Evangile et Homélie du Mardi 11 Jul 2018. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche

Lectures de la messe

Première lectur Os 10, 1-3.7-8.12

Lecture du livre du prophète Osée

     Israël était une vigne luxuriante,
qui portait beaucoup de fruit.
Mais plus ses fruits se multipliaient,
plus Israël multipliait les autels ;
plus sa terre devenait belle,
plus il embellissait les stèles des faux dieux.
    Son cœur est partagé ;
maintenant il va expier :
le Seigneur renversera ses autels ;
les stèles, il les détruira.
    Maintenant Israël va dire :
« Nous sommes privés de roi,
car nous n’avons pas craint le Seigneur.
Et si nous avions un roi,
que pourrait-il faire pour nous ? »
    Ils ont disparu, Samarie et son roi,
comme de l’écume à la surface de l’eau.
    Les lieux sacrés seront détruits,
ils sont le crime, le péché d’Israël ;
épines et ronces recouvriront leurs autels.
Alors on dira aux montagnes : « Cachez-nous ! »
et aux collines : « Tombez sur nous ! »
    Faites des semailles de justice,
récoltez une moisson de fidélité,
défrichez vos terres en friche.
Il est temps de chercher le Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne répandre sur vous
une pluie de justice.

            – Parole du Seigneur.


Psaume 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7)

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.


 

Évangile

« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 1-7)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée,
et Jean son frère ;
    Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
    Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
    Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
    Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

L’appel que Jésus adresse aux Douze, les fait sortir du groupe des disciples et les place aux côtés du Maître. Comme au matin de la Genèse,    cette séparation est un acte créateur, qui instaure une réalité nouvelle : le Royaume n’est plus simplement présent dans la Personne du Verbe fait chair ; il est désormais présent dans ce groupe    d’hommes investis de l’appel et de la mission que Jésus leur confie. Au cœur du monde déchu, une Réalité nouvelle est instaurée, qui ne passera pas, mais subsistera pour l’éternité, car elle    participe de la vie même de Dieu.

Certes l’Église n’est fondée qu’à la Pentecôte, lorsque les Apôtres sont rendus participants de l’Esprit Saint, qui les envoie poursuivre    l’œuvre du Christ ressuscité. Mais pour que la jeune Église puisse interpréter correctement ce qui lui arriverait en ce jour là, il fallait que Notre-Seigneur lui ait fait pressentir le mystère    de sa fondation. L’appel et l’envoi que nous venons d’entendre, préfigurent la mission universelle, qui ne peut être que le fruit de la Pâques. C’est pourquoi cette préfiguration se limite à    l’annonce aux « brebis perdues de la maison d’Israël ».

Les pouvoirs conférés aux Douze nous instruisent sur ce que Jésus est venu réaliser pour nous : seul celui qui accomplit de manière absolue la    justice divine, bafouée par le péché de l’homme, peut prendre autorité sur les « esprits mauvais » qui gardent l’humanité en leur pouvoir. Non seulement Notre-Seigneur vient nous délivrer de    cette aliénation spirituelle, mais il vient aussi nous « guérir » de toutes ses conséquences, nous restaurant ainsi dans notre dignité originelle et dans les dons de la grâce dont Dieu nous avait    ornés à l’origine. Ce n’est que sur l’horizon de cette transformation primordiale, de cette recréation de l’image divine défigurée en nous, que nous pourrons ensuite établir des relations vraies    avec nos frères et construire avec eux la famille de Dieu.

L’instant est solennel, et la description que nous en donne l’évangéliste le fait bien ressentir. Les disciples élus sont désignés    nominativement. Les douze colonnes du Temple de la Cité sainte, les douze portes de la Jérusalem céleste sont dressées ; les prémisses du nouveau Peuple de Dieu sont investies du pouvoir    d’accomplir pour les autres ce dont ils furent les premiers bénéficiaires. Pourtant ils demeurent des hommes en chemin, fragiles, pécheurs : leur « chef » reniera son Maître, et l’un d’eux le    livrera. Telle est l’Eglise de tous les temps : cheminant à travers ombres et lumières à la suite du Christ, qui demeure le garant de notre fidélité malgré toutes nos trahisons ; parce qu’il est    le Dieu de l’« Amen » qui garde sa Parole ; parce qu’il nous a par avance purifiée de tous nos péchés afin que nous puissions toujours revenir à lui et reprendre la route ; parce qu’il nous aime,    et que l’amour « supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout » (1 Co 13, 7).

Seigneur, sur nous aussi tu as posé ton regard ; tu nous as appelés par notre nom ; tu nous as fait confiance ; tu nous as    investis de la puissance de l’Esprit pour que nous allions et portions un fruit qui demeure (cf. Jn 15, 16). Renouvelle-nous dans la confiance, fortifie notre espérance, et embrase-nous de    charité afin que nous puissions nous relever de nos chutes, et courir à ta rencontre en témoignant joyeusement que “le Royaume des cieux est tout proche.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

 

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche»

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre Jésus en envoyant ses disciples en mission: «Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes» (Mt 10,5). Les douze disciples forment le “Collège Apostolique”, c’est-à-dire “missionnaire”; dans sa pérégrination terrestre, l'Église est une communauté missionnaire, car elle a son origine dans l'accomplissement de la mission du Fils et du Saint Esprit selon le dessein de Dieu le Père.  De même que saint Pierre et les autres Apôtres constituent, de par l'institution du Seigneur, un seul Collège Apostolique semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout sur lequel échoit le devoir d'annoncer l'Évangile partout.

Parmi les disciples envoyés en mission nous trouvons ceux qui le Christ a placés dans un lieu important et avec une plus grande responsabilité, comme Pierre; et d'autres, comme Thaddée, sur qui nous ne savons que peu de choses. Or, les Évangiles nous communiquent la Bonne Nouvelle, et ils ne sont pas faits pour satisfaire notre curiosité. De notre côté. Nous devons prier pour tous les Évêques, pour les célèbres et pour ceux qui ne le sont pas, tout en demeurant en communion avec eux: «Suivez tous l'évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres» (Saint Ignace d'Antioche)

 

 

 


Jésus ne cherchait pas des personnes instruites, mais tout simplement qu'elles fussent disponibles et prêtes à Le suivre jusqu'à la fin. Cela m'a enseigné que moi, comme Chrétien, je dois me sentir responsable d'une partie de l'ouvre salvatrice de Jésus. Est-ce que je m'éloigne du mal?, est-ce que j'assiste mes frères?  Et comme l'ouvre n'est qu'au commencement, Jésus s'empresse de rajouter une consigne de limitation: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche» (Mt 10,5-6). Aujourd'hui, il faut faire de notre mieux, avec la confiance que Dieu appellera tous les païens et samaritaines dans une autre phase du travail missionnaire.

Abbé Fernando PERALES i Madueño     (Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

Seigneur Jésus, aide-moi à me mettre à ton écoute pendant ce temps de prière. Aide-moi à laisser de côté mes propres pensées pour écouter ce que tu veux me dire à travers ce passage de l’Évangile de l’appel des Douze. Aide-moi à faire silence en mon cœur afin de pouvoir écouter ta voix, douce et silencieuse, comme « le murmure d’une brise légère » (1 R 19, 12).

Demande

Demander à Jésus la grâce de le suivre où qu’il aille, de faire tout ce qu’il me demande, de le laisser agir quand il le désire.

Réflexion

1. Jésus choisit et envoie ses disciples. Il m’a choisi le jour de mon baptême, m’a appelé par mon nom, c’est d’ailleurs pour cela que nous recevons notre nom traditionnellement le jour de notre baptême. Il m’a choisi pour une raison bien particulière, pour un plan particulier. Il veut faire de grandes choses à travers chacun de nous, baptisés. Il a voulu avoir besoin de moi. N’aurait-il pourtant pas pu convertir tous les hommes d’un claquement de doigt, faire en un rien de temps que nous l’aimions et aimions son Père de tout notre cœur ? Il aurait pu, bien sûr, mais il a voulu choisir en tout la voie de l’humilité. Saint Louis-Marie s’émerveille de cette humilité de Jésus : « Cette sagesse infinie, qui avait un désir immense de glorifier Dieu son Père et de sauver les hommes, n'a point trouvé de moyen plus parfait et plus court pour le faire que de se soumettre en toutes choses à la très sainte Vierge, non seulement pendant les huit, dix ou quinze années premières de sa vie, comme les autres enfants, mais pendant trente ans ; et elle a donné plus de gloire à Dieu son Père, pendant tout ce temps de soumission ou de dépendance de la très sainte Vierge, qu'elle ne lui en eût donné en employant ces trente ans à faire des prodiges, à prêcher par toute la terre, à convertir tous les hommes. » (Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge Marie)

2. Jésus nous choisit tels que nous sommes. Si souvent, nous préférerions que Dieu fasse tout le travail, qu’il fasse de nous des saints et nous assure le paradis, qu’il nous épargne de devoir lutter contre nos penchants mauvais qui nous font nous énerver et perdre patience encore et toujours, nous préférer nous-mêmes à lui et aux autres sans cesse. Et encore plus préférerions-nous que Dieu lui-même transmette sa grâce aux autres. Mais aujourd’hui de nouveau, nous l’entendons dire dans l’Évangile: «Proclamez que le royaume des Cieux est tout proche». Et le pape François dans sa dernière exhortation apostolique insiste sur cette mission commune à tous les chrétiens avec une section entière intitulée Ta mission dans le Christ. En cela, il fait écho à Lumen Gentium qui déjà s’écriait: «Tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père.»

3. Oui, Jésus nous envoie nous-mêmes tels que nous sommes, et ce n’est pas pour condamner son Église à la faillite, mais plutôt parce qu’il a choisi de nous faire participer à sa mission. « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21) Mais dans cette mission, nous savons que nous ne sommes pas seuls : c’est Dieu qui agit en nous : «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». (Mt 28, 20) Rappelons-nous les paroles de saint Paul aux Corinthiens «Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. » (1 Cor 1, 27-29)

Dialogue avec le Christ

Le pape François, dans Gaudete et exsultate (23), nous invite : « Pour nous tous, c’est un rappel fort. Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Essaie de le faire en écoutant Dieu dans la prière et en reconnaissant les signes qu’il te donne. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission. Et permets-lui de forger en toi ce mystère personnel qui reflète Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui.» Jésus, en réponse à l’appel du pape, je veux te demander ce que tu veux que je fasse, aide-moi à être attentif à ta voix avant mes pensées lorsque je suis face à une décision.

Résolution

Parler à Jésus présent dans mon cœur pendant la journée, surtout lorsqu’il m’est difficile de prendre une décision particulière, ou de vivre selon ses commandements ; par exemple lorsque ne me viennent à la tête que les défauts de mon voisin, prier ainsi : Jésus, aide-moi à voir ses qualités et à t’aimer en cette personne.

Frère Loïc Chabut, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org

 






Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  

 

Posté par cidh2050 à 20:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Evangile et Homélie du mardi 10 Jul 2018. La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux

Lectures de la messe

Première lecture

« Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête » (Os 8, 4-7.11-13)

Lecture du livre du prophète Osée

Ainsi parle le Seigneur :
    Les fils d’Israël ont établi des rois sans me consulter,
ils ont nommé des princes sans mon accord ;
avec leur argent et leur or, ils se sont fabriqué des idoles.
Ils seront anéantis.
    Je le rejette, ton veau, Samarie !
Ma colère s’est enflammée contre tes enfants.
Refuseront-ils toujours de retrouver l’innocence ?
    Ce veau est l’œuvre d’Israël,
un artisan l’a fabriqué,
ce n’est pas un dieu ;
ce veau de Samarie sera mis en pièces.
    Ils ont semé le vent,
ils récolteront la tempête.
L’épi ne donnera pas de grain ;
s’il y avait du grain,
il ne donnerait pas de farine ;
et, s’il en donnait,
elle serait dévorée par les étrangers.
    Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché ;
et ces autels ne lui servent qu’à pécher.
    J’ai beau lui mettre par écrit tous les articles de ma loi,
il n’y voit qu’une loi étrangère.
    Ils offrent des sacrifices pour me plaire
et ils en mangent la viande,
mais le Seigneur n’y prend pas de plaisir.
Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes,
il fait le compte de leurs péchés.
Qu’ils retournent donc en Égypte !

            – Parole du Seigneur.


Psaume 113b (115), 3-4, 5-6, 7ab.8, 9-10)

Notre Dieu, il est au ciel ;
tout ce qu’il veut, il le fait.
Leurs idoles : or et argent,
ouvrages de mains humaines.

Elles ont une bouche et ne parlent pas,
des yeux et ne voient pas,
des oreilles et n’entendent pas,
des narines et ne sentent pas.

Leurs mains ne peuvent toucher,
leurs pieds ne peuvent marcher,
Qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font,
ceux qui mettent leur foi en elles.

Israël, mets ta foi dans le Seigneur :
le secours, le bouclier, c’est lui !
Famille d’Aaron, mets ta foi dans le Seigneur :
le secours, le bouclier, c’est lui !


Évangile (Mt 9, 32-38)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    voici qu’on présenta à Jésus
un possédé qui était sourd-muet.
    Lorsque le démon eut été expulsé,
le sourd-muet se mit à parler.
Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient :
« Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
    Mais les pharisiens disaient :
« C’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »

    Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
    Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
    Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
    Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus a « pitié des foules » parce que les gens y ressemblent à des « brebis sans berger ». Ce que Jésus éprouve ici est bien plus qu’une simple    pitié condescendante. Littéralement, il est « ému jusqu’aux entrailles », expression qui dans l’Ancien Testament n’est appliquée qu’à Dieu lui-même.

En Jésus, c’est donc le cœur même de Dieu qui se penche sur la misère de chacun de ses enfants. Jésus est le « bon pasteur », l’unique pasteur    de son peuple qu’il vient chercher dans ses égarements au milieu des ronces du péché pour le conduire vers les verts pâturages de la vie éternelle.

En lui, s’accomplit la prophétie d’Ezéchiel : « Je les rassemblerai des pays étrangers et je les ramènerai sur leur sol. Je les ferai paître sur    les montagnes d’Israël… Dans un bon pâturage je les ferai paître, et sur les plus hautes montagnes d’Israël sera leur pacage. C’est là qu’elles se reposeront dans un bon pacage ; elles brouteront    de gras pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis et c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur. » (Cf. Ez 34, 13-15)

 

 

En regardant Jésus, nous prenons donc la véritable mesure du charisme de berger. Jésus nous révèle que la vocation du berger s’enracine avant    toute chose dans la compassion et la miséricorde. Ce que l’on attend peut-être en premier du berger c’est d’être signe de cette bonté de Dieu qui jaillit du cœur du Christ. Cette bonté compatissante est pour tous. Elle est universelle. En effet, si le berger s’occupe d’une façon privilégiée des brebis les plus    faibles, l’Ecriture nous dit qu’il ne néglige pas pour autant les bien portantes : « Tel un berger qui fait paître son troupeau, il recueille dans ses bras les agneaux, les met sur sa poitrine,    conduit au repos les brebis-mères » (Is 40, 11).

 

Cette bonté est aussi intimement personnelle. Dans l’évangile de Jean, il nous est dit que Jésus connaît chacune de ses brebis par son nom et    qu’il se fait connaître d’elles. Le son de sa voix apprivoise chacune, quelle qu’elle soit : « Je suis le bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent… Mes brebis écoutent ma    voix, je les connais et elles me suivent » (Cf. Jn 10, 14.27). C’est alors une relation d’amour et de confiance qui s’instaure entre le berger et chacune de ses brebis et la communion peut    s’étendre à tout le troupeau.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous rappelle que le disciple qu’il envoie comme ouvrier de sa moisson, l’est avant tout comme ministre de    communion entre les hommes et les femmes, reconnaissant chacun comme unique et indispensable. Ce ministère, tout prêtre le reçoit plus particulièrement de façon sacramentelle le jour de son ordination. Avec Jésus, il est envoyé par la    miséricorde du Père qui vient à la rencontre de la misère des hommes.

 

 

Seigneur, nous te prions d’appeler et d’envoyer des ouvriers à ta moisson qui soient des bergers doux et humbles de cœur,    hommes de communion à l’image de l’unique Pasteur, le Christ notre Seigneur.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de la guérison d'un possédé qui provoque des réactions différentes chez les Pharisiens et dans la foule. Alors que les Pharisiens, devant l'évidence indéniable de ce prodige, ils l'attribuent à des pouvoirs maléfiques —«C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mt 9,34)—, la foule fut dans l'admiration: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!» (Mt 9,33).  En commentant ce passage de l'Évangile, Saint Jean Chrysostome, nous dit: «Ce qui vraiment gênait les Pharisiens c'était de considérer Jésus supérieur à tous, et non pas seulement a ceux qui existaient à l'époque, mais à tous ceux qui avaient existé auparavant».


