Evangile et textes de l'ancien et du nouveau tetament chaque jour.

Évangile et Homélie du Vend 24 Nov 2017: Entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs

Lectures de la messe

Première lecture (1 M 4, 36-37.52-59)

Lecture du premier livre des Martyrs d’Israël

En ces jours-là,
    Judas et ses frères déclarèrent :
« Voilà nos ennemis écrasés,
montons purifier le Lieu saint
et en faire la dédicace. »
    Toute l’armée se rassembla,
et ils montèrent à la montagne de Sion.
    Le vingt-cinquième jour du neuvième mois,
de grand matin,
    les prêtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi
sur le nouvel autel qu’ils avaient construit.
    On fit la dédicace de l’autel au chant des hymnes,
au son des cithares, des harpes et des cymbales.
C’était juste l’anniversaire du jour où les païens l’avaient profané.
    Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer,
puis ils bénirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort.
    Pendant huit jours, ils célébrèrent la dédicace de l’autel,
en offrant, dans l’allégresse, des holocaustes,
des sacrifices de communion et d’action de grâce.
    Ils ornèrent la façade du Temple
de couronnes d’or et de boucliers,
ils en restaurèrent les entrées et les salles
et y replacèrent des portes.
    Il y eut une grande allégresse dans le peuple,
et l’humiliation infligée par les païens fut effacée.
    Judas Maccabée décida,
avec ses frères et toute l’assemblée d’Israël,
que l’anniversaire de la dédicace de l’autel
serait célébré pendant huit jours chaque année à cette date,
dans la joie et l’allégresse.

            – Parole du Seigneur.

Cantique

(1 Ch 29, 10, 11abc, 11de-12a, 12bcd)

R/ Nous voici pour célébrer
l'éclat de ton nom, Seigneur !
(cf. 1 Ch 29, 13)

Béni sois-tu, Seigneur,
Dieu de notre père Israël,
depuis les siècles et pour les siècles !

À toi, Seigneur, force et grandeur,
éclat, victoire, majesté,
tout, dans les cieux et sur la terre !

À toi, Seigneur, le règne,
la primauté sur l’univers :
la richesse et la gloire viennent de ta face !

C’est toi, le Maître de tout :
dans ta main, force et puissance ;
tout, par ta main, grandit et s’affermit.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 19, 45-48)

En ce temps-là,
    entré dans le Temple,
Jésus se mit à en expulser les vendeurs.
Il leur déclarait :
    « Il est écrit :
Ma maison sera une maison de prière.
Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
    Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner.
Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables,
cherchaient à le faire mourir,
    mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ;
en effet, le peuple tout entier,
suspendu à ses lèvres, l’écoutait.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Jésus arrive enfin au Temple, but de son voyage. Il entre dans ce Haut-lieu dont il vient d’annoncer la destruction ainsi que de la Ville sainte. L’instant est solennel ; le Seigneur accomplit la prophétie de Malachie : « Voici que vient tout à coup en son Temple le dominateur que vous désirez et l’ange de l’alliance dont vous avez tant souhaité la venue » (Mal 3,1). Hélas, Jérusalem n’a pas « reconnu celui qui aurait pu lui donner la paix » (Lc 19, 41) ; aussi la suite de la prophétie est-elle lourde de menaces : « Qui pourra supporter le jour où il viendra, qui pourra résister à sa manifestation ? Car il est semblable au feu du fondeur et à la potasse des foulons » (Mal 3,2).

 

Ce bâtiment somptueux à la gloire d’Hérode le Grand, cette construction faite de mains d’hommes, et de mains couvertes de sang, a besoin d’être lavée, purifiée, restituée à sa fonction sacrée. Rutilante d’or sur la façade, mais pleine de cupidité dans les salles transformées en marchés, la Demeure de Dieu est devenue une « caverne de bandits », alors qu’elle devrait être un lieu réservé exclusivement à la prière et à l’adoration. Elle est vaine l’oblation que les prêtres y offrent tout le jour ; aussi Notre-Seigneur met-il fin aux sacrifices en « expulsant les marchands » qui pourvoyaient aux animaux pour les holocaustes. Ce n’est pas le sang des taureaux ou des brebis qui purifie notre conscience de son péché, mais l’adhésion à la Parole de miséricorde que le Père nous a envoyée, et qui résonne désormais dans sa Maison pour le salut de ceux qui croient : « il était chaque jour dans le Temple pour enseigner, et le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres ». Avant qu’il ne soit détruit, le Temple connaît son apogée, son heure de gloire ; une gloire invisible aux yeux de chair, mais aux yeux de la foi, c’est le Messie qui enseigne dans le lieu préparé pour l’accueillir.

 

Tout enfant, Jésus avait déjà désigné le Temple comme sa demeure : « Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » (Lc 2,49) ; maintenant c’est en tant qu’adulte qu’il vient y accomplir son ministère filial. En ce temps-là les docteurs étaient « stupéfaits de l’intelligence et des réponses » de l’adolescent qui les interrogeaient ; le jeune homme les intriguait, sans plus : il ne représentait pas pour eux une menace. Aujourd’hui leur réaction est mue par d’autres mobiles : ce Rabbi est devenu un rival qui conteste leur pouvoir ; aussi « cherchent-ils à le faire mourir ».

 

C’est précisément parce que « les chefs des prêtres, les scribes et les notables » n’ont pas su reconnaître le temps de la visite de celui pour qui cette Maison était construite, que, devenue inutile, elle sera détruite. Désormais elle est remplacée par un Temple vivant, non fait de mains d’hommes : le Christ ressuscité, et ceux qui, par la foi, lui sont agrégés en un seul Corps, à la louange de gloire de Dieu le Père.

 

Seigneur Jésus, nous voulons t’accueillir comme notre Roi, notre unique Maître et notre Grand Prêtre, le seul qui soit capable dans l’Esprit de faire de nos vies une offrande agréable au Père. Que ta Parole chasse de nos cœurs toutes ces idoles qui ont pris si habilement ta place. Fais de nos cœurs une maison de prière, de paix et d’adoration où tu te plairas à venir demeurer.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Ma maison sera une maison de prière»

Aujourd'hui, le geste de Jésus est prophétique. À la façon des anciens prophètes, Il réalise une action symbolique, pleine de sens pour l'avenir. En expulsant du temple les marchands qui vendaient les victimes destinées aux offrandes et en évoquant le fait que «la maison de Dieu sera une maison de prière» (Is 56,7), Jésus annonce la nouvelle situation qu'Il vient instaurer, où les sacrifices d'animaux n'ont plus leur place. Saint Jean définira le culte nouveau comme une «adoration du Père en esprit et en vérité» (Jn 4,24). La figure doit céder le pas à la réalité. Saint Thomas d'Aquin disait poétiquement: «Et antiquum documentum / novo cedat ritui» («Que l'Ancien Testament laisse la place au Nouveau»).

Le Rite Nouveau, c'est la parole de Jésus. Aussi saint Luc a-t-il uni à la scène de la purification du temple, une présentation de Jésus prêchant là chaque jour. Le culte nouveau est centré sur la prière et l'écoute de la Parole de Dieu. Mais en réalité, le centre du centre de l'institution chrétienne est la personne vivante de Jésus Lui-même, qui offre sa chair et répand son sang sur la croix et nous les donne dans l'Eucharistie. Saint Thomas le dit aussi avec élégance: «Recumbens cum fratribus (…) se dat suis manibus» («Assis à table avec ses frères (…) il se donne de ses propres mains»).

Dans le Nouveau Testament inauguré par Jésus les bœufs et les vendeurs d'agneaux ne sont plus nécessaires. Tout comme, «le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres» (Lc 19,48), nous ne devons pas aller au temple pour immoler des victimes, mais pour recevoir Jésus, le véritable agneau immolé pour nous une fois pour toutes (cf. He 7,27), et unir notre vie à la sienne.

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat
(Montserrat, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.

 

Prière d'introduction

 

Nous sommes facilement tournés vers le facile, le rapide et le superficiel. Ces trois mots évoquent la fragilité de nos réflexions et de nos actes. Et là, le Seigneur ne pourrait-il pas comparer notre cœur à une « caverne de bandits » ?

 

Demande

 

Seigneur, apprends-moi à me détacher du superficiel qui ne se laisse pas guider par la vérité et la charité. Accorde-moi d’accepter la purification que tu veux réaliser au plus profond de moi-même pour que je puisse découvrir ou redécouvrir la vie intérieure qui te plaira.

 

Points de réflexion

 

1. « Entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. »
Lorsque je veux commencer à te parler, mon esprit est submergé par les distractions, les difficultés matérielles et temporelles à régler, les soucis du quotidien ou les contacts avec tel ou tel de mes proches. Pensées et réflexions qui ne sont autres que « mes marchands du Temple ». La lecture de cet Évangile me permet de te voir entrer dans ton Temple, accompagné de tes apôtres et de tes disciples, venant rencontrer le Père et se recueillir dans le silence.

 

2. « Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Seigneur tu m’as façonné un cœur où tu veux que nous nous rencontrions. Toi, Seigneur, quand tu avais 12 ans, tu étais resté au Temple pour « être aux affaires de ton Père ». Quand tu veux venir dans « mon » Temple au moment de ma prière, tu y trouves tous ces marchands qui s’affairent à des tractations commerciales, ces changeurs de monnaies où mes offrandes ne sont pas toujours exemptes de marchandages. Au Temple de Jérusalem il y avait un espace, l’atrium des païens, réservé aux différentes tractations où même les païens étaient admis, mais sans entrer dans le Temple lui-même. Là, arrivé à cette entrée, tu as chassé tous ces marchands et changeurs de monnaies. Seigneur, je sais que tu vas m’aider à retrouver calme et sérénité pour aller vers toi et que tu vas chasser toutes ces distractions sans grand intérêt.

 

3. « Il était tout le jour dans le Temple à enseigner. »
Là, tu étais chez toi et ni les grands prêtres, ni les scribes, ni les gens notables ne pouvaient t’expulser. Les complots et les intrigues demeuraient sans suite. Tu retenais l’attention de ceux qui voulaient t’écouter et te suivre et rien ne pouvait les troubler. Seigneur je sais que je peux avoir confiance en toi et que tu es prêt à écouter ma prière et à l’exaucer si elle est véridique et authentique.

 

Dialogue avec le Christ

 

Là, dans le temple, tu avais fait face à l’avidité et à l’idolâtrie et tu avais fait appel au prophète Isaïe pour que ce Temple reste une maison de prière et non une caverne de bandits. Eux, Seigneur, ce jour-là, ne cherchaient pas à dialoguer avec le Père en parlant avec toi. Mais, aujourd’hui, Seigneur, moi, c’est ce que je voudrais faire avec toi.

 

Résolution

 

Chercher à ne pas laisser les bandits envahir mon espace de temps et de lieu, chasser la médiocrité et la tiédeur, pour rester éveillé sous le regard du Seigneur.

 

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs.

 

 

 

Jésus est scandalisé en ayant sous les yeux le marchandage qui se fait dans le temple de Jérusalem. Il est profondément affecté de ce repaire de brigands ! « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi, » disait déjà le prophète. Nous savons tous, par expérience, que dans notre vie chrétienne, les dangers d’appropriation du Don de Dieu sont réels. Le projet de Dieu est contesté, alors il n’oriente plus dans la vérité notre vécu communautaire, familial. Notre maison doit devenir la maison de prière de Jésus, une maison de prière pour tous, pour que nous y portions, dans le silence, le souci de la mission de l’Église. La communauté chrétienne est le lieu d’une perpétuelle conversion. C’est là ou travaille l’Esprit Saint qui la rajeunit sans cesse. Si nos pas sont illuminés par l’Esprit Saint, consolés par lui, nous n’avons pas de difficultés à être fervents malgré les épreuves et la nuit de la foi. Sous le souffle de l’Esprit Saint, tout ce qui ne va pas de soi verra la lumière. Mais, comme dans la première alliance, le rite peut devenir très extérieur à notre vie, il nous faut réagir car le marchandage n’est pas loin. La conversion permanente est une grande grâce. Si elle n’est pas là, la situation peut se dégrader grandement !

 

Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » C’est là que l’on rend un culte à Dieu. Le grand prêtre, les lévites et les pharisiens ont pourvu à tout, pour les sacrifices : il y a des bœufs, des moutons, il y a le change de l’argent, on peut tout y faire ! Ce constat est celui de tous les temps, il est toujours valable. Il est aussi valable pour nous, jusqu’à ce que Jésus revienne : « Quand je reviendrai, est-ce que je trouverai encore la foi sur terre ? » L’engagement de Dieu perdure et se renforce dans la nouvelle Alliance. C’est dans le Christ que toute l’humanité rencontre Dieu, c’est par le Christ que montent vers Dieu toutes les prières et toutes les offrandes. Nous sommes le temple de Dieu qui n’est pas fait de main d’hommes. Chaque communauté est le lieu d’où montent louanges et sacrifices, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. » Nous sommes appelés à devenir l’accueil de Dieu, le lieu où Dieu œuvre pour l’unité et le salut de l’humanité. Le Corps du Christ ressuscité est en effet pour tous les hommes, le lieu de Dieu.

 

Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait. Jésus, en expulsant tout ce qui prenait la place du culte véritable, redonne à Dieu sa place, et le Peuple de Dieu entre en jubilation. Nous ne retrouverons jamais l’adoration si nous ne commençons pas à chasser le marchandage du Temple dans notre vie. « Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. » Jésus veut expulser de chez nous tout ce qui n’est pas d’abord « adoration en esprit et en vérité. » Par le fait même, il enlève tout ce qui n’est pas amour du Dieu véritable. Il s’agit d’une conversion dans sa racine qui est l’adoration du Dieu vivant. Chacun pour sa part, en son corps et en son cœur, devient la maison de prière du Dieu de miséricorde. Chacun, uni à la prière du Christ, Fils de Dieu, exerce au nom de toute l’humanité la fonction de prière de l’Église Epouse. Nous sommes conviés au rassemblement universel de toute l’humanité dans l’unique Corps du Christ. Toute la communauté, à partir des pierres vivantes que nous sommes, « grandit en un temple saint, dans le mystère du Seigneur Jésus. » La Parole de Dieu est si vraie : « cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît. »

 

Nous demandons la grâce d’entendre cette parole et d’entrer dans le mystère de Jésus qui nous sauve.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Ma maison sera une maison de prière » (Is 56,7)

 

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,
à toi, Père très bon, Dieu éternel et tout-puissant.

Dans ta bonté pour ton peuple,
tu veux habiter cette maison de prière,
afin que ta grâce toujours offerte
fasse de nous un temple de l'Esprit (1Co 3,16)
resplendissant de ta sainteté.
De jour en jour, tu sanctifies l'Épouse du Christ,
l'Église dont nos églises d'ici-bas sont l'image,
jusqu'au jour où elle entrera dans la gloire du ciel,
heureuse de t'avoir donné tant d'enfants.

C'est pourquoi, avec les anges et tous les saints,
nous chantons et proclamons : Saint ! Saint ! Saint !...

 

Commentaire du jour
Le Missel romain
Préface de la fête de la dédicace d'une église

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

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Évangile et Homélie du Dim 10 Sept 2017. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.

 

Photo: Choristes des trois chorales d’Ans (CSFA-Chorale, Ensemble et Arc En Ciel). Jour de la fête des chorales le 25 Juin 2017

Dimanche 10 septembre 2017

Nous sommes au 23ième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Nicolas de Tolentino, o.s.a. (1245-1305), St Aubert, évêque d'Avranches († v. 725)

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ez 33, 7-9)

 

Lecture du livre du prophète Ézékiel

 

La parole du Seigneur me fut adressée :
    « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur
pour la maison d’Israël.
Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,
tu les avertiras de ma part.
    Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’,
et que tu ne l’avertisses pas,
si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,
lui, le méchant, mourra de son péché,
mais à toi, je demanderai compte de son sang.
    Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite,
et qu’il ne s’en détourne pas,
lui mourra de son péché,
mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

 

 

 


    – Parole du Seigneur.

 

 

 

Psaume 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

 

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

 

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

Deuxième lecture (Rm 13, 8-10)

 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

 

Frères,
    n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
    La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.

Ces commandements et tous les autres
se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    L’amour ne fait rien de mal au prochain.

 


Donc, le plein accomplissement de la Loi,
c’est l’amour.

 

     – Parole du Seigneur.

 


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 15-20)

 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

 

    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

 

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 


 

 

 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

 

Étonnantes sont les paroles que nous venons d'entendre. En effet qui suis-je pour aller trouver mon frère et lui dire qu'il a péché ? Ne suis-je pas un pécheur comme lui ?


 

 

 

On connaît la parabole de la paille et de la poutre. À celui qui dénonce la paille qui est dans l'œil de son frère, on rétorquera qu'il ferait mieux de voir la poutre qui le rend aveugle. Nous voilà clairement avertis et pourtant Jésus nous dit aujourd'hui de reprendre le pécheur.
Faut-il y voir une contradiction ?


 

 

 

 

 

Et par la bouche du prophète Ézéchiel, le Seigneur va plus loin : non seulement il faut dénoncer le mal mais si nous ne le faisons pas, nous aurons des comptes à rendre.
C'est donc bien une lutte contre le péché que le Seigneur nous invite à mener, afin que nos frères et nous-mêmes ayons la vie.
À partir de ce constat préalable, essayons de mettre en lumière les clés de l'enseignement de Jésus. Tout d'abord, nous pouvons comprendre que Jésus se refuse à nous voir devenir insensibles à l'œuvre du mal.
Il est si facile de le nier, de le minimiser, de l'oublier.
Or nous ne pouvons pas vivre comme si le péché n'existait pas.
Il est bien là à la porte, tapi comme une bête cherchant qui dévorer (cf. Gn 4,7).
Laisser le mal proliférer autour de nous, c'est prendre le risque de le voir rentrer en nous.

