Evangile et Homélie du dim 18 Nov 2018. Le ciel et la terre passeront, mais les paroles de Jésus ne passeront pas...

 

Lectures de la messe

Première lecture

« En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)

Lecture du livre du prophète Daniel

    En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges,
celui qui se tient auprès des fils de ton peuple.
Car ce sera un temps de détresse
comme il n’y en a jamais eu
depuis que les nations existent,
jusqu’à ce temps-ci.
Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré,
tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.
    Beaucoup de gens qui dormaient
dans la poussière de la terre
s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle,
les autres pour la honte et la déchéance éternelles.
    Ceux qui ont l’intelligence resplendiront
comme la splendeur du firmament,
et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude
brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.

    – Parole du Seigneur.


Psaume  15 (16), 5.8, 9-10, 11

Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !


Deuxième lecture (He 10, 11-14.18)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Dans l’ancienne Alliance,
    tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint
pour le service liturgique,
et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices,
qui ne peuvent jamais enlever les péchés.

    Jésus Christ, au contraire,
après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice,
s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.
    Il attend désormais
que ses ennemis soient mis sous ses pieds.
    Par son unique offrande,
il a mené pour toujours à leur perfection
ceux qu’il sanctifie.

    Or, quand le pardon est accordé,
on n’offre plus le sacrifice pour le péché.

    – Parole du Seigneur.


Évangile (Mc 13, 24-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

 

En ce temps-là,
Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
    « En ces jours-là,
après une grande détresse,
le soleil s’obscurcira
et la lune ne donnera plus sa clarté ;
    les étoiles tomberont du ciel,
et les puissances célestes seront ébranlées.
    Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées
avec grande puissance et avec gloire.
    Il enverra les anges
pour rassembler les élus des quatre coins du monde,
depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

    Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :
dès que ses branches deviennent tendres
et que sortent les feuilles,
vous savez que l’été est proche.
    De même, vous aussi,
lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
    Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas
avant que tout cela n’arrive.
    Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.
    Quant à ce jour et à cette heure-là,
nul ne les connaît,
pas même les anges dans le ciel,
pas même le Fils,
mais seulement le Père. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour


Liturgie adaptée aux enfants

Accueil des enfants

Nous faisons ensemble un signe de croix. Chaque enfant peut dire son prénom pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Jésus est là avec les enfants, comme avec leurs parents qui sont dans l’église. Nous écoutons la même Parole de Dieu que les parents, et que les chrétiens du monde entier aujourd’hui. Il est préférable de lire l’Evangile dans un missel plutôt que sur une feuille volante. Les enfants peuvent venir en procession embrasser la Parole (le livre ouvert) après la proclamation de l’Evangile, en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! »)

Rappel du temps liturgique

Nous sommes le dernier dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B consacrée à l’évangéliste de Jésus Christ selon saint Marc. Le pape François a voulu que chaque année ce dimanche soit consacré à la journée mondiale des pauvres afin que notre charité soit concrète et que nous ayons toujours un coeur ouvert à la miséricorde. Dimanche prochain, nous fêtons le Christ Roi puis nous entrerons dans une nouvelle année liturgique par le temps de l’Avent.

Acclamation de l’Evangile Alléluia ! Evangile de Jésus Christ selon saint Marc (13, 24-32)

Pistes de réflexion

Le style de cet évangile ne ressemble guère aux précédents passages de saint Marc : c’est un style apocalyptique. Que signifie le mot « apocalypse » ? Ce n’est pas la fin des temps ni la catastrophe mais la révélation. La révélation du mystère de Dieu ne vise pas à terroriser les hommes, mais au contraire à leur permettre d’aborder tous les bouleversements de l’histoire avec espérance. « le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées. » Cités très souvent par les prophètes dans l’Ancien Testament, les bouleversements cosmiques signifient le déchaînement des forces du mal. En outre, la lune et les étoiles étaient considérés comme des divinités par des peuples voisins, notamment les Babyloniens. Cela signifie que devant le Fils de l’homme, les autres croyances ne tiennent plus, elles sont ébranlées. « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. » Il s’agit du retour de Jésus vainqueur du mal. L’auteur du mal, Lucifer, était un ange tout proche de Dieu, qui s’est révolté contre Dieu et a entraîné de nombreux anges avec lui. Si celui que l’on appelle « le prince de ce monde » est toujours nocif, nous savons que c’est Dieu qui aura le dernier mot. Le mal sera définitivement détruit à la fin des temps, et il est déjà vaincu par la mort et la résurrection de Jésus. Prenons conscience que nous sommes complices de Lucifer, que nous avons une responsabilité devant le malheur, car une grande part des souffrances de ce monde sont liées directement ou indirectement à la volonté des hommes : la faim, les guerres, même certaines catastrophes naturelles qui n’auraient pas fait de victimes si par exemple des habitations n’avaient pas été construites à bas prix sur des zones à risque.

Il y a aussi tous les péchés que nous faisons quotidiennement et qui sèment un peu plus de malheur autour de nous. « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. » Seules les Paroles de Jésus ne passeront pas. Elles sont solides et ne seront pas ébranlées, nous pouvons nous y accrocher, leur faire confiance, construire notre vie dessus.  « Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » Il y a beaucoup de mal dans le monde ; les enfants peuvent citer des situations de souffrance autour d’eux. C’est peut-être un signe de l’imminence de la venue de Jésus, mais inutile de chercher à connaître la date, cela appartient au Père. Dieu le Père est le maître du temps. Ne prêtons pas attention à ceux qui prédisent la fin du monde pour telle ou telle date.

Source : L’intelligence des Ecritures, MN Thabut, Artège

Activité

Coloriage du dessin. On peut proposer aux enfants d’apprendre par cœur un verset de cet Evangile, par exemple celui inscrit sous le coloriage.

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« Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît,  pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils  mais seulement le Père. » Marc 13,32

http://diocese-frejus-toulon.com/-Liturgie-pour-enfants-partage-d-.html


 

 


 

«Sachez que le Fils de l'homme est proche»

Aujourd'hui, nous nous rappelons, comment au début de l'année liturgique, l'Eglise nous prépare pour la première arrivée du Christ porteur du Salut. A deux semaines de la fin de l'année elle nous prépare pour la deuxième arrivée, celle dans laquelle se prononce le mot final et définitif à notre sujet.

Sur cet évangile nous pouvons penser que “je ne m'en fais pas, tout ça est bien loin”, mais «le Fils de l'homme est proche» (Mc 13,29). Néanmoins de nos jours dans notre société il est gênant —même incorrect— de parler de la mort. Mais nous ne pouvons pas parler de résurrection sans penser que nous devons mourir. La fin du monde commence pour chacun de nous le jour de notre mort, moment où prends fin le temps que nous a été accordé pour choisir. L'Evangile est toujours porteur de la Bonne Nouvelle et le Dieu du Christ est un Dieu de Vie: alors, pourquoi avons-nous peur? Est-ce que c'est parce que nous manquons d'espérance?

Devant l'imminence de ce jugement nous devons savoir nous transformer en juges sévères, pas des autres, mais de nous mêmes. Ne pas tomber dans les pièges de l'autojustification, de “relativiser” ou encore de “moi je ne le vois pas comme ça”… Jésus se donne à travers son Eglise, et avec Lui, nous donne les moyens et outils pour que ce jour là ne soit pas le jour de notre condamnation, sinon celui d'un spectacle très intéressant, dans lequel, nous aurons enfin les réponses à toutes les vérités cachées des conflits qui ont tant tourmenté les hommes.

L'Eglise nous annonce un Sauveur, Christ le Seigneur. Moins de peurs et plus de cohérence entre notre manière de vivre et notre foi! «Quand nous arriverons devant Dieu, on nous demandera deux choses: si nous faisions partie de l'Eglise et si nous travaillions dans l'Eglise. Tout le reste n'a aucune valeur» (Cardinal JH Newman). L'Eglise non seulement nous enseigne la manière de mourir, mais aussi la manière de vivre afin de ressusciter. Parce que ce que l'Eglise prêche ce n'est pas son propre message, mais le message de Celui qui Est source de vie. C'est uniquement dans cette espérance que nous pourrons faire face avec sérénité au jugement de Dieu.

 

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Rubí, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

Jésus, je viens vers toi en ce jour. Je veux avoir un moment pour te découvrir vivant dans ma propre vie et pour ne pas perdre de vue qu’après il y a la vie éternelle dans laquelle tu montres ta gloire et ta plénitude.

 

Demande

Donne-moi la grâce pour t’accueillir aujourd’hui avec la certitude et la joie de savoir que les souffrances et difficultés de ma vie sont temporelles et que tu reviendras pour me donner une vie éternelle avec toi.

 

Réflexion

1. Jésus nous parle du futur : la parousie. Ce récit de la deuxième venue du Christ est entouré des caractéristiques qu’on trouve dans la littérature prophétique et apocalyptique. Il s’agit d’une « commotion cosmique » : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées (…) » qui est utilisée pour introduire les interventions de Dieu qui provoquent des grands changements dans l’histoire : « (…) Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. » Il s’agit du moment où le Christ reviendra dans la gloire, le jour où tout le peuple de Dieu sera rassemblé et fera l’expérience d’une joie profonde et éternelle. Il s’agit de la grande promesse de Dieu qui a soutenu les chrétiens tout au long de l’histoire et qui nous donne une grande espérance pour le futur.

2. Jésus nous parle au présent : le discernement. Après avoir parlé de sa deuxième venue et leur avoir donné de l’espérance, Jésus invite ses disciples à vivre avec attention et vigilance. Pour cela, il utilise des images simples, comme celle du figuier. « Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte . »

Voici une façon de démontrer que le plus important n’est pas de nourrir une passivité conformiste, pleine de peurs, en attendant la fin du monde ou le jugement final. Il veut les inviter à discerner les signes des temps, à découvrir sa présence dans tous les moments de la vie et à les aider à construire le Royaume de Dieu dans le présent.

Avec ce récit Jésus nous invite à vivre en plénitude le temps présent et attendre la parousie avec espérance. Nous ne devons pas nous préoccuper du jour ni de l’heure mais plutôt le trouver maintenant, dans notre vie de tous les jours. Jésus est ressuscité et il habite au milieu de nous. Nous ne sommes pas en train d’attendre qu’il revienne parce qu’en réalité il n’est jamais parti. Ce que nous attendons c’est sa venue dans la gloire, soit l’entrée du Royaume dans l’histoire et dans toute la création. Nous sommes donc invités à annoncer par notre vie ce qu’il a annoncé : la bonne nouvelle du Royaume de Dieu.

 

Dialogue avec le Christ

Jésus, merci de m’avoir donné une promesse qui me parle de vie éternelle. J’en ai besoin afin de pouvoir vivre avec joie au milieu des difficultés. Donne-moi la grâce de vivre avec toi, de découvrir ta présence dans ma vie et de m’engager à t’aider à construire ton royaume d’amour.

 

Résolution

En fin de journée, je prendrai du temps pour contempler la présence de Dieu dans ce que je viens de vivre.

 

Frère Loïc Chabut, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat.

 

 

Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel. Jésus nous dit sa venue en gloire qui marquera la fin de l’histoire, cette fin, il nous faut l’attendre, l’espérer et la préparer : « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » Jésus se contente d’évoquer les images traditionnelles des prophètes, spécialement Daniel, qu’il cite très souvent. Quand un orage éclate au cœur de la nuit, tout devient lumineux comme en plein jour. C’est une image qui évoque la fin des temps ! Nous voulons demeurer éveillés, prier en tout temps pour correspondre à la beauté de l’amour de Dieu. Demeurer dans l’amour est la seule et unique préparation. Quel amour l’Esprit Saint fait germer dans le cœur de Marie à l’Annonciation ! La Parole vivante faite chair pour nous s’est fait tendresse de Dieu pour le monde. L’attente de l’Eglise aujourd’hui est à l’image de Marie, elle se réalise dans le monde. C’est une attente toute amoureuse, car Dieu est amour !

 

Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Jésus parle du figuier, de ses branches qui deviennent tendres, c’est l’humanité qui s’ouvre à l’amour. Jésus porte ce que toutes les générations ont connu, les guerres, les tremblements de terre, les faux messies et les persécutions. Le temps que nous vivons est celui où l’Évangile est proclamé à toutes les nations. L’Esprit Saint assure la défense des disciples de Jésus. La fin du monde sera l’irruption du monde nouveau. La manifestation de la gloire du Christ, et l’immense rassemblement de tous les amis de Jésus de tous les pays et de tous les temps. Jésus, que Marie a porté dans la tendresse de son amour maternel, vient chaque jour attendrir notre cœur. Mais nous savons le combat pour demeurer dans l’amour. Sur ce chemin de transformation personnelle, le cœur de l’homme est conduit à se faire « tendre, » à savoir s’ouvrir sans cesse à la présence divine.

 

"Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.  Jésus nous a sauvés une fois pour toutes, il s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. C’est dans la douleur de la femme qui enfante que nous nous préparons à la victoire de Dieu. Nous restons éveillés dans la foi et dans l’amour fraternel serrant dans le creux de notre main la perle du Royaume, c’est-à-dire la promesse que Jésus nous a faite. Nous contemplons Jésus qui est « passé » dans ce monde par Marie comme un Époux. L’Apocalypse dira que la femme crie dans les douleurs d’un l’enfantement qui dure encore pour le corps de douleurs qui est le nôtre. C’est un grand combat pour la Vie, le combat pour l’amour. « Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance ; tu ne peux m’abandonner à la mort, tu ne peux laisser ton ami voir la corruption. Mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge. Tu m’apprends le chemin de la vie. »

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

« Alors on verra le Fils de l'homme venir...avec grande puissance »

 

« Il reste encore beaucoup de terre à posséder » (Jos 13,1)... Considère le premier avènement de notre Seigneur et Sauveur, quand il est venu semer sa parole sur la terre. Il s'est emparé de toute la terre par la seule force de ces semailles : il a mis en fuite les puissances adverses et les anges rebelles qui dominaient les esprits des nations, et en même temps il a semé sa parole et répandu ses églises. Telle est sa première possession de toute la terre.
      Suis-moi cependant... à travers les lignes subtiles de l'Écriture, et je te montrerai ce qu'est la seconde conquête d'une terre dont on dit à Josué/Jésus qu'on en a beaucoup laissé. Écoute les paroles de Paul : « Il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il fasse de tous ses ennemis l'escabeau de ses pieds » (1Co 15,25; Ps 109,1). Voilà la terre dont on dit qu'elle a été laissée jusqu'à ce que tous soient complètement soumis à ses pieds et qu'ainsi il prenne tous les peuples dans son héritage... En ce qui concerne notre temps, nous voyons bien des choses « qui restent » et ne sont pas encore soumises aux pieds de Jésus ; or il faut qu'il entre en possession de tout. Car il ne pourra y avoir de fin du monde que lorsque tout lui aura été soumis. Le prophète dit en effet : « Toutes les nations lui seront soumises, des extrémités des fleuves jusqu'aux extrémités de la terre ; devant lui se prosterneront les Éthiopiens » (Ps 71 LXX), et « D'au-delà des fleuves de l'Éthiopie ils lui présenteront des offrandes » (So 3,10).
      Il résulte de là qu'à son second avènement Jésus dominera cette terre dont il reste beaucoup à posséder. Mais bienheureux ceux qui auront été ses sujets dès le premier avènement ! Ils seront vraiment comblés de faveurs, malgré la résistance de tant d'ennemis et les attaques de tant d'adversaires ; ils recevront... leur part de la Terre Promise. Mais lorsque la soumission aura été faite par la force, au jour où il faut que « soit détruit le dernier ennemi, c'est-à-dire la mort » (1Co 15,26), il ne pourra plus y avoir de faveur pour ceux qui refuseront de se soumettre.

 

http://levangileauquotidien.org

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Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et homélie du dim 09 sep 2018. Il [Jésus] fait entendre les sourds et parler les muets

 

Lectures de la messe

Première lecture

« Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » (Is 35, 4-7a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Dites aux gens qui s’affolent :
« Soyez forts, ne craignez pas.
Voici votre Dieu :
c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.
Il vient lui-même et va vous sauver. »
    Alors se dessilleront les yeux des aveugles,
et s’ouvriront les oreilles des sourds.
    Alors le boiteux bondira comme un cerf,
et la bouche du muet criera de joie ; 
car l’eau jaillira dans le désert,
des torrents dans le pays aride.
    La terre brûlante se changera en lac,
la région de la soif, en eaux jaillissantes.

    – Parole du Seigneur.


Psaume 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !


Deuxième lecture

« Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres pour en faire des héritiers du Royaume ? » (Jc 2, 1-5)

Lecture de la lettre de saint Jacques

Mes frères, 
dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire, 
n’ayez aucune partialité envers les personnes. 
    Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps
un homme au vêtement rutilant, portant une bague en or, 
et un pauvre au vêtement sale. 
    Vous tournez vos regards vers celui qui porte le vêtement rutilant 
et vous lui dites : 
« Assieds-toi ici, en bonne place » ; 
et vous dites au pauvre : 
« Toi, reste là debout », 
ou bien : 
« Assieds-toi au bas de mon marchepied. » 
    Cela, n’est-ce pas faire des différences entre vous, 
et juger selon de faux critères ? 
    Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! 
Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi 
ceux qui sont pauvres aux yeux du monde 
pour en faire des riches dans la foi, 
et des héritiers du Royaume 
promis par lui à ceux qui l’auront aimé ?

    – Parole du Seigneur.