Or, Jésus ne se préoccupe guère de l'animadversion des Pharisiens, car Il continue fidèle à sa mission. Mieux encore, devant l'évidence que les guides d'Israël, au lieu de soigner et faire pâturer leur troupeau ne font que contribuer à l'égarer, à la vue des foules Jésus en eu pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.  Que les foules souhaitent et remercient un bon guide a été vérifié par les visites pastorales du Saint Jean Paul II à tant de pays du monde. Que de foules s'entassaient autour de lui! Et comment elles écoutaient ses paroles, surtout les jeunes! Et cela, malgré que le Pape n'affaiblissait pas l'Évangile, mais il le prêchait avec toutes ses exigences.


Nous tous, «si nous étions conséquents avec notre foi, —nous dit saint Josemarie Escrivá— en regardant autour de nous, en contemplant le spectacle de l'histoire et du monde, nous ressentirions en notre cœur ces sentiments de Jésus», ce qui nous mènerait à une généreuse tâche apostolique.  Mais il est évident la disproportion existante entre les foules qui espèrent la prédication de la Bonne Nouvelle du Royaume et la manque d'ouvriers. La solution nous est donnée par Jésus à la fin de l'Évangile: «Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9,38).

http://evangeli.net/evangile


 


Prière

 

Seigneur, ouvre mon âme à ta présence et à ta Parole. Tu es présent près de moi, tu frappes à la porte de mon cœur.

Demande

Apprendre à écouter et à parler à Dieu.

Réflexions

1. Ce passage de l’Évangile de Matthieu se compose de deux parties. D’abord le bref récit de la guérison d’un possédé sourd-muet, puis un résumé de l’activité de Jésus, suivi d’une réflexion qu’il livre à ses disciples. Le récit de la guérison nous dit : « Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. » Mais le texte ne précise pas ce qu’il a dit. En revanche les gens émerveillés s’exclament : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël! » et des pharisiens : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » C’est un peu comme si Matthieu nous faisait un petit signe : quelles sont les paroles qui sortent de notre bouche habituellement ? Des remerciements ou des critiques ?

2. Dans la perspective biblique, la surdité ainsi que l’aveuglement représentent une fermeture du cœur envers Dieu (par exemple : « Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront. » Is 29, 18). Cette incapacité à écouter Dieu résulte d’une incapacité à s’adresser à lui, à prier ; de fait, cet homme est muet.

3. Ceci nous permet d’établir un lien avec la deuxième partie du passage : Jésus invite ses disciples à prier, à prier pour que des ouvriers viennent pour la moisson. Devant les foules « désemparées et abattues », Jésus demande d’abord à ses disciples de prier. Il ne leur demande pas d’abord de faire quelque chose (ce qu’il fera juste après, au début du chapitre 10, où il donne pouvoir aux douze d’expulser les démons et de guérir toute maladie et infirmité), mais de prier. Ce qu’il faut d’abord, c’est que le cœur des disciples soit touché, comme le fut celui de Jésus. Or c’est justement du cœur que vient la prière. Et ensuite, ne pas oublier, comme le suggère le contenu de la prière que Jésus recommande, que c’est d’abord Dieu qui est à l’œuvre.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je suis moi aussi bien souvent sourd, ne sachant pas t’écouter, et muet, ne sachant pas te parler. Aide-moi à ouvrir les oreilles et la bouche de mon cœur pour que je puisse t’entendre et te prier.

Résolution

Faire une prière pour que « le Maître de la moisson envoie des ouvriers à la moisson ».

Père Jean-Marie Fornerod, LC

 


 

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org






 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  Posté

 

Posté par cidh2050 à 08:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Evangile et Homélie du mardi 03 Juillet 2018.Thomas dit alors à Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Lectures de la messe

Première lecture (Ep 2, 19-22)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères,
vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage,
vous êtes citoyens du peuple saint,
vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction
qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ;
et la pierre angulaire, c'est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s'élève harmonieusement
pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments d'une même construction
pour devenir une demeure de Dieu par l'Esprit Saint .

- Parole du Seigneur.


Psaume (Ps 116, 1, 2)

Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays ! 

Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !


Évangile

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 24-29)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

L'un des Douze, Thomas
(dont le nom signifie : Jumeau),
n'était pas avec eux
quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d'eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d'être incrédule,
sois croyant. »
Thomas lui dit alors :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m'as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

- Acclamons la parole de Dieu.

http://levangileauquotidien.org






 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

La figure de Thomas est communément présentée comme celle de quelqu’un qui doute. Il est important de relever ici que la réaction de Thomas    vient à la suite du témoignage suivant des autres apôtres : « Nous avons vu le Seigneur. »

Or, nous connaissons bien la valeur du verbe « voir » chez Saint Jean. Il ne désigne pas une vision sensible, mais la perception nouvelle qui    s'ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l'Esprit. Ce que suggérait d’ailleurs le récit johannique par le geste du Seigneur qui soufflait sur les apôtres au moment où il leur apparaissait    en disant : « Recevez l'Esprit Saint ».

C’est donc le témoignage d’une adhésion de foi au Ressuscité que les apôtres donnent à Thomas. Et c’est son désir de la partager que ce dernier    exprime par ces mots : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n'y croirai pas     ». On entend dans ces paroles de Thomas comme un cri, celui de communier à son Seigneur, de participer au mystère de Celui qui a été crucifié et qui est mort pour lui. Du milieu de sa culpabilité    d’avoir contribué par son péché à clouer Jésus sur la croix, Thomas appelle son Seigneur à l’aide.

 

 

Jésus va consentir à répondre à la demande de son serviteur : « Avance ton doigt dans mon côté, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la    dans mon côté. » Jésus invite Thomas à passer du croire qu’il est ressuscité au croire en sa personne de Ressuscité. Il l’appelle à sortir de ce cette culpabilité mortifère qui lui interdit de    croire que sa miséricorde a triomphé de son péché. C’est l’incrédulité qui porte sur ce fait là que Jésus enjoint à Thomas de dépasser : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ». Croire en Jésus    Ressuscité, c’est bien cela : croire que sa Miséricorde a triomphé de tout péché et de toute mort et adhérer, communier, à son être divin qui n’est que Miséricorde. Ce n’est plus la condamnation    ou l’accusation mais la miséricorde, qui est le mode sous lequel l’Amour divin se dit à l’homme, que Thomas lit désormais dans les plaies de Jésus. Le cri de l’action de grâce peut alors jaillir    du fond de son cœur : « Mon Seigneur et mon Dieu », véritable confession de foi en la toute puissance de la Miséricorde divine.

 

Ne nous arrive-t-il pas à nous aussi, devant notre péché, de nous enfermer dans la culpabilité d’avoir contribué à crucifier le Seigneur ? Les    plaies ouvertes de Jésus sont alors pour nous plus synonymes de condamnation que de miséricorde. La figure de Thomas et l’attitude de Jésus à son égard peuvent ici nous être d’un grand secours.    Nous aussi avons besoin de « voir » que les plaies de Jésus, que l’eau et le sang jaillis de son côté, nous parlent de vie et non pas de mort.

 

Seigneur, comme ton apôtre Thomas, nous voulons contempler ton Côté ouvert pour nous et t’écouter nous dire : "Regarde ce Côté,    les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes. Si tu t’avances pour boire à cette source divine, je te réconcilierai avec moi et tu communieras à mon Amour. N’aie pas peur de t’approcher de moi    et ce, même si tes péchés sont comme l'écarlate. Ton péché ne sera jamais assez puissant pour mettre en échec ma Miséricorde".

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Mon Seigneur et mon Dieu!»

Aujourd'hui, nous célébrons le jour de la Saint Thomas. Jean, l'évangéliste, après avoir décrit l'apparition de Jésus, le jour même de la résurrection, rajoute que Thomas, l'apôtre, n'était pas présent, et lorsque les autres Apôtres, qui avaient vu le Seigneur lui en parlèrent, celui-ci répondit: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas» (Jn 20,25).


Jésus dans sa bonté va à la rencontre de Thomas. Huit jours après, Jésus vient encore parmi eux et dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant» (Jn 20,27). —Oh Jésus que tu es bon! Si jamais tu vois que je m'éloigne de toi, viens à ma rencontre comme tu l'as fait avec Thomas.  La réaction de Thomas fut la suivante: «Mon Seigneur et mon Dieu» (Jn 20,28). Qu'elles sont belles les paroles de Thomas! Il l'appelle “Seigneur” et “Dieu”. Il y a dans ces paroles un acte de foi dans la divinité de Jésus. En le voyant ressuscité, il ne voit plus seulement l'homme Jésus, qui était avec les Apôtres et qui mangeait avec eux, mais il voit aussi son Dieu et son Seigneur.


Jésus le gronde en lui disant de ne plus être incrédule mais croyant et Il ajoute: «Heureux ceux qui croient sans avoir vu» (Jn 20,28) Nous, nous n'avons pas vu Jésus crucifié, ni Jésus ressuscité, et Il ne nous est pas apparu, néanmoins, nous sommes heureux car nous croyons en ce Jésus-Christ qui est mort et qui est ressuscité pour nous.  Alors, prions ainsi: «Mon Seigneur et mon Dieu enlève de mon chemin tout ce qui m'éloigne de toi; mon Seigneur et mon Dieu donne moi tout ce qui me rapproche de toi; mon Seigneur et mon Dieu, fais que je m'oublie moi-même afin de me donner entièrement à toi» (Saint Nicolas de Flüe).

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet     (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

Seigneur, je crois que tu es ressuscité des morts. Je crois que tu es le vainqueur de la mort. Donne-moi une grande foi.

 

 

Demande

La vertu de la foi.

 

Réflexion

1. Après la mort de Jésus sur la croix, et même un peu avant, les disciples se sont cachés, par peur de subir eux aussi le même sort que Jésus. Or les Évangiles nous racontent que le soir du jour de la Résurrection, Jésus revint voir les apôtres dans le lieu où ils se cachaient. Mais l’un d’eux n’était pas avec eux, soit qu’il se cachait ailleurs, soit qu’il n’eut pas peur comme les autres au point de rester enfermé toute la journée. Quand Thomas, c’est son nom, revient donc voir ses compagnons, ils lui racontent ce qui s’est passé, que Jésus est toujours vivant, et qu’il est venu les voir. Mais Thomas ne les croit pas.

2. Nous ne devons pas blâmer Thomas plus que les autres disciples, qui n’ont pas cru, eux non plus, quand Marie Madeleine et les autres femmes sont venues leur dire qu’elles avaient vu le tombeau vide et que Jésus leur était apparu. La foi est une vertu que l’on considère souvent comme acquise. Et pourtant avoir vraiment la foi, et la vivre, la mettre en pratique, n’est pas si simple, comme l’exemple des disciples de Jésus nous le montre.

3. Les moments difficiles, les moments où tout semble obscur, comme pendant la Passion et la mort de Jésus pour les apôtres, sont des occasions pour faire grandir notre foi. La foi apporte la certitude là où il y a le doute. La foi nous pousse, comme saint Thomas, à reconnaître Jésus comme notre Seigneur et notre Dieu. Enfin, la foi, comme le dit Jésus, nous permet d’être heureux. Car pour celui qui a la foi et qui met sa confiance dans le Seigneur, rien n’est impossible. Pour celui qui a la foi, même la mort, qui semble être la destruction définitive de l’être humain, n’est plus la fin de toute espérance. Au contraire, elle devient le début d’une vie en plénitude.

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à croire. La foi est un don qui vient de toi. Un don qui nous fait participer de ta vie. Aide-moi à voir toute ma vie, même les plus petites choses, avec foi. Que le regard de la foi devienne habituel en moi. Et avec saint Thomas, je pourrai, tous les jours de ma vie, me mettre à genoux devant toi et redire ces paroles : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

 

Résolution

Réciter le Credo avec conscience et avec foi.

 

Père Jean-Marie Fornerod, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  Posté

 

Posté par cidh2050 à 19:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Evangile et Homélie du Dim 01 Juillet 2018. Jésus prend la parole et dit à Jaïre : « Ne crains pas, crois seulement. »


Treizième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

St Olivier Plunkett, évêque et martyr († 1681),  Bx Antoine Rosmini, prêtre et fondateur († 1855)


Lectures de la messe

Première lecture (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)

Lecture du livre de la Sagesse

Dieu n’a pas fait la mort,
il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.
Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;
ce qui naît dans le monde est porteur de vie :
on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.
La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,
car la justice est immortelle.

Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,
il a fait de lui une image de sa propre identité.
C’est par la jalousie du diable
que la mort est entrée dans le monde ;
ils en font l’expérience,
ceux qui prennent parti pour lui.

– Parole du Seigneur.


Psaume 29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,
tu m’épargnes les rires de l’ennemi.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie.

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !


 

Deuxième lecture (2Co 8, 7.9.13-15)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
puisque vous avez tout en abondance,
la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,
toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,
qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
Vous connaissez en effet le don généreux
de notre Seigneur Jésus Christ :
lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne
en soulageant les autres,
il s’agit d’égalité.
Dans la circonstance présente,
ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,
afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance
puisse combler vos besoins,
et cela fera l’égalité,
comme dit l’Écriture à propos de la manne :
Celui qui en avait ramassé beaucoup
n’eut rien de trop,
celui qui en avait ramassé peu
ne manqua de rien.

– Parole du Seigneur.


Évangile

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Dans l’évangile de ce jour, deux récits de miracle sont imbriqués l’un dans l’autre. A priori sans lien apparent. Mais tous deux    nous révèlent la puissance de vie qui émane de Jésus. Tous deux nous montrent aussi un cheminement de foi des protagonistes qui conduit à un dénouement heureux. Laissons-nous rejoindre par ces    récits et peut-être trouverons-nous une aide pour vivre notre propre chemin de foi.


De ces deux récits si parlants, nous pouvons retenir que notre foi est toujours en chemin. Elle a constamment besoin d’être purifiée, nourrie et    fortifiée. Mais Jésus marche toujours avec nous où que nous en soyons sur notre chemin de foi.     À chaque fois que nous lui disons toute la vérité, en particulier dans le sacrement de la réconciliation, nous vivons une conversion qui libère en nous le    salut.


Peut-être cependant, restons-nous déçus car nous ne connaissons ni guérison physique d’un mal qui nous ronge, ni retour à la    vie d’un être cher qui nous a quittés. Comprenons bien alors le message de ce jour : la vraie guérison se trouve    dans la conversion et l’abandon à la force du Christ qui peut tout dans notre faiblesse. C’est de la peur que    Jésus veut d’abord nous libérer. Des libérations parfois    momentanées peuvent nous rendre un peu de courage dans le combat quotidien. Mais Jésus ne gomme pas notre faiblesse. Il nous faut consentir à nos fragilités et faire confiance en l’aide ponctuelle de la grâce pour rester fidèle à notre vocation. Accomplir fidèlement notre devoir d’état, voilà ce qui manifeste davantage une guérison que la    disparition d’un mal ou l’impression d’être libéré des lourdeurs de sa nature. C’est la conversion de notre    cœur que nous avons à chercher en tout premier lieu. Le reste nous sera donné par surcroît.


 

 

Vois, Seigneur, tout ce qui nous attriste, 
nous inquiète, nous paralyse. Viens donner la paix. Vois, Seigneur, notre cœur si lent à croire que tout est possible à celui qui croit.    Viens donner la foi. Vois, Seigneur, notre désir d’être tout à toi. Viens nous donner la vie.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Crois seulement»

Aujourd'hui, saint Marc nous présente une avalanche de nécessiteux qui s’approchent de Jésus-Sauveur cherchant consolation et santé. Et même, ce jour-là, un homme nommé Jaïre, chef de la synagogue, s’ouvrit un chemin parmi la foule pour implorer la santé de sa fillette: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive» (Mc 5,23).


Peut-être cet homme connaissait-il Jésus de vue, parce qu’Il fréquentait la synagogue et, dans son désespoir, décida-t-il de l’appeler à l’aide. Toujours est-il que Jésus, saisissant la foi de ce père affligé, accéda à sa demande. Mais, alors qu’Il se dirigeait vers la maison, la nouvelle survint de ce que la fillette venait de mourir et qu’il était désormais inutile de se déranger: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?» (Mc 5,35).


