Tweets du Pape François‏. Jeûner ce n’est pas seulement se priver de pain. C’est aussi partager le pain avec l’affamé.

1.Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 49 minil y a 49 minutes

Jeûner n’est pas uniquement renoncer à la nourriture, mais à toute tentation morbide, surtout le péché.

 2. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 16 mars

L’Eglise souhaite être proche de chacun à travers l’amour, la compassion et le réconfort qui nous viennent du Christ.

3. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 15 mars

La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout quand elle est faible.

4. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 14 mars

Prions les uns pour les autres afin de savoir ouvrir nos portes au faible et au pauvre.

5. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 13 mars

L’Esprit Saint nous guide vers un vrai chemin de conversion, pour redécouvrir le don de la Parole de Dieu.

6 Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 12 mars

Le Carême est un temps favorable pour se renouveler en rencontrant le Christ vivant dans sa parole, les Sacrement et notre prochain.

7. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 11 mars

De l’amour à la haine, le chemin est facile. Celui de la haine à l’amour est plus complexe, mais il apporte la paix.

8. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 10 mars

En ce Carême essayons de jeûner non pas en faisant la moue mais avec le sourire.

9.  Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 5 mars

Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais: même dans le péché, il attend patiemment notre retour vers Lui.

10.  Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 3 mars

Jeûner ce n’est pas seulement se priver de pain. C’est aussi partager le pain avec l’affamé.

11.  Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 2 mars

Dieu est toujours fidèle et ne cesse jamais de nous aimer, de suivre nos pas et de courir après nous quand nous nous éloignons un peu.

12. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 1 mars

Le Carême est un nouveau commencement, un chemin vers une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort

Source: https://twitter.com/pontifex_fr?lang=fr






   

 

 

 

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Eglise Catholique: bientôt des Diacres ou des Prêtres féminins ?

C'est dans les Actes des Apôtres qu'il est fait mention pour la première fois d'hommes ordonnés pour le service de leurs frères. En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge". Act 6,1-3.

Le diacre est alors un homme choisi par les Chrétiens et qui, après l'imposition des mains par l'un des apôtres, est appelé à s'occuper des plus démunis de la communauté. Rapidement, les diacres seront appelés à gérer les biens matériels de l'Église naissante. Ainsi, furent désignés selon les écritures, les 7 premiers diacres de l'Eglise primitive : "Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche". Act 6, 5

Le diaconat est longtemps resté une étape vers le sacerdoce, mais le concile Vatican II a rétabli le diaconat permanent, accessible à des hommes mariés. Ils sont quelque 45.000 aujourd’hui dans le monde. Les diacres catholiques peuvent prononcer les homélies, célébrer des baptêmes, des mariages et des funérailles. Dans nos églises ces Diacres sont des hommes et pas une seule femme. Pourquoi? L'Eglise Catholique va t-elle ouvrir le Diaconat aux femmes? Le texte qui suit (Source http://www.cathobel.be) nous donne l'actualité et quelques informations historiques sur cette questions. Lisons plutôt:

 

Le pape François a annoncé, le 12 mai 2016, son intention de créer une commission chargée de réfléchir à la possibilité d’ouvrir le diaconat aux femmes. Pour le « bien » de l’Eglise, le pape a jugé nécessaire d’étudier cette possibilité, alors qu’il intervenait devant 900 supérieures majeures de congrégations religieuses féminines réunies au Vatican, rapporte l’agence de presse italienne ANSA. Recevant en audience les participantes à l’Assemblée de l’Union internationale des supérieures générales (UISG), le pape François a répondu, pendant une heure et demi, aux nombreuses questions des 900 religieuses présentes. Les propos du pape, qui s’exprimait à huis clos, n’ont pas encore été diffusés par le Bureau de presse du Saint-Siège. Il s’agit donc, pour l’heure, de propos rapportés. Parmi les questions, les religieuses ont notamment demandé au pape pourquoi l’Eglise excluait les femmes de la possibilité du diaconat, alors que des diaconesses existaient déjà dans l’Eglise primitive. « Pourquoi ne pas constituer une commission officielle qui pourrait étudier la question? », lui ont-elles alors demandé.

Les diaconesses des premiers siècles

Le pape a répondu qu’il avait déjà évoqué ce sujet par le passé avec un « bon et sage professeur », qui avait étudié le rôle des femmes diacres durant les premiers siècles de l’Eglise. Le pape s’est rappelé avoir demandé au professeur: « Qu’étaient ces femmes diacres? Elles avaient l’ordination ou pas? C’était un peu obscur. Quel était le rôle de la diaconesse à cette époque? » Le pape a repris: « Constituer une commission officielle qui puisse étudier la question? Je crois que oui. Ce serait bien pour l’Eglise d’éclaircir ce point. Je suis d’accord. Je demanderai de faire quelque-chose dans ce sens. » « J’accepte, a ensuite appuyé le pape, cela me semble utile d’avoir une commission qui éclaircisse bien ce thème. » (…)