 

 

 

 

 

Aucun mal ne peut nous laisser indifférents car «le salaire du péché, c'est la mort», dit Paul (Rm 6,23).
N'est-ce pas la vie que nous devons désirer pour notre frère et pour nous ?  En second lieu, il nous faut rappeler que si tous, nous avons péché et que nous sommes solidaires dans le péché, par le Christ Jésus, nous sommes désormais
solidaires dans la grâce. C'est au nom de cette solidarité dans le salut que Jésus nous exhorte à aller vers notre frère pécheur.
Ce n'est pas le jugement et la condamnation que nous avons à transmettre mais plutôt la miséricorde et le pardon.
Ce trésor de l'amour, nous le portons dans des vases d'argile mais nous devons avoir l'audace de le partager.

 

 

 

 

 

Notre démarche ne sera vraie et féconde que si elle se vit avec humilité. Là est la clé qui ouvre la porte du cœur de notre frère. Nous ne venons pas à lui parce que nous sommes meilleurs que lui, mais parce que nous sommes pétris de la même pâte humaine que lui, aussi vulnérables et fragiles que lui, et qu'avec lui, nous voulons vraiment vivre en frères car nous sommes fils d'un même Père.
Parce que nous sommes frères et sœurs en Christ, nous sommes responsables les uns des autres.
J'ai donc une réponse à donner à mon frère qui a péché : celle de l'amour humble qui ne regarde pas de haut mais qui rejoint l'autre dans sa misère et lui offre la miséricorde pour l'aider à se relever.

 

 

 

 

 

Avant d'aller vers notre frère, il nous faut donc examiner le fond de notre cœur.
Assurons-nous d'abord que nous voyons juste - la prière nous y aidera-. Demandons-nous si nous aimons assez notre frère pour combattre efficacement son mal, si c'est vraiment l'amour qui donne le ton à notre démarche.
Si tel est le cas, n'ayons pas peur.


 

 

 

 

 

 

 

Seigneur, donne-moi d’aimer comme tu le veux.

 

 

 

Si je dois me taire, que je me taise par amour.


 

 

 

Si je dois parler, que je parle par amour.


 

 

 

Si je dois corriger, que je corrige par amour.


 

 

 

Si je dois pardonner, que je pardonne par amour.


 

 

 

Mets au fond de mon cœur la racine de l'amour.


 

 

 

De cette racine, je le sais et je le crois, il ne peut rien sortir que de bon.

 

 

 

Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 


 


 

 

 

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute»

 

 

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous propose de réfléchir aux recommandations de Jésus aux disciples de son temps et de tous les temps. Même dans la communauté des premiers chrétiens il y avait des défauts et des comportements contraires à la volonté de Dieu.

Le dernier verset nous indique comment résoudre tous les problèmes rencontrés au sein de l'Église tout au long de son histoire: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux» (Mt 18,20). Jésus est toujours présent dans toutes les périodes de la vie de son Église, son "corps mystique" animé incessamment par l'action du Saint Esprit. Nous sommes toujours frères, que notre communauté soit petite ou grande.

Les choses ne sont pas plus faciles de nos jours que lorsque l'église était moins nombreuse. Mais si nous réfléchissons aux choses en dialoguant avec Dieu notre Père, Il nous donnera la lumière pour que nous puissions trouver le temps, l'endroit et les paroles opportuns afin d'accomplir notre devoir et aider. Il est important de purifier notre cœur. Saint Paul nous encourage à corriger notre prochain avec droiture: «Frères, même dans le cas où quelqu'un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien toi aussi être tenté» (Gal 6,1).

Une affection profonde et l'humilité nous encouragerons à rechercher la douceur. «Mais agissez d'une main maternelle, avec la délicatesse infinie que nos mères mettaient à soigner les grandes ou petites blessures de nos jeux et de nos chutes enfantines» (Saint Josemarie). Comme nous corrige la Mère de Jésus et Notre Mère, en nous inspirant d'aimer davantage Dieu et nos frères.

 

 

 

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL (Roma, Italie)

 

 

 

 

 

http://evangeli.net/evangile

 


 

 

 


 

 

 

 

 

Prière d'introduction

 

Sainte Trinité, je vous adore et vous demande de vous glorifier en ce jour par mes pensées, mes paroles et mes actions. Au nom du Père, et du Fils…

 

Demande

 

Seigneur, apprends-moi à vivre la correction fraternelle au sein de ma famille, de mon travail, de ma communauté comme un geste de charité envers mon prochain.

 

Points de réflexion

 

1. Dans la prière collecte de ce dimanche nous demandons au Seigneur deux grâces : la vraie liberté et la vie éternelle.
Une manifestation de cette « vraie liberté » consiste à dire ce que nous pensons ouvertement, à pratiquer la correction fraternelle. Les martyrs nous donnent un exemple de cette vraie liberté qui ne se tait pas, mais qui offre la vie pour proclamer sa propre foi : « C’est la vérité qui rend libre face au pouvoir » (Veritatis Splendor). Il ne faut pas confondre cette liberté de parole avec la liberté d’expression à la manière du monde, car toute forme de liberté d’expression n’est pas synonyme d’expression de notre liberté, mais au contraire, de notre soumission aux passions telles que la haine et la jalousie envers nos frères. Corriger l’un de nos frères qui se trouve dans une situation de péché, qui a dévié ou qui tout simplement a tort, exige, comme le rappelle le pape François, un grand amour accompagné par l’humilité et le tact nécessaire pour savoir comment et quand dire les choses : « On ne peut en effet réaliser une intervention chirurgicale sans anesthésie ». Parfois, plus que d’une correction verbale, notre frère a besoin d’un bon exemple, d’une bonne attitude de notre part qui le remette en cause. À la lumière de la liturgie nous pouvons tirer quelques caractéristiques de l’exercice de la correction fraternelle dans notre vie chrétienne.

 

2. « Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. » (Ez 3, 17)
La correction fraternelle commence par l’écoute de la parole de Dieu, elle se prépare dans la prière : en nous adressant à Dieu comme notre Père, nous accueillons les autres comme nos frères. Cette parole inspire, motive, rend droite et mesure notre correction. Ce point est crucial, puisque la correction n’est pas un exercice de subjectivisme, de goût, elle est règlement de notre vie à la lumière de ce que Dieu nous demande. Évidemment, cet exercice n’est pas facile, il est même douloureux, et parfois nous ne nous considérons pas à la hauteur, puisque nous-mêmes, nous sommes pécheurs. Mais encore une fois, ce n’est pas nous qui sommes au centre de la correction, mais la Parole de Dieu et le bien de la communauté, du corps du Christ. Le péché divise ; la vérité, au contraire, unit nos communautés et les met d’accord pour prier, pour se réunir au nom de Jésus d’un seul cœur. Dans l’Évangile cette dimension communautaire de la correction fraternelle est plus claire. En résumé, la Parole de Dieu et la communauté sont deux éléments importants pour échapper au subjectivisme et assurer que notre correction vienne de Dieu.

 

3. « À toi, je demanderai compte de son sang. » (Ez 33, 8) Voici la réponse de Dieu à la réponse de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9)
Oui, nous sommes les responsables de nos frères, dans la correction en tout cas, pas dans l’exécution. La correction fraternelle est une preuve de notre amour et notre considération envers les autres et « le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. » (Rm 13, 10) Et quand nous sommes l’objet de cette correction, apprenons à voir aussi en elle un geste d’amour de nos frères pour nous. Notons bien, le Seigneur nous invite à prendre soin, tout d’abord, en allant lui faire de reproches « seul à seul ». La calomnie et le commérage ne font que répandre le sang et déchiqueter nos frères.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, accorde-nous la grâce de la vraie liberté, non pas pour blesser, mais pour construire et aider nos frères. Que ta parole façonne et inspire notre manière de penser, de parler, d’agir. Que nous soyons attentifs à nos frères avec un vrai zèle fraternel, que nos paroles soient justes quand il faut leur ramener au droit chemin, que nos oreilles soient attentives à la correction de nos frères. Qu’ensemble nous puissions construire cette communauté unie, en accord, qui prie et demande d’un seul cœur, qui se réunit en ton nom avec la certitude de ta présence parmi nous. Seigneur, que nous soyons de bons frères pour les autres.

 

Résolution

 

Me demander si je peux aider quelqu’un de mon entourage en pratiquant avec douceur la correction fraternelle.

 

Père Roger Villegas, LC

 

 

 

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"Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

 

 

 

 

 

 

 

S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Habituellement nous n’en sommes pas là ! Nous pensons plutôt : « Il m’a fait cela ! Je ne vais rien dire, je n’en parlerai pas. » J’ai peur, il m’a fait mal, comme je le connais, il ne va pas m’écouter ! Et nous ruminons à l’intérieur. Ce n’est pas la solution, car nous allons ajouter au mal ! Un volcan va se déclencher dans notre vie, nous sommes empoisonnés. Que faire alors ? Il m’a fait cela ! Alors : « Œil pour œil, dent pour dent. » Nous savons qu’il va s’établir un fossé, une séparation dans une agressivité, et celui qui m’a blessé va devenir inatteignable ! En fait, avec grande humilité, il nous faut considérer l’autre comme un frère. Jésus nous propose d’aller voir un ami, et de lui en parler. C’est un frère à honorer, créé par Dieu, sauvé par Jésus. J’ai mal, j’ai été blessé, mais je vais demeurer au niveau de la grâce, dire que je souffre, que je viens d’être blessé, tout simplement. Dans cette situation, c’est moi qui suis misérable. Jésus dit : « S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes. » Il me faut être ingénieux, trouver son ami, parler à son ami et lui dire la situation dans laquelle je me trouve.

 

 

 

"Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel." C’est Jésus lui-même qui nous a sauvés, il vient nous rassembler dans un corps mystérieux, son Corps mystique. Si cette parole est difficile à vivre, elle est nécessaire pour que la communauté chrétienne puisse prendre corps. Nous sommes en situation de « salut, » il s’agit de sauver un frère ! Ce salut que Jésus nous a obtenu par sa passion et par sa croix, doit être pour nous Résurrection. Dans le feu du quotidien, au milieu des douleurs, nous nous blessons. Il nous faut alors mettre en œuvre notre espérance. Le courage et la confiance sont nécessaires ! Nous voulons sauver les liens qui sont entre nous parce que ces liens sont dans l’Esprit Saint qui les tisse. Nous entrons dans la communauté en artisan de Paix pour faire jaillir la vie de la communauté. Nous désirons voir le Christ au milieu de nous. Il ne demeure pas en nous quand nous sommes en lutte les uns contre les autres. Or nous sommes rassemblés en son nom, attentifs à sa voix.

 

 

 

"Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Nous sommes toujours redevable les uns vis à vis des autres. Notre dette est la charité, elle est le lieu de notre vigilance. Ce que Jésus nous propose, c’est une attitude de douceur et d’humilité. Pour que la communauté chrétienne prenne corps, il nous faut revêtir les sentiments qui sont dans le cœur de Jésus. Créés par Dieu, sauvés par Jésus, frères et sœurs en humanité, nous savons que l’Evangile nous donne la Paix. Nous sommes les brebis du bon Pasteur. Nous voulons demeurer dans le calme et la tranquillité. Eloignons de nous la critique, l’injure, l’envie, la jalousie ou l’avarice. Dans le respect de Jésus et le Don de sa Vie, nous honorons ensemble la table sainte à laquelle nous communions à sa Vie. Nous voulons joindre tous nos différents dans le sacrifice de l’autel pour l’offrir avec sa Passion. Avoir l’amour qui animait Jésus, est bien supérieur à toutes les œuvres. Jésus nous l’a dit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.

 

 

 

Nous demandons au Saint-Esprit la grâce d’accomplir cette parole de Dieu.

 

 

 

 Père Gilbert Adam

 

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« Tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » : le sacrement de réconciliation

 

 

 

      L'autre jour, quelqu'un, un journaliste, m'a posé une question étrange : « Vous-même, allez-vous en confession ? – Oui, je vais en confession chaque semaine, ai-je répondu. – Dieu doit être plus qu'exigeant si vous-même avez à vous confesser ».

      C'était à mon tour de lui dire : « Il arrive parfois à votre propre enfant de mal agir. Que se passe-t-il quand il vous annonce : 'Papa, je suis désolé !' Que faites-vous ? Vous prenez votre enfant dans vos bras et vous l'embrassez. Pourquoi ? Parce que c'est votre façon de lui dire que vous l'aimez. Dieu fait la même chose. Il vous aime tendrement ». Si nous avons péché ou si nous avons commis une faute, faisons en sorte que cela nous aide à nous rapprocher de Dieu. Disons lui humblement : « Je sais que je n'aurais pas dû agir ainsi, mais même cette chute, je te l'offre ».

      Si nous avons péché, si nous avons fauté, allons vers lui et disons-lui : « Je regrette ! Je me repens ! » Dieu est un père qui prend pitié. Sa miséricorde est plus grande que nos péchés. Il nous pardonnera.

 

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 117 rev.)

 

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Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

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2. Abbé A

 

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3. Frère F.

 

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4. Père Gilbert Adam

 

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5. Pape P.

 

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Évangile et Homélie du Mardi 02 Août 2017. Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ

 


Mercredi 02 août 2017

Nous sommes dans la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Eusèbe (Eusebio) de Verceil, évêque († 371)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 34, 29-35)

Lecture du livre de l’Exode

Lorsque Moïse descendit de la montagne du Sinaï,
ayant en mains les deux tables du Témoignage,
il ne savait pas que son visage rayonnait de lumière
depuis qu’il avait parlé avec le Seigneur.
    Aaron et tous les fils d’Israël virent arriver Moïse :
son visage rayonnait.
    Comme ils n’osaient pas s’approcher, Moïse les appela.
Aaron et tous les chefs de la communauté vinrent alors vers lui,
et il leur adressa la parole.
    Ensuite, tous les fils d’Israël s’approchèrent,
et il leur transmit tous les ordres que le Seigneur lui avait donnés
sur la montagne du Sinaï.
    Quand il eut fini de leur parler,
il mit un voile sur son visage.
    Et, lorsqu’il se présentait devant le Seigneur
pour parler avec lui,
il enlevait son voile
jusqu’à ce qu’il soit sorti.
Alors, il transmettait aux fils d’Israël
les ordres qu’il avait reçus,
    et les fils d’Israël voyaient rayonner son visage.
Puis il remettait le voile sur son visage
jusqu’à ce qu’il rentre pour parler avec le Seigneur.

            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 98 (99), 5, 6, 7, 9)

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous au pied de son trône,
car il est saint !

Moïse et le prêtre Aaron, Samuel, le Suppliant,
tous, ils suppliaient le Seigneur,
et lui leur répondait.

Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux ;
ils ont gardé ses volontés,
les lois qu’il leur donna.

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant sa sainte montagne,
car il est saint, le Seigneur notre Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 44-46)

 En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète ce champ.

Ou encore :
Le royaume des Cieux est comparable
 à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète la perle. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Les paraboles que Jésus vient de proposer nous appellent à un choix radical, puisqu’il s’agit de « vendre tout ce que nous possédons » pour acquérir ce mystérieux champ contenant un trésor. C’est sur sa parole que nous sommes invités à tout risquer, dans un acte d’obéissance qui ne se fonde que sur la foi en sa Personne. On peut se demander si le trésor caché dans le champ de nos vies, ne serait pas précisément cet attachement inconditionnel à Jésus dans un abandon confiant de tout notre être ? Rien ne se voit à l’extérieur de cette appartenance, mais intérieurement, elle fait de nous des enfants de Dieu par la foi, et « puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ » (Rm 8, 17). Le don de Dieu vient combler une attente, un désir qui s’est préalablement creusé tout au long d’une recherche patiente et persévérante.

Le négociant qui a acheté la perle rare ne l’a pas acquise pour la revendre ; pas plus que l’agriculteur n’a monnayé ce champ pour dilapider son trésor. Nos deux personnages ont tout vendu pour acquérir un objet dont ils ne tireront aucun bénéfice matériel. Les voilà radicalement pauvres aux yeux du monde - de notre monde - mais étonnamment riches dans l’autre monde - celui auquel la parabole nous donne accès. Leur « valeur boursière » s’est effondrée, mais leur vie a pris un « poids » d’éternité, que nul, pas même la mort, ne pourra leur ravir.

Seigneur, puissions-nous nous laisser toucher et séduire par tes paraboles ; et que la découverte émerveillée du don de Dieu nous donne le courage de vendre joyeusement tout ce que nous possédons pour acquérir « la meilleure part » : celle qui « ne nous sera pas enlevée (Lc 10, 42).

Père Philippe

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«Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ»

Aujourd'hui, Mathieu, soumet à notre réflexion deux paraboles sur le Royaume des Cieux. L'annonce du Royaume a beaucoup d'importance pour la prédication de Jésus ainsi que pour l'espérance du peuple choisi. Mais il est certain que la nature de ce Royaume n'était pas quelque chose connu de tous. Les Sanhédrins qui avaient condamné Jésus à mort ne l'avaient pas compris, Pilate et Hérode non plus, et, au début, même les disciples ne l'avaient pas compris. Nous ne trouvons qu'un seul instant de compréhension, celui du bon larron cloué sur la croix à côté de Jésus, quand il lui dit: «Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne» (Lc 23,42). Tous les deux avaient été accusés en tant que criminels et étaient sur le point de mourir, mais pour une raison que nous ne connaissons pas, le bon larron reconnaît Jésus comme le Roi d'un Royaume qui viendra après cette terrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu'un Royaume Spirituel.

Jésus, dans sa première prédication, parle du Royaume des Cieux comme d'un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d'une telle joie, que cela nous incite à acheter le terrain où il se trouve afin de profiter de lui pour toujours. «Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ» (Mt 13,44). Mais au même temps, pour trouver ce Royaume, nous devons le chercher assidûment même au point de vendre tout ce que nous possédons: «Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle» (Mt 13,46). «Car à propos de quoi est-il dit: ‘cherchez’, ou ‘qui cherche trouve’? Oserai-je dire qu'il s'agit des perles et de la perle, celle que se procure celui qui a tout donné et accepté de tout perdre…» (Origène).

Le Royaume est la paix, amour, justice et liberté. L'atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l'imperfection et l'instabilité de tous nos efforts, qui sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice qui nous semblent insurmontables. Cependant, nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l'homme est possible pour Dieu.

Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

 

Prière d'introduction

Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance ; tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime. Par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.