Jésus, se rendant compte de la situation, demanda à Jaïre de ne pas se laisser influencer par l’ambiance pessimiste, en lui disant: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Jésus demanda à ce père une foi plus grande, capable de surmonter les doutes et la crainte. En arrivant à la maison de Jaïre, le Messie rendit la vie à la fillette avec ces mots: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!» (Mc 5,41).


Nous aussi, nous devrions avoir plus de foi, une foi qui ne doute pas face aux difficultés et aux épreuves de la vie, et qui sait mûrir dans la douleur à travers l’union au Christ, comme nous le suggère le pape Benoît XVI dans son encyclique Spe Salvi (Sauvés par l’espérance): «Ce qui guérit l’homme ne consiste pas à éviter la souffrance et à fuir la douleur, mais dans la capacité d’accepter les tribulations, d’y puiser notre maturité et d’y trouver un sens par l’union au Christ, qui souffrit avec un amour infini».

 

Fray Valentí SERRA i Fornell      (Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

Seigneur, je crois en toi. Je crois que tout ce qui est présent autour de moi peut me parler de toi : les personnes, les circonstances, la création, etc. Souvent je reste aveugle à ta présence. Viens enlever la boue de mes yeux et fais-moi reconnaître ton visage : tu es présent dans le frère qui a besoin d’aide, mais aussi dans celui qui me réconforte, tu es là lorsque je m’émerveille devant un beau paysage ou une nuit étoilée, et tu es aussi présent crucifié quand je souffre l’injustice, la maladie, l’angoisse des bouchons sur la route ou la frustration d’un échec. Apprends-moi à te reconnaître et à unir ma vie à la tienne.

Demande

Seigneur, ouvre mes yeux !

Réflexion

1. On nous a parfois expliqué qu’il y a deux dimensions dans l’homme, l’une horizontale qui le relie à ses frères, et l’autre verticale qui le relie à Dieu. Le danger est alors de s’imaginer d’une part le monde de la prière, de la messe du dimanche, des commandements, et puis de l’autre notre train-train quotidien, certainement moins transcendant, mais qui cependant occupe 95 pour cent de notre temps. Mais l’Évangile nous annonce que la foi vient changer notre vie tout entière : c’est le cent pour cent de notre vie qui s’élève à Dieu. Jaïre comme la femme malade viennent mettre toute leur vie aux pieds de Jésus, lui présentent des situations de vie ou de mort. Tous les deux attendent une nouvelle vie de la part de Jésus.

2. Quelle est cette situation de vie ou de mort que moi aussi je viens présenter à Jésus aujourd’hui ? C’est celle d’une vie sans Dieu, d’une vie seulement humaine. Nous avons tous des aspects de notre vie qui ne sont pas encore remplis de Dieu. Pourtant cette vie sans Dieu a été plongée dans la mort par notre baptême pour nous faire ressusciter avec le Christ. C’est la vie du « vieil homme », l’homme qui vit sans Dieu et qui doit tout réussir à la force du poignet. Comme la femme de l’Évangile visite médecin sur médecin et dépense tout son argent sans résultat, le « vieil homme » qui est en nous dépense tout ce qu’il est dans des entreprises humaines qui restent infécondes. Et quand arrive la mort et le mal, que ce soit du corps ou de l’âme, il nous susurre, comme à Jaïre : « À quoi bon déranger encore le Maître ? » et le découragement peut s’emparer de nous, car il semble que le mal et la mort soient plus forts que la présence du Christ. La force du baptême nous a sauvés, mais parfois nous nous laissons convaincre par le « vieil homme » (car nous restons libres !) et nous envoyons l’homme nouveau au placard.

3. Mais Jésus prend la parole et dit à Jaïre : « Ne crains pas, crois seulement. » Que doivent croire Jaïre et l’hémorroïsse ? Qu’ils ne peuvent résoudre leur vie seuls, que c’est le don gratuit du Christ qui vient les sauver. Cette foi passe par des actes tout simples et incarnés : la femme touche Jésus, Jaïre attend patiemment que Jésus s’occupe de la femme alors que sa fille est en train de mourir. La foi leur a ouvert les yeux et ils perçoivent qui est ce Jésus qu’ils ont en face d’eux, son amour et son attention pour eux. La foi n’est pas de dédier 5 pour cent de notre semaine à Dieu, mais c’est d’ouvrir nos yeux à sa présence en nous et dans le monde. Et la conscience de cette présence de Dieu en nous change tout car c’est elle qui rend possible le passage d’une vie humaine à une vie en Dieu : c’est Jésus qui nous donne la force d’aimer sans compter, de pardonner, de souffrir l’injustice et l’humiliation, d’offrir notre travail quotidien par amour.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ouvre mes yeux ! Aide-moi aujourd’hui à percevoir la dimension divine de mes actions les plus ordinaires vécues avec toi. Quand je rencontre quelqu’un qui souffre, que je puisse unir ma compassion pour cette personne à la tienne et qu’ainsi ma compassion devienne divine. Quand je m’ennuie au travail, que je puisse unir l’inutilité de mon action à ton amour immobilisé et caché dans le tabernacle de mon église, et qu’ainsi mon ennui devienne présence et offrande de mon corps livré pour ceux que j’aime.

Résolution

Á la prochaine personne que je croise, demander au Christ, qui vit en moi par le baptême, de l’aimer en moi.

Frère Melchior Poisson, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac."

Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »  Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. La foi se propage quand Jésus intervient. Jaïre, l’homme public, sollicite Jésus qui vit dans la compassion et il appelle les autres à vivre dans la foi. A chaque rencontre, Jésus propose à son partenaire de faire un pas de plus : « Jésus partit avec lui. » Dès lors, le dialogue s’engage, la parole de l’un va entrainer la parole de l’autre, la parole de Jaïre met en mouvement Jésus. La nouvelle de la mort de la fillette invitera Jaïre à se dépasser, à croire à un possible au-delà : « Ne crains pas, crois seulement. » Nous comprenons que pour ce chef de synagogue, selon son entourage, c’est fini. Mais pour cet homme qui suit Jésus, ce n’est pas fini. Il faut que Dieu intervienne pour que nous sortions de cette mort grâce à sa Passion et sa Résurrection. Jésus a alors cette parole étonnante : « La petite fille n’est pas morte, elle dort. » Tout ce qui nous affecte en effet est contenu dans la Passion et dans la Résurrection de Jésus qui nous guérit de toute mort et de toute maladie.

"Or, une femme, avait des pertes de sang depuis douze ans, Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Alors Jésus reprit :« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » La foi se propage, entre Jésus, Jaïre, la femme qui avait des pertes de sang, les témoins de ces rencontres. Elle touche le vêtement de Jésus, et elle est guérie. Alors, dans ce nouvel état, elle trouve le courage de parler de sa situation, elle qui était mis au rebut de la société. Jésus peut alors lui parler. L’échange est une parole qui les relie, là ils se reconnaissent l’un et l’autre. La foi est reconnue, elle est appelée à grandir, à devenir connue publiquement, elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme qui a beaucoup souffert, c’est la misère dans laquelle notre humanité se trouve toujours face à la maladie. Quelque chose de profondément réaliste nous est donné dans cet Évangile, car nous nous trouvons toujours devant la maladie et la mort, dans l’angoisse.

« Arrivé chez Jaïre Jésus dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger. Nous découvrons la manière dont Jésus sait être vraiment attentif à l’autre, dont il sait prendre soin. Jésus dit aussi ce qu’est la vie, avec la nécessité de se nourrir, de se prendre en charge dans le quotidien de ses jours. La foi à laquelle il appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien, mais une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, dans un simple repas, une simple boisson, un simple regard qui exprime la merveille à laquelle nous avons part à travers ces simples gestes, ces simples moments. Jésus nous demande la foi, ce toucher de Dieu dans l’Amour. Dans l’Eucharistie Il nous donne son Corps et son Sang, il nous donne de le toucher profondément. Le toucher extérieur manifeste un toucher intérieur, toucher du cœur qui provoque une adhésion, une communion. Ayant fait l’expérience de notre faiblesse et de notre misère, nous comptons sur la puissance de Jésus le Christ. La puissance d’amour qui est donnée est une puissance de salut, pour nous qui vivons des excès de douleur qui ne peuvent être vaincus que par un Amour excessif.

 

Nous demandons la grâce de regarder Jésus comme Sauveur du monde.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Je te le dis, lève-toi »

 

      « Il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques ». On pourrait se demander pourquoi Jésus emmène toujours ces disciples-là et pourquoi il laisse les autres. Ainsi, lorsqu'il a été transfiguré sur la montagne, ces trois-là l'accompagnaient déjà... Sont choisis Pierre, sur qui l'Église a été bâtie, ainsi que Jacques, le premier apôtre qui ait reçu la palme du martyre, et Jean, le premier à prôner la virginité... 


      « Et il pénètre là où était l'enfant, et tenant l'enfant par la main, il lui dit : Talitha koum. Et aussitôt, la fillette se tint debout, et elle marchait. » Souhaitons que Jésus nous touche nous aussi, et aussitôt nous marcherons. Que nous soyons paralytiques ou que nous commettions de mauvaises actions, nous ne pouvons pas marcher ; nous sommes peut-être couchés sur le lit de nos péchés comme sur notre lit véritable. Dès que Jésus nous aura touchés, nous serons aussitôt guéris. La belle-mère de Pierre souffrait de fortes fièvres ; Jésus lui a pris la main, elle s'est relevée et aussitôt elle les servait (Mc 1,31)... « Et il leur dit de lui donner à manger. » De grâce, Seigneur, touche-nous la main, à nous qui sommes couchés, relève-nous du lit de nos péchés, fais-nous marcher. Lorsque nous aurons marché, ordonne qu'on nous donne à manger. Gisants, nous ne pouvons pas marcher, et si nous ne sommes pas debout, nous ne pouvons pas recevoir le corps du Christ, à qui appartient la gloire, avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 55)

 

http://levangileauquotidien.org






 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  Posté

Posté par cidh2050 à 09:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

Nous sommes le samedi de la 12e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Sts Premiers Martyrs de l'Église de Rome († 64),  St Ladislas, roi de Moravie († 1095)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Lm 2, 2.10-14.18-19)

Lecture du livre des Lamentations

Le Seigneur a englouti sans pitié
tous les pâturages de Jacob ;
dans son emportement, il a détruit les forteresses
de la fille de Juda ;
il a jeté à terre et profané
le royaume et ses princes.
    Les anciens de la fille de Sion,
assis par terre, se taisent,
ils ont couvert leur tête de poussière
et revêtu des toiles à sac ;
elles inclinent la tête vers la terre,
les vierges de Jérusalem.
    Mes yeux sont usés par les larmes,
mes entrailles frémissent ;
je vomis par terre ma bile
face au malheur de la fille de mon peuple,
alors que défaillent petits enfants et nourrissons
sur les places de la cité.
    À leur mère ils demandent :
« Où sont le froment et le vin ? »
alors qu’ils défaillent comme des blessés
sur les places de la ville
et qu’ils rendent l’âme
sur le sein de leur mère.
    Que dire de toi ? À quoi te comparer,
fille de Jérusalem ?
À quoi te rendre égale pour te consoler,
vierge, fille de Sion ?
Car ton malheur est grand comme la mer !
Qui donc te guérira ?
    Tes prophètes ont de toi des visions
vides et sans valeur ;
ils n’ont pas dévoilé ta faute,
ce qui aurait ramené tes captifs ;
ils ont de toi des visions,
proclamations vides et illusoires.
    Le cœur du peuple crie vers le Seigneur.

Laisse couler le torrent de tes larmes,
de jour comme de nuit,
muraille de la fille de Sion ;
ne t’accorde aucun répit,
que tes pleurs ne tarissent pas !

    Lève-toi ! Pousse un cri dans la nuit
au début de chaque veille ;
déverse ton cœur comme l’eau
devant la face du Seigneur ;
élève les mains vers lui
pour la vie de tes petits enfants
qui défaillent de faim
à tous les coins de rue.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 73 (74), 1-2abd, 3-4, 5-7, 20-21)

Pourquoi, Dieu, nous rejeter sans fin ?
Pourquoi cette colère sur les brebis de ton troupeau ?
Rappelle-toi la communauté que tu acquis dès l’origine,
la montagne de Sion où tu fis ta demeure.

Dirige tes pas vers ces ruines sans fin,
l’ennemi dans le sanctuaire a tout saccagé ;
dans le lieu de tes assemblées, l’adversaire a rugi
et là, il a planté ses insignes.

On les a vus brandir la cognée, comme en pleine forêt,
quand ils brisaient les portails à coups de masse et de hache.
Ils ont livré au feu ton sanctuaire,
profané et rasé la demeure de ton nom.

Regarde vers l’Alliance : la guerre est partout ;
on se cache dans les cavernes du pays.
Que l’opprimé échappe à la honte,
que le pauvre et le malheureux chantent ton nom !


Évangile (Mt 8, 5-17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

    En ce temps-là,
    comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
    « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
    Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
    Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
    Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
    Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
    mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
    Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

    Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
    Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.

    Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
    pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

La demande vient à nouveau d’un « exclu », mais pour d’autres raisons que le lépreux rencontré hier. Il s’agit d’un étranger, un païen, et de    surcroît un officier de l’armée occupante. Personnage en principe peu sympathique, mais qui manifeste pourtant une étonnante délicatesse de cœur : il se déplace personnellement pour « venir à    Jésus et le supplie » de guérir son serviteur, c’est-à-dire son esclave. Ce n’est cependant pas par intérêt - pour ne pas perdre « un bon instrument de travail » - qu’il s’implique ; mais par    compassion devant la terrible souffrance de cet homme sur lequel il a pourtant droit de vie et de mort.

Jésus a perçu le travail de la grâce dans le cœur du centurion et consent à sa demande : « Je vais aller le guérir » ; ce qui sous-entend : « Je    vais me rendre au chevet du malade ». Or le centurion sait fort bien qu’un Juif n’a pas le droit d’entrer dans la maison d’un incirconcis sous peine de contracter une impureté rituelle. S’il    s’adresse néanmoins à Jésus, c’est donc qu’il croit sans hésitation en la puissance performative de la Parole du Maître. Celui-ci n’a pas besoin de s’approcher du patient pour effectuer sur lui    des passes comme le faisaient les thaumaturges de l’époque. Si la parole d’un centurion a autorité sur des soldats, a fortiori la Parole de Jésus saura-t-elle s’imposer à la maladie, même à    distance. Cet officier souligne cependant qu’il ne tient son autorité sur ses subalternes que parce que lui-même est soumis à un supérieur. Autrement dit, il ne fait que représenter l’autorité    militaire qui s’exprime efficacement à travers lui. Le centurion a donc pressenti que Jésus opère avec la puissance de Dieu lui-même dont il est l’envoyé plénipotentiaire ; c’est pourquoi il    s’adresse à lui en le nommant « Seigneur ».

 

On comprend l’étonnement émerveillé de Jésus : Notre-Seigneur jubile en constatant l’accès de ce païen à la foi. L’universalité de la Bonne    Nouvelle s’affirme dans les faits : tout homme qui consent à se rendre attentif à l’action de l’Esprit, peut reconnaître la Seigneurie du Christ, le Verbe de Dieu venu dans la chair pour nous    restaurer dans la vérité de notre filiation adoptive. Le plus surprenant, c’est qu’en fin de compte Jésus ne prononce même pas de parole de guérison à proprement parler. Il se contente d’annoncer    au centurion la réalisation de ce qu’il espérait en venant à sa rencontre. Car la Parole qui guérit et qui sauve, c’est la Personne même de Jésus, le Verbe de Dieu livré pour nous. En    reconnaissant Jésus, ce païen s’est non seulement laissé investir par la grâce, mais il en est devenu le médiateur pour son serviteur.

 

Il n’y a pas que les païens qui ont besoin de guérison : tout porte à penser que la belle-mère de Pierre était une juive pratiquante, bien    intégrée dans la communauté religieuse de Capharnaüm. Elle représente dans notre récit la nation sainte, celle qui devait accueillir le Messie pour le donner au monde ; et voilà qu’elle est    incapable d’exercer son ministère en raison d’une fièvre qui la cloue au lit. Pour qu’elle puisse se lever et le servir, il faut d’abord que Jésus lui prenne la main, en signe de compassion et    qu’il la rétablisse elle-aussi en relation avec Dieu, en la délivrant de la fièvre du péché.