Précisions du Saint-Siège

Suite au retentissement suscité dans les médias par ses propos sur l’éventualité que des femmes puissent devenir diacres, le pape François a téléphoné au Substitut de la Secrétairerie d’Etat pour lui faire part de sa surprise. Dans un tweet, Mgr Becciù explique bien que le Saint-Père envisage la création d’une commission pour étudier la question et qu’il faut donc éviter de tirer des conclusion hâtives. Le P. Federico Lombardi s.j., directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, reconnaît que l’échange qu’a eu le pape avec les supérieures majeures des congrégations a été très encourageant en ce qui concerne le rôle des femmes, et en particulier des consacrées, dans la vie de l’Eglise et de la possibilité pour elles d’accéder à des tâches importantes là où l’ordination sacerdotale n’est pas exigée. Quant à la question du diaconat des femmes, elle n’est pas nouvelle, rappelle le Père Federico Lombardi. On en a beaucoup parlé dans le passé d’autant qu’aux premiers temps du christianisme, des femmes, appelées diaconesses, exerçaient un certain nombre de tâches au sein de la communauté. Des historiens ont déjà travaillé sur la question.

Attention à ne pas réduire les débats à une question

En 2002, la Commission théologique internationale a publié un document important sur ce sujet. Le Souverain Pontife pense donc qu’il serait utile de mettre sur pied une Commission officielle pour clarifier la situation. Mais honnêtement, précise encore le Père Lombardi, il n’a jamais dit qu’il avait l’intention d’approuver l’ordination diaconale des femmes et certainement pas l’ordination de femmes prêtres. Au contraire, en ce qui concerne ce dernier point, il a clairement laissé entendre qu’il n’y pensait pas du tout. Ses prédécesseurs, en particulier Jean-Paul II, ont longuement examiné cette proposition avant d’y répondre par la négative. Le directeur du Bureau de presse regrette enfin que le riche échange de jeudi ait été réduit à cette seule question. 

Les précisions de Mgr Delville : L’évêque de Liège a réagi au débat qui a suivi les propos du pape sur le diaconat féminin. Mgr Jean-Pierre Delville, ancien professeur d’histoire ecclésiastique, rappelle que les diaconesses ne sont pas étrangères à l’histoire de l’Eglise. « Il y a des diaconesses mentionnées dans le nouveau testament, en particulier Phoebè dans Romains 16,1. Il y a eu Ermengonde, diaconesse à Verdun et nièce de sainte Ode, qui était la fondatrice de l’abbaye d’Amay près de Liège. Elle est mentionnée dans une lettre de 634. J’y fais allusion dans le livre « Quelle âme pour l’Europe? », qui va paraître aux éditions Lumen vitae, collection Trajectoires, en juin. Il y a eu sainte Radegonde, reine des Francs, femme du roi Clotaire, ordonnée diaconesse par saint Médard, évêque de Noyon, en 555. Il y avait Olympias, diaconesse à qui Jean Chrysostome a écrit 17 lettres ». Mgr Delville précise encore: « Si on introduit le diaconat féminin, il faudra d’abord introduire le lectorat et l’acolytat féminins, ce qui n’est pas encore fait et serait très souhaitable! »

MK/cath.ch/Apic/I.MEDIA/Radio Vatican

Pour aller plus loin:

Les propos du pape François (verbatim) sur Cath.ch, portail catholique suisse;

– Texte de la commission théologique internationale, document XXI, « Le diaconat: évolution et perspectives », 2003 ;

– Elizabeth Behr-Sigel et Kallistos Ware, « L’ordination des femmes dans l’Eglise orthodoxe », Paris, Cerf, 1998;

– Kyriaki Karidoyanes FitzGerald, « Women Deacons in the Orthodox Church: Called to Holiness and Ministry », Paperback, 1998;

– La Croix, « Débat sur le diaconat », 2006.

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Tweets du Pape François @Pontifex_fr

Pape François@Pontifex_fr 12 mai

"Chers religieuses et religieux, réveillez le monde ! Soyez les témoins d'une façon différente de penser, d'agir et de vivre !"

    1. Ce que nous disons et la manière dont nous le disons, devrait exprimer la compassion, la tendresse et le pardon de Dieu pour tous.

    1. Que les difficultés deviennent des promotrices d'unité, pour vaincre les peurs et construire ensemble l'avenir de l’Europe et du monde.

    1. Jésus, monté au Ciel, est dans la Seigneurie de Dieu, présent en tout lieu et en tout temps, proche de chacun de nous.

    1. L’amour, par nature, est communication, il conduit à s’ouvrir et non pas à s’isoler.

    1. Christ est notre plus grande joie, il est toujours à nos côtés et ne nous décevra jamais.

    1. Le Seigneur nous console. Nous sommes tous appelés à consoler nos frères, en témoignant que seul Dieu peut éliminer les causes des drames.

    1. Les difficultés dans le chemin œcuménique nous obligent à mieux nous connaître, à prier ensemble et à collaborer dans les œuvres de charité.

