Évangile et Homélie du Jeu 17 Août 2017. Lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,combien de fois dois-je lui pardonner

 


Jeudi 17 août 2017

Nous sommes dans la 19e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Jeanne Delanoue, vierge et fond. (1666-1736), Ste Chiara de Montefalco (I), abbesse o.s.a. (1268-1308)


Lectures de la messe (Jos 3, 7-10a.11.13-17)

Lecture du livre de Josué

En ces jours-là,
    le Seigneur dit à Josué :
« Aujourd’hui,
je vais commencer à te grandir devant tout Israël,
pour qu’il sache que je suis avec toi
comme j’ai été avec Moïse.
    Toi, tu donneras cet ordre
aux prêtres qui portent l’arche d’Alliance :
“Lorsque vous serez arrivés au bord du Jourdain,
vous vous arrêterez dans le lit du fleuve.” »
     Josué dit ensuite aux fils d’Israël :
« Approchez, écoutez les paroles du Seigneur votre Dieu.
    À ceci, vous reconnaîtrez que le Dieu vivant est au milieu de vous,
et qu’il vous mettra en possession du pays des Cananéens,
    voici que l’arche de l’Alliance du Seigneur de toute la terre
va passer le Jourdain devant vous.
    Aussitôt que les prêtres
qui portent l’arche du Seigneur de toute la terre
auront posé la plante de leurs pieds
dans les eaux du Jourdain,
les eaux qui sont en amont seront coupées,
et elles s’arrêteront en formant une seule masse. »
    Quand le peuple leva le camp pour passer le Jourdain,
les prêtres portaient l’arche d’Alliance en tête du peuple.
    Or, le Jourdain coule à pleins bords
pendant toute la saison des moissons.
Dès que les prêtres qui portaient l’arche
furent arrivés au Jourdain, et que leurs pieds touchèrent l’eau,
    les eaux s’arrêtèrent en amont
et se dressèrent comme une seule masse
sur une grande distance,
à partir d’Adame, ville voisine de Sartane ;
et en aval, les eaux achevèrent de s’écouler
vers la mer de la Araba, la mer Morte.
Le peuple traversa à la hauteur de Jéricho.
    Les prêtres qui portaient l’arche de l’Alliance du Seigneur
restèrent immobiles, sur la terre sèche, au milieu du Jourdain.
Alors tout Israël traversa à pied sec,
jusqu’à ce que toute la nation eût fini de passer le Jourdain.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 113a (114), 1-2, 3-4, 5-6)

Quand Israël sortit d’Égypte,
et Jacob, de chez un peuple étranger,
Juda fut pour Dieu un sanctuaire,
Israël devint son domaine.

La mer voit et s’enfuit,
le Jourdain retourne en arrière.
Comme des béliers, bondissent les montagnes,
et les collines, comme des agneaux.

Qu’as-tu, mer, à t’enfuir,
Jourdain, à retourner en arrière ?
Montagnes, pourquoi bondir comme des béliers,
collines, comme des agneaux ?


 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.


    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !” 
     Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
    Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 
     Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Lorsque Jésus eut terminé ce discours,
il s’éloigna de la Galilée
et se rendit dans le territoire de la Judée,
au-delà du Jourdain.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Combien de fois dois-je lui pardonner ? ». Tout le récit semble simple, organisé pour justifier les 77 fois 7 fois qui sont la réponse de Jésus. Le premier acte concerne un roi et un de ses sujets, ce qui représente un écart infranchissable. Le deuxième acte montre deux compagnons, sur un même pied. Dans le premier cas, il s’agit d’une somme astronomique, personne ne pourrait s’acquitter d’une telle dette ; dans le second, quelques broutilles, une centaine de deniers. On comprend bien l’image : la dette que nous avons contractée envers Dieu est insolvable, alors ne nous arrêtons pas sur les peccadilles de la vie fraternelle, puisque Dieu nous a pardonné.  Cela est entendu, mais cette lecture qui doit plus à l’habitude de l’histoire qu’à l’accueil du texte nous fait passer à côté de deux aspects importants du récit.

Le premier élément est lié à la deuxième rencontre. Que le serviteur réclame son dû à son compagnon qui lui doit de l’argent n’a rien de répréhensible. Il n’est certes pas très fraternel de tenter de l’étrangler, mais on peut imaginer qu’à force de demander des délais l’homme s’impatiente après son argent. Quand à faire jeter son compagnon en prison parce qu’il ne paie pas, n’est pas en soi injuste. Il n’y a là rien de choquant, même s’il est toujours désolant d’en arriver à ces extrêmes, surtout entre compagnons. Mais globalement on peut tout de même considérer que le serviteur est juste !Si les autres serviteurs, et nous-mêmes, sommes pourtant choqués, c’est à la lumière de la scène qui précède, la rencontre avec le roi, que notre héros semble avoir oubliée. D’ailleurs, lors de la deuxième rencontre avec le roi, le souverain est obligé de lui rappeler ce qui s’est passé auparavant : « je t’avais remis cette dette parce que tu m’avais supplié ».

Comment se peut-il que ce serviteur impitoyable ait un tel trou de mémoire ? Il semble que l’entrevue donne elle-même un indice important : elle se termine sur l’image du maître, saisi de pitié, remettant la dette. Nulle part on ne voit le serviteur se relever, remercier, exulter. On le retrouve subitement, marchant dans la rue, comme s’il s’était subrepticement éclipsé de l’audience royale.  La leçon nous rejoint droit au cœur. Cet événement extraordinaire est passé inaperçu dans la vie du serviteur car il n’a pas su rendre grâce, il n’a pas su se l’approprier dans la louange, il a négligé de l’enraciner dans son cœur par l’action de grâce. Et le voici retourné à sa vie quotidienne sans que rien ne soit transformé. Et sans qu’il puisse transformer la vie des autres.

La question de Saint Pierre est donc mal posée. Il ne s’agit pas de savoir combien de fois il est juste de pardonner. Le serviteur impitoyable a été juste, froidement juste, mais juste. La question est de savoir ce qui est en jeu dans les événements que nous vivons. Et Jésus nous le révélait dès le premier verset : « le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs ». La façon dont nous serons traité dépend de notre propre choix : si nous savons accueillir dans l’action de grâce le don qui nous est fait, il portera des fruits de charité et de miséricorde ; si nous préférons mener notre quotidien sans faire l’effort de réaliser ce que nous vivons avec le Seigneur, il devra pédagogiquement nous faire sentir le poids de ce qui est dû. C’est bien d’une pédagogie qu’il s’agit, car la punition pour la dette impayée n’est pas appliquée : la famille et les biens du serviteur ne sont pas vendus.

Que le Seigneur par la force de son Esprit, nous donne de percevoir la grandeur des cadeaux de roi qui nous sont faits dans les sacrements et nous permette de les faire fructifier dans notre vie par l’action de grâce, seul dû qui enrichit celui s’en acquitte, car il lui permet d’aimer et de pardonner 77 fois 7 fois.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner?»

Aujourd'hui, demander «Combien de fois dois-je lui pardonner?» (Mt 18,21), peut vouloir dire: —Ceux-là, que j'aime tant, je les vois aussi avec des manies et des caprices qui m'incommodent, me dérangent souvent, ils ne me parlent pas… Et ceci un jour, et un autre. Seigneur, jusqu'à quand devrais-je les supporter? Jésus répond avec la leçon de la patience. En réalité, les deux compagnons font de même lorsqu'ils disent: «Prends patience envers moi» (Mt 18,26.29). Pendant que le manque de tempérance du mauvais, qui étrangle l'autre pour peu de chose, le ruine moralement et économiquement, la patience du roi, en plus de sauver le débiteur, sa famille et ses biens, élève la personnalité du monarque et génère confiance chez la cour. La réaction du roi, dans les paroles de Jésus, nous rappelle ceci du livre des Psaumes: «Plus le pardon se trouve en toi, pour que tu sois craint» (Ps 130,4).

Il est clair que nous devons nous opposer à l'injustice et, s'il est nécessaire, de façon radicale (supporter le mal serait un indice d'apathie et de manque de courage). Mais l'indignation est saine lorsqu'en elle ne se trouve pas d'égoïsme, ni de colère, mais bien un désir droit de défendre la vérité. La patience authentique est celle qui nous amène à supporter la contradiction, la faiblesse, les dérangements, les fautes d'opportunité des gens, des évènements et des choses avec miséricorde. Être patient équivaut à se dominer soi-même. Les êtres susceptibles ou violents ne peuvent pas être patients parce qu'ils ne méditent pas et ne sont pas maîtres d’eux-mêmes.

La patience est une vertu chrétienne parce qu'elle forme part du message du Royaume des Cieux, et elle se forge dans l'expérience de que tous nous avons des défauts. Si Paul nous exhorte à nous supporter les uns les autres (cf. Col 3,12-13), Pierre nous rappelle que la patience du Seigneur nous donne l'opportunité de nous sauver (cf. 2P 3,15).

Certainement, combien de fois la patience du bon Dieu nous a pardonné dans le confessionnal! Sept fois ? Soixante dix fois sept fois? Peut-être plus!

Abbé Joan BLADÉ i Piñol (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, je crois que tu es le Dieu de la miséricorde. Tu me pardonnes toutes mes fautes. J’ai confiance qu’avec toi il n’y a pas de faute assez grande pour que tu ne puisses pas la pardonner. C’est avec cet amour que tu m’aimes, Seigneur !

Demande

Un cœur miséricordieux.

Points de réflexion

1. Cette parabole de Jésus comporte trois scènes, qui renvoient l’une à l’autre. Un personnage se retrouve dans les trois : le serviteur du roi. Dans la première scène le roi lui fait miséricorde d’une somme considérable. Dans la deuxième lui-même n’a aucune considération pour un autre homme qui lui devait une somme relativement modique. Finalement, le roi, apprenant cela, le « livre aux bourreaux ».

2. Cette parabole nous parle du pardon. Jésus la raconte en effet pour répondre à Pierre qui lui demandait combien de fois il devait pardonner son frère. Et la parabole nous indique que le pardon s’effectue dans une dynamique qui comporte un double mouvement : le pardon se reçoit et le pardon se donne. Nous le voyons bien dans notre expérience : on pardonne plus facilement à qui nous a déjà pardonné auparavant.

3. Cependant la dynamique du pardon chrétien va au-delà du pardon que l’on donne à qui nous a déjà pardonné. En effet, en tant que pécheurs, nous recevons le pardon de Dieu. Par sa miséricorde il efface tous nos péchés. Et nous, de notre côté, n’avons rien à pardonner à Dieu, de qui nous avons tout reçu. Mais il nous demande de donner ce pardon à nos frères, à faire ce premier mouvement de pardon, envers un autre homme. Et ainsi provoquer une nouvelle dynamique d’échange de pardon. Le pardon que nous avons reçu de Dieu doit nous permettre de faire à notre tour le premier pas vers la personne qui a besoin de notre pardon. Dans le Notre Père Jésus nous a appris à prier ainsi : « Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » (Mt 6, 12).

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à transformer mon cœur de pierre en un cœur de chair ! Un cœur qui cherche à aimer les autres, malgré leurs faiblesses et leurs fautes. Viens régner dans mon cœur, Seigneur ! Avec toi tout est possible. Sans toi je ne peux pas vivre pleinement le pardon, mais avec toi, c’est possible.

Résolution

Pardonner du fond du cœur à quelqu’un qui m’a offensé aujourd’hui.

Père Jean-Marie Fornerod, LC

http://www.regnumchristi.fr



 

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 

 

 

 

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois Pierre va devenir l’intendant des biens du Seigneur Jésus, de son amour infini, il lui pose la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu et le rapport que nous avons les uns avec les autres. Sept est un chiffre parfait. Jésus répondit à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois ! » La manière avec laquelle nous nous comportons dans nos rapports fraternels, est celle avec laquelle nous nous comportons avec Dieu. Quand nous prions dans le Notre Père : « Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, » il n’est pas question de mesure. La mesure dont nous nous servons dans nos rapports fraternels est la mesure que nous donnons à Dieu pour nous : « Seigneur pour l’amour de ton nom, réponds à notre appel, pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Nous voudrions que Dieu nous écoute, nous aimons sentir sa Présence, or c’est dans l’amour fraternel que la communion avec Dieu se construit.

 

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Cet Evangile est éloquent et nous pouvons facilement faire des transpositions. Vis-à-vis de Dieu nous sommes insolvables. Il nous a pardonné nos péchés, et nous devons pardonner à ceux qui nous ont fait du tord ou qui nous ont blessés. Le terme employé par Jésus évoque une forme de miséricorde vis-à-vis de celui qui nous a offensés. Jésus, dans la parabole de la remise de dettes, manifeste le Maitre qui est « Saisi de pitié » devant l’indigence de cet homme, manifestant par là l’Amour infini de Dieu pour nous. « Saisi de pitié le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. »

 

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. L’homme gracié maltraite un de ses « redevant » oubliant la miséricorde qui lui avait été faite ! La manière dont nous traitons nos frères est la mesure que Dieu prend pour nous. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous accueillions nos frères. Avec le même amour dont nous sommes aimés, nous voulons nous aimer. De même que l’on peut aimer une personne handicapée et l’aimer telle qu’elle est avec son handicap, de même nous devons nous aimer les uns les autres avec nos propres handicaps. Il nous faut raisonner en nous disant que l’intention était peut-être bonne et qu’il nous faut passer au dessus de nos susceptibilités froissées. Ce qui compte, c’est de maintenir ou de rétablir au plus vite la relation personnelle malgré nos maladresses : « Ne perdons pas de temps par peu d’amour."

 

Nous demandons la grâce d’être renouvelés par les merveilles de Dieu lui-même.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

 

      Le Seigneur nous oblige à remettre nous-mêmes les dettes de nos débiteurs, comme nous, nous demandons qu'on nous remette les nôtres (Mt 6,12). Nous devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de nos péchés, si nous n'en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers nous. C'est pourquoi le Christ dit ailleurs : « C'est la mesure dont vous vous servirez qui servira de mesure pour vous » (Mt 7,2). Et le serviteur qui, après avoir été libéré de toute sa dette, n'a pas voulu à son tour remettre celle de son compagnon de service est jeté en prison. Parce qu'il n'avait pas voulu faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait grâce. Cela, le Christ l'établit avec plus de force encore dans ses préceptes, lorsqu'il décrète... : « Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est aux cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Mc 11,25-26)...

      Lorsque Abel et Caïn, les premiers, ont offert des sacrifices, ce n'est pas leurs offrandes que Dieu regardait mais leur cœur (Gn 4,3s). Celui dont l'offrande lui plaisait, c'est celui dont le cœur lui plaisait. Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l'innocence, enseignait aux autres à venir avec la crainte de Dieu pour offrir leur présent à l'autel, avec un cœur simple, le sens de la justice, la concorde et la paix. En offrant avec de telles dispositions le sacrifice à Dieu, il a mérité de devenir lui-même une offrande précieuse et de donner le premier témoignage du martyre. Il a préfiguré, par la gloire de son sang, la Passion du Seigneur, parce qu'il possédait la justice et la paix du Seigneur. Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Évangile et Homélie du Ma Août 2017. Marie dit alors : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

 

 

Messe du jour

Première lecture (Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit,
    et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire.


 Un grand signe apparut dans le ciel :
une Femme,
ayant le soleil pour manteau,
la lune sous les pieds,
et sur la tête une couronne de douze étoiles.
    Elle est enceinte, elle crie,
dans les douleurs et la torture d’un enfantement.
    Un autre signe apparut dans le ciel :
un grand dragon, rouge feu,
avec sept têtes et dix cornes,
et, sur chacune des sept têtes, un diadème.
    Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel,
les précipita sur la terre.
Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter,
afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.
    Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle,
celui qui sera le berger de toutes les nations,
les conduisant avec un sceptre de fer.
L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône,
    et la Femme s’enfuit au désert,
où Dieu lui a préparé une place.
    Alors j’entendis dans le ciel une voix forte,
qui proclamait :
« Maintenant voici le salut,
la puissance et le règne de notre Dieu,
voici le pouvoir de son Christ ! »


    – Parole du Seigneur.

Psaume 44, (45), 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16)

Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, les plus riches du peuple,
chargés de présents, quêteront ton sourire.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

Deuxième lecture (1 Co 15, 20-27a)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
    le Christ est ressuscité d’entre les morts,
lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
    Car, la mort étant venue par un homme,
c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
    En effet, de même que tous les hommes
meurent en Adam,
de même c’est dans le Christ
que tous recevront la vie,
    mais chacun à son rang :
en premier, le Christ,
et ensuite, lors du retour du Christ,
ceux qui lui appartiennent.
    Alors, tout sera achevé,
quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,
après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,
toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.
    Car c’est lui qui doit régner
jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
    Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,
    caril a tout mis sous ses pieds.


    – Parole du Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-56)

En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement
vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
    et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »


    Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
    exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
    Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
    de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »


    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.


    – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Marie, qui est une créature de la même nature que vous et moi, devait subir elle aussi la mort corporelle. Mais, étant en tout en communion avec son Fils, elle est la première à bénéficier de sa victoire, de sa Résurrection.

 

 

 

Bien plus, ayant été associée à la mort et à la résurrection de Jésus par sa foi, sa fidélité et son humilité, elle est à présent associée à sa gloire, dans les cieux, en son corps. Elle devient même le signe, dans le ciel, de ce que chaque chrétien est appelé à devenir.

 

 

 

L'amour du Père, ébloui par l'humilité de sa petite servante, transfigure ainsi son humanité dès sa mort corporelle.

 

 

 

À la fin des temps, tous ceux qui seront morts dans le Christ seront eux aussi soulevés  et entraînés dans la résurrection du Christ, pour ne former qu'un seul Corps glorieux dans l'éternelle Présence du Père.  Marie, dès à présent, est là où nous devons aller nous aussi. Elle est la première des rachetées et la première à participer, avec son Fils, à l'intimité de Dieu, si bien que tout ce qui concourt à la vie véritable et à la sainteté, nous pouvons le lui demander.

 

Marie est notre joie ! La gloire qu'elle partage avec son Fils Jésus chante mieux que tout autre l'Amour de notre Dieu qui élève les humbles, qui désire sauver tous les hommes.  Elle est aussi notre espérance. Car en elle, nous contemplons avec délice l'héritage que le Seigneur nous a préparé dans les cieux.