Évangile

« Il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 31-37)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus quitta le territoire de Tyr ; 
passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée 
et alla en plein territoire de la Décapole. 
    Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, 
et supplient Jésus de poser la main sur lui. 
    Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, 
lui mit les doigts dans les oreilles, 
et, avec sa salive, lui toucha la langue. 
    Puis, les yeux levés au ciel, 
il soupira et lui dit : 
« Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » 
    Ses oreilles s’ouvrirent ; 
sa langue se délia, 
et il parlait correctement. 
    Alors Jésus leur ordonna 
de n’en rien dire à personne ; 
mais plus il leur donnait cet ordre, 
plus ceux-ci le proclamaient. 
    Extrêmement frappés, ils disaient : 
« Il a bien fait toutes choses : 
il fait entendre les sourds et parler les muets. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.



 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour


L’attitude de Jésus guérissant le sourd-muet peut nous aider à renouveler en nous notre écoute et notre parole. Pour guérir cet homme, Jésus    le prend à l’écart, loin du bruit de la foule. En effet, c’est dans le seul à seul avec Jésus que nous pouvons apprendre à parler et à écouter. Jésus, qui est la Parole de Dieu faite chair, veut    faire de nous des porte-parole de sa Parole. Lui qui a été tout obéissant au Père, il veut nous apprendre à écouter en vérité.

Pour guérir le sourd-muet, Jésus commence par lui boucher les oreilles. Car c’est à l’intérieur de soi que débute l’écoute. Entendre Dieu qui parle en nous, dans notre cœur, dans notre conscience est un préalable pour entendre ce qu’il nous dit dans les paroles des hommes. L’écoute vraie est un exercice de discernement pour entendre ce que Dieu dit dans les événements, afin de choisir sa volonté, ce qui fera grandir son royaume et non notre propre intérêt.

 

Ensuite Jésus prend de la salive et touche la langue du sourd-muet. C’est sa Parole qu’il veut mettre dans la bouche de l’homme blessé. La    parole de l’homme doit trouver son origine dans la Parole de Jésus qui est esprit et vie (Jn 6,63). C’est une parole qui élève l’homme, lui rend sa dignité. C’est une parole d’amour.

 

Jésus lève alors les yeux vers le ciel, dit notre récit, comme pour rappeler à l’homme que la Parole de vie est descendue du ciel et qu’elle    y remonte en faisant  son œuvre de salut dans le cœur des hommes. Nos paroles humaines doivent orienter les hommes vers le ciel afin qu’ils recherchent les réalités d’en-haut. Et    l’écoute fraternelle doit nous donner de percevoir la joie des anges dans le ciel quand la communion et la réconciliation unissent les hommes sur la terre (cf. Lc 15,1-10).

 

 

 

 

 

Enfin Jésus soupire et dit «Effata!», c’est-à-dire : «Ouvre-toi». Jésus soupire car il lutte avec l’homme. Il lutte contre la    surdité et le mutisme de l’homme car il veut habiter en l’homme. Tous les sens de l’homme doivent s’ouvrir au divin. Si le Christ vient vivre en l’homme alors celui-ci est recréé. Il sait    désormais reconnaître à l’extérieur de lui Celui qui demeure en lui. Et ce qu’il donne de lui-même, il le puise dans le Christ vivant en sa chair.

 

Aujourd'hui Jésus nous dit : «Ouvre-toi à ma présence».
Il veut nous toucher par la communion à son Corps et son Sang. Il veut    faire de nous des êtres d’écoute et de parole.
«Tu m’as façonné un corps.  Alors j’ai dit : ‘voici, je viens’», dit l’Écriture (He 10,5-7).
Notre corps sauvé, refaçonné par la pâque    du Christ est membre du Corps du Christ. Il dit quelque chose de Dieu. Aussi, glorifions Dieu dans notre corps, comme le propose St Paul (1 Co 6,20). Et prions notre Sauveur et Seigneur    Jésus-Christ de transfigurer notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire (Ph 3,20-21).
Alors tout lui sera soumis et nous ne ferons plus qu’un avec Lui.
 

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

 

«On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui»

 

Aujourd'hui, la liturgie nous propose la contemplation de la guérison d'un «sourd-muet» (Mc 7,32). Comme on le voit à chaque miracle (l'aveugle de Betsaïde et Jérusalem, etc.), le Seigneur accompagne ses miracles de gestes. Les Pères de l'Eglise voient dans ces gestes la participation de l'humanité du Christ comme instrument à l'accomplissement de ces miracles. Un instrument qui a un double sens: d'un coté l'abaissement du Verbe et son rapprochement envers nous en tant que des humains (le toucher, la profondeur de son regard, sa voix douce…) et de l'autre coté, le désire de réveiller en nous la confiance, la foi et la conversion de notre cœur.

En effet, les guérisons que Jésus accomplit durant sa mission vont au-delà de la guérison du corps. Parmi ceux qu'Il aime, ces guérisons visent la rupture avec l'aveuglement, la surdité et la paralysie de leur esprit. C'est à dire une vraie communion de foi et d'amour. En même temps nous constatons comment la réaction de gratitude de ceux qui reçoivent le don divin est de proclamer la miséricorde de Dieu «mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient» (Mc 7,36). Ils témoignent du don de Dieu, ils sont remplis de sa miséricorde ainsi que d'une véritable et profonde gratitude.

Pour nous aussi il est important de nous sentir aimés de Dieu, d'avoir la certitude que nous sommes l'objet de sa miséricorde infinie. C'est cette certitude qui est le moteur de la générosité et de l'amour que Dieu attend de nous. Plusieurs sont les chemins à suivre pour que cette découverte se réalise en nous. Parfois ça sera l'expérience intense et soudaine d'un miracle mais plus fréquemment c'est la réalisation que toute notre vie est un miracle d'amour. Dans les deux cas et pour que cela s'accomplisse, il faut que notre conscience soit dans un état d'indigence, c'est à dire remplit d'une véritable humilité ainsi que d'une véritable capacité à écouter, d'une manière attentive, la voix de Dieu.

Abbé Fernando MIGUENS Dedyn     (Buenos Aires, Argentine)

 

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

« Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche proclamera ta louange. » (Ps 51, 17)

 

Demande

Aide-moi, Seigneur, à utiliser ma langue pour ta plus grande gloire !

 

Réflexion

1. « Il lui mit ses doigts dans les oreilles et avec sa salive lui toucha la langue. »

Les oreilles du sourd ont besoin des doigts du Christ pour être guéries. La langue du muet a besoin de la salive du Christ pour être guérie. Le contact physique avec le Christ prend une valeur spirituelle : le salut passe par le corps du Christ. Ce miracle préfigure celui que nous espérons avec saint Paul : « Nous attendons ardemment, comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu'il a de pouvoir même se soumettre toutes choses » (Philippiens 3, 20-21).

2. « Levant les yeux au ciel, il poussa un gémissement. »

Jésus est notre maître et notre modèle à imiter. Par un signe sensible, Jésus nous montre qu'il se tourne vers son Père. Le gémissement nous montre la présence de l'Esprit Saint : « L'Esprit-Saint lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables . » (Rm 8, 26). Toute la Trinité est présente, penchée avec tendresse sur cet homme. Et nous nous souvenons avec une humble reconnaissance que le Père ne refuse jamais l'Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent (Cf. Lc 11, 13).

3. La langue est la pire et la meilleure des choses.

La manière dont il l'utilise met l'homme face à sa responsabilité. Dieu n'enferme pas l'homme. En le guérissant, il le rend pleinement homme. À lui d'utiliser ce qui lui est donné pour la gloire de Dieu. Comment utiliser notre langue pour la gloire de Dieu ? En mettant un frein sur notre langue pour éviter médisances, calomnies, mensonges. En chantant les merveilles de Dieu ou en imitant le serviteur de Yahvé : « L'Éternel m'a donné une langue exercée, pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu ; il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, pour que j'écoute comme écoutent des disciples. » (Is 50, 4)

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu es bien notre créateur, notre potier. Tu as pris de la glaise pour créer Adam. Par ce miracle, tu nous montres que tu modèles à nouveau l'homme, par ton corps, pour lui donner la plénitude de la vie. « Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d'Israël ? Dit l'Éternel. Voici, comme l'argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d'Israël ! » (Jr 18, 6). Oui, je crois, Seigneur, je suis dans ta main et tu me façonnes jour après jour pour me donner « la vie en abondance » (Jn 10, 10).

 

Résolution

« De la même bouche, sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas mes frères qu'il en soit ainsi. » (Jc 3, 10). Je serai très attentif à mes pensées pour pouvoir dompter ma langue et ne dire que des paroles de bénédiction.

 

Patricia Freisz

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Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,  et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.

Jésus nous invite à être attentif au commandement de l’amour. Il nous oriente sans cesse vers un culte « en esprit et en vérité. » L’alliance avec Dieu se noue dans le cœur et se vit dans la qualité de notre relation à Dieu et aux autres. Il nous est possible d’avoir un double langage, de paraître et de ne pas être. Il peut nous arriver d’être détachés de la source et de ne plus nous aimer les uns les autres. Jésus reprend la Parole : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Il démasque alors une manière toute extérieure de fonctionner qui ne vient pas du cœur. Elle se vérifie chaque jour dans nos rapports les uns avec les autres. Nous découvrons que Dieu n’est plus la source de notre vie. Jésus dit : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses. » Elles disent que nous sommes en dehors de Dieu. Dieu a mis dans notre cœur, un amour infini, pour lui et pour nos frères, une possibilité de revenir à lui, de lui rendre grâce pour tout ce qu’il nous donne, d’être émerveillés de ses dons et de partager ensemble cette merveille.

Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus, pour la première fois, traite ses interlocuteurs d’hypocrites : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » La source véritable de l’impureté est dans le cœur de l’homme et non dans les gestes qu’il pose. L’enjeu de cette déclaration est considérable, car si la pureté ne réside pas dans des rites mais dans la droiture du cœur, un païen fidèle peut trouver place dans le Royaume qu’annonce Jésus ! Cette joie qui nous habite alors vient de Dieu, elle doit retourner à Dieu pour lui rendre grâce. L’amour que nous nous portons vient de Dieu, cet amour merveilleux retourne à Dieu. C’est cet amour qui purifie notre cœur et le rend pur, bon. « Dieu puissant, de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l’amour de ton nom, » dit la prière. Un cœur bon est un cœur filial qui se reçoit de Dieu et qui retourne à lui dans l’action de grâce.

Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Nous sommes ce lien d’amour avec Dieu, amour surabondant qui jaillit dans notre cœur à partir de l’amour infini du cœur de Dieu. Dans cet émerveillement, l’amour refluant vers sa source surabonde à nouveau. Alors nous pouvons nous aimer les uns les autres. Ce mouvement d’amour infini, c’est le mouvement d’amour du cœur de Dieu, la perle la plus précieuse qui soit. « Mettez la parole de Dieu en application, ne vous contentez pas de l’écouter, ce serait vous faire illusion. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans le malheur. » C’est dans ce mouvement d’amour que nous trouvons la vie.

 

Nous demandons la grâce de nous tourner vers le cœur de Dieu.

 

Père Gilbert Adam

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« Il a bien fait toutes choses »

La Loi divine raconte les œuvres que Dieu a accomplies à la création du monde, et elle ajoute : « Dieu vit tout ce qu'il avait fait : c'était très bon » (Gn 1,31)... L'Évangile rapporte l'œuvre de la rédemption et de la nouvelle création, et il dit de la même manière : « Il a bien fait toutes choses » (Mc 7,37)... Assurément, par sa nature, le feu ne peut répandre que de la chaleur, et il ne peut pas produire du froid ; le soleil ne diffuse que de la lumière, et il ne peut pas être cause de ténèbres. De même, Dieu ne peut faire que des choses bonnes, car il est la bonté infinie, la lumière même. Il est le soleil qui répand une lumière infinie, le feu qui donne une chaleur infinie : « Il a bien fait toutes choses »...


      La Loi dit que tout ce que Dieu a fait était bon, et l'Évangile qu'il a bien fait toutes choses. Or, faire de bonnes choses n'est pas purement et simplement les faire bien. Beaucoup, à la vérité, font de bonnes choses sans les faire bien, comme les hypocrites qui font certes de bonnes choses, mais dans un mauvais esprit, avec une intention perverse et fausse. Dieu, lui, fait toutes choses bonnes et il les fait bien. « Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu'il fait » (Ps 144,17)... Et si Dieu, sachant que nous trouvons notre joie dans ce qui est bon, a fait pour nous toutes ses œuvres bonnes et les a bien faites, pourquoi, de grâce, ne nous dépensons-nous pas pour ne faire que des œuvres bonnes et les bien faire, dès lors que nous savons que Dieu y trouve sa joie ?

 

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Saint Laurent de Brindisi (1559-1619)

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Homélie ou Méditation du jour

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Evangile et homélie du sam 08 Sept 2018. C’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël

 

Lectures de la messe

Première lecture

« Jusqu’au jour où enfantera...celle qui doit enfanter » (Mi 5, 1-4a)

Lecture du livre de Michée

Ainsi parle le Seigneur :
    Toi, Bethléem Éphrata,
le plus petit des clans de Juda,
c’est de toi que sortira pour moi
celui qui doit gouverner Israël.
Ses origines remontent aux temps anciens,
aux jours d’autrefois.
    Mais Dieu livrera son peuple
jusqu’au jour où enfantera...
celle qui doit enfanter,
et ceux de ses frères qui resteront
rejoindront les fils d’Israël.
    Il se dressera et il sera leur berger
par la puissance du Seigneur,
par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.
Ils habiteront en sécurité, car désormais
il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
    et lui-même, il sera la paix !

     – Parole du Seigneur.

OU BIEN

Première lecture

« Ceux que, d’avance, Dieu connaissait, il les a aussi destinés d’avance » (Rm 8, 28,30)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,  
nous le savons, quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
    Ceux que, d’avance, il connaissait,
il les a aussi destinés d’avance
à être configurés à l’image de son Fils,
pour que ce Fils soit le premier-né
d’une multitude de frères.
    Ceux qu’il avait destinés d’avance,
il les a aussi appelés ;
ceux qu’il a appelés,
il en a fait des justes ;
et ceux qu’il a rendus justes,
il leur a donné sa gloire.

            – Parole du Seigneur.


Psaume 12 (13), 6ab, 6c)

R/ J'exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur. (Is 61, 10)

Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !

Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.


Évangile

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 1-16.18-23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.

    Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
    Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
    Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
    Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
    Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
    Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
    Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
    Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
    Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
    Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
    Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
    Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
    Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

    Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

     – Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU LECTURE BREVE

Évangile

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 18-23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

     – Acclamons la Parole de Dieu.


 

 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour


La Nativité de Marie inaugure l'économie du salut et l'inscription du Verbe de Dieu dans l'histoire des hommes. Avec la nativité de la Vierge    commençait la régénération de notre nature humaine et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, recevait les prémices de la seconde création. Le projet de salut du Très-Haut sortait    de sa phase préparatoire et entrait dans sa réalisation concrète. La Mère précédait le Fils sans lequel elle ne pourrait exister ; la Reine préparait la venue du Roi ; la Fiancée veillait dans    l’attente de l’Epoux.

Que Marie, qui naquit pour offrir au Seigneur une demeure sacrée en vue du salut du monde, nous enseigne à disposer nos cœurs pour que le Christ    naisse en nous. La nativité de Marie nous rappelle que nous sommes appelés à accueillir le Christ pour qu'il naisse en nous et en naissant en nous, nous donne de naître à la vie véritable, à la    vie d'en haut, à la vie dans l'Esprit, à notre véritable identité de fils et de filles bien-aimés du Père.

 

C’est ici que la figure de saint Joseph peut aussi nous éclairer. Comme lui, accueillons le Christ en prenant chez nous Marie. Si le oui de    Marie a été indispensable pour que le Fils de Dieu puisse se faire chair, celui de Joseph l’a été aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David et accomplisse ainsi la Promesse de    Dieu. A notre tour, mettons notre oui dans celui de Joseph pour accueillir Marie dans nos histoires, et avec elle, le Sauveur qu’elle porte en son sein pour donner au monde le salut de    Dieu.

Vierge, Mère et Épouse, Reine du ciel et de la terre,     intercède pour nous maintenant et à l'heure de notre mort, pour que nous venions chanter avec Toi, avec tous    les Saints, et avec tous ceux qui nous ont été confiés dans la foi, le cantique nouveau de    l'Agneau dans la Jérusalem céleste, resplendissante de la beauté du jour qui ne meure pas.

www.meinau-catholiques.org

 

 

 


 


 

 

«La Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel»

 

Aujourd'hui, l'arbre généalogique de Jésus, le Sauveur qui devait être mis au monde par Marie, nous illustre comment l'œuvre de Dieu est entrelacée avec l'histoire de l'humanité, et comment Dieu agit dans le secret et dans le silence de chaque jour. En même temps nous constatons qu'Il est formel dans l'accomplissement de ses promesses. Même Ruth et Rahab (cf. Mt 1,5) étrangères converties à la foi du Dieu unique (et Rahab était une prostituée!) sont des ancêtres du Seigneur.

 Le Saint Esprit, qui devait accomplir en Marie l'Incarnation du Fils, a pénétré dans notre histoire depuis bien loin, depuis très tôt, et Il a tracé la route qui mène à Marie de Nazareth, et grâce à Elle à son Fils Jésus. «Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel» (Mt 1,23). Comme les entrailles, le cœur et la volonté de Marie devaient être spirituellement délicates pour attirer l'attention du Père et la choisir comme Mère de Dieu-avec-les-hommes, Lui qui devait porter la lumière et la grâce surnaturelles pour le salut de tous. Tout dans cette œuvre nous amène à contempler, admirer et adorer dans l'oraison, la grandeur, la générosité et la simplicité de l'action divine, qui exalte et rachètera notre souche humaine en s'impliquant Lui-même de manière personnelle.

