Évangile et Homélie du Me 25 Oct 2017. C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra

 


Mercredi 25 octobre 2017

Nous sommes dans la 29e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Crépin et Crépinien, Martyrs († v. 285), Bx Carlo Gnocchi, « génie de la charité chrétienne »


Lectures de la messe

Première lecture (Rm 6, 12-18)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    il ne faut pas que le péché règne dans votre corps mortel
et vous fasse obéir à ses désirs.
    Ne présentez pas au péché les membres de votre corps
comme des armes au service de l’injustice ;
au contraire, présentez-vous à Dieu
comme des vivants revenus d’entre les morts,
présentez à Dieu vos membres
comme des armes au service de la justice.
    Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous :
en effet, vous n’êtes plus sujets de la Loi,
vous êtes sujets de la grâce de Dieu.
    Alors ? Puisque nous ne sommes pas soumis à la Loi
mais à la grâce,
allons-nous commettre le péché ?
Pas du tout.
    Ne le savez-vous pas ?
Celui à qui vous vous présentez comme esclaves
pour lui obéir,
c’est de celui-là, à qui vous obéissez,
que vous êtes esclaves :
soit du péché, qui mène à la mort,
soit de l’obéissance à Dieu, qui mène à la justice.
    Mais rendons grâce à Dieu :
vous qui étiez esclaves du péché,
vous avez maintenant obéi de tout votre cœur
au modèle présenté par l’enseignement qui vous a été transmis.
    Libérés du péché,
vous êtes devenus esclaves de la justice.

            – Parole du Seigneur.

Psaume 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 12, 39-48)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous le savez bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait,
il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
    Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
    Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidèle et sensé
à qui le maître confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Vraiment, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si le serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde à venir”,
et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s’enivrer,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera
et lui fera partager le sort des infidèles.
    Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,
n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,
recevra un grand nombre de coups.
    Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup ;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

« Vous aussi, tenez-vous prêts ». L’avertissement que nous adresse le Seigneur Jésus est très clair.  Il s’agit d’un rendez-vous important. « Si le maître de maison connaissait l’heure », « il ne laisserait pas percer le mur ». Cette évidence que Jésus énonce montre l’aspect inéluctable de la visite du voleur. Quand il est vient, il est impossible de lui résister, parce que la surprise joue toujours en sa faveur. Ainsi, quand le Seigneur viendra, il n’y aura rien à faire contre lui, il est réellement irrésistible. Il faut donc préparer sa venue avant qu’elle n’advienne.

 

 

La différence majeure vient cependant de l’objet et de la nature de la visite. Le voleur perce en effet le mur de la maison, au milieu de la nuit, pour prendre un bien précieux qu’il convoite mais qui ne lui appartient pas. Le Seigneur Jésus, lui, vient également au milieu de la nuit, mais il prend un bien qui lui appartient. Là est notre espérance et notre joie. L’homme en effet a fait un choix : il a choisi de s’éloigner de Dieu, il a choisi de vivre sans lui et de s’enfoncer dans les ténèbres. Le voici à présent prisonnier d’une nuit qui semble sans fin. Lui qui a été créé libre, pour aimer, est à présent esclave de la mort. Mais le Seigneur ne peut pas supporter de voir l’homme ainsi prisonnier, il a donc choisi de venir percer le mur de sa prison et de le soustraire à l’esclavage de la mort.

 

 

Cet évangile est donc un appel à nourrir notre espérance ; même si notre nuit semble ne jamais devoir finir, nous savons désormais que le salut est proche, il adviendra au cœur de la nuit. Nous avons tellement de prix aux yeux du Seigneur, qu’il est prêt à percer les murs pour nous rejoindre. Nous sommes le trésor qu’il désire et qu’il recherche.

 

 

 

Seigneur Jésus, tu es le voleur que nous attendons de tout cœur ; viens nous arracher au pouvoir de la nuit que nous avons choisie. Renouvelle-nous dans les dons de ton Esprit, que nous sachions rester au travail de sanctification de notre âme le jour et la nuit, que nous sachions vivre de ton évangile à temps et à contretemps, pour te donner la joie de trouver radieux le trésor de notre âme que tu désire tant.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

 

 

«Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra»

 

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose juste et pleine d'amour.

 

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera (Badalona, Barcelona, Espagne)

 

 

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Viens, Esprit Saint, prie en moi comme tu priais en Jésus-Christ. Sainte Trinité, présente en moi depuis mon baptême, je t’adore.

 

Demande

 

Vivre sous le regard de Dieu en aimant mes frères.

 

Points de réflexion

 

1. Reprenons la question de Pierre : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Nous pourrions dire que cette parabole du Christ s’adresse à tous ceux qui ont à leur charge des frères ou des sœurs, donc à chacun d’entre nous ; chacun n’est-il pas le gardien de son frère (cf. Gn 4, 9) ? Voici donc qui est cet « intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ». Tous ceux qui vivent autour de moi me sont en quelque sorte confiés par notre Père. Quant à la « ration de nourriture », nous pouvons y voir le salaire, donc à la fois ce qui est dû et ce qui est mérité et ce dont nous avons besoin pour vivre. Or notre première nécessité, et ce que nous pouvons tous nous procurer les uns aux autres, n’est-ce pas la charité, l’amour fraternel ? Étant créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous méritons d’être aimés, tels que nous sommes.

 

2. Cette responsabilité vis-à-vis de nos frères n’est pas un fardeau insupportable. Dieu n’exige pas, tel un patron intransigeant, des chiffres d’affaires défiant toute concurrence. Jésus dit : « Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! » Il nous demande de vivre en fils de Dieu là où nous sommes. Vivre en fils de Dieu. Comment faire, si ce n’est en suivant les pas du Fils de Dieu ? Or le résumé de sa vie nous le trouvons dans « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout » (Jn 13, 1) ou encore dans le commandement qu’il nous donne, son seul commandement : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 12-13) Ainsi, Dieu n’est pas un cruel inspecteur supervisant chacun de nos mouvements, à l’affût de nos fautes. Il voit certes chacun de nos gestes, mais surtout il voit les cœurs d’un regard plein d’amour. Il est ce Père d’infinie bonté, qui pardonne toutes nos offenses, le seul juste, d’une justice qui est en même temps miséricorde. Il est notre seul juge. Nous souffrons bien souvent de la pression des uns ou des autres : familiale, professionnelle ou autre ; et encore plus souvent de la pression que nous nous mettons nous-mêmes, tel un tyran personnel. Un cri intérieur exige la liberté. Vivre libre ! Écoutons ce cri, ce désir qui justement nous parle de notre désir de Dieu. Sous son regard nous vivons libres. Que nous attendions notre plus grande récompense de notre Seigneur ! Tel un enfant qui se présente à son père ou à sa mère et lui montre ce qu’il a fait. Sa récompense est un regard de fierté, un sourire de tendresse, une oreille attentive, au fond, un cœur aimant. En toutes circonstances, nous pourrons ainsi vivre en paix.

 

3. Vivre selon cette charité et cette liberté, c’est vivre en enfant de Dieu dès cette vie et c’est vivre dès maintenant la vie du ciel. En d’autres mots, il s’agit de vivre un peu de ce bonheur immense auquel nous sommes promis. Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre mort, moment où le Fils de l’homme viendra. Mais nous pouvons l’attendre avec confiance, celui qui est le seul juge et dont la seule mesure est l’amour. Sous cet angle, nous vivrons dans la confiance et la paix. En effet, comme dit le psaume : « Voici le Dieu qui me sauve : j'ai confiance, je n'ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. » (Is 12, 2)

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, donne-moi de vivre de ta vie.

 

Résolution

 

Prendre un moment d’oraison pour m’entretenir avec mon Père du ciel, tel un fils aimé, inconditionnellement.

 

Anne-Marie Terrenoir, consacrée de RC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison."

 

 Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Jésus nous demande la vigilance pour nous et en particulier pour ceux qui ont une responsabilité sur leurs frères. Quand on voulait cambrioler une maison à cette époque, on passait derrière la maison, on faisait un trou dans le mur et on prenait ce qui était dans la maison. C’étaient d’autres mœurs et d’autres habitudes. Ne pas laisser percer le mur de notre maison intérieur, c’est être attentif à l’époux qui vient. Jésus rappelle cette vigilance car nous ne savons pas à quel moment notre vie terrestre s’arrêtera, à quel moment sera la fin de notre existence. La comparaison entre le Fils de l’homme, qui nous rappelle à Lui quand Il veut, et le voleur qui se garde bien de nous prévenir de sa visite, frappe les esprits. Jésus est toujours l’invité de notre maison, dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour nous l’attendons. Nous sommes le lieu de Dieu, et nous sommes en vigilance pour que l’accusateur des frères ne fasse pas en nous ou par nous un travail de destruction. Il est le "voleur" de cet Evangile. La parole de Dieu nous donne ainsi un message bien important car elle nous fait regarder l’unité de notre vie ! Notre langue peut parler de Dieu, le bénir, l’aimer dans son amour infini, car nous sommes au service de la louange de Dieu, mais nous sommes aussi soucieux de faire une place dans notre cœur pour nos frères.

 

"Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ?" Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi
 ! Jésus ne répond pas directement à la question de Pierre car elle s’adresse à tout le monde. Il fait prendre conscience que ceux qui ont été choisis par Lui pour être ses disciples, sont des hommes investis de responsabilités spirituelles importantes, et ils ne doivent qu’en être plus vigilants. Ce message de Jésus s’adresse aux hommes et aux femmes de notre temps, à tous les baptisés, et à fortiori à tous ceux et celles qui exercent une responsabilité pastorale dans l’Eglise. Avec quelle humilité, et en même temps avec quelle vigilance, ils entendent exercer leur responsabilité. Humilité, parce sans les dons de l’Esprit Saint, sans la maternité divine de Marie, la protection de St.Joseph, ils seraient incapables de faire face. Nous sommes le « lieu » de l’amour infini de Dieu. Nous ne sommes jamais autant nous-mêmes que lorsque Dieu est au cœur de notre vie. C’est quand la Parole et l’amour infini de Dieu nous habitent que nous sommes vraiment nous-mêmes.

 

"Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens." Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Jésus nous demande la vigilance, car les grâces d’état qu’Il donne à tous ceux qu’Il a investis de responsabilités pastorales, sont au service de leurs frères. Nous prenons progressivement conscience de la difficulté de nos charges, des tentations et des pièges que nous tend l’Adversaire, l’esprit du mal, l’ennemi de la nature humaine. L’intendant fidèle aura une récompense qui le comblera. Pour bâtir la civilisation de l’amour, nous nous mettons au service de l’amour infini de Dieu. Suspendu à l’Esprit Saint, nous serons prêts pour l’œuvre de Dieu, elle se fera au-delà de nous-mêmes. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous soyons tout à notre travail. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Comme il faut un bon pain pour l’Eucharistie et un vin véritable pour célébrer la Messe, ainsi notre quotidien est disponible pour que l’œuvre de Dieu se fasse au milieu de nous. Nous sommes les membres du corps du Christ pour l’édification de ce Corps qui est l’Eglise.

 

Nous demandons la grâce d’entendre cette Parole de Dieu.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


« Tenez-vous prêts »

 

      « C'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. » Jésus leur dit cela pour que les disciples restent éveillés, qu'ils soient toujours prêts. S'il leur dit qu'il viendra quand ils ne s'y attendront pas, c'est qu'il veut les pousser à pratiquer la vertu avec zèle et sans relâche. C'est comme s'il leur disait : « Si les gens savaient quand ils vont mourir, ils seraient parfaitement prêts pour ce jour »... Mais le moment de la fin de notre vie est un secret qui échappe à chaque homme...

      Voilà pourquoi le Seigneur exige deux qualités de son serviteur : qu'il soit fidèle, pour qu'il ne s'attribue à lui-même rien de ce qui appartient à son maître, et qu'il soit avisé, pour administrer convenablement tout ce qu'on lui a confié. Il nous faut donc ces deux qualités pour être prêts à l'arrivée du Maître... Car voici ce qui arrive du fait que nous ne connaissons pas le jour de notre rencontre avec lui : on se dit : « Mon maître tarde à venir ». Le serviteur fidèle et avisé n'a pas de pensée semblable. Malheureux, sous prétexte que ton Maître tarde, tu t'imagines qu'il ne va pas venir du tout ? Son arrivée est certaine. Pourquoi ne restes-tu donc pas sur tes gardes ? Non, le Seigneur n'est pas lent à venir ; ce retard n'est que dans l'imagination du mauvais serviteur.

St Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople

 

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

Posté par cidh2050 à 18:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Évangile et Homélie du Mardi 24 Oct 2017. Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées

 


Mardi 24 octobre 2017

Nous sommes dans la 29e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Antoine-Marie Claret, évêque (1807-1870), St Luigi (Louis) Guanella, prêtre et fond. (1842-1915)


Lectures de la messe

Première lecture (Rm 5, 12.15b.17-19.20b-21)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    nous savons que par un seul homme,
le péché est entré dans le monde,
et que par le péché est venue la mort ;
et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,
étant donné que tous ont péché.

    Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul,
combien plus la grâce de Dieu
s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,
cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
    Si, en effet, à cause d’un seul homme,
par la faute d’un seul,
la mort a établi son règne,
combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,
régneront-ils dans la vie,
ceux qui reçoivent en abondance
le don de la grâce qui les rend justes.

    Bref, de même que la faute commise par un seul
a conduit tous les hommes à la condamnation,
de même l’accomplissement de la justice par un seul
a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
    En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain
la multitude a été rendue pécheresse,
de même par l’obéissance d’un seul
la multitude sera-t-elle rendue juste.
    Là où le péché s’est multiplié,
la grâce a surabondé.

    Ainsi donc, de même que le péché a établi son règne de mort,
de même la grâce doit établir son règne
en rendant juste pour la vie éternelle
par Jésus Christ notre Seigneur.

            – Parole du Seigneur.

Psaume 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10, 17)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.


Évangile

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 12, 35-38)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Restez en tenue de service,
votre ceinture autour des reins,
et vos lampes allumées.
    Soyez comme des gens qui attendent leur maître
à son retour des noces,
pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
    Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,
trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
c’est lui qui, la ceinture autour des reins,
les fera prendre place à table
et passera pour les servir.
    S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Le Seigneur nous rappelle l’exigence de la vigilance de chaque instant. Cette vigilance devrait constituer une disposition habituelle du croyant. La « lampe allumée » représente la lumière et la vie de l’Esprit, c’est-à-dire la grâce sanctifiante, qui nous permet de traverser les ombres de ce monde - et surtout la mort elle-même - sans qu’elles n’aient de prise sur nous.

Comment garder cette lampe allumée ? En restant vigilants dans la foi, mais aussi dans le service, car seule la charité concrète témoigne de manière convaincante en faveur de l’action efficace de la grâce sanctifiante en nous. « La foi sans les œuvres est morte » nous avertit saint Jacques, qui ajoute : « Je tirerai de mes œuvres la preuve de ma foi, car de même que sans souffle, le corps est mort, de même aussi, sans œuvres, la foi est morte » (Jc 2, 17-18.26).

Les œuvres que la grâce veut accomplir en nous ne sont pas forcément extraordinaires ; il s’agit de toute action qui révèle son origine par le dynamisme intérieur qui l’habite : la charité confère en effet aux gestes les plus simples un parfum caractéristique : celui de la gratuité. Toutes les œuvres du vieil homme, même celles qui témoignent de notre affection envers nos proches, sont plus ou moins intéressées : soit nous attendons en retour la réciprocité ou la reconnaissance ; soit, plus subtilement, nous nous recherchons dans la joie du don. Seule la charité surnaturelle est totalement gratuite parce que parfaitement désintéressée. C’est aussi pourquoi elle libère celui qui l’exerce, comme ceux qui en sont bénéficiaires.Au moment du grand passage, alors que nous ne pourrons plus rien selon la nature, nous découvrirons, émerveillés, Celui qui nous conduisait sur ce chemin de sainteté. Et comme nous n’opposerons plus de résistance à son action, nous en serons alors pleinement bénéficiaires : Dieu lui-même nous « servira chacun à notre tour ». Notre béatitude sera précisément la jouissance éternelle de cette charité divine qui comblera notre désir au-delà de toute attente.

Mettons-nous donc en marche au-devant de Celui qui vient : la charité est certes une grâce infuse, mais elle ne se déverse que dans l’âme de ceux qui s’engagent, pauvrement mais résolument, dans la voie de l’amour. C’est au cœur de nos efforts encore entachés de bien d’ambiguïtés, que l’Esprit vient à notre secours pour purifier progressivement nos intentions. C’est pourquoi Jésus peut déclarer « heureux », ceux qui, par leur vigilance et leur disponibilité à la grâce, s’ouvrent dès à présent à son action en se mettant généreusement au service de leurs frères.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.

Abbé Miquel VENQUE i To (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Au cours des enseignements que tu adresses aux foules venues à ta rencontre sur le chemin pour monter jusqu’à Jérusalem, après avoir expliqué comment adresser leurs demandes à Dieu leur Père, tu veux maintenant leur parler de la voie sur laquelle le Seigneur les invite. Aujourd’hui, tu leur expliques les dispositions que doivent avoir les serviteurs au retour du Maître et comment accueillir « celui qui doit venir au dernier jour ».

Demande

Seigneur, aujourd’hui, je suis là, avec toi, devant toi. Accorde-moi la grâce d’accueillir tes paroles pour qu’elles portent du fruit en moi pour être ton témoin au milieu de ceux qui m’entourent. Seigneur, tu es venu pour tous et pour chacun en particulier. Accorde-moi la grâce de ne pas me séparer de toi, d’être fidèle au quotidien.

Points de réflexion

1. « Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. »
Ce Maître qui va revenir après un jour de fête est bien disposé, son cœur est rempli de joie et de gaieté. Il frappe à la porte. Il parle à chacun de ses serviteurs et sa voix est comme un appel, une invitation ; il s’adresse aussi à moi et j’entends son invitation à lui ouvrir ma porte, et là, « il va entrer et nous souperons ensemble, lui avec moi et moi avec lui » (Ap 3, 20). Alors, Seigneur, tu seras heureux et tu me feras partager ta joie.

2. « Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller ! »
Cette présence intime ne pourra avoir lieu immédiatement que si j’ai répondu au projet de sainteté que le Père a formé pour moi personnellement. Seigneur, je sais que tu me demandes d’être attentif et prêt à réagir devant les tentations, aux manques de charité ou aux conséquences imprévues de mes actes quotidiens. Lorsque je prie le Notre Père, je demande et je souhaite que sa volonté soit faite sur la terre comme elle est faite au ciel par les anges et les archanges, les prophètes, le cortège des saints et des martyrs, et c’est à mon tour d’accomplir ce que tu demandes.
Nous devons toujours être attentifs et prêts à accueillir la grâce que tu veux nous donner pour être fidèles à te rendre gloire.

3. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Selon l’Évangile de Matthieu, le Seigneur précise comment se tenir prêts. Il faut, bien sûr, être là où le Seigneur m’attend avec un cœur tout disposé à lui répondre et à le servir parce que « ce n’est pas en me disant Seigneur, Seigneur, qu’on entrera dans le royaume, mais en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront ‘n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, alors je leur dirai : Jamais je ne vous ai connus, écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Mt 7, 21-23) Saint Paul écrivait aux Colossiens en expliquant que si quelqu’un croit être sage à la façon du monde, qu’il se fasse fou pour devenir sage et de conclure « le présent, l’avenir (…) tout est à vous mais vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu. » (1Co 3, 22)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, accorde-moi la grâce de savoir t’attendre avec joie mais tu connais ma faiblesse et mon manque de persévérance. Je ne connais ni le jour ni l’heure de ta venue mais je sais que ce jour-là je te verrai face à face et que je te connaîtrai comme tu me connais. Seigneur, garde-moi fidèle !

Résolution

Me souvenir de ne pas rabâcher les mots de mes prières et disposer mon cœur pour essayer de répondre à l’enseignement de Jésus à ceux qu’il aime.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.

Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Jésus, tout au long de sa vie publique, donne l’exemple du service. Il le pratique avec les pauvres, les malades, les souffrants. Il forme et enseigne jour après jour ses disciples. Il fait l’éloge du service et confirme que lui-même n’est pas venu pour être servi mais pour servir : « Restez en tenue de service, gardez vos lampes allumées », ne vous laissez pas distraire par les préoccupations égoïstes ou futiles, soyez vigilants. Nous sommes les pierres vivantes de l’Église qui est son Corps. Chacun de nous est unis dans le service comme dans un corps vivant à l’intérieur duquel s’exerce divers ministères. Nous sommes toujours comme aux jours de fondation de la Communauté Chrétienne. L’Esprit Saint anime le cœur des Chrétiens pour que l’Eglise s’enracine solidement en Dieu. Il nous faut donc redoubler de prières pour que l’Esprit Saint fasse son œuvre au milieu de nous. Nous nous retrouvons ensemble pour célébrer l’Eucharistie, pour que nous recevions la vie. Ainsi la communauté vit au rythme du cœur de Dieu.

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. Jésus montre la relation incontournable qui existe entre cette vigilance, cette persévérance dans le service de Dieu et du prochain, et le bonheur dans la vie éternelle. Le Verbe de Dieu fait chair vient frapper à notre porte, il veut toujours entrer. Mais cela dépend de nous s’il n’entre pas toujours. Que notre porte soit ouverte à celui qui vient, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce, du soleil de la lumière éternelle qui nous illumine. Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu’un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. Chacun d’entre nous est pour notre Dieu un être unique, un enfant bien-aimé. Il nous a créés pour ce bonheur éternel où Il nous comblera en permanence en répondant à ce besoin d’Amour qu’Il a creusé en nous. Nous le savons bien, le bonheur éternel qui nous est promis et proposé, dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, c’est le triomphe de l’Amour, donné, reçu et partagé.

«  S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! C’est par manque de fidélité au Saint Esprit que des Communautés ont été détournées de leur source. Le peuple fatigué avait commencé à se « reposer » en dehors du seul repos qui est Dieu lui-même. Il nous faut porter notre Communauté dans la prière et offrir notre vie pour qu’elle vive : « De grâce Seigneur, écoute la prière de ton peuple, donne-nous d’accomplir toujours un culte qui te rende gloire. » Le culte d’Amour que nous rendons à Dieu est pour sa gloire et pour le salut du monde. L’ouverture au monde, à tout personne de bonne volonté, s’impose à la condition que nous soyons solidement enraciné dans cœur de Jésus. Les fondateurs de l’Eglise, dès l’origine, ont reconnu l’enracinement de la communauté dans le mystère de Jésus. La communauté, voulue par l’Esprit Saint, ne peut pas sortir de son origine. Nourrie du Corps et du Sang de Jésus, de sa Parole, elle veut alors faire la volonté du Père. Elle s’étend de par le monde pour sa joie, dans le souci que les pauvres, dont la vie est éclairée par la Parole de Dieu.

Nous demandons la grâce de prier pour demeurer en tenue de service.

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Gardez vos lampes allumées »

      La prière offerte au temps de la nuit possède un grand pouvoir, plus que celle qui est offerte pendant le jour. C'est pourquoi tous les saints ont eu l'habitude de prier la nuit, combattant l'assoupissement du corps et la douceur du sommeil et dépassant leur nature corporelle. Le prophète disait lui aussi : « Je me suis fatigué à gémir ; chaque nuit, je baigne ma couche de mes larmes » (Ps 6,7) pendant qu'il soupirait du fond du cœur dans une prière passionnée. Et ailleurs : « Je me lève au milieu de la nuit pour te louer à cause de tes jugements, toi le Juste. » (Ps 118,62). Pour chacune des requêtes que les saints voulaient adresser à Dieu avec force, ils s'armaient de la prière pendant la nuit et aussitôt ils recevaient ce qu'ils demandaient.

      Satan lui-même ne craint rien autant que la prière que l'on offre pendant les veilles. Même si elles s'accompagnent de distractions, elle ne revient pas sans fruit, à moins qu'on ne demande ce qui ne convient pas. C'est pourquoi il engage de sévères combats contre ceux qui veillent, afin de les détourner si possible de cette pratique, surtout s'ils se montrent persévérants. Mais ceux qui sont quelque peu fortifiés contre ses ruses pernicieuses et ont goûté les dons que Dieu accorde durant les veilles, et qui ont expérimenté personnellement la grandeur de l'aide que Dieu leur accorde, le méprisent complètement, lui et tous ses stratagèmes.

Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques (trad. Deseille, La fournaise de Babylone, Eds. Présence 1974, p. 90)

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

Posté par cidh2050 à 21:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Évangile et Homélie du Lundi 23 Oct 2017. La vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède.

 


Lectures de la messe

Première lecture (Rm 4, 20-25)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    devant la promesse de Dieu, Abraham n’hésita pas,
il ne manqua pas de foi,
mais il trouva sa force dans la foi
et rendit gloire à Dieu,
    car il était pleinement convaincu
que Dieu a la puissance d’accomplir ce qu’il a promis.
    Et voilà pourquoi
il lui fut accordé d’être juste.
En disant que cela lui fut accordé,
l’Écriture ne s’intéresse pas seulement à lui,
    mais aussi à nous,
car cela nous sera accordé puisque nous croyons
en Celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur,
    livré pour nos fautes
et ressuscité pour notre justification.

            – Parole du Seigneur.

Cantique

(Lc 1, 69-70, 71-72, 73-75)

R/ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
car il a visité son peuple.
(cf. Lc 1, 68)

Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
     en sa présence, tout au long de nos jours.


Évangile

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 12, 13-21)

En ce temps-là,
    du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :
« Maître, dis à mon frère
de partager avec moi notre héritage. »
    Jésus lui répondit :
« Homme, qui donc m’a établi
pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
    Puis, s’adressant à tous :
« Gardez-vous bien de toute avidité,
car la vie de quelqu’un,
même dans l’abondance,
ne dépend pas de ce qu’il possède. »
    Et il leur dit cette parabole :
« Il y avait un homme riche,
dont le domaine avait bien rapporté.
    Il se demandait :
“Que vais-je faire ?
Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
    Puis il se dit :
“Voici ce que je vais faire :
je vais démolir mes greniers,
j’en construirai de plus grands
et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
    Alors je me dirai à moi-même :
Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,
pour de nombreuses années.
Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
    Mais Dieu lui dit :
“Tu es fou :
cette nuit même, on va te redemander ta vie.
Et ce que tu auras accumulé,
qui l’aura ?”
    Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,
au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Qu’aurions-nous fait à la place de cet agriculteur « dont les terres avaient beaucoup rapporté » ? Probablement la même chose : n’est-ce pas agir de manière responsable que de créer un plan d’épargne pour mettre à l’abri les bénéfices d’une année féconde ? Bien sûr ses projets sont assez limités : se reposer, manger, boire, jouir de la vie ; mais - à condition de ne pas tomber dans cet hédonisme primaire - qu’y a-t-il de répréhensible à profiter de ses rentes ?

Pourtant le Seigneur ne mâche pas ses mots : « Tu es fou » ; entendons : « insensé ». Comme l’étymologie de ce terme l’indique, il désigne celui qui a perdu le sens de sa vie, qui a oublié sa finalité véritable ; celui qui, aveuglé par l’appât d’une vie facile, s’installe ici-bas dans l’indifférence aux autres, et comme s’il devait y passer l’éternité. N’ayant de souci que pour sa sécurité et son confort, « n’amassant que pour lui-même », il souffre d’une double amnésie : il oublie de rendre grâce à Dieu, source de tout ce qu’il possède ; et il oublie de faire la part du pauvre. Certes il est légitime de profiter du fruit de notre travail, mais en nous souvenant que nous ne sommes que les gestionnaires des biens que le Seigneur nous confie pour subvenir à nos propres besoins, et partager avec nos frères en humanité moins favorisés. C’est précisément en partageant que nous constituons « un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas » (Lc 12, 33).

Il ne s’agit pas que d’une pieuse méditation sur le détachement des biens de ce monde : Benoît XVI discerne dans le principe de la gratuité, la dimension spécifiquement humaine de nos comportements, qu’il faut nécessairement honorer, si nous voulons parvenir à humaniser le développement économique, social et politique (Lettre encyclique Caritas in veritate, 34). Le Pape émérite ajoute : « Le principe de gratuité et la logique du don, comme expression de la fraternité, peuvent et doivent trouver leur place à l’intérieur de l’activité économique normale. C’est une exigence conjointe de la charité et de la vérité. (Ibid., 36). Si hier on pouvait penser qu’il fallait d’abord rechercher la justice et que la gratuité devait intervenir ensuite comme un complément, aujourd’hui, il faut dire que sans la gratuité on ne parvient même pas à réaliser la justice » (Ibid., 38).

Puissions-nous entendre ce message, et le mettre en pratique à notre échelle. La logique de la gratuité et du don procède de la conscience que l’autre ne peut me laisser indifférent, mais qu’il « m’oblige » au nom de notre commune humanité et de notre commune appartenance à la « famille de Dieu » (Ep 2, 19). Somme toute, c’est par la gratuité que la solidarité s’élève au niveau de la charité.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses»

Aujourd'hui, si nous ne nous bouchons pas les oreilles et ne fermons pas les yeux, l'Évangile nous ébranlera par sa clarté: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses» (Lc 12,15). Qu'est-ce qui assure la vie de l'homme?

Nous savons bien ce qui assure la vie de Jésus, car Il nous l'a dit: «Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même» (Jn 5,26). Nous savons que la vie de Jésus non seulement procède du Père, mais consiste à faire Sa volonté, car telle est sa nourriture, et la volonté du Père revient à réaliser sa grande œuvre de salut parmi les hommes, en donnant sa vie pour ses amis, signe du plus parfait amour. La vie de Jésus est donc une vie totalement reçue du Père et entièrement livrée au Père et, par amour pour le Père, aux hommes. La vie humaine pourra-t-elle, dans ces conditions, se suffire à elle-même? Pourra-t-on nier que la vie est un don, que nous l'avons reçue et que, ne serait-ce que pour cela, nous devons rendre grâce? «Que nul ne se croît maître de sa propre vie» (Saint Jérôme).

Dans cette perspective, il ne reste qu'à nous demander: Quel sens peut avoir notre vie si elle se replie sur elle-même, si elle se complaît à dire: «Mon âme, te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence» (Lc 12,19)? Si la vie de Jésus est un don reçu et donné toujours dans l'amour, notre vie —que nous ne pouvons nier avoir reçue— doit se convertir, en suivant celle de Jésus, en un don total à Dieu et à nos frères, car «qui aime sa vie la perd» (Jn 12,25).

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Dieu est donc caché dans notre âme et c'est là que le vrai contemplatif doit le chercher, en disant : « Où es-tu caché ? » (Saint Jean de la Croix)

Demande

Seigneur, donne-moi la connaissance du vrai poids des choses de cette vie en relation avec l'éternité.

Points de réflexion

1. « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus part d'un conflit à la réponse évidente pour relever le débat et donner un enseignement plus profond : bien sûr que ton frère ne doit pas garder pour lui seul l'héritage de toute la famille mais, au fond, en quoi réside la valeur des biens que nous possédons ici-bas : notre argent, nos actions, notre temps ?

2. Jésus invite ses auditeurs à considérer leur vie terrestre dans la perspective de sa fin. Un jour cette vie sera terminée : que restera-t-il de ce que j'ai été, fait, possédé ? On raconte qu'à celui qui avait demandé au jeune saint Louis de Gonzague, séminariste, alors qu'il était en train de jouer avec ses amis, ce qu'il ferait s'il savait qu'il allait mourir quelques instants plus tard, celui-ci aurait répondu qu'il continuerait à jouer, puisqu'il était déjà en train de vivre tout simplement son devoir d'état. Si l'on me disait que j'allais mourir dans quelques instants, continuerais-je à faire ce que je suis en train de faire ?

3. La question (utile et recommandée par saint Ignace dans les Exercices) n'a pas pour but de nous inquiéter mais, au contraire, de nous situer dans ce que nous sommes vraiment : des enfants sur lesquels veille avec attention un Père qui les aime. Voilà ce qu'est être « riche en vue de Dieu » : riche de l'assurance que Dieu notre Père nous aime, veille sur nous à chaque instant de notre vie et nous donne chaque jour l'occasion de travailler pour son Règne. Voilà la vraie mesure, devant Dieu, de notre argent, nos actions, notre temps.

Dialogue avec le Christ

« Prends, Seigneur et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai et tout ce que je possède, tu me l'as donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi ton amour et ta grâce. Cela me suffit. » (Saint Ignace)

Résolution

Me poser à plusieurs reprises aujourd'hui la question de saint Louis de Gonzague.

Père Thomas Brenti, LC

http://www.regnumchristi.fr



« Du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »

Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? » Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Jésus raconte cette parabole qui donne à résoudre un différend à propos d’un héritage. Cet homme souhaitait utiliser le pouvoir moral de Jésus pour son propre avantage matériel. Gardez–vous avec soin de toute avarice, dit Jésus en faisant une mise en garde contre l’un des maux les plus insidieux du cœur humain : l’avarice. Jésus s’adresse à nous également qui vivons dans une société exhibant les bénéfices que procure la richesse matérielle. L’avarice exprime une inversion de l’ordre divin, une déviation qui fait passer l’humanité à côté du but de son existence. Dieu a créé l’homme afin que celui-ci l’honore et le serve. Notre préoccupation se doit d’être riche de notre relation à Dieu dans la prière, déposant dans son cœur de Dieu notre fardeau. Saint Jean de la croix dit que les richesses matérielles sont le chemin de l’homme à l’esprit perverti. Mais il y est autre chemin de l’esprit égaré, ce sont les soucis des « biens spirituels. »

Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.” Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.” Ce fermier n’a pas l’intention d’écouler au rabais son produit mais il préfère attendre le moment propice où il pourra le vendre en tirant un meilleur profit. Le comportement de cet homme semble tout à fait raisonnable s’il a le souci de Dieu et de ses frères. Cette parabole nous présente quelqu’un à qui la chance a souri. De riche qu’il était, Dieu le bénit d’une richesse plus grande encore. Mais rien ne doit être obstacle au chemin de liberté proposé par Jésus pour partager avec ses frères et rendre grâce à Dieu. En effet notre seul souci est de se trouver « dans le Christ, » pour marcher vers notre Père, mus par l’Esprit Saint, car Dieu veut que nous marchions tous vers le bonheur. Le Notre Père est la Lumière qui éclaire notre route : Que le Nom de Dieu soit honoré par l’épanouissement de son Amour dans notre cœur. Que la volonté d’amour du Seigneur soit faite. Que son règne de Paix, de Justice, vienne dans le monde. Que de plus en plus, nous bâtissions dans le monde la civilisation de l’amour.

Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. » Le problème apparaît quand cet homme utilise le ‘je’ et ‘mon’ ou ‘mes’, que tout gravite autour de lui. Il n’a pas d’estime ni de reconnaissance envers la providence de Dieu. Notre vie ne dépend pas de ce que nous possédons, mais elle est dans une perspective d’éternité. Être riche en vue de Dieu, c’est lui donner tout ce que nous sommes, dans la Foi. Alors nous n’aurons plus qu’un souci, faire la volonté de Dieu. Qu’il fasse de nous un être plus aimant, plus ouvert, plus disponible, dans la douceur et dans humilité. C’est en Dieu que nous mettons toute notre espérance. Dans l’Eucharistie, nous sommes nourris du Corps et du Sang de Jésus pour partager et pardonner comme Il nous le demande. C’est notre richesse qui vient de Dieu. C’est par la foi que nous adhérons à ce Trésor. Dieu nous estimera juste parce que nous croyons en lui. Jésus est notre Sauveur, grâce à Lui, nous réaliserons la sainte volonté de notre Père.

Nous demandons la grâce d’entendre cette Parole de Dieu pour être vraiment disponibles à faire la volonté de Dieu.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Amasser pour soi-même ou être riche en vue de Dieu ?

      Les chrétiens collaboreront de bon gré et de tout leur cœur à la construction de l'ordre international. Cela doit se faire dans un respect loyal des libertés légitimes et dans une fraternité amicale avec tous. Ils le feront d'autant plus volontiers que la plus grande partie du globe souffre encore d'une telle indigence que le Christ lui-même, dans la personne des pauvres, réclame pour ainsi dire à haute voix la charité de ses disciples. Qu'on évite donc ce scandale : tandis que certains pays jouissent d'une grande abondance et que la majeure partie de leurs habitants portent le nom de chrétiens, d'autres sont privés du nécessaire et sont tourmentés par la faim, la maladie et toutes sortes de misères. L'Esprit de pauvreté et de charité est, en effet, la gloire et le signe distinctif de l'Église du Christ. Il faut donc louer et encourager ces chrétiens, les jeunes en particulier, qui s'offrent spontanément à secourir d'autres hommes et d'autres peuples...

      Pour encourager et stimuler la coopération entre tous, il est donc tout à fait nécessaire que l'Église soit présente dans la communauté des nations –- aussi bien par des organes officiels que par la collaboration entière et loyale de tous les chrétiens... À cet égard, dans l'éducation religieuse comme dans l'éducation civique, on sera particulièrement attentif à la formation des jeunes...

      Enfin, il faut souhaiter que les catholiques, pour bien remplir leur rôle dans la communauté internationale, recherchent une coopération active et positive à la fois avec leurs frères chrétiens d'autres communautés ecclésiales, qui professent le même amour évangélique, et avec tous les hommes en quête d'une paix véritable.

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 88-90

http://levangileauquotidien.org





Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

Posté par cidh2050 à 22:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

 



Dimanche 22 octobre 2017

Nous sommes au 28ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Jean-Paul II, « le Géant de Dieu » (1920-2005), Stes Nunilon et Alodie, vierges et martyres († 851)


Lectures de la messe

Première lecture (Is 45, 1.4-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus,
qu’il a pris par la main
pour lui soumettre les nations et désarmer les rois,
pour lui ouvrir les portes à deux battants,
car aucune porte ne restera fermée :

    « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu,
je t’ai appelé par ton nom,
je t’ai donné un titre,
alors que tu ne me connaissais pas.

    Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre :
hors moi, pas de Dieu.
Je t’ai rendu puissant,
alors que tu ne me connaissais pas,
    pour que l’on sache, de l’orient à l’occident,
qu’il n’y a rien en dehors de moi.
Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. »

    – Parole du Seigneur.

Psaume 95 (96), 1.3, 4-5, 7-8, 9-10ac

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !
Lui, le Seigneur, a fait les cieux.

Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis.

Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.

Deuxième lecture (1 Th 1, 1-5b)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Paul, Silvain et Timothée,
à l’Église de Thessalonique
qui est en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix.

    À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
en faisant mémoire de vous dans nos prières.
Sans cesse,  nous nous souvenons
que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon
en notre Seigneur Jésus Christ,
en présence de Dieu notre Père.
    Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu,
vous avez été choisis par lui.
    En effet, notre annonce de l’Évangile
n’a pas été, chez vous, simple parole,
mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude.

    – Parole du Seigneur.


Évangile

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 15-21)

    En ce temps-là,
    les pharisiens allèrent tenir conseil
pour prendre Jésus au piège
en le faisant parler.
    Ils lui envoient leurs disciples,
accompagnés des partisans d’Hérode :
« Maître, lui disent-ils, nous le savons :
tu es toujours vrai
et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;
tu ne te laisses influencer par personne,
car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
    Alors, donne-nous ton avis :
Est-il permis, oui ou non,
de payer l’impôt à César, l’empereur ? »
    Connaissant leur perversité, Jésus dit :
« Hypocrites !
pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
    Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
    Il leur dit :
« Cette effigie et cette inscription,
de qui sont-elles ? »
    Ils répondirent :
« De César. »
Alors il leur dit :
« Rendez donc à César ce qui est à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Nous assistons sous nos yeux à la réalisation de la conspiration prophétisée au livre de la sagesse : « Traquons le juste : il nous gêne, s’oppose à nos actions, nous reproche nos manquements à la Loi et nous accuse d’être infidèles à notre éducation. Il déclare posséder la connaissance de Dieu et il se nomme enfant du Seigneur, il se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies et vérifions comment il finira » (Sg 2, 12-17). Le discours faux de ces renards commence paradoxalement par annoncer la vérité : « Tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu » ; la flatterie du menteur a pour but de faire glisser jusqu’au piège le malheureux qui se laisse séduire par ses propos mal intentionnés.

La question sur laquelle débouche cette entrée en matière est particulièrement perverse : si Jésus répond positivement, il va dans le sens des Hérodiens, collaborateurs de l’occupant, et sera dès lors accusé de traître par les Pharisiens ; s’il invite à refuser de payer l’impôt, il abonde dans le sens des Pharisiens, mais se met les Hérodiens à dos, qui auront beau jeu de le dénoncer aux Romains.  Jésus, connaissant l’intention de ses interlocuteurs, dévoile d’amblée leur hypocrisie et dénonce leur mauvais desseins. Coupant court aux flatteries mensongères, il prend ses opposants en flagrant délit de duplicité puisqu’ils portent sur eux la monnaie de l’impôt, portant l’effigie de l’Empereur et une légende qui s’adresse à lui comme à une divinité. Autant dire qu’un juif pieux n’était pas supposé la posséder ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle des changeurs se tenaient dans la cour du Temple, car l’argent romain était considéré comme idolâtrique et ne pouvait par conséquent entrer dans le Temple. La preuve est ainsi faite que les interlocuteurs de Jésus ne se posaient guère de problèmes moraux et n’attendaient rien de cet interrogatoire, si ce n’est un motif d’accusation.

Le Seigneur aurait pu les laisser là, tenant en main la pièce à conviction de leur hypocrisie. Mais il va profiter de cette opportunité pour préciser le véritable lieu de discernement des problèmes, y compris politiques. Prenant l’initiative du dialogue, il va obliger ses détracteurs à répondre eux-mêmes à leur propre question, en les renvoyant à l’effigie et la légende qui sont frappées sur la monnaie : « Rendez donc à César » ce qui est marqué de son sceau et qui par le fait même lui revient selon les conventions sociales. A en rester là, on pourrait croire que Jésus est tombé dans le piège et s’est prononcé en faveur d’un soutien financier à l’occupant. Mais cette injonction ne fait qu’introduire un second précepte, vers lequel tout converge. Rebondissant plus haut, le Seigneur ajoute en effet : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu ». A quoi Jésus fait-il allusion ? S’il faut rendre à César ce qui est marqué de son effigie, que nous faut-il rendre à Dieu qui soit marqué de son sceau ? Tout juif pieux connaît la réponse : la seule réalité qui soit à l’image de Dieu, c’est l’être humain, c'est-à-dire nous-mêmes.

Par l’ajout de ce second volet, totalement inattendu, Jésus change de plan, et signifie clairement qu’il n’est pas venu pour trancher les litiges humains, mais pour accomplir toute justice et nous en montrer le chemin, en rendant à Dieu l’adoration parfaite qui lui revient, à savoir l’offrande de tout son être.Le message est clair : le discernement de la question initiale concernant l’impôt dû à César - et tous les discernements analogues - ne peuvent se faire qu’à la lumière de la perspective nouvelle introduite par le Christ, c'est-à-dire sur l’horizon de la dépendance première de tout homme de son Créateur et de la fraternité universelle qui en résulte.

« Hors moi pas de Dieu » entendions-nous proclamer dans la première lecture. Tout pouvoir au ciel et sur la terre, trouve sa source dans le Créateur et celui qui l’exerce aura des comptes à rendre au Très-Haut. Même César qui se faisait passer pour un dieu, devra comparaître devant Dieu « en dehors de qui il n’y a rien » (1ère lect.). C’est pourquoi le chrétien se soumet aux lois de la cité et de l’état - pour autant qu’elles ne sont pas injustes - car il sait que la vie des puissants est dans la main de Dieu et qu’« ils n’auraient aucun pouvoir s’il ne leur avait été donné d’en haut » (Jn 19, 11). C’est donc à Dieu que nous obéissons en obéissant aux lois justes de la cité, et ce n’est pas une idole politique, mais nos frères que nous servons, en nous mettant au service du bien commun avec une « foi active, une charité qui se donne de la peine, et une espérance qui tient bon en notre Seigneur Jésus-Christ et en présence de Dieu notre Père » (2nd lect.).

N’oublions pas que nous finirons toujours par ressembler à ce que nous contemplons ; aussi, entre l’effigie de César frappée sur du métal, et l’image de Dieu qui resplendit sur la face du Christ et sur le visage de chacun de nos frères, notre choix ne saurait être hésitant. Puissions-nous nous dégager des fausses séductions et choisir résolument d’appartenir à Dieu seul en lui remettant tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes comme le suggère saint Ignace dans sa prière d’offrande :

Prenez Seigneur et recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence, et toute ma volonté, tout ce que j’ai et possède. Vous me l’avez donné : à vous Seigneur je le rends. Tout est vôtre, disposez-en selon votre entière volonté. Donnez-moi votre amour et votre grâce : c’est assez pour moi.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu»

Aujourd'hui, on nous présente pour notre considération, une citation de Jésus très connue: «Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu» (Mt 22,21).

Il ne nous serait pas possible de comprendre le sens de cette phrase sans tenir compte du contexte dans lequel Jésus la prononce: «Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler» (Mt 22,15), mais Jésus a vu leur ruse (cf. v. 18). Ainsi sa réponse est bien réfléchie. En l'entendant, les pharisiens ont été pris au dépourvu, car ils ne s'attendaient pas à une réponse de ce genre. Car s'il avait été contre César ils auraient pu l'accuser; et s'il avait été en faveur de l'impôt ils seraient partis satisfaits de leur astuce. Mais Jésus, sans parler directement contre César a tout mis en perspective: il faut donner à Dieu ce qui est à Dieu, et Dieu est Maître de tout, y compris les pouvoirs du monde.

César, comme tout homme politique, ne peut pas exercer un pouvoir arbitraire, car son pouvoir lui est donné en "gage" ou en garantie: comme les serviteurs de la parabole des talents; ils doivent répondre au Seigneur de l'usage qu'ils ont fait des talents qu'ils ont reçus. Dans l'Évangile de saint Jean, Jésus dit à Pilate: «Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut» (Jn 19,10). Jésus ne veut pas se présenter comme un agitateur politique mais il remet, tout simplement, les choses à leur place.

L'interprétation faite parfois de Mt 22,21 est que l'Église ne doit pas se "mêler des questions politiques", mais s'occuper uniquement du culte. Mais cette interprétation est fausse, car s'occuper de Dieu n'est pas seulement s'occuper du culte, mais se préoccuper également de la justice, pour les hommes, qui sont des fils de Dieu. Prétendre que l'Église doit rester dans les sacristies, qu'elle ferme les yeux et les oreilles et demeure en silence face aux problèmes d'ordre moral et humain de notre époque, est, en effet, enlever à Dieu ce qui est à Dieu. «Une tolérance qui accepte Dieu uniquement en tant qu'opinion privée, mais qui l'enlève du domaine public (…) n'est pas tolérance, mais hypocrisie» (Benoît XVI).

Abbé Antoni POU OSB Moine de Montserrat (Montserrat, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Ô Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre ! Jusqu'aux cieux, ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l'adversaire, où l'ennemi se brise en sa révolte. À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ? Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu, le couronnant de gloire et d'honneur ; tu l'établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds : Ô Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre ! » (Cf. Ps 8)
Que je ne perde jamais ton image et ta ressemblance dans mon âme – ta justice !

Demande

La pauvreté du cœur ! Le royaume des Cieux !

Points de réflexion

1. « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? »
Si nous commençons notre réflexion avec une phrase un peu violente en plein milieu de ce récit évangélique, voilà le « cœur » du problème de Jésus avec les pharisiens, les pharisiens avec Jésus : leur « hypocrisie ». En fait, saint Matthieu nous a bien introduit dans le sujet : « En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. » Dans un langage véridique entre personnes de bonne volonté, l’intelligence pose des questions pour savoir « la vérité », la volonté cherche des conseils pour savoir « le bien » à accomplir. Piéger le discours est un acte de mauvaise volonté qui veut falsifier la position de l’interlocuteur, en voulant le discréditer avec des intentions perverses. Là, notre lecture ne suit pas le « narrateur omniscient » d’un roman qui raconte un épisode d’un monde fictif : c’est une vraie histoire de la vie de notre Sauveur où saint Matthieu fut témoin oculaire ; d’ailleurs, saint Jean témoigne dès le début de son Évangile : « Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. » (Jn 2, 24-25) Jésus vient d’appeler les pharisiens « hypocrites » parce qu’il connaît leurs cœurs, c’est-à-dire qu’il sait qu’ils créent des histoires peu honnêtes par leur jugements mensongers, tandis qu’ils veulent apparaître justes aux gens par des raisonnements sophistiqués. Nous sommes toujours devant Jésus, « doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), justement mis en colère ! Il est tout prêt à nous pardonner quand nous sommes faibles, à nous éduquer quand nous sommes ignorants : en revanche, il tolère peu une tentative quelconque de nier la véracité et la droiture de son témoignage, l’effigie de sa Personne divine ! Que personne ne s’écarte du Chemin, de la Vérité et de la Vie inscrits dans ce Fils de l’homme ! Il est toujours vrai et il enseigne le chemin de Dieu en vérité ; il ne se laisse influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence qu’il considère les gens : « Hypocrites ! » donc les hommes qui reconnaissent ces traits, – la splendeur de sa Personne divine qui brille par son humanité –, sans l’adorer, sans l’imiter, sans vouloir être comme lui : « l’Image du Dieu invisible » (Col 1, 15), monnaie du royaume des Cieux !

2. « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? »
L’argent du monde doit-il m’appartenir, ou dois-je appartenir à Dieu comme sa monnaie ? Suis-je jaloux du possesseur de l’argent, dont l’effigie et l’inscription apparaissent dessus – sans laisser place à la jalousie de Dieu qui voudra que les vertus de son amour gratuit apparaissent dans le monde par la sainteté de ma vie ? « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! » (Mt 5, 3) Dans une autre altercation avec les autorités, Jésus avait affirmé : « Le Père et moi, nous sommes UN » (Jn 10, 30), c’est-à-dire qu’il n’a pas hésité à attirer attention sur la question de son identité, voire inviter son auditoire à examiner son exemple et y trouver l’image du Dieu invisible à l’œuvre : Jésus y est le centre, le critère, le modèle de nos vies, la manière d’aimer Dieu sur toute chose et d’aimer le prochain comme soi-même. « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » (Jn 10, 34-38) Voilà la « spiritualité » lumineuse que Jésus, le Fils de Dieu, voudra partager avec nous, tandis qu’il est maintenant obligé de dissiper notre « matérialité », voire notre esclavage matérialiste, par un exemple si mondain qui ne vient que du piège de nos ténèbres peccamineuses !

3. « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! »
Le péché rend esclave ; l’hypocrisie rend bête. Il est un devoir de servir César comme il l’est davantage de servir Dieu ! La première des vertus cardinales, – la justice –, rend à l’autre ce que lui est dû. Le pécheur, en aimant soi-même plus que Dieu et son prochain, perd sa justice. La conscience, pervertie par son attachement habituel à soi, devient esclave : voilà un homme rendu bête dans sa pensée morale ! Faut-il avoir la « permission » d’être juste en tant qu’homme (sujet de la société) ? Faut-il avoir la « permission » d’être juste en tant qu’image et ressemblance de Dieu (sujet de la religion) ? « Est-il permis, oui ou non ? », demandèrent les pharisiens, juste pour commencer ! À la lumière de la Sagesse de Jésus qui émane de sa Justice, nous voyons combien leur question fut bête ! « Hypocrites ! » « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! » La colère de Jésus appelle à la conversion : l’or est purifié par le feu, alors nous serons comme lui, aimants de Dieu et du prochain, doux et humbles de cœur aux hommes de bonne volonté comme lui !

Dialogue avec le Christ

Que je sois avare de ta charité, ô Christ ! Donne-moi la grâce de la pauvreté du cœur pour que je puisse toujours vivre en cherchant ton Royaume et sa justice, en aimant Dieu par-dessus toute chose et mon prochain comme moi-même !

Résolution

Pour que l’amour de Dieu puisse briller dans ma vie, lui rendre gloire aujourd’hui en mettant librement l’un de mes talents au service de mon prochain.

Père Shane Lambert, LC

http://www.regnumchristi.fr



« Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. »

Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur
 ? » Ce qui leur importe aux interlocuteurs de Jésus, c’est de le prendre en faute. En posant cette question, ils tendent un piège à celui qui les gêne. Payer l’impôt romain, c’est reconnaître la légitimité de l’autorité d’occupation, alors que selon la foi juive, la seule loi applicable en Israël est la loi de Dieu. La dimension religieuse et politique de la question des pharisiens apparait dans sa formulation. Ils ne demandent pas “est-il obligatoire de payer l’impôt,” comme nous pouvons poser cette question pour nous vis à vis de l’état français. Mais “est-il permis," sous-entendu permis par la loi de Dieu. Donc, si Jésus leur répond qu’il faut payer l’impôt à César, il se fait le collaborateur de l’occupant romain, et il est infidèle à la loi juive. S’il répond qu’il ne faut pas payer l’impôt, les pharisiens pourront le dénoncer aux autorités romaine pour rébellion. Cet Evangile est d’une actualité frappante car nous sommes dans un monde ou la contestation est toujours sous jacente en matière religieuse. Jésus est la Parole vivante de Dieu et l’on cherche à le prendre en faute sur sa Parole ! Il s’agit en effet de ce qui relève de la responsabilité des hommes et de la responsabilité de Dieu dans l’édification d’un monde meilleur. Les intentions mal honnêtes des interlocuteurs de Jésus nous bouleversent. Ils ne cherchent pas une réponse à une question qui les préoccupe, et encore moins la vérité.

"Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?" Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Le coup de génie de Jésus est de leur demander d’apporter une pièce de denier romain. Car la monnaie est le signe de l’autorité. Une fois de plus, Jésus renvoie ses interlocuteurs à eux-mêmes. Voyant leur propre incohérence, ils restent muets. Tout pourrait s’arrêter là. La bonté de Jésus, est d’ouvrir l’esprit de ses contemporains à la lumière de la vérité. Il veut faire réfléchir ses interlocuteurs sur la dimension cachée, spirituelle de sa réponse. S’il faut rendre à César ce qui porte l’image de César, que doit-on rendre à Dieu ? La Parole de Dieu dans le premier testament nous redit combien Dieu est à l’origine de tout. C’est donc à partir de la Parole de Dieu que s’établit toute justice. Nous sommes solidaires de nos frères en humanité et nous devons nous engager dans les réalités du monde. Ainsi s’édifie l’humanité nouvelle ou les valeurs humaines sont respectées.

"Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » L’argent qui porte la marque de l’autorité politique, retourne légitimement vers cette autorité en payant l’impôt. La personne humaine est marquée dès l’origine par l’image de Dieu, elle a vocation de retourner vers Dieu. Ce retour vers celui qui a marqué notre cœur de son image ne se réalise pas seulement à la fin de notre vie. Jésus rétablit une distinction fondamentale. Jésus engage les chrétiens sur le chemin du partage et de la solidarité. La personne humaine est le centre et le sommet de la création. Nous sommes invités à reconnaître la présence et l’autorité de Dieu dans notre vie quotidienne. L’image de l’impôt que nous payons nous aide à comprendre ce qui est juste de faire envers Celui qui nous a créé à son image. La liberté que nous avons de nous tourner vers notre Père du ciel n’enlève rien à la nécessité du temps que nous consacrons aux autres. La dignité humaine est aujourd’hui reconnue universellement. Cependant que de difficultés pour que s’accomplisse le bien commun et le respect de la reconnaissance concrète de la dignité humaine ! Nous oublions facilement la présence discrète de Dieu en chacun de nous. Etant marqué du sceau de l’Esprit saint, c’est toute notre vie qui est appelée à devenir une offrande pour Dieu par la prière et les services que nous pouvons rendre aux autres.

Nous demandons à Dieu la grâce de nous éclairer dans le chemin de la justice pour la construction de la civilisation de l’Amour.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Être réellement une image de Dieu

      « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Il faut rendre à chacun ce qui lui revient. Voilà une parole vraiment pleine de sagesse et de science célestes. Car elle nous enseigne qu'il y a deux sortes de pouvoir, l'un terrestre et humain, l'autre céleste et divin... Elle nous apprend que nous sommes ainsi tenus à une double obéissance, l'une aux lois humaines et l'autre aux lois divines... Il nous faut payer à César la pièce portant l'effigie et l'inscription de César, à Dieu ce qui a reçu le sceau de l'image et de la ressemblance divines : « La lumière de ton visage a laissé sur nous ton empreinte, Seigneur » (Ps 4,7 Vulg).

      Nous avons été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1,26). Tu es homme, ô chrétien ! Tu es donc la monnaie du trésor divin, une pièce portant l'effigie et l'inscription de l'empereur divin. Dès lors, je demande avec le Christ : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? » Tu réponds : « De Dieu ». Je te réponds : « Pourquoi donc ne rends-tu pas à Dieu ce qui est à lui ? »

      Si nous voulons être réellement une image de Dieu, nous devons ressembler au Christ, puisqu'il est l'image de la bonté de Dieu et « l'effigie exprimant son être » (He 1,3). Et Dieu « a destiné ceux qu'il connaissait par avance à être l'image de son Fils » (Rm 8,29). Le Christ a vraiment rendu à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il a observé de la manière la plus parfaite les préceptes contenus dans les deux tables de la loi divine « en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix » (Ph 2,8), et ainsi il était orné au plus haut degré de toutes les vertus visibles et cachées.