 

Avec le soutien de la prière de la Vierge Marie, la Reine du ciel, demandons la grâce de comprendre et de saisir notre existence selon le point de vue du ciel. Car notre avenir est dans le ciel ! Et notre engagement dans le monde vise à ce que tous, si possible, goûtent un jour la joie du ciel. Elle est si belle, la vocation des chrétiens ! Sainte Reine du ciel, prie pour nous, aujourd'hui et au jour de notre passage vers le ciel !

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur»

Aujourd'hui, nous célébrons la Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie en corps et en âme au Ciel. «Aujourd'hui —saint Bernard nous dit — la Vierge glorieuse, montant au ciel, a considérablement accru le bonheur des esprits qui l'habitent. Et il ajoute ces paroles précieuses: «Notre terre a adressé aujourd'hui au ciel un cadeau de grand prix, afin de sceller par cet échange une heureuse alliance entre le monde humain et le monde divin, la terre et le ciel, l'ici-bas et l'altitude. Le meilleur fruit de la terre est monté jusqu'aux lieux d'où descendent les dons et les grâces. Établie dans les hauteurs, la Vierge bienheureuse à son tour dispensera des présents aux humains».

Le premier don qu'elle répand sur nous c'est la Parole, qu'elle a su garder si fidèlement dans son cœur, en la faisant fructifier depuis son silence accueillant et profond. Avec cette Parole dans son espace intime, alors qu'elle engendrait dans son ventre maternel la Vie pour tous les hommes, «Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth» (Lc 1,39-40). La présence de Marie exulte de joie, et Élisabeth lui dit: «Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi» (Lc 1,44).

Mais, surtout, elle nous fait cadeau de sa louange, de sa même joie devenue musique, son Magnificat: «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur!» (Lc 1,46-47). Quel superbe cadeau le ciel nous rend avec le Cantique de Marie, devenu Parole de Dieu. Dans ce Cantique nous trouvons les indices pour comprendre comment l'humain et le divin, le terrestre et le céleste, se fusionnent ensemble, et pouvoir ainsi réagir, comme elle l'a fait, au cadeau que Dieu nous fait dans la personne de son Fils, à travers sa Sainte Mère: pour devenir un don de Dieu au monde, et, demain, un cadeau de l'humanité pour Dieu, en suivant l'exemple de Marie, qui nous a précédé dans cette glorification qui nous attend.

Abbé Dom. Josep ALEGRE Abbé de Santa Mª de Poblet (Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Marie, nous fêtons aujourd'hui ton Assomption, ta montée au ciel auprès de Dieu.
Aide-nous à avoir, comme toi, ce désir d'être à ses côtés pour toujours !

 

Demande

 

Donne-moi, Seigneur, la foi de la Vierge Marie, qui a toujours cru en ta Parole et en ta présence.

 

Points de réflexion

 

1. Dieu visite.
Quand nous lisons ce passage de l'Évangile, nous pouvons admirer les paroles de sainte Élisabeth à la Vierge Marie, paroles d’exaltation et de joie de découvrir la Mère de son sauveur : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? » Mais n'oublions pas de mentionner que c'est Dieu lui-même, en première personne, qui souhaite rendre visite à Élisabeth. C'est lui qui nous visite, pour nous féconder dans la prière. Et c'est à ce moment-là que nous pouvons nous nommer « bienheureux », « bienheureux » car « visités » par Notre Seigneur.
Dieu qui est « en » la Vierge Marie au moment de rencontrer Élisabeth se fait encore plus présent grâce à l’intercession de Marie. Dès ce moment-là, il annonce au monde entier le rôle de Marie comme Mère, mais aussi comme « porteuse » du Christ. Chaque fois que nous voudrons rencontrer Jésus, Marie sera à nos côtés et chaque fois que nous aurons recours à Marie, Jésus sera là, présent pour nous.

2. Être un tabernacle.
Marie est en effet le premier « tabernacle » vivant de Jésus. Cependant, Dieu ne réserve pas cette mission qu'à sa mère, mais à nous tous. Nous sommes tous appelés à être des témoins de Jésus, pas seulement par la Parole ou les actes, mais par le fait d'avoir la vie de Jésus en nous. Par sa présence en nous, il veut se révéler à tous les hommes. Il veut visiter tous les cœurs.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, tu ne prends pas en compte « l'état » du tabernacle pour te rendre présent au monde. Accepte-moi ainsi, pour que, moi aussi, comme ma Mère la très douce Vierge Marie, je puisse te « porter » et te « donner ».

 

Résolution

 

Vivre ma journée d'aujourd'hui avec conscience que je porte en moi Jésus, et qu’il veut se donner à travers moi. Demander à Marie de m’aider à être un « tabernacle » vivant de son Fils.

 

Une consacrée de Regnum Christi

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Marie et Élisabeth se saluent au seuil de la Nouvelle Alliance : l’une est vieillissante, l’autre est encore toute jeune. "Marie partit en hâte," c’est la hâte de l’amour. Le secret de Marie est un secret d’amour. A elles deux, elles résument toute l’histoire sainte. Les longs siècles de préparation se profilent derrière Élisabeth, Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce une humanité nouvelle. Ces deux femmes ont en commun leur espérance et leur maternité qui les engage toutes entières dans le plan de Dieu. Si Marie témoigne que rien n’est impossible à Dieu, son Fils est le propre Fils de Dieu. Elle est dans un silence amoureux, car le mystère qui l’habite la reclus de ce monde, qui ne peut pas comprendre un tel mystère. Élisabeth est la première qui est introduite dans ce secret du plan d’Amour de Dieu. Dès que le son de la voix de Marie parvient aux oreilles d’Élisabeth, celle-ci sent que son enfant tressaille dans son sein. L’Esprit Saint fait irruption en elle, lui dévoilant la portée de l’enfant que porte Marie. Dans un grand cri, elle annonce ce que l’Esprit vient de lui révéler. Son cri est une double bénédiction : « Bénie es-tu entre les femmes. Béni le fruit de ton sein ! » Elle a compris en un éclair, le temps d’un cri. Elle s’efface devant la jeune mère du Messie : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? »

"Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?" Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Le face à face des deux mères transcrit la rencontre invisible des deux enfants. Jésus revêt sa mère de sa dignité de reine ; Jean éveille sa mère à l’accueil du mystère des œuvres de Dieu. L’Esprit Saint veut que l’espérance du monde fût portée par ces de deux femmes enceintes, images de l’attente du bonheur : « Bienheureuse celle qui a cru qu’il y aurait un accomplissement pour ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » Le secret de Marie est l’enfant Dieu qu’elle porte dans le secret de son être. C’est le trésor qui est révélé à Élisabeth ! Voila un monde nouveau qui prend corps. Jésus, que Marie porte, est le Sauveur du monde. Il annonce une ère nouvelle ou l’amour de Dieu est vainqueur de tout ce qui s’oppose à lui. Cette chair humaine qu’il a sanctifiée est désormais promise à la vie éternelle, à l’amour infini de Dieu. La terre est désormais le marche pieds du ciel.

"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! La bonheur de Marie s’enracine dans la foi. C’est la béatitude de tous ceux qui ont bâti leur vie sur la promesse de Dieu. Il y a un accomplissement pour ce qui a été dit de la part du Seigneur. Tout s’accompli selon la promesse, le Christ est venu, il vient, et il viendra. Il est venu dans l’humilité de Noel, il vient dans l’intimité de l’Eucharistie, il viendra dans l’immense clarté de sa gloire. Marie, aujourd’hui, vient encore nous visiter parce que la foi est difficile, et que l’espérance retombe vite dans notre cœur. C’est à nous de redire : « D’où me vient ce bonheur que vienne jusqu’à moi la Mère de mon Seigneur ? » Marie est le chemin d’une humanité nouvelle qui vit pleinement de l’amour infini de Dieu. Elle est le modèle du dépouillement de soi-même devant le choix aimant de Dieu. Elle entre au diapason de l’amour infini de Dieu par sa réponse de foi. Marie permet à la Vie de se répandre par Jésus qu’elle annonce à Élisabeth. Nous sommes de toutes ces générations qui la déclarent bienheureuse !

 

Nous demandons la grâce de demeurer dans ce nouvel amour qui s’épanouira pleinement au ciel.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Saint Germain de Constantinople (?-733), évêque
Homélie 1 pour la Dormition de la Mère de Dieu ; PG 98, 346 (trad. Orval)

« Montée jusqu'à la gloire du ciel, avec son âme et son corps » (Collecte de la fête)

 

      Temple vivant de la divinité très sainte du Fils unique, Mère de Dieu, vraiment, je le redis avec action de grâces, ton assomption ne t'a nullement éloignée des chrétiens. Tu vis impérissable et pourtant tu ne demeures pas loin de ce monde périssable ; au contraire, tu es proche de ceux qui t'invoquent et ceux qui te cherchent avec foi te trouvent. Il convenait que ton esprit reste toujours fort et vivant et que ton corps soit immortel. En effet, comment la dissolution de la chair aurait-elle pu te réduire en cendre et en poussière, toi qui as délivré l'homme de la ruine de la mort par l'incarnation de ton Fils ? ...

      Un enfant cherche et désire sa mère, et la mère aime vivre avec son enfant ; de même, puisque tu avais dans ton cœur un amour maternel pour ton Fils et pour ton Dieu, tu devais normalement pouvoir retourner auprès de lui, et Dieu, à cause de son amour filial envers toi devait très justement t'accorder de partager sa condition. Ainsi, morte aux choses qui finissent, tu as émigré vers les demeures impérissables de l'éternité où réside Dieu dont tu partages désormais la vie...

      Tu as été corporellement sa demeure ; et maintenant c'est lui qui, en retour, est devenu le lieu de ton repos. « Voici, disait-il, mon repos pour les siècles des siècles » (Ps 131,14). Ce lieu de repos, c'est la chair qu'il a revêtue après l'avoir prise de toi, Mère de Dieu, la chair dans laquelle, nous le croyons, il s'est montré dans le monde présent et se manifestera dans le monde futur lorsqu'il viendra juger les vivants et les morts. Puisque tu es la demeure de son éternel repos, il t'a retirée de la corruption et il t'a prise avec lui, voulant te garder en sa présence et son affection. Voilà pourquoi, tout ce que tu lui demandes il te l'accorde comme à une mère soucieuse de ses enfants ; et tout ce que tu souhaites, il l'accomplit avec sa divine puissance, lui qui est béni pour l'éternité.

 

http://levangileauquotidien.org

 

 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

 

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Évangile et Homélie du Sam 12 Août 2017. Pour quelle raison est-ce que nous, nous ne réussissons pas à expulser les démons ?

 


Samedi 12 août 2017

Nous sommes dans la 18° semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Jeanne de Chantal, fondatrice (1572-1641), Bx Buenaventura García Paredes, prêtre O.P., martyr († 1936)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Dt 6, 4-13)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple :
    « Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’Unique.
    Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme et de toute ta force.
    Ces paroles que je te donne aujourd’hui
resteront dans ton cœur.
    Tu les rediras à tes fils,
tu les répéteras sans cesse,
à la maison ou en voyage,
que tu sois couché ou que tu sois levé ;
    tu les attacheras à ton poignet comme un signe,
elles seront un bandeau sur ton front,
    tu les inscriras à l’entrée de ta maison
et aux portes de ta ville.
    Quand le Seigneur ton Dieu te fera entrer
dans le pays qu’il a juré à tes pères,
Abraham, Isaac et Jacob,
de te donner ;
quand tu auras des villes grandes et belles
que tu n’as pas bâties,
    des maisons pleines de richesses
que tu n’y as pas entassées,
des citernes que tu n’as pas creusées,
des vignes et des oliveraies que tu n’as pas plantées ;
quand tu auras bien mangé et te seras rassasié :
    alors garde-toi d’oublier le Seigneur,
lui qui t’a fait sortir d’Égypte,
de la maison d’esclavage.
    Tu craindras le Seigneur ton Dieu,
tu le serviras,
c’est par son nom que tu prêteras serment. »

– Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 17 (18), 2-3, 4, 47.51ab)

Je t’aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Il donne à son roi de grandes victoires,
Il se montre fidèle à son messie.

 



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 17, 14-20)

En ce temps-là,
un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,
    il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
    Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
    Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
    Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Jésus a emmené avec lui sur la montagne Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont entr’aperçu la gloire de ce rabbi, qui est leur compagnon de chaque jour, lui leur grand Dieu et Seigneur. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une grande confusion. En l’absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant d’épilepsie, mais ils n’y ont pas réussi. L’apprenant, Jésus réagit vivement : « Combien de temps devrai-je rester avec vous ? » Que leur reproche Jésus ? Non pas d’avoir fait preuve de présomption en prétendant guérir cet enfant en son absence, mais d’avoir manqué de foi. Car si les disciples avaient de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer. On pourrait se décourager : il y a tellement de montagnes que nous ne réussissons pas à déplacer... Cela veut donc dire que nous avons une foi plus petite encore que la graine de moutarde. Mais quand les disciples, dans l’évangile de Luc, demandent donc à Jésus d’augmenter en eux la foi, c’est encore la même réponse qui leur est faite : « si vous avez la foi gros comme une graine de moutarde... » Jésus semble indiquer que la question est mal posée : la foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous avons reçu ce don. Elle a été semée en nous, elle est déjà à l’œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s’enracinera en grandissant les montagnes. Tout nous est donné : à nous de croire à l’immensité du don que Dieu nous a fait, afin de pouvoir en vivre.

 

 

 

Oui, nous devons l’admettre, souvent notre foi est bien petite, bien faible. Nous sommes tellement attachés à nos catégories, à nos plans... Comment faire pour faire croître cette graine semée en notre cœur ? La foi se fortifie, premièrement, en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Profitons alors des occasions où nous avons du mal à voir la main de Dieu, où nous avons peur de ce qu’il peut arriver, où nous ne nous sentons pas capables de vivre vraiment chrétiennement, pour dire à Jésus que nous voulons avoir confiance en Lui, que nous savons qu’Il nous aime, et que tout ce qu’ Il se passe, Il le permet pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Et si nous avons du mal à y croire, demandons-Lui pardon pour ce manque de confiance, tout en étant sûrs qu’Il va nous pardonner et nous aider à croire en Son Amour et en Sa tendresse. Et une autre manière de fortifier la foi, c’est de la transmettre : c’est un processus circulaire : plus nous croirons en l’amour et la toute puissance de Dieu, plus nous le transmettrons au autres, avec force. Et plus nous le transmettrons, plus cette foi s’enracinera en notre cœur. Si notre foi reste un concept, elle ne changera pas notre vie. Si elle devient expérience, alors oui, elle deviendra attitude, manière d’affronter la vie. Et elle changera notre relation avec Dieu.

 

Seigneur Jésus, Tu sais que je crois en Toi. Je veux croire en Toi d’une foi simple mais puissante, capable de transporter les montagnes. C’est Ton don. Augmente ma foi ! Que ma foi soit simple, enracinée dans tes paroles et ta promesse. Je veux transmettre cette foi à ceux qui sont autour de moi. Donne-moi une compréhension de ma foi, que je puisse vraiment transmettre, expliquer et défendre. Merci pour Ton Eglise qui me guide et me soutient dans ma foi.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.

Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.

Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.

Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus.

La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán (Terrassa, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Merci, Seigneur, pour ce temps de prière. Je crois que tu m’aimes et que tu t’occupes de moi. Tu m’appelles ici aujourd’hui pour me donner quelque grâce spéciale. J’ai confiance en ta bonté et en ta bienveillance envers moi et envers tous ceux qui m’entourent. Je veux en apprendre plus sur toi, afin de pouvoir entraîner les autres à te connaître et à t’aimer.

 

Demande

 

Seigneur Jésus, augmente ma foi ! Rends-la plus incisive, simple et omniprésente. Attache-moi fortement à toi, Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu !

 

Points de réflexion

 

1. Jésus a emmené avec lui sur la montagne Pierre, Jacques et Jean.
Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont entraperçu la gloire de ce rabbi, qui est leur compagnon de chaque jour, lui leur grand Dieu et Seigneur. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une grande confusion. En l'absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant d'épilepsie, mais ils n'y ont pas réussi. L'apprenant, Jésus réagit vivement : « Combien de temps devrai-je rester avec vous ?» Que leur reproche Jésus ? Non pas d'avoir fait preuve de présomption en prétendant guérir cet enfant en son absence, mais d'avoir manqué de foi. Car si les disciples avaient de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer. On pourrait se décourager : il y a tant de montagnes que nous ne réussissons pas à déplacer. Cela veut donc dire que nous avons une foi plus petite encore que la graine de moutarde. Mais quand les disciples, dans l'Évangile de Luc, demandent donc à Jésus d’augmenter en eux la foi, c'est encore la même réponse qui leur est faite : « Si vous avez la foi gros comme une graine de moutarde…».
Jésus semble indiquer que la question est mal posée : la foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous avons reçu ce don. Elle a été semée en nous, elle est déjà à l'œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s'enracinera en grandissant les montagnes. Tout nous est donné : à nous de croire à l'immensité du don que Dieu nous a fait, afin de pouvoir en vivre.

 

2. Oui, nous devons l’admettre, souvent notre foi est bien petite, bien faible.
Nous sommes tellement attachés à nos catégories, à nos plans, etc. Comment faire pour faire croître cette graine semée en notre cœur ? La foi se fortifie, premièrement, en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Profitons alors des occasions où nous avons du mal à voir la main de Dieu, où nous avons peur de ce qui peut arriver, où nous ne nous sentons pas capables de vivre vraiment chrétiennement, pour dire à Jésus que nous voulons avoir confiance en lui, que nous savons qu’il nous aime, et que tout ce qu’il se passe, il le permet pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Et si nous avons du mal à y croire, demandons-lui pardon pour ce manque de confiance, tout en étant sûrs qu’il va nous pardonner et nous aider à croire en son Amour et en sa tendresse.
Et une autre manière de fortifier la foi est de la transmettre : c’est un processus circulaire : plus nous croirons en l’amour et la toute-puissance de Dieu, plus nous le transmettrons aux autres, avec force. Et plus nous le transmettrons, plus cette foi s’enracinera en notre cœur. Si notre foi reste un concept, elle ne changera pas notre vie. Si elle devient expérience, alors oui, elle deviendra attitude, manière d’affronter la vie. Et elle changera notre relation avec Dieu.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus, tu sais que je crois en toi. Je veux croire en toi d’une foi simple mais puissante, capable de transporter les montagnes. C’est ton don. Augmente ma foi ! Que ma foi soit simple, enracinée dans tes paroles et ta promesse. Je veux transmettre cette foi à ceux qui sont autour de moi. Donne-moi une compréhension de ma foi, que je puisse vraiment transmettre, expliquer et défendre. Merci pour ton Église qui me guide et me soutient dans ma foi.