 Plus loin dans l'Évangile de ce jour, nous voyons comment fut envoyé à Marie le message qu'elle porterait le Sauveur du Monde. Et pensons que cette femme, vierge et mère de Jésus, serait en même temps notre mère. Ce choix spécial de Marie —«Bénie entre toutes les femmes» (Lc 1,42) fait que nous soyons dans l'admiration de cette tendresse du Seigneur envers nous dans sa façon de procéder car Il ne nous a pas sauvé “à distance” mais en traçant un lien très personnel avec notre famille humaine et notre histoire. Qui aurait imaginé que Dieu pourrait être si grand et en même temps si condescendant en se rapprochant intimement de nous?

+ Abbé Agustí ALTISENT i Altisent     Moine de Santa Mª de Poblet (Tarragona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

Seigneur, en ce jour de la fête de la Nativité de la Vierge Marie, donne-moi d’aller à toi par Marie. Je souhaite te faire l’offrande renouvelée de mon amour et de ma foi, sûr qu’elle pourra m’inspirer et me guider.

 

Demande

Marie, éclaire-moi en ce jour pour contempler et mieux comprendre avec toi, d’une manière nouvelle, le mystère qui s’est déployé en toi.

 

Réflexion

1. Le texte de ce jour est introduit par la longue généalogie de Jésus. L’enchaînement quelque peu rébarbatif de cette descendance patrilinéaire ne doit pas occulter l’enseignement qui y est contenu. Jésus-Christ est le messie d’Israël puisqu’il est issu de la lignée d’Abraham. Son nom s’inscrit dans la lignée de la tribu de Juda, dans la suite de celui du grand roi David. Mais il y a « plus » que cela. Aujourd’hui, nous fêtons la nativité de la Vierge Marie. Comment cette femme est-elle honorée à travers cette généalogie presque exclusivement masculine ? Pourquoi ce texte est-il offert à notre lecture en ce jour ?

2. Tout à la fin de la généalogie, on mentionne Joseph. Il est décrit comme étant « l’époux de Marie ». Il est rare, dans la Bible, qu’un homme soit qualifié par rapport à son épouse. On a plutôt l’habitude du contraire. Normalement, c’est le statut d’une femme qui est défini par l’autorité maritale dont elle dépend. La présence de Marie dans cette généalogie doit être éclairée à la lumière des quatre autres femmes qui y figurent et la précèdent : Tamar, Rahab, Ruth et Bethsabée. Nous n’avons pas le temps de rappeler ici quels furent les événements majeurs auxquels ces quatre femmes sont rattachées. On se contentera de dire que si ces femmes figurent dans la généalogie du Messie, ce n’est pas tant afin de pointer des situations irrégulières ou inattendues que pour montrer comment l’Histoire Sainte avance et se réalise grâce à l’audace de ces femmes dans des situations humainement sans solution. Là où la force des hommes s’avérait inefficace, Dieu a suscité des femmes pour faire surgir du nouveau.

3. Joseph est donc « l’époux de Marie ». L’évangéliste précise que c’est bien « de Marie » que naît Jésus que l’on appelle Christ, c’est-à-dire « Messie ». Pourtant, le récit avance sous la perspective de Joseph. On nous rapporte l’intervention d’un ange, donc d’un envoyé de Dieu, auprès de lui pour qu’il prenne Marie chez lui. Car, contre toute prévision humaine, ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. De plus, il nous est précisé que Joseph était un homme « juste ». Cela veut dire qu’il a l’intention de faire appliquer fidèlement la Loi comme il se doit en Israël, au risque de faire subir la peine d’adultère à Marie, une peine qui peut conduire à la lapidation. Dieu seul est assez juste pour être au-dessus de la Loi en Israël et permettre de ne pas la faire appliquer. Il faut donc que Dieu lui-même intervienne en envoyant son ange auprès de Joseph, afin que son dessein de salut se poursuive : par l’enfant que Marie porte déjà en elle, Jésus, le peuple sera sauvé de son péché. Le pardon des péchés avait été annoncé à de nombreuses reprises sous la forme de promesse dans l’Ancien Testament. L’accomplissement de cette promesse est désormais imminent.

4. Le texte se termine en rappelant une autre promesse. Il s’agit de la prophétie d’Isaïe annonçant qu’un jour une vierge concevrait et enfanterait un fils qui serait l’Emmanuel, le « Dieu-avec-nous ». L’évangéliste Matthieu a lu et médité cet oracle prophétique et il a discerné son accomplissement dans l’avènement de Jésus-Christ par Marie. Le « Dieu-avec-nous » est le sommet de toutes les attentes d’Israël et à travers Israël de toute l’humanité. Le Dieu invisible s’est rendu visible. Il est venu parmi les siens afin que le long chemin de sa révélation aux hommes soit achevé. Jésus révèle le visage et la parole du Père d’une manière définitive et indépassable. Et ce mystère – ce si grand mystère – est introduit par une femme. Même si la fête de ce jour veut rendre à cette femme tout l’honneur qui lui est dû, en marquant au calendrier liturgique le jour de sa nativité, un voile recouvre la puissance qui est à l’œuvre en elle. Ce voile, figuré par sa virginité, ne peut être levé que par Dieu – cette fois contre la loi de la nature. Marie est cette humble femme qui, plongée dans le mystère de Dieu qui la couvre, porte en elle l’Emmanuel.

 

Dialogue avec Marie

Marie, entraîne-moi à ta suite pour que je puisse entrer plus profondément dans le grand mystère que tu as porté en toi afin que je connaisse le Dieu-avec-nous. Grâce à ton oui, Dieu s’est fait proche. Il n’y a plus aucune barrière qui m’empêche de le connaître. Conduis-moi à lui !

 

Résolution

Prier un « Je vous salue Marie » en pesant chacun de ses mots et avec le cœur rempli de gratitude envers celle que nous honorons en ce jour.

 

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

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"GENEALOGIE DE JESUS, CHRIST, fils de David, fils d’Abraham.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint." Nous fêtons la naissance de Marie, la Reine de la Paix, qui donnera naissance à Jésus le Prince de la Paix. L’Église, pour cette fête, reprend la généalogie de Jésus. De génération en génération, la généalogie qui symbolise notre humanité porte la blessure de son péché : envie, jalousie, mensonge, violence. Nous notons un bouleversement et une rupture de rythme dans cette longue généalogie. Apres la génération des hommes, une femme ! Marie apparaît pour un nouveau commencement. Dieu nous déconcerte toujours, il agit dans la pauvreté et dans l’humilité, dans la bassesse de sa créature. Quand l’action de Dieu nous surprend, nous voulons l’accueillir comme un mystère que notre foi nous permettra un jour de comprendre. Ce mystère nous introduit dans la beauté, mais il nous fait entrer dans la nuit, dans les ténèbres. Joseph, l’homme juste, décide de répudier Marie en secret car il ne comprend pas le chemin de Dieu ! Marie est la Reine de notre histoire sainte  avec Joseph, « l’époux de Marie, » ils enracinent Jésus dans l’humanité.

"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve,) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »  Le mystère de Marie, petite fille d’Israël enracinée dans son peuple, était annoncée dans la Parole. Après un temps de délaissement, Dieu sauve le monde. Il s’est abaissé en s’incarnant, assumant la condition humaine, dans notre humanité. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle dans son Fils Jésus. Il vient partager notre nature humaine. Joseph va prendre en responsabilité ce mystère. Dans chacune de nos vies, c’est le Mystère de l’intervention du ciel que nous retrouvons ! Nous sommes un petit peuple non reconnu, humilié, bafoué qui poursuit sa marche. Jésus dira : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Ces merveilles sont pour nous si difficiles à accueillir ! C’est Dieu qui intervient dans notre vie, et nous la menons avec Jésus ! Il nous donne une Reine pour nous aider à mettre nos pas dans ses pas, à nous mettre à l’école de l’Esprit Saint.

"Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous. » Marie est le premier fruit de la Passion de Jésus qui apporte la réconciliation de l’homme avec avec son Créateur et avec lui-même. Joseph doit accueillir un tel mystère. Alors, dans l’humilité de Nazareth, Marie donnera naissance au Prince de la Paix. Elle accueille la mission de la paix. Elle nous redonne de l’espérance. Avec Joseph, nous accueillons la Reine de la Paix. Marie nous entraîne vers Jésus à la source de la Paix. Nous aurons à parcourir le chemin que parcourt Joseph. Pour cela, nous acceptons notre propre histoire. Sachons nous ouvrir de tout notre être à la nouveauté de Dieu. Nous avons été créés à l’image de Dieu. Il nous faut prendre conscience de son Amour qui nous construit jour après jour, depuis notre naissance, et de notre beauté  malgré le péché de l’origine. Dieu vient relever les pauvres que nous sommes ! C’est la bonne nouvelle de l’Évangile. Jésus qui vit dans l’intimité de Dieu son Père, nous ouvre à la filiation.

 

Nous demandons la grâce de comprendre que Marie nous donne Jésus qui nous sauve.

 

Père Gilbert Adam

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Evangile et homélie du Sam 25 Août 2018. Les scribes et les pharisiens disent et ne font pas!

Lectures de la messe

Première lecture

« La gloire du Seigneur entra dans la Maison » (Ez 43, 1-7a)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

L’homme me conduisit vers la porte,
celle qui fait face à l’orient ;
    et voici que la gloire du Dieu d’Israël
arrivait de l’orient.
Le bruit qu’elle faisait
ressemblait au bruit des grandes eaux,
et la terre resplendissait de cette gloire.
    Cette vision ressemblait à celle que j’avais eue
lorsque le Seigneur était venu détruire la ville ;
elle ressemblait aussi à la vision que j’avais eue
quand j’étais au bord du fleuve Kebar.
Alors je tombai face contre terre.
    La gloire du Seigneur entra dans la Maison
par la porte qui fait face à l’orient.
    L’esprit m’enleva
et me transporta dans la cour intérieure :
voici que la gloire du Seigneur remplissait la Maison.
    Et j’entendis une voix qui venait de la Maison,
tandis que l’homme se tenait près de moi.
    Cette voix me disait :
« Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône,
le lieu sur lequel je pose les pieds,
et là je demeurerai au milieu des fils d’Israël, pour toujours. »

            – Parole du Seigneur.


Psaume 84 (85), 9ab-10, 11-12, 13-14)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.


Évangile (Mt 23, 1-12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
    et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
    Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
    Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
    Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
    ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
    et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
    Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
    Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
    Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
    Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
    Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Jésus oppose dans cette péricope le comportement des scribes et pharisiens à celui des disciples. Mais d’une façon plus large, il nous révèle    notre propre division intérieure ; car le premier groupe ressemble étrangement au vieil homme qui sévit encore en nous.

 

Après une introduction qui souligne la distance entre la parole et l’action des scribes, Jésus précise en quoi consiste leur hypocrisie : ils    chargent de lourds fardeaux les épaules des gens, tandis qu’eux-mêmes ne portent que des vêtements d’honneur ; c’est-à-dire : ils imposent aux croyants une observance scrupuleuse de toutes les    prescriptions des Ecritures - augmentées de celles de leurs propres Traditions - mais eux-mêmes sont trop préoccupés de leur gloire, pour mettre en pratique ce qu’ils exigent des autres.

 

 

Qui ne reconnaît dans cette description le comportement de l’homme psychique et charnel, prompt à appliquer la Loi à son prochain, à juger les    transgresseurs, à reprocher à son frère la paille qui encombre son œil ; prompt à tirer vanité de son discernement et de sa justice, mais inconscient de la poutre qui l’aveugle et de l’orgueil    qui l’étouffe ?

A cette attitude Jésus oppose le comportement que devrait adopter le disciple, comportement qui caractérise l’homme nouveau, « né d’eau et    d’Esprit ». Cette deuxième partie de la péricope, introduite par l’incise « pour vous », présente une structure en forme de chiasme : il est question d’un    Rabbi, puis du Père, puis à nouveau d’un Maître. De cette façon, le verset central, qui traite de la paternité divine, est mis en évidence entre deux versets abordant le thème du rôle de    l’enseignant.

 

 

 

Commençons donc par le « cœur » de notre passage : « Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ». Dès lors : ne vous laissez pas    aliéner de votre liberté filiale en écoutant d’autres paroles que celles de Celui qui vous engendre à la vraie vie. 

Les discours frelatés viennent précisément de ces soi-disant « rabbi » dont il a été question dans la première partie et que nous pourrions être    tentés d’imiter en réclamant comme eux le titre de « Maître ». Le seul autorisé à enseigner est le Christ ; lui qui est à la fois la Parole du Père et son exégète. Or celui qui est    incontestablement « le plus grand parmi nous », s’est fait « notre serviteur », nous enseignant par là la logique du Royaume : « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé »

 

Ce verset conclusif apparaît comme la clé qui nous permet de discerner ce qui en nous appartient encore au monde ancien et ce qui relève déjà du    Royaume. Tout ce qui tend à s’élever dans un mouvement de superbe, trahit l’homme ancien ; tandis que l’abaissement humble et sincère dans la conscience que tout nous est donné par pure grâce,    révèle l’action de l’Esprit dans nos vies.

 

Que la Vierge Marie, nous aide dans le dur labeur de la conversion, afin que nous puissions avec elle « exulter de joie en Dieu    notre Sauveur, car il s’est penché sur la bassesse de son humble servante ».

 

 

 

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé»

 

 

 

Aujourd'hui, Jésus nous renvoie à nouveau un appel à l'humilité, une invitation à nous mettre à notre vraie place: «Ne vous faites pas donner le titre de “Rabbi” (…). Ne donnez à personne sur terre le nom de “père” (…). Ne vous faites pas non plus appeler “maîtres”» (Mt 23,8-10). Avant de nous approprier des titres de grandeur, commençons plutôt par remercier Dieu pour tout ce que nous avons et que nous avons reçu de sa part.

Comme le dit Saint Paul «As-tu quelque chose sans l'avoir reçu ? Et si tu as tout reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu?» (1Co 4,7). Donc quand nous avons une bonne conscience parce que nous avons bien agi, nous ferions mieux de nous dire: «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,10).

 L'homme moderne est atteint d'une amnésie déplorable: nous vivons et nous agissons comme si nous étions les auteurs de la vie, les créateurs du monde. D'une manière contrastante, Aristote est une source d'admiration, qui d'après sa théologie naturelle ignorait le concept de “création” (notion qui à l'époque, n'était connue que par révélation divine) et pourtant pour lui, il était clair que notre monde procédait d'une divinité (la Cause “non causée”). Jean-Paul II nous appelle à avoir toujours présent dans notre esprit la dette que nous avons acquise envers Dieu: «Il faut que l'homme rende honneur à son Créateur en faisant offrande, par une action de grâce et de louange, tout ce qu'il a reçu de Lui. L'homme ne peut pas oublier le sens de cette dette, dont lui seul, parmi toutes les réalités terrestres, peut la reconnaître».

D'autant plus que, si nous réfléchissons à la vie surnaturelle, notre collaboration (car Dieu ne fera rien sans notre autorisation ou sans effort de notre part) consiste à ne pas perturber le travail du Saint Esprit: Laissez Dieu agir!, car la sainteté nous ne la fabriquons pas nous-mêmes. C'est Lui, qui est Rabbi, Père et Maître, qui nous la donne. En tout cas, si nous croyons que nous sommes grands ou que nous avons quelque mérite, faisons de notre mieux et mettons-le au service des autres: «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur» (Mt 21,11).

Abbé Antoni CAROL i Hostench     (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

Du plus profond de mon âme, je m’adresse à toi, Seigneur, que ton oreille se fasse attentive à l’appel de ma prière. J’espère en toi, Seigneur, j’espère de toute mon âme et j’attends ta parole. Mon âme t’attend, Seigneur, plus que les veilleurs attendent l’aurore ; plus que les veilleurs attendent l’aurore, que toute notre Église, Seigneur, t’attende et t’espère ! (Prière tirée du psaume 130).

 

Demande

Seigneur, que je puisse te donner la première place dans ma vie.

 

Réflexion

1. Ce que dit le texte. En Israël, au temps de Jésus, les scribes et les docteurs avaient un rôle très important : ils enseignaient aux fidèles d’Israël la vraie Loi, la Parole divinement inspirée à Moïse et aux prophètes. Leur parole se devait d’être entendue comme une médiation de la Parole de Dieu. Mais, par leur faute, ou celle de leurs auditeurs, certains d’entre eux avaient pris un rôle trop prépondérant. Oubliant leur mission de messagers, certains avaient pu prétendre être le message ou, pire, le législateur lui-même. Jésus rappelle que le Seigneur Dieu est unique, que personne ne peut prendre sa place. Les apôtres ont entendu sa Parole et, à leur suite, les martyrs. A l’écoute du Christ, ces derniers n’ont voulu appeler personne d’autre « Seigneur ». Quand Dioclétien s’octroya le titre de « Dominus et Deus » (« Dieu et Seigneur »), il y eut des chrétiens assez héroïques pour préférer la mort. Prions aujourd’hui pour tous ceux qui, encore aujourd’hui, sont prêts aux plus grands sacrifices pour réserver à Dieu la première place.

2. Ce que dit le texte à l’Église. Personne ne peut se mettre à la place de Dieu. Toute société a besoin d’une organisation et de chefs et le Christ lui-même a voulu placer à la tête de son Église les douze apôtres, Douze colonnes, telles les douze tribus d’Israël : ces médiations humaines sont des « relais » de la présence du Christ dans la communauté, mais elles ne la remplacent pas. « Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus » (1 Tim 2, 5). Quand les hommes érigent un modèle à la place du Christ, ils peuvent arriver à en troubler son image, à en oublier sa présence. Quand nous appelons quelqu’un « père » ou « docteur », rappelons-nous que toute sa paternité et tout son magistère découlent de la paternité, du magistère et de l’autorité de Dieu.