Saint Laurent de Brindisi (1559-1619), capucin, docteur de l'Église
Sermon pour le 22e dimanche après la Pentecôte, 2-5 ; Opera omnia 8, 335 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 248)

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

Posté par cidh2050 à 23:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Évangile et Homélie du Sa 21 Oct 2017. Celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu


Samedi 21 octobre 2017

Nous sommes dans la 28e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Laura Montoya Upegui, vierge et fond. (1874-1949), Bx Pino Puglisi, prêtre à Palerme et martyr (1937-1993)


Lectures de la messe

Première lecture

« Espérant contre toute espérance, il a cru » (Rm 4, 13.16-18)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    ce n’est pas en vertu de la Loi
que la promesse de recevoir le monde en héritage
a été faite à Abraham et à sa descendance,
mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
    Voilà pourquoi on devient héritier par la foi :
c’est une grâce,
et la promesse demeure ferme
pour tous les descendants d’Abraham,
non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement,
mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham,
lui qui est notre père à tous.
    C’est bien ce qui est écrit :
J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations.
Il est notre père devant Dieu en qui il a cru,
Dieu qui donne la vie aux morts
et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
    Espérant contre toute espérance,
il a cru ;
ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations,
selon cette parole :
Telle sera la descendance que tu auras !

            – Parole du Seigneur.

Psaume 104 (105), 6-7, 8-9, 42-43

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac,

Il s’est ainsi souvenu de la parole sacrée
et d’Abraham, son serviteur ;
il a fait sortir en grande fête son peuple,
ses élus, avec des cris de joie !


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 12, 8-12)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous le dis :
Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes,
le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui
devant les anges de Dieu.
    Mais celui qui m’aura renié en face des hommes
sera renié à son tour en face des anges de Dieu.
    Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme,
cela lui sera pardonné ;
mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
cela ne lui sera pas pardonné.
    Quand on vous traduira devant les gens des synagogues,
les magistrats et les autorités,
ne vous inquiétez pas
de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.
    Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là
ce qu’il faudra dire. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus s’adresse à ceux qu’il vient d’appeler « ses amis » et dont « les cheveux sont tous comptés ». C’est dans cet amour de prédilection qu’ils devront puiser la force de soutenir les assauts de leurs détracteurs, car le disciple n’est pas au-dessus de son maître, et doit se préparer à subir comme lui la persécution (cf. Jn 15, 20).

« Celui qui se sera prononcé pour moi - c’est-à-dire pour Jésus, le Verbe fait chair - le Fils de l’homme - c’est-à-dire le Christ exalté à la droite du Père - se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu - qui représentent le tribunal divin ». Le témoignage que le disciple doit rendre devant les hommes concerne donc la divinité de son maître, en qui s’accomplit la prophétie de Daniel : « Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite » (Dn 7, 13-14).

Seul l’Esprit Saint peut attester que « Jésus-Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 11) ; et c’est précisément parce que le Christ glorifié va envoyer d’auprès du Père (Jn 15, 26) l’Esprit de vérité (Jn 14, 17) que ses disciples pourront témoigner de lui devant les hommes (Ac 1, 8), comme lui-même, Jésus, a témoigné en faveur du Père (Jn 17, 4). Le disciple qui « se prononce pour son maître devant les hommes », manifeste donc qu’il a accueilli l’Esprit, en qui il n’est plus qu’un avec Jésus, comme celui-ci ne fait qu’un avec son Père (Jn 17, 21). C’est pourquoi « le Fils de l’homme se prononcera pour lui devant les anges de Dieu ».

Certes tous n’ont pas reçu l’Esprit Saint ; tous ne sont pas introduits « dans la vérité tout entière » (cf. Jn 16, 13) concernant le Fils de l’homme. Aussi n’est-il pas étonnant que ceux qui n’ont pas (encore) accueilli « l’Esprit de vérité » qui procède du Père et qui rend témoignage en faveur de Jésus (Jn 15, 26), disent « une parole contre le Fils de l’homme ». Cela leur sera pardonné en raison de leur ignorance - comme Saul obtiendra le pardon pour sa participation au meurtre d’Etienne (Ac 7, 58). Bien plus : c’est Jésus lui-même qui intercède pour eux auprès de son Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). Mais malheureux celui qui ayant reçu le témoignage de l’Esprit attestant la seigneurie de Jésus, vient à le renier devant les hommes. S’étant coupé délibérément de son Sauveur, il se retrouve seul, sans personne pour « se prononcer pour lui devant les anges de Dieu », personne pour lui pardonner ses péchés.  En entendant ces paroles de Notre-Seigneur, on comprend que les premières générations chrétiennes redoutaient avant tout le péché d’apostasie, qui rompt la communion au Christ et coupe de la communauté du salut.

Par contre, comment ne pas être interloqué par la légèreté avec laquelle nos contemporains traitent leur baptême, ne considérant le don gratuit de la filiation divine dans l’Esprit ni comme un privilège, ni comme une responsabilité. Renier devant les hommes la foi au Christ Jésus, Seigneur et Sauveur, telle qu’ils l’ont reçue de l’Eglise ne leur pose aucun problème : chacun n’est-il pas libre de se construire son propre corps de croyance en fonction de ses attraits ou de ses besoins du moment, et en s’inspirant des autres traditions religieuses ? Le subjectivisme et le relativisme ont hélas étouffé la flamme de l’Esprit dans le cœur de bien des baptisés, au point que certains d’entre eux ont honte du si beau nom de « chrétien ». Dans le contexte culturel particulièrement difficile que nous traversons en ce début de millénaire, redisons avec ferveur la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. L’invocation finale : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais délivre-nous du mal » doit être entendue sur l’horizon de ce qui est évoqué dans l’évangile de ce jour : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation de l’apostasie, mais délivre-nous du Malin » qui cherche à nous faire blasphémer contre l’Esprit en reniant le Christ en face des hommes.

Et si nous avons peur de manquer de courage pour témoigner face au mépris, à l’ironie, au sarcasme, voire aux persécutions que notre monde réserve à ceux qui osent annoncer ouvertement leur appartenance au Christ, souvenons-nous de cette parole de consolation et de réconfort de Notre-Seigneur : « Ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire ».

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Celui qui se sera prononcé pour moi (…), le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui»

Abbé Alexis MANIRAGABA (Ruhengeri, Rwanda)

Aujourd'hui, le Seigneur Jésus ravive notre foi et notre espérance en Lui. Il nous prévient que nous paraîtrons devant le corps céleste pour être évalué. Et celui qui a prononcé en faveur de Jésus en se donnant pour sa mission, «le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui» (Lc 12,8). Cette confession publique se fait en paroles, en actes et par la vie.

Cette interpellation à la confession est encore nécessaire et urgente pour notre temps où certaines gens ne veulent pas écouter la voix de Dieu ni suivre son chemin de vie. La confession de notre foi aura une forte suite. Pourtant, nous ne confessons pas notre foi par peur du châtiment qui sera plus sévère pour les apostats et la récompense plus abondante pour les fidèles. Mais, c’est nécessaire et urgent pour la vie et le monde, et Dieu même nous y appelle comme le dit Saint Jean Chrysostome: «Dieu ne se contente donc pas de la foi intérieure, il en demande la confession extérieure et publique, et nous excite ainsi à une plus grande confiance et à un plus grand amour».

Cette confession est soutenue par la force et l’assurance de son Esprit qui est à l’œuvre en nous et qui nous défend. La prononciation de Jésus devant ses anges est vitale car elle nous permettra de Le voir face à face, de vivre avec Lui et être inondé de sa lumière. Alors que le contraire n’est que «souffrir et perdre la vie, être privé de la lumière et dépouillé de tous les biens». Demandons la grâce d’éviter tout reniement par la crainte du supplice ou par notre ignorance; par les hérésies, par la foi stérile et par manque de responsabilités; ou parce que nous voulons éviter le martyre. Soyons forts; l’Esprit Saint est avec nous! Et «avec l’Esprit Saint il y a toujours Marie (…) et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte» (Pape François).

«L'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire»

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas (Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, résonnent une fois de plus les paroles de Jésus qui nous invite à Le reconnaître devant les hommes: «Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu» (Lc 12,8). Nous vivons dans une époque dans laquelle on revendique la laïcité, obligeant les croyants à ne manifester leur foi que dans la sphère privée. Lorsqu'un chrétien, un prêtre, un évêque, le Pape…, dit quelque chose publiquement, bien que ce soit plein de sens commun, cela dérange, uniquement parce que ce qu'il dit vient de lui, comme si nous n'avions pas le droit —comme tout le monde!— de dire ce que nous pensons. Pour autant que cela puisse les déranger, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile. De toute façon, «l'Esprit Saint, qui habite en ceux qui ont de bonnes dispositions, les inspire à dire ce qu'ils ont à dire comme des docteurs».

Les attaques qui nous font sont d'une gravité différente, car ce n'est pas la même chose parler mal d'un membre de l'Église (quelques fois avec raison, pour nos défauts), que d'attaquer Jésus-Christ (si ils le voient uniquement dans sa dimension humaine), ou d'injurier le Saint-Esprit, que ce soit en blasphémant, ou en niant l'existence ou les attributs de Dieu.

Pour ce qui se réfère au pardon de l'injure, y compris lorsque le péché est véniel, il est nécessaire qu'il existe une attitude préalable d'amendement. S'il n'y a pas d'amendement, le pardon est inviable, le pont est brisé d'un côté. Pour cette raison, Dieu dit qu'il y a des péchés que ni Dieu pardonnera, s'il n'y a pas de la part du pécheur une attitude humble de reconnaître son péché (cf. Lc 12,10).

 http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Écoutons la voix de notre Dieu, entrons dans le repos qu'il a promis. »

Demande

« Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs. »

Points de réflexion

1. « Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. »
Voilà une phrase qui interpelle ! Le pape François n’a-t-il pas confirmé dans un tweet en février 2015 qu’« il n’y a pas de péché que Dieu ne puisse pardonner » ? Oui, mais il ajoute « il suffit que nous demandions pardon. » C’est-à-dire que Dieu est toujours prêt à pardonner mais encore faut-il vouloir recevoir son pardon ! Saint Jean-Paul II nous l’explique en détail dans l’encyclique Dominum et vivificantem n° 46 :
« Le 'blasphème' ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la Croix. (…) Le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette 'non-rémission' est liée, comme à sa cause, à la 'non-pénitence', c'est-à-dire au refus radical de se convertir (…) Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le 'droit' de persévérer dans le mal – dans le péché quel qu'il soit – et refuse par là-même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé et de s'ouvrir aux sources divines de la purification des consciences et de la rémission des péchés. »

2. « Quand on vous traduira devant les gens. »
On ne m’a peut-être pas amené au tribunal pour m’accuser de me déclarer pour Jésus devant les hommes, mais si j’y songe, je suis souvent jugé ! Et disons simplement que les autorités ne défendent pas toujours les chrétiens. Je ne suis pas amené chez le chef de la synagogue ou chez le juge, mais j’ai souvent à affronter le regard des autres, le « qu’en dira-t-on » ! Jésus, aide-moi à faire lumière sur ma vie. Quelles sont ces situations, ces moments où je chancelle et ne me prononce pas toujours en ta faveur ? Et quels sont ces moments dans lesquels tu vois mon cœur et mon désir de réponse, mes petites « victoires », mes gestes, mes mouvements intérieurs, mes paroles qui te font sourire ?

3. « Ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »
Je ne suis pas seul. Tu unis ta vie à la mienne ; en te faisant homme ; en me donnant ta vie par ta mort et ta Résurrection ; en faisant grandir ta vie en moi par l’Eucharistie. À chaque instant, tu es là. Et je l’oublie si souvent ! Et je vis si souvent comme si tu étais loin ! « Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas ! » (Saint Augustin, Confessions) Aide-moi à vivre ma vie avec toi, en te parlant, en te demandant conseil, en me laissant guider, en me confiant que tu es là, que tu agis, que tu peux tout !

Dialogue avec le Christ

« Ô éternelle vérité, ô véritable charité, ô chère éternité ! Tu es mon Dieu, je soupire après toi jour et nuit. Quand je t’ai connu pour la première fois, tu m’as soulevé vers toi pour me faire voir l’existence de quelque chose que je devrais voir, mais que je ne pourrais pas encore voir moi-même. Tu as ébloui la faiblesse de mon regard par la puissance de ton rayonnement, et je frissonnais d’amour et d’effroi. J’ai découvert que j’étais loin de toi, dans le pays de l’exil et de la dissemblance, et il me semblait que j’entendais ta voix, venant du haut du ciel : « Je suis la nourriture des forts : grandis et tu me mangeras. Tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps, c’est toi qui seras changé en moi. » Je cherchais le moyen d’acquérir la force qui me rendrait capable de vivre uni à toi, et je ne la trouvais pas. Enfin, j’ai embrassé « le Médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement ». C’est lui qui nous appelle et nous dit : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. » Il unit à la chair — puisque le Verbe s’est fait chair — ; la nourriture que j’étais incapable de prendre, afin que ta sagesse, par laquelle tu as tout créé, se transforme en lait pour s’adapter à notre condition d’enfants. Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au-dehors, et c’est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n’existeraient pas si elles n’existaient en toi. Tu m’as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t’ai goûtée, et j’ai faim et soif de toi ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi. » (Saint Augustin, Confessions)

Résolution

Je ferai quelque chose aujourd’hui avec Jésus, consciemment.

Mélanie Duriez, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu.

Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. L’appel de Dieu est un choix d’amour, une grâce qu’il nous faut recevoir et accueillir pour entrer dans la bénédiction de Dieu. Entrer dans la bénédiction de Dieu c’est nous prononcer pour Jésus, entrer dans la longue histoire de l’appel de Dieu. C’est dans la foi que nous lisons les signes de l’Amour infini de Dieu pour nous. Faire sa volonté nous fait vivre. Dieu peut nous juger parce que son amour va aussi loin que sa connaissance. Si nous voulons nous juger nous-mêmes, nous sommes renvoyés à cet amour qui prend en Dieu sa source. Ce qui fait notre bonheur, c’est de rester ouvert à la Parole de Jésus. Nous voulons demeurer à l’écoute de son Esprit Saint. La parole sévère de Jésus sur le blasphème contre l’Esprit Saint, se comprend à partir de son enseignement sur le désir de pardon qui habite le cœur de Dieu. Jamais Dieu ne ferme son cœur à un fils qui se repent et qui prend le chemin du retour. Le péché impardonnable c’est la persistance dans une attitude volontaire de refus ou de rejet, alors que la lumière de Jésus a déjà pénétré le cœur de l’homme et que l’homme a perçu à quel choix de vie l’invite l’Esprit de Dieu. Nous avons du mal à concilier l’immense miséricorde de Dieu et ses appels à une attitude responsable de notre part. Jésus ne renonce pas à nous proposer les dépassements nécessaires, car il veut nous donner la force d’accomplir ce qu’il nous commande.

Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Dans l’épisode de Béelzéboul, le blasphème consistait à prétendre que Jésus est habité par l’esprit du mal, alors même qu’il chasse les démons. Résister à l’Esprit, c’est donc contester la puissance efficace de Dieu, c’est nier sa volonté de salut, c’est discréditer les envoyés de Dieu. Jésus était prêt à tolérer qu’on se méprenne sur sa personne ; mais il se montre sévère pour ceux qui refusent de voir l’Esprit Saint à l’œuvre en lui. Dieu, quand il nous dit « je t’aime, » de manière unique en nous choisissant, manifeste son choix à notre égard. C’est à l’intérieur de ce choix, que sa bénédiction va se répandre. Il nous donne son Amour, l’Esprit Saint. La Vierge Marie est cette bénédiction de Dieu pour nous. En elle, Dieu nous montre tout son amour, Il veut nous faire entrer dans le même amour qu’il a pour elle. C’est un défi d’amour fou lancé à l’humanité que ce passage de Jésus dans notre vie humaine. Marie, la plus pauvre des créatures, s’est prononcée pour Jésus. Dans son amour immense, mue par l’Esprit Saint, elle est demeurée fidèle au Père, elle entre dans la bénédiction au delà de toutes les bénédictions.

Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. C’est ainsi que Jésus et l’Esprit Saint nous sont donnés pour réaliser notre appel. Le mystère eucharistique nous donne le mystère de l’amour infini de Dieu : « Prenez, mangez, dit Jésus, c’est mon corps livré pour vous," pour que nous ayons la même vie que lui, que nous fassions corps avec le Christ. « Prenez, buvez, c’est mon sang dit Jésus » pour que nous ayons un même amour que lui. Ce Don est fait pour chacun d’une manière unique. Jésus est le seul enfant venu au monde qui se soit prononcé pour sa Mère avant sa naissance. Il a choisi Marie sa mère parce qu’il lui préexistait. Marie est la seule maman au monde qui a choisi son enfant avant de la concevoir en son sein. C’est un tout nouvel amour qui nous est donné, l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu vient dans notre cœur ! Marie, la première en chemin peut crier Abba, Papa ! Jésus, son Sauveur lui est donné, elle nous fait entrer dans la grâce de sa bénédiction.

Nous demandons la grâce de nous prononcer pour Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui »

Martyre de Carpus

      Au temps de l'empereur Dèce, Optimus était proconsul à Pergame ; le bienheureux Carpus, évêque de Gados, et le diacre Papylus de Thyatire, tous deux confesseurs du Christ, comparurent devant lui. Le proconsul dit à Carpus :
      — Quel est ton nom ?
      — Mon premier nom, le plus beau est Chrétien. Mon nom dans le monde est Carpus.
      — Tu connais, n'est-ce pas, les édits des Césars qui vous obligent à sacrifier aux dieux, maîtres du monde. Je t'ordonne d'approcher et de sacrifier.
      — Je suis chrétien. J'adore le Christ, le Fils de Dieu, qui est venu sur terre ces derniers temps pour nous sauver et pour nous délivrer des pièges du démon. Je ne vais donc pas sacrifier à de pareilles idoles.
      — Sacrifie aux dieux, comme l'ordonne l'empereur.
      — Périssent les dieux qui n'ont pas créé le ciel et la terre.
      — Sacrifiez, l'empereur le veut.
      — Les vivants ne sacrifient pas aux morts.
      — Les dieux sont donc des morts, d'après toi ?
      — Parfaitement. Et voici comment : ils ressemblent à des hommes, mais ils sont immobiles. Cesse de les couvrir d'honneurs ; comme ils ne bougent pas, les chiens et les corbeaux viendront les couvrir d'ordures.
      — Il s'agit de sacrifier... Aie donc pitié de toi-même.
      — C'est bien pourquoi je choisis la meilleure part.
À ces mots, le proconsul le fit suspendre et déchirer par les ongles de fer.