 

Résolution

 

Dans mon travail pour répandre la foi, je prierai comme si tout dépendait de Dieu, mais avec un travail intelligent et diligent comme si tout dépendait de moi.

 

Un père légionnaire du Christ

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de lui, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau.

 

 

Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Jésus a emmené avec lui, sur la montagne, Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont entr’aperçu la gloire de Jésus, leur compagnon de chaque jour. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une grande confusion. En l’absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant, mais ils n’ont pas réussi. Quand la foule voit Jésus, elle est stupéfaite ! Un homme dans la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet. » Pour obtenir cette guérison, il aurait fallu une relation intense à Dieu ! Cette relation qui nous est donnée nous transfigure pour que nous agissions au Nom de Dieu. Si les disciples avaient eu de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer et auraient obtenu la guérison. Nous avons une foi bien plus petite que la graine de moutarde, et nous demandons à Jésus d’augmenter notre foi. La foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous avons reçu ce don. La foi a été semée en nous, elle est déjà à l’œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, et la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s’enracinera et en grandissant nous configurera à Jésus.

 

"Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. A la demande de Jésus, on amène l’enfant auprès de lui. Jésus remet un climat de confiance, d’abandon et de foi qui va permettre à Dieu de faire son œuvre. Jésus pénètre la souffrance de cet homme, la porte est ouverte à l’action de Dieu. Jésus interpelle l’esprit mauvais : « Esprit qui rend muet et sourd, sors de cet enfant je te l’ordonne et n’y rentre plus jamais. » C’est alors la délivrance des infections diaboliques et la guérison de la maladie de l’enfant : Jésus le prend par la main et le remet debout, il nous demande de nous mettre à son école. La question de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée est toujours posée. C’est en étant guéris nous-mêmes que nous pouvons entrer en harmonie avec le don de Dieu. La Passion et la Résurrection de Jésus qui sauve le monde est toujours efficace, moyennant notre Foi. Mais il nous manque cette foi là ! "Ce peu de foi" nous permettrait, à l’aide de Jésus et dans sa Passion, de changer des situations si difficiles. Dans une foi confiante, nous demandons la grâce de la prière, la grâce d’être les amis de Jésus qui peuvent accomplir en lui, son œuvre de guérison.

 

Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » Il n’y a pas de duplicité ni de complicité avec le mal en Jésus qui interpelle vivement l’esprit mauvais ! Nous voulons croire à l’immensité du don que Dieu nous a fait afin de pouvoir en vivre. Tout nous est donné par Dieu ! L’humanité ne peut pas suivre le plan d’amour de Dieu et en même temps entrer dans des discussions humaines vaines. C’est la foi qui nous fait devenir « sauveurs » avec Jésus, l’unique Sauveur. La foi se fortifie en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Nous avons du mal à voir la main de Dieu, nous avons peur de ce qui peut nous arriver, nous ne nous sentons pas capables de vivre et de dire à Jésus que nous voulons avoir confiance en Lui ! Nous savons qu’Il nous aime, et si nous avons confiance, que tout se passera bien, Jésus permet ces épreuves pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Notre foi est expérience de vie, fortifiée, elle deviendra une manière d’affronter la vie mieux encore et elle approfondira notre relation avec Dieu.

 

Nous demandons la grâce de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24)

 

      Personne ne peut se donner à lui-même la vertu de la foi… ; la foi est le don gratuit de Dieu. Comme le dit saint Jacques : « Les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d'en haut ; ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières » (1,17). Quand nous ressentons donc que notre foi est bien faible, prions celui qui nous la donne de la fortifier… : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24), et avec les apôtres : « Seigneur, augmente notre foi » (Lc 17,5). Et puis méditons les paroles du Christ quand il dit que, si nous ne voulons pas permettre à notre foi de tiédir et même de se refroidir complètement, ou de perdre sa force par la dispersion de notre esprit dans les futilités de ce monde, il faut nous retirer dans une petite pièce au fond de notre maison (Mt 6,6) et y ramasser notre foi, en cessant d'accorder de l'importance aux illusions de ce monde.

      Et comme la graine de moutarde, qui par sa nature est brûlante, il faut semer la foi dans le jardin de notre cœur, après en avoir arraché toutes les mauvaises herbes. Elle grandira tellement que les oiseaux du ciel, c'est-à dire les saints anges, viendront demeurer en notre âme et qu'elle portera le fruit des vertus sur ses branches (Mt 13,31s). Alors, confiants en la parole de Dieu, nous aurons une assurance ferme en ses promesses et nous pourrons chasser de notre cœur une montagne d'afflictions (Mt 17,20), tandis que si notre foi est faible et chancelante, elle ne déplacera même pas une taupinière.

Saint Thomas More (1478-1535), homme d'État anglais, martyr

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Évangile et Homélie du Mardi 08 Août 2017. Jésus marche sur les eaux. Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?

 


Mardi 08 août 2017

Nous sommes dans la 18e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Dominique de Guzman, prêtre et fond. (1170-1221), Ste Bonifacia Rodriguez Castro, v. et fond. (1837-1905)


Lectures de la messe

Première lecture (Nb 12, 1-13)

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là,
    parce que Moïse avait épousé une femme éthiopienne,
sa sœur Miryam et son frère Aaron se mirent à le critiquer.
    Ils disaient :
« Le Seigneur parle-t-il uniquement par Moïse ?
Ne parle-t-il pas aussi par nous ? »
Le Seigneur entendit.
    – Or, Moïse était très humble,
l’homme le plus humble que la terre ait porté.
    Soudain, le Seigneur dit à Moïse, à Aaron et à Miryam :
« Sortez tous les trois pour aller à la tente de la Rencontre. »
Ils sortirent tous les trois.
    Le Seigneur descendit dans la colonne de nuée
et s’arrêta à l’entrée de la Tente.
Il appela Aaron et Miryam ;
tous deux s’avancèrent, et il leur dit :
    « Écoutez bien mes paroles :
Quand il y a parmi vous un prophète du Seigneur,
je me fais connaître à lui dans une vision,
je lui parle dans un songe.
    Il n’en est pas ainsi pour mon serviteur Moïse,
lui qui, dans toute ma maison, est digne de confiance :
    c’est de vive voix que je lui parle,
dans une vision claire et non pas en énigmes ;
ce qu’il regarde, c’est la forme même du Seigneur.
Pourquoi avez-vous osé critiquer mon serviteur Moïse ? »
    La colère du Seigneur s’enflamma contre eux,
puis il s’en alla.
    La nuée s’éloigna de la tente,
et voici : Miryam était couverte d’une lèpre
blanche comme de la neige.
Aaron se tourna vers elle, et voici qu’elle était lépreuse.
    Il dit alors à Moïse :
« Je t’en supplie, mon seigneur,
ne fais pas retomber sur nous ce péché
que nous avons eu la folie de commettre.
    Que Miryam ne soit pas comme l’enfant mort-né
dont la chair est à demi rongée
lorsqu’il sort du sein de sa mère ! »
    Moïse cria vers le Seigneur :
« Dieu, je t’en prie, guéris-la ! »


            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 22-36)

On peut choisir entre les deux textes suivants.

1. (à employer de préférence les années B et C)

Jésus avait nourri la foule dans le désert.
    Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive,
pendant qu’il renverrait les foules.
    Quand il les eut renvoyées,
il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul.
    La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
elle était battue par les vagues,
car le vent était contraire.


    Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
en marchant sur la mer.
    En le voyant marcher sur la mer,
les disciples furent bouleversés.
Ils dirent :
« C’est un fantôme. »
Pris de peur, ils se mirent à crier.
    Mais aussitôt Jésus leur parla :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
    Pierre prit alors la parole :
« Seigneur, si c’est bien toi,
ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
    Jésus lui dit :
« Viens ! »
Pierre descendit de la barque
et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
    Mais, voyant la force du vent, il eut peur
et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
« Seigneur, sauve-moi ! »
    Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
et lui dit :
« Homme de peu de foi,
pourquoi as-tu douté ? »
    Et quand ils furent montés dans la barque,
le vent tomba.
    Alors ceux qui étaient dans la barque
se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »


    Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
    Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ;
ils firent avertir toute la région,
et on lui amena tous les malades.
    Ils le suppliaient de leur laisser seulement
toucher la frange de son manteau,
et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

OU BIEN :

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 15, 1-2.10-14)

2. (pour l’année A, où l’évangile ci-dessus a été lu la veille)

En ce temps-là,
    des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem
s’approchent de Jésus et lui disent :
    « Pourquoi tes disciples transgressent-ils
la tradition des anciens ?
En effet, ils ne se lavent pas les mains
avant de manger. »
    Jésus appela la foule et lui dit :
« Écoutez et comprenez bien !
    Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche
qui rend l’homme impur ;
mais ce qui sort de la bouche,
voilà ce qui rend l’homme impur. »
    Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent :
« Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés
en entendant cette parole ? »
    Il répondit :
« Toute plante
que mon Père du ciel n’a pas plantée
sera arrachée.
    Laissez-les !
Ce sont des aveugles qui guident des aveugles.
Si un aveugle guide un aveugle,
tous les deux tomberont dans un trou. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Poussant toujours plus loin sa critique du formalisme religieux, Notre-Seigneur récuse implicitement la distinction entre aliments purs et impurs, puisque rien de « ce qui entre dans la bouche ne rend l’homme impur ». « Dieu a créé les aliments pour que les fidèles, eux qui connaissent pleinement la vérité, les prennent avec action de grâce », expliquera plus tard Saint Paul, qui ajoute : « car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n’est à rejeter si on le prend avec action de grâce. En effet, la parole de Dieu et la prière le sanctifient » (1 Tm 4, 3-5). Nous avons du mal à imaginer l’ampleur de la révolution religieuse provoquée par Jésus, et il n’a pas du être facile pour le pharisien Paul, disciple de Gamaliel, d’accéder à cette liberté, dont il deviendra le grand héraut. Dans la lettre aux Romains il généralise même cette position en affirmant : « Je le sais, j’en suis convaincu par le Seigneur Jésus : rien n’est impur en soi. Mais une chose est impure pour celui qui la considère comme telle » (Rm 14, 14).

 

Cette liberté nouvelle par rapport aux règles extérieures, se double cependant d’une exigence bien plus grande : « Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur ». Jésus précisera quelques versets plus loin ce qu’il entend par là : « Ce qui pénètre dans la bouche va dans le ventre pour être éliminé, tandis que ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur. Car c’est du cœur que proviennent les pensées mauvaises : meurtres, adultères, inconduite, vols, faux témoignages, diffamations. C’est tout cela qui rend l’homme impur ; mais manger sans se laver les mains ne rend pas l’homme impur » (Mt 15, 17-20). Nous voilà renvoyés à notre responsabilité personnelle face au péché, qui seul nous rend « impur » devant Dieu. Remarquons aussi que les péchés évoqués par Jésus renvoient tous à un manque de respect envers nos frères : il est clair que Notre-Seigneur veut nous libérer d’une religiosité formelle pour que nous puissions nous engager résolument sur le chemin concret de la charité fraternelle.

Les pharisiens ont du manifester ostensiblement leur réprobation par une attitude scandalisée, que les disciples, inquiets, rapportent à leur Maître. La réponse de Jésus est tranchante : « Il n’y a rien à attendre de ces pseudo-guides au cœur endurci. Ils n’appartiennent pas à la vigne du Père. Leur “tradition” n’impose que des préceptes humains sans valeur religieuse. Ce sont des aveugles entraînant d’autres aveugles à leur perte : “laissez-les dire” mais ne les écoutez pas. N’espérez pas le salut de l’observance de préceptes humains ; veillez plutôt à accueillir la miséricorde divine, et à coopérer généreusement à l’action de la grâce dans le beau combat de la charité ».

“Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit” (Ps 50). Purifie moi du pharisaïsme qui m’empêche de reconnaître mon péché et de recourir à ton pardon, dans l’illusion de pouvoir me sauver par mes œuvres. Veille sur mon cœur et mets une garde à mes lèvres, que je ne trahisse pas ton Evangile d’amour et de paix.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau»

Aujourd'hui, nous ne verrons pas Jésus entrain de dormir dans une barque pendant que cette dernière s'enfonce dans l'eau, ni calmer la tourmente avec une seule parole de réprimande, suscitant ainsi l'admiration des disciples (cf. Mt 8,22-23). Mais l'action d'aujourd'hui est aussi déconcertante: autant pour les premiers disciples que pour nous-même.

Jésus avait obligé les disciples à monter dans la barque et à se diriger vers l'autre rive; il s'était éloigné de tout le monde, après avoir donné à manger à une foule affamée et était demeuré seul dans la montagne, profondément plongé dans la prière (cf. Mt 14,22-23). Les disciples, sans le Maître, avançaient avec difficulté. Ce fut alors lorsque Jésus s'approcha à la barque en marchant sur les eaux.

Comme il est propre des personnes normales et saines d'esprit, les disciples s'effrayèrent à le voir: les hommes ne marchent généralement pas sur l'eau et donc, ils devaient être entrain de voir un fantôme. Mais ils se trompaient: il ne s'agissait pas d'une illusion, mais bien du Seigneur Lui-même, qui les invitaient —comme en tant d'autres occasions— à ne pas avec peur et à Lui faire confiance pour leur révéler la foi. Cette foi s'exigea tout d'abord de Pierre, qui dit alors: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau» (Mt 14,28). Avec cette réponse, Pierre démontre que la foi consiste en l'obéissance à la parole du Christ: il ne dit pas “fait que je puisse marcher sur les eaux”, mais il voulait faire ce que le Seigneur lui-même lui ordonne pour pouvoir croire en la véracité des paroles du Maître.

Ses doutes le firent chanceler dans la foi naissante, mais permirent la confession des autres disciples, lorsqu'en présence du Maître: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (Mt 14,33). «Le groupe de ceux qui étaient déjà apôtres, mais qui ne croyaient toujours pas, lorsqu'ils virent que les eaux bougeaient sous les pieds du Seigneur et que malgré les mouvements agités des vagues, les pas du Seigneurs étaient certains, (…) crurent alors que Jésus était le véritable Fils de Dieu, le reconnaissant comme tel» (Saint Ambroise).

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

 http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Ô Jésus, je crois que tu donnes le pouvoir de devenir enfants de Dieu à ceux qui te reçoivent, eux qui croient en ton nom. Même si tu confonds souvent mes raisonnements habituels, je reconnais et confesse que tu es le Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité ! Alors j’accepte ma naissance de Dieu par les eaux purificatrices de votre Esprit ! Tu as les paroles de vie éternelle qui donnent connaissance de ton Père, notre Père. Néanmoins, tu dois me laver pour que je puisse avoir part avec toi ; que je sois fécondé par le Père, habité par votre Sainte Trinité. Ainsi, la vie chrétienne devient lumière et règle de vie pour nos frères !

Demande

Purifie-moi, ô Christ, avec ta Parole qui entre et sort de moi !

Points de réflexion

1. « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. »
L’expérience humaine constate que souvent une nourriture pourrie, ou l’infection introduite par voie orale, peut nuire à la santé de l’homme, causer une maladie, même risquer sa mort. Il est difficile alors de croire que Jésus voudra y critiquer l’hygiène culinaire. Jésus ne prétend pas non plus tomber dans l’hypocrisie, en se rendant impur par l’enseignement qui sort de sa bouche ! Tout au contraire, il a les paroles de vie éternelle. Celui qui parle est le Pain de Vie qui voudra se donner en nourriture pour que l’homme puisse être purifié par son assimilation, en voyant Dieu par lui, avec lui, et en lui.
Tout de même, Jésus voudra faire sortir la profession de foi de la bouche de chaque personne croyante, non pas pour la rendre impure, mais pure, comme saint Paul l’enseigne : « En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. » (Rm 10, 9-10) Jésus est donc vrai homme qui parle à des vrais hommes, mais pas d’une façon humaine. Le Verbe-fait-chair suscite la méditation avec son langage spirituel, sa sagesse qui dépasse la raison humaine, trop faible quand elle est laissée seule à ses ténèbres.

2. « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? »
Si Jésus risque d’être jugé « hypocrite » par son auditoire pharisaïque quand son langage spirituel pourra donner l’apparence de se contredire, ce n’est qu’en fait la révélation de leur propre hypocrisie et infidélité. Ils sont trop prêts à se laver les mains avant un repas quand ils sont rebelles devant la purification de l’homme entier par le baptême ; trop adeptes à remarquer la « faute » de celui qui n’observe pas leur tradition de réglementation qui emprisonnerait une conduite libre de faire le bien spontanément : ils ne confessent pas leur manque de respect et confiance dans la sagesse du Messie qui est le médecin venu guérir les pécheurs par la justification de la foi, suite à leur conversion de vie.

3. « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »
Ce n’est donc pas une question de savoir si Jésus est « sauvé » de l’impureté : il est le Sauveur qui appelle à la conversion ; tellement pur, il sera même « identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu » (2 Cor 5, 21), « Celui qui n’a pas connu le péché », en consommant toutes nos histoires sur le Calvaire, avec des eaux vives jaillissantes de son Sacré-Cœur, en nous rendant le fruit de son Eucharistie au Père, de l’arbre de la Croix. L’hypocrisie des pharisiens se trouve dans le fait qu’il est impossible d’éviter des actes de foi, soit aveugles, soit lucides : la foule doit choisir, soit de les croire, soit de croire Jésus. « Lui nous a rendus capables d’être les ministres d’une Alliance nouvelle, fondée non pas sur la lettre mais dans l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie » (2 Cor 3, 6), dit encore saint Paul. Néanmoins, nous sommes dans la foule, et Jésus nous appelle « aveugles » parce que nous avons encore le choix de suivre les « guides aveugles » de ce monde, ou bien d’adopter l’exemple de celui qui est la Résurrection et la Vie ; de tomber avec eux dans un trou, ou bien de sortir du tombeau avec le Ressuscité, en ayant accepté d’être fécondé avec lui, en convainquant le monde de son péché par un tel signe de contradiction : le Soleil de Justice qui brille dans un libre don de l’Esprit devant chaque contrainte, malgré l’éclipse ténébreuse des injustices et des esclavages humains à dissiper à chaque tour.