Demande

Seigneur, allume en moi un ardent désir de vivre avec toi !

Points de réflexion

1. « Le royaume des cieux est comparable à un trésor... ». Qu’est-ce que le royaume des cieux, pour que Jésus le compare à un trésor, à une perle ? Qu’a-t-il de si précieux ? Le royaume des cieux, c’est le règne d’un roi. Quel roi ? Le roi des rois, Jésus-Christ. « Que ton Règne vienne », ce que nous demandons chaque jour dans le Notre Père, c’est Jésus-Christ, notre roi. Pourquoi alors Jésus-Christ est-il notre trésor ? Jésus, montre-moi ta beauté, ton amour. Je sais que tu es roi. Tu me dis que tu veux être mon trésor. Quelle est ta richesse ? Montre-la-moi, pour que je te désire !

2. « … qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert ». Comment te trouver, Ô Christ mon trésor ? Par hasard, sans le vouloir, comme cet homme qui a découvert le trésor. C’est le cas de beaucoup d’entre nous. Nous avons reçu le baptême sans le chercher. Le trésor nous a été donné depuis tout-petits. Mais il est « dans un champ ». Il faut le racheter, car le champ n’est pas à nous dès le début. Jésus ne s’impose pas à moi. Il veut que j’aille avec joie acheter ce champ où il se trouve. C’est-à-dire acheter ce baptême reçu depuis tout petit, le faire propre. Mais pour cela il faut tout vendre, abandonner ce qui dans ma vie est un obstacle à dépasser pour suivre le Christ et ses commandements.

3. « Un marchand qui cherchait des perles fines ». Parfois Jésus-Christ, nous le cherchons. Nous savons qu’il est présent dans notre vie, par le baptême, par la participation à la messe. Mais nous ne le sentons pas, nous ne le voyons pas. Il paraît absent. C’est qu’il veut que je le cherche. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver » nous dit le prophète Isaïe (55, 6). Le Christ veut que je le désire. Que je laisse de côté mes attachements indignes de lui. Et il se laissera trouver. Mais où le chercher ? Il nous l’a dit lui-même : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Mt 26, 26) : l’Eucharistie ; « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là » (Mt 18, 20) : la prière ; « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix » (Lc 9, 23) : la croix ; « Et le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu » (Jn 1,1) : l’Évangile.

Dialogue avec le Christ

Jésus-Christ, je crois que tu es roi, le Créateur de cette terre. Je sais que tu veux être pour moi un trésor, une perle précieuse. Mais je ne cherche pas encore, ne te désire pas encore assez, enflamme-moi d’ardeur pour te trouver, te posséder, vivre avec toi ! Je te cherche, ô Jésus. Laisse-moi te trouver. Montre-moi ce que je dois vendre, abandonner, pour pouvoir te trouver !

Résolution

Aujourd’hui, j’irai chercher le Seigneur là où il se laisse trouver, dans un de ces quatre endroits : la messe ; un moment de prière dans une église, devant Jésus présent dans le tabernacle ; 5-10 mn extra de lecture de l’Évangile ; l’offrande d’un sacrifice, d’une épreuve ou d'une difficulté, en union à Jésus crucifié.

Frère Matthieu Boo d'Arc, LC

http://www.regnumchristi.fr



« Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme vient à trouver : il le recache, s’en va ravi de joie vendre tout ce qu’il possède, et achète ce champ."

Nous contemplons cette paraboles que Jésus raconte à ses disciples et qui parlent d’un trésor. La chasse au trésor, la découverte d’un trésor, fait partie de notre « imaginaire ». Nous gardons dans son cœur la nostalgie de trouver un trésor. Si une cave n’a pas été visitée depuis longtemps ou bien un grenier, nous sommes heureux de le nettoyer, nous y découvrirons peut-être un trésor ! Cela correspond à quelque chose qui nous habite. Sur les plages, nous croisons les chasseurs de trésor avec des détecteurs de métaux, mais s’ils trouvent quelque chose d’une grande valeur, ils doivent le rendre à l’Etat. Jésus, dans sa prédication, utilise toutes les cordes qui peuvent vibrer dans notre cœur ! Si nous faisons une chasse au trésor nous ne savons jamais, si pour finir, nous allons gagner. Il nous faut aller plus loin à propos du trésor. Une maman dans un excès d’amour appelle son enfant « mon trésor ! » L’enfant est heureux parce que cela correspond à la réalité, il est bien cet « unique. » Cette parabole nous parlent de la manière dont nous entrons dans le Royaume de Dieu, et la nature de ce royaume qui est un trésor. C’est le royaume que Jésus annonce, qui est proche et dans lequel nous entrons.

« Le Royaume des Cieux est encore semblable à un négociant en quête de perles fines, Chacune de ces deux paraboles commence de la même façon : « Le royaume des cieux est encore semblable à, » c’est une histoire simple qui montre la réalité spirituelle. Le royaume des cieux est une « chose » spirituelle, hors de notre compréhension humaine qui est limitée. Jésus parle ainsi du Royaume de Dieu comparable à une perle fine, la découverte de ce trésor est une surprise. En fait, c’est le cœur de Dieu qui est vraiment notre trésor, la perle fine. La première lecture le manifeste d’une manière étonnante. « Lorsque Moïse redescendit de la montagne du Sinaï, les deux tables du Témoignage étaient dans la main de Moïse quand il descendit de la montagne, et Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec lui. » L’homme au cœur doux, qui combat pour son peuple et pour son Dieu, rayonne de sa lumière. A regarder Dieu et à le contempler dans la foi, notre visage se met à le rayonner. « Quand nous le verrons tel qu’il est, nous lui deviendrons semblables, » dit l’apôtre Jean.

en ayant trouvé une de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et il l’a achetée." C’est ainsi que fait l’homme qui a trouvé un trésor caché, il s’en va, ravi de joie, vendre tout ce qu’il possède et achète ce champ. Le « mystère de notre transfiguration » nous fait rayonner comme Jésus sur la montagne ! Il rayonne de tout l’amour qui l’habite, de toute la gloire de Dieu qui est le mystère auquel nous sommes tous appelés. Si Dieu est notre trésor et que nous sommes le trésor de Dieu, nous devenons aussi le trésor les uns des autres. Nous reconnaissons que cette expérience est plus difficile à émerger dans notre esprit. Toute personne est une perle précieuse, elle est un trésor pour Dieu. Il nous faut, avec la grâce de Dieu, progressivement découvrir en l’autre, l’enfant chéri du cœur de notre Père, comme le chercheur de perles fines. Nous ne savons pas bien l’expliquer, mais il a une différence rencontrée chez la personne avec laquelle nous avons partagé, et nous voulons en savoir plus. La découverte est faite souvent par hasard, nous n’avions rien cherché. Dans le courant de la vie quotidienne, nous pouvons nous trouver face à la réalité du salut dans la rencontre de chacun. C’est comme une lumière qui se met à briller, une nouvelle compréhension de la vie de nos frères.

Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu avec tous ses accents de tendresse.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Un trésor caché

      L'épouse [du Cantique] des Cantiques dit...qu'elle se leva de son lit pour chercher son Bien-aimé dans la ville, mais ce fut en vain ; après être sortie de la cité elle trouva Celui que son cœur aimait (Ct 3,1-4). Jésus ne veut pas que nous trouvions dans le repos sa présence adorable, il se cache... Oh, quelle mélodie pour mon cœur que ce silence de Jésus. Il se fait pauvre afin que nous puissions lui faire la charité, il nous tend la main comme un mendiant afin qu'au jour raAdieux du jugement, alors qu'il paraîtra dans sa gloire, il puisse nous faire entendre ces douces paroles : « Venez, les bénis de mon Père, car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, je ne savais où loger et vous m'avez donné un asile, j'étais en prison, malade, et vous m'avez secouru » (Mt 25,34-36). C'est Jésus lui-même qui a prononcé ces mots, c'est lui qui veut notre amour, qui le mendie. Il se met pour ainsi dire à notre merci, il ne veut rien prendre sans que nous le lui donnions...

      Jésus est un trésor caché, un bien inestimable que peu d'âmes savent trouver car il est caché et le monde aime ce qui brille. Ah, si Jésus avait voulu se montrer à toutes les âmes avec ses dons ineffables, sans doute il n'en est pas une seule qui l'aurait dédaigné, mais il ne veut pas que nous l'aimions pour ses dons, c'est lui-même qui doit être notre récompense.

      Pour trouver une chose cachée, il faut se cacher soi-même ; notre vie doit donc être un mystère, il nous faut ressembler à Jésus, à Jésus dont le visage était caché (Is 53,3)... Jésus t'aime d'un amour si grand que si tu le voyais tu serais dans une extase de bonheur..., mais tu ne le vois pas et tu souffres. Bientôt Jésus « se lèvera pour sauver tous les doux et les humbles de la terre » (Ps 75,10).

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église

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Évangile et Homélie du Me 12 Avril 2017. Judas Iscariote trahi son Maître Jésus pour trente pièces d’argent!

 

Mercredi 12 avril 2017

Nous sommes le mercredi saint


Lectures de la messe

Première lecture

« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages » (Is 50, 4-9a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il éveille,
il éveille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
          Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
          J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
          Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.
          Il est proche, Celui qui me justifie.
Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
Comparaissons ensemble !
Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
Qu’il s’avance vers moi !
          Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
qui donc me condamnera ?

 

                        – Parole du Seigneur.

Psaume

(68 (69), 8-10, 21-22, 31.33-34)

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ;
c’est l’heure de ta grâce.
(68, 14cb)

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :

je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.

L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

L’insulte m’a broyé le cœur,
le mal est incurable ;

j’espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »

Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

 


Évangile (Mt 26, 14-25)

« Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
se rendit chez les grands prêtres
et leur dit :
« Que voulez-vous me donner,
si je vous le livre ? »
Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
pour le livrer.

    Le premier jour de la fête des pains sans levain,
les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
pour manger la Pâque ? »
   Il leur dit :
« Allez à la ville, chez untel,
et dites-lui :
“Le Maître te fait dire :
Mon temps est proche ;
c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
avec mes disciples.” »
   Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
et ils préparèrent la Pâque.

     Le soir venu,
Jésus se trouvait à table avec les Douze.
     Pendant le repas, il déclara :
« Amen, je vous le dis :
l’un de vous va me livrer. »
     Profondément attristés,
ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
     Prenant la parole, il dit :
« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
     Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui
par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
cet homme-là ! »
    Judas, celui qui le livrait,
prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! »

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Alors que Judas mène ses tractations secrètes avec les chefs des prêtres, Jésus révèle au grand jour leur complot : « L’un de vous va me livrer ». Judas marchande avec les ennemis du Seigneur sur le prix de sa trahison ; Jésus annonce qu’il livre sa vie gratuitement : « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jn 10, 17). Judas est à l’affût d’une occasion favorable pour livrer son Maître ; Notre-Seigneur prend l’initiative et déclare : « Mon temps est proche. L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs » (Mc 14, 41). Les hommes tendent leurs filets, croyant saisir Jésus à l’improviste, mais ils n’auraient aucun pouvoir sur lui, si cela ne leur avait pas été donné d’en haut (cf. Jn 19, 11). Certes, « il vient le Prince de ce monde », c’est lui qui est déjà à l’œuvre à travers ces complots mortels ; « mais il n’a aucun pouvoir » sur Jésus (cf. Jn 14, 30). Notre-Seigneur, parfaitement uni à son Père dans l’Esprit, maîtrise le déroulement des événements qui conduisent à un rythme accéléré vers la Passion.

 

Cette maîtrise n’est cependant pas en vue d’une « reprise en main » d’une initiative qui lui aurait échappé. Jésus n’utilise la connaissance infuse qu’il possède sur l’évolution du drame, que pour consentir librement à chaque étape de son déroulement, pour répondre à chaque action négative menée contre lui, par une parole d’amour sur laquelle la vague déferlante de haine vient s’écraser sans parvenir à l’ébranler. Si Jésus avertit ses apôtres : « Amen je vous le dis : l’un de vous va me livrer », ce n’est pas pour jeter le trouble, ni invoquer sur lui l’apitoiement. Mais pour avertir les disciples de tous les temps des ruses de l’ennemi qui rôde comme un lion, cherchant qui dévorer (cf. 1 P 5, 8). Ce qu’il suggère dans les ténèbres, Jésus le révèle au grand jour afin que nous puissions nous appuyer sur cette connaissance pour combattre victorieusement « fermes dans la foi ».

 

Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, mets en œuvre ta miséricorde, pour qu’en célébrant la Passion de ton Fils, nous entrions dans son mystère d’amour et puissions recevoir la grâce de la résurrection.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement.

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, peux-tu me débarrasser de tout ce qui m’alourdit pendant cette semaine, afin que je cours avec endurance l’épreuve qui m’est proposée. Fais que je garde mes yeux fixés sur Jésus, qui renonce au bonheur qui lui est proposé et qui endure la croix en méprisant la honte de ce supplice (cf. Hébreux 12, 1-5).

 

Demande

 

Sentir avec les apôtres l’horreur de la trahison et choisir de suivre Jésus jusqu’à sa mort.

 

Points de réflexion

 

1. Un chemin de contemplation
La Semaine Sainte est ainsi appelée car nous vivons les mystères les plus élevés de notre foi. Jésus, fils de Dieu, est trahi, livré, condamné, tué par les hommes qu’il est venu sauver. Il est ressuscité le troisième jour ; c’est une nouvelle création pour toute l’humanité, définitivement rachetée du péché. Nous connaissons tellement cette histoire qu’elle devient banale. Pour s’éveiller à la réalité de cette Semaine Sainte et sanctifiante, la contemplation (au sens ignacien) nous permet d’entrer avec toute notre personne dans le mystère qui s’offre à nous. Aujourd’hui, l’Église nous propose de méditer la trahison de Jésus. Saint Matthieu nous raconte les agissements de Judas sans excuse ni jugement. Il s’en va, il vend la vie d’un ami pour trente pièces d’argent à ceux qui veulent le tuer, et puis au cours d’un repas de fête, nie froidement les faits.
En commençant cette prière, nous pouvons rester un moment pour ressentir l’horreur de cet acte. Dégoût, amertume, colère… et ensuite nous pouvons regarder les réactions des apôtres et du Christ.

 

2. Les apôtres
Si l’évangéliste renonce à parler du cœur de Judas, il nous parle de celui des apôtres. Mettons-nous à table avec eux. C’est la plus grande fête de l’année : la célébration de la libération d’Israël de l’esclavage. Pourtant, cette fête n’est pas comme les précédentes. On sent que le Maître et l’Ami porte un souci. Il leur explique : « Amen, l’un d’entre vous va me trahir ». Les disciples sont frappés par une profonde tristesse, mais ne comprennent pas. Ils ne peuvent pas imaginer la trahison délibérée de Judas. Ils supposent qu’il s’agit d’une erreur, une de leurs petites trahisons quotidiennes à son amour. Peut-être Pierre se souvient-il d’avoir parlé trop vite auprès des pharisiens ; ou Matthieu de ne pas avoir été assez discret en demandant la salle de réunion… Ils se tournent vers Jésus avec la question : « Serait-ce moi, maître ? »
Sentons avec eux la tristesse d’avoir déçu le Christ, et demandons à Dieu le Père de nous guérir de nos petites trahisons.

 

3. Le Christ
Et Jésus ? Le Christ sait que l’un de ses amis le trahira. Un ami qu’il a choisi, qu’il a accompagné, écouté, à qui il a confié des responsabilités, et qu’il voulait comme ministre de son Évangile pour le transmettre au monde.
Osons nous approcher du Cœur du Christ comme saint Jean. Le Christ avait un cœur humain comme le nôtre, qui a été envahi par l’échec, l’incompréhension, la perte d’un ami et d’un fils. Ce Cœur touché aussi par la question naïve des apôtres : « Serait-ce moi ? », et en même temps souffrant car il sait qu’il sera seul au Jardin de Gethsémani quand il aura plus besoin de leur présence ; ce Cœur qui s’est livré entièrement dans l’Eucharistie, et qui, lorsque Judas l’a reçu, a été rejeté au plus profond de son don ; ce Cœur qui regarde son Père et qui lui dit : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux » (Jn 17, 24-26).

 

Dialogue avec le Christ

 

En disant au Christ avec les apôtres : « Serait-ce moi ? » ou en se posant sur le Cœur du Christ comme saint Jean en percevant la souffrance de son Cœur.

 

Résolution

 

M’unir avec le Christ dans une déception ou une tristesse et désirer le consoler par mon offrande et mon amour.

 

Sarah Cleary, consacrée de RC

 

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« Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. » info document - JPEG - 216.5 ko

Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Juda va vers les chefs des prêtres, il livre Jésus pour trente pièces d’argent. Il se rend le jouet des forces extérieures, et au fond il ne se respecte pas lui-même. Il va subir les événements, attendant une occasion favorable pour livrer Jésus. Judas mène ses tractations en secret et Jésus révèle au grand jour le complot : « L’un de vous va me livrer. » Jésus livre sa vie gratuitement : « L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. » Les hommes pensent saisir Jésus à l’improviste, mais ils n’ont aucun pouvoir sur lui, si cela ne leur avait pas été donné d’en haut. Judas compose avec les ennemis de Jésus, il entre en dialogue avec eux. Depuis la faute de l’origine, nous ne pouvons pas entrer en dialogue avec l’ennemi ! Ève a été entraînée dans un tourbillon que nous ne pouvons plus maîtriser : « La vie et la mort s’affrontèrent dans un duel prodigieux. Le maître de la vie mourut. Vivant il règne. » Nous entrons dans la compréhension du mystère de notre salut, de l’amour infini de Dieu qui nous sauve de l’enfermement et du mensonge pour que nous soyons arraché au pouvoir du Satan et de la mort.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. » Jésus oriente ses disciples chez "un tel," en lui disant « le Maître te fait dire. » Il est lui-même habité par une volonté qui exprime l’ouverture aux autres. Jésus habite sa mission, il donne à chacun la possibilité de coopérer avec lui. Jésus est libre et il se donne librement. S’il avertit ses apôtres, c’est pour les prévenir des ruses de l’ennemi qui rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. Il y a tant de manières de trahir Jésus ! Nous pouvons diluer son message, consentir à des compromissions, mélanger l’Evangile avec d’autres traditions en les mettant sur le même pied. Jésus ne retire pas son amour à Judas, c’est du nom « d’ami » qu’il l’accueille à la trahison. Jésus est libre, il se donne librement à la Cène, il le signifie par le lavement des pieds.

« Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Jésus parle sans haine de l’autre, de celui qui le livre. Il dit sa situation en connaissant le cœur de l’homme : « malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Juda prend la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond aussitôt : « C’est toi qui l’as dit ! » Comment entendre cette réponse ? Jésus le confirme dans son être, c’est bien toi qui le dis, tu existes avec ce que tu me fais. Jésus en ce moment terrible reconnaît Juda. Juda peut renouer. Jésus lui en donne la capacité. C’est l’angoisse des apôtres qui se manifeste. Ils interrogent Jésus du fond de leur cœur : Serait-ce moi ? Jésus assume pleinement sa situation, il assume ce qui s’impose à lui. C’est au cours de la dernière Pâque qu’il institue l’Eucharistie. Elle est pénétrée d’une profonde joie et d’un recueillement empreint de tristesse. Jésus s’apprête à sauver le monde, c’est la tristesse à la pensée que son départ va causer du désarroi dans le groupe des disciples.

 

Nous demandons la grâce de demeurer sur le cœur de Jésus et de ne pas quitter la communion fraternelle.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/


 


 

 

Dieu tire le bon du mal, la justice de l'injustice

 

      « N'est-ce pas moi qui vous ai choisi tous les douze ? Et l'un de vous est un démon » (Jn 6,70). Le Seigneur devait dire : « J'en ai choisi onze » ; est-ce qu'il a choisi un démon, un démon est-il parmi les élus ?... Dirons-nous qu'en choisissant Judas, le Sauveur a voulu accomplir par lui, contre sa volonté, sans qu'il le sache, une œuvre si grande et si bonne ? C'est là le propre de Dieu... : faire servir au bien les œuvres mauvaises des méchants... Le méchant fait servir au mal toutes les bonnes œuvres de Dieu ; l'homme de bien au contraire fait servir au bien les méfaits des méchants. Et qui est aussi bon que le Dieu unique ? Le Seigneur le dit lui-même : « Personne n'est bon, sinon Dieu seul » (Mc 10,18)...

      Qui est pire que Judas ? Parmi tous les disciples du Maître, parmi les Douze, c'est lui qui a été choisi pour tenir la bourse et prendre soin des pauvres (Jn 13,19). Mais après un tel bienfait, c'est lui qui perçoit de l'argent pour livrer celui qui est la Vie (Mt 26,15) ; il a persécuté comme ennemi celui qu'il avait suivi comme disciple... Mais le Seigneur a fait servir au bien un si grand crime. Il a accepté d'être trahi pour nous racheter : voilà que le crime de Judas est changé en bien.

      Combien de martyrs est-ce que Satan a persécuté ? Mais s'il ne l'avait pas fait, nous ne célébrerions pas aujourd'hui leur triomphe... Le méchant ne peut pas contrarier la bonté de Dieu. Il a beau être artisan du mal, le suprême Artisan ne permettrait pas l'existence du mal s'il ne savait pas s'en servir pour que tout concoure au bien.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°27, § 10

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

   

 

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Évangile et homélie du Lundi 30 Janv 2017. Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! »

 


Lundi 30 janvier 2017

Nous sommes à la 4e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Mutien-Marie (Louis Joseph) Wiaux, f.e.c. († 1917), Bse Maria Bolognesi, laïque et mystique (1924-1980)


Lettre aux Hébreux 11,32-40.

Frères, sur la puissance de la foi, que dire encore ? Le temps me manquerait pour rappeler l’histoire de Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, Samuel et les prophètes. Par leur foi, ils ont conquis des royaumes, pratiqué la justice, obtenu la réalisation de certaines promesses. Ils ont fermé la gueule des lions, éteint la flamme des brasiers, échappé au tranchant de l’épée, retrouvé leurs forces après la maladie, montré du courage à la guerre, mis en fuite des armées étrangères. Des femmes dont les enfants étaient morts les ont retrouvés ressuscités. Mais certains autres ont été torturés et n’ont pas accepté la libération qui leur était proposée, car ils voulaient obtenir une meilleure résurrection. D’autres ont subi l’épreuve des moqueries et des coups de fouet, des chaînes et de la prison. Ils furent lapidés, sciés en deux, massacrés à coups d’épée. Ils allèrent çà et là, vêtus de peaux de moutons ou de toisons de chèvres, manquant de tout, harcelés et maltraités – mais en fait, c’est le monde qui n’était pas digne d’eux ! Ils menaient une vie errante dans les déserts et les montagnes, dans les grottes et les cavernes de la terre. Et, bien que, par leur foi, ils aient tous reçu le témoignage de Dieu, ils n’ont pas obtenu la réalisation de la promesse. En effet, pour nous Dieu avait prévu mieux encore, et il ne voulait pas les mener sans nous à la perfection.

Psaume 31(30),20.21.22.23.24.

Qu'ils sont grands, tes bienfaits !
Tu les réserves à ceux qui te craignent.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.

Tu les caches au plus secret de ta face,
loin des intrigues des hommes.
Tu leur réserves un lieu sûr,
loin des langues méchantes.

Béni soit le Seigneur :
son amour a fait pour moi des merveilles !

Et moi, dans mon trouble, je disais :
« Je ne suis plus devant tes yeux. »
Pourtant, tu écoutais ma prière
quand je criais vers toi.

Aimez le Seigneur, vous, ses fidèles :
le Seigneur veille sur les siens ;
mais il rétribue avec rigueur
qui se montre arrogant.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,1-20.

En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

 


 


 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés

 


 

Homélie ou Méditation du jour

 

L’épisode du démoniaque Gérasénien nous concerne tous. Même si nous ne sommes pas « possédés » au sens fort du terme, ne sommes-nous pas dans l’incapacité d’accomplir le bien auquel nous aspirons ? Or c’est précisément au creux de cette prise de conscience que la Bonne Nouvelle apparaît dans toute sa puissance libératrice : Jésus délivre ce malheureux par la seule autorité de sa Parole souveraine ; l’homme retrouve instantanément ses esprits et adopte un comportement normal, unifié dans la recherche du Bien qu’il reconnaît en Jésus. Quant aux démons - aux nombreux démons puisqu’ils sont légion ! - ils sont définitivement rayés de la carte. Le message est clair : lorsqu’au matin de Pâques, Notre-Seigneur surgit vainqueur des grandes eaux de la mort, il brise définitivement le joug qui pesait sur nos épaules ; le Verbe de Dieu est descendu dans notre mort pour nous donner part à sa vie, et renvoyer dans l’abîme celui qui nous avait asservi à la mort.

 

Averti de la libération du possédé et de l’aventure des porcs précipités dans la mer, l’entourage s’inquiète : en séparant aussi radicalement le pur de l’impur, Jésus met fin au compromis entre le bien et le mal auquel l’humanité avait consenti depuis le péché des origines. Mais l’exigence de cet ordre nouveau que le Seigneur vient instaurer, effraye les concitoyens de l’ex-possédé, comme chacun de nous. La suite du récit va nous démontrer que ces appréhensions ne sont pas fondées, mais constituent une ultime tentative de l’Ennemi cherchant à nous détourner du Sauveur. En effet, lorsque l’homme guéri exprime le désir de rester avec celui qui l’a délivré, Jésus ne le lui permet pas : « Rentre chez toi, auprès des tiens » ; le Seigneur n’est pas venu pour s’approprier ceux qu’il délivre d’un plus fort ; il restaure l’homme dans sa liberté, lui donne à nouveau accès à son intériorité profonde ; le rétablit sur sa terre d’humanité, le rend à la vie familiale et sociale.

 

« Annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde » : sauvés de nos compromissions aliénantes avec le mal, réconciliés avec notre intériorité profonde, nous n’avons pas besoin d’être physiquement avec le Seigneur pour être son apôtre. Si nous faisons silence dans la prière, nous découvrirons sa présence au fond de nos cœurs à nouveau illuminés par la grâce, et nous pourrons nous aussi témoigner devant les hommes de « tout ce qu’il a fait pour nous dans sa miséricorde ».

 

Comment se fait-il Seigneur que tu nous aies libérés et que pourtant nous ployons encore sous le joug de l’ennemi ? Serait-ce donc que nous t’empêchons de déployer ta victoire dans nos vies ? Comme le malheureux de l’Evangile, nous courrons au-devant de toi pour recevoir la délivrance, et en même temps, nous craignons que ton intervention nous fasse souffrir davantage. Guéris nous Seigneur de ce manque de confiance en toi et donne-nous de croire qu’il te suffit de dire une seule parole pour que nous soyons sauvés. Nous pourrons alors assurer ce témoignage de proximité que tu nous confies, et annoncer à nos proches tout ce que tu as fait pour nous dans ta miséricorde.

 

 

Père Philippe

 

 

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Esprit mauvais, sors de cet homme!»

Aujourd'hui, nous découvrons un passage de l'Évangile qui en fera sourire plus d'un. S'imaginer environ deux mille porcs se précipitant au bas de la montagne a quelque chose de comique. Mais les porchers, eux, ne goûtèrent pas l'humour de la situation, ils se fâchèrent beaucoup et demandèrent à Jésus de quitter leur territoire.

Même si, humainement parlant, elle peut paraître logique, cette attitude n'en demeure pas moins franchement condamnable: ils préféraient conserver leurs cochons plutôt que de voir le possédé guéri. Plutôt les biens matériels, qui nous apportent argent et bien-être, que la vie digne d'un homme qui n'est pas "des nôtres". Car celui qui était possédé par un esprit mauvais «sans arrêt, nuit et jour, était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres» (Mc 5,5).

Nous courrons aussi bien souvent le danger de nous attacher à ce qui est à nous, et de désespérer quand nous le perdons. Par exemple, le paysan se désespère quand il perd sa récolte, même si elle est assurée, et le spéculateur en bourse quand ses actions perdent une partie de leur valeur. Très peu, en revanche, perdent l'espérance lorsqu'ils voient la faim et la situation précaire de tant d'êtres humains, dont certains vivent à deux pas de chez eux.

Jésus accorda toujours la première place aux personnes, même avant les lois et les puissants de son temps. Mais nous, trop souvent, ne pensons qu'à nous et à ce qui, croyons-nous, nous rend heureux, alors même que l'égoïsme n'apporte jamais le bonheur. Comme disait l'évêque brésilien Helder Camara, «l'égoïsme est la source infaillible du malheur pour soi-même et pour ceux qui nous entourent».

 

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


Prière d'introduction

« Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom 10, 13). Seigneur, tu es notre sauveur, viens nous sauver !

Demande

Seigneur, que ta grâce m'accompagne, pour que je sois auprès des miens, témoin de ta miséricorde.

Points de réflexion

1. « Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d'une voix forte : "Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'adjure par Dieu, ne me tourmente pas !’’ » (Mc 5, 6-7).
L'autorité de Jésus est illimitée. Elle s'exerce sur tout l'univers. Il commande au soleil (Cf. Job 9, 7) ; à la lumière et aux étoiles : « lui qui envoie la lumière, et elle part, qui la rappelle, et elle obéit en tremblant » (Baruch 3, 53) ; à tous les éléments : « Ils furent saisis d'une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres : quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ? » (Mc 4, 41) ; à tous les êtres vivants ou angéliques y compris aux esprits du mal : « Tous furent saisis de stupéfaction : "Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent !" » (Mc 1, 27). Vraiment, comme le dit saint Paul aux Philippiens, « Dieu lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre ».

2. Ce démoniaque que saint Luc nous présente comme n'ayant pas mis de vêtements depuis un temps considérable (Cf. Lc 8, 27), voilà que nous le voyons après sa guérison « assis, vêtu et dans son bon sens » (Mc 5, 17). Jésus accomplit un miracle extraordinaire que seule sa divinité lui permet de faire, il expulse une légion de démons. Mais il y ajoute un geste tout simple, plein de délicatesse et de charité. Il couvre l'homme d'un manteau, quel manteau pouvait-il y avoir à la ronde sinon celui de Jésus lui-même ? C'est un geste de miséricorde à l'égard d'un homme exclu, dont nous pouvons imiter la profondeur et la simplicité.

3. « Envoie-nous vers les porcs que nous y entrions » (Mc 5, 12).
Sommes-nous prêts pour notre salut ou le salut d'un homme à sacrifier richesse, troupeau de porcs, recette financière, biens personnels, etc. Avons-nous bien conscience que les plus belles richesses sont celles, éternelles, que nous amassons pour le ciel ? « Faites-vous des bourses qui ne s'usent point, un trésor inépuisable dans les cieux » (Lc 12, 33). Sainte Thérèse de Lisieux nous l'a bien enseigné : un tout petit acte de charité, de foi ou d'espérance, réalisé avec beaucoup d'amour, nous prépare de grandes récompenses au ciel !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, en lisant ce qui précède et suit ce passage, je vois que tu es allé sur la rive du lac, du côté des Géraséniens, au prix d'une violente tempête, uniquement pour sauver le démoniaque. Car, sitôt celui-ci guéri et empli de joie par sa nouvelle mission, tu montes dans la barque et reviens vers l'autre rive. Tu veux nous montrer que chacun est unique à tes yeux, tu viens à notre rencontre où que nous soyons et quelque pitoyable que soit l'état dans lequel nous sommes. Non seulement, tu nous sauves, mais tu étends sur nous ton manteau pour nous racheter, comme le fit Booz pour Ruth (livre de Ruth 3, 9). Bénis sois-tu, Seigneur, pour ton amour qui sauve et qui relève !

Résolution

Je prendrai aujourd'hui un moment pour réfléchir et me souvenir de « tout ce que le Seigneur a fait pour moi dans sa miséricorde » (Mc 5, 19). Je finirai par une prière de remerciements, par exemple un psaume d'action de grâces.

Patricia Freisz

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« Le possédé suppliait Jésus de pouvoir être avec lui... Mais il lui dit : ' Rentre auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi ' »

      Nous sommes appelés à aimer le monde. Et Dieu a tellement aimé le monde qu'il lui a donné Jésus (Jn 3,16). Aujourd'hui, il aime tellement le monde qu'il nous donne au monde, toi et moi, pour que nous soyons son amour, sa compassion et sa présence par une vie de prière, de sacrifices, d'abandon. La réponse que Dieu attend de toi est que tu deviennes contemplatif, que tu sois contemplatif.

      Prenons Jésus au mot, et soyons des contemplatifs au cœur du monde car, si nous avons la foi, nous sommes en sa présence perpétuelle. Par la contemplation, l'âme puise directement dans le cœur de Dieu les grâces que la vie active a la charge de distribuer. Nos existences doivent être liées au Christ vivant qui est en nous. Si nous ne vivons pas en présence de Dieu, nous ne pouvons pas persévérer.

      Qu'est-ce-que la contemplation ? Vivre la vie de Jésus. C'est ainsi que je la comprends. Aimer Jésus, vivre sa vie au sein de la nôtre, vivre la nôtre au sein de la sienne... La contemplation ne revient pas à s'enfermer dans un cabinet obscur, mais à permettre à Jésus de vivre sa Passion, son amour, son humilité en nous, de prier avec nous, d'être avec nous, et de sanctifier à travers nous. Notre vie et notre contemplation sont une. Ce n'est pas là une question de faire mais d'être. Il s'agit en fait de la pleine jouissance de notre esprit par l'Esprit Saint qui insuffle en nous la plénitude de Dieu et nous envoie dans toute la création comme son message personnel d'amour (Mc 16,15).

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p.26)

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Evangile et Homélie du Lundi 31 Oct 2016. Quand tu donnes une réception, invite des pauvres, estropiés, boiteux, aveugles [...]

 


Lundi 31 octobre 2016

Nous sommes en temps ordinaire: 31e semaine

Saint(s) du jour : St Quentin, martyr († fin IIIe s.), Bse Irene Stefani, missionnaire au Kenya (1891-1930)


Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,1-4.

Frères,
    s’il est vrai que, dans le Christ,
on se réconforte les uns les autres,
si l’on s’encourage avec amour,
si l’on est en communion dans l’Esprit,
si l’on a de la tendresse et de la compassion,
    alors, pour que ma joie soit complète,
ayez les mêmes dispositions,
le même amour,
les mêmes sentiments ;
recherchez l’unité.
    Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,
mais ayez assez d’humilité
pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
    Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;
pensez aussi à ceux des autres.


Psaume 131(130),1.2.3.

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,12-14.

En ce temps-là,
    Jésus disait au chef des pharisiens qui l’avait invité :
« Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,
n’invite pas tes amis, ni tes frères,
ni tes parents, ni de riches voisins ;
sinon, eux aussi te rendraient l’invitation
et ce serait pour toi un don en retour.
    Au contraire, quand tu donnes une réception,
invite des pauvres, des estropiés,
des boiteux, des aveugles ;
    heureux seras-tu,
parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :
cela te sera rendu à la résurrection des justes. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

 Homélies d'evangeli.net

«Quand tu donnes un festin, invite des pauvres (…) et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes»

Aujourd'hui, le Seigneur nous montre le vrai sens de la générosité chrétienne: se donner aux autres. «Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue» (Lc 14,12).

Le chrétien bouge dans le monde comme une personne ordinaire; mais la source de sa relation avec ses semblables ne peut être ni la récompense humaine ni la vanité; il doit chercher avant tout la gloire de Dieu, sans prétendre à une autre récompense que celle du Ciel. «Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes» (Lc 14,13-14).

Le Seigneur nous invite à nous donner inconditionnellement à tous les hommes, poussés uniquement par l'amour de Dieu et du prochain pour le Seigneur. «Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Des pécheurs aussi prêtent à des pécheurs, afin de recevoir l'équivalent» (Lc 6, 34).

Cela est ainsi car le Seigneur nous aide à comprendre que si nous nous donnons généreusement, sans rien espérer en retour, Dieu nous paiera avec une grande récompense et il fera de nous ses enfants préférés. C'est pour cela que Jésus nous dit: «Mais aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour; et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut» (Lc 6,35).