Martyre de Papylus

Alors le proconsul se tourna vers Papylus, pour l'interroger.
      — Es-tu de la classe des notables ?
      — Non.
      — Alors qu'es-tu ?
      — Je suis citoyen.
      — As-tu des enfants ?
      — Beaucoup, grâce à Dieu.
Une voix dans la foule cria : « Ce sont les chrétiens qu'il appelle ses enfants. »
      — Pourquoi me mentir, en prétendant avoir des enfants ?
      — Constate que je ne mens pas, mais que je dis vrai : dans toutes les villes de la province j'ai des enfants selon Dieu.
      — Sacrifie ou explique-toi.
      — Je sers Dieu depuis ma jeunesse, jamais je n'ai sacrifié à des idoles ; je m'offre moi-même en sacrifice au Dieu vivant et vrai, qui a pouvoir sur toute chair. Et maintenant j'ai fini, je n'ai plus rien à ajouter.
On l'attacha lui aussi au chevalet où il fut déchiré par les ongles de fer. Trois équipes de bourreaux se relayèrent, sans qu'il échappe à Papylus aucune plainte. Comme un vaillant athlète, il considérait la fureur de ses ennemis avec un profond silence. Le proconsul les condamna à être brûlés vifs. À l'amphithéâtre, les spectateurs les plus proches virent que Carpus souriait. Surpris, ils l'interrogèrent : « Pourquoi souris-tu ? » Le bienheureux répondit : « J'ai vu la gloire du Seigneur, et je suis dans la joie. Me voici désormais délivré ; je ne connaîtra plus vos misères ».

Martyre d'Agathonicé

Une femme qui assistait au martyre, Agathonicé, vit la gloire du Seigneur que Carpus disait avoir contemplée. Elle comprit que c'était un signe du ciel, et aussitôt elle s'écria : « Ce festin a été préparé pour moi aussi... Je suis chrétienne. Jamais je n'ai sacrifié aux démons, mais seulement à Dieu. Volontiers, si j'en suis digne, je suivrai les traces de mes maîtres, les saints. C'est mon plus grand désir ». Le proconsul lui dit : « Sacrifie, et ne me force pas à te condamner au même supplice »
      — Fais ce que bon te semble. Pour moi, je suis venue afin de souffrir pour le nom du Christ. Je suis prête.
Arrivée au lieu du supplice, Agathonicé ôta ses vêtements et, toute joyeuse, monta sur le bûcher. Les spectateurs furent frappés de sa beauté ; ils la plaignaient : « Quel jugement inique et quels décrets injustes ! » Quand elle sentit les flammes toucher son corps, elle cria trois fois : « Seigneur, Seigneur, Seigneur, viens à mon secours. C'est en toi que j'ai recours ». Ce furent ses dernières paroles.

http://levangileauquotidien.org

Actes des martyrs Carpus, Papylus et Agathonice (3e siècle)
(trad. coll. Icthus, vol. 2, p. 175s)






Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


   

 

 

 

Posté par cidh2050 à 14:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Évangile et Homélie du samedi 30 Sept 2017...Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée!


 


Samedi 30 septembre 2017

Nous sommes dans la 25e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Jérôme, prêtre et docteur de l’Église († v. 420), St Francisco de Borja, général de la s.j. (1510-1572)


Lectures de la messe

Première lecture (Za 2, 5-9.14-15a)

Lecture du livre de Zacharie le prophète

Moi, Zacharie,
    je levai les yeux et voici ce que j’ai vu :
un homme qui tenait à la main une chaîne d’arpenteur.
    Je lui demandai :
« Où vas-tu ? »
Il me répondit :
« Je vais mesurer Jérusalem,
pour voir quelle est sa largeur
et quelle est sa longueur. »
    L’ange qui me parlait était en train de sortir,
lorsqu’un autre ange sortit le rejoindre
    et lui dit :
Cours, et dis à ce jeune homme :
Jérusalem doit rester une ville ouverte,
à cause de la quantité d’hommes et de bétail
qui la peupleront.
    Quant à moi, je serai pour elle
– oracle du Seigneur –
une muraille de feu qui l’entoure,
et je serai sa gloire au milieu d’elle.
    Chante et réjouis-toi, fille de Sion ;
voici que je viens, j’habiterai au milieu de toi
– oracle du Seigneur.
    Ce jour-là, des nations nombreuses
s’attacheront au Seigneur ;
elles seront pour moi un peuple,
et j’habiterai au milieu de toi.
Alors tu sauras que le Seigneur de l’univers
m’a envoyé vers toi.


            – Parole du Seigneur.

Psaume Jr 31, 10, 11-12ab, 13)

Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
Annoncez dans les îles lointaines :
« Celui qui dispersa Israël le rassemble,
il le garde, comme un berger son troupeau.

« Le Seigneur a libéré Jacob,
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

« La jeune fille se réjouit, elle danse ;
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
Je change leur deuil en joie,
les réjouis, les console après la peine. »

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 43b-45)

En ce temps-là,
    comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
    « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Rebondissant sur la confession de foi de Saint Pierre, Jésus avait essayé une première fois d’annoncer sa Passion désormais proche ; mais en vain : le premier des Apôtres n’avait pas pu entendre cette prophétie qui n’entrait pas dans ses vues sur les conditions de l’avènement du Règne de son Maître. Entre la première et la seconde annonce que nous venons d’entendre, se situent la Transfiguration et la libération-guérison d’un enfant possédé. D’une part une confirmation par le Père de l’identité profonde de Jésus : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai élu, écoutez-le » (9, 36) ; de l’autre une guérison suivie d’un geste symbolique : « Jésus menaça l’esprit impur, il guérit l’enfant et le remit à son père » (9, 43).

 

L’inclusion de ces épisodes entre les deux annonces de la Passion du Fils de l’homme, nous invite à établir un lien étroit entre les événements relatés et la Pâque de Notre-Seigneur : par sa Passion victorieuse, Jésus va nous arracher à l’emprise de l’ennemi qui nous tient en son pouvoir, et nous remettre à son Père afin qu’il soit aussi notre Père.Dieu désire faire de nous ses enfants : tel est le cœur de la Bonne Nouvelle ; et c’est pour réaliser ce dessein de salut qu’il a envoyé son Fils unique, car lui seul est « digne de prendre le livre et d’en ouvrir le sceau » (Ap 5, 2). Or, comment a-t-il « remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David » (Ap 5, 5) ? Ni par puissance, ni par force, mais par la folie de la Croix (1 Co 1,18). C’est par son immolation que l’Agneau triomphe ; c’est par l’effusion de son sang qu’il « rachète pour Dieu des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation » (Ap 5, 9).

Voilà ce que nous avons « à bien nous mettre en tête nous aussi : le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes » pour triompher de la violence aveugle par sa patience et sa douceur ; pour tuer la haine par le glaive de l’amour et de la miséricorde. Si nous voulons travailler et nous mettre en peine avec Jésus pour le salut du monde, il nous faut réentendre ce qu’il vient de dire à ses proches quelques versets plus haut : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive » (Lc 9, 23).  « Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux ». Ils ne pouvaient pas envisager que le Messie se fasse proche de l’homme au point de s’en rendre solidaire dans la souffrance et la mort. Le pouvons-nous davantage de nos jours ? Un Dieu qui s’humilie à ce point entre-t-il dans nos vues sur ce que devrait être sa toute-puissance ? Pourtant que vaudrait pour nous l’amour de Dieu s’il était incapable de nous arracher à la tombe ? Et comment nous en arracherait-il sans y descendre ? Certes nous pouvons adhérer rationnellement à cette explication ; et néanmoins, nous aussi, « nous avons peur d’interroger le Maître sur ces paroles » concernant sa Passion, tant elles heurtent notre a priori et révèlent notre peur de la souffrance.

 

Puisse la Parole de Dieu triompher de nos résistances et nous donner l’audace de l’espérance afin de pouvoir discerner, au cœur des épreuves et des contradictions qui nous accablent, l’aube du jour de Dieu qui s’annonce. Jour de joie et de victoire pour ceux qui se seront engagés de tout leur cœur dans le combat de l’amour contre la haine, du pardon contre la rancœur, de la réconciliation contre la discorde, fusse au prix de leur propre vie : « Qui veut sauver sa vie la perdra ; mais qui perd sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 24).

 

Seigneur, Père Saint, toi seul peut nous révéler l’insondable mystère de la Rédemption et nous faire pressentir dans la folie de la Croix de ton Fils, la révélation de son Amour miséricordieux. Envoie sur nous l’Esprit de vérité, car sans lui, nous sommes aussi démunis que les Apôtres et nous ne comprenons pas davantage qu’eux les Paroles de Jésus. Que le Paraclet nous conduise à la vérité toute entière en dévoilant pour nous le sens caché des Ecritures. Nous t’en prions, Père : plonge-nous dans le Feu de Pentecôte, car comment pourrions-nous témoigner au cœur du monde de la victoire du Ressuscité, si nous ne vivons pas de sa vie ?

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes»

Aujourd'hui, après plus de deux mille ans, l'annonce de la passion de Jésus continue de nous provoquer. Que l'Auteur de la Vie annonce qu'Il sera livré entre les mains de ceux-là même pour qui Il est venu tout donner, voilà qui est clairement provocateur. L'on pourrait dire: ce n'était pas nécessaire, c'était exagéré. Nous négligeons toujours le poids qui accable le cœur du Christ, notre péché, le plus radical des maux, la cause et l'effet de ce que nous nous mettons à la place de Dieu. Plus encore, de ce que nous ne nous laissons pas aimer par Dieu et nous efforçons de demeurer dans nos courtes vues et l'immédiateté de notre présent. Il nous est aussi nécessaire de nous reconnaître pécheurs que d'admettre que Dieu nous aime dans son Fils Jésus-Christ. En fin de compte, nous sommes comme les disciples, qui «ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet» (Lc 9,45).

Disons-le avec une image: au Ciel, nous pourrons trouver tous les vices et tous les péchés sauf l'orgueil, car l'orgueilleux ne reconnaît jamais ses fautes et ne se laisse pas pardonner par un Dieu qui aime au point de mourir pour nous. Dans l'enfer, nous pourrons trouver toutes les vertus, moins l'humilité, car la personne humble se connaît vraiment et sait très bien que, sans la grâce de Dieu, elle ne peut pas ne pas L'offenser, ni correspondre à sa Bonté.

L'une des clés de la sagesse chrétienne est de reconnaître la grandeur et l'immensité de l'Amour de Dieu, tout en admettant notre petitesse et la vilénie de notre péché. Que nous sommes lents à comprendre! Le jour où nous découvrirons que l'Amour de Dieu nous était si proche, nous dirons comme saint Augustin, avec des larmes d’Amour: «Je t'ai aimé bien tard, mon Dieu!». Ce jour pourrait être aujourd'hui. Ce jour peut être aujourd'hui. Pourquoi pas?

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

Prière d'introduction

Nous fêtons aujourd’hui saint Jérôme, père de l’Église et éminent traducteur de la Bible. Adressons-lui notre prière : « Jérôme, toi qui nous as précédé sur le chemin des Écritures, aide-moi à recevoir l’Évangile de ce jour avec la foi qui permet d’y discerner la Parole que Jésus veut m’adresser aujourd’hui. »

Demande

Seigneur Jésus, ouvre toutes grandes mes oreilles à l’intelligence des Saintes Écritures !

Points de réflexion

1. Saint Jérôme disait qu’ignorer les Saintes Écritures revient à ignorer le Christ lui-même. En effet, c’est à travers le texte biblique que l’on comprend que le dessein de Dieu sur l’humanité consiste à nous permettre de vivre dans une communion parfaite avec Dieu. Or, cette communion se réalise avec le Christ, par lui et en lui. Oui, les Saintes Écritures disent en quelque sorte quel est le grand secret de Dieu : son amour pour chacun d’entre nous, un amour qui veut nous rapprocher au plus intime de lui-même. En somme, ce que Dieu veut, c’est que nous ne fassions « qu’un » avec lui et que nous partagions sa vie divine. Comment Dieu nous a-t-il manifesté l’intensité de son amour ? Il nous l’a témoigné par la mort de Jésus sur la croix, car « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Cela est vite dit, mais pas si simple à comprendre, au point que les disciples eux-mêmes ne percevaient pas le sens de cette parole et elle leur demeurait voilée, dit l’Évangile.

 

2. Jésus lui-même nous invite à ouvrir bien grandes nos oreilles ! L’écoute devient ainsi la première de toutes les qualités du chrétien et la condition pour entrer dans la compréhension de son message. Car Dieu se révèle aux hommes en leur faisant entendre progressivement sa Parole, jusqu’à son expression pleine et définitive en la personne du Christ. L’homme qui écoute cette Parole entre en dialogue avec Dieu et lui répond, avec l’aide de la grâce, en lui soumettant son intelligence et sa volonté : c’est cela l’écoute et c’est cela l’« obéissance de la foi ». Le dialogue qui s’instaure entre Dieu et l’homme est empreint de confiance et s’exprime toujours par une libre adhésion du cœur. L’obéissance (ob-audire) à Dieu n’est rien d’autre que la soumission à la Parole écoutée. « Ouvrir bien grandes ses oreilles », comme le demande Jésus, traduit cette capacité originelle qu’a l’homme de recevoir Dieu.

 

3. Et que fait en nous cette Parole de Dieu si nous apprenons à l’écouter ? Voici ce que répond le saint curé d’Ars : « La Parole de Dieu est semblable à cette colonne de feu qui conduisait les Juifs lorsqu’ils étaient dans le désert, qui leur montrait le chemin par où ils devaient passer, qui s’arrêtait lorsqu’il fallait que le peuple s’arrêtât et marchait quand il fallait qu’il marchât ; de sorte que ce peuple n’avait qu’à être fidèle à la suivre et il était sûr de ne pas s’égarer dans sa marche. Oui, elle fait la même chose à notre égard : elle est un flambeau qui brille devant nous, qui nous conduit dans toutes nos pensées, nos desseins et nos actions ; c’est elle qui allume notre foi, qui fortifie notre espérance, qui enflamme notre amour pour Dieu et pour le prochain ; c’est elle qui nous fait comprendre la grandeur de Dieu, la fin heureuse pour laquelle nous sommes créés, les bontés de Dieu, son amour pour nous, le prix de notre âme, la grandeur de la récompense qui nous est promise. »

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus, ta Parole me fait vivre ! Toi-même avais rappelé que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais… de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. Fais-moi la grâce d’expérimenter, comme saint Jérôme, que ta Parole est une véritable nourriture.

Résolution

Afin que les Saintes Écritures me deviennent plus familières, il n’y a pas d’autre moyen que de les côtoyer. Cela est vital pour un baptisé qui vit de la Parole de Dieu ! Entreprendre la lecture suivie de la Bible, par exemple un chapitre par jour, est un moyen réaliste et à la portée de chacun pour y parvenir.

Emanuelle Pastore, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



 

« Comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes."

Jésus prend ses disciples à part et il a une expression très forte : « Mettez- vous bien en tête ce que je vous dis là. Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Jésus perçoit bien que pour ses proches c’est difficile de regarder la réalité en face : Le rejet du fils de l’homme. Les paroles de Jésus restent voilées malgré des évidences, malgré une multitude d’explications, il n’y a rien à faire. Jésus sait bien que ses disciples ne comprennent pas, il faudra la Croix et cela est très souffrant. « Tu comprendras plus tard, » dira-t-il à Pierre qui refuse de se faire laver les pieds. Jésus fait des miracles, ressuscite les morts. Nous avons très envie de lui dire : « Seigneur, reste avec nous ». Nous sommes si bien dans l’euphorie de ce qui se vit et qui est si beau. Jésus qui fait tellement de bonheur au milieu de nous. Il rassemble dans la paix, mais il va souffrir. Il sera vendu, trahi, immolé. Il va être traîné devant les tribunaux comme un malfaiteur ! C’est ce chemin de douleur qui rejoindra toute l’humanité dans la douleur. Jésus va rejoindre toute personne dans la souffrance. Il rejoindra toute l’humanité dans la profondeur de sa détresse.

« Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, » Ces paroles choquantes, Jésus les dit à ceux qui l’accompagnent, à ceux qu’il a choisis, Jésus ne fait que redire ce que les prophètes ont exprimés en d’autres termes : « vous écoutez sans rien comprendre… vous voyez sans rien voir. » Malgré ce qu’il voit venir, il ne recule en rien pour faire connaître son Royaume. Nous entendons aussi cette Parole et nous acceptons de le suivre sur ce chemin. Un éducateur, un papa ou une maman qui prendrait son enfant à part et qui lui dirait : « Écoute bien ce que je te dis, fais-le rentrer dans ta tête » montrerait la gravité de la situation ! Jésus annonce que le fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. C’est la deuxième annonce de la passion qui manifeste combien Jésus rejoint l’humanité dans sa détresse pour la sauver. Dieu n’est pas absent de nos cris, de nos souffrances, de nos meurtrissures, il les portera sur sa Croix. Mais la souffrance de l’humanité et sa détresse nous angoisse !

 

" si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole." Jésus refuse que nous soyons aveugles. Il nous informe que le suivre sur notre chemin de croyants, comportera des difficultés fortement ressenties. Nous sommes appelés pour ne rien préférer au Christ, ni pour prendre un autre chemin que le sien. « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle, apporter aux opprimés la libération. » Seule la Résurrection nous fera saisir l’amplitude du Salut opéré par Jésus. Désormais toute solitude, toute détresse et tout manque de soutien sera habité par Dieu. La communauté chrétienne est une communauté ouverte, elle prend soin désormais de toute détresse, de toute souffrance, elle répond au cri du pauvre avec la compassion de Marie, la mère de compassion. Toute l’humanité, qui est notre famille, est appelée à la vie.

Nous demandons à Dieu la grâce de nous venir en aide, que nous soyons guéris pour être un soutien auprès de ceux qui souffrent.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes »

      « Qui s'élève sera humilié, et qui s'abaisse sera élevé » (Mt 23,12)... Imitons le Seigneur qui est descendu du ciel jusqu'au dernier abaissement, et qui, en retour, a été élevé du dernier rang jusqu'à la hauteur qui lui convenait. Découvrons tout ce que nous enseigne le Seigneur pour nous conduire à l'humilité.

      Petit bébé, le voici déjà dans une grotte, couché non dans un berceau, mais dans une mangeoire. Dans la maison d'un artisan et d'une mère sans ressources, il est soumis à sa mère et à son époux. Se laissant enseigner, écoutant ceux dont il n'avait nul besoin, il interrogeait, mais pourtant de telle sorte que par ses interrogations, on s'étonnait de sa sagesse. Il se soumet à Jean, et le Maître reçoit de son serviteur le baptême. Jamais il n'a résisté à ceux qui se dressaient contre lui, et n'a pas fait preuve de sa puissance invincible pour se libérer des mains qui l'enchaînaient, mais il s'est laissé faire, comme impuissant, et dans la mesure où il l'a jugé bon, il a donné prise sur lui à un pouvoir éphémère. Il a comparu devant le grand prêtre en qualité d'accusé ; conduit devant le gouverneur, il s'est soumis à son jugement, et alors qu'il pouvait répondre aux calomniateurs, il a subi en silence leurs calomnies. Couvert de crachats par des esclaves et des servants indignes, il a été enfin livré à la mort, à une mort infamante aux yeux des hommes. Voilà comment s'est déroulé sa vie d'homme depuis sa naissance jusqu'à sa fin. Mais après un tel abaissement, il a fait éclater sa gloire... Imitons-le pour arriver, nous aussi, à la gloire éternelle.