Dialogue avec le Christ

Purifie-moi, ô Christ, avec ta Parole qui entre et sort de moi ! Libère-moi de la crainte d’être un signe de contradiction, de convaincre le monde de son péché, si ce que je fais n’est que de vivre dans la liberté des enfants de Dieu, en choisissant toujours le bien selon ton exemple, sans la peur d’être contaminé par le monde qui m’entoure, comme saint Paul confirme : « Tout est pur pour les purs ; mais pour ceux qui sont souillés et qui refusent de croire, rien n’est pur : leur intelligence, aussi bien que leur conscience, est souillée. » (Tt 1, 15)

Résolution

La prochaine fois que je participerai à la sainte Eucharistie, être plus conscient du rite pénitentiel, de la Liturgie de la Parole et des exclamations de foi, c’est-à-dire tout ce qui précèdent la sainte communion et l’envoi de la messe pour vivre la charité dans le monde.

Père Shane Lambert, LC

http://www.regnumchristi.fr



 Alors des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. »

La tradition nous est donnée pour transmettre l’amour de Dieu à l’humanité. Nous regardons ou se trouve notre cœur, il nous dit là où est notre intérêt. Le cœur qui n’a de souci que pour ses intérêts dans ce monde, utilise le commandement de Dieu pour en faire des préceptes humains qui justifieront sa manière d’agir. Il y a un danger de transformer les commandements divins en préceptes humains. L’esprit de Dieu sait ou est le mensonge et dans la lumière de Jésus, il démasque l’erreur. L’esprit faux dévie le commandement de Dieu dans son intérêt en demeurant convaincu d’être dans le vrai. C’est son cœur qui est loin de Dieu. Jésus est là et il veut que nous agissions revêtu de sa façon d’être, et de sa manière d’agir. C’est le Saint Esprit qui va nous donner d’agir comme le Christ. Jésus agit à condition que véritablement, nous croyons en lui.

"Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » Jésus nous enseigne à comprendre ce qui fausse l’esprit humain quand il transforme le commandement de Dieu en précepte humain inutile. Ce qui rend l’homme impur à l’union à Dieu, ce qui rend l’homme aveugle à reconnaître celui qui est l’Époux de la noce éternelle, c’est ce qu’il y a dans le cœur. Grandir dans l’union à l’union, c’est demeurer dans son Amour. Là où est notre trésor, là aussi sera notre cœur. L’esprit humain qui laisse les soucis de ce monde envahir son cœur n’arrive plus à voir ou sont les vraies richesses. ‘Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur. Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur.’ Ce qui sort de la bouche vient du cœur. Qu’y a-t-il dans le cœur de ceux qui jugent de l’extérieur celui qui ne se lave pas les mains ? Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. L’homme bon, dans son trésor qui est bon, prend des choses bonnes ; l’homme mauvais, dans son trésor qui est mauvais, prend des choses mauvaises.

Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. » Les disciples entendent la réaction des pharisiens contre Jésus. Ils comprennent le complot qui se trame contre lui. La parole de Jésus dévoile ce que les pharisiens et les scribes venus de Jérusalem ont dans le cœur. Toute plante qui vient du père du mensonge sera arrachée, car elle ne peut être dans le Royaume des cieux. C’est le feu de l’amour de la croix qui nous sauve et nous purifie. Jésus se livre pour nous purifier du dedans et nous donner un cœur nouveau et un esprit nouveau. Les pharisiens ne voient pas que leurs préceptes les mènent paître au cimetière, là où ils tomberont dans le trou du fossoyeur sans pouvoir emporter leurs richesses et leurs prestiges. Les disciples passent du trouble et de la peur à l’admiration de Jésus. La surprise, l’étonnement, l’émerveillement conduit à un changement radical de situation. Quand nous sentons la terre se dérober sous nos pas, nous n’oublions pas que Jésus est proche de nous, par la foi. Jésus est présent de manière toute cachée, toute invisible.

Nous demandons la grâce de nous situer dans la confiance à celui dont nous dépendons totalement, Dieu qui prend véritablement soin de nous.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


« Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables. Et tes traces nul ne les connut » (Ps 76,20)

      Dieu est partout, tout entier, sans limites. Partout il est proche, selon le témoignage qu'il donne de lui-même : « Je suis un Dieu proche, et non un Dieu lointain » (Jr 23,23). Le Dieu que nous cherchons ne demeure donc pas loin de nous ; nous l'avons parmi nous. Il habite en nous comme l'âme dans le corps, si du moins nous sommes pour lui des membres sains que le péché n'a pas tués (cf 1Co 6,15)… À cette condition, il habite vraiment en nous, lui qui a dit : « J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux » (Lv 26,11s; 2Co 6,16). S'il nous fait la grâce d'habiter en nous, nous sommes véritablement vivifiés par lui, comme ses membres vivants. « En lui, dit l'apôtre Paul, nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28).

      Mais qui pourra suivre le Très-Haut jusqu'en son être inexprimable et incompréhensible ? Qui scrutera les profondeurs de Dieu ? Qui tentera de rechercher l'origine éternelle de l'univers ? Qui se glorifiera de connaître le Dieu infini qui emplit tout et enveloppe tout, pénètre tout et dépasse tout, embrasse tout et se dérobe à tout, « lui que personne n'a jamais vu » (Jn 1,18) tel qu'il est ? Que personne n'ait donc la présomption de sonder la profondeur impénétrable de Dieu, le quoi, le comment, le pourquoi de son être. Cela ne peut être ni exprimé, ni scruté, ni pénétré. Crois simplement mais avec force que Dieu est et qu'il sera toujours tel qu'il a été, car Dieu est sans changement.

Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instructions spirituelles 1, La foi, 3-5 (trad. Orval rev. ; cf bréviaire 7e vendr.)

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Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Lundi 07 Août 2017. Multiplication des pains

Lectures de la messe (Nb 11, 4b-15)

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là,
dans le désert,
    les fils d’Israël se remirent à pleurer :
« Ah ! qui donc nous donnera de la viande à manger ?
    Nous nous rappelons encore le poisson
que nous mangions pour rien en Égypte,
et les concombres, les melons, les poireaux,
les oignons et l’ail !
    Maintenant notre gorge est desséchée ;
nous ne voyons jamais rien que de la manne ! »
    La manne était comme des grains de coriandre,
elle ressemblait à de l’ambre jaune.
    Le peuple se dispersait pour la recueillir ;
puis on la broyait sous la meule,
ou on l’écrasait au pilon ;
enfin on la cuisait dans la marmite
et on en faisait des galettes.
Elle avait le goût d’une friandise à l’huile.
    Lorsque, pendant la nuit, la rosée descendait sur le camp,
la manne descendait sur elle.


    Moïse entendit pleurer le peuple,
groupé par clans, chacun à l’entrée de sa tente.
Le Seigneur s’enflamma d’une grande colère.
Cela déplut à Moïse,
    et il dit au Seigneur :
« Pourquoi traiter si mal ton serviteur ?
Pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux
que tu m’aies imposé le fardeau de tout ce peuple ?
    Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple,
est-ce moi qui l’ai enfanté,
pour que tu me dises :
“Comme on porte un nourrisson,
porte ce peuple dans tes bras
jusqu’au pays que j’ai juré de donner à tes pères” ?
    Où puis-je trouver de la viande
pour en donner à tout ce peuple,
quand ils viennent pleurer près de moi en disant :
“Donne-nous de la viande à manger” ?
    Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple :
c’est trop lourd pour moi.
    Si c’est ainsi que tu me traites, tue-moi donc ;
oui, tue-moi, si j’ai trouvé grâce à tes yeux.
Que je ne voie pas mon malheur ! »


            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 80 (81), 12-13, 14-15, 16-17)

R/ Criez de joie pour Dieu, notre force ! (Ps 80, 2a)

« Mon peuple n’a pas écouté ma voix,
Israël n’a pas voulu de moi.
Je l’ai livré à son cœur endurci :
qu’il aille et suive ses vues !

« Ah ! Si mon peuple m’écoutait,
Israël, s’il allait sur mes chemins !
Aussitôt j’humilierais ses ennemis,
contre ses oppresseurs je tournerais ma main.

« Mes adversaires s’abaisseraient devant lui ;
tel serait leur sort à jamais !
Je le nourrirais de la fleur du froment,
je le rassasierais avec le miel du rocher ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 13-21)

En ce temps-là,
    quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste,
il se retira et partit en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
Les foules l’apprirent
et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
    En débarquant, il vit une grande foule de gens ;
il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades.


    Le soir venu,
les disciples s’approchèrent et lui dirent :
« L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée.
Renvoie donc la foule :
qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »
    Mais Jésus leur dit :
« Ils n’ont pas besoin de s’en aller.
Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
    Alors ils lui disent :
« Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »
    Jésus dit :
« Apportez-les moi. »
    Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe,
il prit les cinq pains et les deux poissons,
et, levant les yeux au ciel,
il prononça la bénédiction ;
il rompit les pains,
il les donna aux disciples,
et les disciples les donnèrent à la foule.
    Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait douze paniers pleins.
    Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille,
sans compter les femmes et les enfants.


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus se retire dans un endroit désert : il cherche la solitude, le silence. Notre-Seigneur est certes le Fils unique de Dieu, mais il est aussi pleinement homme. La mort de son cousin - surtout dans les conditions dramatiques que nous connaissons - l’affecte profondément. Comment ne pas être bouleversé devant le triomphe insolent du mal ?

Les foules ont deviné l’intention du Rabbi ; sans pitié, elles le poursuivent et le précèdent même sur le lieu qu’il a choisi pour s’y retirer « à l’écart ». Jésus ne se détourne pas ; il ne fuit pas : s’oubliant lui-même, il se laisse « saisir de pitié » envers ces hommes et de ces femmes qui affluent de toute part vers lui « comme des brebis sans berger » (Mt 9, 36). Il « guérit les infirmes », et se met probablement à les enseigner longuement (cf. Mc 6, 34).  Comme le jour baisse, les disciples réagissent avec bon sens et exhortent leur Maître à renvoyer la foule. Mais Jésus ne l’entend pas ainsi ; croisant tous ces regards posés sur lui, il se souvient du Psaume 144 : « Les yeux sur toi, tous ils espèrent : tu leur donnes la nourriture au temps voulu ; tu ouvres ta main : tu rassasies avec bonté tout ce qui vit ». Renonçant encore à son désir si légitime de solitude, Jésus, dans un geste anticipant l’institution de l’Eucharistie, offre le pain du ciel à cette foule avide de sa Parole.

Etonnant contraste entre le banquet célébré dans le palais luxueux d’Hérode, qui coûtât la vie au Baptiste, et la simplicité de ce repas pris au désert, un soir de printemps peu avant la Pâque, qui donne la vie à la multitude. La tête de Jean Baptiste fut présentée sur un plat en signe de déréliction : jusque dans cette mise en scène morbide, le Précurseur était encore prophète. Notre-Seigneur ne demeure-t-il pas présent parmi nous sous le signe du pain, offert sur la patène ? Si la tête immolée de Jean ne parle plus, il faut par contre que le Pain du ciel puisse continuer à proclamer à travers nous la Parole de salut. Le ministère prophétique de Jean était pour un temps : sa lampe s’est éteinte avec la venue de celui qu’il avait mission d’annoncer. Le ministère du Christ est éternel : il ne passera pas mais s’épanouira dans la vision lorsque nous serons pleinement incorporés au Pain que nous mangeons.

« Donnez-leur vous-mêmes à manger » : Jésus invite ses disciples à le suivre sur le chemin déconcertant du « davantage » de l’amour. La charité s’oublie ; elle ne se décharge pas sur les autres : elle se met en peine, même lorsque la tâche semble impossible, dans la certitude que Dieu fera sa part.  Le seul pouvoir que Jésus transmet à son Eglise, est celui de se livrer à sa suite pour la vie du monde. « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 12-13).

Nous n’avons rien de plus à proposer que « cinq pains et deux poissons » : le don dérisoire de nos pauvres humanités marquées par le péché ; mais si dans la foi nous les « apportons à Jésus » pour qu’il en dispose selon son bon plaisir, il en fera un pain rompu pour la vie du monde. C’est en suivant notre Maître sur ce chemin du don total de soi, que nous le rejoindrons là où il nous précède : dans le Royaume de Dieu son Père. Mais en passant par le même porche : celui de la Croix ; car l’amour vrai ne se purifie des scories du péché qu’au prix d’un arrachement douloureux à notre égoïsme.  Pourquoi donc venons-nous nous rassasier à la Table du Corps et du Sang de Notre-Seigneur, sinon pour pouvoir vivre à notre tour notre Pâques d’amour au cœur de notre existence quotidienne, et nous donner nous-mêmes à manger à ceux qui ont faim d’espérance.

« Il est temps que tous reconnaissent le christianisme comme la religion de l’amour » : Seigneur, donne-nous de ne pas faire mentir cette parole de Saint Jean-Paul II, qui résonne comme un testament confié en ton Nom à l’Eglise du troisième millénaire. Car « seul l’amour est digne de foi » (Saint Augustin) ; à condition que ce soit un amour vrai, un amour fort, un amour grand, qui se donne sans compter ; un amour qui puise sa générosité dans l’Esprit de charité que tu répands en abondance, Père, sur tous ceux qui invoquent avec foi le Nom de ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ notre Seigneur.

Père Philippe

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«Levant les yeux au ciel…»

Aujourd'hui, l'Évangile touche nos "poches intellectuelles"… Pour cela, comme à l'époque de Jésus, les prudents peuvent élever leur voix pour considérer si cette question vaut la peine. Les disciples, en voyant qu'il se faisait tard et qu'ils ne pouvaient pas s'occuper de la quantité de gens qui entouraient Jésus, trouvent le moyen de s'en tirer à merveille: «Qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger!» (Mt 14,15). Ils ne s'attendaient pas à ce que leur Maître et Seigneur démolisse leur raisonnement tellement prudent en leur disant: «Donnez-leur vous-mêmes à manger» (Mt 14,16).

On dit que: «Qui ne compte pas sur Dieu, ne sait pas compter». Et c'est vrai, les disciples ne savaient pas compter —et nous non plus— car souvent dans nos additions nous oublions le chiffre le plus important: Dieu même parmi nous. Les disciples ont bien fait leurs comptes, ils ont compté correctement le nombre de pains et de poissons, mais au moment de les diviser mentalement entre une telle quantité de gens le résultat était toujours zéro, et donc ils ont opté pour le réalisme prudent: «Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons» (Mt 14,17). Ils n'ont pas réalisé qu'ils avaient Jésus —vrai Dieu et vrai Homme— parmi eux!

En paraphrasant Saint Josemaría, ce serait bien de nous rappeler que: «Dans les entreprises d'apostolat il est bon —c'est un devoir— de tenir compte de tes moyens terrestres (2 + 2 = 4), mais n'oublie jamais que tu dois heureusement compter sur un autre terme de l'addition: Dieu + 2 + 2...». L'optimisme chrétien n'est pas fondé sur l'absence de difficultés, des résistances et des erreurs personnelles, mais en Dieu qui nous dit: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

Ce serait bien que nous, toi et moi face aux difficultés, et avant de déclarer la mort de l'audace et de l'optimisme de l'esprit chrétien, nous prenions Dieu en compte. Que nous puissions dire avec saint François cette merveilleuse prière: «Là où est la haine, que je mette l'amour», c'est à dire là où le compte n'est pas bon, il faut compter sur Dieu.

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano (Cervera, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur Jésus, je m’approche humblement pour chercher ta lumière et ta grâce. Je te remercie pour ma vie et pour ce temps de prière. Aide-moi aujourd’hui à me plonger dans la richesse de ton cœur. Rends mon cœur plus semblable au tien.

Demande

Seigneur, aide-moi à te faire profondément confiance car tu feras mûrir en ma vie le fruit que tu désires. Aide-moi à collaborer effectivement avec ta grâce.

Points de réflexion

1. Jésus éprouve de la compassion pour la foule.
Quand on reçoit la nouvelle du décès d’un ami proche ou d’un membre de la famille, aucune parole, réellement, ne peut soulager la peine du deuil. On veut souvent être seul, sans être dérangé. C’est ce que Jésus a dû ressentir en apprenant la mort de son cousin et précurseur, Jean Baptiste, exécuté par Hérode le tyran. Jésus cherche un endroit désert. Quelles sont les pensées du Christ ? Peut-être est-il reconnaissant à la fidélité de Jean dans sa mission de préparation du chemin du Christ ? Il ressent certainement la perte de son cousin et ami. Le meurtre de Jean Baptiste le frappe au plus près ; il annonce son rejet imminent et sa crucifixion. A des moments pareils de notre vie nous pouvons nous refermer sur nous-mêmes. Voyez donc ce que le texte de l’Évangile rapporte lorsque Jésus aperçoit la foule qui attend le ‘faiseur de miracles’. La foule n’a aucune idée de ce qui se passe dans le cœur de Jésus. Ils ne veulent qu’une chose : être guéris de leurs maladies. Le cœur de Jésus est ému de pitié pour eux. Quelle belle vision de la noblesse du cœur de Jésus ! Au lieu d’éviter la foule à cause de son chagrin, il se remet immédiatement à guérir et à chasser les démons.

2. Aller au-delà du devoir.
Les disciples, comme nous, réagissent différemment. A la fin d’une journée entière de guérisons, ils sont évidemment fatigués et ils voient que Jésus aussi. Ils savent que les gens doivent avoir faim. Ils demandent à Jésus de renvoyer la foule pour manger. Les disciples sont « raisonnables ». Mais le cœur de Jésus va au-delà de « l’appel du devoir » et il demande à ses disciples de collaborer à son amour : « Donnez-leur quelque chose à manger, vous-mêmes. » La charité chrétienne n’a pas de limite. L’amour du cœur du Christ n’a pas de limite. Cet amour ne cherche pas seulement à guérir et chasser les démons mais aussi à nourrir et fortifier. Il ne guérit pas seulement par le pardon - grâce au sacrement de réconciliation - mais aussi nourrit et fortifie par le sacrement de l’Eucharistie. Cet amour a gagné la rédemption pour nous il y a deux mille ans et reste avec nous dans et par son Église. Remercions Jésus pour son grand amour et voyons comment nous pouvons aimer plus, comme lui.