3. Ce que me dit le texte. Au-delà des noms que nous pouvons attribuer aux prêtres, professeurs ou personnes détenant l’autorité dans la société ou dans l’Église, la Parole du Christ peut éclairer notre propre vie spirituelle et intérieure : nous nous octroyons si souvent à nous-mêmes le titre de, « Dieu et Seigneur » de notre vie, alors que le seul Seigneur, c’est lui. Être chrétien signifie accueillir la seigneurie de Jésus-Christ dans sa propre vie. Celui qui proclame de sa bouche que Jésus est Seigneur et qui croit dans son cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, celui-là est sauvé, dit saint Paul (cf. Romains 10,9). Renonçons à ce qui nous donne à nous-mêmes la première place, à nous appeler nous-mêmes « rabbis, docteurs, pères » ; réservons cette place à Dieu. Nous commencerons ainsi à vivre l’Évangile, qui nous est proposé aujourd’hui.

 

Dialogue avec le Christ

Les hommes ont pu s’égarer, Seigneur, quand ils ont voulu se mettre à ta place. Il m’est facile de les juger, mais je dois d’abord rentrer en moi-même pour voir les recoins de mon cœur où tu n’as pas la première place. Seigneur, deviens de plus en plus le roi de mon cœur. Je veux faire résonner la prière que tu m’as enseignée : « Que ton Règne vienne ». Que ton Règne vienne dans mes projets, quand je suis face à une décision difficile. Que ton Règne vienne dans mes pensées, quand j’ai tendance à porter des jugements faciles sur ceux qui m’entourent. Que ton Règne vienne dans mes attitudes, quand je suis appelé à refléter ton image à ceux qui m’entourent.

 

Résolution

Rendre un service à une personne qui est proche de moi.

 

Père Thomas Brenti, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

Jésus va vers sa Passion. A Jérusalem, l’atmosphère est lourde de conflits avec les scribes et les Pharisiens. Bientôt les disciples seront seuls, ils doivent trouver avec Jésus un mode de vie pour être fidèles à la nouveauté que Jésus instaure. S’ouvrir au Royaume des Cieux pour eux doit aller jusqu’à inventer de nouveaux rapports entre les croyants. Jésus, en prenant distance avec les coutumes pharisiennes, ainsi qu’avec celles des scribes, dresse un champ relationnel nouveau. Notre être se construit sur un secret, sur un mystère d’intériorité. Chacun est appelé à être frère de son prochain, sous la conduite de Jésus, le seul et unique Maître. Il nous faut résolument nous tourner vers l’autre car nous sommes assis dans la chaire de Jésus ! Il nous faut sans cesse vérifier la cohérence de nos paroles et de nos gestes avec la Parole que nous annonçons ! C’est en demandant la grâce de l’humilité que nous pouvons être situés dans l’essentiel et avancer dans la Communauté. Jésus fait sans cesse la volonté de son Père, et c’est dans cette volonté du Père, que tous, nous voulons être sauvés par Jésus.

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt." Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus nous rappelle la Parole vivante de Dieu par le discours sur la Montagne, il proclame les béatitudes. Là, il est le nouveau Moïse, il marche avec ses disciples humblement, étant en tout l’incarnation de ce qu’il annonce. C’est dans un désir d’authenticité que la Parole résonne au cœur des apôtres ! La Parole de Dieu qui nous est transmise est reçue, elle signifie la volonté de Dieu pour le Peuple. Le message de Jésus qui s’adressait aux Juifs, s’adresse aujourd’hui à nous, Chrétiens. Tous les dangers qui étaient présents dans la première Alliance ressurgissent avec une grande force dans la Nouvelle Alliance tant le message de Jésus est divin ! Le détachement, ce que nous pouvons faire et offrir dans notre vie, n’ont de sens que si l’humilité les habite.

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères." Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Dieu est le seul « Roi » de l’Alliance, Jésus manifeste le Père, il est le seul Maitre. Son Père et notre Père est l’Unique, et il n’y en a pas d’autre. C’est de Dieu que chacun reçoit son identité et non des autres dans une course éffrenée au pouvoir, dans une extériorité qui revient si vite à la surface. Ce jeu du pouvoir est toujours présent dans notre vie. Mais nous voulons nous ancrer dans le secret du cœur de Jésus qui reconnaît en l’autre un frère à aimer, patiemment, et à qui, dans l’Esprit Saint, nous nous adressons humblement. Le mode de vie que Jésus propose à ses disciples est celui de la fraternité, elle naît de la liberté de chacun. Nous demandons la grâce de demeurer dans le silence et la solitude, en intimité avec Jésus qui nous fait vivre.

 

Nous demandons la grâce d’être trouvés fidèle à Jésus doux et humble de cœur

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et homélie du dim 19 Août 2018.Jésus, le pain vivant, qui est descendu du ciel

 

Lectures de la messe

Première lecture

« Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé » (Pr 9, 1-6)

Lecture du livre des Proverbes

La Sagesse a bâti sa maison,
elle a taillé sept colonnes.
    Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin, 
puis a dressé la table.
    Elle a envoyé ses servantes, elle appelle
sur les hauteurs de la cité :
« Vous, étourdis, passez par ici ! »
À qui manque de bon sens, elle dit :
    « Venez, mangez de mon pain, 
buvez le vin que j’ai préparé.
    Quittez l’étourderie et vous vivrez,
prenez le chemin de l’intelligence. »

    – Parole du Seigneur.


Psaume 33 (34), 2-3, 10-11, 12-13, 14-15)

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Venez, mes fils, écoutez-moi,
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie
et désire les jours où il verra le bonheur ?

Garde ta langue du mal
et tes lèvres des paroles perfides.
Évite le mal, fais ce qui est bien,
poursuis la paix, recherche-la.


 

Deuxième lecture

« Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 15-20)

Lecture de la lettre de saint Paul aux Éphésiens

Frères, 
    prenez bien garde à votre conduite : 
ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages. 
    Tirez parti du temps présent, 
car nous traversons des jours mauvais. 
    Ne soyez donc pas insensés, 
mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur. 
    Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ; 
soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint. 
    Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, 
chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur. 
    À tout moment et pour toutes choses, 
au nom de notre Seigneur Jésus Christ, 
rendez grâce à Dieu le Père.

    – Parole du Seigneur.


Évangile (Jn 6, 51-58)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

En ce temps-là,
Jésus disait à la foule :
    « Moi, je suis le pain vivant, 
qui est descendu du ciel : 
si quelqu’un mange de ce pain, 
il vivra éternellement. 
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
donnée pour la vie du monde. »
    Les Juifs se querellaient entre eux : 
« Comment celui-là 
peut-il nous donner sa chair à manger ? » 
    Jésus leur dit alors : 
« Amen, amen, je vous le dis : 
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, 
et si vous ne buvez pas son sang, 
vous n’avez pas la vie en vous. 
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang 
a la vie éternelle ; 
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
    En effet, ma chair est la vraie nourriture, 
et mon sang est la vraie boisson. 
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang 
demeure en moi, 
et moi, je demeure en lui. 
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, 
et que moi je vis par le Père, 
de même celui qui me mange, 
lui aussi vivra par moi. 
    Tel est le pain qui est descendu du ciel : 
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. 
Eux, ils sont morts ; 
celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Jésus nous confie qu’« il vit par le Père ».
C’est son expérience, c’est son être …
Et que désire-t-il ? Que de la même manière nous vivions    par lui. Que dans ta vie, tu reçoives sa vie dans une union divinement profonde.
Jésus se perçoit vis-à-vis de nous comme notre pain. Le pain, c’est ce qui fait vivre. Il est notre Pain. Si nous    le recevons, si nous l’assimilons, alors il demeure en nous et nous demeurons en lui.


Est-ce là une image, un symbole ?
C’est infiniment plus qu’une image ou un symbole, parce que c’est là toute la réalité crue et cruelle de la    croix. « Ma vie, dit Jésus, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne     » (Jn 10, 17-18).
Jésus parcourt tout le chemin de croix pour    devenir notre pain. Il se laisse broyer comme le grain, Il se laisse au feu de sa Passion pour que tu puisses te nourrir de lui, pour que son sang devienne ta boisson.

 

Jésus le dit très explicitement : « Ma chair est vraie nourriture et mon sang vraie boisson » (Jn 6,55).     La petite hostie que le prêtre va déposer dans nos mains est infiniment plus que le symbole d’un don très généreux :
c’est le corps du Christ, et c’est à juste    titre que tu diras « Amen ».
Amen : c’est sûr, c’est vrai … Rien n’est plus sûr et solide que cela !


 

 

 

 

Cette petite hostie c’est Jésus vivant qui te révèle son désir d’être ta nourriture. Veux-tu le laisser vivre et aimer en toi ?
Dans ce qui est    lourd et chaotique dans ta vie, comme dans ce qui est léger et joyeux, est-ce que tu le laisses entrer pour qu’il puisse te désinstaller autant que nécessaire et te faire vivre du Royaume ? «     Oui » en langage liturgique se dit ici « Amen » !
Et cet Amen va plus loin encore :
« Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité », nous dit aujourd’hui Jésus (Jn 6,51).
Et pour que    ce soit bien clair, Jésus insiste :
« Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie éternelle, et Moi, Je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54).
 

 

Il n’y a pas de geste plus engageant sur cette terre que celui de recevoir la Sainte Eucharistie. Car c’est le Ciel que tu reçois, et que tu    acceptes de recevoir par pure grâce. Le festin n’est pas ouvert par ton sacrifice, mais par le sacrifice du Christ !
Aucun effort, aucune ascèse de ta part ne te vaudra le Ciel :
« Si vous    ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son Sang,
– même si vous avez fait des milliers de sacrifices et de bonnes œuvres –
vous n’aurez pas la vie en vous » (Jn    6,53).
Croire cela c’est revêtir le vêtement de noces !


Oui, la petite hostie, c’est le Ciel. Si telle est ta foi, le Ciel est en toi.


 

Et avoir le Ciel en soi, ce n’est pas oublier la terre et ses tracas ; c’est au contraire se livrer à l’Amour dans un désintéressement qui rend    l’amour très fécond. Le Salut n’est plus mon problème puisque le Ciel est déjà en moi. Ce qui m’occupe, ce qui me préoccupe, c’est que tous aient le Ciel en eux, c’est que tous entendent    l’invitation au festin, c’est que tous y entrent revêtus du vêtement de noces.


 

 

 

 

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement»

 

 

 

Aujourd'hui, nous continuons la lecture du Discours sur le Pain de vie qui nous tient à cœur ces temps-ci: «Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel» (Jn 6,51). Ce discours a une structure, très bien pensée et remplie des enseignements enrichissants. Quel bonheur si tous les chrétiens connaissaient bien les saintes écritures! Nous nous retrouverions face à face au mystère de Dieu, telle une vraie nourriture pour nos âmes, qui sont souvent endormies et affamées d'éternité. Elle est magnifique cette parole vivante, la seule écriture capable de changer les cœurs.

Jésus, qui est le chemin, la vérité et la vie, nous parle pour nous dire qu'il est le pain de vie. Et le pain, comme nous le savons bien, est fait pour être mangé. Mais afin de le manger, nous devons avoir faim. Comment pouvons nous comprendre le sens d'être chrétien si nous avons perdu la faim de Dieu? Faim de le connaître, faim de le traiter en ami, faim de le faire connaître à ceux qui ne le connaissent pas encore, faim de le partager, comme on partage le pain a table. Quelle belle image de voir un père de famille a la tête de la table coupant un bon pain, obtenu par son travail et de le donner à ses enfants! Dans l'Eucharistie, c'est Jésus lui-meme qui se donne comme pain de vie, qui se donne en partage et avec une générosité telle que nous sommes saisis d'émoi.

 


Pain de vie… mais, de quelle vie? Il est clair que ce pain là, ne va pas prolonger notre existence sur terre, mais il est clair également qu'il changera la qualité et la profondeur de chaque instant de notre vie. Posons-nous cette question: -Et moi, quelle est la vie que je souhaite vivre? Et comparons notre réponse à la vie que nous menons aujourd'hui. Est-ce que c'est ce que nous aurions souhaité? Ne croyons-nous pas que nous pourrions élargir encore plus nos horizons? La vie du Christ dans l'Eucharistie est encore plus vaste de ce que toi et moi pouvons imaginer, elle est plus remplie, plus belle, et elle attend que nous la mangions, elle attend à la porte de notre cœur, patiente et ardente comme seul celui qui sait aimer peut le faire. Et après cette nourriture: la vie éternelle! «Si quelqu'un mange de ce pain il vivra éternellement» (Jn 6,58). -Que pouvons nous souhaiter de plus?

Abbé Antoni CAROL i Hostench     (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

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Prière

 

 

Je t’adore, mon Dieu, dans ton Eucharistie. Aide-moi à contempler ce mystère de ta présence parmi nous. Je te consacre ce moment de ma journée pour te recevoir, toi qui désires te donner à moi, être uni à moi, vivre avec moi. Je veux m’offrir à toi.

 

 

 

Demande

Fais-moi me rendre compte de l’amour que tu as pour moi et de la faim que j’ai de toi !

 

Réflexion

1. Si Jésus-Christ a voulu se faire pain, c’est pour que nous le mangions. Nous pouvons avoir l’impression que le Seigneur se répète dans ce passage de l’Évangile, mais n’est-pas pour nous encourager à croire en ses paroles « dures ». Ses auditeurs ont pu se demander si cet homme n’avait pas perdu la raison : déclarer à son public qu’il lui faut le manger, au sens propre du terme ! Impossible sans la foi. Nous pouvons entendre ainsi cette question des Juifs : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est réellement Jésus-Christ qui se donne à nous. C’est le sacrement de l‘union à Dieu qui alimente et entretient la vie divine en nous, et nous fait demeurer unis à lui. Manger le Corps du Christ et boire son Sang est le moyen le plus sûr pour nous de rester unis à Jésus. Pourquoi Seigneur as-tu « inventé » que nous te mangions ? Parce qu’il désire nous communiquer sa vie divine. Jésus possède la vie, encore plus, il est la Vie (cf. Jn, 14,6) et il n’est venu que pour nous la donner, et que nous l’ayons en abondance (cf. Jn 10,10).

2. De même que le pain comme nourriture est nécessaire à la vie de l’homme, de même une nourriture adéquate, le pain de vie est nécessaire à la vie éternelle. Dès notre vie sur terre, dès aujourd’hui je peux vivre de la vraie Vie, la vie surnaturelle. Comme le pain pour le corps, ce pain de Vie conserve et soutient, augmente, restaure et fait s’épanouir la vie de Dieu en nous. Quand nous mangeons, par le processus d’assimilation, nous convertissons la nourriture en notre propre substance. Mais quand le Christ se donne en nourriture, c’est nous qui sommes transformés en lui. Saint Augustin écrit en faisant dire au Christ : « Je suis l’aliment des forts : aie la foi et mange-moi. Mais tu ne me changeras pas en toi ; c’est toi qui seras transformé en moi ». (Confessions L. VII, c.4.)

Et saint Thomas d’Aquin explique : « Il s’ensuit que l’effet propre de ce sacrement est une telle transformation de l’homme dans le Christ qu’il peut véritablement dire : je vis ; non, ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi ». (In IV Sentent. Dist. 12, q. 2, a. 1.). Ceci est possible parce qu’en recevant Jésus-Christ, nous le recevons tout entier : son corps, son sang, son âme, son humanité, sa divinité. C’est le pain venu du ciel, c’est-à-dire donné par Dieu. Nous ne nous le sommes pas procurés tous seuls. C’est notre Dieu lui-même qui nous nourrit, comme il l’a fait avec nos pères, le peuple d’Israël, au désert. Avec les paroles du psaume nous pouvons chanter : « Pas un peuple qu'il ait ainsi traité ».

3. Manger Jésus-Christ nous donne donc la vraie vie, l’éternelle. C’est le pain du ciel qui nous est donné. Par cet aliment, Dieu demeure en nous, et donc nous avons la vie en nous. Cette union à Dieu veut nous entraîner principalement à partager ses mêmes sentiments et désirs. Saint Paul nous y invite : « Ayez en vous les sentiments qui furent dans le Christ Jésus » (Phi 2,5). C’est-à-dire l’amour. Le Fils est tout d’abord aimé du Père, il l’aime et il nous aime. Cet amour est la raison pour laquelle il s’offre au Père pour nous. Partager les sentiments du Christ, c’est brûler du même amour et se faire offrande au Père avec Christ. En cette solennité du Corps et du Sang de Dieu fait homme, contemplons ce mystère. (Cette méditation s’inspire du livre Le Christ Vie de l’âme (1917) Deuxième Partie : Fondement et double aspect de la vie chrétienne, 8. - Le pain de vie - de Dom Columba Marmion (1858-1923), abbé de Maredsous.

 

Dialogue avec le Christ

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6, 68). Je te remercie, Seigneur, de veiller à tel point sur moi, sur nous tous. Merci de la foi que tu m’as donnée, merci de croire que dans cette hostie consacrée tu es présent et que c’est par amour pour moi. Ô Bon Pasteur, notre vrai Pain, ô Jésus, aie pitié de nous, nourris-nous et protège-nous, fais-nous voir les biens éternels dans la terre des vivants. Toi qui sais et qui peux tout, toi qui sur terre nous nourris, conduis-nous au banquet du ciel et donne-nous ton Héritage, en compagnie de tes Saints (fin de la Séquence Lauda Sion).

 

Résolution

Prendre un moment d’adoration du Corps du Christ (et pourquoi ne pas y aller avec quelqu’un).