    1. Jésus-Christ, incarnation de la miséricorde de Dieu, est mort par amour sur la croix, et, par amour, est ressuscité.

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Une veillée pour essuyer les larmes de ceux qui souffrent

Source:  KTO (video YouTube ci-dessous) et Radio Vatican (texte plus bas)

Veillée de prière 'pour essuyer les larmes'

 

Une veillée pour “essuyer les larmes” de ceux qui souffrent a eu lieu le jeudi 5 mai, en la Basilique Saint-Pierre de Rome. Présidé par le Pape François, cet évènement jubilaire était centré sur l’une des sept œuvres de miséricorde spirituelle : la consolation des affligés. Dans le chapitre 21 du Livre de l’Apocalypse, il est écrit : «Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé.»

Lors de cette veillée, trois témoignages de vie ont été écoutés par les fidèles présents. Parmi ces trois témoignages de souffrances, Giovanna et Domenico ont fait part de leur douleur d’avoir perdu leur fils ainé, Antonio, qui s’est suicidé. Il est «désormais au Ciel depuis presque 5 ans, après avoir décidé, sans explication, de s’ôter la vie, à l’âge de 15 ans» partage la mère de famille avec émotion. C’est dans cette douleur que la famille a ressenti la main de Dieu, la force de l’Amour. Touchée par le «doigt de Dieu», explique-t-elle, elle est tombée sur un livre de sa bibliothèque, découvrant ainsi l’existence de «cette merveilleuse famille, "Enfants dans le Ciel", fondée par Andreana, mère, elle aussi, d’une fille au Ciel. J’ai pris contact avec elle, et c’est ainsi que s’est ouvert un merveilleux dialogue ; j’ai trouvé, avec mes proches, une famille spirituelle qui nous a ouvert les bras.»

« Courage, je suis là pour toi »

Son mari raconte à son tour : «le jour des funérailles d’Antonio, j’étais dans l’église, anéanti, confus, stupéfait, et je contemplais, incrédule, le corps merveilleux et inerte de mon fils. J’avais failli comme parent, comme époux, comme père, comme chrétien. Je n’étais rien. Et soudain, un homme a fait son entrée dans l’église, un inconnu. Il m’a vu, et sans me connaître, est venu vers moi et m’a serré dans ses bras. Il m’a dit : "j’ai vu l’avis de décès, moi aussi, j’ai vécu cette expérience avec ma fille, il y a 2 ans. Courage, je suis là pour toi". J’ai senti que cette étreinte venait directement du Ciel.» Raffaele, le petit frère d’Antonio, 14 ans, se rappelle avec beaucoup d’émotion cet événement tragique. «J’avais seulement 9 ans, et ma sœur Chiara en avait à peine 5. Bien qu’étant enfant, je me suis tout de suite rendu compte de ce qui s’était passé, et je me suis senti perdu, seul. Cette expérience m’a traumatisé, et je me suis d’abord éloigné de Dieu, parce que je ne comprenais pas pourquoi il m’avait pris mon frère ainé. Il y avait tant de colère en moi.» Grâce à la consolation et la foi de ses parents, Raffaele a eu «une sorte de conversion» : «Je me suis rapproché de l’Église, et j’ai commencé à comprendre la vraie signification de l’Eucharistie.» Aujourd’hui, dit-il «je me vois moi-même, les autres et le monde qui m’entoure avec un regard neuf. C’est Dieu qui me donne sa consolation, je le sens, et il m’encourage à poursuivre mon chemin, comme jeune de 14 ans, mais aussi comme chrétien dans la foi, redécouverte de manière plus forte et plus authentique, grâce à cette terrible expérience.»

Un journaliste chrétien pakistanais accueilli par l’Italie

Après un temps de prière, Qaiser Felix a témoigné à son tour de son parcours. Accompagné de sa femme et ses deux enfants, ce Pakistanais a été journaliste pendant de nombreuses années dans son pays, se faisant la voix de la minorité chrétienne au Pakistan, «pour raconter la vie difficile à laquelle ils sont astreints, discriminés en raison de la loi contre le blasphème, et souvent victimes de violences, jusqu’à l’assassinat. Mon travail me plaisait beaucoup, c’était pour moi plus qu’un métier pour nourrir ma famille, c’était ma bataille, je voulais donner la parole aux souffrances de la minorité chrétienne persécutée.» En 2007, Qaiser Felix reçoit le prix international attribué par l’association des journalistes catholiques, et en devient le secrétaire national pour l’Asie du Sud. Devenu une personnalité connue pour ses articles, «certains groupes terroristes qui considéraient mes paroles comme une attaque contre le pays et l’islam» l’ont menacé, lui, sa femme et ses enfants. Malgré ses appels à l’aide, il lui a été conseillé d’immédiatement de quitter son travail de journaliste et de fuir : «Tous me donnèrent cette réponse lapidaire et sans appel : "C’est fini. Laisse ton travail et la ville. Mets ta famille en sécurité, et fuis le plus vite possible".» «Parachuté» à Rome, comme réfugié politique, Qaiser Felix ne peut poursuivre son activité de journaliste. Mais il «n’a jamais baissé les bras», pour «réinventer» sa vie en Italie et trouver «des petits boulots» pour envoyer de l’argent à sa famille restée au Pakistan, jusqu’à son arrivée à Rome en 2011. «Aujourd’hui, grâce aux pères jésuites, ma femme et moi travaillons dans un institut universitaire à Venise. Mes enfants vont à l’école. Ils sont doués, ils ont appris l’italien, vite et bien, et leur futur est ici, désormais» raconte-t-il. C’est la foi qui a été son «ancre de salut» pendant «ces moments de ténèbres», et ces amis et collègues «la providence de Dieu». C’est aussi pour les «frères chrétiens persécutés restés au pays» que Qaiser Felix a voulu témoigner «de la vie et de la grandeur de Dieu miséricordieux». «En ce moment si important, permettez-moi de rappeler ceux qui sont restés au pays, tous ces frères chrétiens persécutés, ces hommes et ces femmes qui risquent chaque jour leur vie, des violations des droits humains et des persécutions. Ne les laissons pas seuls. Ils ont besoin de notre prière, et de notre aide.»