3. Le miracle de Jésus.
Jésus multiplie les pains et les poissons. Ce que les disciples considèrent comme dérisoire par rapport aux besoins de la foule, Jésus le multiplie de façon merveilleuse et surabondante. Jésus désire notre collaboration. Il multipliera tout effort que nous ferons en son nom. Que me demande le Seigneur ? Probablement, il ne me demande pas de quoi nourrir une foule nombreuse. Quel est ce peu de ‘pain’ que je peux donner ? Peut-être est-ce d’inviter un collègue ou ami à venir à l’Église avec moi, de me rapprocher d’un chrétien rebelle, me mettant à son niveau, en l’encourageant à considérer la sagesse des enseignements de l’Église. Si je pense que c’est au-delà du devoir, que je réfléchisse au cœur du Christ. Si je pense que c’est insuffisant pour le besoin, que je me rappelle la puissance du Christ. Jésus multipliera nos pauvres efforts si nous faisons de notre mieux avec le ‘peu de pain’ que nous avons.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, je te donne dès à présent mes cinq pains et mes deux poissons. Tu connais les besoins de mon âme et les besoins des âmes dont tu m’as chargé. Tu sais qu’il m’est difficile de dépasser mon peu de foi. Mais je me confie en ta bonté, en ta miséricorde et en ta puissance. Multiplie les pauvres efforts que je fais en ton nom. Je demande aussi à Marie notre Mère d’intercéder pour cette intention.

Résolution

Je ferai un acte de foi concret aujourd’hui en offrant ce que Jésus me demande pour quelqu’un de mon entourage.

Un père légionnaire du Christ

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Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.

 

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. Les disciples se sont fait contaminer par la foule qui veut faire de Jésus leur roi . Alors Jésus s’éloigne de là. Nous sommes, nous aussi, ballottés par les vents contraires dans notre cheminement de foi. Jésus nous invite à participer à la victoire de son Amour dans la nuit de la foi. Les promesses de la vie éternelle et le salut qu’il nous apporte ne sont pas de ce monde. C’est une victoire sur la mort et le mal que Jésus nous annonce. Sa résurrection et le don de l’Esprit Saint sont un commencement de la réalisation des promesses dés cette vie. Par sa résurrection, Jésus se découvre à nos yeux comme celui qui domine les puissances de la mort. Par le don de l’Esprit Saint, il nous invite à participer dès à présent à la victoire de son Amour. Cependant, les vents contraires continuent à souffler, et la mer est toujours aussi agitée. La barque de l’Eglise est ballottée, le mal fait encore sentir son pouvoir, nous avons toujours à traverser la mort. En faisant confiance à Jésus, en s’appuyant sur lui, nous pouvons dès à présent participer à sa victoire sur le mal et la mort. Mais il ne nous sera pas épargné d’affronter les éléments hostiles, ce qui nous est promis, c’est que nous en sortirons vainqueur.

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort, là où résident les monstres marins. Avoir foi en Jésus, entendre sa Parole, se mettre en marche à sa suite, ce n’est pas avoir atteint des ici-bas la sécurité extérieure, la tranquillité. Nous avons à marcher sur des eaux agitées, à affronter des vents contraires. Certes, nous savons que Jésus a vaincu la mort et le mal, mais il n’a pas encore apaisé la tempête qui secoue notre barque intérieure. La tempête sera apaisée quand Jésus montera dans la barque, ce qui peut se comprendre comme la rencontre définitive à la fin des temps pour l’Eglise, et au moment de notre mort pour chacun de nous. Pour l’instant, sur cette terre, avoir foi en Jésus, c’est faire confiance à son invitation à participer dès ici-bas à sa victoire. Jésus le premier a traversé la mort sans être englouti par les eaux. Il nous assure que nous aussi, avec lui, nous traverserons aussi les eaux de la mort. Avoir la foi, c’est, comme la Vierge Marie au pied de la croix, se tenir debout dans la tempête, marcher sur les eaux par la grâce de Jésus, et la force de l’Esprit Saint.

Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés. Marcher sur les eaux, signifie que l’on domine ces forces. C’est une annonce par un acte, et non par une déclaration, de la résurrection à venir. Jésus domine les forces du mal. En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Nous voyons Pierre s’avancer, il marche lui aussi sur les eaux, mais en prenant conscience du vent qui souffle, il doute de la possibilité d’aller jusqu’au bout, il prend peur et s’enfonce. Tant qu’il faisait confiance à la Parole de Jésus, il marchait, mais le doute et la peur le font couler. Lorsque Jésus invitait Pierre à le suivre sur les eaux agitées, le vent soufflait, mais Pierre ne s’en effrayait pas, confiant dans la Parole et l’exemple de Jésus, il sort de la barque et marche sur les eaux. Jésus ressuscité est le signe de notre victoire, signe posé dans l’histoire des hommes. C’est un signe apparemment faible face à tous les vents contraires, aux mers agitées, mais depuis deux mille ans, il est puissance de Dieu pour tous ceux qui mettent en lui leur confiance.

Nous demandons la grâce d’entrer dans la confiance de Jésus qui prend soin de nous.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Tous mangèrent à leur faim »

      En voyant que le jour courait vers le couchant, les apôtres du Rédempteur se hâtèrent d'aller le trouver en s'écriant : « Maître, le jour a baissé, tout ce peuple est consumé par le jeûne ; or l'endroit est désert, tu le sais. Renvoie-les avant que vienne le soir, pour qu'ils aillent acheter du pain dans les villages. Car ces gens-là ne sont pas capables de jeûner comme nous, à qui tu as donné la force parce que tu es le pain céleste d'immortalité.

      « Tu es, par ta nature, le grand sauveur du monde, et tu as enseigné à tous la connaissance ; en nourrissant le peuple avec des paroles de vérité, tu as guidé les hommes vers le chemin du salut en leur donnant de connaître la justice. Ils ont nourri spirituellement leurs âmes, mais maintenant ils ont besoin de prendre soin de leurs corps... Renvoie-les, car nous sommes très inquiets... Tu as enseigné la compassion pour tous à tes disciples et apôtres, car tu es le pain céleste d'immortalité... »

     Quand le Christ a entendu ces paroles, il répondit : « Vous vous trompez, ne sachant pas que je suis le Créateur du monde. Mais je veille sur le monde ; je sais bien de quoi ces gens-là ont besoin, je vois bien le désert et le soleil qui s'est couché, mais c'est moi qui ai fixé au soleil sa course. Je connais l'épuisement de la foule qui est là, je sais ce que je vais faire pour elle. Je remédierai moi-même à la faim, car je suis le pain céleste d'immortalité...

      « Vous pensez : 'Qui nourrira cette foule dans le désert ?' Eh bien, sachez clairement qui je suis, amis : c'est moi qui ai nourri Israël dans le désert et qui leur ai donné un pain du ciel. J'ai fait sortir l'eau du rocher dans un lieu aride, et en plus de tout cela je leur ai procuré des cailles à profusion, car je suis le pain céleste d'immortalité... »

      Multiplie ainsi en nous tous, Sauveur, la multitude de tes miséricordes, et de même que tu as rassasié la multitude dans le désert par ta sagesse et l'as nourrie par ta puissance, rassasie-nous tous de la justice, en nous raffermissant dans la foi, Seigneur. Nourris-nous tous, Compatissant ; donne-nous ta grâce et le pardon de nos fautes..., puisque tu es le seul Christ, le seul miséricordieux, pain céleste d'immortalité.

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne 24, « La multiplication des pains » (trad. SC 114, p. 117s)

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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Évangile et Homélie du Vend 04 Août 2017. En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine

 


Vendredi 04 août 2017

Nous sommes dans la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Jean-Marie Vianney, curé d’Ars (1786-1859)


Lectures de la messe

Première lecture

« Voici les solennités du Seigneur, les assemblées saintes » (Lv 23, 1.4-11.15-16.27.34b-37)

Lecture du livre des Lévites

Le Seigneur parla à Moïse et dit :
    « Voici les solennités du Seigneur, les assemblées saintes
auxquelles vous convoquerez, aux dates fixées, les fils d’Israël.
    Le premier mois, le quatorze du mois, au coucher du soleil,
ce sera la Pâque en l’honneur du Seigneur.
    Le quinzième jour de ce même mois,
ce sera la fête des Pains sans levain en l’honneur du Seigneur :
pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain.
    Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte
et vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.
    Pendant sept jours, vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur.
Le septième jour, vous aurez une assemblée sainte
et vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage. »


    Le Seigneur parla à Moïse et dit :
    « Parle aux fils d’Israël. Tu leur diras :
Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne,
et que vous y ferez la moisson,
vous apporterez au prêtre la première gerbe de votre moisson.
    Il la présentera au Seigneur en faisant le geste d’élévation
pour que vous soyez agréés.
C’est le lendemain du sabbat
que le prêtre fera cette présentation.


    À partir du lendemain du sabbat,
jour où vous aurez apporté votre gerbe avec le geste d’élévation,
vous compterez sept semaines entières.
    Le lendemain du septième sabbat,
ce qui fera cinquante jours,
vous présenterez au Seigneur une nouvelle offrande.


C’est le dixième jour du septième mois
qui sera le jour du Grand Pardon.
Vous tiendrez une assemblée sainte,
vous ferez pénitence,
et vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur.
    À partir du quinzième jour de ce septième mois,
ce sera pendant sept jours
la fête des Tentes en l’honneur du Seigneur.
    Le premier jour, celui de l’assemblée sainte,
vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.
    Pendant sept jours, vous présenterez
de la nourriture offerte pour le Seigneur.
Le huitième jour, vous tiendrez une assemblée sainte,
vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur :
ce sera la clôture de la fête.
Vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.


    Telles sont les solennités du Seigneur,
les assemblées saintes auxquelles vous convoquerez les fils d’Israël,
afin de présenter de la nourriture offerte pour le Seigneur,
un holocauste et une offrande,
un sacrifice et des libations,
selon le rite propre à chaque jour. »


            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 80 (81), 3-4, 5-6ab, 10-11ab)

Jouez, musiques, frappez le tambourin,
la harpe et la cithare mélodieuse.
Sonnez du cor pour le mois nouveau,
quand revient le jour de notre fête.

C’est là, pour Israël, une règle,
une ordonnance du Dieu de Jacob ;
Il en fit, pour Joseph, une loi
quand il marcha contre la terre d’Égypte.

« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 54-58)

En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et il enseignait les gens dans leur synagogue,
de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement
et disaient :
« D’où lui viennent cette sagesse
et ces miracles ?
    N’est-il pas le fils du charpentier ?
Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie,
et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
    Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ?
Alors, d’où lui vient tout cela ? »
    Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur dit :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays
et dans sa propre maison. »
    Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là,
à cause de leur manque de foi.

            – Acclamons la Parole de Dieu


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

L’interrogation des « gens de son pays », c’est-à-dire des habitants de Nazareth, est tout à fait pertinente : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? » On se souvient que la question avait déjà été posée à propos des œuvres de puissance accomplies par Jésus. Le discernement des pharisiens était plutôt négatif : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons » (9, 34). La nouveauté de l’enseignement de Jésus et les signes qu’il accomplit conduisent inévitablement à la question de leur origine ; or les habitants de Nazareth vont répondre à cette interrogation non pas en approfondissant ce que leurs yeux ont vu et ce que leurs oreilles ont entendu (cf. 13, 26) mais à partir d’un prétendu « savoir » sur les ascendants familiaux du Seigneur. La reprise finale de la question initiale : « Alors, d’où lui vient tout cela ? » résonne comme une suspicion ; ce que confirme le constat de l’évangéliste : « et ils étaient profondément choqués à cause de lui ». Voilà des scribes qui ne parviennent pas à tirer du neuf de l’ancien : « Il ne peut rien y avoir de plus dans le ruisseau que dans sa source : où donc le fils du charpentier de notre village, qui a reçu toute son éducation parmi nous, puise-t-il cette sagesse et cette puissance pour accomplir des miracles ? »

Pour répondre à cette question, nous connaissons désormais le chemin : c’est celui des paraboles, dans lesquelles Jésus manifeste sa connaissance intime du Père et de l’action mystérieuse par laquelle celui-ci instaure le monde nouveau. Mais « le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouchés les yeux ; aussi ils auront beau écouter, ils ne comprendront pas, ils auront beau regarder, ils ne verront pas » (13, 14-15). Le « savoir ancien » quant à l’enracinement humain du Fils de l’homme, coupe l’accès au « croire » en la divinité de celui en qui se révèle la nouveauté du Royaume. Aveuglés par leur connaissance charnelle, les habitants de Nazareth ne discernent pas l’Esprit de Dieu agissant en Jésus, et eux aussi le soupçonnent implicitement de complicité avec le Prince de ce monde.

Nous découvrons ainsi la réciprocité entre l’accueil des paraboles et la foi en Jésus Christ vrai Dieu et vrai homme. La para-bole a pour but de nous conduire au-delà de la réalité quotidienne qu’elle met en scène, jusqu’au Royaume qui s’y cache et qu’elle dévoile. Mais qui est-il donc ce Jésus pour pouvoir nous initier ainsi au mystère de Dieu et à son dessein de salut ? Comment pourrait-il nous conduire au-delà du voile des apparences, s’il n’était pas lui-même Fils dans l’autre monde ?

La réflexion sur le chemin des paraboles nous ramène au mystère de la Personne de celui qui nous les raconte, et qui est lui-même la para-bole du Père. C’est en contemplant Jésus « le fils du charpentier », que nous sommes insensiblement portés par l’Esprit à discerner au cœur de son humanité, la divinité cachée du Verbe éternel. L’acte de foi consiste dans ce passage où nous osons lâcher prise et ouvrir nos cœurs pour accueillir la « Bonne Nouvelle » de la présence agissante de Dieu au cœur de ce monde ancien. C’est ce passage que les habitants de Nazareth n’ont pas voulu faire, eux qui pourtant croyaient connaître Jésus mieux que personne.

Que le Seigneur nous préserve d’une prétention analogue : que notre « savoir » religieux ne soit pas un obstacle à la rencontre avec Jésus ressuscité. Notre-Seigneur vient certes à nous sur les chemins de l’Evangile interprété en Eglise ; mais pour nous entraîner au-delà de la « science qui enfle » (1 Co 8, 1), vers une rencontre dans l’Esprit. Seule cette connaissance transformante nous donne accès au Mystère ; seule une foi vivante par l’Esprit de charité peut faire de nos vies une parabole du Royaume.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison»

Aujourd'hui, comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui nous connaissent depuis toujours. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait: «Les gens de Nazareth l'admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c'est comme s'ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi?’». Jésus connaissait bien ceux qui au lieu de l'écouter se scandalisaient de ses paroles. C'était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers, mais c'est justement à eux qu'Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut.

Nous, qui ne pouvons pas faire de miracles et qui n'avons pas la sainteté de Jésus, nous ne susciterons pas la jalousie (même si parfois cela peut arriver quand nous nous efforçons réellement de vivre en chrétien). Mais quoi qu'il en soit, comme à Jésus, il nous arrivera souvent que ceux que nous aimons et qui nous sont chers ne nous écoutent pas. Dans ces circonstances, nous devons nous rappeler que ceux qui ont toujours été très proches de nous voient davantage nos défauts que nos vertus et qu'ils peuvent se dire: —Toi qui faisais ça ou qui fait ça, tu n'as rien à m'apprendre.

Prêcher ou parler de Dieu aux gens de notre entourage ou de notre famille est difficile mais nécessaire. Il faut dire, tout de même, que lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent. Peut-être que nous aussi nous devrions établir une certaine réputation de sainteté en dehors (et à l'intérieur) de nos maisons avant de prêcher à nos proches.

Sain Jean Chrysostome ajoute ce commentaire: «Je t'en prie, regarde l'amabilité du Maître: il ne les punit pas parce qu'ils ne l'écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur: ‘Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ (Mt 13,57)». Il est évident que Jésus s'en alla de là très triste, mais Il continu à prier pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Et nous (qui ne devrons rien pardonner ou excuser), nous devrons également prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers, mais qui ne veulent pas nous écouter.

Abbé Jordi POU i Sabater (Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, je crois que tu as les Paroles de la vie éternelle. Je sais que tu es présent à mes côtés et que tu me guides. Je mets ma confiance en toi. Viens au secours de ma faiblesse ! Efface de mon cœur toute trace de suffisance, pour que je vive selon ta parole.

Demande

Seigneur, augmente en moi la foi !

Points de réflexion

1. Jésus retourne chez lui et prêche la Parole de Dieu, mais ceux qui l’écoutent ont le cœur fermé. Il sont certes frappés d’étonnement devant les miracles et la prédication de Jésus, mais ils ne veulent pas l’accepter, car ils jugent selon les apparences et voient en Jésus un simple habitant de Nazareth, le fils du charpentier. Leur orgueil et leur estime les arrêtent, ils n’ouvrent donc pas leur cœur à la conversion. Suis-je moi aussi aveuglé par mon orgueil ? Est-ce que j’écoute ce que le Seigneur veut me dire ou bien suis-je rationnel et me renferme en moi-même ? Je ne peux pas vivre simplement sur le plan humain. Je dois m’ouvrir au surnaturel et découvrir Dieu dans toutes les choses qui m’entourent et dans toutes les circonstances de ma vie quotidienne.

2. Avec cette attitude et ce manque de foi, Jésus ne fait que très peu de miracles. On sent dans cette dernière phrase de l’Évangile la tristesse de Jésus devant ce manque de foi. En effet, il désire m’aider de tout son cœur et veut me rendre libre de mes passions et de mes péchés, mais c’est à moi de choisir ; c’est à moi de choisir si je veux laisser ou non Jésus entrer dans mon cœur et me donner le véritable bonheur. Souvent, je manque de foi et je fais davantage confiance à moi-même qu’à l’infinie sagesse de Dieu. Je ne crois pas, et comme saint Thomas, je désire voir avant de croire. Faisons donc ce pas de confiance que Jésus attend de nous, n’ayons pas peur de nous jeter dans le précipice, en sachant que Jésus est là et qu’il nous donnera les ailes et le courage nécessaire pour nous envoler avec lui.

3. Ainsi, la solution à tous nos problèmes se résume en ce mot si simple : la foi. En lisant les Évangiles sous cet angle de vue, on se rend compte qu’en effet la foi est le critère essentiel à l’action de Jésus. De fait, la très grande majorité des miracles relatés dans l’Évangile nous montre l’importance et la nécessité de la foi : « Va, ta foi t’as sauvé » ; « Si vous avez la foi gros comme une graine de moutarde » ; « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » ; « Que tout se passe pour vous selon votre foi », etc. Jésus en venant dans mon cœur va-t-il trouver la foi ? Peut-il me dire à moi aussi : « Que tout se passe pour toi selon ta foi » et dans ce cas, que se passerait-il ? Quel bonheur et quelle liberté d’avoir une telle foi !