 

Anne-Marie Terrenoir, consacrée de Regnum Christi

 

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"Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous." La Parole de Dieu vient redonner le sens de notre marche et nous donne la nourriture nécessaire pour tenir bon en chemin ! Nous choisissons cette marche et cette nourriture : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous." Dans le désert du Sinaï, le Seigneur Dieu mettait au cœur de son peuple le désir de s’approfondir. La marche dans le désert, Dieu l’a imposée pour savoir ce que nous avions dans le cœur. En nous donnant, au jour le jour, du pain sous l’aspect de la manne, il nous préparait à une nourriture qui donne la vie eternelle. Les anciens voyaient déjà dans le pain et le vin, des « images » de la nourriture spirituelle. Jésus nous introduit dans le mystère de l’Eucharistie qui est d’une richesse qui nous dépasse. Le Fils de Dieu, venu parmi nous sur terre nous donne le pain de l’intelligence, le pain de la foi, la Parole qui nous entrouvre le mystère de Dieu et son plan d’amour divin.

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour." En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui." Les chrétiens, depuis l’origine, se sont appuyés sur les paroles prononcées par Jésus dans la synagogue de Capharnaüm : « Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. L’audace de Jésus suscite des murmures dans l’assemblée : Comment peut-il dire : « Je suis descendu du ciel ? » Dans cette situation d’épreuve et de dépendance, Dieu veut faire découvrir à l’homme qu’il ne vit pas « seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Nous avons fondamentalement besoin d’une nourriture dont notre corps a besoin, mais il est une autre nourriture encore bien plus nécessaire, celle du cœur. « Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » Jésus est ce « pain vivant, » la Parole faite chair, qui rassasie notre cœur. Il est « la vraie nourriture et la vraie boisson » qui donnent la vie éternelle.

"De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi." Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » L’Eucharistie est nécessaire pour nous, comme est indispensable la nourriture pour notre corps. L’Eucharistie entretient et développe la vie de l’Amour commencée ici-bas. Jésus donnera l’Eucharistie à ses disciples le soir du Jeudi Saint, quand, prenant le pain, puis la coupe, il dira : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous. Buvez-en tous, ceci est mon sang. » Ce Pain de vie nous rappelle combien Dieu nous aime : Il se fait « hostie, » offrande, pour être accessible à tous ! Mais Il veut aussi nous rassembler comme les grains d’une même colline. « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps. » Jésus, présence d’Amour, nous unit à Lui et nous unit les uns aux autres.

 

Nous demandons la grâce d’entendre : « De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi, je vis par le Père, de même aussi celui qui me mange vivra par moi.

 

Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Homélie ou Méditation du jour

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Evangile et Homélie du vend 17 Août 2018. Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!

Lectures de la messe

Première lecture

« Ta beauté était parfaite, grâce à ma splendeur dont je t’avais revêtue. Mais tu t’es prostituée » (Ez 16, 1-15.60.63)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

La parole du Seigneur me fut adressée :
    « Fils d’homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations.
    Tu diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu à Jérusalem :
Par tes origines et ta naissance,
tu es du pays de Canaan.
Ton père était un Amorite,
et ta mère, une Hittite.
    À ta naissance, le jour où tu es née,
on ne t’a pas coupé le cordon,
on ne t’a pas plongée dans l’eau pour te nettoyer,
on ne t’a pas frottée de sel, ni enveloppée de langes.
    Aucun regard de pitié pour toi,
personne pour te donner le moindre de ces soins, par compassion.
On t’a jetée en plein champ, avec dégoût,
le jour de ta naissance.

    Je suis passé près de toi,
et je t’ai vue te débattre dans ton sang.
Quand tu étais dans ton sang, je t’ai dit :
“Je veux que tu vives !”
     Je t’ai fait croître comme l’herbe des champs.
Tu as poussé, tu as grandi,
tu es devenue femme,
ta poitrine s’est formée,
ta chevelure s’est développée.
Mais tu étais complètement nue.
    Je suis passé près de toi,
et je t’ai vue : tu avais atteint l’âge des amours.
J’étendis sur toi le pan de mon manteau
et je couvris ta nudité.
Je me suis engagé envers toi par serment,
je suis entré en alliance avec toi
– oracle du Seigneur Dieu –
et tu as été à moi.
    Je t’ai plongée dans l’eau,
je t’ai nettoyée de ton sang,
je t’ai parfumée avec de l’huile.
    Je t’ai revêtue d’habits chamarrés,
je t’ai chaussée de souliers en cuir fin,
je t’ai donné une ceinture de lin précieux,
je t’ai couverte de soie.
    Je t’ai parée de joyaux :
des bracelets à tes poignets,
un collier à ton cou,
    un anneau à ton nez,
des boucles à tes oreilles,
et sur ta tête un diadème magnifique.
    Tu étais parée d’or et d’argent,
vêtue de lin précieux, de soie et d’étoffes chamarrées.
La fleur de farine, le miel et l’huile
étaient ta nourriture.
Tu devins de plus en plus belle
et digne de la royauté.
    Ta renommée se répandit parmi les nations,
à cause de ta beauté,
car elle était parfaite,
grâce à ma splendeur dont je t’avais revêtue
– oracle du Seigneur Dieu.

    Mais tu t’es fiée à ta beauté,
tu t’es prostituée en usant de ta renommée,
tu as prodigué tes faveurs à tout passant :
tu as été à n’importe qui.
    Cependant, moi, je me ressouviendrai de mon alliance,
celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse,
et j’établirai pour toi une alliance éternelle.
    Ainsi tu te souviendras, tu seras couverte de honte.
Dans ton déshonneur, tu n’oseras pas ouvrir la bouche
quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait
– oracle du Seigneur Dieu. »

            – Parole du Seigneur.

OU LECTURE BREVE

Première lecture

« Tu te souviendras de mon alliance avec toi, et tu seras couverte de honte » (Ez 16, 59-63)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

     Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Je vais agir avec toi comme tu as agi,
toi qui as méprisé le serment et rompu l’alliance.
    Cependant, moi, je me ressouviendrai de mon alliance,
celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse,
et j’établirai pour toi une alliance éternelle.
    Tu te souviendras de ta conduite,
et tu seras déshonorée,
quand tu recueilleras tes sœurs, tes aînées et tes cadettes
– c’est-à-dire Sodome et Samarie –
et quand je te les donnerai pour filles,
sans que cela découle de ton alliance.
    Moi, je rétablirai mon alliance avec toi.
Alors tu sauras que Je suis le Seigneur.
    Ainsi tu te souviendras, tu seras couverte de honte.
Dans ton déshonneur, tu n’oseras pas ouvrir la bouche
quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait
– oracle du Seigneur Dieu. »

            – Parole du Seigneur.


Cantique Is 12, 2, 4bcde-5a, 5bc-6)

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur !

Il montre sa magnificence, et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi,
le Saint d’Israël !


Évangile (Mt 19, 3-12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ;
ils lui demandèrent :
« Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme
pour n’importe quel motif ? »
    Il répondit :
« N’avez-vous pas lu ceci ?
Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ?
    et dit :
“À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.”

    Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare pas ! »
    Les pharisiens lui répliquent :
« Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit
la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »
    Jésus leur répond :
« C’est en raison de la dureté de votre cœur
que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes.
Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
    Or je vous le dis :
si quelqu’un renvoie sa femme
– sauf en cas d’union illégitime –
et qu’il en épouse une autre,
il est adultère. »
    Ses disciples lui disent :
« Si telle est la situation de l’homme
par rapport à sa femme,
mieux vaut ne pas se marier. »
    Il leur répondit :
« Tous ne comprennent pas cette parole,
mais seulement ceux à qui cela est donné.
    Il y a des gens qui ne se marient pas
car, de naissance, ils en sont incapables ;
il y en a qui ne peuvent pas se marier
car ils ont été mutilés par les hommes ;
il y en a qui ont choisi de ne pas se marier
à cause du royaume des Cieux.
Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu. 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

La question du divorce donnait lieu à de vifs débats entre les écoles rabbiniques. Aussi n’est-il pas surprenant que quelques pharisiens    viennent trouver Jésus pour lui poser la question : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? ».  

 

Il est difficile de résumer en quelques mots la teneur des débats de l’époque. Il est vrai que le divorce est permis dans le livre du    Deutéronome, mais il n’en n’est pas question dans les dix commandements. Les interprétations sont donc variées et ont changé au fil des siècles. Certains n’admettaient le divorce qu’en cas «     d’indécence » avérée, mais d’autres le considéraient possible « pour n’importe quel motif ». C’est sur ce point que Jésus est interrogé : que le divorce soit permis et pratiqué, personne n’en    doutait, mais dans quelles conditions ?   

 

Jésus, à son habitude, ne se laisse pas enfermer dans les faux débats et repose la question dans son fondement. « Au commencement (c'est-à-dire    dans le livre de la Genèse), le Créateur les fit homme et femme » et « tous deux ne feront plus qu’un ». Donc l’homme, c'est-à-dire le mari, le seul selon le droit juif à disposer du droit de    divorcer, n’a pas le pouvoir de séparer « ce que Dieu a uni ». Le mariage est en soi indissoluble. Les pharisiens réagissent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation ? ». Ils s’appuient sur la    conviction qu’une prescription est un ordre, et que Moïse est bien le législateur choisi par Dieu. Mais Jésus nie la qualité de loi, il rappelle qu’il s’agit une simple permission : « Moïse vous    a concédé ». Moïse a dû s’adapter car la dureté de cœur de ses frères ne permettait pas d’en obtenir davantage. Mais Moïse a pris la précaution d’exiger un acte de répudiation qui protège la    femme ; sans cela elle restait soupçonnée d’adultère et ne pouvait se remarier. Mais pour Jésus, répudier sa femme est se mettre en situation d’adultère.     

 

Les disciples entrent alors en scène en posant une question un rien impertinente, sous-entendant que l’attrait pour le mariage serait lié à la    possibilité de divorcer ! Jésus saisit l’occasion de parler d’un célibat délibéré. Il s’agit d’une grande nouveauté. Il existait (même au sein du judaïsme) des croyants qui choisissaient de ne    pas se marier (on pense à Qûmran par exemple), mais dans le monde antique les motivations de ces croyants étaient liées à la pureté du rite religieux ou à la volonté de se séparer des femmes.    Mais Jésus présente une nouvelle façon de faire ce choix : « à cause du Royaume des cieux ». Jésus dévoile donc une possibilité d’anticiper le Royaume, de vivre un état de perfection qui est    celui de la résurrection. Ce choix est déroutant car gratuit : seuls ceux à qui cela est donné le comprendront, et ceux qui le choisiront le feront seulement (mais ça n’est pas rien) « pour le    Royaume ». Aucune autre motivation.

 

Cette ouverture surnaturelle est la vraie réponse de Jésus aux débats évoqués. Les pharisiens ne savent pas interpréter la Parole de Dieu car    les hommes souffrent d’endurcissement du cœur ; les disciples ne comprennent pas comme il convient la grâce du mariage sans doute pour les mêmes raisons. Mais la Loi de Dieu est plus simple que    toutes les casuistiques : Dieu se donne. Le mariage est un don de Dieu, le célibat en vue du Royaume est un don de Dieu. À nous de préparer nos cœurs pour savoir reconnaître le don particulier    que Dieu nous fait !

 

Seigneur Jésus, donne-nous ton Esprit de sainteté, que nous sachions couper avec tous les    raisonnements du monde, que nous apprenions à lire la Parole comme elle se donne : nous voulons être de ceux qui « peuvent comprendre » pour comprendre le bonheur qu’il y a à te suivre jusqu’à se    donner soi-même, où que tu nous appelles.

 

Père Philippe

 

 

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«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»

Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant la indissolubilité de celui-ci. Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels.
En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes.
2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse.
3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon.
4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société.
Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».
Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.

 

Abbé Roger J. LANDRY     (Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

http://evangeli.net/evangile

 

 

 

 


 


 

Prière

Ton amour Seigneur est plus grand que les cieux, ta vérité plus haute que les nues (Ps 56, 11). Tu es, Seigneur, l'origine et la fin de toutes choses et tu es fidèle à l'alliance que tu as proposée dès la création du monde. Loué sois-tu, Seigneur.

 

 

Demande

Seigneur, aide-moi à grandir dans l'amour et à porter du fruit pour ton Royaume.

Réflexion

1. La question qui, aujourd'hui, est posée à Jésus, est aussi ancienne que l'humanité : peut-on répudier sa femme (ou, aujourd'hui, une femme son mari) ? Peut-on révoquer légitimement le mariage ? Si techniquement et légalement cela est possible, pourquoi cela ne serait-il pas permis ? S'il y a des mécanismes légaux - dans l'ancienne loi (celle de Moïse), comme dans la nouvelle (le droit de l'Église) - pour déclarer invalide un mariage, c'est pour des raisons objectives, qui découvrent que l'alliance entre l'homme et la femme avait été impossible, déjà avant qu'elle fût contractée. Mais cela ne change en rien le projet de Dieu sur le mariage: on ne peut pas « annuler un mariage valide ». « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ». Cette disposition n'est pas une invention humaine pour rendre la vie plus amère; il s'agit d'un « mode d'emploi » inscrit dans notre cœur et révélé dans la Sainte Écriture. Un cœur volubile, qui n'est pas capable de persévérer dans les épreuves, qui accompagnent son engagement d'amour, est comparable à un arbre, dont les fruits ne mûrissent jamais, mais passent directement de l'état immature à l'état « macéré » : il n'accomplit pas sa vocation à une vie féconde dans l'amour.

2. La question « légaliste » du groupe de pharisiens porte sur la nature de l'amour. Dans sa première lettre encyclique, le pape Benoît XVI faisait remarquer que l'amour trouve, dans l'homme, une des expressions les plus complètes dans l'union conjugale. L'homme, fait à l'image de Dieu, représente son auteur dans ce qu'il a de plus spécifique : Dieu est amour. Cette union est donc image de la communion de vie trinitaire, dont l'amour déborde en création ; et avec celle-ci Dieu établit une alliance. De même que la création est soumise à des lois de la nature, l'amour aussi se soumet à des « lois » : la fidélité et l'indissolubilité. Dieu est le premier à se soumettre et à accomplir cette loi. Dans ses rapports avec « l'épouse », c’est-à-dire son peuple de l'alliance, Dieu s'est montré indéfectible, toujours fidèle à sa parole, qu'il n'a jamais révoquée malgré notre infidélité.

3. La vie conjugale, comme la virginité pour le royaume, sont deux expressions complémentaires de la vocation à l'amour. Les deux impliquent la croix : à chacune la sienne. Cela est difficile à comprendre pour les disciples, et encore plus difficile à accepter et à vivre. Jésus seul peut en donner les motivations nécessaires : tandis que l'indissolubilité conjugale est un sacrifice pour la première création, la virginité pour le royaume édifie, par l'immolation du corps et des désirs d'affectivité humaine, la nouvelle création. La virginité pour le royaume, précise Jésus, diffère des causes involontaires de virginité : un défaut depuis la naissance ou une mutilation subie. Amour et croix vont de pair : la croix purifie l'amour, et l'amour rend la croix moralement plus supportable. La croix corrige les fautes et purifie les péchés, l'amour sauve le monde et donne la vie. La croix nous élève vers Dieu et, par l'amour, Dieu s'abaisse à nous. La vie conjugale est une image de Dieu sur la terre, la virginité pour le royaume est une ressemblance de l'état céleste dans ce monde. Prions afin que Dieu nous donne la force de la persévérance.

Dialogue avec le Christ

Devant le mystère de la croix qui purifie l'amour, je te confie ma vie, mes défis, mes efforts et mon échec. J'ai confiance en ta miséricorde, tu répares tout ce qui est blessé. Je te renouvelle l'oblation de ma vie, afin qu'à l'approche de ton Royaume elle soit guérie et bénie.

Résolution

J'aurai une attitude, une parole et un geste de considération envers mon conjoint ou, si je ne suis pas marié, envers un couple d'amis, pour encourager et exprimer la valeur de l'union matrimoniale.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

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"Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »

Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Au temps de Jésus il y avait plusieurs écoles d’interprétation sur les raisons qui permettaient de divorcer. Jésus invite ceux qui l’écoutent à revenir au plan de l’amour originel de Dieu. S’il est difficile d’aimer, nous nous approchons de la source de l’amour pour y puiser des forces dans la grâce de Dieu. La charité est exigeante parce qu’elle ne cherche pas sa propre satisfaction mais d’abord le bien de l’autre. Chaque vie, en s’associant à d’autres de diverses manières, manifeste à sa manière, notre filiation commune. Elle accueille en creux toutes les difficultés de nos vies, tous les dérèglements de nos situations. Notre vie est appelée à signifier le secret qu’elle porte, nous sommes tous enfants de Dieu. Notre manière d’être atteste ce que nous sommes, elle en témoigne et constitue ainsi la communauté humaine en son ensemble comme expression de son mystère. Jésus, mis à l’épreuve, est un modèle d’humilité ! Il sait ce qu’il y a dans l’homme, il voit que son cœur est malade, il est venu pour le guérir. Sa pédagogie est pour nous très éclairante.

Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » Jésus répond sur le devenir de l’homme et de la femme, en redonnant le sens du commencement. La perspective de Jésus prend en compte les aléas de la vie et les situations de vie qui sont les conséquences de l’endurcissement des cœurs, de la violence des hommes entre eux, des blessures qu’ils ont reçues. Il met ses adversaire sur le terrain de leur connaissance pour les sécuriser, mais il leur dit : « C’est à cause de votre obstination que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; » Jésus fait alors apparaître une vraie difficulté dans laquelle ils sont prisonniers : la dureté du cœur, « au commencement, il n’en était pas ainsi. » C’est dans l’union entre nous qu’il nous est donné de façonner notre existence comme signe de la vie de Dieu. La communauté humaine est faite pour partager l’unité parfaite de la Sainte Trinité à laquelle nous aurons part au ciel. Notre vocation de chrétien est de permettre à la parole et la grâce du Christ de pénétrer nos cœurs et nos esprits afin de ne pas permettre à l’ambiance de discorde d’affecter nos vies.

Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » L’ouverture de Jésus est étonnante ! De la question du mariage qui lui est posée, il reprend la question du sens de la vie et de sa fécondité dernière. Si la réalité du mariage est une alliance voulue par le Créateur, une autre réalité, celle du célibat annonce aussi l’amour infini de Dieu. Quelque soit notre situation, ce qui nous est demandé est d’aimer, d’être ouvert à nos frères et de marcher humblement avec eux, à la suite du Christ Jésus, vers la vie. Exprimer dans notre quotidien le mystère dont nous vivons, inventer la vie que nous recevons de Dieu Notre Père. Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Le Christ a souffert et il est mort pour que nous puissions avoir dès à présent ce que nous aurons au ciel : l’unité de l’Amour.

Nous demandons la grâce d’être à l’écoute de la Parole et de Jésus qui l’exprime.

Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Homélie ou Méditation du jour

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Évangile et homélie du 12 Août 2018. Jésus reprit la parole : Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel.

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Lectures de la messe

Première lecture

« Fortifié par cette nourriture, il marcha jusqu’à la montagne de Dieu » (1 R 19, 4-8)

 

Lecture du premier livre des Rois

 

En ces jours-là, 
le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel,
    marcha toute une journée dans le désert.
Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, 
et demanda la mort en disant : 
« Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! 
Reprends ma vie : 
je ne vaux pas mieux que mes pères. » 
    Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit. 
Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : 
« Lève-toi, et mange ! » 
    Il regarda, et il y avait près de sa tête 
une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau. 
Il mangea, il but, et se rendormit.
    Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit : 
« Lève-toi, et mange, 
car il est long, le chemin qui te reste. » 
    Élie se leva, mangea et but. 
Puis, fortifié par cette nourriture, 
il marcha quarante jours et quarante nuits 
jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.

 

    – Parole du Seigneur.

 


Psaume  33 (34), 2-3, 4-5, 6-7, 8-9)

 

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

 

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

 

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

 

L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !


 

 

Deuxième lecture

 

« Vivez dans l’amour, comme le Christ » (Ep 4, 30 – 5, 2)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

 

Frères,
n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, 
qui vous a marqués de son sceau
en vue du jour de votre délivrance. 
    Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, 
tout cela doit être éliminé de votre vie, 
ainsi que toute espèce de méchanceté. 
    Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. 
Pardonnez-vous les uns aux autres, 
comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

 

Oui, cherchez à imiter Dieu, 
puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. 
    Vivez dans l’amour, 
comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, 
s’offrant en sacrifice à Dieu, 
comme un parfum d’agréable odeur.

 

    – Parole du Seigneur.

 


Évangile

 

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 41-51)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

En ce temps-là,
    les Juifs récriminaient contre Jésus 
parce qu’il avait déclaré : 
« Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » 
    Ils disaient : 
« Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? 
Nous connaissons bien son père et sa mère. 
Alors comment peut-il dire maintenant : 
‘Je suis descendu du ciel’ ? » 
    Jésus reprit la parole : 
« Ne récriminez pas entre vous. 
    Personne ne peut venir à moi, 
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, 
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
    Il est écrit dans les prophètes : 
Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. 
Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement 
vient à moi. 
    Certes, personne n’a jamais vu le Père, 
sinon celui qui vient de Dieu : 
celui-là seul a vu le Père. 
    Amen, amen, je vous le dis : 
il a la vie éternelle, celui qui croit. 
    Moi, je suis le pain de la vie. 
    Au désert, vos pères ont mangé la manne, 
et ils sont morts ; 
    mais le pain qui descend du ciel est tel 
que celui qui en mange ne mourra pas.

si quelqu’un mange de ce pain, 
il vivra éternellement. 
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
donnée pour la vie du monde. »

 

 

 

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Notre relation à Dieu est plus religieuse que croyante ; nous ne vivons pas vraiment dans son Alliance : qui d’entre nous peut dire qu’il « aime     » Dieu au sens fort que devrait recouvrir ce terme, lorsqu’il nous parle de notre relation au Seigneur ? Pourtant si la foi est une vertu théologale, c'est-à-dire un don de Dieu dans l’Esprit,    son premier mouvement, son dynamisme essentiel, ne peut être que l’amour. La confiance qu’implique la foi découle de l’amour dont elle est inséparable ; elle ne le précède pas.

Cependant, pour les esprits incarnés que nous sommes, l’amour procède nécessairement d’une rencontre enracinée dans l’expérience sensible. C’est    bien pourquoi le Verbe s’est fait chair : « Personne n’a jamais vu le Père, confirme Jésus, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père » et peut en parler. Bien plus : « qui l’a    vu a vu le Père » (Jn 14, 9). C’est en nous attachant à Jésus par les liens d’un amour qui fait confiance, que nous témoignons de notre foi au Père : celui qui croit au Fils unique, qui s’attache    à lui par les liens d’une sincère affection, « a la vie éternelle », car dans l’amour, il partage sa vie. C’est ce lien vital que Notre-Seigneur exprime par la comparaison très parlante du « pain    de vie » : avant de désigner l’Eucharistie, c’est d’abord à sa Personne que Jésus fait allusion lorsqu’il dit : « Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange - entendons : celui qui    s’unit à lui par les liens d’un amour durable - ne mourra pas ».

L’Eucharistie n’est d’ailleurs rien d’autre que sa présence continuée parmi nous : « le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le    monde ait la vie ». Ce qui implique que sans cette chair, nous n’avons pas la vie en nous. Le début de la sagesse est peut-être de réaliser que coupés du Dieu d’amour, nous sommes coupés de la    source de la vie et voués à la mort. Cette douloureuse prise de conscience est nécessaire pour que nous prenions au sérieux le temps présent, le temps de la miséricorde, et que nous discernions à    nos côtés l’Ange du Seigneur qui nous propose « le Pain de la vie qui descend du ciel », l’Eucharistie qui nous sauve.

 

Seigneur, renouvelle-nous dans ton Esprit d’amour, afin que notre foi soit embrasée du Feu d’une véritable charité. Donne-nous    de pouvoir nous approcher de ton autel le cœur débordant de reconnaissance envers toi, qui n’oublie pas le cri de ceux qui te cherchent, mais les unit à toi dans une union ineffable, afin de les    combler de ta grâce au-delà de leur attente.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

 «Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi»

Aujourd'hui, l'Evangile nous montre l'étonnement dans lequel vivaient les compatriotes de Jésus dans sa présence, «Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?» (Jn 6,42). La vie de Jésus parmi les siens avait été tellement normale, qu'au début de sa mission, ceux qui le connaissaient se scandalisaient de ses paroles. De quel Père, que personne n'avait vu, leur parlait-il? Quel était ce pain venu du ciel qui donnerait la vie éternelle à ceux qui le mangeraient? Il niait que c'était la manne du désert car ceux qui l'avaient mangé étaient morts. «Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Sa chair pouvait-elle être une nourriture pour les hommes? La consternation que semait Jésus parmi les juifs pourrait s'appliquer à nous aussi si nous ne répondons pas à une question fondamentale de notre vie chrétienne; «qui est Jésus?».

Beaucoup d'hommes et des femmes se sont posé cette même question bien avant nous et ils ont répondu personnellement, ils sont allés vers Jésus, ils l'ont suivi et ils jouissent d'une vie sans fin et pleine d'amour. «(…) Et moi je les ressusciterait au dernier jour» (cf. Jn 6,44). Juan Casiano exhortait ses moines leur disant: «Approchez vous de Dieu et Dieu s'approchera de vous, car ‘personne ne peut venir à Moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers Moi’. Dans l'Evangile nous entendons le Seigneur qui nous invite à aller vers lui ‘Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos’». Accueillons la Parole de l'Evangile qui nos rapproche de Jésus chaque jour, accueillons l'invitation de ce même Evangile à rentrer en communion avec Lui en mangeant sa chair, car «c'est la nourriture vrai, la chair du Christ, celui qui étant le Verbe, se fait chair pour nous» (Orígenes).

Abbé Lluc TORCAL     Moine de Monastère de Sta. Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


Prière

Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs, ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère, telle est mon âme en moi. Je suis ici, Seigneur, en silence, et je t’attends dans la prière. Pardon pour les fois où mon cœur met sa confiance en des postures ou des possessions. Aujourd’hui je laisse tout cela de côté, afin de tenir mon âme devant toi dans la paix (Ps 131).

Demande

Générosité, afin de me laisser attirer par Jésus.

Réflexion

1. « Comment peut-il dire : ‘je suis descendu du ciel’ ? »

La foule murmure que Jésus n’a rien de spécial. Car il n’est pas toujours facile de le reconnaître. Il vient dans l’humilité et le silence. L’exemple par excellence est l’Eucharistie. Là Jésus nous approche sous la forme du pain, notre soutien quotidien. Le reconnais-je à la messe ? Le reconnais-je chez les autres, quand j’entends le « sans abri » qui me demande de l’argent ou l’invité qui me parle ? Je le reconnais dans les difficultés ainsi que les joies ? Mais peut-être ne reconnais-je pas sa puissance et son amour pour moi, et je ne lui demande rien ?

2. « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi. » « Que saurions-nous dire à Dieu, s’Il ne s’était lui-même auparavant communiqué et découvert à nous dans sa Parole, de telle sorte que nous ayons accès à Lui et commerce avec Lui ? » (H.U. von Balthasar). Le Seigneur est celui qui m’invite, ma vie, donc, est une réponse à son amour pour moi.

3. « Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. »

Jésus est venu pour nous révéler ce que nous sommes à ses yeux et l’amour que Dieu Père, Fils et Saint Esprit ont pour nous. Il nous instruit personnellement. Il désire trouver l’écoute chez moi, afin de me parler et me porter plus près de lui.

 

Dialogue avec le Christ

Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Père, je veux écouter. Je sais que tu veux mon bonheur. Parfois j’ai peur de ce que tu me demandes, mais ta grâce est plus forte que ma faiblesse. Attire-moi vers toi aujourd’hui.

 

Résolution

Faire une action d’abandon à la Providence de Dieu.

Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr


 


« Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »

Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » C’est de l’identité de Jésus que partent les murmures des juifs. Jésus vient de Dieu, il va tenter de se définir d’une double manière. D’une part par rapport à son Père, il vient de Dieu et lui seul l’a vu, et, d’autre part, par rapport aux hommes, il est celui qui se donne aux hommes pour leur transmettre la vie. Jésus se donne pour vaincre le mystère d’iniquité du monde, du mal répandu dans le monde. Nous rendons grâce à Dieu qui vient au secours de notre souffrance et nous libère par le Christ. Isaïe le signalait : « Comme une brebis on l’a conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. » C’est ce que n’ont pas compris ceux qui récriminent. Jésus nous donne de tout récapituler en lui. Au cœur du monde en recherche, l’Esprit Saint rassemble toute personne qui est attirée par Dieu. L’humanité est totalement transformée dans le Christ Jésus. Dieu comble toutes les dimensions de notre vie pour que nous soyons régénérés en lui. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée transforme fondamentalement l’univers.

Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Jésus leur dit, vous ne me connaissez pas, vous ignorez ma véritable origine : « Je suis celui qui vient de Dieu. » Jésus écarte l’objection des juifs, mais il en soulève une plus grande encore qui constitue pour eux un insoutenable blasphème : il se dit le Fils de Dieu. « Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. » Le Verbe est Fils, il se reçoit du Père. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifiera toute l’humanité. La misère du monde sera transfigurée par la Passion de Jésus. Au cœur même de la création, le blé et le raisin, le pain et le vin, vont contribuer à la transformation de l’univers dans l’eucharistie. La Passion du Christ dans l’eucharistie se vit en présence de toute l’humanité et surtout des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie avec le Christ : « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église. » L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps du Christ Eucharistique. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.

… Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Jésus nous redit l’unité entre lui et notre Dieu. Ayant tout reçu du Père, il manifeste ce qu’il a reçu. Le Père, a tout donné à son Fils. Le Verbe est tourné vers le père, il nous plonge dans le mystère du Père. L’Amour du Père est comme le Secret et le motif de l’incarnation du Verbe. Jésus annonce le mystère de son sacrifice. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. C’est ainsi que nous sommes introduits dans la perspective du Pain de Vie. La veille de sa passion, Jésus prit du pain et dit : « Prenez, mangez, c’est mon corps. Il prend du vin et dit : "Prenez, buvez, c’est mon sang." C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. "Dans sa chair, il a tué la haine," pour que nous ayons la vie.

 

Nous demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père, d’être entraînés dans l’Amour infini de Dieu. 43 45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. 47 Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. 48 Moi, je suis le pain de la vie. 49 Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; 50 mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. 51

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



 

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »

Comment l'homme, qui demeurait rivé à la terre et restait soumis à la mort, pouvait-il avoir accès de nouveau à l'immortalité ? Il fallait que sa chair soit rendue participante de la puissance vivifiante qui est en Dieu. Or, la puissance vivifiante de Dieu le Père, c'est sa Parole, c'est le Fils Unique ; c'est donc lui qu'il nous a envoyé comme Sauveur et Rédempteur...       Si tu jettes un petit morceau de pain dans l'huile, de l'eau ou du vin, il va tout de suite s'imprégner de leurs propriétés. Si tu mets du fer au contact du feu, il sera bientôt rempli de son énergie, et, bien qu'il ne soit par nature que du fer, il deviendra semblable au feu. Ainsi donc, le Verbe vivifiant de Dieu, en s'unissant à la chair qu'il s'est appropriée, l'a rendue vivifiante.       Il a dit en effet : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de la vie ». Et encore : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair. En vérité, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous ». Ainsi donc, en mangeant la chair du Christ, notre Sauveur à tous, et en buvant son sang, nous avons la vie en nous, nous devenons comme un avec lui, nous demeurons en lui et lui demeure en nous.       Il fallait donc qu'il vienne en nous de la manière qui convient à Dieu, par l'Esprit Saint, et qu'il se mêle en quelque sorte à nos corps par sa sainte chair et par son sang précieux que nous recevons en bénédiction vivifiante comme dans du pain et du vin. En effet..., Dieu a usé de condescendance envers notre faiblesse et a mis toute la puissance de sa vie dans les éléments du pain et du vin qui sont ainsi dotés de l'énergie de sa propre vie. N'hésite donc pas à le croire, puisque le Seigneur lui-même a dit clairement : « Ceci est mon corps » et « Ceci est mon sang ».

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Évangile et homélie du samedi 11 Août 2018. Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible!

 


Lectures de la messe

Première lecture

« Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 12 – 2, 4)

Lecture du livre du prophète Habacuc

Seigneur, depuis les temps anciens,
n’es-tu pas mon Dieu, mon Saint,
toi qui es immortel ?
Seigneur, tu as établi les Chaldéens
pour exécuter le jugement ;
tu en as fait un roc
pour exercer le châtiment.
    Tes yeux sont trop purs pour voir le mal,
tu ne peux supporter la vue de l’oppression.
Alors, pourquoi regardes-tu ces perfides,
pourquoi restes-tu silencieux
quand le méchant engloutit l’homme juste ?
    Tu traites les hommes comme les poissons de la mer,
et comme les reptiles que personne ne domine.
    Le Chaldéen les pêche tous avec son hameçon,
les prend avec son filet,
et les recueille dans ses nasses,
ce qui le comble de joie et d’allégresse !
    Alors il offre des sacrifices à son filet,
il fait fumer de l’encens devant ses nasses,
car il leur doit une prise abondante
et une nourriture copieuse.
    N’arrêtera-t-il pas de vider son filet,
de massacrer sans pitié des nations ?

    Je vais me tenir à mon poste de garde,
rester debout sur mon rempart,
guetter ce que Dieu me dira,
et comment il répliquera à mes plaintes.

    Alors le Seigneur me répondit :
« Tu vas mettre par écrit une vision,
clairement, sur des tablettes,
pour qu’on puisse la lire couramment.
    Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.
Si elle paraît tarder, attends-la :
elle viendra certainement, sans retard.
    Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,
mais le juste vivra par sa fidélité. »

            – Parole du Seigneur.


Psaume 9A, 8-9, 10-11, 12-13

Il siège, le Seigneur, à jamais :
pour juger, il affermit son trône ;
il juge le monde avec justice
et gouverne les peuples avec droiture.

Qu’il soit la forteresse de l’opprimé,
sa forteresse aux heures d’angoisse :
ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;
jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,
annoncez parmi les peuples ses exploits !
Attentif au sang versé, il se rappelle,
il n’oublie pas le cri des malheureux.


Évangile

« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
un homme s'approcha de Jésus,
et tombant à ses genoux,
    il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
    Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
    Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
    Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus a emmené avec lui sur la montagne Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont    entr’aperçu la gloire de ce rabbi, qui est leur compagnon de chaque jour, lui leur grand Dieu et Seigneur. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une    grande confusion. En l’absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant d’épilepsie, mais ils n’y ont pas réussi. L’apprenant, Jésus réagit    vivement : « Combien de temps devrai-je rester avec vous ? » Que leur reproche    Jésus ? Non pas d’avoir fait preuve de présomption en prétendant guérir cet enfant en son absence, mais d’avoir manqué de foi. Car si les disciples avaient de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer. On pourrait se décourager : il y a tellement de    montagnes que nous ne réussissons pas à déplacer... Cela veut donc dire que nous avons une foi plus petite encore que la graine de moutarde. Mais quand les disciples, dans l’évangile de Luc,    demandent donc à Jésus d’augmenter en eux la foi, c’est encore la même réponse qui leur est faite : « si vous avez la foi gros comme une    graine de moutarde... » Jésus semble indiquer que la question est mal posée : la foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous    avons reçu ce don. Elle a été semée en nous, elle est déjà à l’œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s’enracinera en    grandissant les montagnes. Tout nous est donné : à nous de croire à l’immensité du don que Dieu nous a fait, afin de pouvoir en vivre.