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie sur l'humilité, 5-6 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 232 rev.)

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 

 

 


 

 

 

  

 

 

 

Posté par cidh2050 à 18:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Évangile et Homélie du Jeu 28 Sept 2017. Des rumeurs arrivent au palais d’Hérode au sujet de Jésus et ce dernier veut le voire

 

 


Jeudi 28 septembre 2017

Nous sommes dans la 25e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Wenceslas, duc de Bohême et martyr († 929/935), St Simón de Rojas, prêtre o.ss.t. (1552-1624)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ag 1, 1-8)

Lecture du livre du prophète Aggée

La deuxième année du règne de Darius,
le premier jour du sixième mois,
la parole du Seigneur fut adressée,
par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète,
à Zorobabel fils de Salathiel, gouverneur de Juda,
et à Josué fils de Josédeq, le grand prêtre :


    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Ces gens-là disent :
« Le temps n’est pas encore venu
de rebâtir la maison du Seigneur ! »
    Or, voilà ce que dit le Seigneur
par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète :
    Et pour vous, est-ce bien le temps
d’être installés dans vos maisons luxueuses,
alors que ma Maison est en ruine ?
    Et maintenant, ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Rendez votre cœur attentif à vos chemins :
    Vous avez semé beaucoup, mais récolté peu ;
vous mangez, mais sans être rassasiés ;
vous buvez, mais sans être désaltérés ;
vous vous habillez, mais sans vous réchauffer ;
et le salarié met son salaire dans une bourse trouée.
    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Rendez votre cœur attentif à vos chemins :
    Allez dans la montagne, rapportez du bois
pour rebâtir la maison de Dieu.
Je prendrai plaisir à y demeurer,
et j’y serai glorifié
– déclare le Seigneur.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

Évangile

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 7-9)

En ce temps-là,
    Hérode, qui était au pouvoir en Galilée,
entendit parler de tout ce qui se passait
et il ne savait que penser.
En effet, certains disaient que Jean le Baptiste
était ressuscité d’entre les morts.
    D’autres disaient :
« C’est le prophète Élie qui est apparu. »
D’autres encore :
« C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »
    Quant à Hérode, il disait :
« Jean, je l’ai fait décapiter.
Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »
Et il cherchait à le voir.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Le Roi Hérode, se situe culturellement parmi les « hellénistes éclairés » de l’époque : son appartenance à la communauté juive est pur opportunisme. Pour maintenir sa position au sein de l’empire romain, il a tout intérêt à ce qu’il n’y ait pas trop de vagues dans la région de Galilée qu’il est supposé gouverner. Or ce Jésus qui fait courir les foules pourrait bien attirer l’attention de l’occupant et lui causer des ennuis. Aussi envoie-il les gens de sa cour aux informations. Le résultat de l’enquête ne fait qu’augmenter la perplexité du Tétrarque, car le bruit court qu’il pourrait bien s’agir du prophète des derniers temps, sur qui repose l’Esprit d’Elie et du Baptiste.

 

Ce ne sont pas cette interprétation qui trouble Hérode : trop influencé par la philosophie grecque pour croire en la résurrection, il a tôt fait d’éliminer les explications qu’on lui rapporte : « Jean, je l’ai fait décapiter » ; Elie est mort depuis longtemps, et pas de danger que les anciens prophètes surgissent de leur tombe. « Mais alors, qui est cet homme dont j’entends tellement parler ? »

 

Cette question tracasse à ce point notre Roitelet, qu’il « cherche à voir » lui-même ce Jésus, afin de se faire une opinion sur son identité. Il veut découvrir « ce qu’est » ce Jésus dont tout le monde parle ; mais il ne cherche pas à découvrir « qui » il est, quel est le mystère de sa Personne. Car pour cela il lui faudrait entrer en relation personnelle avec lui, courir le risque de croiser son regard, de le laisser entrer dans son intimité. Or Hérode a peur de s’exposer à une telle rencontre, dont il pressent qu’elle viendrait bouleverser sa vie.

 

Et moi ? Est-ce que j’ose me tenir dans le rayonnement du regard et de la parole de Jésus ? Est-ce que je désire une rencontre personnelle avec lui ? Est-ce que j’ose lui parler, ou bien est-ce que je me contente de parler de lui ?

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Et il cherchait à le voir»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles. En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD (Cataño, Porto Rico)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

« Je cherche ton visage, Seigneur, ne me le cache point. Enseigne-moi au plus profond de mon cœur, où et comment je dois te chercher, où et comment je te trouverai. Puisque tu es partout présent, d’où vient que je ne te vois pas ? Tu habites, je le sais, une lumière inaccessible. Mais où resplendit-elle cette lumière, et comment parvenir jusqu’à elle ? Qui me guidera, qui m’introduira pour que je puisse te voir ? Regarde-moi Seigneur et exauce-moi. Donne-moi la lumière, montre-toi. Aie pitié de mes efforts pour te trouver car je ne peux rien sans toi. Tu nous invites à te regarder, aide-moi ; apprends-moi à te chercher car je ne peux le faire si tu ne me l’apprends pas. Amen. » (Prière de saint Anselme)

 

Demande

 

Seigneur, aide-moi à mieux te connaître.

 

Points de réflexion

 

1. Qui est Jésus ?
Nombre de rumeurs arrivent au palais d’Hérode au sujet de Jésus et ce dernier se demande bien qui il peut être. En effet personne ne savait vraiment qui il était, d’où les nombreuses théories : Élie, Jean-Baptiste ressuscité des morts. Beaucoup se posaient donc la même question qu’Hérode. Ce désir d’Hérode de connaître Jésus peut, à première vue, paraître légitime. D’autres personnes ont aussi cherché à voir Jésus ; dans un autre passage saint Luc nous montre Zachée qui monte dans un arbre pour apercevoir Jésus. Toutefois il y a une grande différence entre les deux personnages quant à leur réaction. Zachée, lui, se convertira, en revanche Hérode qui rencontrera lui aussi Jésus pendant la Passion aura une attitude bien différente. Durant la Passion on apprend finalement que son désir de voir Jésus ne réside pas dans le fait de le connaître, mais pour voir un miracle, avoir un moment de distraction. L’attitude d’Hérode n’a pas pu lui permettre de rencontrer vraiment le Christ et d’avoir une réponse concrète sur qui est Jésus.

 

2. La vraie rencontre
Pour rencontrer Jésus, il faut avoir un cœur ouvert car connaître Jésus signifie avoir une relation avec lui et cela implique une conversion. Le rencontrer vraiment, cela veut dire aussi accepter la croix et la souffrance. Et c’est un aspect qu’Hérode n’a pas compris. Saint Paul soulignera que le Christ que nous prêchons est le Christ crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens. Jésus le dira : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16, 24). La réponse à la question qu’Hérode se pose c’est saint Pierre qui la donnera : « Tu es le Christ le fils du Dieu vivant ».

 

3. Notre connaissance du Christ
Notre connaissance du Christ doit être comme celle de Zachée, de saint Pierre ou de saint Paul. Elle doit se concrétiser dans une relation avec le Christ fondée sur l’amour. Cette connaissance comporte aussi des moments difficiles, mais ne pas oublier que, malgré les difficultés, le Christ sera là pour nous soutenir. Et si jamais la tentation de tout abandonner nous guette, répétons avec saint Pierre : « Vers qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de vie éternelle. » (Jn 6, 68)

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu es venu sur la terre et tant de personne se sont approchées de toi. Certaines n’ont pas voulu changer et ont fermé leur cœur comme Hérode. D’autres, au contraire, ont laissé leur cœur ouvert afin que tu le changes comme ce fut le cas de Zachée. Je te demande donc de m’aider afin que mon cœur soit grand ouvert et que tu puisses ainsi le transformer.

 

Résolution

 

Prendre un temps supplémentaire aujourd’hui pour lire un passage de l’Évangile.

 

Frère Jean-Baptiste Ribes, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts."

 

 

De manière injuste, Hérode a fait mettre à mort Jean-Baptiste. Serait-il revenu à la vie ? Maintenant, Hérode a du mal à situer Jésus, il cherche à savoir qui il est et quel est celui dont il entend dire de telles choses ? Il est intrigué par lui, et il ne sait que penser de ce qui se vit autour de Jésus ! Il cherche ! Beaucoup, voudraient recevoir des miracles et des bienfaits de Jésus qui est aussi contesté par certains. On pouvait voir dans le Nazaréen un personnage du passé venu pour réveiller Israël. Soit c’était Élie, soit c’était un autre prophète. Des responsables religieux de ce temps ont déjà condamné Jésus parce qu’il les dérange. Il y a beaucoup de manières d’être en relation avec Dieu. La Parole de Dieu nous réveille. Aujourd’hui encore, dans l’Evangile, elle est une occasion qui nous est donnée pour rencontrer Jésus. Il continue à nous appeler à sa suite. Quand nous sommes conquis par lui, nous cherchons à discerner son visage, à comprendre le sens de son message. Dans le silence de l’adoration, nous pouvons faire une découverte émerveillée de son visage. C’est alors Jésus douloureux que nous rencontrons, et il peut changer notre vie. L’Esprit Saint nous est donné pour éclairer les événements qui retentissent dans notre cœur. C’est alors qu’une amitié peut naitre avec Jésus.

 

D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Hérode aussi cherchait à voir Jésus de nouveau !Comme Hérode nous sommes souvent frustrés. Nous demandons la grâce de voir Jésus, de le reconnaître. Le désir de voir Jésus, inspiré d’abord par une question authentique sur sa personne et son œuvre, peut vite retomber au niveau d’une banale curiosité. Nous sommes devant l’histoire de nos propres ambiguïtés dans la recherche de Jésus ! Bientôt la retombée de nos désirs nous arrive. Déjà le prophète disait : « Vous avez semé beaucoup mais récolté peu ; Vous mangez, mais vous avez toujours faim ; Vous vous habillez, mais vous n’avez pas chaud ! Allez dans la montagne, allez chercher du bois. » Bâtir la maison de Dieu dans la paix, c’est s’offrir à Dieu et reconnaitre sa vérité. C’est pour bâtir la civilisation de l’amour que le moment présent nous est donné ! Il faut nous mettre au service Dieu avec tout ce que nous sommes.

 

"Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir". Jésus nous offre de le rejoindre dans son mystère de vie. Comme Hérode, « nous cherchons, nous aussi à voir Jésus, » mais nous avons du mal à l’écouter. Nous ne l’accueillons pas au niveau de sa Passion d’Amour pour nous et de son sacrifice. Mais son passage par la mort et sa Résurrection, avec sa volonté universelle de salut, nous réveillent. Dieu se trouve dans la compagnie et l’accueil des petits et des pauvres qui étaient réunis autour de Jean le Baptiste. C’est toujours pour Jésus le temps de notre conversion, de la rencontre de son cœur dans la vérité de son Amour. Nous voulons nous engager à ses côtés, être avec lui dans le procès que lui intente le monde du refus. Le moment de « faire communauté » avec nos frères, le moment de faire Église nous est toujours donné. La maison de Dieu est une maison de paix, de lumière et d’amour. Accueillir le Seigneur Jésus, c’est rayonner de la Présence divine.

 

Nous demandons la grace de rendre grâce pour tout ce que Dieu nous donne.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Hérode cherchait à le voir »

 

      Le Seigneur n'est vu en ce monde que lorsqu'il le veut. Quoi d'étonnant ? À la résurrection même, il n'est donné de voir Dieu qu'à ceux qui ont le cœur pur : « Bienheureux les cœurs purs, car ce sont eux qui verront Dieu » (Mt 5,8). Que de bienheureux il avait énumérés déjà, et pourtant il ne leur avait pas promis cette possibilité de voir Dieu. Si donc ceux qui ont le cœur pur verront Dieu, assurément les autres ne le verront pas... ; celui qui n'a pas voulu voir Dieu ne peut voir Dieu.

      Car ce n'est pas dans un lieu que l'on voit Dieu, mais par un cœur pur. Ce ne sont pas les yeux du corps qui cherchent Dieu ; il n'est pas embrassé par le regard, ni atteint par le toucher, ni entendu en conversation, ni reconnu à sa démarche. On le croit absent et on le voit ; il est présent et on ne le voit pas. D'ailleurs, les apôtres eux-mêmes ne voyaient pas tous le Christ ; c'est pourquoi il leur a dit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas encore ? » (Jn 14,9) En effet, quiconque a connu « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur — l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Ep 3,18-19), celui-là a vu aussi le Christ, il a vu aussi le Père. Car nous autres ce n'est pas selon la chair que nous connaissons le Christ (2Co 5,16) mais selon l'Esprit : « L'Esprit qui est devant notre face, c'est l'Oint du Seigneur, le Christ » (Lm 4,20). Qu'il daigne, en sa miséricorde, nous combler de toute la plénitude de Dieu, afin que nous puissions le voir !

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, I, 27 (trad. SC 45, p.60)

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

Posté par cidh2050 à 11:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Évangile et Homélie du Ma 19 Sept 2017. Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »

 


Mardi 19 septembre 2017

Nous sommes dans la 24e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Janvier (Gennaro), évêque de Naples et martyr († IVe s.)


Lectures de la messe

Première lecture (1 Tm 3, 1-13)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    voici une parole digne de foi :
si quelqu’un aspire à la responsabilité d’une communauté,
c’est une belle tâche qu’il désire.
    Le responsable doit être irréprochable,
époux d’une seule femme,
un homme sobre, raisonnable, équilibré,
accueillant, capable d’enseigner,
    ni buveur ni brutal,
mais bienveillant, ni querelleur ni cupide.
    Il faut qu’il dirige bien les gens de sa propre maison,
qu’il obtienne de ses enfants l’obéissance et se fasse respecter.
    Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison,
comment pourrait-il prendre en charge une Église de Dieu ?
    Il ne doit pas être un nouveau converti ;
sinon, aveuglé par l’orgueil,
il pourrait tomber sous la même condamnation que le diable.
    Il faut aussi que les gens du dehors
portent sur lui un bon témoignage,
pour qu’il échappe au mépris des hommes
et au piège du diable.


    Les diacres, eux aussi, doivent être dignes de respect,
n’avoir qu’une parole,
ne pas s’adonner à la boisson,
refuser les profits malhonnêtes,
    garder le mystère de la foi dans une conscience pure.
    On les mettra d’abord à l’épreuve ;
ensuite, s’il n’y a rien à leur reprocher,
ils serviront comme diacres.
    Les femmes, elles aussi,
doivent être dignes de respect,
ne pas être médisantes,
mais sobres et fidèles en tout.
    Que le diacre soit l’époux d’une seule femme,
qu’il mène bien ses enfants et sa propre famille.
    Les diacres qui remplissent bien leur ministère
obtiennent ainsi une position estimable
et beaucoup d’assurance
grâce à leur foi au Christ Jésus.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 100 (101), 1-2ab, 2cd-3ab, 5, 6)

Je chanterai justice et bonté :
à toi mes hymnes, Seigneur !
J’irai par le chemin le plus parfait ;
quand viendras-tu jusqu’à moi ?

 Je marcherai d’un cœur parfait
avec ceux de ma maison ;
je n’aurai pas même un regard
pour les pratiques démoniaques.

Qui dénigre en secret son prochain,
je le réduirai au silence ;
le regard hautain, le cœur ambitieux,
je ne peux les tolérer.

Mes yeux distinguent les hommes sûrs du pays :
ils siégeront à mes côtés ;
qui se conduira parfaitement
celui-là me servira.


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 7, 11-17)

En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm.
Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule.
    Il arriva près de la porte de la ville
au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ;
c’était un fils unique, et sa mère était veuve.
Une foule importante de la ville accompagnait cette femme.
    Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle
et lui dit :
« Ne pleure pas. »
    Il s’approcha et toucha le cercueil ;
les porteurs s’arrêtèrent,
et Jésus dit :
« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »
    Alors le mort se redressa
et se mit à parler.
Et Jésus le rendit à sa mère.


    La crainte s’empara de tous,
et ils rendaient gloire à Dieu en disant :
« Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple. »
    Et cette parole sur Jésus se répandit
dans la Judée entière et dans toute la région.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Père Philippe

 

Le récit de cet évangile met devant nos yeux deux cortèges. Le premier, où figure cette femme, éprouvée par la vie, veuve et venant de perdre son unique enfant, est un cortège de mort, marqué par la pesanteur de la souffrance et le silence de la désespérance. Face à lui, un autre cortège s’avance, celui de Jésus suivi de ses disciples et accompagné par une foule. On y entend résonner des chants, des rires. C’est un cortège qui respire la vie et la joie.  Le cortège funéraire quitte Naïm, la ville des « délices », pour mettre en terre le jeune homme décédé, pour s’enfoncer dans le monde extérieur de la mort. Celui qui accompagne Jésus remonte de ce monde de la mort pour passer par la porte de la cité et entrer dans le monde d’une vie nouvelle.

 

Et ces deux cortèges vont se croiser à la porte d’entrée de la ville, porte qui vient comme délimiter les deux espaces, intérieur et extérieur à la cité, symbolisant l’un le monde relationnel, caractérisé par la communication, la joie, la vie ; l’autre le monde inhabité où règnent l’isolement, le silence, la tristesse, la mort. Lorsque les deux cortèges se croisent, saint Luc souligne bien que c’est Jésus qui prend l’initiative de s’avancer vers la civière qui porte le jeune homme pour le réanimer. Il n’est sollicité par personne. C’est lui qui s’approche, ému de compassion, à la rencontre de ce mort et de sa mère qui dans sa tristesse l’a déjà rejoint, pour les ramener à la vie. Le mort se relève, son corps se met en mouvement et il parle. Jésus le restitue dans l’intégralité de son humanité, corps, âme et esprit, jusque dans sa relation à Dieu.

 

Il est à noter que saint Luc utilise le terme de « Seigneur » pour désigner Jésus au cœur de ce récit. Autrement dit, il nous indique qu’à travers ce miracle, il s’agit de reconnaître la Seigneurie du Christ qui se manifeste dans le fait qu’à travers lui, Dieu se fait proche de tout homme pour le sauver de la mort. Saint Luc met en effet moins l’accent sur le miracle et la gloire de Jésus qui en découle que sur la disposition du cœur de Dieu qui en Jésus, « ému de compassion », s’approche de l’humanité enfermée dans la mort du péché pour la ressusciter et la restaurer dans sa relation avec lui.

 

Ce récit nous fait toucher le point de départ de notre foi. Croire que Jésus est ressuscité et qu’il me délivre de la mort et du péché. Croire qu’il n’a pas peur de s’approcher de mon péché et de toucher l’impureté de toutes mes morts pour les purifier, sans même que je lui demande, simplement parce qu’il m’aime d’un amour infini. Croire qu’il me restaure ainsi dans mon humanité, qu’il me recrée m’ouvrant à nouveaux les portes du Jardin des « délices ».