 

« Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés » : y avait-il donc tant de cas de possession en Israël du temps de Jésus ? Ou bien s’agit-il    d’hommes et de femmes qui, hier comme aujourd’hui, ont besoin de la Parole de Jésus pour être libérés de leurs multiples aliénations ? Hélas peu de nos contemporains sont encore conscients du    besoin de libération qui affecte tout homme depuis le péché des origines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’évangéliste souligne que dans chacune de ces guérisons, Jésus intervient dans un élan de solidarité, et par compassion pour le triste état de    notre humanité : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies » (Is 53, 4). Ne faut-il pas entendre dans cette insistance, une invitation à ouvrir nos cœurs à l’action de l’Esprit, afin    que le Christ puisse continuer à travers nous ce ministère de compassion, comme le centurion nous en donne l’exemple ? Cela suppose que nous commencions par nous laisser saisir la main par Jésus,    afin d’éprouver d’abord nous-mêmes la puissance de libération et de guérison de sa Parole.

 

Seigneur je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole    et je serai guéri » de mon égoïsme, de mon indifférence, de ma peur de m’engager. Dis seulement une parole et je pourrai me lever pour te servir en servant mes frères, dans la paix et la    joie de l’Esprit.

 

 

 

Père Philippe

 

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

 


 


 

 

«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).


Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?


«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).
Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

 

Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »

Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Nous contemplons la compassion de Jésus : "Il lui répondit : Moi, je viendrai le guérir." Ce qui frappe chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il est vrai qu’il se trouve dans la position de quelqu’un qui crie sa peine et qui a besoin d’être aidé, il tend la main vers Jésus. Il se tient à la toute dernière place, à peine sur le seuil, et confesse sa petitesse : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit." Nous contemplons l’amour, la foi, la confiance et l’humilité de ce centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient, de la part de Jésus, une réponse immédiate : « Je vais aller le guérir. » La foi de cet homme est exemplaire ! L’Église a repris cette expression que nous disons avant d’aller recevoir le Corps du Christ dans l’Eucharistie !

"Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »" Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. L’attitude du centurion, sa confiance illimitée en Jésus, il n’est possible que parce que le centurion pressent qu’un lien personnel existe déjà entre Jésus et lui. Il a compris que Jésus allait faire cela pour lui. La prière du centurion est pleine d’amour, d’humilité et de confiance. Jésus valorise cet homme qui fait appel à lui, il est heureux de cette foi qui met en œuvre l’amour infini du Père. Jésus dit au centurion : "Va, qu’il t’advienne selon ta foi. Et à ce moment même le serviteur fut guéri." Le centurion est conscient de la puissance qui habite la parole de Jésus : "Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri." Le centurion est si fort dans l’abandon et l’obéissance de foi à l’égard de la Parole de Jésus qu’il nous est proposé comme exemple. Sa foi est toute confiance en Jésus, abandon total à sa Parole dans l’obéissance.

"Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait." Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Jésus nous délivre par le mystère de l’amour divin qui va jusqu’au plus profond de notre souffrance et de notre douleur pour s’en charger Lui-même et ainsi nous guérir, nous sauver, et nous donner part à sa résurrection. Les guérisons opérées par Jésus sont une annonce de sa résurrection et de notre propre résurrection. Jésus guérit nos cœurs, il est le Sauveur de l’humanité toute entière. Il a pris sur Lui notre mal, Il a pris sur Lui nos souffrances, nos infirmités, nos maladies. Il a pris sur Lui notre péché : "Il a été fait péché pour nous." Nous nous relèverons tous dans la splendeur de nos corps ressuscités, pour participer avec notre esprit et avec notre chair, au triomphe et à la gloire de Jésus.

 

Nous rendons grâce à Dieu qui réalise tant de merveilles.

 

Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux »

 

      « Je ne boirai plus du fruit de la vigne, dit le Christ, jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père » (Mt 26,29). Si quelqu'un de vous écoute avec des oreilles purifiées, il peut entrevoir le mystère ineffable... : le Sauveur attend, pour boire du vin avec nous ; il nous attend pour se réjouir. Jusqu'où attendra-t-il ? Jusqu'à ce qu'il ait consommé son œuvre, jusqu'à ce que nous soyons tous soumis au Christ, et le Christ à son Père (1Co 15,28). Puisque tous, nous sommes membres de son Corps, on peut dire qu'en quelque manière il n'est pas soumis, tant que nous ne sommes pas soumis d'une soumission parfaite, tant que moi, dernier des pécheurs, je ne suis pas soumis. Mais quand il aura consommé son œuvre et amené toute créature à son achèvement parfait, alors on pourra dire qu' « il est soumis » en ceux qu'il soumet à son Père, ceux en qui il a consommé l'œuvre que son Père lui avait confiée, pour que Dieu soit tout en toutes choses (1Co 15,28)... 

 


      Et les saints aussi, qui nous ont précédés, nous attendent, lents et paresseux que nous sommes ; leur joie n'est pas parfaite, aussi longtemps qu'il y a lieu de pleurer nos péchés. L'apôtre m'en est témoin, qui dit : «   Dieu a voulu qu'ils n'arrivent pas à l'achèvement sans nous » (Hé 11,40). Vois donc : Abraham attend ! Isaac, Jacob et tous les prophètes nous attendent, pour posséder avec nous la béatitude parfaite... Si tu es saint, tu auras la joie en sortant de cette vie, mais cette joie ne sera pleine que quand il ne manquera plus aucun membre du Corps que nous devons former tous ensemble. Toi aussi, tu attendras les autres, comme tu es attendu. Or, si toi, qui n'es qu'un membre, tu ne peux pas avoir la joie parfaite quand un autre membre est absent, combien plus notre Seigneur et Sauveur, qui est à la fois l'auteur et la tête du Corps entier ? ... Alors nous serons parvenus à cette maturité dont l'apôtre Paul dit : « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Alors notre grand prêtre boira le vin nouveau dans le ciel nouveau, sur la terre nouvelle, dans l'homme nouveau, avec les hommes nouveaux, avec ceux qui chantent le cantique nouveau.

 

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien Homélies sur le Lévitique, n°7 ; PG 12, 476s (trad. Bible chrétienne, I)

 

 

http://levangileauquotidien.org

 

 






Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  Posté

 

Posté par cidh2050 à 08:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Evangile et Homélie du Dim 10 Juin 2018. Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n'aura jamais de pardon

Nous sommes au 6ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Bx Édouard Poppe, prêtre († 1924),  Bx Eustache Kugler, religieux o.h. († 1946)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Gn 3, 9-15)

Lecture du livre de la Genèse

Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre,
  le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :
« Où es-tu donc ? »
  Il répondit :
« J’ai entendu ta voix dans le jardin,
j’ai pris peur parce que je suis nu,
et je me suis caché. »
  Le Seigneur reprit :
« Qui donc t’a dit que tu étais nu ?
Aurais-tu mangé de l’arbre
dont je t’avais interdit de manger ? »
  L’homme répondit :
« La femme que tu m’as donnée,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,
et j’en ai mangé. »
  Le Seigneur Dieu dit à la femme :
« Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit :
« Le serpent m’a trompée,
et j’ai mangé. »
  Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela,
tu seras maudit parmi tous les animaux
et toutes les bêtes des champs.
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
  Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,
entre ta descendance et sa descendance :
celle-ci te meurtrira la tête,
et toi, tu lui meurtriras le talon. »

          – Parole du Seigneur.


Psaume 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.


 

Deuxième lecture (2 Co 4, 13 – 5, 1)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
  l’Écriture dit :
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.
Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi,
nous croyons,
et c’est pourquoi nous parlons.
  Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus
nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,
et il nous placera près de lui avec vous.
  Et tout cela, c’est pour vous,
afin que la grâce, plus largement répandue
dans un plus grand nombre,
fasse abonder l’action de grâce
pour la gloire de Dieu.
  C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,
et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,
l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
  Car notre détresse du moment présent est légère
par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle
qu’elle produit pour nous.
  Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,
mais à ce qui ne se voit pas ;
ce qui se voit est provisoire,
mais ce qui ne se voit pas est éternel.
  Nous le savons, en effet,
même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre,
est détruit,
nous avons un édifice construit par Dieu,
une demeure éternelle dans les cieux
qui n’est pas l’œuvre des hommes.

          – Parole du Seigneur.


Évangile (Mc 3, 20-35)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

          En ce temps-là,
  Jésus revint à la maison,
où de nouveau la foule se rassembla,
si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
  Les gens de chez lui, l’apprenant,
vinrent pour se saisir de lui,
car ils affirmaient :
« Il a perdu la tête. »

          Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :
« Il est possédé par Béelzéboul ;
c’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »
  Les appelant près de lui,
Jésus leur dit en parabole :
« Comment Satan peut-il expulser Satan ?
  Si un royaume est divisé contre lui-même,
ce royaume ne peut pas tenir.
  Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,
ces gens ne pourront pas tenir.
  Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,
il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
  Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort
et piller ses biens,
s’il ne l’a d’abord ligoté.
Alors seulement il pillera sa maison.
  Amen, je vous le dis :
Tout sera pardonné aux enfants des hommes :
leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
  Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
il n’aura jamais de pardon.
Il est coupable d’un péché pour toujours. »
  Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :
« Il est possédé par un esprit impur. »

          Alors arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors, ils le font appeler.
  Une foule était assise autour de lui ;
et on lui dit :
« Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :
ils te cherchent. »
  Mais il leur répond :
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
  Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,
il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
  Celui qui fait la volonté de Dieu,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

          – Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour


 

« Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ».La volonté de Dieu : rien de plus, rien de moins. Nous sommes appelés à être unis au Saint Esprit et à écouter les inspirations qu’il met en notre cœur. Notre but est    de trouver la volonté de Dieu et de la suivre sans désirer faire plus ou moins que ce qu’il nous demande. Pour certains d’entre nous la voie de la sainteté se fera en accomplissant de grandes    choses pour l’Eglise. D’autres se sanctifieront dans les petites choses, alors que d’autres, par le chemin de la souffrance et des difficultés. Une voie n’est pas meilleure que l’autre ;    elles ont toutes la même valeur. La sainteté ne vient pas de ce que nous faisons, mais de l’amour avec lequel nous faisons ce que Dieu veut de nous.

 

Sois ma Mère, sois mon frère ! Comme nous aimons nos parents, nos frères et sœurs et toute notre famille ! De la joie nous vient au cœur et nos yeux    brillent en pensant à eux. En ouvrant nos cartes de Noël et de Vœux et en voyant des photos de famille, nos sourires expriment notre affection en nous souvenant d’eux et des bons moments    partagés. Quelle joie nous ressentons en entendant le Christ dire que nous pouvons faire partie de ses intimes et être aussi proches que sa propre mère. Nous pouvons être saints comme elle. Nous    pouvons posséder son cœur. Il nous suffit de faire la volonté de Jésus.

Nous sommes invités à nous asseoir avec Jésus. Alors que la foule était assise et posait des questions au Seigneur, on peut imaginer qu’ils demandaient les mêmes    choses que nous : « D’où vient la vie ? » « Où allons-nous ? » « A quoi sert tout ce tintouin si nous finissons tous au cimetière ? » « Quel    est le sens de ma vie ? » Nous laissons jaillir toutes ces questions dans nos cœurs en nous rapprochant du Christ. Et nous entendons la réponse de Jésus : « Accomplis ma    volonté ! » Répondons généreusement au Christ : « Seigneur je veux te servir. Je veux être heureux avec toi pour l’éternité. Je veux faire ce qui te rend heureux, ce qui rend    les autres heureux. Je veux faire ta volonté ! »

 

Seigneur Jésus, guide-moi toujours à    rechercher ta volonté. Ne me permets jamais d’essayer d’imposer ma volonté, mais au contraire d’accepter la voie que tu veux que je suive. Je veux être ton ami intime.

 

 

 

 

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Comment Satan peut-il expulser Satan?»

Aujourd'hui, l’Evangile nous invite à méditer sur deux ennemis irréconciliables: Jésus et l’esprit mauvais. L’Evangile affirme: «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: ’’Il est possédé par Béelzéboub…’» (Mc 3,22). Ce verset nous aide à comprendre les préoccupations des membres de la famille de Jésus qui sont venus le chercher. En effet, comme nous pouvons le remarquer, Jésus n’est pas accusé d’avoir violé la Loi, ni les us et coutumes des juifs, ni le Sabbat. Il n’a pas blasphémé non plus. Mais Il est accusé d’être possédé par le chef des démons. Et c’est la première fois que Jésus est accusé de quelque chose bien différente que de désobéir à la Loi Juive.

Cependant ce qui est intéressant ici est la réponse que Jésus leur a donné : «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir... Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté» (Mc 3,23-24.27). Ceci nous montre que Jésus rejette catégoriquement l’idée qu’il travaillerait pour Satan. Pour cela, il commence à leur parler en parabole sur la maison de l’homme fort. D’une manière ou d’une autre, cette parabole semble être directement liée à la mission de Jésus qui révèle le Royaume de Dieu en ligotant l’homme fort, Satan, à travers les activités de Jésus.

 En effet, l’expulsion des esprits mauvais par Jésus nous dit qu’il est plus fort que Satan. Le Pape François dans son audience générale du 12 Juin 2013 affirmait: «Il suffit d’ouvrir les journaux et nous voyons qu’autour de nous il y a la présence du mal, le Diable est à l’œuvre. Mais je voudrais dire à haute voix ’’Dieu est plus fort’’. Croyez-vous cela, que Dieu est plus fort?».

 

Abbé Salomon BADATANA     (Wau, Soudan du Sud)

 

 

 

 

«Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon»

 

Aujourd'hui, en lisant l'Évangile du jour, nous sommes étonnés -c'est "hallucinant" comme nous disons dans le langage courant-. «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem» voient la compassion de Jésus pour les gens et son pouvoir qui œuvre pour les opprimés, et -pourtant- ils disent qu'«Il est possédé par Béelzéboub» et que «c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mc 3,22). En réalité nous sommes étonnés de voir jusqu'ou peut arriver la malice et l'aveuglement humain, dans le cas présent, venant de gens lettrés. Ils ont en face la Bonté en personne, Jésus, l'humble de cœur, l'unique Innocent, et ils ne s'en rendent même pas compte. On suppose que se sont eux les sages, ceux qui connaissent les choses de Dieu afin d'aider le peuple, et en fin compte non seulement ils ne le reconnaissent pas mais en plus ils l'accusent d'être diabolique.

 Vu depuis cette perspective c'est assez pour leur dire: «Arrêtez-vous là!». Mais le Seigneur endure avec patience leur jugement téméraire de sa personne. Comme l'affirmait Jean-Paul II, Il est le «témoignage insurpassable de l'amour patient et de l'humble mansuétude». Sa condescendance illimitée l'amène même à remuer leurs coeurs en augmentant avec des paraboles et des considérations raisonnables. Bien qu'à la fin, Il les prévient que cet endurcissement de leur cœur, qui est une rébellion contre le Saint Esprit, ne sera pas pardonnée (cf. Mc 3,29). Et non pas parce que Dieu ne le veuille mais parce qu'avant d'être pardonné, il faut reconnaître son péché.

 Comme l'a annoncé le Maître, la liste des disciples, qui ont souffert l'incompréhension quand ils agissaient avec les meilleures intentions, est longue. Pensons par exemple à Sainte Thérèse De L'Enfant-Jésus quand elle s'efforçait de d'emmener ses soeurs vers une plus haute perfection.


Ne nous étonnons pas, donc, si sur notre route nous trouvons les mêmes contradictions. Elles seront le signe que nous sommes sur la bonne route. Prions pour ces personnes et demandons au Seigneur qu'Il nous accorde l'endurance.

 

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez     (Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

 

 

 

Père, fais-moi accueillir ton Fils, le Verbe éternel ; Jésus, Fils de Dieu, ouvre mon cœur à l’amour du Père ; Saint Esprit, établis ta demeure en moi, toi qui es l’amour du Père et du Fils. Amen.

 

Demande

Esprit Saint, donne-moi une profonde connaissance de mes péchés et une meilleure connaissance de la miséricorde infinie de Dieu.

 

Réflexion

1. La célébration eucharistique commence toujours par la reconnaissance de nos péchés et la demande de pardon : « Oui, j’ai vraiment péché ». Le fidèle reconnaît qu’il a besoin de l’amour de Dieu qui est versé dans le réceptacle de sa misère. C’est la reconnaissance de notre besoin de Dieu qui fait de la célébration eucharistique une nécessité et non pas un devoir. Toute la liturgie de ce dimanche peut être méditée à la lumière de cette vérité. Le péché est un grand drame, mais Jésus est venu pour nous libérer du péché. La véritable tragédie est le péché de la superbe qui renferme l’homme dans une logique du mal, de l’accusation et le rend hermétique à la lumière de Dieu.