Sauvé de la dépression par la conversion de son frère

Le dernier témoignage poignant est celui de Maurizio Fratamico, un animateur à succès, remplissant des salles de spectacle «avec des milliers de personnes», croyant au «mythe du succès, de la célébrité, du divertissement, de l’avoir» et obtenant tout ce qu’il voulait. Mais jamais le bonheur. «J’avais tout ce qui me semblait utile et nécessaire à mon bonheur, et pourtant, je me sentais seul, vide, pas aimé, et ma vie n’avait aucun sens.» Maurizio a un frère jumeau. À cette époque, lui aussi «vivait les mêmes expériences», «nous partagions le même idéal, les mêmes succès et échecs, dans ce monde éphémère et doré des villages touristiques.» Et un jour, son frère lui annonce qu’il s’est converti. «Il avait rencontré Dieu dans les yeux d’une petite fille pauvre du Cap-vert, où il travaillait.» C’est racontant cette expérience de Dieu que Maurizio «a débuté un autre chemin», à la recherche lui aussi, «de cette joie». Maurizio a rencontré Dieu à son tour à travers les jeunes «qui ont éprouvé tant de difficultés», accueillis par la communauté Nuovi Orizzonti. Une expérience à la fois douloureuse et de renaissance, qu’il a vécue en versant de nombreuses larmes. «Il a fallu tout un parcours de connaissance de soi, et de guérison de cœur, pour me retrouver, et trouver Dieu dans mon cœur.» C’est «grâce à ses larmes», qu’il a retrouvé le chemin de la foi et est aujourd’hui, avec sa femme, un «instrument de l’amour du Père». «Nous vivons au sein de la communauté Nuovi Orizzonti, nous dédiant aux autres avec nos talents artistiques, pour porter cette étreinte qui a changé nos vies, et témoigner partout qu’il est possible de vivre sur la terre comme au ciel, et que cette joie que Jésus-Christ est nu nous apporte existe bel et bien.»
Après ces témoignages de souffrances et de consolation, le Pape François a prononcé une méditation.

Après chaque témoignage, introduit par des lectures bibliques, une bougie allumée a été portée devant la relique de Notre-Dame des Larmes de Syracuse, dans lequel, les larmes humaines qui sont coulée du bas-relief en 1953 ont été recueillies. Les fidèles présents ont pu écrire leurs intentions de prières sur des billets qui ont été portés à l’autel durant la prière. Les fidèles ont également vénéré le reliquaire de Notre-Dame des Larmes de Syracuse. Cette statuette de la Vierge Marie qui versa des larmes humaines, durant trois jours, en 1953. Larmes de douleur, d’espérance, signes de l’amour maternel. Au cours de cette veillée, le Pape François a fait distribuer aux fidèles présents l’Agnus Dei, un des nombreux sacramentaux établis par l’Église pour le bien spirituel des fidèles. Médaillon de cire blanche, -tiré du cierge pascal-, il porte, d’un côté, l’image de l’Agneau pascal, de l’autre, le logo du Jubilé de la Miséricorde. La dévotion à l’Agnus Dei remonte au IXe siècle.

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© CSFA 2016 avec Radio Vatican et KTO
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10 mai 2016

La joie de l'amour-Amoris laetitia-Un livre gratuit pour diminuer les souffrances des familles

Il a longtemps le mariage marquait la formation d’une unité familiale. Malheureusement, nous remarquons que les choses ont changé ces dernières décennies. Selon les données statistiques d'Eurostat (http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained), le nombre de mariages va en diminuant, alors que le nombre de divorces augmente de plus en plus. Une hausse de la proportion d’enfants nés de couples non mariés a également été observée. Les familles ont beaucoup de difficultés et de défis, elles sont complètement déboussolées. Quelles solutions pour venir en aide à nos familles en détresse?

La joie de l'amour « Amoris laetitia » l’exhortation apostolique du pape François est une vraie « charte » pour aider ces nombreuses familles à se relever maintenant et dans les prochaines décennies. De l’importance de la sexualité (« don merveilleux de Dieu fait à ses créatures ») à deux chapitre vade-mecum sur l’amour entre mari et femme. La famille « est un bien dont la société ne peut se passer ». Des conseils sur l’éducation des enfants. Ce document PDF de 108 pages est partagé en 9 chapitres: Le premier chapitre offre une bonne base de citations bibliques, le deuxième dresse un tableau de la situation actuelle, le troisième parle de la vocation de la famille. Deux chapitres, le quatrième et le cinquième, portent essentiellement sur le thème de l’amour conjugal. Le sixième parle des perspectives pastorales, le septième de l’éducation des enfants. Et le huitième, qui fera certainement le plus débat, fournit des indications qui favorisent l’intégration des divorcés remariés. Le 9ème chap traîte de la spiritualité matrimoniale et familiale. Vous pouvez voir le document pdf complet en cliquant sur texte intégral.