Oui, nous devons l’admettre, souvent notre foi est bien petite, bien faible. Nous sommes tellement attachés à nos catégories, à    nos plans... Comment faire pour faire croître cette graine semée en notre cœur ? La foi se fortifie, premièrement, en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Profitons alors des    occasions où nous avons du mal à voir la main de Dieu, où nous avons peur de ce qu’il peut arriver, où nous ne nous sentons pas capables de vivre vraiment chrétiennement, pour dire à Jésus que    nous voulons avoir confiance en Lui, que nous savons qu’Il nous aime, et que tout ce qu’ Il se passe, Il le permet pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Et si nous avons du mal à y croire,    demandons-Lui pardon pour ce manque de confiance, tout en étant sûrs qu’Il va nous pardonner et nous aider à croire en Son Amour et en Sa tendresse. Et une autre manière de fortifier la foi,    c’est de la transmettre : c’est un processus circulaire : plus nous croirons en l’amour et la toute puissance de Dieu, plus nous le transmettrons au autres, avec force. Et plus nous le    transmettrons, plus cette foi s’enracinera en notre cœur. Si notre foi reste un concept, elle ne changera pas notre vie. Si elle devient expérience, alors oui, elle deviendra attitude, manière    d’affronter la vie. Et elle changera notre relation avec Dieu.

 

Seigneur Jésus, Tu sais que je crois en Toi. Je veux croire en Toi d’une foi simple mais puissante, capable de transporter les    montagnes. C’est Ton don. Augmente ma foi ! Que ma foi soit simple, enracinée dans tes paroles et ta promesse. Je veux transmettre cette foi à ceux qui sont autour de moi. Donne-moi une    compréhension de ma foi, que je puisse vraiment transmettre, expliquer et défendre. Merci pour Ton Eglise qui me guide et me soutient dans ma foi.

 

 

Père Philippe

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«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.
Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.
Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.
Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus.
La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán     (Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

 

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

Merci, Seigneur, pour ce temps de prière. Je crois que tu m’aimes et que tu t’occupes de moi. Tu m’appelles ici aujourd’hui pour me donner quelque grâce spéciale. J’ai confiance en ta bonté et en ta bienveillance envers moi et envers tous ceux qui m’entourent. Je veux en apprendre plus sur toi, afin de pouvoir entraîner les autres à te connaître et à t’aimer.

 

 

Demande

Seigneur Jésus, augmente ma foi ! Rends-la plus incisive, simple et omniprésente. Attache-moi fortement à toi, Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu !

Réflexion

1. Jésus a emmené avec lui sur la montagne Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont entraperçu la gloire de ce rabbi, qui est leur compagnon de chaque jour, lui leur grand Dieu et Seigneur. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une grande confusion. En l'absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant d'épilepsie, mais ils n'y ont pas réussi. L'apprenant, Jésus réagit vivement : « Combien de temps devrai-je rester avec vous ?» Que leur reproche Jésus ? Non pas d'avoir fait preuve de présomption en prétendant guérir cet enfant en son absence, mais d'avoir manqué de foi. Car si les disciples avaient de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer. On pourrait se décourager : il y a tant de montagnes que nous ne réussissons pas à déplacer. Cela veut donc dire que nous avons une foi plus petite encore que la graine de moutarde. Mais quand les disciples, dans l'Évangile de Luc, demandent donc à Jésus d’augmenter en eux la foi, c'est encore la même réponse qui leur est faite : « Si vous avez la foi gros comme une graine de moutarde…». Jésus semble indiquer que la question est mal posée : la foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous avons reçu ce don. Elle a été semée en nous, elle est déjà à l'œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s'enracinera en grandissant les montagnes. Tout nous est donné : à nous de croire à l'immensité du don que Dieu nous a fait, afin de pouvoir en vivre.

2. Oui, nous devons l’admettre, souvent notre foi est bien petite, bien faible. Nous sommes tellement attachés à nos catégories, à nos plans, etc. Comment faire pour faire croître cette graine semée en notre cœur ? La foi se fortifie, premièrement, en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Profitons alors des occasions où nous avons du mal à voir la main de Dieu, où nous avons peur de ce qui peut arriver, où nous ne nous sentons pas capables de vivre vraiment chrétiennement, pour dire à Jésus que nous voulons avoir confiance en lui, que nous savons qu’il nous aime, et que tout ce qu’il se passe, il le permet pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Et si nous avons du mal à y croire, demandons-lui pardon pour ce manque de confiance, tout en étant sûrs qu’il va nous pardonner et nous aider à croire en son Amour et en sa tendresse. Et une autre manière de fortifier la foi est de la transmettre : c’est un processus circulaire : plus nous croirons en l’amour et la toute-puissance de Dieu, plus nous le transmettrons aux autres, avec force. Et plus nous le transmettrons, plus cette foi s’enracinera en notre cœur. Si notre foi reste un concept, elle ne changera pas notre vie. Si elle devient expérience, alors oui, elle deviendra attitude, manière d’affronter la vie. Et elle changera notre relation avec Dieu.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu sais que je crois en toi. Je veux croire en toi d’une foi simple mais puissante, capable de transporter les montagnes. C’est ton don. Augmente ma foi ! Que ma foi soit simple, enracinée dans tes paroles et ta promesse. Je veux transmettre cette foi à ceux qui sont autour de moi. Donne-moi une compréhension de ma foi, que je puisse vraiment transmettre, expliquer et défendre. Merci pour ton Église qui me guide et me soutient dans ma foi.

Résolution

Dans mon travail pour répandre la foi, je prierai comme si tout dépendait de Dieu, mais avec un travail intelligent et diligent comme si tout dépendait de moi.

Père légionnaire

http://www.regnumchristi.fr


 


 

"Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de lui, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup."

 

 

Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Le fils de cet homme est malade, il est épileptique, il tombe dans le feu et dans l’eau. Le feu et l’eau sont des "images" de l’action de l’Esprit Saint qui nous remet dans le sens de la vie. Les paroles de l’Ecriture ne se réduisent pas à de simples histoires, il nous faut y découvrir la bonne nouvelle de la Révélation de Dieu par Jésus. La foi purifie notre raison et la raison soutient notre foi. Le recours à Jésus est édifiant pour nous aujourd’hui ! Cet homme dont on ne dit pas le nom est tout entier dans son cri et dans sa confiance pour Jésus. Déjà il a interpellé les amis de Jésus, mais sans résultat. Son fils est dans la souffrance et lui ne sait rien faire pour lui : "il tombe souvent dans le feu, souvent dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir."

"Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi." Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Manquant d’une foi simple en Jésus, les disciples ne réussirent pas à faire sortir le démon. Jésus leur avait donné le pouvoir sur les démons en son nom : "Jésus envoie douze disciples et leur donne « autorité sur les esprits impurs et le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité." Les disciples croyaient au pouvoir de Jésus et pouvaient se relier à ce pouvoir par leur simple foi. Mais ils croient en eux plutôt qu’en Jésus. Nous devons nous assurer, dans notre vie de foi, que Dieu garde toujours la première place. Rien ne sera impossible pour nous avec Dieu. Le manque de foi est une réalité difficile à supporter pour Jésus car elle génère beaucoup de déviances qui vont aliéner l’humanité. C’est une génération perverse, dira-t-il, nous touchons la douleur de Jésus ! La présence de Jésus Lumière du monde fait immédiatement reculer les ténèbres ! Le Dieu de la vie se met en œuvre pour régénérer l’humanité. Celle de la santé vivifiante revitalise ce qui manque de vie.

Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » La foi est une adhésion personnelle à Dieu.  Nous ne devons jamais laisser notre réflexion humaine endommager notre foi qui est un don de Dieu. Par la foi, j’adhère et j’accepte ce que Dieu a révélé en Jésus et en Dieu lui-même.  La foi se nourrit en l’Eglise, je désire la partager avec d’autres. Les enseignements n’éliminent pas la foi personnelle et son pouvoir, mais ils la guident et la renforcent. Je vais m’efforcer de garder ma foi pure étant en communion avec les autres. Jésus, je crois en toi, mais augmente ma foi. Donne-moi une compréhension de ma foi que je puisse vraiment la transmettre. Merci à Marie qui nous dit par l’ange Gabriel : "Rien n’est impossible à Dieu." C’est la foi qui donne aux disciples d’agir sur le cœur de Dieu.

Nous demandons la grâce d’une grande foi pour réjouir le cœur de Jésus et venir au service de nos frères.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

« Augmente en nous la foi » (Lc 17,5)

 

Le mot « foi » est unique en tant que vocable, mais il a une double signification. Il y a en effet un aspect de la foi qui se rapporte aux dogmes ; il s'agit de l'assentiment sur telle vérité donnée. Cet aspect de la foi est profitable à l'âme, selon la parole du Seigneur : « Celui qui écoute mes paroles et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle » (Jn 5,24)...
      Mais il y a un second aspect de la foi : c'est la foi qui nous est donnée par le Christ comme un charisme, gratuitement, comme un don spirituel. « A l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de science selon le même Esprit, à un autre la foi dans le même Esprit, à un autre le charisme de guérir » (1Co 12,8-9). Cette foi qui nous est donnée comme une grâce par l'Esprit Saint n'est donc pas seulement la foi dogmatique, mais elle a la puissance de réaliser ce qui dépasse les forces humaines. Celui qui possède cette foi « dira à cette montagne : ‘Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera’ ». Car lorsque quelqu'un prononce cette parole avec foi, « en croyant qu'elle va s'accomplir, et sans hésitation intérieure » (Mc 11,23) alors il reçoit la grâce de sa réalisation. C'est de cette foi qu'il est dit : « Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde ». En effet, la graine de moutarde est toute petite mais elle recèle une énergie de feu ; semence minuscule, elle se développe au point d'étendre de longues branches et de pouvoir même abriter les oiseaux (Mt 13,32). De même la foi accomplit dans une âme les plus grands exploits en un clin d'œil.
      Quand elle est éclairée par la foi, l'âme se représente Dieu et le contemple autant qu'il est possible. Elle embrasse les limites de l'univers et, avant la fin du temps, elle voit déjà le jugement et l'accomplissement des promesses. Toi donc, possède cette foi qui dépend de Dieu et qui te porte vers lui ; alors tu recevras de lui cette foi qui agit au-delà des forces humaines.

 

http://levangileauquotidien.org

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Hérode envoya décapiter Jean dans la prison.


Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire                                                            

St Jean-Marie Vianney curé d’Ars († 1859)


 

Lectures de la messe

Première lecture

« C’est vraiment le Seigneur qui m’a envoyé vers vous proclamer toutes ces paroles » (Jr 26, 11-16.24)

Lecture du livre du prophète Jérémie

En ces jours-là,
    les prêtres et les prophètes
dirent aux princes et à tout le peuple :
« Cet homme mérite la mort,
car il a prophétisé contre cette ville ;
vous l’avez entendu de vos oreilles. »
    À son tour Jérémie s’adressa à tous les princes et à tout le peuple :
« C’est le Seigneur qui m’a envoyé prophétiser
contre cette Maison et contre cette ville,
et dire toutes les paroles que vous avez entendues.
    Et maintenant, rendez meilleurs vos chemins et vos actes,
écoutez la voix du Seigneur votre Dieu ;
alors il renoncera au malheur qu’il a proféré contre vous.
    Quant à moi, me voici entre vos mains,
faites de moi ce qui vous semblera bon et juste.
    Mais sachez-le bien : si vous me faites mourir,
vous allez vous charger d’un sang innocent,
vous-mêmes et cette ville et tous ses habitants.
Car c’est vraiment le Seigneur
qui m’a envoyé vers vous proclamer toutes ces paroles
pour que vous les entendiez. »
Alors les princes et tout le peuple
dirent aux prêtres et aux prophètes :
« Cet homme ne mérite pas la mort,
car c’est au nom du Seigneur notre Dieu
qu’il nous a parlé. »
Comme la protection d’Ahiqam, fils de Shafane,
était acquise à Jérémie,
il échappa aux mains de ceux qui voulaient le faire mourir.

            – Parole du Seigneur.


Psaume  68 (69), 15, 16, 30-31, 33-34

Tire-moi de la boue,
sinon je m’enfonce :
que j’échappe à ceux qui me haïssent,
à l’abîme des eaux.

Que les flots ne me submergent pas,
que le gouffre ne m’avale,
que la gueule du puits
ne se ferme pas sur moi.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.


Évangile (Mt 14, 1-12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Hérode, qui était au pouvoir en Galilée,
apprit la renommée de Jésus
    et dit à ses serviteurs :
« Celui-là, c’est Jean le Baptiste,
il est ressuscité d’entre les morts,
et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
    Car Hérode avait fait arrêter Jean,
l’avait fait enchaîner et mettre en prison.
C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
    En effet, Jean lui avait dit :
« Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. »
    Hérode cherchait à le faire mourir,
mais il eut peur de la foule
qui le tenait pour un prophète.

    Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode,
la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives,
et elle plut à Hérode.
    Alors il s’engagea par serment
à lui donner ce qu’elle demanderait.
    Poussée par sa mère, elle dit :
« Donne-moi ici, sur un plat,
la tête de Jean le Baptiste. »
    Le roi fut contarié ;
mais à cause de son serment et des convives,
il commanda de la lui donner.
    Il envoya décapiter Jean dans la prison.
    La tête de celui-ci fut apportée sur un plat
et donnée à la jeune fille,
qui l’apporta à sa mère.
    Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps,
qu’ils ensevelirent ;
puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Jean Baptiste avait précédé Jésus pour préparer ses chemins. Ici encore, il le devance. De même que Jean devait d’abord se présenter pour que    Jésus puisse le faire à son tour et être baptisé par lui, de même Jean va mourir avant que Jésus s’avance délibérément sur le chemin qui le conduira à Jérusalem pour y être crucifié.

 

C’est comme si Jean, par ses souffrances et par sa mort, annonçait la passion du Seigneur. Les parallèles entre les deux événements sont    saisissants. Celui qui suit nous semble très signifiant. Matthieu nous précise qu’Hérode « avait voulu tuer Jean, mais avait craint la foule parce qu’on le tenait pour un prophète » (Mt 14, 5).    Un peu plus loin, Matthieu reprendra cette même expression au sujet de Jésus que les grands prêtres et les pharisiens auront peur d’arrêter à cause des foules qui le tiennent pour un prophète : «     Tout en cherchant à l'arrêter, ils eurent peur de la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète. » (Mt 21,46)

 

 

De cet événement de l’exécution de Jean Baptiste, il ressort que Jésus, tout comme Jean, est bien un prophète. La foule a donc raison au sujet    de Jésus et sa patrie se trompe. Juste avant l’évangile de ce jour, Jésus déclarait lui-même : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et sa maison » (Mt 13, 57).

 

La mort de Jésus, annoncée par celle de Jean Baptiste, sera d’ailleurs la preuve la plus éclatante que Jésus est bien un prophète. Comme le    Baptiste, il connaîtra la mort des prophètes. Face aux scribes et aux pharisiens, il s’exprimera ainsi : « C’est pourquoi, voici que j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes :    vous en tuerez, vous en mettrez en croix… » (Mt 23, 34).

 

Jusque dans sa mort, Jean Baptiste sera resté fidèle à sa mission de précurseur. Toute sa vie n’aura été qu’une annonce de Celui qui viendra    accomplir le témoignage prophétique par excellence, lequel peut se résumer en ces mots de l’Apôtre saint Jean : « Dieu est amour. En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé    son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui » (1 Jn 4, 8-9 ).

 

 

Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

 

«Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus»

Aujourd'hui, la liturgie nous invite à contempler une injustice: celle de la mort de Jean Baptiste, et en même temps à découvrir dans la parole de Dieu le besoin de porter témoignage clairement et concrètement de notre foi afin d'annoncer l'espérance au monde.  Je vous invite à focaliser notre réflexion sur le personnage d'Hérode. En réalité, pour nous il représente un mauvais témoin, mais il va nous aider à faire ressortir des aspects importants pour notre témoignage de foi au monde. «En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus» (Mt 14,1). Cette déclaration désigne en apparence une bonne attitude, mais elle est peu sincère. C'est une réalité que nous pouvons rencontrer de nos jours chez certaines personnes et peut-être même en nous-mêmes. Beaucoup de gens ont entendu parler de Jésus, mais on se demande: qui est-Il réellement? Quel est l'engagement personnel qui nous unit à Lui?

Tout d'abord, il est nécessaire de donner une réponse exacte: celle d'Hérode nous semble un peu vague: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts» (Mt 14,2). Il est clair que nous regrettons de ne pas donner la réponse de Pierre à la question posée par Jésus: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». «Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: ‘Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!’» (Mt 16,15-16) Cette affirmation ne laisse aucun doute, elle n'inspire ni la peur ni l'indifférence, mais elle ouvre la porte au témoignage d'espérance ancré dans l'Évangile. Saint Jean-Paul II le définit ainsi dans son Exhortation Apostolique Ecclesia in Europa: «Avec toute l'Église j'invite mes frères et sœurs dans la foi à savoir constamment s'ouvrir en toute confiance au Christ et à se laisser renouveler par lui, annonçant à toute personne de bonne volonté, avec la force de la paix et de l'amour, que celui qui rencontre le Seigneur connaît la Vérité, découvre la Vie, trouve la Voie qui y conduit».

Prions pour qu'aujourd'hui samedi, la Vierge Marie, Mère de l'espérance, nous aide à découvrir réellement qui est Jésus et à porter un bon témoignage sur Lui à nos frères.