2. Dans la première lecture, le récit du péché de nos premiers parents, nous assistons à la naissance de la logique de l’accusation : ce n’est pas ma faute. « Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » La réponse n’est pas une reconnaissance de son propre péché, mais l’accusation immédiate : La femme… c’est elle. Et toi femme, « Qu’as-tu fait là ? Le serpent m’a trompée. » Il n’y a pas une reconnaissance de sa propre faute, de la responsabilité personnelle, mais nous nous renvoyons la balle : de toute façon, les autres font pareil ; c’est elle le vrai problème ; c’est lui qui a commencé. Pourquoi le chemin du pardon est-il tellement difficile ? Parce que c’est toujours l’autre qui doit commencer la démarche. Cependant, la voie du pardon et du retour à Dieu est ouverte à la fin du récit par l’annonce d’un descendant de la femme qui écrasera la tête de cette logique, devenant lui-même, le seul innocent, péché pour nos péchés : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. » (2 Co 5, 21)

3. Notre insensibilité au mal nous rend aussi insensibles au bien et à la présence de Dieu dans le monde. Les scribes et les gens de sa parenté voient les œuvres que Jésus accomplit, mais leur cœur aveugle ne peut pas les accepter. Il faut trouver une raison pour accuser même les bonnes œuvres : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons », « Il a perdu la tête ». Le miracle évident ne suffit pas, l’homme est capable de nier l’évidence. Le miracle se produit quand l’homme reconnaît le signe, reconnaît la sainteté de Dieu et sa pauvre misère : Seigneur, je ne suis pas digne, mais dis seulement une parole. Seigneur, dis seulement une parole, je ferai ta volonté. « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, prends-pitié de moi qui suis un pauvre pécheur, un pauvre pécheur pardonné. Le pauvre pécheur est grand, parce qu’il est relevé par le regard de miséricorde de son maître qui ose même l’appeler « mon fils ». Tu renverses les puissants de leurs trônes, tu élèves les humbles. « Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. » (Ps 50, 5.11.12) Que la reconnaissance de ta sainteté, Seigneur, me fasse comprendre combien j’ai besoin de toi.

 

Résolution

Prier lentement le « Je confesse » en méditant les paroles que nous disons au début de chaque célébration eucharistique.

 

P. Roger Villegas, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

« Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. »

Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les fonctionnaires de la religion attaque Jésus par une accusation terrible : il aurait partie lié avec Béelzeboul, le chef des démons. Jésus invite ses disciples à prendre conscience des liens profonds qui les unissent à lui-même. Ils partagent avec lui la vie la plus précieuse, ils sont entrés dans son intimité, au point qu’il leur révèle ses secrets divins. Ils sont sa famille, celle qui est constituée de ceux avec qui il vit, ceux qui écoutent sa Parole. La véritable grandeur de Jésus réside dans son accomplissement de la volonté de Dieu. Ces quelques mots nous plongent de façon étonnante au tréfonds du Cœur de Jésus. Il a un cœur universel, aux dimensions du monde, ouvert à toute l’humanité, sans exception. Il se sent le frère de toute personne qui fait la « volonté de Dieu. » Cette famille ne connaît pas de limites.

Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; C’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Jésus déconstruit l’accusation des scribes descendus de Jérusalem : le chef des démons ne peut pas se combattre lui-même. Par contre Jésus est en capacité d’entrer dans la maison du fort, de le lier, et de piller sa maison, libérant l’esprit des gens. Pour que Dieu soit le maître en nous, il lui faut avoir ligoté ce qui peut nous déborder et nous empêcher de suivre l’Esprit Saint. Cette parole nous donne de regarder le combat de Jésus qui nous délivre. Nous pouvons alors nous rendre compte que notre propre combat spirituel est situé dans le combat de Jésus. Comme Jésus est vainqueur, déjà nous sommes vainqueurs. Jésus fait une annonce très importante. Marie est doublement sa Mère ! Non seulement elle lui a donné son sang et son lait, mais elle est l’humble servante de Dieu.

« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Jésus nous introduit dans l’universalisme de son cœur. Ce que Dieu veut, c’est le véritable amour. Cet universalisme rejoint tout homme, toute femme quelque soit sa religion. Nous sommes tous ses frères et sœurs en aimant vraiment. Nous sommes appelés à être unis au Saint Esprit et à écouter les inspirations qu’il met en notre cœur. Notre but est de trouver la volonté de Dieu et de la suivre en ce qu’il nous demande. La sainteté ne vient pas de ce que nous faisons, mais de l’amour avec lequel nous faisons ce que Dieu veut de nous. Nous ressentons une telle joie  en entendant Jésus nous dire que nous pouvons faire partie de ses proches, comme de sa propre mère. Jésus, guide-nous toujours à rechercher ta volonté. Ne me permets pas que nous imposions notre volonté dans tous nos combats.

 

Nous demandons la grâce de contempler Jésus dans le combat qu’il mène pour nous sauver. Soumis à l’épreuve, Il est victorieux de toute épreuve et nous entraîne dans la victoire de son amour pour accomplir la volonté de notre Père.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

Le péché contre l'Esprit Saint

 


      Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...


      Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu'il soit — et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape Encyclique « Dominum et vivificantem », § 46 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

 

 

 

 

http://levangileauquotidien.org

 






Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

 

 

Posté

Posté par cidh2050 à 12:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Evangile et homélie du Sam 02 Juin 2018. Les grands prêtres, ... lui demandaient: par quelle autorité fais-tu cela ?



Nous sommes au samedi de la 8e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Sts Pothin, Blandine et 46 compagnons, martyrs († 177)


Lectures de la messe

Première lecture (Jude 17.20b-25)

Lecture de la lettre de saint Jude apôtre

Bien-aimés,
souvenez-vous des paroles dites à l’avance
par les Apôtres de notre Seigneur Jésus Christ.
    Construisez votre vie sur votre foi très sainte,
priez dans l’Esprit Saint,
    gardez-vous dans l’amour de Dieu,
attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ
en vue de la vie éternelle.
    Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié ;
    d’autres, sauvez-les en les arrachant au feu ;
d’autres enfin, prenez-les aussi en pitié,
mais avec crainte,
en détestant jusqu’au vêtement souillé par leur chair.

    À Celui qui peut vous préserver de la chute
et vous faire tenir debout,
irréprochables et pleins d’allégresse,
en présence de sa gloire,
    au Dieu unique, notre Sauveur,
par notre Seigneur Jésus Christ,
gloire, majesté, souveraineté, pouvoir,
avant tous les siècles,
maintenant et pour tous les siècles. Amen.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6

Dieu, tu es mon Dieu,
     je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.


Évangile (Mc 11, 27-33)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem.
Et comme Jésus allait et venait dans le Temple,
les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
    Ils lui demandaient :
« Par quelle autorité fais-tu cela ?
Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »
    Jésus leur dit :
« Je vais vous poser une seule question.
Répondez-moi,
et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
    Le baptême de Jean
venait-il du ciel ou des hommes ?
Répondez-moi. »
    Ils se faisaient entre eux ce raisonnement :
« Si nous disons : “Du ciel”,
il va dire :
“Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
     Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? »
Ils avaient peur de la foule,
car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
    Ils répondent donc à Jésus :
« Nous ne savons pas ! »
Alors Jésus leur dit :
« Moi, je ne vous dis pas non plus
par quelle autorité je fais cela. »

 

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

L’événement pour lequel Jésus est sommé de se justifier, est la purification du Temple, que nous avons interprété à la lumière de l’épisode du    figuier desséché. Sans que ce soit dit explicitement, mais par la seule nomination des interlocuteurs du Seigneur, l’interrogatoire prend des allures de procès : « les chefs des prêtres, les    scribes et les anciens », c'est-à-dire une délégation du Grand Conseil, celui-là même qui condamnera Jésus. Leur question semble sincère : « Agis-tu par toi-même, et dans ce cas, comment    justifies-tu une telle autorité ? Ou si tu agis au nom d’un autre, qui est-il donc celui-là ? » 

Dans le plus pur style rabbinique, le Seigneur répond par une contre-question qui achemine les interrogateurs vers la solution de leur demande,    tout en dévoilant au passage leurs intentions profondes. Jésus déplace le débat de l’événement du Temple vers le Baptiste : lorsque Jean exhortait les hommes à purifier leurs cœurs, exerçait-il    ce ministère en son nom propre ou sur l’ordre de Dieu ? On pressent la logique : le Temple n’est-il pas le « cœur » du peuple saint ? Lorsque Jésus chasse les vendeurs du Temple, son action se    situe donc dans le prolongement direct de celle du Baptiste et procède de la même autorité. Aussi la prise de position par rapport au Précurseur devrait-elle déterminer l’attitude face au    Christ.

 

Les Juifs ont bien perçu le cheminement auquel le Seigneur les invite ; mais le raisonnement intérieur auquel ils se livrent nous fait percevoir    la malice de leur démarche. Loin de chercher la vérité, ils ne cherchent qu’à discréditer Jésus devant la foule, afin de consolider leur propre autorité, menacée par le Rabbi de Nazareth. Pris à    leur propre piège par plus fort qu’eux, ils tâchent en vain de s’en sortir sans perdre la face. Car pour faire bonne figure devant le peuple, ils devraient reconnaître la mission divine du    Baptiste ; mais alors ils devraient logiquement se soumettre à l’autorité de celui que le Précurseur avait désigné. Par contre s’ils ne reconnaissent pas Jean comme un prophète, ils risquent de    se faire conspuer par la foule qui tenait le Baptiste en haute estime. 

 

 

 

 

 

Leur réponse évasive résonne comme un aveu d’ignorance, qui n’est pas à l’honneur de ceux qui sont supposés diriger le peuple sur le chemin de    la vérité. Mais ils n’avaient pas d’autre échappatoire s’ils voulaient éviter de reconnaître publiquement celui qu’ils avaient déjà décidé d’éliminer. Devant leur refus de faire la vérité en eux-mêmes, Jésus aussi s’esquive : il ne dira pas « de quelle autorité » il a chassé les vendeurs du    Temple, puisque ses interlocuteurs ont fait la preuve qu’ils ne veulent pas entendre. En mettant son autorité en relation avec celle de Jean Baptiste, Jésus fait également allusion à l’issue probable de son ministère prophétique :    l’épreuve, voire le martyr, est le sort commun des vrais serviteurs de Dieu, dont la parole et le comportement sont un démenti des compromissions consenties par ceux qui, sous des aspects    religieux, ne cherchent que leur propre gloire.

 

Louange à toi, Lumière du monde, qui par ta Parole, viens débusquer en nous le vieil homme avec ses agissements tortueux ;    celui qui s’inquiète bien plus de sa propre réputation que de la fidélité à l’Alliance, en se disant que l’Eternel est loin et que la vie est longue. Pauvre de nous : ce soir le Seigneur reprend    notre souffle, et notre vaine gloire descendra avec nous dans la tombe ! Heureux celui qui prend au sérieux l’appel de Dieu et choisit de vivre dès à présent en citoyen du Royaume : la mort ne le    surprendra pas, mais lui permettra tout au contraire d’accéder pleinement, là où son désir l’avait déjà introduit en espérance.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


«Par quelle autorité fais-tu cela?»

 

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous demande de songer à l'intention avec laquelle nous allons trouver Jésus. Il y a ceux qui y vont sans foi, sans reconnaître son autorité: «les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: ‘Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?’» (Mc 11,27-28).

 


Si nous ne parlons pas à Dieu dans nos prières, nous n'aurons pas la foi. Mais, comme le dit saint Grégoire le Grand, «lorsque nous insistons avec véhémence dans la prière, Dieu s'arrête dans notre cœur et nous recouvrons la vue perdue». Si notre disposition est bonne, même si nous nous trompons, en voyant que l'autre a raison, nous accueillerons ses paroles. Si notre intention est bonne, même si nous traînons le poids du péché, quand nous prierons, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui, en Lui demandant pardon de tout notre cœur moyennant le sacrement de la pénitence.


Foi et prière vont de pair. Saint Augustin nous dit que «si la foi s'éteint, la prière cesse elle-même d'exister. Croyons donc pour assurer le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi». Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus, nous découvrirons qui Il est et nous comprendrons quand Il nous demande: «Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?» (Mc 11,30). Par la foi, nous savons qu'il venait du ciel, et que son autorité Lui vient aussi de son Père, qui est Dieu, et de Lui même, car Il est la deuxième Personne de la Sainte Trinité.


Parce que nous savons que Jésus est l'unique sauveur du monde, nous nous adressons à Marie qui est aussi notre Mère, pour accueillir la parole et la vie de Jésus, avec bonne intention et bonne volonté, et pour avoir la paix et la joie des enfants de Dieu.

Abbé Antoni BALLESTER i Díaz     (Camarasa, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


Prière

 

 

Jésus, me voici entièrement à ton écoute pendant ce moment de prière, viens illuminer mon intelligence, réchauffer mon cœur, sanctifier mon âme. 

Demande

Fais que je n’élude pas les questions fondamentales de ma vie, mais que je sache les affronter et me laisser questionner.

Réflexion

1. La réponse des grands prêtres à Jésus est une échappatoire : « Nous ne savons pas ! » Souvent nous sommes tentés par ce genre de réponse capitularde face aux questions profondes de notre vie : Dieu existe-t-il ? La souffrance a-t-elle un sens ? Dois-je m’engager, servir, changer une habitude ? Devrais-je être honnête jusqu’au bout ? etc. L’agnosticisme, sous couvert d’humilité, est la position confortable d’un esprit qui, doutant de tout, n’a plus que soi-même comme point de référence. Dans l’Évangile, Jésus provoque les grands prêtres en leur posant une question. Dieu ne donne pas toujours les réponses, parfois il se contente de poser des questions. Ce n’est pas pour nous laisser dans le flou, mais c’est parce qu’il nous a fait le don de l’intelligence pour que nous osions l’utiliser et reconnaître Dieu comme notre créateur.

2. Il existe aussi un agnosticisme pratique, une manière d’esquiver Dieu, non pas dans la théorie mais dans la vie de tous les jours. On l’appelle parfois activisme. Au lieu d’avoir les yeux fixés sur l’essentiel, on se concentre sur les choses passagères auxquelles on finit par dédier notre vie au dépend de Dieu, de notre prochain, de nos responsabilités. Pour l’un c’est le travail, pour l’autre le commérage, les jeux vidéo, le shopping ou le sport… Ce sont alors ces choses-là, souvent bonnes mais secondaires, qui finissent par être l’autorité de notre vie dont parle l’Évangile d’aujourd’hui.

3. Jésus possède-t-il une autorité sur ma vie ? Dieu, de fait, est tout-puissant, il peut tout faire. Ce qui discrédite la personne de Jésus aux yeux des grands prêtres c’est que ce soi-disant envoyé de Dieu n’impose pas son autorité mais vient discrètement frapper au cœur des croyants. D’où la question « Par quelle autorité fais-tu cela ? » Jésus aujourd’hui me renvoie la question et me demande : acceptes-tu mon autorité ? Cette question s’adresse à l’intelligence et au cœur, notre réponse à Jésus s’exprime aussi bien dans la profession de foi que dans la profession des œuvres. Demandons au Seigneur la grâce de ne pas éluder la question de sa présence dans nos vies, de ne pas nous laisser distraire, mais, chaque jour, de faire le choix de demeurer en son amour.

Dialogue avec le Christ

Jésus, viens en mon cœur et transforme-moi. Interroge-moi, provoque-moi. Viens fortifier mon cœur qui a si peur d’être transformé et remis en question. Donne-moi plutôt la grâce d’avoir peur de ne plus savoir être remis en question par ta Parole.

Résolution

Prendre quelques secondes pour confier mes activités à Dieu au cours de la journée, pour lui redonner la première place dans toutes mes occupations.

