méditation, voici quelques passages de l’épître de saint Jacques à propos des méfaits de la langue :

« En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons leur corps tout entier.

Voyez aussi les navires : quelles que soient leur taille et la force des vents qui les poussent, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail au gré de l’impulsion donnée par le pilote.

De même, notre langue est une petite partie de notre corps et elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : un tout petit feu peut embraser une très grande forêt.

La langue aussi est un feu ; monde d’injustice, cette langue tient sa place parmi nos membres ; c’est elle qui contamine le corps tout entier, elle enflamme le cours de notre existence, étant elle‑même enflammée par la géhenne.

Mais la langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.

Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes.

De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Il ne faut pas qu’il en soit ainsi. »

À bientôt.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri
Évêque de Gap et d’Embrun

 


En se séparant de notre Dieu on risque la perte totale: lisons cette fable!

I. Une fable Norvégienne narre l'histoire d'une jeune araignée.

                                                                       

Elle était née dans une grande forêt. Un beau jour, sentant qu'elle était devenue assez forte, elle décida de partir à l'aventure. Elle dévida un fil et se laissa transporter par la brise.Lorsque le fil s'accrocha à une branche, la petite bête descendit lentement jusqu'au buisson qui se trouvait en dessous. L'endroit lui plut : il était loin des sentiers battus, et tout bruissant d'insectes. Jour après jour, elle y tissa sa toile, qui devint une large et belle toile ; l'araignée elle-même grossit, menant une existence prospère et heureuse... elle était fière de son œuvre !

Or, un matin d'automne où la brume tardait à se dissiper elle fit le tour du propriétaire pour vérifier si tout était en ordre. Et voici qu'elle découvrit un fil qui montait droit vers le ciel et qui paraissait tout à fait inutile : c'était pourtant celui qui l'avait conduite là où elle était. Alors d'un coup de dent elle le cassa... et aussitôt la belle toile se replia sur elle même, emprisonnant l'araignée et l'entraînant dans sa chute. Elle ne put se dégager et elle mourût, parce qu'elle s'était détachée du FIL d'en HAUT.

Petite prière : Seigneur mon Dieu, sans Vous je ne suis rien. Je le sais bien. Mais il m'arrive de vouloir agir tout seul, voire de vous oublier... Je vous redis la prière que le prêtre récite avant de communier à la messe : "Seigneur, que jamais je ne sois séparé de vous". Amen.Monseigneur Jean Martin

 

Eliminer Dieu de notre vie revient à se séparer de la Source de la vie

Comme le démontre ce message du Pape Benoît XVI pour les Journées Mondiales de la Jeunesse 2011, éliminer Dieu de notre vie revient à se séparer de la source de lavie et donc à ...Lisez plutôt le Pape Benoît XVI :

Chers jeunes,

Très souvent je repense aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney en 2008. Nous y avons vécu une grande fête de la foi, durant laquelle l’Esprit de Dieu a agi avec puissance, créant une intense communion entre tous les participants, venus du monde entier. Ce rassemblement, comme les précédents, a porté des fruits abondants dans la vie de nombreux jeunes et de l’Eglise entière. A présent notre regard se tourne vers la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse, qui aura lieu à Madrid en août 2011. Déjà, en 1989, quelques mois avant la chute historique du mur de Berlin, le pèlerinage des jeunes faisait étape en Espagne, à Saint-Jacques-de-Compostelle. A présent, à l’heure où l’Europe a un très grand besoin de retrouver ses racines chrétiennes, nous avons rendez-vous à Madrid, avec le thème : « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2, 7). Je vous invite donc à cet événement si important pour l’Eglise en Europe et pour l’Eglise universelle. Et je voudrais que tous les jeunes, aussi bien ceux qui partagent notre foi en Jésus-Christ, que ceux qui hésitent, doutent ou ne croient pas en Lui, puissent vivre cette expérience qui peut être décisive pour leur vie : faire l’expérience du Seigneur Jésus ressuscité et vivant, et de son amour pour chacun de nous.