Si vous n'avez pas encore du temps pour tout lire, un avant goût (décryptage) est donné après ce portrait du Pape François ci-dessous! Bonne lecture. Que Dieu eclaire nos familles par cette lecture.

Exhortation apostolique : le texte intégral

Téléchargez l'exhortation apostolique sur la famille " Amoris Laetitia " du pape François.

http://www.la-croix.com

 

Décryptage d'« Amoris Laetitia »  par un confident du Pape (http://fr.aleteia.org)

L’amour symbole des réalités intimes de Dieu  

Au premier chapitre, le pape rappelle que « la Bible abonde en familles, en générations, en histoires d’amour et en crises familiales ». Le « couple qui aime et procrée est la vraie ‘‘sculpture’’ vivante capable de mani­fester le Dieu créateur et sauveur. C’est pourquoi, l’amour fécond arrive à être le symbole des réalités intimes de Dieu ».

 Individualisme et chute démographique  

Au deuxième chapitre, il est question de « défis ». La famille est confrontée au danger croissant que « représente un individua­lisme exacerbé », qui fait « prévaloir, dans certains cas, l’idée d’un sujet qui se construit selon ses propres désirs élevés au rang d’absolu ». François met en garde contre les effets de  la chute démographique, due à « une men­talité antinataliste », et encouragée « par les politiques mondiales en matière de santé reproductive ». Il rappelle que « l’Église rejette de toutes ses forces les interventions coercitives de l’État en faveur de la contraception, de la stérilisation ou même de l’avortement ». Mesures qu’il qualifie d’ « inacceptables y compris dans des lieux à taux de natalité élevé », mais que les hommes politiques « encouragent » aussi dans les pays où le taux de nata­lité est très bas.

La maison

François relève que « le manque d’un logement digne ou adéquat conduit souvent à retarder la formalisation d’une relation ». Une « fa­mille et une maison sont deux choses qui vont de pair ». C’est pourquoi « nous devons insister sur les droits de la famille, et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée ».

 L’exploitation des enfants  

L’exploitation sexuelle de l’enfance constitue « une des réalités les plus scandaleuses et les plus perverses de la société actuelle ».  Dans les sociétés traversées par la violence à cause de la guerre, du terrorisme ou de la pré­sence de la criminalité organisée, le phénomène dit « des enfants des rues s’accroît ». Et l’abus sexuel des enfants – insiste-t-il – « devient encore plus scandaleux quand il se produit dans des lieux où ils doivent être protégés, en particulier en famille, à l’école et dans les communautés et ins­titutions chrétiennes ».

Misère, euthanasie et autres fléaux  

Parmi les « graves menaces » qui pèsent sur la famille dans le monde entier, le Pape cite l’euthanasie et le suicide assisté. Puis il évoque la situation « des familles submergées par la misère, touchées de multiples manières, où les contraintes de la vie sont vécues de manière déchirante » ; parle de la toxicomanie, une des plaies de notre époque, « qui fait souffrir de nombreuses familles et finit sou­vent par les détruire.  Il en est de même en ce qui concerne l’alcoolisme, le jeu et d’autres addictions ».

Ne pas affaiblir la famille  

Affaiblir la famille « ne favorise pas la société », elle « porte préjudice à la maturation des personnes ». François regrette qu’il n’y ait plus une conscience claire de ce que « seule l’union exclusive et indissoluble entre un homme et une femme remplit une fonc­tion sociale pleine ». Nous devons reconnaître que « les unions de fait, ou entre personnes du même sexe, par exemple, ne peuvent pas être pla­cidement comparées au mariage. Aucune union précaire ou excluant la procréation n’assure l’ave­nir de la société ».

Mères porteuses, mutilations génitales, violences

Au paragraphe 54, le Pape parle des droits de la femme. Il trouve « honteux »  la « violence qui s’exerce parfois sur les femmes » : violence verbale, physique et sexuelle au sein de certaines familles, qui « contredit la nature même de l’union conjugale ». François évoque ensuite la question des « graves mutilations génitales de la femme » pratiquées dans certaines cultures, et celle de « l’inégalité d’accès à des postes de travail dignes et aux lieux où se prennent les décisions ».  Il rappelle également « le phénomène des mères porteuses » ou « l’instrumentalisation et la marchandisation du corps féminin dans la culture médiatique actuelle ».

La « pensée unique » du gender  

Le Pape consacre quelques lignes au « gender », idéologie qui « nie la différence et la réciprocité naturelle entre un homme et une femme », laisse envisager « une société sans différence de sexe et sape la base anthropologique de la famille ». Cette idéologie induit des projets éducatifs et des orientations législatives qui « encouragent une identité personnelle et une intimité affective radicalement coupées de la diversité biologique entre masculin et féminin ». François estime « inquiétant » que « certaines idéologies de ce type, qui prétendent répondre à des aspira­tions parfois compréhensibles, veulent s’imposer comme une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants ».