Demandons à la Vierge la générosité de savoir fuir toute tendance vers l'égoïsme, comme son Fils. «Egoïste. -Tu ne t'occupes que de tes "affaires". Tu sembles incapable d'éprouver la fraternité du Christ: dans les autres, tu ne vois pas des frères, tu vois des tremplins» (Saint JoséMarie).

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME (Ikenanzizi, Nigeria)

http://evangeli.net/evangile

 


Homélie du Père Philippe

« N'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour » nous dit Jésus. C'est-à-dire : les conventions sociales sont telles, qu’on finit par ne plus être capable de savoir si l’invitation veut honorer quelqu’un ou flatter celui qui invite. En vérité, notre désir d’avoir, notre désir de reconnaissance sont tels qu’il nous est impossible de formuler une invitation vraiment gratuitement. Cela vaut d’ailleurs pour tout ce que nous entreprenons. Quand nous décidons d’agir de telle manière que Dieu soit content de nous, nous le faisons souvent pour nous, pour la joie d’être bien vu du Seigneur.

Le meilleur moyen de dépasser cette difficulté, Jésus nous le donne : nous mettre volontairement en situation de totale gratuité. Par exemple, inviter à dîner quelqu’un qui ne pourra pas nous le rendre. Alors, nous dit Jésus, « tu seras heureux ». C’est une porte d’entrée dans le Royaume.  En effet, en nous occupant des petits et faibles, nous plaisons nécessairement à Dieu car il se soucie d’abord de ces frères-là. Alors, Dieu, qui ne se laisse jamais vaincre en générosité, contracte envers nous une dette de reconnaissance. Et nous serons heureux, car la récompense qu’il accorde, c’est sa vie donnée en partage. En outre, agir de la sorte nous prémunit contre les séductions de la vie sociale en nous maintenant dans la justice, dans la vérité de nos relations, c'est-à-dire comme prenant leur source en Dieu.

Enfin, ces comportements ouvrent notre cœur. Bientôt en effet notre regard pour ces frères estropiés et boiteux change, et nous découvrons à quel point nous leur ressemblons. Nous réalisons que nous sommes l’un d’entre eux. Leur bonheur d’être ainsi comblé gratuitement nous attire. Car nous cherchons de tout notre cœur la grâce d’être invité gratuitement à un banquet où on n’exige rien de nous sinon d’être là ; où on n’attend rien de nous, sinon d’accueillir le don qui nous est fait. Voilà le chemin que Jésus nous ouvre. Comme il faut plus d’humilité pour accepter de l’aide que pour en donner, commençons bien vite à suivre la recommandation de Jésus. Nous entrerons alors peu à peu dans l’esprit d’enfance. Nous connaîtrons la joie qu’il y a à donner et à recevoir sans rien attendre en retour. Nous découvrirons la gratuité de l’amour. Nous connaîtrons enfin ce que notre Père des Cieux appelle être heureux avec lui et en lui.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


Meditations RC

Prière d'introduction

 

Aide-moi, Seigneur, à prendre le temps d’observer ma façon d’agir pour voir si elle correspond à la tienne. Tout ce que tu as fait et continues de faire c’est pour nous. Aide-moi à faire de même pour les autres par amour pour toi. Comble-moi de ta grâce, parce que sans toi tout est fugace et sans goût.

 

Demande

 

Un cœur généreux et désintéressé.

 

Points de réflexion

 

1. Faire une faveur à sa famille ou à des amis est chose bonne puisqu'elle est motivée par l’amour qu’on leur porte. Notre récompense est la joie qu’ils éprouvent et la gratitude qu’ils démontrent en retour. En cela il n’y a que du bon, sauf si le seul motif de notre agir est la satisfaction personnelle.

2. C’est justement sur ce point que Jésus nous met en garde dans cet Évangile. Si nous cherchons la satisfaction personnelle, si ce que nous cherchons c’est la gratitude des autres et leurs faveurs, nous agissons avec égoïsme. Jésus nous invite à nous donner de façon désintéressée, sans rien attendre en retour. Il ne nous reproche pas d’aimer nos proches. Il nous invite à passer au niveau supérieur.

3. Comment imiter Jésus dans un don de soi désintéressé ? Il faut prendre le temps de se poser, examiner ce qui motive nos bonnes actions. Le bonheur des autres, c’est ce qui fait notre bonheur. Mais si l’on donne en cherchant notre propre satisfaction, peu à peu « l’autre » s’efface pour faire place au « moi ». Résultat : quand je fais quelque chose pour les autres je n’arrive plus à voir ce dont ils ont besoin mais seulement ce qui m’arrange. Alors le bonheur me fuit et je mets en péril le bonheur de l’autre. Donc soyons prêts à nous donner aux autres sans calculs, même si apparemment nous n’en tirons rien pour nous-mêmes.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, guide mon cœur pour qu’à ton exemple je sache me donner pareillement à toute personne. Donne-moi un cœur désintéressé pour que toutes mes actions servent au bonheur des autres et donc à ta gloire.

 

Résolution

 

Chercher à faire fréquemment une bonne action pour quelqu’un qui n’a pas la possibilité de me retourner la faveur.

 

Frère Mario Salmon, LC

http://www.regnumchristi.fr


Homélie du Père Gilbert Adam

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Saint Bernardin de Sienne (1380-1444), franciscain
Traité sur l'aumône

« Invitez les pauvres »

Donne ton aumône dans la joie. Que tout ce que tu fais pour l'amour de Dieu chante l'allégresse et non point l'ennui. Car il est écrit : « Un esprit triste dessèche les os » (Pr 17,22). Ce qui signifie que lorsque le pauvre vient à ta porte et que tu lui tends l'aumône en rechignant, ton mérite est consumé avant même que tu n'aies franchi le seuil. Tu dois la rendre joyeuse par ton cœur, tes paroles, tes œuvres.

Quand le mendiant arrive chez toi et sollicite une offrande pour l'amour de Dieu, réponds-lui volontiers : « Sois le bienvenu ! » Tu lui témoignes ainsi que ton don est fait dans l'allégresse par ton cœur, tes paroles, ton visage avenant et ton empressement. Un mot accompagnant l'aumône réjouit plus que tu ne le penses. Combien elle devient précieuse quand tu l'offres sans rechigner et que tu le prouves par une douce parole.

http://levangileauquotidien.org


 

 

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Evangile et Homélie du Dim 30 Oct 2016.Jésus chez Zachée:descends vite, aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.

 


Dimanche 30 octobre 2016

Nous sommes en temps ordinaire: 31è dimanche

Saint(s) du jour : Bse Benvenuta Boiani, tertiaire o.p. (1255-1292), Bx Ange (Angelo) d'Acri, prêtre o.f.m. (1669-1739)


Livre de la Sagesse 11,22-26.12,1-2.

Seigneur, le monde entier est devant toi
comme un rien sur la balance,
comme la goutte de rosée matinale
qui descend sur la terre.
    Pourtant, tu as pitié de tous les hommes,
parce que tu peux tout.
Tu fermes les yeux sur leurs péchés,
pour qu’ils se convertissent.
    Tu aimes en effet tout ce qui existe,
tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ;
si tu avais haï quoi que ce soit,
tu ne l’aurais pas créé.
    Comment aurait-il subsisté,
si tu ne l’avais pas voulu ?
Comment serait-il resté vivant,
si tu ne l’avais pas appelé ?
    En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi,
Maître qui aimes les vivants,
     toi dont le souffle impérissable les anime tous.


    Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu,
tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent,
pour qu’ils se détournent du mal
et croient en toi, Seigneur.

Psaume 145(144),1-2.8-9.10-11.13cd-14.

Je t'exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 1,11-12.2,1-2.

Frères,
     nous prions pour vous à tout moment
afin que notre Dieu vous trouve dignes
de l’appel qu’il vous a adressé ;
par sa puissance,
qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez,
et qu’il rende active votre foi.
    Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous,
et vous en lui,
selon la grâce de notre Dieu
et du Seigneur Jésus Christ.


     Frères, nous avons une demande à vous faire
à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ
et de notre rassemblement auprès de lui :
    si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre
prétendant que le jour du Seigneur est arrivé,
n'allez pas aussitôt perdre la tête,
ne vous laissez pas effrayer. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,1-10.

En ce temps-là,
    entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
    Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d’impôts,
et c’était quelqu’un de riche.
    Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
    Il courut donc en avant
et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui allait passer par là.
    Arrivé à cet endroit,
Jésus leva les yeux et lui dit :
« Zachée, descends vite :
aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
    Vite, il descendit
et reçut Jésus avec joie.
    Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
    Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
« Voici, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
    Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d’Abraham.
    En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
ce qui était perdu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 


 

Homélie ou Méditation du jour

 

 Homélies d'evangeli.net

 

«Zachée, descends vite: aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison»

Aujourd'hui, le récit évangélique coïncide un peu avec la parabole du pharisien et du publicain. (cf. Lc 18,9-14). Effacé et sincère de cœur, le publicain priait dans son intérieur: «Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!» (Lc 18,13); et aujourd'hui, nous observons comme Jésus-Christ pardonne et acquitte Zachée, le chef des collecteurs d'impôts, un homme riche et influent, mais haï et abhorré par ses voisins, qui se sentaient extorqués par lui: «Zachée, descends vite: aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison» (Lc 19,5).

L'indulgence divine amène a Zachée à se convertir; voici une des originalités de l'Évangile: le pardon de Dieu est désintéressé; il ne s'agit pas du fait que, suite à notre conversion, Dieu nous pardonne; c'est plutôt le contraire: la miséricorde de Dieu nous stimule vers la gratitude et à y donner une réponse.

À cette occasion, Jésus, chemin de Jérusalem, traversait la ville de Jéricho. Aujourd'hui et chaque jour, Jésus traverse notre vie et nous appelle par notre nom. Zachée n'avait jamais vu Jésus; il avait entendu parler de Lui et cherchait à voir qui était ce maître aussi célèbre. Jésus, par contre, connaissait bien Zachée et les misères de sa vie. Jésus savait comment s'était-il enrichi et comme il était haï et marginé par ses voisins; c'est pour cette raison que Jésus traversa Jéricho pour le faire quitter ce puits: «le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu» (Lc 19,10).

La rencontre du Maître avec le publicain changea complètement la vie de ce dernier. Après avoir entendu cet Évangile, songe à l’opportunité que Dieu t'offre aujourd'hui, laquelle tu ne devrais pas évincer: Jesús-Christ passe par ta vie et t'appelle par ton nom, parce qu'Il t'aime et veut te sauver; dans quel puits es-tu immergé? Comme Zachée a grimpé sur un arbre pour mieux voir Jésus, grimpe-toi, maintenant, sur l'arbre de la Croix et tu pourras savoir qui est-Il, et tu connaîtras l'immensité de son amour, «car s'Il choisit un chef des publicains: qui va s'accabler soi-même, lorsque celui-là est atteint par la grâce?» (Saint Ambroise).

Abbé Joaquim MESEGUER García ( Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile

 


 

 

Homélie du Père Philippe

 

«Jésus leva les yeux et interpella Zachée.» On imagine sans peine cet échange de regard entre le pécheur et son Sauveur. L’un cherchait à voir qui était Jésus et l’autre cherchait la brebis perdue. Zachée se sent attiré par Jésus et Jésus ne peut pas ne pas arrêter son regard sur Zachée. Jésus est là pour le pécheur et le pécheur est là pour Jésus. Les deux s’appellent irrésistiblement, se pressentent, se reconnaissent du premier coup. Le pécheur se sent d’instinct à l’aise avec Jésus et Jésus s’invite à demeurer chez le pécheur. Ils sont chez eux l’un chez l’autre. Jésus en donne aussi la raison : «Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu» (Lc 19,10).

 


Et Jésus interpelle Zachée : «Descends vite…» Descends de cet arbre car c’est moi qui dois y monter. C’est moi qui vais prendre ta place de condamné sur l’arbre de la croix. Cède-moi ta place et moi j’irai t’en préparer une dans le Royaume de mon Père. Car je te le dis, «les publicains et les prostituées précèdent les autres dans le Royaume de Dieu» (Mt 21,31). Oui, Jésus est bien entré dans sa Pâque et s’avance librement vers la croix pour sauver tous ceux qui sont perdus.

 

«Aujourd’hui il me faut demeurer chez toi.» Si Jésus est monté sur la croix à notre place, c’est pour pouvoir descendre au plus profond de nos enfers, là où il n’y a plus de vie. Jésus ne vient pas condamner le pécheur. Il apporte la lumière de la miséricorde dans les ténèbres de la misère humaine. C’est l’amour qui sort du cœur et du regard de Jésus qui vont convertir Zachée.

 

Zachée voit dans les yeux de Jésus le pardon et la tendresse du Père. Tout son être est alors en joie. Et Zachée ne peut retenir sa joie d’être sauvé. Il distribue en retour de la joie en rendant plus qu’il n’a volé. Attaché au Christ, il n’est plus attaché à ses biens. Réconcilié avec Dieu, il est réconcilié avec les hommes. Quel cadeau pour Jésus que cette joie de Zachée et on voudrait l’en priver alors qu’il en a tant besoin pour contrer la tristesse qui va envahir son âme à Gethsémani.

«Jésus traversait la ville de Jéricho …» C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur. Zachée pardonné et libéré, converti et réjoui annonce la victoire de Jésus acquise pour tous les hommes sur le bois de la croix. Jésus peut repartir à Jérusalem confiant. Il sait que sa pâque volontaire ne sera pas vaine. Zachée est le premier fruit de l’arbre. Aujourd’hui, nous aussi, nous pouvons faire la joie de Jésus. Accueillons-le dans notre demeure intérieure. Laissons son pardon nous laver de tout mal et vivons en hommes sauvés, renés à une vie nouvelle. Oui, Jésus est notre unique Sauveur. Que toute notre vie le proclame.

 

 

Descends chez nous, Seigneur Jésus, car le péché nous tient, et nous avons besoin de ta présence pour nous libérer. Viens chercher ce qui est en train de se perdre et sauve-le à jamais.

 

 

Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 


 

 

Meditations RC

 

Prière d'introduction

 

« Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 10). Merci, Seigneur, de ta sollicitude pour moi ! Tu ne cesses de me chercher et quel que soit l'endroit où je peux me perdre, tu es là, me tendant la main, comme tu l'as fait pour Zachée, comme tu le fait pour saint Pierre s'enfonçant dans les eaux (Mt 14, 21), comme tu l'as fait pour la jeune fille que tu ressuscites (Mc 5, 41). Oui, Seigneur, je crois que tu seras toujours là, me tendant la main. Jésus, j'ai confiance en toi !

 

Demande

 

Seigneur, accorde-moi de m'émerveiller des grâces que tu donnes aux autres : ce sont des biens que tu donnes au corps entier de l'Église !

 

Points de réflexion

 

1. « Jésus traversait la ville. Un homme appelé du nom de Zachée cherchait à voir qui était Jésus. Il courut en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là ». Jésus ne rencontre jamais une foule mais nous rencontre chacun, quand bien même nous serions perdus dans une foule. Comme Zachée, il nous connaît par notre prénom. Et la providence, amoureuse de chacun de nous, prépare comme une nécessité de l'amour notre rencontre avec Jésus : « Jésus devait passer par là ». C'est un double mouvement : Jésus, qui ne cesse de nous chercher ; Jésus traverse la ville, c'est-à-dire nos vies, il doit passer par là. Il arrive en cet endroit où nous sommes, à cet aujourd'hui de nos vies. Et il ne veut pas seulement traverser et passer dans nos vies, il veut nous regarder longuement et demeurer chez nous. Vraiment, il est venu nous chercher. Et il nous dit : Et, toi, que fais-tu pour me chercher ? Vas-tu te mettre en marche, vas-tu courir ? Sur quel sycomore vas-tu monter pour me voir ?

2. Jésus donne la lumière à Zachée et celui-ci peut l'accueillir avec joie car Zachée ne fait aucun cas de la foule. Et c'est là la victoire du petit homme. La foule, le monde, le mauvais brouillent notre intelligence. Ils apportent freins et ténèbres : la honte, la peur du ridicule, de ce que pensent les autres, l'aveuglement : on ne sait plus, on ne voit plus ce qui est notre bien, on se trompe de biens. Et c'est une grande grâce que Jésus donne à Zachée de dépasser tout cela. Cette grâce, nous ne pouvons l'obtenir de nous-mêmes. Mais si nous la demandons au Père, elle nous sera sûrement donnée : « Combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit-Saint à ceux qui l'en prient ! » (Lc 11, 13).

3. On sent que le cœur de Zachée est un cœur préparé. Zachée a dû entendre parler de Jésus, il a mûri dans son cœur le message du Sauveur, fait de son cœur une bonne terre en laquelle grandissent l'humilité et l’amour. « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple ». Le geste de Zachée vient du jaillissement de l'amour mis en son cœur par Jésus et c'est cela qui lui donne toute sa valeur : « Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien ». (1 Cor 13, 3). Et c'est cela qui sauve Zachée, l'accueil de la grâce qui nous propose amour et humilité.

 

Dialogue avec le Christ

 

« Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait ». (Mt 25, 40). Zachée a sans doute volé l'un ou l'autre de ces petits. Donc, c'est comme si Zachée avait volé Jésus. Seigneur, voilà, quelqu'un qui t'a fait du tort puisque tu t'identifies à ce pauvre qui a été volé. Tu es un modèle que nous voulons imiter. Montre-nous alors comment réagir lorsque quelqu'un nous fait du tort ! « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi » (Lc 19 ,5). Ta réponse à Zachée est pleine d'amour et de pardon. Quelle leçon pour nous !

 

Résolution

 

Aujourd'hui, je serai plein de bienveillance pour ceux que je rencontrerai, quels qu’ils soient.

 

Patricia Freisz

 

 

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Homélie du Père Gilbert Adam

 

"Jésus entra dans Jéricho et passa par la ville. Un nommé Zachée, qui était chef des collecteurs des taxes et qui était riche, cherchait à voir qui était Jésus ; mais à cause de la foule, il ne pouvait pas le voir, car il était de petite taille."