  1. Aux sources de vos plus grandes aspirations

  A chaque époque, et de nos jours encore, de nombreux jeunes sont habités par le profond désir que les relations entre les personnes soient vécues dans la vérité et dans la solidarité. Beaucoup manifestent l’aspiration à construire de vraies relations d’amitié, à connaître un amour vrai, à fonder une famille unie, à atteindre une stabilité personnelle et une réelle sécurité, qui puissent leur garantir un avenir serein et heureux.

 

 Certes, me souvenant de ma jeunesse, je sais bien que stabilité et sécurité ne sont pas des questions qui occupent le plus l’esprit des jeunes. S’il est vrai que la recherche d’un emploi qui permette d’avoir une situation stable est un problème important et urgent, il reste que la jeunesse est en même temps l’âge de la recherche d’un grand idéal de vie. Si je pense à mes années d’alors, nous voulions simplement ne pas nous perdre dans la normalité d’une vie bourgeoise. Nous voulions ce qui est grand, nouveau. Nous voulions trouver la vie elle-même dans sa grandeur et sa beauté. Bien sûr, cela dépendait aussi de notre situation. Durant la dictature du national-socialisme et la guerre nous avons été, pour ainsi dire, « enfermés » par le pouvoir dominant. Nous voulions donc sortir à l’air libre et entrer dans toutes les potentialités de l’être humain. Je crois que, dans un certain sens, cet élan qui pousse à sortir de l’habitude existe à toutes les générations. Désirer quelque chose de plus que la routine quotidienne d’un emploi stable et aspirer à ce qui est réellement grand, tout cela fait partie de la jeunesse. Est-ce seulement un rêve inconsistant, qui s’évanouit quand on devient adulte? Non, car l’homme est vraiment créé pour ce qui est grand, pour l’infini. Tout le reste est insuffisant, insatisfaisant. Saint Augustin avait raison : notre cœur est inquiet tant qu’il ne repose en Dieu. Le désir d’une vie plus grande est un signe du fait qu’Il nous a créés, que nous portons son « empreinte ». Dieu est vie, et pour cela, chaque créature tend vers la vie. De façon unique et spéciale, la personne humaine, faite à l’image et la ressemblance de Dieu, aspire à l’amour, à la joie et à la paix.

 

 Nous comprenons alors que c’est un contresens de prétendre éliminer Dieu pour faire vivre l’homme! Dieu est la source de la vie : l’éliminer équivaut à se séparer de cette source et inévitablement, se priver de la plénitude et de la joie : « en effet, la créature sans Créateur s’évanouit » (Concile Œcum.Vatican II, Const. Gaudium et Spes, 36). La culture actuelle, dans certaines régions du monde, surtout en Occident, tend à exclure Dieu ou à considérer la foi comme un fait privé, sans aucune pertinence pour la vie sociale. Alors que toutes valeurs qui fondent la société proviennent de l’Evangile – comme le sens de la dignité de la personne, de la solidarité, du travail et de la famille –, on constate une sorte d’ « éclipse de Dieu », une certaine amnésie, voire un réel refus du christianisme et un reniement du trésor de la foi reçue, au risque de perdre sa propre identité profonde.

 

 Pour cette raison, chers amis, je vous invite à intensifier votre chemin de foi en Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Vous êtes l’avenir de la société et de l’Eglise! Comme l’Apôtre Paul l’écrivait aux chrétiens de la ville de Colosse, il est vital d’avoir des racines, des fondements solides! Et cela est particulièrement vrai aujourd’hui, quand beaucoup de jeunes n’ont pas de repères stables pour construire leur vie, ce qui engendre en eux une grande insécurité. Le relativisme ambiant, qui consiste à dire que tout se vaut et qu’il n’y a aucune vérité ni aucun repère absolu, n’engendre pas la vraie liberté mais instabilité, déception, conformisme aux modes du moment. Vous, les jeunes, vous avez le droit de recevoir des générations qui vous précèdent des repères clairs pour faire vos choix et construire votre vie, comme une jeune plante a besoin d’un tuteur, durant le temps nécessaire pour pousser des racines, pour devenir un arbre solide, capable de donner du fruit.

Source : http://www.totus-tuus.fr

 

 

 

Posté par cidh2050 à 05:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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