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu’il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui et il lui disaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ?

ou qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » L’intention de ceux qui vont trouver Jésus n’est pas de découvrir la foi. Les grands prêtres et les chefs du peuple ne veulent pas reconnaître Jésus. Leur décision de le supprimer est arrêtée dans leur cœur, mais ils veulent sauver la face aux yeux des hommes. Si notre cœur n’est pas dans un climat de recherche et de prière, c’est peine perdue. Si notre disposition est bonne, si notre intention est bonne, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui. Or nous sommes dans le combat entre l’autorité religieuse et Jésus qui a chassé les vendeurs du temple. C’est insupportable pour eux. « Qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus est le Fils du Père, et il lui ressemble, il vient de lui, et il lui est semblable, il accomplit les mêmes œuvres que lui. Il rend témoignage que ce ne sont pas ses propres œuvres, mais celles de son Père. Mais comment ces hommes auraient-ils pu reconnaître en lui le Fils de Dieu, dans le mystère de ce corps qu’il avait assumé, dans cet homme né de Marie ? Nous contemplons Jésus dans le combat spirituel qui nous donne la vie. Nous découvrons sa bienveillance et son écoute ! Il veut entrainer ses contradicteurs plus loin dans la vérité !

Jésus leur dit : « Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus en vérité, nous découvrons qui Il est, et nous comprenons, quand Il nous demande : « Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Si l’humilité de Jésus semble un obstacle pour croire en sa parole, il nous demande au moins de croire en ses œuvres. Foi et prière vont de pair. Si la foi s’éteint, la prière cesse elle-même d’exister. Par la foi, nous savons que Jésus vient du ciel, et que son autorité lui vient aussi de son Père, qui est Dieu. Chacun de nous est confronté à des exigences d’écoute et d’accueil. Nous croyons, pour être exaucés dans nos prières, et nous prions pour que notre foi grandisse. La foi produit la prière, et la prière affermit notre foi. Nous pouvons rencontrer des attitudes critiques difficiles à supporter, « l’adversité » peut chercher des « adeptes » qui vont critiquer ensemble, et l’obscurité peut aller jusqu’à la destruction de la communauté. Nous reconnaissons humblement que cette attitude de mort nous habite ! Il nous faut rejeter cette attitude de destruction qui nous menace et entrer dans la louange.

« Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : « Si nous disons : « Du Ciel », il dira : « Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Mais allons-nous dire : « Des hommes ? » Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète. Et ils font à Jésus cette réponse : « Nous ne savons pas. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. » Il nous faut toujours revenir à la source de la Vie, alors l’action de grâce nourrit notre foi, et nous mettons notre espérance dans les pauvres. Dieu réalise d’autant mieux son œuvre que nous sommes des serviteurs inutiles. Nous nous adressons à Marie qui est notre Mère pour accueillir la parole et la vie de Jésus avec une bonne intention et une bonne volonté. Ainsi, nous obtenons la paix et la joie des enfants de Dieu. La parole de Dieu nous resitue et nous réconforte dans notre mission. Au service du Christ Jésus, nous avons confiance que l’Esprit Saint bâtit la communauté. Nous pourrions croire que nos différences sont un obstacle, qu’elle vont nous « auto détruire, » c’est véritablement le contraire, car la différence de ses membres fait la beauté de la communauté. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent les maçons ! »  Cette humilité nous remet dans la joie, nous rendons grâce à Dieu.

 

Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à demeurer dans l’action de grâce. »

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)

 

      « Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)... Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment... Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ? Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué. Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...

 


      Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir. Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà. Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...


      Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite... Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas. Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles : « Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11). Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court. Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci. La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

 

 

 

http://levangileauquotidien.org






Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  

 

Posté par cidh2050 à 10:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Evangile et Homélie du 29 Mai 2018. Pierre se mit à dire à Jésus :Voici que nous avons tout quitté pour te suivre

Nous sommes le  mardi de la 8e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Ste Urszula Ledóchowska, vierge et fond. (1865-1939),  Bse Elia de san Clemente, carmélite (1901-1927)


Lectures de la messe

Première lecture (1 P 1, 10-16)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
    sur le salut, les prophètes ont fait porter
leurs interrogations et leurs recherches,
eux qui ont prophétisé
pour annoncer la grâce qui vous est destinée.
    Ils cherchaient quel temps et quelles circonstances
voulait indiquer l’Esprit du Christ, présent en eux,
quand il attestait par avance les souffrances du Christ
et la gloire qui s’ensuivrait.
    Il leur fut révélé
que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous,
qu’ils étaient au service de ce message,
annoncé maintenant par ceux qui vous ont évangélisés
dans l’Esprit Saint envoyé du ciel ;
même des anges désirent se pencher
pour scruter ce message.
    C’est pourquoi, après avoir disposé votre intelligence pour le service,
restez sobres,
mettez toute votre espérance
dans la grâce que vous apporte la révélation de Jésus Christ.
    Comme des enfants qui obéissent,
cessez de vous conformer aux convoitises d’autrefois,
quand vous étiez dans l’ignorance,
    mais, à l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés,
devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,
    puisqu’il est écrit :
Vous serez saints, car moi, je suis saint.

            – Parole du Seigneur.


Psaume 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

 

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !


Évangile (Mc 10, 28-31)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

 

En ce temps-là,
    Pierre se mit à dire à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté
pour te suivre. »
    Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
nul n’aura quitté,
à cause de moi et de l’Évangile,
une maison, des frères, des sœurs,
une mère, un père, des enfants ou une terre
    sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :
maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,
avec des persécutions,
et, dans le monde à venir,
la vie éternelle.
    Beaucoup de premiers seront derniers,
et les derniers seront les premiers. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Face à l’exigence d’abandonner tous ses biens pour recevoir en partage la vie éternelle, le jeune homme riche vient de s’en aller. Pierre se    tourne alors vers Jésus : « Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t’avons suivi ». Autrement dit : ‘Seigneur, pour nous, la vie éternelle est assurée puisque nous avons renoncé à tout ce    que nous possédions pour te suivre !’

Il est vrai que pour s’engager à la suite de Jésus les premiers disciples ont consenti à un véritable détachement d’avec leur milieu familial et    professionnel. Mais, la vie éternelle est un don, une grâce. Pour l’obtenir, il ne s’agit donc pas d’accomplir des choses extraordinaires mais de recevoir et d’accepter tout ce qui est    donné.

Jésus le montre bien lorsqu’en réponse au détachement, il promet de donner exactement les mêmes choses et, qui plus est, au centuple : « En    vérité, je vous le dis, nul n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’évangile, qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps    présent, en maison, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle ».

S’agirait-il de laisser tout ce que nous possédons, les personnes qui nous sont les plus chères, pour les recevoir du Seigneur dans le cadre de    nouvelles relations, transformées par sa grâce ? En fait, ce qui nous prive de la vie éternelle ce ne sont pas tant nos biens que les relations que nous entretenons à leur égard. Trop souvent,    nous croyons qu’ils sont le fruit de notre seul mérite et que nous avons des droits sur eux alors qu’ils sont d’abord et avant tout un don de Dieu.

Entrer dans un tel détachement « à cause de Jésus et de l’évangile » ne pourra être perçu que comme une provocation par un monde trop lié à    lui-même, trop replié sur lui-même. Sa réaction ? La persécution qui pour Jésus n’est pas de l’ordre de la possibilité mais bien de la réalité. La persécution nous permettra de vérifier notre    fidélité dans notre marche à la suite du Christ. Dans ce contexte, elle ne se présentera pas comme un obstacle mais comme le lieu où nous pourrons éprouver de façon anticipée la puissance    transformante de la Résurrection qui nous donne part à la vie même de Dieu.

Suivre Jésus, provoque un renversement des valeurs qui conduit au détachement du monde et débouche sur des persécutions. Mais cela donne aussi    d’entrer dès ici-bas dans le Royaume de Dieu dont on ne s’empare pas à la force du poignet. Les derniers mots de Jésus dans notre péricope le rappellent comme pour insister : « Beaucoup de    premiers seront derniers et les derniers seront premiers ».

Seigneur, ne permets pas que l’héritage que tu    nous réserves nous échappe à cause d’un attachement désordonné aux biens de ce monde qui passe ou par la peur des épreuves destinées à purifier notre foi. Mais accorde-nous, tout au long de notre    route ici-bas, de garder les yeux fixés sur toi qui est à l’origine et au terme de notre foi, afin de te saisir, toi l’objet de la promesse, comme nous avons nous-mêmes été saisi par toi (cf. Ph    3, 12-14).

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple, et, dans le monde à venir, la vie éternelle»

Aujourd'hui, comme ce maître qui allait chaque matin au village afin de recruter la main d'œuvre pour travailler dans sa vigne, le Seigneur cherche des disciples, des gens qui le suivent, des amis. Son appel est universel. Il s'agit d'une offre fascinante! Le Seigneur met en nous sa confiance. Mais il pose une condition pour être son disciple, condition qui peut nous décourager: il faut quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants, ou une terre» «à cause de moi et de l'Évangile» (Mc 10,29).

 Et il n'y a pas de contreprestation? Il n'y aura pas de récompense? Ceci nous donnera-t-il quelque type de bénéfice? Pierre, au nom des Apôtres, rappelle au Maître: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre» (Mc 10,28). C'est sa façon de lui demander: que tirerons-nous de tout cela?
La promesse du Seigneur est généreuse: «En ce temps déjà, le centuple (…) et, dans le monde à venir, la vie éternelle» (Mc 10,30). Personne ne peut surpasser cette générosité. Mais il ajoute: «Avec des persécutions». Jésus est réaliste et ne veut pas nous tromper. Être son disciple, si nous le sommes à part entière, implique difficultés et problèmes. Mais Jésus considère les persécutions et les difficultés comme une récompense, dans la mesure où elles nous aident à grandir, si nous savons les accepter comme une occasion de grandir en maturité et en responsabilité. Tout ce qui est occasion de sacrifice nous rend semblable à Jésus-Christ qui nous sauve à travers sa mort sur la Croix.


Nous sommes toujours à temps de faire rétrospective sur notre vie et de nous rapprocher de Jésus-Christ. Ce temps nous permet —à travers la prière et les sacrements— d'examiner si parmi les disciples qu'Il cherche nous nous y trouvons, et nous verrons également quelle devrait être notre réponse à cet appel. Parmi certaines réponses radicales (comme celle des Apôtres) il en existe bien d'autres. Pour plusieurs, quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père…» signifiera laisser tout ce qui nous empêche de vivre avec intensité l'amitié avec Jésus-Christ et, conséquemment, agir comme ses témoins devant le monde. Et ceci ne te paraît-il pas urgent?

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga     (Sabadell, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

 

Ô Jésus, je crois que tu m’appelles à te suivre : aimer Dieu par-dessus toute chose pour lui-même, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu. Je comprends que la charité ne cherche pas son propre intérêt, néanmoins mon intérêt n’est-il pas d’obéir à l’appel de Dieu de l’aimer ? Notre Père, qui a tant aimé le monde, aurait-il envoyé son Fils unique sans aucun but, aucun intérêt ? Pourquoi es-tu là sur ma route ? Le Chemin ! Voilà, j’espère que mon amour chrétien à ta suite ne sera pas stérile ! Abraham, notre père dans la foi, n’a-t-il pas dit à ton Père : « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? Je m’en vais sans enfant ! » (Gn 15, 2) ? Toi, ne veux-tu pas être engendré en moi, dans le « seul cœur » (Ac 4, 32) qui serait partagé avec tous ceux qui croiront que tu m’as envoyé parce que je t’ai suivi ? « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. » (Jn 1, 12) À quoi sert-il de tout quitter dans ce monde à cause de toi et de l’Évangile – si cela me mettait hors communion avec le Ciel ! J’embrasse volontiers ta promesse d’un centuple si je quitte maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres à partir de ce monde et si je meure de ton amour ! 

 

 

 

Demande

La grâce de vivre de l’Amour.

 

Réflexion

Il nous est possible de nous approcher de cet Évangile en méditant sur le caractère de la charité chrétienne définie ainsi par le Catéchisme de l’Église catholique : « La charité est la vertu théologale par laquelle nous aimons Dieu par-dessus toute chose pour Lui-même, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu » (CEC 1822), qualifiée ainsi par saint Paul, « L’amour (…) ne cherche pas son intérêt ; (…) il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. » (1Cor 13, 4-7) En effet, Jésus, face à l’audace de Simon fils de Jean, « Pierre », d’attester l’acte par lequel lui et les autres disciples ont consacré leurs vies à son chemin d’amour, va faire une promesse à l’intérêt de nos vertus théologales.

1. « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

Pierre parle avec audace devant le Maître, le Christ. Pouvons-nous croire l’affirmation assez absolue de cet homme qui enseigne sur le dévouement, le détachement des disciples de l’entourage de Jésus ? Ne sera-t-il pas l’homme qui ne saura pas suivre Jésus dans son martyr le Vendredi Saint, qui niera sa relation avec le Messie, n’étant pas prêt à quitter définitivement cette vie terrestre pour l’amour de Dieu et du prochain ? Néanmoins, quelque part, ce « Pierre » est digne de notre foi, de la foi du Christ qui l’a béni, « moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » (Mt 16, 18) Simon fils de Jean parle avec candeur, « innocent » dans la proclamation de leur « pureté d’intention », – l’amour qui ne cherche pas son intérêt –, parce qu’il a déjà émis l’affirmation contraire à la présence du Christ : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » (Lc 5, 8), ce qui l’a sollicité, contre lui-même, d’entreprendre ce chemin de charité chrétienne quand Jésus lui a répondu : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » (Lc 5, 10) Effectivement, ce jour-là, lui, son frère André, Jean et Jacques ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. Philippe a fait de même le jour où Jésus lui a dit : « Suis-moi » (Jn 1, 43) Son ami Nathanaël aussi, dès que le Fils de Dieu, le Roi d’Israël, a voulu le reconnaître, l’établir, dans la pureté d’intention : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » (Jn 1, 47). En fait, les impuretés des débutants n’empêchent pas ce Médecin divin d’appeler à sa suite les cœurs attachés à ce monde en les guérissant, parce qu’il cherche à engendrer en eux la miséricorde, non le sacrifice. Par exemple, absorbé par l’argent à son bureau de collecteur d’impôts, – entouré à table par ses amis pécheurs –, Jésus n’a pas hésité non plus à appeler Matthieu, « Suis-moi » (Mt 9, 9), lui qui se leva et le suivit. Quoique loin d’accomplir l’idéal chrétien, « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48), Jésus ne veut pas, ne va pas, contredire ce témoignage de Pierre : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

2. « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

Voici la promesse par laquelle Jésus répond à l’affirmation sincère de Pierre que, suivre le Christ, « ça coûte cher ! » Mais, si la charité chrétienne ne cherche pas son propre intérêt, y a-t-il de la place pour se souvenir de ce que l’on a quitté pour l’amour de Dieu et du prochain, même si le « sacrifice » a été héroïque ? Et si Pierre avait réussi à vraiment donner sa vie en martyr le Vendredi Saint ? Dans le même hymne où saint Paul donne un incomparable tableau de la charité, il reconnaît l’insuffisance des simples actes matériels : « J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. » (1 Cor 13, 3) En effet, le Sauveur du monde cherche l’amour de nos cœurs, pas le renoncement aux biens qui sont déjà à lui en tant que Créateur de l’univers. Jésus cherche l’amour, non le sacrifice. Néanmoins, cela ne veut pas dire que la renonciation de ses disciples, – leur obéissance dans la foi à l’appel de l’Amour divin –, n’ait aucun mérite. Au contraire, leur dépouillement ressemble au sien. Si les personnes consacrées de l’Église renonce au mariage et à des biens terrestres, c’est pour participer au mariage mystique du Christ-Époux avec l’Église, son Épouse, en bénéficiant des biens de son Royaume : « En lui, vous avez reçu une circoncision qui n’est pas celle que pratiquent les hommes, mais celle qui réalise l’entier dépouillement de votre corps de chair ; telle est la circoncision qui vient du Christ ; dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. » (Col 2, 11-12)

Jésus promet qu’un tel abandon, « à cause de moi et de l’Évangile », méritera « en ce temps déjà, le centuple ». Mais, s’il est vrai que Jésus cherche la miséricorde, non le sacrifice, – « l’amour ne cherche pas son intérêt » –, pourquoi le Christ veut-il reconnaître ainsi « le sacrifice » de notre vocation, en nous assurant un bénéfice si plein « d’intérêt » ? La miséricorde de Jésus n’est pas stérile. Le mariage entre le Christ et l’Église n’est pas stérile : la grâce est là pour engendrer des enfants, pour tisser la communion parmi les membres de la famille de Dieu dont les personnes consacrées en sont le signe eschatologique. Si le renoncement des amours humains implique le renoncement des espérances humaines, néanmoins l’amour théologal ne stérilise pas l’espérance théologale : cette « espérance contre l’espérance » (cf. Rm 4, 18) sera finalement très fertile, la vertu qui donne la force de persévérer dans l’obéissance dans la foi qui nous purifie de nos péchés et nous engendre à Notre Père dans son Fils unique : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils ! »(Gn 22, 8)

 

Dialogue avec le Christ

« J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m'attacher à son temple (…) Je chanterai, je fêterai le Seigneur (…) Mon cœur m'a redit ta parole : "Cherchez ma face." (…) Mon père et ma mère m'abandonnent ; le Seigneur me reçoit. Enseigne-moi ton chemin, Seigneur, conduis-moi par des routes sûres (…) j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. "Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur." » (Ps 26)

 

Résolution

Renoncer à moi-même en renonçant à quelque chose pour l’amour de mon prochain, pour mon amour de Dieu.