Dialogue avec le Christ

« Mon Dieu, je crois en toi, mais fortifie ma foi ; j'espère en toi, mais assure mon espérance ; je t'aime, mais redouble mon amour ; je me repens d'avoir péché, mais augmente mon repentir. […] Je t'offre, Seigneur, mes pensées, aide-moi à ne penser qu'en toi ; je t'offre mes paroles, aide-moi à parler de toi. Je t'offre, Seigneur, mes actions, qu'elles soient l'accomplissement de ta volonté. Je t'offre mes peines, aide-moi à souffrir pour toi » (Prière d'action de grâce du Pape Clément XI).

Résolution

Prier cette prière d’action de grâce pendant un autre moment de la journée.

Frère George de la Cotardière, LC

http://www.regnumchristi.fr



Il se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

Cette Parole de Jésus est un enseignement précieux pour notre vie spirituelle. « Jésus est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu ! » Pour ces gens de Nazareth, comment regarder Jésus qui revient après avoir commencé sa mission ? Il est le fils de Marie, ses frères et ses sœurs, c’est à dire ses cousins, cousines, sa famille éloignée est là ! Il leur aurait fallu croire aux œuvres merveilleuses qu’il accomplissait. A cause de leur refus de croire en lui, il n’y aura pas de miracles pour le pays de Jésus. « Jésus s’étonna de leur manque de foi. » Il n’est pas reçu et on le regarde comme avant, comme si rien ne pouvait changer, comme si sa Mission n’était pas commencée. « Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle. » Cet enseignement est si important pour nous qui devons comprendre que si l’Esprit Saint n’est pas le Maitre de notre vie, Jésus ne peut pas agir en nous. Cette Parole est toujours très actuelle. L’œuvre de Dieu est proportionnée à notre foi. Alors nous prions encore : « je crois Seigneur mais viens au secours de mon peu de Foi ! »

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » C’est à partir de ce qu’ils connaissent de lui, Jésus, l’enfant de Nazareth, que ses concitoyens le jugent. « Sa mère ne s’appelle–t–elle pas Marie. » Ils se rassurent à partir de leur propre jugement selon un « extérieur » qui les sécurisent ! La parenté de Jésus, les cousins et cousines sont évoqués comme preuve qu’ils sont dans la vérité. "Ses sœurs ne sont–elles pas toutes parmi nous ? » Nous aussi nous regardons souvent le passé comme immuable alors que tout a changé autour de nous. Un regard nouveau nous serait nécessaire ! Cependant une question demeure : D’où lui vient donc tout cela ? « Les nombreux auditeurs étaient frappés d’étonnement. » Il nous faut grandir dans l’Esprit Saint qui fait naitre toute chose nouvelle.

Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi. « Il était pour eux une cause de chute. » Pour que Jésus pour nous soit Bonne Nouvelle, il nous faut le laisser nous rejoindre. Ouvrir notre cœur, aller outre à ce nous connaissons car Dieu se présente comme le « tout autre. » C’est dans la foi, à partir de ce qui est juste et vrai, que nous pouvons discerner sa Présence. Croire que Dieu nous rejoint et qu’il et toujours plus grand que ce que nous concevions de lui. Il nous faut entrer dans une disposition nouvelle, celle de la foi ! Aimé, choisi de Dieu, nous sommes comblés par Dieu qui veut que nous lui fassions une confiance infinie. Dans sa miséricorde infinie Dieu nous donne les moyens de progresser dans notre vie pour hâter la venue du Règne. L’Esprit-Saint agit sans cesse au milieu de nous et à travers nous. Je peux m’établir dans la sécurité, alors plus rien ne bougera, la mort sera installée. Nous entendons quelquefois : « Cela fait quinze ans que je vis avec cette personne, c’est toujours la même chose, rien ne peut bouger ! » La parole de Dieu est importante pour nous ouvrir les yeux dans la vie fraternelle comme pour la construction du Royaume.

Nous demandons la grâce de nous laisser surprendre par Dieu comme Marie la mère de Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« N'est-il pas le fils du charpentier ? »

      La communion de vie entre Joseph et Jésus nous amène à considérer le mystère de l'Incarnation sous l'aspect de l'humanité du Christ, instrument efficace de la divinité pour la sanctification des hommes : « En vertu de la divinité, les actions humaines du Christ ont été salutaires pour nous, produisant en nous la grâce tant en raison du mérite que par une certaine efficacité » (S. Thomas d'Aquin).

      Parmi ces actions, les évangélistes privilégient celles qui concernent le mystère pascal, mais ils n'omettent pas de souligner l'importance du contact physique avec Jésus... Le témoignage apostolique n'a pas omis de décrire la naissance de Jésus, la circoncision, la présentation au Temple, la fuite en Égypte et la vie cachée à Nazareth, et cela en raison du mystère de grâce contenu dans de tels gestes, tous salvifiques, parce qu'ils participent de la même source d'amour : la divinité du Christ. Si cet amour, par son humanité, rayonnait sur tous les hommes, les premiers bénéficiaires en étaient bien évidemment ceux que la volonté divine avait placés dans son intimité la plus étroite : Marie, sa mère, et Joseph, son père putatif.

      Puisque l'amour paternel de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour filial de Jésus et que, réciproquement, l'amour filial de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour paternel de Joseph, comment arriver à connaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l'amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure.


 Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Exhortation apostolique « Redemptoris custos »

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Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Jeudi 27 Juillet 2017. Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu'on jette dans la mer


Jeudi 03 août 2017

Nous sommes dans la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Bx Augustin Kažotić, évêque o.p. et martyr (v. 1260-1323), Bx Miguel Remon Salvador, o.f.m. conv. et martyr (1907-1936)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ex 40, 16-21.34-38)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse exécuta tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.
    La demeure de Dieu fut érigée
la deuxième année après la sortie d’Égypte,
le premier jour du premier mois.
    Moïse érigea ainsi la Demeure :
il en posa les bases, les poutres et les traverses,
et il dressa les colonnes.
    Au-dessus de la Demeure, il déploya la Tente et la recouvrit
comme le Seigneur le lui avait ordonné.
    Il prit le Témoignage et le déposa dans l’arche.
Il mit à l’arche ses barres
et la recouvrit de la plaque d’or appelée propitiatoire.
    Il introduisit l’arche dans la Demeure,
et posa le rideau pour voiler l’arche du Témoignage
comme le Seigneur le lui avait ordonné.

    La nuée couvrit la tente de la Rencontre,
et la gloire du Seigneur remplit la Demeure.
    Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente de la Rencontre,
car la nuée y demeurait
et la gloire du Seigneur remplissait la Demeure.
    À chaque étape,
lorsque la nuée s’élevait et quittait la Demeure,
les fils d’Israël levaient le camp.
    Si la nuée ne s’élevait pas, ils campaient
jusqu’au jour où elle s’élevait.
    Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure,
et la nuit, un feu brillait dans la nuée
aux yeux de tout Israël.
Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 83, 3, 4, 5-6, 11

Mon âme s’épuise à désirer
les parvis du Seigneur ;
mon cœur et ma chair sont un cri
vers le Dieu vivant !

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison,
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée :
tes autels, Seigneur de l’univers,
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

Oui, un jour dans tes parvis
en vaut plus que mille.
J’ai choisi de me tenir sur le seuil,
      dans la maison de mon Dieu,
plutôt que d’habiter parmi les infidèles.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 47-53)

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Le royaume des Cieux est encore comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
    Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
    Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
    et les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »


    « Avez-vous compris tout cela ? »
Ils lui répondent : « Oui ».
    Jésus ajouta :
« C’est pourquoi tout scribe
devenu disciple du royaume des Cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »


    Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles,
il s’éloigna de là.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

L’évangile de ce jour vient clôturer les paraboles de Jésus sur le Royaume chez saint Matthieu. " Le Royaume des cieux est encore semblable à un filet… " Jésus porte une fois encore notre attention sur l’eschatologie, sur le jugement dernier, lorsqu’il séparera les bons des méchants.  Comme dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, nous notons que le tri ne s’effectue pas durant ce séjour terrestre mais bien lors du retour glorieux du Seigneur. Jusque là, poissons comestibles et non comestibles non seulement vivent ensemble mais se retrouvent dans le même filet.

 

 

L’image du filet, renvoyant bien évidemment à la pêche, n’est pas sans résonance évangélique. Jésus avait appelé ses premiers apôtres, des pêcheurs de profession, pour en faire des pêcheurs d’hommes (Cf. Mt 4). Ces mêmes apôtres, et particulièrement saint Pierre, il en avait fait les fondements de son Eglise. Ils les avait envoyés pour repêcher les enfants du Père des flots de ce monde à l’aide du filet de l’Eglise « confectionné, selon la belle image de Jean Chrysostome, à l’aide de l’Ancien et du Nouveau Testament et entrelacé des vérités évangéliques » (Cf. Homélie 48).

 

 

Le filet de l’Eglise, jeté dans la mer de notre monde par les Apôtres, leurs successeurs et les prédicateurs de l’évangile, arrache donc chacun d’entre nous à la mer de la mort éternelle pour l’amener jusqu’à reposer sur le rivage du Royaume des cieux. Et ce filet, comme nous l’avons observé recueille des poissons de toute espèce, car l’Église appelle à tout homme à la rémission des péchés qu’il soit sage ou ignorant, libre ou esclave, riche ou pauvre, fort ou faible.  Dieu veut que tout homme soit sauvé et c’est pour cette raison que le filet de la foi recueille toute variété de poisson. Mais si Dieu veut sauver tous les hommes, la parabole attire cependant notre attention sur notre responsabilité dans l’accueil du salut. Il ne suffit pas d’être pris dans les filets de la foi de l’Eglise pour être sauvé, encore faut-il que chacune de nos actions soit conforme à l’enseignement évangélique de la Charité de notre Seigneur.

 

 

En effet, le tri sur le rivage s’effectue bien selon un critère éthique. En grec, nous lisons : « Ils ramassèrent les beaux dans des paniers mais les pourris ils les jetèrent dehors » et dans l’antiquité, nous savons bien que la Beauté rejoignait la Bonté.  Au soir de notre vie, c’est sur la Charité que nous serons jugés et même une ultime fois le Seigneur se présentera à nous pour nous inviter à demeurer en lui dans une communion d’amour. Seuls ceux qui le reconnaîtront alors comme leur Sauveur, et choisiront de vivre en communion avec lui, entreront dans le bonheur que le Père leur réservait depuis toute éternité.  Cette parabole a de quoi impressionner. Mais il est peut-être bon qu’il en soit ainsi. Ne sommes-nous pas trop souvent portés à considérer notre salut comme acquis par notre appartenance à l’Eglise, notre pratique religieuse ?

 

 Jésus est venu nous enseigner la Loi nouvelle de la Charité : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Dans notre vie, celle-ci doit constituer la finalité de toute pensée, de toute action. Cette Loi de vie, l’Esprit Saint est venu la graver dans nos cœurs en lettres de feu le jour de notre baptême et il n’a pas d’autre désir qu’elle puisse déployer en nous tout son dynamisme. Consentir dès à présent à ce travail de l’Esprit Saint qui nous invite à un décentrement radical, en vue du don de nous-mêmes au Christ et aux autres dans l'amour est sans aucun doute le seul moyen de nous préparer à cette ultime et décisive rencontre avec le Seigneur.

 

 

Seigneur, un jour, nous serons nous aussi tirés dans les filets du Royaume sur le rivage, et nous serons mis en ta présence, toi le Ressuscité qui nous aura arraché aux abîmes de la mort. Donne-nous dès à présent de vivre de ton Esprit de Charité pour que ce jour-là nous puissions te reconnaître. Par ton Esprit, libère-nous de tous nos égoïsmes et de tous nos recentrements sur nous-mêmes pour que ce même-jour nous choisissions définitivement de ne vivre que par toi, avec toi, en toi et pour toi.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«On ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien»

Aujourd'hui, l'Évangile fait un appel vital à la conversion, Jésus ne nous épargne pas la brutalité de la réalité: (Mt 13,49-50). L'avertissement est clair! Nous ne pouvons pas nous endormir là-dessus.

Cela dit, nous devons choisir librement: ou bien nous cherchons Dieu et le bien de toutes nos forces ou bien nous plaçons notre vie au bord de l'abîme. Soit nous sommes avec le Christ soit nous sommes contre Lui. Se convertir veut dire, dans ce cas, opter pour l'appartenance aux justes et mener une vie digne de ce nom. Cela dit, nous avons en nous l'expérience du péché: nous voyons le bien que nous devrions faire et nous faisons le mal. Comment essayons-nous de donner une vraie unité à nos vies? Tout seuls nous ne pouvons pas faire grande chose. La seule chose à faire c'est de nous mettre entre les mains de Dieu, en faisant cela nous pourrons réussir à faire le bien et appartenir aux justes.

«Par le fait que nous ignorons le moment où viendra notre rencontre avec notre Juge, nous devons vivre chaque jour comme s'il devait nous juger le lendemain» (Saint Jérôme). Cette phrase est une invitation à vivre avec intensité et responsabilité notre foi chrétienne. Il ne s'agit pas d'avoir peur, mais de vivre dans l'espérance ce temps de grâce, de louange et de gloire.

Le Christ nous montre le chemin de notre glorification. Le Christ est le chemin de l'homme, et par conséquent, notre salut, notre bonheur et tout ce que nous pouvons imaginer passe par Lui. Et si nous possédons tout avec le Christ, nous ne pouvons pas cesser d'aimer l'Église qui nous aide à Le voir et qui est aussi son Corps Mystique. Afin de contrecarrer la vision purement humaine que nous avons de cette réalité il faut que nous retrouvions la vision divine-spirituelle: Il n'y a rien de mieux que le Christ et l'accomplissement de sa volonté!

Abbé Ferran JARABO i Carbonell (Agullana, Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Seigneur notre Dieu, tu es le roi de nos vies ; nous venons à toi accueillir et affermir l’alliance que tu nous as proposée et que tu as scellée définitivement en ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Nous voulons t’honorer et te servir dans la joie et l’espérance de la venue de Jésus dans la gloire à la fin des temps. Béni sois-tu, Dieu notre Père à jamais.

 

Demande

 

Accorde-nous la grâce, Seigneur, de purifier nos cœurs et de sanctifier nos vies ici-bas et de ramener avec nous, vers ce même filet de vie, tous ceux qui nous sont chers.

 

Points de réflexion

 

1. Le royaume des Cieux… un filet que l’on jette dans la mer.
Insaisissable aux concepts humains, le royaume est comparé à une réalité visible lourde de conséquences. La pêche, dont nous sommes à la fois « la proie » et les agents, retire de son espace vital l’âme appelée pour l’insérer dans un autre : le royaume. Il s’agit bien évidemment plus d’entrer dans un nouvel espace spirituel intérieur que de bénéficier d’un déplacement géographique ou d’une ascension sociale. L’âme est arrachée au marasme du monde, de son propre péché ou des structures du mal, pour s’ouvrir aux eaux vives qui jaillissent du sein de Dieu. Cependant, nul ne connaît ni le jour ni l’heure de la pêche et c’est pour cela qu’il faut s’y attendre d’un cœur palpitant et y persévérer de manière active jusqu’à ce que le filet soit plein.

 

2. « Avez-vous compris tout cela ? »
Une conséquence encore plus grave est celle du tri final annoncé par Jésus : « les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes ». Cela n’est pas à comprendre comme un « symbole », au sens d’une allégorie mythologique, mais illustre un article du Credo, qui est le symbole de la foi, c’est-à-dire le signe d’appartenance spirituelle à ce royaume de celui qui croit. Jésus-Christ « reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Puisque l’Esprit du Mal aime introduire en nos cœurs ce genre ambiguïté qui mène à l’incrédulité, Jésus nous donne le temps d’y réfléchir et de nous convertir : combien de fois sommes-nous prêts à dire « oui » quand l’appel du Seigneur est lié à un avantage humain et à reprendre le large, dès qu’il s’agit de s’engager dans une réelle conversion de cœur ? L’injuste n’est pas « l’autre », mais c’est mon incohérence à tenir mes engagements jusqu’au bout. Pardonne-moi, Seigneur Jésus.

 

3. « Tirer de son trésor du neuf et de l’ancien ».
Qu’est-ce que le trésor, si ce n’est la sagesse de Dieu enfouie depuis la création du monde, révélée dans les Écritures et dans les événements providentiels de l’histoire. Elle n’est accessible qu’aux cœurs des pauvres, aux petits, à celui qui sait trouver un sens d’actualité à la divine Parole.
Quand l’ancien devient nouveau, l’idéal devient réalité vécue, la Parole mise en pratique, alors le royaume des Cieux est tout proche. Quel emploi le trésor de la Parole trouve-t-il dans ma vie ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, grâces te soient rendues pour l’offrande de ta vie à la recherche et à la quête des pauvres que nous sommes. Non seulement ta Parole qui se déploie dans l’histoire du salut, mais aussi l’ensemble de tes disciples qui se joint en un seul peuple forme ce filet, pour nous ramener vers les eaux pures et vivifiantes de notre béatitude éternelle. Ô divin Cœur de Jésus, que ton Règne vienne !

 

Résolution

 

Dans une communion spirituelle ou une visite à l’église, j’emmène dans ma prière les âmes les plus éloignées de Dieu.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons."

 

 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien." L’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu est le chef-d’œuvre de toute la Création. C’est l’entrée dans le Royaume de Dieu qui met en évidence la ressemblance de l’homme avec Dieu qui est Amour. Le filet, jeté dans la mer qui rassemble toute sorte de poissons, montre la diversité de nos actions qui manifestent les grandes différences de nos vies. Chacun va a Jésus par son chemin et nous puisons dans la Parole de Dieu ce qui rejoint notre cœur. L’Amour de Dieu est le plus fort, le notre qui est fragile, est la participation du sien. Il vient encore de Lui ! Plus nous avançons dans la vie plus nous remontons à la Source. Les événements de notre enfance remontent alors à notre conscience. La miséricorde infinie de Dieu est un Don d’amour total qui nous aide à être à son service ! « Nous sommes comme l’argile dans la main du potier. » C’est Dieu qui est le Maitre d’œuvre, il nous faut nous laisser faire et Dieu agit librement parce qu’il est Amour. Dieu nous a créés librement pour faire librement ce qu’il attend de nous dans son amour et avec notre consentement.