Non à la « fabrique » d’enfants  

Autre inquiétude, « la possibilité de manipuler l’acte d’engendrer », en le rendant indépendant de la relation sexuelle entre un homme et une femme. De la sorte, la vie humaine et la parentalité sont devenues des réalités qu’il est possible de faire ou de défaire, principalement sujettes aux désirs des individus ou des couples ». « Ne tombons pas dans le péché de prétendre nous substituer au Créateur », souligne le Pape.

Éduquer les enfants, « droit primordial » des parents  

Au troisième chapitre, le pape François retrace le magistère de ses prédécesseurs et explique que le sacrement du mariage « n’est pas une convention sociale », mais « un don pour la sanctification et le salut des époux », une véritable vocation. Par conséquent, « la décision de se marier et de fonder une famille doit être le fruit d’un discernement vocationnel ». L’amour conjugal est ouvert à la fécondité. Et « l’éducation intégrale » des enfants est à la fois un « grave devoir » et un « droit primor­dial » des parents,  dont « personne ne devrait prétendre les priver ».

Instruction sur l’amour  

Au quatrième chapitre, le pape offre l’hymne à la charité de saint Paul comme modèle à suivre pour offrir des indications concrètes aux époux. Une des indications est « la patience réciproque »,  sans prétendre que « les relations soient idylliques ou que les personnes soient parfaites », et sans vouloir toujours être »au centre ». Il les invite à  être bienveillants et à « se donner pleinement, sans mesurer, gratuitement, pour le seul plaisir de donner et de servir » ;  mais aussi à ne pas se vanter ou se pavaner, car quand on aime on évite « de trop parler de soi » ; à ne pas devenir « arrogants et insupportables », mais « humbles » et « aimables » ; à ne pas mettre en relief « les défauts et les erreurs » de l’autre. Il invite les époux à ne jamais finir leur journée « sans faire la paix en famille », à se pardonner sans rancune, à parler en bien l’un de l’autre, en essayant de « montrer le bon côté du conjoint au-delà de ses faiblesses et de ses erreurs » et à avoir confiance en l’autre sans le contrôler, en lui laissant des « espaces d’autonomie ». Enfin, le pape invite les époux à un amour « contemplatif » l’un envers l’autre, en se souvenant que « les joies les plus intenses de la vie jaillissent quand on peut donner du bonheur aux autres ».

Message aux jeunes 

Le Pape, « en raison du sérieux de cet engagement public de l’amour », rappelle aux jeunes que le mariage ne saurait être « une décision précipitée », mais que pour cette même raison, on ne peut pas non plus la reporter indéfi­niment ». S’engager avec l’autre de manière exclusive et définitive comporte toujours « une part de risque et de pari audacieux ». Il faut « se donner du temps » et savoir écouter son conjoint, le laisser parler avant de « commencer à donner des avis ou des conseils ».  « Beaucoup de discussions dans le couple ne portent pas sur des questions très graves. Parfois il s’agit de petites choses, de peu d’importance, mais ce qui altère les esprits, c’est la manière de les dire ou l’attitude adoptée dans le dialogue. »

La sexualité, « un don merveilleux »  

Désirs, sentiments, émotions, « occupent une place importante dans le mariage ». François, en citant Benoît XVI, explique que l’enseignement officiel de l’Église « n’a pas re­fusé « l’éros comme tel, mais a déclaré la guerre à sa déformation destructrice » qui « le prive de sa dignité, le déshumanise ». Dieu Lui-même « a créé la sexua­lité qui est un don merveilleux fait à ses créatures ». Jean Paul II a rejeté l’idée que l’enseignement de l’Église conduit à « une négation de la valeur du sexe humain », ou que simplement il le tolère en raison des « exigences d’une nécessaire procréa­tion ». Le besoin sexuel des époux n’est pas « ob­jet de mépris ». Certes, « souvent, la sexualité est dépersonnalisée et affectée par de nombreuses pathologies », de sorte qu’ « elle devient toujours davantage oc­casion et instrument d’affirmation du moi et de satisfaction égoïste des désirs et des instincts ». Il est donc impératif, selon le Pape, de réaffirmer clairement que l’ « acte conjugal imposé au conjoint sans égard à ses condi­tions et à ses légitimes désirs n’est pas un véritable acte d’amour et contredit par conséquent une exi­gence du bon ordre moral dans les rapports entre époux », que « toute forme de soumission sexuelle » doit être rejetée.