Père Shane Lambert, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

info document - JPEG - 133.1 ko

 

Jésus avait posé le regard sur cet homme qui voulait savoir comment obtenir la vie éternelle, il lui avait manifesté son amour. Ce regard de Jésus a impressionné les disciples. Devant ce regard rempli de tendresse, ils s’attendaient à ce que cet homme éprouve le même amour pour lui et lui renvoie ce même regard d’amour. Ils ont été témoins, au contraire, de la tristesse qui s’est emparée du cœur de cet homme qui s’est enfui. La proposition de Jésus de vendre tout ses biens lui a fait peur. Les disciples stupéfaits disent à Jésus : « Qui peut entrer dans le royaume ? » Pour les hommes c’est impossible répondit Jésus, mais pas pour Dieu. Comment alors suivre cet appel séduisant et l’exigence de tout perdre ? Pierre déclare à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Il faut que Pierre comprenne ce que Jésus veut nous dire, à quoi il nous appelle. Jésus nous appelle à un « donner tout » pour se libérer et pour ainsi entrer dans un « recevoir » du Royaume. C’est dans ce mouvement que nous recevons bien au delà de ce nous donnons. Le propos de Jésus s’applique à ce que nous vivons, il nous donne de répondre vraiment à son appel en nous parlant de la pauvreté. Nous sommes devant une  promesse, un appel annoncé par cet événement, ou Jésus est attirant, porteur d’une belle promesse de vie.

 

Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Les deux listes de Jésus sont quasi identiques, cependant, dans la deuxième, le père n’est plus énoncé, car nous n’avons qu’un seul Père. Si nous nous défaisons de tout, c’est pour aller vers notre « être » qui ne se prend plus sur la base d’un « avoir, » mais sur celui d’un « être avec, » d’un « être pour, » d’un « être qui se lance » vers le Père, à la suite de Jésus. Vous allez recevoir en ce temps déjà le centuple dit Jésus, c’est une abondance d’Amour qui est annoncée là. L’Esprit- Saint met alors une vie nouvelle dans notre cœur, une Vie divine. Jésus ajoute : « Avec des persécutions. » Les persécutions viendront de l’extérieur mais aussi de l’intérieur. Cette vie toute nouvelle est celle que Marie a vécu avec Jésus au milieu de nous. L’Amour unique du cœur de Jésus et du cœur de Marie nous invite à demeurer dans l’Esprit-Saint pour vivre du mystère de vie divine annoncée par les prophètes. Jésus veut pour nous une relation d’Amour avec Lui, dans la vérité et la lumière de l’Amour. Mais que de résistances au plus profond de nos entrailles avant que nous ne nous laissions mouvoir par l’Esprit-Saint.

 

Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. C’est un changement de perspective qui repose sur un autre fondement, que nous allons réaliser qui est celui de l’être avec, et non pas de l’avoir. Cela nous change radicalement, c’est comme une nouvelle naissance. Cette nouvelle naissance nous inscrit dans une nouvelle famille engendrée par une Parole divine vivante. Dès lors, ce que nous avons, nous reconnaissons que nous le recevons. Nous découvrons, dés alors que nous vivons tournés vers une promesse, celle d’être avec Jésus en mouvement vers le Père qui nous appelle. La réalité de l’Amour qui est reçu comme un don, nous donne une nouvelle identité, elle nous fait entrer dans la fraternité universelle. Nous ne sommes plus comme avant avec les autres, nous faisons partie d’une famille qui est irriguée par la Vie éternelle. Cela nous introduit en contradiction possible avec les autres qui sont toujours du « monde, » et qui restent sur leur base. Cette contradiction peut entrainer des persécutions que nous supportons pour que la Bonne Nouvelle de Jésus avance. C’est le bonheur que Jésus promet, ce n’est pas le bonheur de la terre, mais celui du ciel qui est déjà sur la terre. Nous sommes mus par l’Esprit-Saint, et nous voulons laisser l’Esprit-Saint accomplir les merveilles de Dieu.

 

Nous demandons la grâce de choisir le bonheur qui vient de Dieu.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Tout quitter pour le suivre

      Les richesses, qu'elles soient matérielles ou spirituelles, peuvent nous asphyxier si on n'en a pas un juste usage. Car Dieu lui-même ne peut rien placer dans un cœur déjà plein à craquer. Un jour ou l'autre, inévitablement, il en ressort un appétit d'argent et une avidité de tout ce que l'argent peut procurer — la recherche du superflu, du luxe pour ce qui est de se nourrir, se vêtir ou s'amuser. Les besoins vont alors croissant, une chose appelant l'autre. Mais au terme on trouve un sentiment incontrôlable d'insatisfaction. Demeurons aussi vides que possible afin que Dieu puisse nous remplir.

 

 


      Notre Seigneur en est un vivant exemple : dès le premier jour de son existence humaine, il a connu une pauvreté dont aucun être humain ne fera jamais l'expérience car, « étant riche, il se rendit lui-même pauvre » (2Co 8,9). Le Christ s'est vidé lui-même de toute sa richesse. C'est là que surgit la contradiction : si je veux être pauvre comme le Christ qui est devenu pauvre alors qu'il était riche, que dois-je faire ? Ce serait une honte pour nous d'être plus riches que Jésus qui à cause de nous a enduré la pauvreté.

      Sur la croix, le Christ a été privé de tout. La croix elle-même lui avait été donnée par Pilate ; les clous et la couronne, par les soldats. Il était nu. Quand il est mort, on l'a dépouillé de la croix, on lui a retiré les clous et la couronne. Il a été enveloppé dans un morceau de toile, donné par une âme charitable, et il a été enterré dans un tombeau qui ne lui appartenait pas. Et cela, alors que Jésus aurait pu mourir comme un roi ou même s'épargner la mort. Mais il a choisi la pauvreté car il savait que c'est le vrai moyen de posséder Dieu et d'apporter son amour sur la terre.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

No Greater Love, p. 95 (trad. Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 102 rev.)

 

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

   

 

 

 

 


   

 

 

Posté par cidh2050 à 18:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Evangile et homélie du Lundi 28 Mai 2014. Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, alos tu auras un trésor au ciel


Nous sommes le lundi de la 8e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Bx Luigi Biraghi, prêtre et fondateur (1801-1879),  St Germain, abbé puis évêque de Paris (v. 496 † 576)


Lectures de la messe

Première lecture (1 P 1, 3-9)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ :
dans sa grande miséricorde,
il nous a fait renaître pour une vivante espérance
grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,
    pour un héritage qui ne connaîtra
ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.
Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
    à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,
pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
    Aussi vous exultez de joie,
même s’il faut que vous soyez affligés,
pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
    elles vérifieront la valeur de votre foi
qui a bien plus de prix que l’or
– cet or voué à disparaître
et pourtant vérifié par le feu – ,
afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur
quand se révélera Jésus Christ.
    Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;
en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,
vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
    car vous allez obtenir le salut des âmes
qui est l’aboutissement de votre foi.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 110 (111), 1-2, 5-6, 9.10c

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.

Il apporte la délivrance à son peuple ;
son alliance est promulguée pour toujours :
saint et redoutable est son nom.
À jamais se maintiendra sa louange.


 

Évangile (Mc 10, 17-27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se mettait en route
quand un homme accourut
et, tombant à ses genoux, lui demanda :
« Bon Maître, que dois-je faire
pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
    Jésus lui dit :
« Pourquoi dire que je suis bon ?
Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
    Tu connais les commandements :
Ne commets pas de meurtre,
ne commets pas d’adultère,
ne commets pas de vol,
ne porte pas de faux témoignage,
ne fais de tort à personne,
honore ton père et ta mère. 
»

    L’homme répondit :
« Maître, tout cela, je l’ai observé
depuis ma jeunesse. »
    Jésus posa son regard sur lui,
et il l’aima.
Il lui dit :
« Une seule chose te manque :
va, vends ce que tu as
et donne-le aux pauvres ;
alors tu auras un trésor au ciel.
Puis viens, suis-moi. »
    Mais lui, à ces mots, devint sombre
et s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.

    Alors Jésus regarda autour de lui
et dit à ses disciples :
« Comme il sera difficile
à ceux qui possèdent des richesses
d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
    Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.
Jésus reprenant la parole leur dit :
« Mes enfants, comme il est difficile
d’entrer dans le royaume de Dieu !
    Il est plus facile à un chameau
de passer par le trou d’une aiguille
qu’à un riche
d’entrer dans le royaume de Dieu. »
    De plus en plus déconcertés,
les disciples se demandaient entre eux :
« Mais alors, qui peut être sauvé ? »
    Jésus les regarde et dit :
« Pour les hommes, c’est impossible,
mais pas pour Dieu ;
car tout est possible à Dieu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 


 

Homélie ou Méditation du jour

Jésus est en marche, il faut courir pour le rattraper. Le jeune homme s’avance et se prosterne, en signe d’adoration. Il sait que Jésus détient    la réponse aux questions qu’il porte. L’éducation de cet homme a été irréprochable, il a reçu la connaissance de la Loi de Dieu et la volonté de s’y conformer. En tous points, sa vie est    irréprochable. A force d’application, il s’est construit et il sait qu’il peut se présenter sans honte devant Dieu.  

Mais une chose lui manque. Il ne sait pas la nommer précisément, mais il a compris qu’il n’est pas encore entré dans la vraie vie : « que    dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ». La logique de son cœur apparaît dans la question : il veut recevoir la vie en héritage. Mais le Royaume n’est pas un bien, il est un don.    Il ne s’acquiert pas, il se reçoit. La vie de sainteté n’est pas uniquement la soumission à une liste de prescriptions, l’essentiel est ailleurs. Nous avons encore en mémoire la fin de l’évangile    de saint Jean : « Pierre, m’aimes-tu ? » demande Jésus. A son disciple qui croyait braver la mort par ses seules forces et qui a fait la cruelle expérience de ses limites, Jésus n’a demandé    que l’amour.

De même, Jésus est touché par la générosité de ce cœur qui s’ouvre à lui et qui a investi, en vain malheureusement, toute son énergie pour    plaire à Dieu. « Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer ». Le Seigneur, comme il l’a fait avec saint Pierre, invite son disciple à une relation personnelle, il lui ouvre les    chemins de l’amour.    

« Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ». Il nous faut lire cette demande jusqu’au bout Jésus ne    donne pas un précepte supplémentaire, il ne demande pas au jeune homme de vendre tout ses biens : ce serait un acte complètement vain. Jésus lui explique comment avoir un trésor dans le ciel. Car    là est l’impasse dans laquelle se trouve le jeune homme : son trésor est sur la terre, dans ses biens matériels. Il doit entrer dans une dimension nouvelle. En eux-mêmes, les biens matériels ne    sont pas un obstacle au Royaume. Ils le deviennent quand ils donnent l’illusion d’une plénitude. Pour recevoir la vie éternelle, il faut être en manque et attendre de Dieu seul qu’il nous    comble. 

« Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens ». Le jeune homme n’a pas pu renoncer. Il n’a    pas su s’ouvrir à Dieu ; le voici seul avec lui-même, « tout triste ». Il nous est facile de reconnaître l’état de notre propre cœur quand nous ne renonçons pas à nos sécurités, quand nous    n’avons pas l’audace de l’abandon à Dieu. Mais ceci n’est pas le dernier mot de l’histoire ! Nous le savons bien, au sortir du temps pascal ! « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour    Dieu ; car tout est possible à Dieu ». Cette tristesse, le Seigneur va la prendre sur lui à Gethsémani. La Loi sécurisante que nous désirons pour régir notre vie, le Seigneur va la graver dans    nos cœurs. L’Esprit est notre Loi. Il est la Loi nouvelle qui a fait s’ouvrir les portes verrouillées du cénacle. Dieu nous ouvre aux dimensions de son amour pour nous.

Je veux te suivre Seigneur, débarrasse-moi de toutes mes richesses. Je veux vivre avec    l’audace de ceux qui ne comptent que sur toi, donne-moi la force de ton Esprit. Je veux recevoir en partage la vie éternelle, garde-moi toujours en manque des richesses de la terre pour que je    prenne soin de mon trésor dans le ciel.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi»

Aujourd'hui, la liturgie nous offre un Évangile qui ne peut laisser indifférent si on l'aborde avec un cœur sincère.  Personne ne doutera des bonnes intentions de ce jeune homme qui s'approcha de Jésus pour lui demander: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Mc 10,17). Si l'on s'en tient à ce que nous conte saint Marc, il est clair que dans ce cœur nichait le besoin de quelque chose de plus, car il est facile de supposer que —comme tout bon israélite— il connaissait très bien ce que la Loi disait à ce sujet, mais en son for intérieur, il était désireux d'aller plus loin; voilà pourquoi il s'adresse à Jésus.

Dans notre vie intérieure, nous devons apprendre à dépasser cette vision qui réduit la foi à un pur accomplissement. La foi, c'est bien davantage. C'est une adhésion du cœur à Quelqu'un, qui est Dieu. Quand nous mettons notre cœur dans quelque chose, nous y mettons aussi notre vie et, dans le cas de la foi, nous surmontons alors le conformisme qui paraît aujourd'hui tenailler l'existence de tant de croyants. Celui qui aime ne se contente pas de donner n'importe quoi; il cherche une relation personnelle, intime; il profite du moindre détail et sait découvrir en tout une occasion de grandir en amour. Celui qui aime se donne.

 

 

 


En réalité, la réponse de Jésus à la question du jeune homme est une porte ouverte sur ce don total par amour: «Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi» (Mc 10,21). Ce n'est pas le simple abandon de ce que l'on a, mais un abandon qui est don de soi, expression authentique de l'amour. Ouvrons donc notre cœur à cet amour-donation. Vivons sur ce registre notre relation avec Dieu. Prier, servir, travailler, se dépasser, se sacrifier: chemins du don de soi, chemins d'amour. Que le Seigneur trouve en nous non seulement un cœur sincère, mais aussi un cœur généreux et ouvert aux exigences de l'amour. Car, selon les mots de Jean-Paul II, «l'amour qui vient de Dieu, amour tendre et esponsal, est source d'exigences profondes et radicales».

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C.     (Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

 

 

 

Seigneur, je viens à toi en ce nouveau jour, je me confie totalement à toi. Viens habiter dans mon cœur et sois le centre de ma vie. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité. Amen.

 

Demande

Seigneur, sois le centre de mon existence.

 

Réflexion

1. « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

L’Évangile d’aujourd’hui nous propose l’épisode du jeune homme riche. Nous voyons donc ce jeune homme plein de bonnes intentions qui vient voir Jésus pour savoir comment obtenir la vie éternelle. Quoi de plus noble et de plus légitime que de demander comment arriver au ciel, le véritable bonheur ! Qui d’entre nous n’en ferait pas autant ?

Ce jeune homme de plus était quelqu’un de bien, qui accomplissait les règles, fidèle aux commandements du Seigneur ; on pourrait dire un bon catholique qui va à la messe le dimanche. Cependant ce n’est pas suffisant. Jésus lui demande aussi de vendre tous ses biens et de le suivre. Il lui demande d’être capable d’aimer plus, d’avoir un cœur généreux. Il en est de même pour nous, si nous voulons vraiment être heureux et obtenir le royaume, il nous faut être généreux et capables d’aimer. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous dit : « Aimer c’est tout donner, c’est se donner soi-même. »

2. « Il s’en alla tout triste car il avait de grands biens. » 

La fin de ce passage est bien triste, le jeune homme s’en va tout triste car il avait de grands biens. On ne se souvient même pas de son nom, mais seulement qu’il n’a pas suivi le Christ. 