 

"Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes" et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Celui qui se donne à la prière se dispose à accueillir Dieu en se mettant en sa présence. Il lui parle comme à quelqu’un qui est là, et qui l’écoute. Les anges nous accompagnent dans notre pèlerinage de la terre. Ils sont témoins de notre bonne volonté et de notre faiblesse. Ils peuvent nous apaiser si notre âme en colère est troublée. Dieu leur donne de séparer les mauvais du milieu des justes et de les jetter dans la fournaise ardente ! Comprendre cette action de Dieu avec nous, c’est entrer dans notre fragilité. Nous sommes dans le cœur de Dieu pour la réalisation de son plan d‘Amour. Dieu nous demande de coopérer à son œuvre bien que nous soyons pauvres et fragiles. Nous entrons alors dans la confiance pour faire humblement ce que Dieu veut. Plein d’amour nous reprenons courage sans inquiétude, car tout commence aujourd’hui. Ainsi la patience de Dieu pour nous est la plus forte. Fort de cette expérience, nous allons avec Dieu faire une œuvre merveilleuse.

 

"Avez-vous compris tout cela ? Oui » lui répondent-ils." Jésus ajouta : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s’éloigna de là." Dieu qui agit avec un immense amour envers nous, nous emmène plus loin pour que nous coopérions à son œuvre d’Amour. Non seulement il prend sur lui toutes nos défaillances, mais Il attend de nous une réponse d’amour qui est toujours possible. Notre liberté s’édifie dans cette confiance, elle va grandir, à la condition que nous demeurions dans l’amour. Pour édifier le Règne de Dieu nous nous trouvons devant un choix de faire confiance, de reprendre force et courage en lui qui est Amour. Nous demandons la grâce de manifester un grand respect pour la Parole de Dieu. Le Christ est Parole de Dieu. Nous demandons à Dieu la grâce de nous accorder un si grand Amour pour le Corps du Christ présent dans l’Eucharistie. Elle est notre nourriture. Dieu est le Maitre de notre vie, en demeurant dans son amour, nous trouvons la liberté de coopérer à son œuvre. Dans cet amour nouveau, nous sommes libérés de nous mêmes et nous pouvons entrer dans l’Amour.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu'on jette dans la mer »

 

      Certes, nous savons bien qu'il ne sert de rien à l'homme de gagner l'univers s'il vient à se perdre lui-même (Lc 9,25), mais l'attente de la nouvelle terre, loin d'affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller : le corps de la nouvelle famille humaine y grandit, et il offre déjà une ébauche du monde à venir. C'est pourquoi, s'il faut soigneusement distinguer le progrès terrestre de la croissance du Règne du Christ, ce progrès a cependant beaucoup d'importance pour le Royaume de Dieu, dans la mesure où il peut contribuer à une meilleure organisation de la société humaine.

      Car les valeurs de dignité, de communion fraternelle et de liberté, tous les fruits excellents de notre nature et de notre activité que nous aurons propagés sur terre selon le commandement du Seigneur et dans son Esprit, nous les retrouverons plus tard, mais purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père « un Royaume éternel et universel : royaume de vérité et de vie, royaume de sainteté et de grâce, royaume de justice, d'amour et de paix » (Missel romain). Mystérieusement, le Royaume est déjà présent sur cette terre ; il atteindra sa perfection à l'avènement du Seigneur. 

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 39, 2-3

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

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1. Père Philippe

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Évangile et Homélie du Mardi 02 Août 2017. Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ

 


Mercredi 02 août 2017

Nous sommes dans la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Eusèbe (Eusebio) de Verceil, évêque († 371)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 34, 29-35)

Lecture du livre de l’Exode

Lorsque Moïse descendit de la montagne du Sinaï,
ayant en mains les deux tables du Témoignage,
il ne savait pas que son visage rayonnait de lumière
depuis qu’il avait parlé avec le Seigneur.
    Aaron et tous les fils d’Israël virent arriver Moïse :
son visage rayonnait.
    Comme ils n’osaient pas s’approcher, Moïse les appela.
Aaron et tous les chefs de la communauté vinrent alors vers lui,
et il leur adressa la parole.
    Ensuite, tous les fils d’Israël s’approchèrent,
et il leur transmit tous les ordres que le Seigneur lui avait donnés
sur la montagne du Sinaï.
    Quand il eut fini de leur parler,
il mit un voile sur son visage.
    Et, lorsqu’il se présentait devant le Seigneur
pour parler avec lui,
il enlevait son voile
jusqu’à ce qu’il soit sorti.
Alors, il transmettait aux fils d’Israël
les ordres qu’il avait reçus,
    et les fils d’Israël voyaient rayonner son visage.
Puis il remettait le voile sur son visage
jusqu’à ce qu’il rentre pour parler avec le Seigneur.

            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 98 (99), 5, 6, 7, 9)

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous au pied de son trône,
car il est saint !

Moïse et le prêtre Aaron, Samuel, le Suppliant,
tous, ils suppliaient le Seigneur,
et lui leur répondait.

Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux ;
ils ont gardé ses volontés,
les lois qu’il leur donna.

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant sa sainte montagne,
car il est saint, le Seigneur notre Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 44-46)

 En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète ce champ.

Ou encore :
Le royaume des Cieux est comparable
 à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète la perle. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Les paraboles que Jésus vient de proposer nous appellent à un choix radical, puisqu’il s’agit de « vendre tout ce que nous possédons » pour acquérir ce mystérieux champ contenant un trésor. C’est sur sa parole que nous sommes invités à tout risquer, dans un acte d’obéissance qui ne se fonde que sur la foi en sa Personne. On peut se demander si le trésor caché dans le champ de nos vies, ne serait pas précisément cet attachement inconditionnel à Jésus dans un abandon confiant de tout notre être ? Rien ne se voit à l’extérieur de cette appartenance, mais intérieurement, elle fait de nous des enfants de Dieu par la foi, et « puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ » (Rm 8, 17). Le don de Dieu vient combler une attente, un désir qui s’est préalablement creusé tout au long d’une recherche patiente et persévérante.

Le négociant qui a acheté la perle rare ne l’a pas acquise pour la revendre ; pas plus que l’agriculteur n’a monnayé ce champ pour dilapider son trésor. Nos deux personnages ont tout vendu pour acquérir un objet dont ils ne tireront aucun bénéfice matériel. Les voilà radicalement pauvres aux yeux du monde - de notre monde - mais étonnamment riches dans l’autre monde - celui auquel la parabole nous donne accès. Leur « valeur boursière » s’est effondrée, mais leur vie a pris un « poids » d’éternité, que nul, pas même la mort, ne pourra leur ravir.

Seigneur, puissions-nous nous laisser toucher et séduire par tes paraboles ; et que la découverte émerveillée du don de Dieu nous donne le courage de vendre joyeusement tout ce que nous possédons pour acquérir « la meilleure part » : celle qui « ne nous sera pas enlevée (Lc 10, 42).

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ»

Aujourd'hui, Mathieu, soumet à notre réflexion deux paraboles sur le Royaume des Cieux. L'annonce du Royaume a beaucoup d'importance pour la prédication de Jésus ainsi que pour l'espérance du peuple choisi. Mais il est certain que la nature de ce Royaume n'était pas quelque chose connu de tous. Les Sanhédrins qui avaient condamné Jésus à mort ne l'avaient pas compris, Pilate et Hérode non plus, et, au début, même les disciples ne l'avaient pas compris. Nous ne trouvons qu'un seul instant de compréhension, celui du bon larron cloué sur la croix à côté de Jésus, quand il lui dit: «Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne» (Lc 23,42). Tous les deux avaient été accusés en tant que criminels et étaient sur le point de mourir, mais pour une raison que nous ne connaissons pas, le bon larron reconnaît Jésus comme le Roi d'un Royaume qui viendra après cette terrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu'un Royaume Spirituel.

Jésus, dans sa première prédication, parle du Royaume des Cieux comme d'un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d'une telle joie, que cela nous incite à acheter le terrain où il se trouve afin de profiter de lui pour toujours. «Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ» (Mt 13,44). Mais au même temps, pour trouver ce Royaume, nous devons le chercher assidûment même au point de vendre tout ce que nous possédons: «Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle» (Mt 13,46). «Car à propos de quoi est-il dit: ‘cherchez’, ou ‘qui cherche trouve’? Oserai-je dire qu'il s'agit des perles et de la perle, celle que se procure celui qui a tout donné et accepté de tout perdre…» (Origène).

Le Royaume est la paix, amour, justice et liberté. L'atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l'imperfection et l'instabilité de tous nos efforts, qui sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice qui nous semblent insurmontables. Cependant, nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l'homme est possible pour Dieu.

Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

 

Prière d'introduction

Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance ; tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime. Par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.

Demande

Seigneur, allume en moi un ardent désir de vivre avec toi !

Points de réflexion

1. « Le royaume des cieux est comparable à un trésor... ». Qu’est-ce que le royaume des cieux, pour que Jésus le compare à un trésor, à une perle ? Qu’a-t-il de si précieux ? Le royaume des cieux, c’est le règne d’un roi. Quel roi ? Le roi des rois, Jésus-Christ. « Que ton Règne vienne », ce que nous demandons chaque jour dans le Notre Père, c’est Jésus-Christ, notre roi. Pourquoi alors Jésus-Christ est-il notre trésor ? Jésus, montre-moi ta beauté, ton amour. Je sais que tu es roi. Tu me dis que tu veux être mon trésor. Quelle est ta richesse ? Montre-la-moi, pour que je te désire !

2. « … qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert ». Comment te trouver, Ô Christ mon trésor ? Par hasard, sans le vouloir, comme cet homme qui a découvert le trésor. C’est le cas de beaucoup d’entre nous. Nous avons reçu le baptême sans le chercher. Le trésor nous a été donné depuis tout-petits. Mais il est « dans un champ ». Il faut le racheter, car le champ n’est pas à nous dès le début. Jésus ne s’impose pas à moi. Il veut que j’aille avec joie acheter ce champ où il se trouve. C’est-à-dire acheter ce baptême reçu depuis tout petit, le faire propre. Mais pour cela il faut tout vendre, abandonner ce qui dans ma vie est un obstacle à dépasser pour suivre le Christ et ses commandements.

3. « Un marchand qui cherchait des perles fines ». Parfois Jésus-Christ, nous le cherchons. Nous savons qu’il est présent dans notre vie, par le baptême, par la participation à la messe. Mais nous ne le sentons pas, nous ne le voyons pas. Il paraît absent. C’est qu’il veut que je le cherche. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver » nous dit le prophète Isaïe (55, 6). Le Christ veut que je le désire. Que je laisse de côté mes attachements indignes de lui. Et il se laissera trouver. Mais où le chercher ? Il nous l’a dit lui-même : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Mt 26, 26) : l’Eucharistie ; « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là » (Mt 18, 20) : la prière ; « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix » (Lc 9, 23) : la croix ; « Et le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu » (Jn 1,1) : l’Évangile.

Dialogue avec le Christ

Jésus-Christ, je crois que tu es roi, le Créateur de cette terre. Je sais que tu veux être pour moi un trésor, une perle précieuse. Mais je ne cherche pas encore, ne te désire pas encore assez, enflamme-moi d’ardeur pour te trouver, te posséder, vivre avec toi ! Je te cherche, ô Jésus. Laisse-moi te trouver. Montre-moi ce que je dois vendre, abandonner, pour pouvoir te trouver !

Résolution

Aujourd’hui, j’irai chercher le Seigneur là où il se laisse trouver, dans un de ces quatre endroits : la messe ; un moment de prière dans une église, devant Jésus présent dans le tabernacle ; 5-10 mn extra de lecture de l’Évangile ; l’offrande d’un sacrifice, d’une épreuve ou d'une difficulté, en union à Jésus crucifié.

Frère Matthieu Boo d'Arc, LC

http://www.regnumchristi.fr



« Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme vient à trouver : il le recache, s’en va ravi de joie vendre tout ce qu’il possède, et achète ce champ."

Nous contemplons cette paraboles que Jésus raconte à ses disciples et qui parlent d’un trésor. La chasse au trésor, la découverte d’un trésor, fait partie de notre « imaginaire ». Nous gardons dans son cœur la nostalgie de trouver un trésor. Si une cave n’a pas été visitée depuis longtemps ou bien un grenier, nous sommes heureux de le nettoyer, nous y découvrirons peut-être un trésor ! Cela correspond à quelque chose qui nous habite. Sur les plages, nous croisons les chasseurs de trésor avec des détecteurs de métaux, mais s’ils trouvent quelque chose d’une grande valeur, ils doivent le rendre à l’Etat. Jésus, dans sa prédication, utilise toutes les cordes qui peuvent vibrer dans notre cœur ! Si nous faisons une chasse au trésor nous ne savons jamais, si pour finir, nous allons gagner. Il nous faut aller plus loin à propos du trésor. Une maman dans un excès d’amour appelle son enfant « mon trésor ! » L’enfant est heureux parce que cela correspond à la réalité, il est bien cet « unique. » Cette parabole nous parlent de la manière dont nous entrons dans le Royaume de Dieu, et la nature de ce royaume qui est un trésor. C’est le royaume que Jésus annonce, qui est proche et dans lequel nous entrons.

« Le Royaume des Cieux est encore semblable à un négociant en quête de perles fines, Chacune de ces deux paraboles commence de la même façon : « Le royaume des cieux est encore semblable à, » c’est une histoire simple qui montre la réalité spirituelle. Le royaume des cieux est une « chose » spirituelle, hors de notre compréhension humaine qui est limitée. Jésus parle ainsi du Royaume de Dieu comparable à une perle fine, la découverte de ce trésor est une surprise. En fait, c’est le cœur de Dieu qui est vraiment notre trésor, la perle fine. La première lecture le manifeste d’une manière étonnante. « Lorsque Moïse redescendit de la montagne du Sinaï, les deux tables du Témoignage étaient dans la main de Moïse quand il descendit de la montagne, et Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec lui. » L’homme au cœur doux, qui combat pour son peuple et pour son Dieu, rayonne de sa lumière. A regarder Dieu et à le contempler dans la foi, notre visage se met à le rayonner. « Quand nous le verrons tel qu’il est, nous lui deviendrons semblables, » dit l’apôtre Jean.

en ayant trouvé une de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et il l’a achetée." C’est ainsi que fait l’homme qui a trouvé un trésor caché, il s’en va, ravi de joie, vendre tout ce qu’il possède et achète ce champ. Le « mystère de notre transfiguration » nous fait rayonner comme Jésus sur la montagne ! Il rayonne de tout l’amour qui l’habite, de toute la gloire de Dieu qui est le mystère auquel nous sommes tous appelés. Si Dieu est notre trésor et que nous sommes le trésor de Dieu, nous devenons aussi le trésor les uns des autres. Nous reconnaissons que cette expérience est plus difficile à émerger dans notre esprit. Toute personne est une perle précieuse, elle est un trésor pour Dieu. Il nous faut, avec la grâce de Dieu, progressivement découvrir en l’autre, l’enfant chéri du cœur de notre Père, comme le chercheur de perles fines. Nous ne savons pas bien l’expliquer, mais il a une différence rencontrée chez la personne avec laquelle nous avons partagé, et nous voulons en savoir plus. La découverte est faite souvent par hasard, nous n’avions rien cherché. Dans le courant de la vie quotidienne, nous pouvons nous trouver face à la réalité du salut dans la rencontre de chacun. C’est comme une lumière qui se met à briller, une nouvelle compréhension de la vie de nos frères.

Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu avec tous ses accents de tendresse.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Un trésor caché

      L'épouse [du Cantique] des Cantiques dit...qu'elle se leva de son lit pour chercher son Bien-aimé dans la ville, mais ce fut en vain ; après être sortie de la cité elle trouva Celui que son cœur aimait (Ct 3,1-4). Jésus ne veut pas que nous trouvions dans le repos sa présence adorable, il se cache... Oh, quelle mélodie pour mon cœur que ce silence de Jésus. Il se fait pauvre afin que nous puissions lui faire la charité, il nous tend la main comme un mendiant afin qu'au jour raAdieux du jugement, alors qu'il paraîtra dans sa gloire, il puisse nous faire entendre ces douces paroles : « Venez, les bénis de mon Père, car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, je ne savais où loger et vous m'avez donné un asile, j'étais en prison, malade, et vous m'avez secouru » (Mt 25,34-36). C'est Jésus lui-même qui a prononcé ces mots, c'est lui qui veut notre amour, qui le mendie. Il se met pour ainsi dire à notre merci, il ne veut rien prendre sans que nous le lui donnions...

      Jésus est un trésor caché, un bien inestimable que peu d'âmes savent trouver car il est caché et le monde aime ce qui brille. Ah, si Jésus avait voulu se montrer à toutes les âmes avec ses dons ineffables, sans doute il n'en est pas une seule qui l'aurait dédaigné, mais il ne veut pas que nous l'aimions pour ses dons, c'est lui-même qui doit être notre récompense.

      Pour trouver une chose cachée, il faut se cacher soi-même ; notre vie doit donc être un mystère, il nous faut ressembler à Jésus, à Jésus dont le visage était caché (Is 53,3)... Jésus t'aime d'un amour si grand que si tu le voyais tu serais dans une extase de bonheur..., mais tu ne le vois pas et tu souffres. Bientôt Jésus « se lèvera pour sauver tous les doux et les humbles de la terre » (Ps 75,10).