Zachée voyait les gens de Jéricho se masser au bord de la route pour voir passer Jésus. Il était petit et ne pouvait pas voir Jésus de ses yeux, alors Il monte donc dans un sycomore. Soudain, quelque chose se passe, Jésus pose son regard sur lui et lui dit : « Zachée, aujourd’hui il faut que je vienne chez toi ! » Chacun de nous a ses handicaps qui le gênent pour rencontrer Jésus. Nous avons besoin que le regard de Jésus se porte sur nous, qu’il nous interpelle et qu’il s’invite dans notre vie. A partir de cette interpellation, Zachée se précipite, ouvre sa maison et organise un repas où Jésus va partager la table de Zachée. Jésus est venu pour toucher nos blessures, pour se pencher sur nos faiblesses et pour nous mettre debout, c’est là notre grande espérance. C’est bien nous qu’Il choisit et c’est chez nous qu’Il veut venir, à notre table. L’espérance doit nous rendre inventif, transformer nos impuissances en désir de rencontre. Il ne faut pas grand chose pour que Jésus s’invite chez nous ; il lui suffit de voir qu’il est attendu, il lui suffit de rencontrer notre regard et d’y lire, avec notre détresse, une petite lueur de foi et de sincérité.

"Tout joyeux, Zachée descendit vite pour le recevoir. En voyant cela, tous maugréaient : Il est allé loger chez un pécheur !" Zachée est regardé par les habitants de Jéricho comme un pécheur. Le regard de Jésus est si différent, il voit la beauté de notre être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il nous regarde d’une manière unique. Le salut est venu dans la maison de Zachée parce qu’« il cherchait à voir qui était Jésus. » Au milieu de ses soucis, fatigué du mépris des autres, Zachée n’avait plus qu’une idée, rencontrer un visage, Jésus, avec lui il pourrait recommencer sa vie. Notre misère est trop souvent de traîner notre vie, résignés. Sous le regard d’amour de Jésus, Zachée, retourne sa vie ! Dans le secret de son cœur et dans le secret du cœur de Jésus se vit une alliance étonnante. A la suite de Jésus, nous voulons vivre ce mystère d’accueil des « pauvres » de Jésus, être solidaire des pauvres dans le Christ. C’est ainsi que nous retrouvons la joie, l’allégresse et la fraîcheur de notre vie. Avec Jésus nous voulons vivre à la louange de la gloire de Dieu. Jésus s’invite dans sa maison de prière, il nous donne part à son Corps et à son Sang, nous lui offrons nos mains ouvertes, pour qu’il y dépose sa joie.

"Jésus lui dit : Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham." Aujourd’hui nous invitons Jésus à nous accueillir dans sa maison, dans votre vie, pour que nous puissions tout partager avec Lui. Jésus veut faire toute chose nouvelle, réchauffer ce qui est refroidi, redresser ce qui est tordu, affermir ce qui s’épuise. Jésus nous permet d’accueillir sa Parole, d’entendre son appel et d’y répondre et de trouver la joie de le recevoir. Nous allons découvrir ce qu’il faut changer dans notre vie pour être véritablement un témoin de son Amour, rempli de la force de l’Esprit Saint. Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Notre passé est entre ses mains et dans son cœur, notre présent et notre avenir est son affaire à lui qui peut tout ! Ce qui nous importe, jour après jour, c’est d’accueillir Jésus avec joie. Nous demandons que Jésus nous sauve. Avec Zachée, nous voulons descendre et recevoir Jésus avec joie, Pain de vie dans l’Eucharistie. Nous disons encore : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et je serai guéri. » Ainsi Jésus aura sa gloire en nous.

 

Nous redisons notre foi à Jésus, nous lui demandons de venir dans notre demeure.

 

 

Père Gilbert Adam

 

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Philoxène de Mabboug (?-v. 523), évêque en Syrie
Homélie 4, 79-80 (trad. SC 44, p. 97 rev. ; cf Delhougne, p. 456)

Zachée découvre le seul bien véritable

Notre Seigneur a appelé Zachée du sycomore sur lequel il était monté, et aussitôt Zachée s'est empressé de descendre et l'a reçu dans sa maison. C'était parce que, avant même d'être appelé, il espérait le voir et devenir son disciple. C'est une chose admirable qu'il ait cru en lui sans que Notre Seigneur lui ait parlé et sans l'avoir vu avec les yeux du corps, mais simplement sur la parole des autres. La foi qui était en lui avait été gardée dans sa vie et sa santé naturelles. Et cette foi a été manifestée quand il a cru en Notre Seigneur au moment même où il a appris son arrivée. La simplicité de sa foi est apparue lorsqu'il a promis de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de rendre au quadruple ce qu'il avait pris d'une manière malhonnête.

En effet, si l'esprit de Zachée n'avait pas été rempli à ce moment-là de la simplicité qui convient à la foi, il n'aurait pas fait cette promesse à Jésus et il n'aurait pas dépensé et distribué en peu de temps ce qu'il avait amassé pendant tant d'années de travail. La simplicité a répandu de tous côtés ce que la ruse avait amassé, la pureté de l'âme a dispersé ce que la tromperie avait acquis et la foi a renoncé à ce que l'injustice avait obtenu et possédé et elle a proclamé que cela ne lui appartenait pas.

Car Dieu est le seul bien de la foi, et elle refuse de posséder d'autres biens avec lui. Tous les biens sont de peu d'importance pour elle, en dehors de ce seul bien durable qui est Dieu. Nous avons reçu en nous la foi pour trouver Dieu et ne posséder que lui, et pour voir que tout ce qui est en dehors de lui ne sert à rien.

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Evangile et Homélie du Samedi 29 octobre 2016. Quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé.


Samedi 29 octobre 2016

Nous sommes en temps ordinaire: 30e semaine

Saint(s) du jour : St Gaetano Errico, prêtre et fond. (1791-1860), Bx Michele Rua, Ier successeur de don Bosco


Frères,
    de toute façon, que ce soit avec des arrière-pensées ou avec sincérité,
le Christ est annoncé, et de cela je me réjouis.
Bien plus, je me réjouirai encore,
    car je sais que cela tournera à mon salut,
grâce à votre prière
et à l’assistance de l’Esprit de Jésus Christ.
    C’est ce que j’attends avec impatience,
et c’est ce que j’espère.
Je n’aurai à rougir de rien ;
au contraire, je garderai toute mon assurance,
maintenant comme toujours ;
soit que je vive, soit que je meure,
le Christ sera glorifié dans mon corps.
    En effet, pour moi, vivre c’est le Christ,
et mourir est un avantage.

    Mais si, en vivant en ce monde,
j’arrive à faire un travail utile,
je ne sais plus comment choisir.
    Je me sens pris entre les deux :
je désire partir pour être avec le Christ,
car c’est bien préférable ;
    mais, à cause de vous, demeurer en ce monde
est encore plus nécessaire.
    De cela, je suis convaincu.
Je sais donc que je resterai,
et que je continuerai à être avec vous tous,
pour votre progrès et votre joie dans la foi.
    Ainsi, à travers ce qui m’arrive,
vous aurez d’autant plus de fierté dans le Christ Jésus,
du fait de mon retour parmi vous.

 
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,18b-26.

Frères, de toute façon, que ce soit avec des arrière-pensées ou avec sincérité, le Christ est annoncé, et de cela je me réjouis. Bien plus, je me réjouirai encore, car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à votre prière et à l’assistance de l’Esprit de Jésus Christ. C’est ce que j’attends avec impatience, et c’est ce que j’espère. Je n’aurai à rougir de rien ; au contraire, je garderai toute mon assurance, maintenant comme toujours ; soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. De cela, je suis convaincu. Je sais donc que je resterai, et que je continuerai à être avec vous tous, pour votre progrès et votre joie dans la foi. Ainsi, à travers ce qui m’arrive, vous aurez d’autant plus de fierté dans le Christ Jésus, du fait de mon retour parmi vous.

Psaume 42(41),2.3.5abcd.5efgh.

Comme un cerf altéré
cherche l'eau vive,
ainsi mon âme te cherche
toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m'avancer,
paraître face à Dieu ?

Je me souviens,
et mon âme déborde :
en ce temps-là,
je franchissais les portails !

Je conduisais vers la maison de mon Dieu
la multitude en fête,
parmi les cris de joie
et les actions de grâce.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,1.7-11.

Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
    Jésus dit une parabole aux invités
lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,
et il leur dit :
    « Quand quelqu’un t’invite à des noces,
ne va pas t’installer à la première place,
de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
    Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,
viendra te dire :
“Cède-lui ta place” ;
et, à ce moment, tu iras, plein de honte,
prendre la dernière place.
    Au contraire, quand tu es invité,
va te mettre à la dernière place.
Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :
“Mon ami, avance plus haut”,
et ce sera pour toi un honneur
aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
    En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »
– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

 Homélies d'evangeli.net

«Remarquant que les invités choisissaient les premières places…»

Aujourd'hui, avez-vous remarqué comment débute l'Évangile? «On [les pharisiens] l'observait». Et Jésus aussi observe: «Remarquant que les invités choisissaient les premières places» (Lc 14,1). Quelles façons tant différentes d'observer!

L'observation, comme toutes les actions internes et externes, est très différente, selon la motivation qui la provoque, selon les motifs internes, selon ce qui se trouve dans le cœur de l'observateur. Les pharisiens -comme nous dit l'Évangile dans divers passages- observent Jésus pour l'accuser. Et Jésus observe pour aider, pour servir, pour faire le bien. Et, comme une mère attentionnée, prête conseil: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place» (Lc 13,8).

Jésus dit avec des mots ce qu'Il est et ce qu'Il porte dans son cœur: il ne cherche pas à être honorable, sinon à honorer; il ne pense pas à son honneur, sinon à l'honneur du Père. Il ne pense pas à Lui-même, sinon aux autres. Toute la vie de Jésus est une révélation de qui est Dieu: "Dieu est amour".

Pour cela, en Jésus se fait réalité -plus qu'en tout autre- son enseignement: «Il fut dépouillé de sa grandeur, prit la condition d'esclave et se fit pareil aux hommes (…). Pour cela Dieu l'exalta et lui donna le nom qui est au dessus de tout nom» (Ph 2,7.9).

Jésus est le Maître en œuvres et en paroles. Nous, chrétiens, voulons être ses disciples. Seulement pouvons nous reproduire la conduite du Maître si dans nos cœurs se trouve ce qui se trouvait dans le Sien, si nous avons son Esprit, l'Esprit de l'amour. Travaillons pour nous ouvrir totalement à son Esprit et pour nous laisser prendre et posséder complètement par Lui.

Et cela sans penser être "élevés", sans penser à nous-mêmes, sinon à Lui. «Même s'il n'y avait pas de ciel, je t'aimerais; même s'il n'y avait pas d'enfer je te craindrais; je t'aimerais de la même façon que je t'aime» (Auteur anonyme). Portés uniquement par l'amour.

Abbé Josep FONT i Gallart (Tremp, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


Homélie du Père Philippe

« Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un des chefs des pharisiens pour y prendre son repas, et on l’observait ». On jette sur Jésus un regard inquisiteur, épiant le moindre faux pas qui permettrait de dénoncer la vanité des prétentions de cet encombrant Rabbi de Nazareth.

Pourtant Jésus ne se laisse pas impressionner. Lui aussi observe le comportement des convives et cela va le conduire à proposer une parabole : « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place', et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place… » Règle de prudence pour éviter de se voir désagréablement rétrogradé devant tout le monde à une place moins en vue ? Règle de politesse par rapport à d’autres convives qui effectivement pourraient être plus dignes que nous de cette première place ? Ou bien calcul subtil de prendre la dernière place avec le secret espoir de se voir invité à passer devant tout le monde pour siéger dans les premiers rangs ?

En réalité, pour découvrir l’intention du Seigneur, il nous faut relire ce passage du livre des Proverbes : « En face du roi, ne prends pas de grands airs, ne te mets pas à la place des grands ; car mieux vaut qu'on te dise : ‘Monte ici !’ que d'être abaissé en présence du prince (Pr 25, 6-7) ».

Il s’agit avant tout d’une attitude d’humilité, c'est-à-dire de vérité. Jésus nous invite à prendre la place qui nous revient en « estimant les autres supérieurs à soi » (Ph 2, 3). C’est comme si le Seigneur nous disait : " Ecoute, choisis-la même un peu plus bas, car en général l’estime que l’on a de soi est toujours supérieure à ce que l’on est et du coup, cela rétablira l’équilibre."

 Peut-être même qu’il y a encore davantage dans ces propos de Jésus. Notre Seigneur veut nous montrer comment nous situer véritablement les uns par rapport aux autres. Reconnaissons que nous avons une fâcheuse tendance à nous mettre en avant dans ce que nous disons ou faisons, à nous approprier les événements, les choses, voire même les personnes, en un mot à vouloir tout maîtriser plutôt qu’à tout recevoir de la main de Dieu.  Jésus veut nous réintroduire ici dans la dynamique du don qui commence par savoir accueillir avant de vouloir donner.

Seigneur ouvre nos yeux sur nos suffisances, particulièrement celles que nous cachons sous le voile d’une pseudo-humilité. Donne-nous de considérer les autres supérieurs à nous-mêmes, et de prendre la place qui nous revient : celle de serviteurs de nos frères en humanité. Nous pourrons alors goûter la liberté des fils de Dieu qui nous conduit à la joie et à la paix véritable.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


Meditations RC

Prière d'introduction

 

« Ô Jésus, lorsque vous étiez voyageur sur la terre, vous avez dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ». Puissant Monarque des Cieux, oui, mon âme trouve le repos en vous voyant, revêtu de la forme et de la nature d'esclave, vous abaisser jusqu'à laver les pieds de vos apôtres. Je me souviens alors de ces paroles que vous avez prononcées, pour m'apprendre à pratiquer l'humilité : « Je vous ai donné l'exemple, afin que vous fassiez vous-même ce que j'ai fait. Le disciple n'est pas plus grand que le Maître... Si vous comprenez ceci, vous serez heureux en le pratiquant » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).

 

Demande

 

Jésus, rends mon cœur semblable au tien.

 

Points de réflexion

 

1. L’Évangile de ce jour nous rappelle cette autre parole de Jésus : « Les derniers seront les premiers » (Mt 20, 6). La même logique de l’humilité y est déployée : celui qui se place en vérité devant Dieu connaît sa petitesse et ne s’élève pas ni devant ses frères ni devant Dieu, car il sait que tout ce qu’il a reçu lui vient de Dieu. On peut dire que c’est cela la définition de l’humilité. Toute la Bible fait l’éloge de l’homme humble, car c’est la vertu qui plaît à Dieu. Pourquoi ? Parce que le cœur orgueilleux et hautain est trop plein et trop sûr de lui-même pour reconnaître les dons de Dieu. L’orgueilleux prend la place de Dieu. Il se fait Dieu ! C’est là le drame.

2. « Nombreux sont les gens hautains et fameux, mais c’est aux humbles que Dieu révèle ses secrets » (Si 3, 19), dit le livre de l’Ecclésiastique. Connaître les secrets de Dieu, c’est être admis dans le cercle de ses amis les plus intimes. Dans cette parabole, Jésus nous livre son plus grand secret. Mais seuls les humbles peuvent le saisir. Jésus rappelle que nous sommes invités à une noce. Sans doute fait-il allusion à la grande noce des temps derniers lors de laquelle Dieu – l’époux – sera uni pour toujours à son épouse – l’Église – qui n’est autre que chacun d’entre nous. La seule chose qui est demandée aux invités de la noce, c’est de se placer à la dernière place. Il ne s’agit pas de s’auto-flageller, ni de s’accuser, ni de culpabiliser pour ses péchés, ni de se convaincre que l’on ne vaut rien, ni de douter du pardon de Dieu,… Cela n’a rien à voir avec l’humilité ! La dernière place, c’est la place de celui qui sait que le maître de la noce le connaît et ne l’oublie pas. La dernière place, c’est savoir attendre le maître de la noce qui vient vers moi quand il veut. En définitive la dernière place, c’est se placer devant le regard de Dieu et non devant celui des hommes. Alors, le regard de Dieu posé sur nous nous élève jusqu’à lui. Il fait de nous des amis : « Mon ami, monte plus haut », dit le maître de la noce. Monter plus haut, c’est une façon de dire monter vers Dieu, vers la cime de l’amour pour laquelle il nous a créés.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus, tu es doux et humble de cœur et tu m’indiques où commence le chemin qui conduit au ciel. Rends-mon cœur semblable au tien. Donne-moi de trouver ma joie dans l’humilité de savoir que tout ce que je suis et tout ce qui m’est donné me vient de toi.

 

Résolution

 

Aujourd’hui je serai particulièrement attentif à agir devant le regard de Dieu et non sous l’influence du regard des hommes.

 

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr


HOMELIE du Père Gilbert Adam

Jésus adressa une parabole aux invités parce qu’il remarquait comment ceux–ci choisissaient les premières places ;

Il leur disait : Lorsque tu es invité par quelqu’un à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’une personne plus considérée que toi n’ait été invitée." Jésus nous ouvre à lui, à sa parole, à ses gestes, à sa manière d’agir en communion avec le Père. Laisser à l’Autre la première place, n’est pas seulement une manière de vivre, d’être, mais c’est la Sagesse. Jésus qui partage la vie des hommes est de plein pied avec eux. Nous avons à recevoir notre juste place parmi nos frères, en faisant les mêmes choses qu’eux, nous nous rendons à la réalité qui est donnée. Jésus regarde les autres en profondeur, il est attentif à la manière dont ils vivent, comment ils se situent dans la vie et il est proche d’eux, il écoute ce qu’ils disent, il réagit, il entre en dialogue. Nous sommes surpris devant ce besoin exprimé dans la Parole de « se mettre à la première place, » de toujours chercher une reconnaissance humaine. Nous cherchons un pouvoir humain, de l’influence humaine alors que nous sommes en chemin vers une réalité si belle : La rencontre de Dieu ! Jésus, avec une patience étonnante, se sert de tous les événements de la vie, pour mettre dans notre cœur humain la vérité de Dieu.

"Lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, afin qu’au moment où viendra celui qui t’a invité, il te dise : « Mon ami, monte plus haut ! » Alors ce sera pour toi un honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi." C’est ainsi que Jésus nous touche et nous donne d’entrer dans la Sagesse. Il nous libère de ce qui nous tient captifs, sa Parole est vérité. Il nous propose des attitudes pacifiantes : « Quand tu es invité, va te mettre à la dernière place », « Quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles. » Pas des convives capables de réciprocité mais des personnes invités à fond perdu. A chaque fois, Jésus nous indique un grand bénéfice futur : « Quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ’Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. » Jésus nous fait comprendre, en nous mettant dans ces situations, que nous serons heureux, parce que nous entrons dans une perspective de gratuité. Cette expérience de gratuité change notre manière de nous situer envers les autres. Elle nous donne de redécouvrir ce qui fonde notre existence, ainsi que celle des autres : la gratuité d’un amour qui ne cesse de se donner.

"En effet, quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé." Le vrai poids de notre vie est dans la joie de la gratuité, bien au-delà de nos activités. Nous pouvons choisir notre manière d’être dans cette gratuité. Au-delà de ce que nous faisons, il y a cette vie qui ne cesse de se donner. Nous pouvons nous mettre, là où nous sommes, à la suite de Jésus dans ce grand amour qu’il nous révèle. Dieu veut que nous gardions au cœur un grand amour. Il veut répondre à cet amour, car nous sommes invités à des noces. Nous comprenons l’ardeur de la préparation de cette rencontre. Nous mettons notre cœur au diapason du cœur de l’Epoux. Demeurer au cœur de l’amour, et ne pas enlever la robe d’amour de notre cœur pour demeurer au rythme de l’amour, être mû par cet amour. Jésus veut nous instruire dans nos rencontre, nous aider à nous positionner dans la relation avec nos frères. « Qui s’abaisse sera élevé. » Demeurer dans l’Amour de Jésus nous est toujours offert, c’est demeurer dans l’humilité du cœur. Un désir de Dieu nous habite, c’est ce qu’il y a de plus beau, de plus merveilleux en nous. Ce désir est mû par Dieu, animé par Lui. Celui qui a mis au cœur de l’humanité un tel désir va le combler. Nous sommes une réalité mystérieuse qui a besoin de sources d’eaux vives et de bons pâturages.

Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour du Christ.

Père Gilbert Adam

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Diadoque de Photicé (v. 400-?), évêque. Sur la perfection spirituelle, 12-15 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 240)

« Donner à Dieu la première place »

Celui qui se chérit lui-même ne peut pas aimer Dieu ; mais celui qui ne se chérit pas lui-même à cause des richesses supérieures de la charité divine, celui-là aime Dieu. C'est pourquoi un tel homme ne cherche jamais sa propre gloire, mais celle de Dieu ; car celui qui se chérit lui-même cherche sa propre gloire. Celui qui chérit Dieu aime la gloire de son créateur. C'est, en effet, le propre d'une âme intérieure et amie de Dieu de chercher constamment la gloire de Dieu dans tous les commandements qu'elle accomplit, et de jouir de son propre abaissement. Car à Dieu convient la gloire du fait de sa grandeur, à l'homme l'abaissement ; par ce moyen, il devient le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous réjouissant de la gloire du Seigneur, à l'exemple de saint Jean Baptiste, nous commencerons à dire sans fin : « Il faut qu'il croisse et que je diminue » (Jn 3,30).

Je connais quelqu'un qui aime tellement Dieu, bien qu'il gémisse de ne pas l'aimer comme il voudrait, que son âme brûle sans cesse du désir de voir Dieu glorifié en lui, et de se voir lui-même comme s'il n'était pas. Cet homme-là ne sait pas ce qu'il est, même lorsqu'on fait son éloge, en paroles ; car dans son grand désir d'abaissement il ne pense pas à sa propre dignité. Il s'acquitte du service divin comme il convient aux prêtres, mais dans son extrême disposition d'amour pour Dieu il dérobe le souvenir de sa propre dignité dans l'abîme de sa charité pour son Dieu, enfouissant dans d'humbles pensées la gloire qu'il en retirerait. En tout temps, à ses propres yeux, il ne parait ainsi qu'un serviteur inutile ; son désir d'abaissement l'exclut en quelque sorte de sa propre dignité. Voilà ce que nous devons faire, nous aussi, de façon à fuir tout honneur, toute gloire, en raison de la richesse débordante de l'amour de Celui qui nous a tant aimés.

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Evangile et Homélie du Vendredi 28 octobre 2016. Le jour venu, Jésus appela ses disciples et en choisit douze [...]

 


Vendredi 28 octobre 2016

Fête des Sts Simon et Jude, Apôtres

Saint(s) du jour : Sts Simon et Jude (Thaddée), Apôtres (Ier siècle), Sts Vincent, Sabine et Christète, martyrs († v. 305)



Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,19-22.

Frères,
    vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage,
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes membres de la famille de Dieu,
    car vous avez été intégrés dans la construction
qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ;
et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
    En lui, toute la construction s’élève harmonieusement
pour devenir un temple saint dans le Seigneur.

    En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction
pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.


Psaume 19(18),2-3.4-5ab.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,12-19.

 

En ces jours-là,
Jésus s’en alla dans la montagne pour prier,
et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Le jour venu,
il appela ses disciples et en choisit douze
auxquels il donna le nom d’Apôtres :
    Simon, auquel il donna le nom de Pierre,
André son frère,
Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
    Matthieu, Thomas,
Jacques fils d’Alphée,
Simon appelé le Zélote,
    Jude fils de Jacques,
et Judas Iscariote, qui devint un traître.

    Jésus descendit de la montagne avec eux
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Ils étaient venus l’entendre
et se faire guérir de leurs maladies ;
ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs
retrouvaient la santé.
    Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu’une force sortait de lui
et les guérissait tous.

– Acclamons la Parole de Dieu.


 

  Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

 Homélies d'evangeli.net

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier»

Aujourd'hui nous contemplons toute une journée de la vie de Jésus. Une vie qui a deux aspects très clairs: la prière et l'action. Si la vie du chrétien doit imiter celle de Jésus nous ne pouvons pas nous passer de ces deux aspects. Tout chrétien, y compris ceux qui se sont consacrés à la vie contemplative, doivent dédier quelques moments à la prière et d'autres à l'action, même si le temps que nous consacrons à l'une et à l'autre varie. Les religieux et religieuses cloîtrés consacrent eux aussi beaucoup de temps de la journée au travail. En contrepartie si nous souhaitons imiter le Christ, ceux d'entre nous qui sont le plus "séculaires", ne devraient pas se lancer dans des actions effrénées sans les plonger dans la prière. Saint Jérôme nous apprend que: «même si l'apôtre nous a enseigné de toujours prier (…) il convient que nous destinions quelques heures à cette tâche».

Est-ce que Jésus avait besoin de longs moments de prière solitaire quand tous dormaient? Les théologiens font des études pour savoir quelle était la psychologie de Jésus Homme: jusqu'à quel point il avait un accès direct à la divinité et jusqu'à quel point «il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché» (He 4,15).

Une fois que nous avons fait la prière, il ne nous reste plus qu'à l'imiter dans l'action. Au cours de ce moment de la journée, nous l'observons en train d'organiser son église, c'est-à-dire, choisissant ceux qui seront les futurs évangélisateurs, ceux appelés à continuer sa mission dans le monde. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13). Après nous le trouvons en train de guérir toute sorte de maladies. «Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous» (Lc 6,19) nous dit l'évangéliste. Afin que notre identification à Lui soit totale, il suffirait que nous dégagions nous aussi une force qui puisse guérir toutes les personnes, ce qui sera possible uniquement si, afin de porter plus de fruits, nous demeurons en Lui (cf. Jn 15,4).

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas (Barcelona, Espagne)

 

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Homélie du Père Philippe

 

Les choses les plus grandes et les plus marquantes, dans l’avancée du Royaume de Dieu, se font souvent de la manière la plus discrète et la plus simple. Ce jour où les douze apôtres ont été institués et, par là même, les colonnes de l’Église posées, tout s’est passé dans le silence et la solitude d’une nuit de prière sur la montagne. Jésus est seul en face de son Père dans la communion de l’Esprit. La suite, encore hétéroclite, des premiers disciples se repose en contre-bas quelque part sur les flancs de la montagne.

 

 

On pense à Jacob, seul, au torrent du Yabok et passant toute la nuit aux prises avec l’ange du Seigneur, cependant que les siens reposent au-delà du cours d’eau. Jacob deviendra, cette nuit-là, Israël et sera le père des douze fils qui donneront naissance aux douze tribus du peuple de l’alliance.  Jésus, cette nuit-là, est comme le nouveau Jacob qui vient pour réaliser les promesses faites à nos pères et sceller l’alliance établie par Dieu à jamais avec tous les hommes de la terre. Non seulement le premier Israël de l’histoire biblique, mais encore le Nouvel Israël de Dieu qui représente l’Église des nations. Et c’est pourquoi, au seuil de cette nuit de prière, à l’aube du jour nouveau, Jésus désigne encore douze apôtres qui seront autant d’envoyés chargés d’apporter l’Évangile aux confins de la terre (Ac 1,8).

 

 

Dans la fraîcheur silencieuse de ce clair matin de Galilée, sans bruit, sans préavis, mais avec la puissance irrésistible de l’Esprit qui repose tout entier sur le Christ, l’Église est née.  Le voilà donc déjà le long cortège qui descend de la montagne, à la suite du Maître qui vient de le constituer ; le long cortège des témoins du Royaume de Dieu dont la marche ne s’est jamais interrompue depuis près de vingt siècles et qui durera comme annoncé, jusqu’à la fin des temps et s’étendra peu à peu à tous les peuples de la terre.

 

 

Nous pouvons rendre grâce au Seigneur d’être aussi fidèle, lui, dans ses promesses ; et de faire à jamais, par la seule puissance de sa grâce, toutes choses nouvelles.  C’est que ce qui s’est vécu ce matin-là, sans autres témoins que ceux qui ont alors été appelés par le Seigneur, nous concerne encore directement aujourd’hui. Comme l’apôtre Paul nous l’a magnifiquement rappelé tout à l’heure : Nous ne sommes plus des étrangers ni des gens de passage. Nous sommes concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu, et intégrés à la construction qui a pour fondations les apôtres et les prophètes (Ep 2,19-20). De cette construction, le Christ lui-même est la pierre angulaire

 

et nous devenons par l’Esprit Saint la demeure de Dieu (2,22) ! Ce n’est pas rien que chacun de nous puisse se dire : Je suis , par grâce du Christ, une pierre vivante de l’Église de Dieu !  Frères et sœurs, parmi ces douze apôtres, nous fêtons plus spécialement aujourd’hui : saint Simon et saint Jude. Quelle audace de la part de Jésus dans le choix de Simon le Zélote pour en faire un apôtre aux côtés du publicain Matthieu. Un révolutionnaire auprès d’un collaborateur, pourrions-nous dire ! Ainsi est l’Église de Dieu ; de Dieu qui ne fait pas acception des personnes et veut tous nous rassembler dans l’unité, malgré la diversité de nos races, langues, peuples et nations (Ap 7,9). De nos schèmes culturels et de nos opinions politiques. Car Dieu veut vraiment que tous les hommes soient sauvés (1 Tm 2,4).

 

 

Et quelle belle réponse nous vaut la question de Jude demandant à Jésus : Seigneur qu’y a-t-il pour que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? Jésus lui révèle en effet : Si quelqu’un m’aime il restera fidèle à ma parole, mon Père l’aimera nous viendrons chez lui et nous ferons chez lui notre demeure (Jn 14,23).  D’un côté l’appel d’un farouche activiste pour en faire un messager de l’Évangile. De l’autre, la révélation de l’inhabitation divine dans l’âme du croyant fidèle et priant. Il y a vraiment beaucoup de demeures dans la Maison du Père (Jn 14,3) !

 

 

 

Et c’est bien à tous les hommes de bonne volonté que l’Église du Christ ouvrira les portes du Royaume de Dieu !

 

 

Père Philippe

 

 

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Meditations RC

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, je crois en toi. Je crois que tu es présent dans ma vie, que tu es toujours à mes côtés. Seigneur, j’ai confiance en toi. Je me remets entre tes mains car c’est toi qui me soutiens tout les jours, tu m’assistes dans les moments difficiles même si je ne te sens pas toujours. Seigneur, je t’aime, toi tu m’as aimé le premier. Ton amour est tellement grand que tu as même donné ta vie pour moi. Seigneur, je te remercie pour tous tes bienfaits.

 

Demande

 

Seigneur Jésus, apprends-moi à te mettre toujours plus au centre de ma vie.

 

Points de réflexion

 

1. Jésus va sur la montagne pour prier. Dans l’Évangile selon saint Luc, on peut voir qu’à chaque fois que Jésus doit prendre une décision importante ou alors juste avant les événements cruciaux, il se retire seul pour prier. Dans ce passage il monte sur la montagne pour prier toute la nuit pour ensuite choisir ses apôtres. Le choix de ses disciples est un moment important, ce sont eux qui vont l’accompagner dans son ministère, les premiers qui devront ensuite porter le message. C’est pour cela qu’il prend du temps avec son Père. L’exemple de Jésus et de sa relation avec le Père sera marquant pour ses apôtres. Dans un autre passage, en effet ils demanderont à Jésus : « Apprend-nous à prier ». Ils ont compris l’importance de la prière personnelle avec le Père dans la vie de tous les jours. Ce passage est aussi pour nous tous une invitation à nous remettre dans les mains du Dieu, à prendre des temps de prière afin d’être en union avec le Seigneur. Ce qui nous permettra d’accomplir sa volonté dans notre vie comme nous le disons dans le Notre Père : « Que ta volonté soit faite ».

2. « Il en choisit douze ». Après avoir prié, Jésus choisit donc ses douze apôtres. On peut voir dans ce choix qu’il ne s’agit pas d’un choix ou d’un appel de masse. C’est un appel personnel que Jésus a accompli. Il les a appelés un par un, par leurs noms, et il leur donne une mission concrète ; ce seront ces apôtres, et leurs successeurs seront les évêques.
Il fait de même avec nous, il connaît chacun d’entre nous personnellement et il nous appelle à le suivre. Il veut que, nous aussi, soyons ses apôtres car cela signifie « envoyé ». Il souhaite envoyer chacun de nous annoncer la Bonne Nouvelle là où nous sommes, dans nos familles, à nos voisins, dans notre travail.

3. « Il les guérissait tous ». Jésus descend de la montagne avec ses apôtres et une grande foule est présente. Jésus, comme souvent dans ce genre de situation, se met à les enseigner et il guérit à la fois le corps et l’âme des personnes. Le ministère de Jésus est le modèle de ce que devront accomplir ensuite ses apôtres. C’est comme si juste après les avoir choisis, le Seigneur voulait leur montrer en quoi consisterait leur mission. Une mission qui sera confirmée après la Résurrection : « Allez dans le monde entier proclamé l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15). Il s’agit encore là d’une invitation du Christ pour chacun d’entre nous.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu as choisi saint Simon et saint Jude pour être tes apôtres, ils ont répondu à ton appel et ainsi ils ont pu étendre ton message à travers le monde. Aide-moi à te mettre au centre de ma vie et aide-moi aussi à répondre à ton appel afin de devenir ton apôtre.

 

Résolution

 

Prier un Notre Père au début de chaque activité que je réaliserai aujourd’hui.

 

Frère Jean-Baptiste Ribes, LC

 

 

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HOMELIE du Père Gilbert Adam

 

"Jésus appela ses disciples et en choisit douze, à qui il donna aussi le nom d’apôtres :

Simon, à qui il donna aussi le nom de Pierre, André, son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Simon, celui qu’on appelle le Zélote, Judas, fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint traître." En cette fête des Saints Apôtres Simon et Jude, nous célébrons notre appartenance à l’Eglise, à la Famille de Dieu. L’Église prend Corps dans la continuation du mystère de la prière. La prière de Jésus provoque en nous une recherche, Jésus reçoit du Père le choix de ses Apôtres ! Nous connaissons les faiblesses de chacun, mais une question naît, c’est le choix de Judas qui va le trahir. Nous écoutons, nous méditons, et nous observons un grand silence devant Jésus. La prière est un don, qui demande d’être accueilli, c’est l’œuvre de Dieu, qui exige une grande fidélité. L’expérience de Jésus nous montre que sa prière, animée par la paternité de Dieu et par la communion de l’Esprit, est une présence prolongée et fidèle, qui ira jusqu’au Jardin des Oliviers et à la Croix. Dans l’amitié profonde avec Jésus, en vivant en Lui et avec Lui, se fortifie la relation filiale avec notre Père. Dans le choix des Douze Apôtres, est soulignée la durée nocturne de la prière préparatoire de Jésus.

"Jésus descendit avec eux et s’arrêta sur un endroit tout plat, où se trouvait une grande foule de ses disciples et une grande multitude du peuple de toute la Judée, de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon." Dans ce choix des douze, il nous est montré que chacun d’entre nous est choisi particulièrement par Dieu. Chacun est choisi pour ce qu’il est, pour ce qu’il va devoir être dans la prière, et dans la mission de Jésus. Jésus veut que nous soyons capable de le re­fléter à travers notre visage et notre regard, à travers l’an­nonce de sa Parole, à travers notre vie et notre existence. C’est notre personne que Dieu choisit, Jésus nous guérit pour que transparaisse sa vie. L’Église de Jésus, « l’Envoyé du Père, » donne à chacun de nous le nom « d’envoyé. » Désormais, qui nous voit, voit « Jésus » le Fils bien-aimé du Père. La même réponse d’Amour dans l’Esprit Saint est toujours demandée à l’homme, pour que se poursuive l’œuvre d’amour de Dieu dans l’humanité. Qui nous voit, doit voir le rayonnement de l’amour infini de Dieu. Ainsi le monde peut comprendre à quel point il est aimé, grâce au rayonnement de l’amour de Dieu dans tous ceux qui ont reçus son Amour.