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez     (Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

 

 

 

 

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Prière

 

Mon Seigneur et mon Dieu, en lisant ou en écoutant cet Évangile, je vais te rencontrer toi le vrai Dieu. Par la méditation de ta parole, enseigne-moi, guide-moi, dirige-moi, j'ai besoin de ton aide sans cesse !

Demande

Seigneur, aide-moi à être fidèle à la vérité de ton message, quoiqu'il en coûte.

Réflexion

1. Œuvres de miséricorde spirituelles Dans ce passage, Jean le Baptiste est le personnage principal. En digne précurseur, il nous enseigne, et dans ses actes apparaissent beaucoup d'œuvres de miséricorde spirituelles auxquelles nous sommes particulièrement sensibles en cette année jubilaire de la Miséricorde. Pas moins de cinq œuvres de miséricorde spirituelles : Jean le Baptiste exhorte les pécheurs Hérode et Hérodiade, il a certainement pardonné leurs offenses, ses disciples ont pris soin du défunt l'ensevelissant et informant Jésus du décès, enfin à quelques 2000 ans de distance, Jean nous conseille et nous instruit par ce passage.

2. Jean-Baptiste est aussi précurseur dans le don qu'il fait de sa vie Il est sanctifié dès le sein de sa mère par Jésus, présent en Marie et il est probable que Marie ait été présente lors de sa naissance. Sans doute, il est permis de penser que par une grâce spéciale, Marie a aussi assisté Jean le Baptiste au moment de sa naissance à la vie éternelle, elle qui prie pour nous maintenant et à l'heure de notre mort.

3. « Il a envoyé annoncer aux captifs la délivrance. » (Lc 4, 18) Nous voici en présence de nombreux captifs dans cet Évangile. Hérode est enchaîné par son lien illégitime et sa sensualité, asservi par sa peur de la foule, lié par un serment inconsidéré à Salomé, fille d'Hérodiade, elle-même prisonnière de l'ascendant qu'exerce sur elle sa mère. Que de liens qui les empêchent d'être vraiment libres ! Jésus leur propose par la voix de Jean-Baptiste de les libérer de tous leurs liens, de se convertir et d'accueillir la miséricorde. Jean-Baptiste lui-même est enchaîné et emprisonné, mais par des liens physiques. Son âme, établie dans la vérité, est libre. Et sitôt sa mort arrivée, ses liens ne compteront plus.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu sais bien que, sans toi, nous ne pouvons rien faire. Pourtant, tu nous montres Jean-Baptiste qui, jusqu'à donner sa vie, montre à Hérode le chemin de la vérité et de la conversion. Par la force de l'Esprit, il t'a rendu témoignage. Donne-nous à nous aussi la force de l'Esprit et le discernement pour témoigner de toi et du Royaume des cieux.

Résolution

Je prends la résolution cette semaine de réaliser une œuvre de miséricorde.

Patricia Freisz

 


 

 

 

"En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »

"Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de vivre avec elle. » Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète." L’humilité de Jean le Baptiste, « l’ami de l’Époux, » nous est offerte à contempler. Jean le Baptiste aimait Jésus son Seigneur, plus que lui-même. Il souhaitait « diminuer » pour que lui, Jésus, grandisse. » La grandeur de Jean le Baptiste est son humilité. Il a mis Jésus au-dessus de lui avec l’empressement de l’amour. Il s’est déclaré indigne d’enlever les sandales de celui qui est le plus humble de tous. L’histoire de Jean le Baptiste se répétera de nombreuses fois. De nombreux saints martyrs ont préféré se laisser tuer plutot que de renier les vérités auxquelles ils croyaient. Celui qui croit en Dieu ne peut pas renier l’enseignement reçu de Dieu, sans renier Dieu lui-même. Il n’est pas possible, dans ce que nous faisons, de séparer notre foi de notre vie. A la suite de Jean le Baptiste, nous ne pactisons pas avec le mensonge. Nous sommes de race « Royale » par l’amour qui brûle en nos cœurs. La dimension royale de notre vie, c’est l’amour infini de Dieu qui brûle dans nos cœurs. Notre cœur veille pour que l’œuvre de Dieu se fasse sur la terre, dans notre vie et dans notre peuple.

« Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s’engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. » La fin de la vie de Jean le Baptiste est dramatique. Son témoignage de la vérité se fait dans des circonstances révoltantes. Nous demandons la grâce d’être fidèle à la Vérité comme Jean Baptiste, en tout moment et quelles qu’en soient les circonstances. Il y a autour de Jean le Baptiste tellement de violences et de ténèbres. Le martyre de Jean Baptiste annonce la Passion de Jésus. Il est fidèle à sa vocation de Prophète, il demeure dans la lumière. Notre chemin, parce qu’il est un chemin d’amour, est un chemin de lumière qui dit où est la vérité. Prophètes, nous avons mission d’être la lumière de Jésus. Nos frères ont besoin de cette rectitude pour trouver à notre contact, la force pour marcher vers Dieu.

« La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère." Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l’ensevelirent et allèrent en informer Jésus. Quand Jésus apprit cela, il partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. Nous suivons Jésus pour trouver, à son exemple, tout ce dont nous avons besoin pour accomplir notre mission. Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. En le suivant, nous devenons un chemin les uns pour les autres. Nous demeurons dans l’Amour de Dieu qui nous a façonné. Jean a préparé la voie de Jésus le Rédempteur dans le désert, il a été jugé digne de baptiser Jésus le Fils du Père. Jean Baptiste est sacrifié à une machination perverse, fruit de la vengeance. Avec le Saint Esprit, Jean le Baptiste a combattu jusqu’à la mort pour la vérité. Il a été le Précurseur du Christ Jésus jusque dans l’acceptation de sa mort. Il ait été le prophète du martyr du Christ Jésus avant sa Passion.

 

Nous demandons la grâce d’être fidèles à la dimension prophétique de notre vie.

 

Père Gilbert Adam

 

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« Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi » (Mt 11,10; Ml 3,1)

 

« La mémoire du juste est accompagnée d'éloges » (Pr 10,7), mais à toi, le Précurseur, suffit le témoignage du Seigneur. Vraiment, tu t'es montré « le plus grand de tous les prophètes » (Mt 11,9) ; c'est pourquoi tu as été digne de baptiser dans les eaux celui qu'ils avaient annoncé. Et ayant lutté sur la terre pour la vérité, plein de joie, tu as annoncé jusque dans le séjour des morts Dieu manifesté dans la chair, celui qui enlève le péché du monde (1Tm 3,16; Jn 1,29) et qui nous accorde la grâce du salut.


      Par la volonté de Dieu, tu es sorti d'une femme stérile, tu as brisé les liens de la langue de ton père (Lc 1,7.64), tu as montré le Soleil, qui t'a éclairé, toi l'astre du matin. Dans le désert, tu as prêché aux peuples le Créateur, l'agneau qui enlève le péché du monde (Jn 1,29). Dans ton zèle tu as réprimandé le roi et ta tête glorieuse a été décapitée, toi le Précurseur illustre, vraiment digne de nos chants.
    

  Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés à ceux qui fêtent ta mémoire sacrée de tout cœur.

 

 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

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Evangile et Homélie du Mardi 11 Jul 2018. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche

Lectures de la messe

Première lectur Os 10, 1-3.7-8.12

Lecture du livre du prophète Osée

     Israël était une vigne luxuriante,
qui portait beaucoup de fruit.
Mais plus ses fruits se multipliaient,
plus Israël multipliait les autels ;
plus sa terre devenait belle,
plus il embellissait les stèles des faux dieux.
    Son cœur est partagé ;
maintenant il va expier :
le Seigneur renversera ses autels ;
les stèles, il les détruira.
    Maintenant Israël va dire :
« Nous sommes privés de roi,
car nous n’avons pas craint le Seigneur.
Et si nous avions un roi,
que pourrait-il faire pour nous ? »
    Ils ont disparu, Samarie et son roi,
comme de l’écume à la surface de l’eau.
    Les lieux sacrés seront détruits,
ils sont le crime, le péché d’Israël ;
épines et ronces recouvriront leurs autels.
Alors on dira aux montagnes : « Cachez-nous ! »
et aux collines : « Tombez sur nous ! »
    Faites des semailles de justice,
récoltez une moisson de fidélité,
défrichez vos terres en friche.
Il est temps de chercher le Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne répandre sur vous
une pluie de justice.

            – Parole du Seigneur.


Psaume 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7)

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.


 

Évangile

« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 1-7)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée,
et Jean son frère ;
    Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
    Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
    Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
    Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

L’appel que Jésus adresse aux Douze, les fait sortir du groupe des disciples et les place aux côtés du Maître. Comme au matin de la Genèse,    cette séparation est un acte créateur, qui instaure une réalité nouvelle : le Royaume n’est plus simplement présent dans la Personne du Verbe fait chair ; il est désormais présent dans ce groupe    d’hommes investis de l’appel et de la mission que Jésus leur confie. Au cœur du monde déchu, une Réalité nouvelle est instaurée, qui ne passera pas, mais subsistera pour l’éternité, car elle    participe de la vie même de Dieu.

Certes l’Église n’est fondée qu’à la Pentecôte, lorsque les Apôtres sont rendus participants de l’Esprit Saint, qui les envoie poursuivre    l’œuvre du Christ ressuscité. Mais pour que la jeune Église puisse interpréter correctement ce qui lui arriverait en ce jour là, il fallait que Notre-Seigneur lui ait fait pressentir le mystère    de sa fondation. L’appel et l’envoi que nous venons d’entendre, préfigurent la mission universelle, qui ne peut être que le fruit de la Pâques. C’est pourquoi cette préfiguration se limite à    l’annonce aux « brebis perdues de la maison d’Israël ».

Les pouvoirs conférés aux Douze nous instruisent sur ce que Jésus est venu réaliser pour nous : seul celui qui accomplit de manière absolue la    justice divine, bafouée par le péché de l’homme, peut prendre autorité sur les « esprits mauvais » qui gardent l’humanité en leur pouvoir. Non seulement Notre-Seigneur vient nous délivrer de    cette aliénation spirituelle, mais il vient aussi nous « guérir » de toutes ses conséquences, nous restaurant ainsi dans notre dignité originelle et dans les dons de la grâce dont Dieu nous avait    ornés à l’origine. Ce n’est que sur l’horizon de cette transformation primordiale, de cette recréation de l’image divine défigurée en nous, que nous pourrons ensuite établir des relations vraies    avec nos frères et construire avec eux la famille de Dieu.

L’instant est solennel, et la description que nous en donne l’évangéliste le fait bien ressentir. Les disciples élus sont désignés    nominativement. Les douze colonnes du Temple de la Cité sainte, les douze portes de la Jérusalem céleste sont dressées ; les prémisses du nouveau Peuple de Dieu sont investies du pouvoir    d’accomplir pour les autres ce dont ils furent les premiers bénéficiaires. Pourtant ils demeurent des hommes en chemin, fragiles, pécheurs : leur « chef » reniera son Maître, et l’un d’eux le    livrera. Telle est l’Eglise de tous les temps : cheminant à travers ombres et lumières à la suite du Christ, qui demeure le garant de notre fidélité malgré toutes nos trahisons ; parce qu’il est    le Dieu de l’« Amen » qui garde sa Parole ; parce qu’il nous a par avance purifiée de tous nos péchés afin que nous puissions toujours revenir à lui et reprendre la route ; parce qu’il nous aime,    et que l’amour « supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout » (1 Co 13, 7).

Seigneur, sur nous aussi tu as posé ton regard ; tu nous as appelés par notre nom ; tu nous as fait confiance ; tu nous as    investis de la puissance de l’Esprit pour que nous allions et portions un fruit qui demeure (cf. Jn 15, 16). Renouvelle-nous dans la confiance, fortifie notre espérance, et embrase-nous de    charité afin que nous puissions nous relever de nos chutes, et courir à ta rencontre en témoignant joyeusement que “le Royaume des cieux est tout proche.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

 

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche»

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre Jésus en envoyant ses disciples en mission: «Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes» (Mt 10,5). Les douze disciples forment le “Collège Apostolique”, c’est-à-dire “missionnaire”; dans sa pérégrination terrestre, l'Église est une communauté missionnaire, car elle a son origine dans l'accomplissement de la mission du Fils et du Saint Esprit selon le dessein de Dieu le Père.  De même que saint Pierre et les autres Apôtres constituent, de par l'institution du Seigneur, un seul Collège Apostolique semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout sur lequel échoit le devoir d'annoncer l'Évangile partout.

Parmi les disciples envoyés en mission nous trouvons ceux qui le Christ a placés dans un lieu important et avec une plus grande responsabilité, comme Pierre; et d'autres, comme Thaddée, sur qui nous ne savons que peu de choses. Or, les Évangiles nous communiquent la Bonne Nouvelle, et ils ne sont pas faits pour satisfaire notre curiosité. De notre côté. Nous devons prier pour tous les Évêques, pour les célèbres et pour ceux qui ne le sont pas, tout en demeurant en communion avec eux: «Suivez tous l'évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres» (Saint Ignace d'Antioche)

 

 

 


Jésus ne cherchait pas des personnes instruites, mais tout simplement qu'elles fussent disponibles et prêtes à Le suivre jusqu'à la fin. Cela m'a enseigné que moi, comme Chrétien, je dois me sentir responsable d'une partie de l'ouvre salvatrice de Jésus. Est-ce que je m'éloigne du mal?, est-ce que j'assiste mes frères?  Et comme l'ouvre n'est qu'au commencement, Jésus s'empresse de rajouter une consigne de limitation: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche» (Mt 10,5-6). Aujourd'hui, il faut faire de notre mieux, avec la confiance que Dieu appellera tous les païens et samaritaines dans une autre phase du travail missionnaire.

Abbé Fernando PERALES i Madueño     (Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

Seigneur Jésus, aide-moi à me mettre à ton écoute pendant ce temps de prière. Aide-moi à laisser de côté mes propres pensées pour écouter ce que tu veux me dire à travers ce passage de l’Évangile de l’appel des Douze. Aide-moi à faire silence en mon cœur afin de pouvoir écouter ta voix, douce et silencieuse, comme « le murmure d’une brise légère » (1 R 19, 12).

Demande

Demander à Jésus la grâce de le suivre où qu’il aille, de faire tout ce qu’il me demande, de le laisser agir quand il le désire.

Réflexion

1. Jésus choisit et envoie ses disciples. Il m’a choisi le jour de mon baptême, m’a appelé par mon nom, c’est d’ailleurs pour cela que nous recevons notre nom traditionnellement le jour de notre baptême. Il m’a choisi pour une raison bien particulière, pour un plan particulier. Il veut faire de grandes choses à travers chacun de nous, baptisés. Il a voulu avoir besoin de moi. N’aurait-il pourtant pas pu convertir tous les hommes d’un claquement de doigt, faire en un rien de temps que nous l’aimions et aimions son Père de tout notre cœur ? Il aurait pu, bien sûr, mais il a voulu choisir en tout la voie de l’humilité. Saint Louis-Marie s’émerveille de cette humilité de Jésus : « Cette sagesse infinie, qui avait un désir immense de glorifier Dieu son Père et de sauver les hommes, n'a point trouvé de moyen plus parfait et plus court pour le faire que de se soumettre en toutes choses à la très sainte Vierge, non seulement pendant les huit, dix ou quinze années premières de sa vie, comme les autres enfants, mais pendant trente ans ; et elle a donné plus de gloire à Dieu son Père, pendant tout ce temps de soumission ou de dépendance de la très sainte Vierge, qu'elle ne lui en eût donné en employant ces trente ans à faire des prodiges, à prêcher par toute la terre, à convertir tous les hommes. » (Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge Marie)

2. Jésus nous choisit tels que nous sommes. Si souvent, nous préférerions que Dieu fasse tout le travail, qu’il fasse de nous des saints et nous assure le paradis, qu’il nous épargne de devoir lutter contre nos penchants mauvais qui nous font nous énerver et perdre patience encore et toujours, nous préférer nous-mêmes à lui et aux autres sans cesse. Et encore plus préférerions-nous que Dieu lui-même transmette sa grâce aux autres. Mais aujourd’hui de nouveau, nous l’entendons dire dans l’Évangile: «Proclamez que le royaume des Cieux est tout proche». Et le pape François dans sa dernière exhortation apostolique insiste sur cette mission commune à tous les chrétiens avec une section entière intitulée Ta mission dans le Christ. En cela, il fait écho à Lumen Gentium qui déjà s’écriait: «Tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père.»

3. Oui, Jésus nous envoie nous-mêmes tels que nous sommes, et ce n’est pas pour condamner son Église à la faillite, mais plutôt parce qu’il a choisi de nous faire participer à sa mission. « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21) Mais dans cette mission, nous savons que nous ne sommes pas seuls : c’est Dieu qui agit en nous : «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». (Mt 28, 20) Rappelons-nous les paroles de saint Paul aux Corinthiens «Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. » (1 Cor 1, 27-29)

Dialogue avec le Christ

Le pape François, dans Gaudete et exsultate (23), nous invite : « Pour nous tous, c’est un rappel fort. Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Essaie de le faire en écoutant Dieu dans la prière et en reconnaissant les signes qu’il te donne. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission. Et permets-lui de forger en toi ce mystère personnel qui reflète Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui.» Jésus, en réponse à l’appel du pape, je veux te demander ce que tu veux que je fasse, aide-moi à être attentif à ta voix avant mes pensées lorsque je suis face à une décision.

Résolution

Parler à Jésus présent dans mon cœur pendant la journée, surtout lorsqu’il m’est difficile de prendre une décision particulière, ou de vivre selon ses commandements ; par exemple lorsque ne me viennent à la tête que les défauts de mon voisin, prier ainsi : Jésus, aide-moi à voir ses qualités et à t’aimer en cette personne.

Frère Loïc Chabut, LC

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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