Accueillir la vie  

Le cinquième chapitre rappelle que la famille « accueille la vie ».  Si « un enfant naît dans des circonstances non désirées, les parents ou d’autres membres de la famille doivent faire tout leur pos­sible pour l’accepter comme un don de Dieu et pour assumer la responsabilité de l’accueillir avec sincérité et affection », rappelle le Pape. Les familles nombreuses « sont une joie pour l’Eglise », même si ceci n’implique pas d’oublier la saine mise en garde de saint Jean Paul II, lorsqu’il expliquait que la paternité responsable n’est pas une « pro­création illimitée ou un manque de conscience de ce qui est engagé dans l’éducation des enfants ». François rappelle l’importance pour l’enfant de se sentir « attendu ».  On aime un enfant «  parce qu’il est un enfant : non pas parce qu’il est beau, ou parce qu’il est comme-ci ou comme ça ; non, parce que c’est un enfant ! Non pas parce qu’il pense comme moi, ou qu’il incarne mes désirs ». A toute femme enceinte, le Pape recommande : «  Cet enfant mérite ta joie. Ne permets pas que les peurs, les préoccupations, les commentaires d’autrui ou les problèmes éteignent cette joie d’être un instrument de Dieu pour apporter une nouvelle vie au monde ».

La présence de la mère…  

L’exhortation apostolique reconnait comme « très légitime, voire désirable » que les femmes veuillent « étudier, travailler, développer leurs capacités et avoir des objectifs personnels ». Mais en même temps, dit-il, « nous ne pou­vons ignorer le besoin qu’ont les enfants d’une pré­sence maternelle, spécialement au cours des pre­miers mois de la vie ». L’affaiblissement de la présence maternelle « avec ses qualités féminines est un risque grave pour notre monde ». Et le Pape de commenter : « J’apprécie le féminisme lorsqu’il ne prétend pas à l’uniformité ni à la négation de la maternité ».

… et les pères absents  

Le problème aujourd’hui serait « l’absence des pères ». Ils sont parfois « si concentrés sur eux-mêmes et sur leur propre travail et parfois sur leur propre réalisation individuelle qu’ils en oublient même la famille. Et ils laissent les en­fants et les jeunes seuls ». La présence paternelle, « est affec­tée aussi par le temps toujours plus important qu’on consacre aux moyens de communication et à la technologie du divertissement ». Mais dire « présent » n’est pas la même chose que dire « contrôleur », parce que « les pères qui contrôlent trop anéantissent leurs enfants »

Oui aux adoptions  

L’adoption « est une voie pour réaliser la ma­ternité et la paternité d’une manière très généreuse ». Le Pape encourage ceux qui ne peuvent avoir d’enfants à « faire preuve de générosité et à ouvrir leur amour matrimonial en vue de recevoir ceux qui sont privés d’un milieu familial approprié ». Il réaffirme également l’importance « d’in­sister pour que la législation puisse faciliter les pro­cédures d’adoption, surtout dans les cas d’enfants non désirés, en vue de prévenir l’avortement ou l’abandon ». La famille « ne doit pas se considérer comme un enclos appelé à se protéger de la société », ni se croire « séparée » de tout le reste. « Dieu a confié à la famille le projet de rendre le monde “domestique”,  pour que tous puissent sentir chaque homme comme un frère. » Cela implique aussi de se tourner vers les pauvres et les souffrants. Le petit noyau familial « ne devrait pas s’iso­ler de la famille élargie, incluant les parents, les oncles, les cousins, ainsi que les voisins ».

 Le cri des personnes âgées  

« Nous devons réveiller le sentiment collectif de gratitude, d’appréciation, d’hospitalité, qui ait pour effet que la personne âgée se sente une partie vivante de sa communauté ». François observe que « l’attention à l’égard des personnes âgées fait la différence d’une civilisation” le document renferme aussi une invitation à ne pas considérer le beau-père ou la belle-mère, et tous les parents du conjoint comme des « rivaux » ou des « envahisseurs ».

Familles, les « principaux acteurs » de la pastorale  

Le sixième chapitre de l’exhortation est consacré aux perspectives pastorales. François demande « un effort d’évangélisation et de catéchisme envers la famille » et « une conversion missionnaire » de toute l’Église, pour ne pas s’en tenir à « une annonce purement théorique et déta­chée des problèmes réels des gens ». La pastorale familiale « doit faire connaître par l’expérience que l’Évangile de la famille est une réponse aux attentes les plus profondes de la personne humaine ». Le texte insiste sur l’importance que les séminaristes reçoivent « une formation interdisciplinaire plus étendue sur les fiançailles et le mariage, et non seulement une formation doctrinale ».

 Se préparer au mariage  

François insiste beaucoup sur l’importance de « mieux préparer les fiancés » à leur mariage, en impliquant davantage toute la communauté. On laisse à chaque Eglise locale le soin de s’organiser. « Il s’agit d’une sorte d’“initiation” au sacrement du mariage ». Ne pas oublier « les pré­cieuses ressources de la pastorale populaire », comme par exemple le jour de la saint Valentin, qui, « dans certains pays, pro­fite plus aux commerçants qu’à la créativité des pasteurs ». La préparation doit aussi leur donner la possibilité “de reconnaître des incompatibilités ou des risques »,  et donc de mettre un terme à leur relation.