"Ils étaient venus pour l’entendre et pour être guéris de leurs maladies. Ceux qui étaient perturbés par des esprits impurs étaient guéris. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous." « Jude dit à Jésus : Seigneur, comment se fait-il alors que tu doives te manifester à nous, et pas au monde ? Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure. » A la question de Jude, Jésus répond par la fidélité à son Amour pour lui, qui est ouverture au Père. Nous nous laissons surprendre par la relation intense de Jésus avec son Père et notre Père. Nous demandons la joie de rencontrer Jésus, et en lui, de rencontrer notre Père qui est la Lumière pour notre existence. Le mystère de l’Esprit Saint agit dans l’humanité, c’est l’habitation du mystère de Dieu à l’intérieur de chacun de nous. Les apôtres, qui sont les Douze, repren­nent la figure des douze tribus d’Israël pour annoncer de la Bonne Nouvelle. Ils sont envoyés, parce qu’ils ont été choisis par Jésus. Ils sont nés de la prière du Christ. Des différences sont manifestent entre la fonction d’apôtre et celle de disciple : « Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples, » et la foule « une grande mul­titude de gens qui, de toute la Judée, venaient à lui. » Les apôtres n’ont pas encore reçu de pouvoir, ils le recevront dans les chapitres suivants. Ce sera le pouvoir de commander sur les démons et de guérir. Le choix des douze est signifi­catif de la volonté de Jésus de choisir, au sein d’un peuple, au sein d’une foule, quelques hommes qui vont être ceux-là mêmes qui vont recevoir la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle.

 

Nous demandons la grâce que l’Esprit Saint nous soit donné pour guider nos pas et pour comprendre que ce Message est d’abord une Vie.

 

 

Père Gilbert Adam

 

 

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

 

 

 


 


Benoît XVI, pape de 2005 à 2013. Audience générale du 11/10/2006 (trad. DC 2368, p. 1003 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

L'unité des Douze, l'unité de l'Église

Nous considérons ensemble les apôtres Simon le Cananéen et Jude (Thaddée) — qu'il ne faut pas confondre avec Judas Iscariote — non seulement parce que dans les listes des Douze ils sont toujours cités l'un à côté de l'autre (cf. Mt 10,4; Mc 3,18; Lc 6,15; Ac 1,13) mais aussi parce que les renseignements les concernant ne sont pas nombreux, à part le fait que le canon du Nouveau Testament conserve une lettre attribuée à Jude.

Simon reçoit une épithète qui varie dans les quatre listes : tandis que Matthieu et Marc le qualifient de « Cananéen », Luc au contraire l'appelle « zélote ». En réalité, les deux qualificatifs sont équivalents, car ils signifient la même chose. En hébreu, en effet, le verbe « kana » veut dire « être jaloux, passionné »... Il est donc bien possible que ce Simon, s'il n'appartient pas proprement au mouvement nationaliste des zélotes, ait été au moins caractérisé par un zèle ardent pour l'identité juive, donc pour Dieu, pour son peuple et pour la loi divine. S'il en est bien ainsi, Simon se situe aux antipodes de Matthieu qui, au contraire, en tant que publicain, exerçait une activité considérée comme totalement impure. Un signe évident que Jésus appelle ses disciples et collaborateurs dans les couches sociales et religieuses les plus diverses, sans aucun a priori. Ce qui l'intéresse, ce sont les personnes et non les catégories sociales ou les étiquettes !
     

Et ce qui est beau, c'est que dans le groupe de ses disciples, tous, bien que différents, coexistaient, surmontant les difficultés que l'on peut imaginer : c'était Jésus lui-même qui était, en effet, la raison de leur cohésion dans laquelle tous se retrouvaient unis. Cela constitue clairement une leçon pour nous, souvent enclins à souligner les différences et peut-être les oppositions, oubliant que, en Jésus Christ, nous est donnée la force pour concilier nos conflits. Gardons aussi à l'esprit que le groupe des Douze est la préfiguration de l'Église, en laquelle doivent trouver place tous les charismes, tous les peuples et races, toutes les qualités humaines, qui trouvent leur composition et leur unité dans la communion avec Jésus.

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Evangile et Homélie du Jeudi 27 Oct 2016. Jérusalem, Jérusalem! […]. Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants […]


Jeudi 27 octobre 2016

Nous sommes en temps ordinaire: 30e semaine

Saint(s) du jour : St Évariste, pape (5e) 97 à 105 et martyr († 108) , Bx Salvador Mollar Ventura, o.f.m. et martyr (1896-1936)


 
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-20.

Frères,
    puisez votre énergie dans le Seigneur
et dans la vigueur de sa force.
    Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu,
afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
    Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair,
mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres,
les Principautés, les Souverainetés,
les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
    Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ;
ainsi, vous pourrez résister
quand viendra le jour du malheur,
et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
    Oui, tenez bon,
ayant autour des reins le ceinturon de la vérité,
portant la cuirasse de la justice,
    les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
    et ne quittant jamais le bouclier de la foi,
qui vous permettra d’éteindre
toutes les flèches enflammées du Mauvais.
    Prenez le casque du salut
et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.


    En toute circonstance,
que l’Esprit vous donne de prier et de supplier :
restez éveillés,
soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.
    Priez aussi pour moi :
qu’une parole juste me soit donnée
quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance
le mystère de l’Évangile
    dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes.
Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile
pleine assurance pour parler comme je le dois.

Psaume 144(143),1.2.9-10.

Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m'entraîne à la bataille.

Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m'abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l'épée meurtrière David, ton serviteur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,31-35.

En ce jour-là,
    quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire :
« Pars, va-t’en d’ici :
Hérode veut te tuer. »
    Il leur répliqua :
« Allez dire à ce renard :
voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons
aujourd’hui et demain,
et, le troisième jour, j’arrive au terme.
    Mais il me faut continuer ma route
aujourd’hui, demain et le jour suivant,
car il ne convient pas
qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.


    Jérusalem, Jérusalem,
toi qui tues les prophètes
et qui lapides ceux qui te sont envoyés,
combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants
comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes,
et vous n’avez pas voulu !
    Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.
Je vous le déclare :
vous ne me verrez plus
jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


 

  Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Homélies d'evangeli.net

«Jérusalem, Jérusalem! (…). Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants (…) et vous n'avez pas voulu!»

Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32). Avec cette attitude, le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels. Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend. Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.

De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde. Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel. Les seuls à rester sont les missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerai une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains» (Lc 13,34-35). Cette lamentation du Seigneur provoque en nous, chrétiens du XXI, siècle une profonde tristesse à cause du conflit juif-palestinien. Pour nous, cette partie du Proche Orient est la Terre Sainte, la Terre de Jésus et de Marie. Et l'appel à la paix dans le monde doit être de manière plus intense et avec plus de sentiment en ce qui concerne la paix en Israël et en Palestine.

Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


Homélie du Père Philippe

 

 

 

On voit mal les pharisiens se préoccuper du sort de Jésus ; par contre, en feignant l’avertir des intentions meurtrière d’Hérode Antipas, ils espèrent sans doute éloigner Notre-Seigneur de la ville sainte, où son ascendant sur les foules leur fait de l’ombre. Mais le Seigneur n’a que faire des intrigues des hommes : sa vie est entre les mains de Dieu son Père, et « nul ne peut rien arracher de sa main » (Jn10, 29). Ses actions - chasser les démons et opérer des guérisons - prouvent qu’il vient de Dieu et agit en son Nom.

 

Peut-être la progression étalée sur trois jours est-elle significative de la Passion désormais proche : le premier jour, le vendredi saint, Jésus triomphe du démon ; le samedi il guérit les âmes des justes retenues prisonnières de l’Hadès, et au matin de Pâques, il atteint le but en étant intronisé à la droite du Père.  Notre-Seigneur sait que le plan de Dieu se réalisera à son Heure, en se servant précisément des projets meurtriers de ses ennemis. Aussi monte-t-il à Jérusalem dans la pleine conscience de ce qui l’attend. Cependant, loin de s’apitoyer sur son sort, c’est sur la Ville Sainte qu’il pleure, comme une mère sur des enfants qui courent à leur perte en refusant la main qu’elle leur tend. Jérusalem n’a pas voulu reconnaître l’Envoyé de Dieu, Temple véritable de la Nouvelle Alliance.

 

 

Aussi le Seigneur « abandonne-t-il ce Temple entre les mains » de ceux qui s’apprêtent à le détruire. Mais la mort du Juste n’aura pas le dernier mot : Jésus ressuscitera, et ce jour-là les yeux des aveugles s’ouvriront pour accueillir le Christ vainqueur, qui seul donne sens à nos vies. Car « si Dieu n’a pas refusé son propre Fils, s’il l’a livré pour nous tous, comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? » (Rm 8, 32).  

Rien ne pourra nous séparer de ton amour, Seigneur. Rien, si ce n’est mon refus de venir me réfugier sous les ailes de ta miséricorde. Aussi je t’en supplie : donne-moi un cœur simple qui sache reconnaître tes bienfaits. Alors je pourrai te rendre grâce à pleine voix et te louer parmi la multitude, car tu te tiens à la droite du pauvre pour le sauver de ceux qui le condamnent.

 

 

Père Philippe

 

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Meditations RC

 

Prière d'introduction

 

Dieu tout-puissant, tu m’as constitué par le baptême et par la parole de l’Évangile que j’accueille dans la foi, pierre vivante de ton Église, sanctuaire de ta divine présence, « Jérusalem » de l’alliance. Si tu ne trouves pas de place dans les cités de notre monde, je t’offre mon cœur pour que tu y établisses ta sainte demeure, où je m’unis aux saints et aux anges du ciel pour te louer et t’adorer bien au-delà de mes capacités. Je te rends de vives grâces, de toutes les forces de mon âme, pour le don de ton amour qui me comble et me conduit à ta suite vers les demeures éternelles. Ainsi soit-il.

 

Demande

 

Viens habiter en moi par le don de ton Esprit afin que ma vie soit transformée en l’image du Fils qui me conduit vers toi Seigneur.

 

Points de réflexion

 

1. « Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer ». Cette parole bien-pensante rappelle l’invitation du disciple Simon-Pierre à Jésus de renoncer au chemin ignominieux de la Passion. Mieux vaut se soumettre aux lois du monde que de suivre l’appel de Dieu. Cela implique par conséquent que Jésus, Fils de Dieu, se soumette à la logique du monde, qui est gouverné par la loi du plus fort pour garantir la paix (par la terreur). Or c’est pour nous libérer de cette loi de la mort que Jésus est venu en ce monde.
La hargne d’Hérode est celle d’une conscience émoussée par rapport à la vérité et à l’exigence du bien, obscurcie par ses choix et options de vie, empêtrée dans la compromission politico-pragmatique et incapable de se remettre en cause. Elle se déverse en persécution du juste. Jésus « incarne » en plénitude la justice qui est la fidélité à l’alliance de Dieu et qui a son berceau à Jérusalem. Ayant cédé à la tentation de divorcer de l’amour de Dieu, comme tous ceux qui ont persécuté les justes et lapidé les prophètes, Hérode et les autres chefs du peuple ne peuvent tolérer le témoignage silencieux que Jésus leur renvoie à la figure. Toutefois, Jésus ne condamne pas : il lance un avertissement. C’est Hérode qui condamne Jésus… à la peine de mort !

 

2. « Vous ne me verrez plus ». Jésus connaît le sort que lui réservent les chefs du peuple de Dieu. Il va résolument à son encontre. Ce n’est pas Hérode qui va l’en retenir. Ce n’est pas la puissance politique de la communauté qui va le faire disparaître, c’est par sa propre volonté qu’il va se retirer.
En acceptant librement sa Passion, le Christ révèle en plénitude le visage de Dieu : son ascension vers l’autel de la croix est marquée de sa dignité à l’égard de la souffrance, de son calme à l’égard de l’agressivité contre lui, de sa capacité d’excuser et de pardonner ses ennemis et de l’effacement de son humanité au milieu des angoisses et des opprobres, pour faire place à la splendeur de la divinité qui va le ressusciter d’entre les morts. Son sacerdoce consiste précisément à élever notre regard du Jésus historique et visible vers le Christ et Seigneur, siégeant à la droite du Père pour juger les vivants et les morts selon la loi de l’amour, ayant placé ses ennemis comme marchepied de son trône. Jésus, établi dans sa puissance, n’est plus visible aux yeux de chair, mais au regard de la foi qui s’exclame : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ».

 

Dialogue avec le Christ

 

Béni sois-tu, Seigneur Jésus, toi qui sièges sur le trône de gloire pour juger les vivants et les morts. Béni sois-tu, Seigneur Jésus, pour le don de ta miséricorde qui nous réveille de la léthargie spirituelle. Béni sois-tu, Seigneur Jésus, pour ta victoire sur le mal, qui rend justice aux pauvres et aux faibles dès ici-bas et qui nous sauve éternellement de l’enfermement du péché. Nous te louons, ô roi éternel, reflet de la splendeur éternelle du Père. Béni soit le nom du Seigneur, à lui la gloire éternelle. Amen.

 

Résolution

 

Je rentre dans une église pour rendre visite à Jésus dans l’Eucharistie.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

 

 

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HOMELIE du Père Gilbert Adam

 

À ce moment-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. »

Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. Les pharisiens espèrent sans doute éloigner Jésus qui leur fait de l’ombre à Jérusalem, en l’avertissant des intentions meurtrière d’Hérode Antipas. Mais Jésus n’a que faire des intrigues des hommes, sa vie est entre les mains de Dieu. La mise en lumière des trois jours est significative de la Passion qui est proche. Jésus sait que le plan de Dieu se réalisera à son Heure, en se servant des projets meurtriers de ses ennemis. Nous admirons la fermeté de Jésus dans l’accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l’arrêtera ! Avec cette attitude, Jésus donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l’Évangile face aux persécutions au cours des siècles : ne pas se plier aux pouvoirs quels qu’ils soient. La souffrance de Jésus provoque en nous une profonde tristesse quand nous vivons les conflits du Moyen Orient aujourd’hui. L’appel à la paix dans le monde nous saisit tous, elle doit être plus intense dans notre cœur quand résonne en nous les Paroles de Jésus. Le combat de Jésus est le combat de l’amour contre la haine. L’Esprit d’Amour est victorieux de toute haine, les Paroles d’amour de l’Evangile nous sont données pour ce combat de l’amour.

« Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. Nous le constatons le refus de partir de Jésus, tous les prophètes ont été ainsi maltraités, rejetés. Aujourd’hui encore, le Christ est repoussé, le monde ne veux pas le reconnaître. Jésus semble avoir épuisé tous les moyens possibles, sans parvenir à vaincre le refus des hommes. Il livre le grand combat pour la victoire de l’Amour. « Il faut que je continue aujourd’hui et demain. » Jésus veut que tout soit rassemblé dans l’amour, en Lui, dans la réalisation étonnante de l’amour de son Corps mystique qui est à l’image de la Sainte Trinité : « Qu’ils soient un Père comme Toi et moi nous sommes Un. » C’est quand l’abandon sera le plus grand et que la confiance sera totale, que chacun dans l’Amour sera le plus Lui-même. L’ardeur à annoncer l’Évangile, c’est l’ardeur de l’amour de Jésus, de celui qui le suit et qui devient Amour. A la suite de Jésus, le bouclier du combattant qui arrêtera toutes les flèches de l’ennemi, c’est la foi. La foi est cette confiance absolue que Dieu nous aime plus que tout. Nous entrons ainsi dans la miséricorde de Dieu car Dieu fait miséricorde !

Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Jésus monte à Jérusalem dans la pleine conscience de ce qui l’attend. Loin de s’apitoyer sur son sort, c’est sur la Ville Sainte qu’il pleure, comme une mère sur des enfants qui courent à leur perte en refusant la main qu’elle leur tend. Jérusalem n’a pas voulu reconnaître l’Envoyé de Dieu. Mais la mort du Juste n’aura pas le dernier mot, Jésus ressuscitera, et ce jour-là les yeux des aveugles s’ouvriront pour accueillir le Christ vainqueur, qui seul donne sens à nos vies. Le spectacle de la poule qui rassemble ses poussins est tellement parlant. Nous avons encore sous les yeux une multitude de petits poussins qui arrivent à trouver place sous les ailes de la poule ! Nous n’en voyons ensuite plus aucun, sinon que cette poule a un petit peu augmenté de volume ! Jésus manifeste qu’il y a une « unité d’amour » absolument étonnante dans le cœur de Dieu et qu’il veut réaliser cette unité d’amour avec nous.

 

Nous prions les uns pour les autres, pour que nous soyons fidèles à l’appel qui nous vient de Dieu.

 

 

Père Gilbert Adam

 

 

http://www.pere-gilbert-adam.org


 

 

 

 

 

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg. Sermon  21, 4e pour l'Ascension (trad. Cerf, 1991, p. 156)

« Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins, et vous n'avez pas voulu »

Jérusalem était une ville de paix, et elle a été aussi une ville de tourment, car Jésus y a immensément souffert et y est mort très douloureusement. C'est dans cette ville que nous devons être ses témoins, et non pas en paroles mais en vérité, par notre vie, en l'imitant autant que nous le pouvons. Beaucoup d'hommes seraient volontiers les témoins de Dieu dans la paix, à condition que tout aille à leur gré. Ils seraient volontiers des saints, à la condition de ne rien trouver d'amer dans les exercices et le travail de la sainteté. Ils voudraient goûter, désirer et connaître les douceurs divines, sans devoir passer par aucune amertume, peine et désolation. Dès que leur arrivent de fortes tentations, des ténèbres, dès qu'ils n'ont plus le sentiment et la conscience de Dieu, dès qu'ils se sentent délaissés intérieurement et extérieurement, alors ils se détournent et ne sont pas ainsi de vrais témoins.

Tous les hommes cherchent la paix. Partout, dans leurs œuvres et de toute manière, ils cherchent la paix. Ah ! puissions-nous nous affranchir de cette recherche, et puissions-nous chercher, nous, la paix dans le tourment. C'est là seulement que naît la vraie paix, celle qui demeure et qui dure... Cherchons la paix dans le tourment, la joie dans la tristesse, la simplicité dans la multiplicité, la consolation dans l'amertume ; c'est ainsi que nous deviendrons en vérité les témoins de Dieu.

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