Jésus nous enseigne qu’il est en effet difficile pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Le problème, ce ne sont pas les richesses en soi. Jésus nous demande d’être généreux, d’avoir un cœur aimant et ouvert. Il ne nous demande pas forcément de tout vendre mais d’être capables de nous détacher des choses matérielles. Si nous ne lui laissons pas la première place, il ne pourra pas agir en notre cœur. Lui seul peut nous rendre heureux. Benoit XVI disait au début de son pontificat : « N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ, et vous trouverez la vraie vie. »

Ce jeune homme nous montre donc que les biens matériels ne rendent pas heureux car il s’en est allé tout triste et le cœur vide. Demandons donc au Seigneur la grâce d’être généreux et de le laisser entrer dans notre cœur afin d’être vraiment heureux.

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à me détacher des choses matérielles et comprendre que le bonheur se trouve en toi et en toi seul et non pas dans ce que propose le monde. Seigneur, sois le centre de ma vie.

 

Résolution

Prendre dix minutes pour faire un examen de conscience afin de voir ce qui m’empêche de mettre totalement le Christ au centre de ma vie.

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org






Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  

Posté par cidh2050 à 20:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Evangile et Homélie du Dim 27 Mai 2018. TRES SAINTE TRINITE

L'Église fête :  Très Sainte Trinité - Solennité -

Saint(s) du jour  :

St Augustin de Cantorbéry, archevêque (534-605),  Bx José Tous y Soler, prêtre o.f.m. cap. (1811-1871)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Dt 4, 32-34.39-40)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple :
« Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé,
depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre :
d’un bout du monde à l’autre,
est-il arrivé quelque chose d’aussi grand,
a-t-on jamais connu rien de pareil ?
Est-il un peuple qui ait entendu comme toi
la voix de Dieu parlant du milieu du feu,
et qui soit resté en vie ?
Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation,
de venir la prendre au milieu d’une autre,
à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats,
à main forte et à bras étendu,
et par des exploits terrifiants
– comme tu as vu le Seigneur ton Dieu
le faire pour toi en Égypte ?
Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur :
c’est le Seigneur qui est Dieu,
là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;
il n’y en a pas d’autre.
Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur
que je te donne aujourd’hui,
afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »

– Parole du Seigneur.


Psaume  32 (33), 4-5, 6.9, 18-19, 20.22

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !


 

Deuxième lecture  (Rm 8, 14-17)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,
ceux-là sont fils de Dieu.
Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves
et vous ramène à la peur ;
mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
et c’est en lui que nous crions « Abba ! »,
c’est-à-dire : Père !
C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit
que nous sommes enfants de Dieu.
Puisque nous sommes ses enfants,
nous sommes aussi ses héritiers :
héritiers de Dieu,
héritiers avec le Christ,
si du moins nous souffrons avec lui
pour être avec lui dans la gloire.

– Parole du Seigneur.


Évangile (Mt 28, 16-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 28, 16-20)

En ce temps-là,
les onze disciples s’en allèrent en Galilée,
à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent,
mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples :
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
apprenez-leur à observer
tout ce que je vous ai commandé.
Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Le mystère de la Trinité est un des trois principaux mystères de la foi chrétienne - avec le mystère de l’incarnation et celui de la rédemption.    C’est le mystère le plus englobant, celui qui nous révèle l’origine et la fin de toutes choses ; mais nous ne pouvons nous élever à une telle hauteur qu’en nous appuyant sur les deux autres. Car    tout ce que nous affirmons de Dieu, nous l’apprenons de son Fils Jésus Christ. « Dieu » est un concept philosophique qui désigne, dans toutes les cultures, la Cause première et ultime, celle qui    par définition est au-delà de tout, et demeure par conséquent inconnaissable, ineffable. Mais sorti de ces généralités sur lesquelles les avis convergent, les différences entre les conceptions du    divin vont s’accumuler au point de conduire à des doctrines totalement incompatibles entre elles. Ce qui prouve bien que l’homme est incapable de remonter à la Source par ses propres    efforts.

C’est pourquoi Dieu lui-même est sorti de son silence et est venu au-devant de nos efforts pour nous révéler son identité. Dans un premier    temps, par le ministère des hagiographes de la première alliance, il affirme à la fois sa transcendance et son caractère personnel. Dieu ne se confond pas avec la nature ; les puissances qui s’y    manifestent ne sont pas divines : la puissance et la sagesse que l’on contemple dans ce monde témoignent de la toute-puissance et de la suprême sagesse du Créateur, qui donne à chaque instant «     la vie, le mouvement et l’être » à tout ce qui existe. En outre, le Dieu transcendant n’est pas une Energie impersonnelle : il a créé l’homme afin d’engager un dialogue avec lui ; en vue de    l’alliance d’amour qu’il voulait sceller avec lui, il l’avait doté d’intelligence, de volonté et de libre disposition de soi. Lorsque Dieu révèle aux hommes son Nom, ce n’est pas sa puissance    qu’il met en avant, ni même sa justice, mais sa tendresse et sa miséricorde : « Le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité ».

Mais que signifient ces concepts lorsqu’ils sont attribués à Dieu ? Certes nous pressentons ce qu’est la tendresse humaine, mais comment    pouvons-nous imaginer ce qu’est la tendresse divine ? Dieu n’est pas tendre comme l’homme, mais comme Dieu seul peut l’être. Il est la source ineffable de toute tendresse, miséricorde, de tout    amour. A nouveau nous buttons sur les limites du langage humain qui, lorsqu’il parle de Dieu, ne peut être qu’analogique. C’est pourquoi « à la plénitude des temps » (Ga 4, 4), Dieu s’est adressé    aux hommes non plus par la médiation des prophètes, mais immédiatement, face à face. Il n’a plus mis sa Parole dans le cœur et sur les lèvres des hagiographes, mais « sa Parole s’est faite chair,    elle a habité parmi nous » (cf. Jn 1, 14). Il est venu « marcher au milieu de nous », comme le lui demandait Moïse son serviteur, afin « de pardonner nos fautes et nos péchés, et faire de nous un    peuple qui lui appartienne ».

Ainsi après avoir affirmé son absolue transcendance, Dieu nous révélait en son Fils son ineffable proximité. En Jésus, vrai Dieu et vrai homme,    nous voyons pleinement réalisé le dessein d’amour de Dieu sur sa créature de prédilection. Dès les origines Dieu nous a créés pour que nous « devenions participants de sa nature divine » (2 P 1,    4), pour que nous vivions de sa propre vie et participions à sa béatitude. Comme le disaient les Pères de l’Eglise : Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir dieu par participation à    la divinité de son Fils unique.

Tout cela est cependant tellement grand, que nous aurions du mal à entrer dans ce mystère si Dieu ne venait pas à notre secours : « Nul ne peut    dire : “Jésus est Seigneur” sans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3). Jésus lui-même nous a envoyé d’auprès du Père l’Esprit Saint, chargé de nous introduire dans la vérité tout entière. Lui seul peut    nous faire découvrir dans la croix « la folie d’amour de Dieu qui est plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu qui est plus forte que l’homme » (1 Co 1, 25). C’est à sa lumière que tout    s’éclaire et que nous découvrons, émerveillés, que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle     ». L’Esprit Saint est notre pédagogue divin qui nous achemine patiemment vers la découverte de « la largeur, la longueur, la profondeur de l’amour du Christ, qui surpasse tout ce qu’on peut    connaître », c’est en lui que « nous serons comblés jusqu’à entrer dans la plénitude de Dieu » (Ep 3, 18-19). C’est encore en lui que nous pouvons donner notre réponse fidèle, unissant notre    prière à celle de Jésus pour « crier vers le Père en l’appelant : “Abba !” (Rm 8, 15).

Seule la révélation de notre destinée de gloire peut donner sens à notre vie. Non nous ne sommes pas le fruit des caprices du hasard et de la    nécessité ; nous sommes créés par un Dieu d’amour qui veut nous « combler de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ » (Ep 1, 5) en qui « nous avons accès auprès du Père dans un seul Esprit ;    en lui nous sommes devenus citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu » (Ep 2, 18-19). Telle est notre espérance et la source de notre joie. C’est pour nous encourager à persévérer    sur le chemin du Christ qui nous conduit au Père que nous nous rassemblons chaque dimanche. « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, nous donne un esprit de sagesse    pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu’il ouvre nos cœurs à sa lumière, pour nous faire comprendre l’espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l’héritage que nous partageons    avec les fidèles » (Ep 1, 17-18).

Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux hommes ton admirable    mystère. Donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, et en adorant son Unité toute-puissante.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Allez donc! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit»

 

Aujourd'hui, la liturgie nous invite à adorer la Très Sainte Trinité, notre Dieu, qui est Père, Fils et Saint-Esprit. Un seul Dieu en trois Personnes, au nom duquel nous avons été baptisés. Par la grâce du Baptême nous sommes appelés dès ici-bas, à participer de la vie de la Très Sainte Trinité, dans l'obscurité de la foi, et, après la mort, dans la vie éternelle. Par le Sacrement du Baptême nous participons à la vie divine, et sommes devenus enfants de Dieu le Père, frères dans le Christ et temples du Saint-Esprit. Avec le Baptême notre vie chrétienne commence tout en recevant un appel à la sainteté. Le Baptême nous fait appartenir a Celui qui, par excellence, est le Saint, le «trois fois saint» (cf. Is 6:3).


Le don de la sainteté que nous avons reçu lors du Baptême nous demande d'être fidèles à la tâche de conversion évangélique qui doit toujours guider toute la vie des fils de Dieu: «La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté, en vous gardant de la débauche» (1Th 4,3). Cet engagement affecte tous ceux qui ont été baptisés. «Il est donc clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité» (Concile Vatican II, Lumen gentium, n. 40). Si notre Baptême fut une véritable entrée dans la sainteté de Dieu, comment pouvons-nous nous contenter d'une vie chrétienne médiocre, routinière et superficielle? Nous sommes appelés à la perfection dans l'amour, puisque le Baptême nous a introduit dans la vie et l'intimité de l'amour de Dieu.

 Avec une profonde reconnaissance par le bienveillant dessein de notre Dieu, qui nous a appelés à participer de sa vie d'amour, nous adorons et louons Dieu lui-même, aujourd'hui et toujours. «Béni soit Dieu le Père, et le Fils unique de Dieu, ainsi que le Saint-Esprit, car il nous a traités avec amour» (Antienne d'ouverture de la messe).

http://evangeli.net/evangile



 

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr



 

"Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre."

Nous célébrons la fête de la Sainte Trinité, Dieu dans son mystère, Dieu est amour. Il nous faut remonter à la source de la Révélation de ce mystère, là où Dieu s’est manifesté explicitement « Relation d’Amour » pour la première fois à l’Annonciation. La Parole de Dieu et son Amour sont reçus totalement dans l’humanité. Marie, petite fille du peuple d’Israël, médite, à la suite de Moïse et de tous les saints, sur le Don de Dieu créateur du ciel et de la terre. Dieu la rejoint dans l’adoration, Lui qui a fait sortir son peuple de l’esclavage en Égypte. Ce Dieu tout puissant, devant lequel on se met à genoux, nous le rencontrons aussi au plus intime de nous-mêmes. Déjà le prophète l’avait dit : Dieu n’est pas loin de nous : « Il est dans ton cœur, il est sur tes lèvres. » Mais le croyant crie : « Seigneur, montre-moi ton visage ». Marie se reçoit de l’Archange « comblée de grâce, bénie de Dieu ». A l’annonciation, Marie est préparée pour recevoir l’Amour de Dieu à l’intérieur d’elle même. Elle est enveloppée totalement de la grâce, de l’amour gratuit de Dieu. L’Esprit Saint, la personne Amour se manifeste à elle, elle la reçoit dans la Foi. Le Seigneur Don vient à la rencontre de sa petite créature. Cette rencontre de l’humanité et de la divinité dans le « Sein » de Marie se réalise dans la Foi, et dans un embrasement d’Amour incroyable. Là se donne l’Engendrement éternel du Fils par le Père dans l’Esprit Saint. L’Enfant qui va naître de Marie sera Saint, il sera appelé Fils de Dieu.

"Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre." Peut-on parler de l’Amour en dehors de l’amour ? C’est impossible. L’Esprit Saint viendra sur toi", la Puissance du Très Haut te couvrira de son ombre, est-il dit à Marie. L’Amour infini de Dieu viendra sur l’Église et l’enveloppera de son amour. Ce Dieu, infiniment grand, est infiniment proche et petit. Il s’adapte à notre petitesse, « à notre rien. » Dieu fait exister ce « rien » que nous sommes, dans son Amour infini. L’Esprit Saint, le mystère de l’Amour de Dieu, est celui qui présidait déjà à la création : « L’Esprit planait sur les eaux. » Le Père des lumières qui est Amour n’est pas un père « absent. » Il est le Père présent dans une « absence » qui nous permet de le rejoindre dans la Foi. Le Mystère du Dieu Trinité peut s’inscrire en toute chair : « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » La différence n’est plus une opposition à réduire, elle est nécessaire pour la Vie qui devient aussi bien action que contemplation. Un monde nouveau se crée doucement en œuvrant à la conversion de tous. Le temps de la longue patience commence. Cette douceur conciliera tout par la force de l’Esprit. Aimons d’Amour, allons à l’autre désarmé, ouvrons-nous à la Relation d’Amour.

"Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés." Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Notre Dieu est profusion d’amour, la mission des disciples rassemblés par Jésus est clairement celle de l’amour. Jésus propose un baptême de conversion au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Il nous invite à être introduits dans l’amour échangé des trois personnes de la Trinité Sainte. C’est en recevant Jésus, le don du Père, le fils bien-aimé de Marie que nous recevons le Dieu trois fois Saint. En étant le fils bien-aimé de Marie, Jésus appartient à notre humanité, et en même temps qu’il est le fils de Marie, il est le Fils bien-aimé du Père. Devant le mystère de l’Incarnation et de la Résurrection, nous comprenons que les disciples soient encore dans le doute. C’est un amour trop prenant, trop exigeant, c’est un amour qui nous dépasse ! Se laisser prendre par cet Amour infini, il faut bien le reconnaître, n’est pas très « raisonnable ». Dieu n’est pas raisonnable. La manière dont l’amour de Dieu se donne, est de se donner sans mesure. L’amour de Dieu est sans limite. Fêter la sainte Trinité, c’est « expérimenter » dans la Foi que nous sommes introduits à l’intérieur même de l’Amour infini de Dieu. A la suite de Marie, avec elle, nous devenons cette humanité nouvelle, immaculée. C’est dans cet amour que nous sommes purifiés. Nous continuons à vivre en Église, ce merveilleux amour que Jésus nous a donné.

L’Esprit et l’épouse disent : « Viens. » Oh oui, viens, Seigneur Jésus !

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



 

Je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde

      Le Christ, notre avocat (1Jn 2,1), siège à la droite du Père. Il n'est plus visible dans sa nature humaine parmi nous. Mais il daigne rester avec nous jusqu'à la consommation des siècles, invisible sous les apparences du pain et du vin dans le sacrement de son amour. C'est le grand mystère d'un Dieu présent et caché, de ce Dieu qui viendra un jour juger les vivants et les morts.
      C'est vers ce grand jour de Dieu que s'avance l'humanité tout entière des siècles écoulés, du présent et de l'avenir. C'est vers ce jour que s'avance l'Église, maîtresse de foi et de morale pour toutes les nations, baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Et nous, de même que nous croyons au Père, créateur du ciel et de la terre, au Fils, rédempteur du genre humain, ainsi également nous croyons au Saint-Esprit.
      Il est l’Esprit procédant du Père et du Fils, comme leur amour consubstantiel, promis et envoyé par le Christ aux Apôtres au jour de la Pentecôte, vertu d’en-haut qui les remplit. Il est le Paraclet et le Consolateur qui demeure avec eux pour toujours, Esprit invisible, inconnu au monde, qui leur enseigne et rappelle tout ce que Jésus leur a dit.
      Montrez au peuple chrétien la puissance divine infinie de cet Esprit créateur, don du Très-Haut, distributeur de tout charisme spirituel, consolateur très bon, lumière des cœurs, qui, dans nos âmes, lave tout ce qui est souillé, arrose ce qui est aride, guérit ce qui est blessé. 
      De lui, amour éternel, descend le feu de cette charité que le Christ veut voir allumé ici-bas ; cette charité qui rend l’Église une, sainte, catholique, qui l’anime et la rend invincible au milieu des assauts de la synagogue de Satan ; cette charité qui unit dans la communion des saints ; cette charité qui renouvelle l’amitié avec Dieu et remet le péché.

Vénérable Pie XII, pape de 1939 à 1958 Allocution aux curés de Rome et aux prédicateurs de Carême, 17 février 1942

 

http://levangileauquotidien.org

 

 






Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

  

 

Posté par cidh2050 à 15:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,