« Trop focalisés sur les préparatifs »  

« La préparation immédiate du mariage tend à se focaliser sur les invitations, les vêtements, la fête et les détails innombrables qui consomment aussi bien les ressources économiques que les éner­gies et la joie. Les fiancés arrivent au mariage, stres­sés et épuisés. » « Chers fiancés, appelle le Pape, ayez le courage d’être différents, ne vous laissez pas dévorer par la société de consommation et de l’apparence. »

 Oui à Humanae vitae  

Le pape François demande de redécouvrir l’encyclique de Paul VI et Familiaris consortio du pape Jean Paul II, « pour combattre une mentalité souvent hostile à la vie ».

Conseils aux jeunes époux  

Le pape suggère aux époux « une série de rites quotidiens ». « C’est bon de se donner toujours un baiser le matin, se bé­nir toutes les nuits, attendre l’autre et le recevoir lorsqu’il arrive, faire des sorties ensemble, parta­ger les tâches domestiques ». Mais il est bon aussi « d’interrompre la routine par la fête, de ne pas perdre la capacité de célébrer en famille ».

 Les crises se résolvent

Avec une « aide appropriée et par l’action réconciliatrice de la grâce, bon nombre de crises conjugales sont surmontées d’une manière satisfaisante ». « Savoir pardonner et se sentir pardonné constitue une expérience fondamentale dans la vie familiale ». L’art difficile de la réconciliation, qui nécessite le soutien de la grâce, a besoin de « la géné­reuse collaboration de parents et d’amis, et parfois même d’une aide externe et professionnelle ».

Jamais utiliser les enfants comme « otages » 

Aux parents séparés, François supplie : « Il ne faut jamais, jamais, jamais prendre un enfant comme otage ! (…) Que les enfants ne soient pas ceux qui portent le poids de cette séparation, qu’ils ne soient pas uti­lisés comme otages contre l’autre conjoint, qu’ils grandissent en entendant leur maman dire du bien de leur papa, bien qu’ils ne soient pas ensemble, et que leur papa parle bien de leur maman ». Le Pape affirme que le divorce est un « mal » et trouve inquiétante « l’augmentation du nombre des divorces ».

Des homosexuels dans la famille  

L’expérience d’avoir en leur sein des personnes manifestant une tendance homosexuelle, est « une expérience loin d’être facile tant pour les parents que pour les enfants ». Le Pape réaffirme que «  toute personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect », évitant ‘ « toute marque de discrimination injuste ». «Il s’agit, au contraire, d’assurer un accom­pagnement respectueux des familles, afin que leurs membres qui manifestent une tendance homo­sexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie ». Et nouveau NON à tout projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles.

La « piqûre » de la mort

Le Pape rappelle l’importance d’accompagner les familles frappées par un deuil, en les aidant à « découvrir » que « nous qui avons perdu un être cher, nous avons encore une mission à accomplir, et que cela ne nous fait pas du bien de vouloir prolonger la souffrance, comme si elle constituait un hommage ».

 Qui guide nos enfants ?  

Au septième chapitre, consacré à l’éducation des enfants, le Pape invite à s’interroger sur « ceux qui sont chargés de leur divertissement et de leurs loisirs, sur ceux qui rentrent dans leurs chambres à travers les écrans, sur ceux à qui ils les confient pour qu’ils les guident dans leur temps libre ». Il faut toujours rester vigilants : « Les pa­rents doivent orienter et prévenir les enfants ainsi que les adolescents afin qu’ils sachent affronter les situations où il peut y avoir des risques d’agression, d’abus ou de toxicomanie, par exemple ». Mais attention à l’obsession de « vouloir avoir sous contrôle toutes les situations qu’un enfant pourrait traverser ». « Si un parent est obsé­dé de savoir où se trouve son enfant et de contrôler tous ses mouvements, il cherchera uniquement à dominer son espace. De cette manière, il ne l’édu­quera pas, ne le fortifiera pas, ne le préparera pas à affronter les défis », explique François.

 Comment éduquer  

La for­mation morale devrait toujours se réaliser « de façon inductive, de telle manière que l’enfant puisse arriver à découvrir par lui-même la portée de certaines valeurs, principes et normes, au lieu de se les voir imposées comme des vérités irréfutables ». En ce temps, « où règnent l’anxiété et la vi­tesse technologique, une tâche très importante des familles est d’éduquer à la patience.  Il ne s’agit pas d’interdire aux jeunes de jouer avec les dispositifs électroniques, mais de trouver la manière de créer en eux la capacité de distinguer les diverses logiques et de ne pas appliquer la vitesse digitale à tous les domaines de la vie ».

Le risque « autisme technologique »

Les dispositifs électroniques « souvent, éloignent au lieu de rap­procher, comme lorsqu’à l’heure du repas chacun est rivé à son téléphone cellulaire, ou quand l’un des conjoints dort en attendant l’autre, qui passe des heures à jouer avec un dispositif électronique ». Enfants et adolescents sont parfois « déconnectés du monde réel », une forme « d’autisme technologique » qui « les expose plus faci­lement à la manipulation ». L’exhortation dit oui à une « éducation sexuelle qui préserve une saine pudeur », et encourage une éducation qui aide les enfants à comprendre que « les garçons aussi peuvent s’occuper de taches domestiques. Pour finir, il est fondamental que « les enfants voient d’une manière concrète que pour leurs parents la prière est réellement importante ».