 

Toi Seigneur Jésus, qui es le Dieu de la vie et qui as compassion de tout ce qui vit, donne-nous la grâce de te laisser toucher tout ce qui est mort en nous. Nous voulons reconnaître en toi ce Dieu de tendresse et de miséricorde qui se fait proche de notre souffrance pour y déverser ta vie. Seigneur, dans la foi, nous voulons chacun recevoir aujourd’hui de toi ces paroles de vie : « Tu as droit au bonheur et à la joie ! »

 

http://www.meinau-catholiques.org



«Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi»

Aujourd'hui, deux cortèges se rencontrent. Un cortège qui accompagne la mort, et un autre qui accompagne la vie. Une pauvre veuve, suivie par ses familiers et amis, amenait son fils au cimetière et soudainement, voit la multitude qui allait avec Jésus. Les deux cortèges se croisent et s'arrêtent, et Jésus dit à la mère qui allait enterrer son fils: «Ne pleure pas» (Lc 7,13). Tous les regards se posent sur Jésus, qui ne demeure pas indifférent à la douleur et à la souffrance de cette pauvre mère, sinon au contraire, qui sent la compassion et rend la vie à son fils. C'est que croiser Jésus, c'est trouver la vie, ce qu'il dit de lui-même: «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11,25). Saint Braulio de Zaragoza écrit: «L'espérance de la résurrection doit nous consoler, car nous verrons au ciel ceux que nous avons perdu ici».

Avec la lecture du fragment de l'Évangile qui nous parle de la résurrection du jeune Naïm, on pourrait insister à nouveau sur la divinité de Jésus, en disant que seulement Dieu peut rendre la vie à un jeune; mais aujourd'hui je préfèrerais mettre en évidence son humanité, pour que nous ne voyons pas Jésus comme un être lointain, comme un personnage tant différent à nous, ou comme quelqu'un si excessivement important qui ne nous inspire pas la confiance que peut nous inspirer un bon ami.

Les chrétiens doivent apprendre à imiter Jésus. Nous devons demander à Dieu qu'il nous donne la grâce d'être Christ pour les autres. Si seulement tous ceux qui nous voyaient pouvaient contempler une image de Jésus sur la terre! Qui voyait Saint François d'Assis, par exemple, voyait l'image vivante de Jésus. Les saints sont ceux qui portent Jésus dans leurs paroles et leurs oeuvres et imitent sa façon d'agir et sa bonté. Notre société a soif de saint et tu peux être l'un deux dans ton entourage.

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Demande

 

Seigneur Jésus, toi qui es la Résurrection et la vie, donne-moi la victoire sur la mort et le péché.

 

Points de réflexion

 

1. Ce passage de l’Évangile nous révèle la tendresse de Jésus pour ceux qui sont dans la souffrance. Il y a la mort physique causée par la maladie, comme pour ce fils de la veuve de Naïm, mais il y aussi la mort spirituelle causée par le péché. Ce sont les deux plus grands ennemis de l’homme. Le texte précise que Jésus était saisi de compassion pour cette pauvre veuve de Naïm et pour son fils. Cette compassion de Jésus peut nous toucher profondément mais Jésus ne reste pas dans la compassion devant notre maladie et la mort. Jésus est venu non seulement avec sa compassion mais il est devenu homme pour partager ce sort du péché et de la mort en passant lui-même par la mort et en portant nos péchés sur la croix. Il est un Dieu capable de comprendre notre peine parce qu’il est passé lui-même par ce chemin ! Il a de la compassion pour nous mais il traverse aussi les épreuves avec nous. Mais même cela n’est pas suffisant pour lui. Jésus veut aussi vaincre la mort, la mort de chacun d’entre nous. Sa victoire viendra le troisième jour avec la Résurrection.

2. Alors pourquoi la mort et le péché continuent-ils à sévir dans nos vies et dans notre monde si le Seigneur nous a réellement sauvés ? La Résurrection de Jésus nous fait comprendre que la victoire définitive du Seigneur sur le péché et la mort n’arriveront à leur plénitude que dans une autre vie, dans la vie éternelle. Jésus, en ressuscitant, n’est pas revenu à une nouvelle vie terrestre mais il est entré dans la vie éternelle. La solution définitive que le Seigneur a voulu donner au problème de la mort et du péché n’est pas de donner quelques années de plus de vie dans ce monde. Ce serait trop peu ! Ce jeune homme de l’Évangile d’aujourd’hui reçoit quelques années de plus de vie sur terre mais il aura à passer par une deuxième mort. Jésus veut beaucoup plus pour nous. Il veut nous offrir une vie éternelle auprès de lui là où il n’y aura plus de maladie ni de mort, là où il n’y aura plus de mal ni de péché.

3. En attendant le grand jour de notre délivrance définitive de la mort et du péché, le Seigneur nous invite à vivre dans l’espérance et à semer autant de vie, de bien et de joie que nous le pouvons dans ce monde. Il nous dit, comme à la veuve : « Ne pleure pas ». Comme dans un jardin, il y aura des recoins de notre existence où cette graine de la vie et du bien germera et grandira, nous apportant ainsi grande joie et satisfaction. Reconnaissons et réjouissons-nous du bien et de la vie qui prospèrent autour de nous ! Il y aura aussi des recoins de mon existence ou de celle des autres où la vie et le bien ne pousseront pas, où elles s’éteindront tristement. Ne perdons pas espoir. Ce mal n’est que pour un temps. Le Christ est capable de faire rejaillir dans ces recoins de nos vies, la vie éternelle par sa miséricorde, par son pardon, par sa grâce.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus toi, qui est la Résurrection et la vie, aide-moi à vivre dans l’espérance. Aide-moi à me réjouir des victoires de la vie, de ta grâce, du bien dans ma journée. Aide-moi à te rendre grâce pour ce qu’il y a de bon et de beau dans ma vie. Lorsque le péché et la maladie viennent frapper à ma porte, viens m’aider à gagner la victoire. Seigneur, si je perds un combat aujourd’hui, que ton amour et ta miséricorde me soutiennent. Donne-moi ton pardon si j’ai cédé au péché. Donne-moi la force de supporter ma maladie physique avec patience. Donne-moi un jour la vie éternelle auprès de toi pour toujours.

 

Résolution

 

Remercier le Seigneur pour un bienfait reçu de lui dernièrement et lui demander la grâce de la victoire sur un péché ou une souffrance dans ma vie.

 

Père Richard Tardiff, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 


 


 


 


 


Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 

Posté par cidh2050 à 21:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Évangile et Homélie du Lundi 18 Sept 2017. « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »


Lundi 18 septembre 2017

Nous sommes dans la 24e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Richarde, impératrice et fond. d’Andlau († v. 895), St Giuseppe de Copertino, prêtre o.f.m. conv.


Lectures de la messe

Première lecture (1 Tm 2, 1-8)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    j’encourage, avant tout,
à faire des demandes, des prières,
des intercessions et des actions de grâce
pour tous les hommes,
    pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,
afin que nous puissions mener notre vie
dans la tranquillité et le calme,
en toute piété et dignité.
    Cette prière est bonne et agréable
à Dieu notre Sauveur,
    car il veut que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.
    En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,
il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :
un homme, le Christ Jésus,
    qui s’est donné lui-même
en rançon pour tous.
Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,
    pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre
– je dis vrai, je ne mens pas –
moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.
    Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient
en élevant les mains,
saintement, sans colère ni dispute.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 27 (28), 1ab.2, 7, 8-9)

Seigneur, mon rocher, c’est toi que j’appelle :
ne reste pas sans me répondre,
Entends la voix de ma prière quand je crie vers toi,
quand j’élève les mains vers le Saint des Saints !

Le Seigneur est ma force et mon rempart ;
à lui, mon cœur fait confiance :
il m’a guéri, ma chair a refleuri,
mes chants lui rendent grâce.

Le Seigneur est la force de son peuple,
le refuge et le salut de son messie.
Sauve ton peuple, bénis ton héritage,
veille sur lui, porte-le toujours.

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 7, 1-10)

En ce temps-là,
    lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles,
il entra dans Capharnaüm.
    Il y avait un centurion
dont un esclave était malade et sur le point de mourir ;
or le centurion tenait beaucoup à lui.
    Ayant entendu parler de Jésus,
il lui envoya des notables juifs
pour lui demander de venir sauver son esclave.
    Arrivés près de Jésus,
ceux-ci le suppliaient instamment :
« Il mérite que tu lui accordes cela.
    Il aime notre nation :
c’est lui qui nous a construit la synagogue. »
    Jésus était en route avec eux,
et déjà il n’était plus loin de la maison,
quand le centurion envoya des amis lui dire :
« Seigneur, ne prends pas cette peine,
car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
    C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même,
à venir te trouver.
Mais dis une parole,
et que mon serviteur soit guéri !
    Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité,
mais j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient ;
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    Entendant cela,
Jésus fut en admiration devant lui.
Il se retourna et dit à la foule qui le suivait :

« Je vous le déclare,
même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »

    Revenus à la maison,
les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

La rencontre entre le centurion romain et Jésus se déroule dans un cadre très particulier, puisque les deux ne se voient pas. Et pourtant, l’échange est plus profond et plus fécond pour le centurion, que pour tous ceux qui entourent Jésus, qui le voient, qui le touchent et qui l’écoutent. On peut dire que l’expérience que fait le centurion de Jésus Christ est spirituelle : il aura su que Jésus allait passer ; il a cru aux témoignages sur la grandeur de sa personnalité, sur la profondeur de sa doctrine et sur les miracles. Mais surtout, le centurion était mû par une urgence : la maladie d’un esclave, qui lui était cher et qu’il aimait.

Notre rencontre avec le Christ, 2000 ans plus tard, sera tout aussi spirituelle et tout aussi féconde, dans la mesure où nous croyons au témoignage et en ses œuvres. Ses œuvres, aujourd’hui, ne sont pas de l’ordre de l’autosuggestion, comme ne l’étaient pas les miracles d’antan. Aujourd’hui elles s’expriment par les sept sacrements, dont la Réconciliation et l’Eucharistie sont les sacrements de la guérison et de la croissance spirituelles. Tandis que la communion peut être vécue comme le contact direct de la foule, le recours au sacrement de la miséricorde et l’adoration eucharistique expriment la démarche du centurion romain : "je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit".

La foi du centurion n’est pas celle d’un esprit qui veut mettre à l’épreuve le témoignage, la révélation, ou Jésus lui-même, selon la formule : "montre moi un signe, et je croirai". Sa réponse de foi est : "dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri". Un mot, une Parole du Verbe de Dieu - voilà ce qui apporte le salut. Dieu est fidèle à sa Parole, et cette Parole s’appelle Jésus. Le centurion n’en a pas le moindre doute.

Tout en n’étant pas allé lui-même voir Jésus, par pudeur, il vit en communion avec lui par l’expérience de l’obéissance : "Moi qui suis un subalterne, j’ai des soldats sous mes ordres..." Il sait que la Parole qui vient d’en haut s’accomplit, comme disait Isaïe (55, 11). Croire en la Parole veut dire aussi la scruter, la méditer, la mâcher. Ecouter, chercher à connaître est le préambule de la foi et de l’accueil du Christ dans notre vie. Cela montre quelle est ma préférence, quelles sont mes options, en quoi je mets ma confiance.

La foi du centurion va bien au-delà de l’appartenance sociale, culturelle et même religieuse. Tout d’abord, la dimension sociale était pour lui de valeur secondaire, puisque, en tant que représentant de la puissance coloniale, il s’était montré indulgent avec les Juifs en leur construisant une synagogue, au lieu d’aplatir l’habitant par son pouvoir ; il aimait son esclave et croyait en ce Jésus, dont il avait entendu parler. Ensuite, il s’est avéré bien plus disposé à accueillir Jésus, alors qu’il était un "impur". Et à la fin, l’œuvre de Jésus, le miracle, s’est accomplie chez lui.

Cela nous apprend que ce qui rend pur dans la nouvelle alliance établie par Jésus est la foi amoureuse en Dieu et l’obéissance loyale à sa Parole. Tous ceux qui croiront de cette manière, formeront la communauté, qui aujourd’hui s’appelle Eglise (les "rassemblés" par le Christ) qui accueille l’œuvre de Jésus sous son toit. Purifiée des critères de classification socio-politique, culturelle ou raciale, l’Eglise devient une antichambre du Ciel, où pourra s’établir une authentique communion de vie avec le Christ. Toute personne, purifiée de son péché par la confession, pourra entrer dans cette pleine communion par le sacrifice eucharistique et disposer un ciel spirituel en son âme (la "vie de grâce"), pour recevoir le Seigneur au banquet éternel, répété en sa mémoire.

Purifie-moi de toute désobéissance et du manque de foi en Ta Parole. Inonde mon âme de ta lumière, afin que rien de me fasse plus douter de la fidélité de Tes desseins ; donne-moi la force de répondre à Ton appel, qui résonne doucement dans ma conscience.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!»

Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une question intéressante. Pourquoi le centurion de l'Évangile n'alla-t-il pas trouver personnellement Jésus, mais envoya en ambassade quelques notables juifs, pour qu'ils Lui demandent de venir guérir son serviteur? Le centurion lui-même répond à notre place dans le passage évangélique: «Seigneur, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Lc 7,7).

Ce centurion avait la vertu de foi, qui croyait que Jésus pourrait opérer le miracle —s'il le souhaitait— par le seul effet de sa divine volonté. Sa foi lui faisait croire que, quelque soit l'endroit où Jésus se trouvât, il serait capable de guérir le serviteur malade. Ce centurion était très convaincu de ce qu'aucune distance ne pouvait empêcher ou arrêter Jésus-Christ, s'il voulait mener à bien son œuvre de salut.

Nous aussi, nous sommes appelés à avoir la même foi dans nos vies. Parfois, nous pouvons être tentés de croire que Jésus est loin et qu'il n'écoute pas nos prières. Mais la foi éclaire nos esprits et nos cœurs en nous faisant croire que Jésus est toujours proche pour nous aider. De fait, la présence salvifique de Jésus dans l'Eucharistie doit nous rappeler en permanence que Jésus est toujours proche. Saint Augustin, avec les yeux de la foi, croyait en cette réalité: «Ce que nous voyons, c'est le pain et le calice; c'est là ce que tes yeux te disent. Mais ce que ta foi t'oblige à accepter, c'est que le pain est le Corps de Jésus-Christ et que dans le calice se trouve le Sang de Jésus-Christ».

La foi illumine nos esprits pour nous faire voir la présence de Jésus au milieu de nous. Et, comme le centurion, nous dirons: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Lc 7,6). Lorsque nous nous humilions devant notre Seigneur et Sauveur, Il vient et s'approche pour nous guérir. Nous laissons ainsi Jésus pénétrer notre esprit, entrer dans notre maison, pour guérir et fortifier notre foi et nous amener jusqu'à la vie éternelle.

Abbé John A. SISTARE (Cumberland, Rhode Island, Etats-Unis)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Ô Père, mon Créateur et mon Rédempteur, je crois en toi, je crois que tout me vient de toi, que tu m’as créé, appelé à l’existence. Je crois que tu m’as racheté du péché, alors que j’avais choisi de suivre le chemin du péché et de me faire esclave du péché. Seigneur, de toi dépend ma vie, pour cela je veux m’abandonner en toi, en tes bras aimants de Père.

Demande

Seigneur, je crois en toi, viens en aide à mon incroyance !

Points de réflexion

1. « Il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. »
Retenons un instant notre regard sur la foi du centurion romain. Ce n’est pas la foi de quelqu’un qui a de belles espérances (« je crois qu’il fera beau demain »), ou la foi d’un niais ou crédule. Non, bien au contraire, tout dans sa démarche montre un homme qui n’a pas peur de déranger du monde, de se mettre dans le ridicule devant le reste de sa famille (« toi qui es romain, tu fais appel à un juif pour guérir ton esclave ! tu ne sais même pas qui est cet homme ». « Et si cela ne ‘’marchait” pas ? » a-t-il dû se dire), parce qu’il sait que ce Jésus de Nazareth est le seul Dieu. C’est là où la foi devient plus forte que tout autre savoir. Sans la foi, nous ne pourrions jamais savoir que Jésus est présent dans l’Eucharistie. Seule la foi peut nous le révéler. Et alors nous avons une certitude que nulle science ne pourra jamais nous donner. Seigneur, donne-moi de croire en toi comme le centurion a cru en toi.

2. « Il aime notre nation, c’est lui qui nous a construit notre synagogue. »
Nous ne pouvons voir en ce centurion qu’un homme profondément religieux, qui cherche la vérité sur le monde et sur l’homme dans sa vie, et qui pour cela reste ouvert à trouver cette vérité même hors des dieux romains. Sommes-nous prêts à chercher la vérité hors de notre propre petite vérité, dans le Christ qui est la vérité ?

3. « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »
Le centurion romain a entendu parler de Jésus et a su reconnaître en lui non pas seulement un prestidigitateur ou un médecin incroyable, mais bien plutôt le Dieu unique, Créateur de l’univers. D’où son humilité. Il ne se sent pas digne de paraître en sa présence. Il reste en respect plein de révérence face à la divinité de Jésus (il envoie les anciens des Juifs pour lui parler) et face à la simplicité d’un Dieu qui vit parmi les hommes. Mais cette humilité s’ajoute à sa conscience de n’être qu’une créature, mais une créature qui finalement a rencontré son Créateur : « Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Il sait que celui qui a tout créé peut tout, et que de la même manière que ses subordonnés lui obéissent, ainsi même Dieu dispose de ses créatures, et de la maladie entre autres, à sa convenance.
La foi est comme une graine de moutarde a dit Jésus, la plus petite des semences, mais elle devient un grand arbre. De même il nous faut reconnaître dans l’humilité notre petitesse et notre condition de créature, savoir nous abandonner dans la liberté dans les mains de Dieu notre Créateur, et alors nous ferons de grandes choses.

Dialogue avec le Christ

Avec Charles de Foucault, abandonnons-nous dans les mains de Dieu, dans la foi qu’il est notre Créateur et que de lui dépend notre bonheur : « Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. »

Résolution

Poser consciemment un acte de générosité (par exemple de mon temps ou de mes talents, en étant disponible pour les autres, ou en sachant garder mon calme et ma patience) afin de dire à Jésus que je choisis de le suivre lui et non de me suivre moi-même.

Frère Loïc Chabut, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm."

Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Le centurion de l’armée romaine n’est pas de la communauté des Juifs, mais il s’adresse à Jésus pour son esclave. Nous entrons là dans l’amour de Dieu, dans la compréhension que toute personne humaine a de Dieu. Cette Parole nous manifeste que Jésus venu pour sauver toute l’humanité. Il n’est pas venu seulement pour le peuple juif, pour les religieux, il est le Seigneur de toute personne vivant en ce monde. Aussi toute personne éclairée par sa conscience peut se tourner vers Dieu et obtenir de Lui le salut. "Je n’ai pas trouvé un telle foi en Israël," dit Jésus à son propos. Cet homme bon envoie des juifs religieux qui sont en lien avec Jésus.

« Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » L’Église a si bien compris cette parole qu’elle la reprend avant la communion eucharistique : "Seigneur, je ne suis pas digne qui tu viennes chez moi, mais dis seulement une parole et je serai guéri." Nous retrouvons cette foi dans la puissance de Jésus qui vient nous sauver. Devant la maladie, la souffrance, la mort, ce cri de confiance vers Jésus peut nous sauver. Cet homme a une telle foi en Jésus, il a le sens que Dieu agit dans son serviteur. Il a entendu parler de Lui et il croit. "Je ne me suis même pas senti digne d’aller te voir," lui fait-il dire. Le cœur paisible, il envoie ceux qui pour lui sont religieux. Nous avons quelquefois ces témoignages : "Vous allez à la messe, priez pour moi, je ne me sens pas apte à aller vers Dieu, mais je compte sur votre prière." Cette ouverture est étonnante comme chemin vers Dieu. "Il mérite que tu lui accordes cette guérison, Il aime notre nation, c’est lui qui a construit notre synagogue." Combien de témoignages semblables avons-nous dans nos villages et nos familles : "Il ne vient pas à la messe, à l’église, mais c’est un homme bon. »

« Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé. Nous sommes consacrés à Dieu par notre baptême et nous intervenons au nom de l’humanité : « Écoute la prière que je fais mon Dieu, tu es mon rempart, tu m’as guéri, mon cœur te rend grâce. » Nous savons combien le monde est en conflit, en danger d’explosion. Chacun de nous élève les mains avec confiance demandant à Dieu qu’il fasse œuvre de guérison et d’amour. La prière que nous faisons avec une foi confiante est écoutée par Dieu.

Nous demandons la grâce d’une prière fervente.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Seigneur, je ne suis pas digne »

      Dans la lecture de l'évangile, nous avons entendu Jésus louer notre foi, jointe à l'humilité. Quand il a promis d'aller dans sa demeure guérir le serviteur du centurion, celui-ci a répondu : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ». En se disant indigne, il se montre digne – digne non seulement que le Christ entre dans sa maison, mais aussi dans son cœur...

      Car ce n'aurait pas été pour lui un grand bonheur si le Seigneur Jésus était entré dans sa maison sans être dans son cœur. En effet le Christ, Maître en humilité par son exemple et ses paroles, s'est assis à table dans la demeure d'un pharisien orgueilleux, nommé Simon (Lc 7,36s). Mais bien qu'il ait été à sa table, il n'était pas dans son cœur : là, « le Fils de l'Homme n'avait pas où reposer sa tête » (Lc 9,58). Au contraire, ici il n'entre pas dans la maison du centurion, mais il possède son cœur...

      C'est donc la foi jointe à l'humilité que le Seigneur loue chez ce centurion. Quand celui-ci dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », le Seigneur répond : « En vérité, je vous le dis, je n'ai pas trouvé une telle foi en Israël »... Le Seigneur était venu au peuple d'Israël selon la chair, pour chercher d'abord dans ce peuple sa brebis perdue (cf Lc 15,4)... Nous autres, en tant qu'hommes, nous ne pouvons pas mesurer la foi des hommes. C'est celui qui voit le fond des cœurs, celui que personne ne trompe, qui a témoigné de ce qu'était le cœur de cet homme, entendant sa parole pleine d'humilité et lui donnant en retour une parole qui guérit.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 62 (trad. Brésard, 2000 ans C , p.80 rev.)

http://levangileauquotidien.org






 

Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 


 

Posté par cidh2050 à 18:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Évangile et Homélie du Dim 17 Sept 2017. «Combien de fois dois-je pardonner mon frère ?»

 


Dimanche 17 septembre 2017

Nous sommes au 24ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Robert Bellarmino, cardinal s.j. et docteur de l'Église, Ste Hildegarde de Bingen, mystique et docteur de l'Église


Lectures de la messe

Première lecture (Si 27, 30 – 28, 7)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Rancune et colère, voilà des choses abominables
où le pécheur est passé maître.
    Celui qui se venge
éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
    Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
    Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
    S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
    Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
qui donc lui pardonnera ses péchés ?
    Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
pense à ton déclin et à ta mort,
et demeure fidèle aux commandements.
    Pense aux commandements
et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas.


    – Parole du Seigneur.

Psaume 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

Deuxième lecture (Rm 14, 7-9)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.


    – Parole du Seigneur.

 


Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 21-35)

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.


    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.


    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »


    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

A quelqu’un qui demande : «Le pardon, à quoi cela sert-il quand le mal est fait ? », essayons, frères et sœurs, de répondre à la lumière de l’Évangile.

Pourquoi pardonner ?
Tout d’abord, parce que nous sommes nous-mêmes des pécheurs pardonnés. C’est ce que nous enseigne Jésus dans la parabole du débiteur impitoyable. Le Père nous aime. Nous avons une dette envers lui, celle de notre ingratitude. Tout vient de Lui et pourtant, nous l’oublions bien souvent. Dieu est blessé par notre mal, meurtri par l’injure, humilié par notre faute, mais comme Il ne peut cesser d’être ce qu’Il est, c’est-à-dire un Dieu d’amour, Il aime celui qui l’a offensé. Dieu n’aime pas le péché, mais il aime le pécheur que nous sommes. Il nous remet notre dette. Nous sachant ainsi aimés malgré nos fautes, nous ne pouvons qu’être miséricordieux face à notre frère.

Pourquoi pardonner ?
 Parce que ce pardon, Jésus l’a vécu. A ceux qui le martyrisaient, Jésus ne rendit pas l’insulte. Sans un mot, sans un cri, Il s’est laissé clouer librement, par amour. «Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne». Il nous pardonne à nous qui le blessons : «Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font». Il appelle Judas «mon ami» et accepte son baiser de trahison. Il est abandonné par tous les siens, mais au Cénacle, après la Résurrection, Il souffle sur eux, leur donne l’Esprit-Saint, les envoie en mission, sans un mot de reproche : «Que la paix soit avec vous». Jésus a vaincu la haine par l’amour et Il nous invite à marcher sur ses traces.

Pourquoi pardonner ?
 Parce que c’est une nécessité. Etant tous offensants, nous sommes tous offensés. Etant tous blessants, nous sommes tous blessés. Soit on accepte de se pardonner mutuellement, non pas sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Mt 18,22), soit on laisse régner l’affrontement, la jalousie, la discorde. Le pardon brise le cercle de la violence. Jésus, lui, nous invite à bénir et à ne point maudire, à pardonner sans compter, à tendre la main à qui vient quémander et l’autre joue à qui a déjà frappé, pour finir par aimer même ses ennemis.


Pourquoi pardonner ? Parce que le pardon est une force. La violence ne l’emporte jamais. Les êtres blessés puis dévorés de rancunes se font une vie misérable. En eux se perpétue l’action corrosive du mal qui leur a été fait. La souffrance du non-pardon est beaucoup plus douloureuse que la souffrance due à la blessure de l’offense. Si le pardon jaillit, cette souffrance originelle est toute transfigurée de l’intérieur. La blessure ne disparaît pas, comme les plaies de Jésus qui demeurent après la Résurrection, mais le mal qui est en elle s’éteint, le feu de la souffrance se change alors en puissance d’amour et de compassion.

Pourquoi pardonner ? Parce que le pardon libère la joie et l’humilité. Jésus nous dit qu’il y a de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent. Désormais, tout peut repartir dans l’espérance et l’allégresse. De plus, par le pardon, je désire que l’autre grandisse et que moi, je diminue. Jamais un homme n’est aussi grand que lorsqu’il sait s’élever par l’abaissement du pardon donné, demandé et partagé. Souvenons-nous, la reconnaissance du monde entier envers Saint Jean-Paul II au soir de sa vie ne vient-elle pas de ce pardon qu’il a su donner à celui qui a voulu le tuer ? Le pardon est chemin de sainteté. Il est plus puissant que tous nos actes et nos discours sur le cours du monde.

Enfin, pourquoi pardonner ?
 Parce que le pardon libère du poids de nos fautes et nous lave de nos torts. Nous restons liés par les pardons que nous n’avons pas donnés. «En vérité, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel» (Mt 18,18). Quand on a compris combien nous allège, nous réjouit, nous fortifie le pardon reçu, donné ou demandé, on ne peut plus s’en passer. Quoiqu’il se soit passé, on ne laisse plus le soleil se coucher sur sa colère (Ep 4,26). Ce qui laisse entendre que l’on peut avoir parfois occasion de se mettre en colère, mais que rien ni personne, jamais, ne doivent empêcher l’amour, en final, de triompher. «L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. Il ne se lasse jamais !» (1 Co 13,7).

Voilà, frères et sœurs, quelques raisons qui ne peuvent que nous inciter à mettre le pardon au cœur de nos vies. Le pardon est un visage à contempler, celui de Jésus.

Seigneur Jésus, toi qui viens demeurer en nous, apprends-nous à pardonner, apprends-nous à aimer.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Combien de fois dois-je lui pardonner?»

Aujourd'hui, dans l'Évangile, Pierre consulte Jésus sur un sujet très concret qui suit hébergé dans le cœur de beaucoup de personnes: il demande par la limite du pardon. La réponse consiste en ce que la dite limite n'existe pas: "je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept" (Mt 18,22). Pour expliquer cette réalité, Jésus emploie une parabole. La question du roi centre le sujet de la parabole: "Ne devais-tu pas aussi compatir à ton compagnon, de la même façon que j'ai compati à toi ?" (Mt 18,33).

Le pardon est un don, une grâce qui procède de l'amour et la miséricorde de Dieu. Pour Jésus, le pardon n'a pas de limites, chaque fois que le repentir est sincère et véridique. Mais il exige ouvrir le cœur à la conversion, c'est-à-dire, agir avec les autres selon les critères de Dieu.

Le grave péché nous écarte du Dieu (cf. "Catéchisme de l'Église Catholique" n. 1470). Le véhicule ordinaire pour recevoir le pardon de ce grave péché de la part du Dieu est le sacrement de la Pénitence, et l'acte du pénitent que la couronne est la satisfaction. Les propres œuvres qui manifestent la satisfaction sont le signe de l'engagement personnel —que le chrétien a assumé devant Dieu— de commencer une nouvelle existence, en réparant dans le possible les dommages causés au prochain.

Il ne peut pas y avoir un pardon du péché sans un genre de satisfaction, dont la fin est: 1. Éviter de glisser vers d'autres plus graves péchés; 2. Repousser le péché (puisque les peines satisfaisantes sont comme un frein et font le pénitent plus prudent et vigilant); 3. Enlever avec les actes vertueux les habitudes mauvaises contractés avec le mal vivre; 4. Assimiler à Christ.

Abbé Anastasio URQUIZA Fernández MCIU (Monterrey, Mexique)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Viens en moi, Esprit Saint ! Vis en moi, Esprit Saint ! J’ai besoin de toi pour prier, j’ai besoin de toi pour vivre.

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce de pardonner du fond du cœur et de vivre ainsi vraiment comme l’un de tes fils.

Points de réflexion

1. Pierre demande à Jésus jusqu’à combien de fois il doit pardonner. Parfois nous voulons savoir quelles sont les règles à suivre parce que nous cherchons une sécurité, une zone de confort. Il peut y avoir aussi une certaine peur de l’erreur… Et puis, si on me dit ce que je dois faire, c’est parfois plus facile que de décider moi-même. Car le choix implique discernement et engagement. Le premier des apôtres va d’ailleurs plus loin que les critères de son époque qui n’allaient pas jusqu’à sept fois au sujet du pardon. La question ne veut pas seulement dire la répétition, sept fois de suite, d’un acte de pardon. Sept est un chiffre portant une signification importante pour les Juifs : c’est le nombre de la perfection de la création, l’aboutissement de notre création par le Seigneur. En effet, en six jours il crée le monde matériel, mais le septième jour il achève son œuvre en donnant sa bénédiction. La création matérielle est parachevée par la bénédiction reçue de Dieu. Le chiffre 7 est la somme de 4 et 3. Le chiffre 4 désigne le monde matériel : les quatre points cardinaux, les quatre éléments. Le 3 évoque Dieu, la Trinité (car le triangle est la seule figure géométrique élémentaire qui ne se déforme pas), l’éternité, la stabilité. Cette somme symbolise donc l’union du matériel et du spirituel. 7 indique ainsi la perfection. Pierre demande donc quelle est la perfection du pardon.

2. Et le Christ une fois de plus nous surprend. Il va encore plus loin que le nombre de la perfection… Il le multiplie par 70 ! Que veut-il nous dire par là ? Il nous montre ce qu’il vit lui, et ce qu’il nous invite à vivre : que « la mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure » (sermon de saint Augustin). Quelle est la limite indiquée par Jésus lui-même ? C’est qu’il n’y a pas de limite ! On pourrait réagir en nous plaignant que c’est quelque chose de difficile d’autant plus en matière de pardon… Mais qu’est-ce que le pardon ? Le mot « pardon », vient du mot « don ». Or « don » est la définition même de l’amour : le don total de soi à quelqu’un. Le par-don est un don renouvelé, un don « en plus ». Il est courant d’entendre que pardonner c’est oublier. Dieu peut-il oublier ? N’est-ce pas plutôt un défaut de connaissance, un manque dans la réalité ? Au contraire, le pardon est un don suprême. Pour qu’il y ait besoin de pardon, il y a une offense, un mal, une blessure en jeu. Une rupture a été provoquée dans la relation d’amour entre les deux personnes, celle qui a offensé et celle qui est offensée. Le don de l’une à l’autre est abîmé, interrompu, voire méprisé ou trahi. C’est grave, d’autant plus qu’il s’agit du don de soi d’une personne. Nous sommes en terre sacrée… La personne offensée reconnaît le tort qu’elle a subi et qui l’a provoqué. Et elle choisit de se donner à nouveau à la personne qui l’a offensée. C’est un acte d’amour renouvelé, nouveau, qui vient de sa volonté, non des sentiments. C’est comme si elle disait : « Tu m’as offensé. Je reconnais la blessure que tu as provoquée en moi, dans ma vie. J’accepte ce qui est arrivé. Ceci fait maintenant partie de mon histoire. Et de notre relation. Tel que je suis aujourd’hui, je t’accepte tel que tu es et je me donne à toi. » C’est fort ! C’est impressionnant même ! C’est divin. Divin, parce que ceci ne peut venir que de Dieu. Sans sa grâce, sans sa force, c’est impossible pour nous donner de nous donner de telle manière. Parce que ce n’est pas un acte de lâcheté. Au contraire, cela exige une grande force intérieure.

3. Personne ne peut ni obliger, ni exiger, ni accélérer le pardon. Parce que l’amour vient d’un acte libre. Mais nous y sommes invités par le Christ qui se fait le chemin, la vérité et la vie (cf. Jn 14, 6). Le pardon est chemin de libération, de salut pour « illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix » (Cantique de Zacharie, Lc 1, 79). Contemplons l’exemple de Jésus sur la croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)

Dialogue avec le Christ

Uni à toi, Jésus, apprends-moi à prier : « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ».

Résolution

Dans un moment de rencontre avec Jésus, voir avec lui ce que je peux avoir à pardonner à d’autres ou à moi-même ; ou ce que je peux avoir à demander pardon. Et voir avec lui, ce que je peux faire.

Anne-Marie Terrenoir, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

 

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre réfléchit au pardon, pardonner "jusqu’à sept fois," n’était pas si mal ! Il se montre généreux. Jésus, en multipliant le chiffre de Pierre par 10 et par 7, rend ce chiffre illimité. Ainsi le pardon ne peut être restreint par aucune limite. Nous savons que le premier mouvement de celui qui a subi un tort est le plus souvent de se venger. Jésus reprend la fidélité de Dieu : "Un bref instant je t’avais abandonnée mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler.(Isaïe") C’est avec une amitié sans fin que Dieu manifeste sa tendresse, qu’il nous rachète. Pour Jésus, l’amitié de Dieu est sans fin et sans limite. Notre malheur est de nous considérer comme les maîtres du monde et de faire tout tourner autour de nous comme si en nous étions le centre. Or le centre du monde c’est Dieu. Il nous faut, avec Pierre, opérer un décentrement pour nous mettre dans une attitude d’adoration fondamentale. Nous recevons tout de Dieu, et nous sommes heureux de nous recevoir nous-même de Dieu. Cet amour de Dieu est transformant, guérissant pour notre vie, il nous apprend le pardon.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Jésus illustre la miséricorde de Dieu par une parabole. Il a dû prendre cette histoire dans les coutumes d’alors. Il s’agit d’un chef oriental ou d’un romain qui gouverne un pays colonisé. Ce ministre avait une dette énorme : 10 000 talents : C’était ce qu’il fallait pour faire vivre une famille pendant 30 millions de jours. Devant le Créateur nous sommes devant le don de la vie et de l’amour, nous sommes toujours en dette. Mais l’amour est un don gratuit que rien ne peut acheter, il n’appelle que la reconnaissance. L’attitude de Dieu envers nous ne se base pas sur la justice, l’amour ne peut être que miséricordieux. Dans le cœur de Dieu, le pardon ne connaît pas d’attente ni de demi-mesure, il est immédiat et total.

"…Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Devant la supplication de son compagnon qui lui devait cent pièces d’argent. "Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Le pardon est un geste d’amour qui nous transforme, il ne s’achète pas. Jésus nous dit que le temps de l’histoire qui nous est donnée est une grande remise des dettes. Ce n’est pas le temps du jugement et du châtiment. Nos dettes sont limitées et elles sont pardonnables. Jésus nous fait dire dans le Notre Père : "Pardonne-nous nos torts envers Toi comme nous-mêmes avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous." La pitié nous situe à notre juste place devant notre frère qui demande pardon pour pouvoir vivre. Un horizon de reconnaissance s’ouvre devant nous pour savourer les bonnes choses qui nous sont données. Cette parole est infiniment précieuse car celui qui l’a dit ne peut la dire sans se l’appliquer à lui-même. Pierre prend au sérieux le rôle qu’il va jouer dans la communauté. Dieu nous a disposés pour recevoir la grâce d’un tel don ! Il nous transforme à son image afin que nous devenions ce que nous sommes. Nous pouvons le rejoindre dans l’amour et nous répandre en amour en le laissant passer devant, établis dans l’amour.

Nous demandons la grâce d’entendre pour que notre cœur soit rempli de bienveillance, de douceur, d’humilité, de tendresse, les uns vis-à-vis des autres.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »

      L'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs – à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine – de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. Ce mystère est, non seulement pour l'Église elle-même comme communauté des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d'une vie différente de celle qu'est capable de construire l'homme exposé aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont à l'œuvre en lui. Et c'est au nom de ce mystère que le Christ nous enseigne à toujours pardonner. Combien de fois répétons-nous les paroles de la prière que lui-même nous a enseignée, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), c'est-à-dire à ceux qui sont coupables à notre égard.

      Il est vraiment difficile d'exprimer la valeur profonde de l'attitude que de telles paroles définissent et inculquent. Que ne révèlent-elles pas à tout homme, sur son semblable et sur lui-même ! La conscience d'être débiteurs les uns envers les autres va de pair avec l'appel à la solidarité fraternelle que saint Paul a exprimé avec concision en nous invitant à nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d'humilité est ici renfermée à l'égard de l'homme, du prochain en même temps que de nous-mêmes ! Quelle école de bonne volonté pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

http://levangileauquotidien.org



 

Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 


 

 

Posté par cidh2050 à 21:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,