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Évangile et Homélie du Lundi 31 Juillet 2017. Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde

 

 


Lundi 31 juillet 2017

Nous sommes à la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Ignace de Loyola, prêtre et fondateur (1491-1556), St Germain, évêque d'Auxerre († à Ravenne en 448)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 32, 15-24.30-34)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse redescendit de la montagne.
Il portait les deux tables du Témoignage ;
ces tables étaient écrites sur les deux faces ;
    elles étaient l’œuvre de Dieu,
et l’écriture, c’était l’écriture de Dieu, gravée sur ces tables.
    Josué entendit le bruit et le tumulte du peuple
et dit à Moïse :
« Bruit de bataille dans le camp. »
    Moïse répliqua :
« Ces bruits, ce ne sont pas des chants de victoire ni de défaite ;
ce que j’entends, ce sont des cantiques qui se répondent. »


    Comme il approchait du camp,
il aperçut le veau et les danses.
Il s’enflamma de colère,
il jeta les tables qu’il portait,
et les brisa au bas de la montagne.
    Il se saisit du veau qu’ils avaient fait,
le brûla, le réduisit en poussière,
qu’il répandit à la surface de l’eau.
Et cette eau, il la fit boire aux fils d’Israël.
    Moïse dit à Aaron :
« Qu’est-ce que ce peuple t’avait donc fait,
pour que tu l’aies entraîné dans un si grand péché ? »
    Aaron répondit :
« Que mon seigneur ne s’enflamme pas de colère !
Tu sais bien que ce peuple est porté au mal !
    C’est eux qui m’ont dit :
“Fais-nous des dieux qui marchent devant nous.
Car ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte,
nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.”
    Je leur ai dit :
“Ceux d’entre vous qui ont de l’or,
qu’ils s’en dépouillent.”
Ils me l’ont donné,
je l’ai jeté au feu,
et il en est sorti ce veau. »

Le lendemain, Moïse dit au peuple :
« Vous avez commis un grand péché.
Maintenant, je vais monter vers le Seigneur.
Peut-être obtiendrai-je la rémission de votre péché. »
Moïse retourna vers le Seigneur et lui dit :
« Hélas ! Ce peuple a commis un grand péché :
ils se sont fait des dieux en or.
    Ah, si tu voulais enlever leur péché !
Ou alors, efface-moi de ton livre,
celui que tu as écrit. »
    Le Seigneur répondit à Moïse :
« Celui que j’effacerai de mon livre,
c’est celui qui a péché contre moi.
    Va donc, conduis le peuple
vers le lieu que je t’ai indiqué,
et mon ange ira devant toi.
Le jour où j’interviendrai,
je les punirai de leur péché. »

            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 105 (106), 19-20, 21-22, 23)

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oubliaient le Dieu qui les sauvait,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 31-35)

En ce temps-là,
    Jésus proposa aux foules une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
à une graine de moutarde
qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
    C’est la plus petite de toutes les semences,
mais, quand elle a poussé,
elle dépasse les autres plantes potagères
et devient un arbre,
si bien que les oiseaux du ciel viennent
et font leurs nids dans ses branches. »
    Il leur dit une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
au levain qu’une femme a pris
et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »


    Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles,
et il ne leur disait rien sans parabole,
    accomplissant ainsi la parole du prophète :
J’ouvrirai la bouche pour des paraboles,
je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

 La vertu de la parole de Jésus est de renverser notre système de valeur. Notre façon de compter et de calculer usuelle nous éloigne souvent des réalités spirituelles. Pourtant notre vie quotidienne, la nature autour de nous, nous enseigne l'ordre des choses. Le levain fait lever l'ensemble de la pâte. Le plus petit grain donne la plus grande plante. Le plus grand est donc dans le plus petit, le tout dans la partie. Le Royaume dans notre monde. C'est cela le secret de la force irrépressible qui le fait grandir : il est là, présent mais caché, petitesse insoupçonnée mais grandeur infinie.

C'est en cela que l'urgence de notre conversion rejoint la nécessité de la contemplation. Le Royaume est au milieu de nous, mais il fait partie de ces « choses cachées dès l'origine » dont Jésus nous parle. Elles sont cachées et le resteront. Il nous faut chercher pourtant à les connaître. La croissance du Royaume est irrésistible et ses fruits abondants, mais il dépend de notre effort de le reconnaître qu'il se manifeste dans le champ de nos cœurs, dans la pâte de notre quotidien. Non pas en se dévoilant. Il est caché depuis les origines et Jésus lui-même ne peut en parler que par paraboles. Mais en invitant d'autres à s'étonner de cette merveille : comment d'une vie si humble et si insignifiante a-t-elle ébloui d'une si grande grâce ? Où ces gens qui se font appeler chrétiens, mais qui ne sont pas meilleurs que les autres, ont-ils appris à aimer jusqu'à se donner soi-même ?

La réponse apparaîtra, simple comme l'histoire d'un homme à ses semailles ou d'une femme à son pétrin. L'évangile, en accueillant les paraboles de Jésus au plus intime de nos cœurs, nous invite aujourd'hui à laisser nos vies devenir paraboles du Royaume pour nos frères.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 «Il ne leur disait rien sans employer de paraboles»

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente Jésus prêchant à ses disciples. Et il le fait de sa façon habituelle, à travers les paraboles, c'est-à-dire en employant des images simples et courantes pour expliquer les grands mystères cachés du Reine. De cette façon, tout le monde pouvait comprendre, depuis les gens avec un haut niveau d'éducation, jusqu'à ceux pour qui ce n'était pas le cas.

«Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde…» (Mt 13,31). Les graines de moutarde ne sont presque pas visibles. Elles sont très petites, mais si on les soigne bien et on les arrose… elles finissent par se transformer en un arbre immense. «Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine...» (Mt 13,33). La levure ne se voit pas, mais si elle n'y était pas, la pâte ne lèverait pas. La vie chrétienne, la vie de la grâce est similaire: elle ne se voit pas depuis l'extérieur, elle ne fait pas de bruit, mais… si on la laisse s'introduire dans notre cœur, la grâce divine fait fructifier la semence et convertit les personnes de pécheresses à saintes.

Cette grâce divine nous est donnée par la foi, à travers la prière, les sacrements et la charité. Mais cette vie de la grâce est tout d'abord un don qu'il faut attendre et souhaiter avec humilité. Un don que les sages et les connaisseurs de ce monde ne savent pas juger à sa juste valeur, mais que Dieu Notre Seigneur veut faire arriver aux humbles et aux plus simples.

Espérons que lorsque Dieu nous cherche, il puisse nous trouver, non pas dans le groupe des orgueilleux, mais bien des humbles, qui se reconnaissent faibles et pécheurs, mais reconnaissants et confiants en la bonté du Seigneur. De cette façon, la graine de moutarde se transformera en un arbre immense; de cette façon, la levure de la Parole de Dieu travaillera en nous les fruits de la vie éternelle. Car «plus le coeur s'abaisse par humilité, plus il s'élève vers la perfection» (Saint Augustin).

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca (Valldoreix, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Merci, Seigneur, pour ta présence dans ma vie. Pardon pour toute les fois où je t’ai offensé. S’il te plaît, aide-moi à laisser grandir ta grâce dans mon cœur.

Demande

Cultiver ma foi chaque jour pour qu’elle porte son fruit.

Points de réflexion

1. Merci. Pour pousser droit, l’on a besoin d’un tuteur. Une personne qui sait dire merci se fait plus facilement aider. Est-ce que je prends le temps régulièrement de remercier Dieu pour la foi reçue à mon baptême ? Pour les personnes qu’il a placées autour de moi ? Pour les talents qu’il m’a donnés ? Ai-je pris l’habitude de dire merci pour la moindre chose que d’autres font pour moi ?

2. Pardon. Pour pousser sans encombre, il faut vivre dans une ambiance de paix. Malheureusement ce n’est pas évident du tout. Il y a toujours mille et une raison de perdre patience, pour ce qui se passe dans le monde, pour telle ou telle personne qui est incorrecte avec nous. Parfois le plus difficile est d’être en paix envers nous-mêmes. Pour cela, il faut apprendre à pardonner, se pardonner et demander pardon. C’est un moyen infaillible pour retrouver la paix.

3. S’il te plaît. Enfin, nous avons besoin d’eau, besoin d’être alimentés par les grâces de Dieu. De temps en temps, on a l’impression que cela nous tombe du ciel. Mais le plus souvent, il faut faire quelque chose pour l’obtenir. Il y a deux moyens tout simples : prendre le temps de prier en demandant au Seigneur tout ce dont nous pensons avoir besoin. Il ne manquera pas de nous étonner. Et se nourrir des sacrements, principalement de l’Eucharistie et la confession.

Dialogue avec le Christ

Merci, pardon, s’il te plaît, Seigneur. Que ton Royaume grandisse au centre de ma vie.

Résolution

Chaque jour prendre un petit temps pour remercier le Seigneur, lui demander pardon et implorer sa grâce.

Frère Mario Salmon, LC

http://www.regnumchristi.fr



"De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple."

 

Saint Ignace était un homme tourmenté qui se posait beaucoup de questions. Dieu l’a guérit, il en a fait un maitre de discernement. Faites "tout, pour la plus grande gloire de Dieu !" disait-il. Saint Ignace de Loyola nous apprend le discernement pour aller, dans l’Esprit Saint, là où Jésus nous envoie. Hier, Jésus s’adressait à ses compagnons de table, invités comme lui chez un pharisien, et leur proposait la parabole des invités absents remplacés au dernier moment par les pauvres. Aujourd’hui Jésus s’adresse aux foules qui font route avec lui vers Jérusalem. A travers elles Jésus nous laisse des consignes, des renoncements auxquels se préparent ceux et celles qui veulent devenir ses disciples. Il nous faut replacer tous nos liens affectifs, quels qu’ils soient, dans l’Amour du Christ. Accepter de porter sa croix personnelle, c’est-à-dire le réel de sa vie, c’est être prêt à lâcher tout ce qui n’est pas dans l’Amour infini de Dieu. Nous sommes pour tous les messagers de Dieu, ses envoyés. Si son Amour est premier, pour que Jésus accomplisse son règne de paix et d’amour dans le monde. Ainsi, grâce à l’humilité, Dieu vient nous visiter et il nous donne dans cette liberté toute nouvelle qui vient de lui.

"Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple." Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever ! A la fin de sa vie, Ignace affirmait que c’est possible de discerner l’œuvre de Dieu à accomplir sans cesse. Cette grâce du discernement est le cadeau que Saint Ignace a fait à l’Église. L’Esprit Saint qui agissait en Jésus, agit dans son disciple. Nous pouvons faire la volonté de Dieu à chaque instant. Notre manière de rencontrer l’autre sera d’être attentif car il est porteur de la volonté de Dieu pour nous ! Nous percevons dans sa parole d’où elle vient, si elle nous conduit à Dieu. Ainsi Dieu pourra nous interpeller par une parole libre et libérante. Jésus ne cesse de renvoyer à un autre, à son Père. Se disposer ainsi à cet accueil tisse des relations nouvelles entre nous, des relations de liberté, des relations spirituelles. "Notre Seigneur, dit Saint Augustin, a été un modèle incomparable de patience : il a supporté un « démon » parmi ses disciples jusqu’à sa Passion. Il a dit : « Laissez pousser ensemble le blé et le bon grain jusqu’à la moisson, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé. » Il a prédit que le filet ramènerait sur le rivage, c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde, toutes sortes de poissons, bons et mauvais." Dieu invisible et inconnaissable peut être connu et annoncé avec certitude, c’est possible d’accomplir ce que Dieu voulait.

"Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. "Prenons garde de ne pas laisser entrer dans notre cœur des pensées présomptueuses, de chercher à nous séparer des pécheurs pour ne pas nous souiller à leur contact, de vouloir former comme un troupeau de disciples purs et saints," dit Saint Augustin. Dieu aime les pauvres, il aime en chacun de nous notre part de pauvreté. Nous ne sommes vraiment nous-mêmes que dans le Don de Dieu. Nous ouvrant à son amour divin, nous sommes aussi transformés. Cet amour donné et reçu nous unifie, il nous tourne vers les autres. Dans l’humilité Dieu veille, Il est là, il vit et il parle. La parabole de l’homme qui veut bâtir une tour, celle du roi qui veut partir en guerre, nous ramene à un bon sens terre à terre : « De la même façon, quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. » Le bon sens fait place à la folie des Béatitudes, à l’aventure de la foi. Aimer Dieu de toutes nos forces, devenir disciple de Jésus, c’est la seule urgence de notre vie.

 

Nous demandons à Jésus de nous donner la grâce du don de discernement et de la paix.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Le levain qui fait lever toute l'humanité

      Le Christ comparait tout à l'heure son royaume à une graine de moutarde ; il l'identifie maintenant à du levain. Il racontait que l'homme avait semé une petite graine et qu'il en était sorti un grand arbre ; à présent la femme enfouit une pincée de levain pour faire gonfler toute sa pâte. En vérité, comme dit l'apôtre Paul : « Dans le Seigneur, la femme ne va pas sans l'homme ni l'homme sans la femme » (1Co 11,11)... Dans ces paraboles, Adam, le premier homme, et Ève, la première femme, sont conduits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal à la saveur brûlante de cet arbre de moutarde de l'Évangile...

      Ève avait reçu du démon le levain de la mauvaise foi ; voici que cette femme reçoit de Dieu le levain de la foi... Ève, par le levain de la mort, avait gâté en la personne d'Adam toute la pâte du genre humain ; une autre femme renouvellera dans la personne du Christ, par le levain de la résurrection, toute la pâte humaine. Après Ève, qui a brassé le pain des gémissements et de la sueur (Gn 3,19), celle-ci cuira le pain de la vie et du salut. Après celle qui a été en Adam la mère de tous les morts, celle-ci sera dans le Christ la véritable « mère de tous les vivants » (Gn 3,20). Car si le Christ a voulu naître, c'est pour que dans cette humanité où Ève avait semé la mort, Marie ramène la vie. Marie nous offre la parfaite image de ce levain, elle nous en propose la parabole, quand en son sein elle reçoit du ciel le levain du Verbe, et le répand en son sein virginal sur la chair humaine, que dis-je ? sur une chair qui, en son sein virginal, est toute céleste et qu'elle fait ainsi lever.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Jeudi 27 Juillet 2017. À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux!


Jeudi 27 juillet 2017

Nous sommes dans la 16e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Pantaléon, médecin et martyr († v. 305)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 19, 1-2.9-11.16-20b)

Lecture du livre de l’Exode

Le troisième mois qui suivit la sortie d’Égypte, jour pour jour,
les fils d’Israël arrivèrent dans le désert du Sinaï.
    C’est en partant de Rephidim qu’ils arrivèrent dans ce désert,
et ils y établirent leur camp
juste en face de la montagne.
    Le Seigneur dit à Moïse :
« Je vais venir vers toi
dans l’épaisseur de la nuée,
pour que le peuple, qui m’entendra te parler,
mette sa foi en toi, pour toujours. »
Puis Moïse transmit au Seigneur les paroles du peuple.
    Le Seigneur dit encore à Moïse :
« Va vers le peuple ;
sanctifie-le, aujourd’hui et demain ;
qu’ils lavent leurs vêtements,
    pour être prêts le troisième jour ;
car, ce troisième jour, en présence de tout le peuple,
le Seigneur descendra sur la montagne du Sinaï. »


    Le troisième jour, dès le matin,
il y eut des coups de tonnerre, des éclairs,
une lourde nuée sur la montagne,
et une puissante sonnerie de cor ;
dans le camp, tout le peuple trembla.
    Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu,
et ils restèrent debout au pied de la montagne.
    La montagne du Sinaï était toute fumante,
car le Seigneur y était descendu dans le feu ;
la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise,
et toute la montagne tremblait violemment.
    La sonnerie du cor était de plus en plus puissante.
Moïse parlait,
et la voix de Dieu lui répondait.
    Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï,
il appela Moïse sur le sommet de la montagne.


            – Parole du Seigneur.

Cantique (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/


Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/


Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/


Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/


Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/


Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/


Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 10-17)

En ce temps-là,
    les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
    Il leur répondit :
« À vous il est donné de connaître
les mystères du royaume des Cieux,
mais ce n’est pas donné à ceux-là.
    À celui qui a, on donnera,
et il sera dans l’abondance ;
à celui qui n’a pas,
on enlèvera même ce qu’il a.
    Si je leur parle en paraboles,
c’est parce qu’ils regardent sans regarder,
et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
    Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe :
Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas.
Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
    Le cœur de ce peuple s’est alourdi :
ils sont devenus durs d’oreille,
ils se sont bouché les yeux,
de peur que leurs yeux ne voient,

que leurs oreilles n’entendent,
que leur cœur ne comprenne,
qu’ils ne se convertissent,
– et moi, je les guérirai.

    Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient,
et vos oreilles puisqu’elles entendent !
    Amen, je vous le dis :
beaucoup de prophètes et de justes
ont désiré voir ce que vous voyez,
et ne l’ont pas vu,
entendre ce que vous entendez,
et ne l’ont pas entendu. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Pourquoi parles-tu en paraboles ? » ; la réponse de Jésus pourrait se résumer : pour respecter votre liberté ; c'est-à-dire : pour permettre aux pauvres de cœur d’accéder aux mystères du Royaume, sans empêcher ceux qui croient savoir de demeurer dans leur suffisance. Les paraboles en effet parlent de Dieu sans le nommer ; elles suggèrent sa présence et son action sans les décrire. Nous pourrions dire que Dieu à la fois s’y cache et s’y révèle en transparence. Le discours théologique donne l’illusion d’avoir résolu « le problème Dieu » ; dans la parabole il nous échappe toujours. Dieu semble se retirer pour nous entraîner à sa suite dans les profondeurs de son mystère.

En choisissant cette méthode d’enseignement, Jésus ne fait que poursuivre une pédagogie divine qui se développe tout au long de la première Alliance. Il est long le chemin entre la théophanie de l’Horeb dont nous avons entendu le récit en première lecture, et celle dont fut gratifiée Elie en ce même lieu. Lorsque Dieu parle à Moïse, « la montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. Le son de la trompette était de plus en plus fort. Moïse parlait, et Dieu lui répondait dans le tonnerre ». Quelques siècles plus tard, lorsque Elie pourchassé par Jézabel retourne à l’Horeb, le Seigneur l’invite à se tenir devant lui : « A l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terrer, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Elie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne » (1 R 19, 10-12). Dieu n’est même pas dans la brise légère : celle-ci ne fait qu’annoncer sa venue. La nature est signe de la présence divine, mais ne parle de lui qu’à mots voilés. La force de Dieu se fait pressentir dans l’ouragan, mais sa toute-puissance est infiniment supérieure à tout ce que nous pouvons imaginer. De même pour les autres attributs divins : sa beauté s’annonce à travers la beauté de ce monde, mais elle n’en demeure pas moins ineffable. Toute théologie est nécessairement apophatique : elle est obligée de nier ce qu’elle affirme de Dieu à partir de la contemplation de la nature, car le Créateur est sans commune mesure avec la créature. Il en va de même dans l’ordre de la pensée : tout ce que nous pouvons concevoir de Dieu à partir de notre raison n’est que fétu de paille devant l’Au-delà de tout : « Mes pensées ne sont pas vos pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, mes pensées, au-dessus de vos pensées » (Is 55, 8-9).

Comment dans ces conditions pourrions-nous connaître Dieu ? La réponse nous vient de Jésus : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Personne ne connaît le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler » (Mt 11, 25-27). Seul le Fils peut révéler le Père en vérité à ceux qui s’ouvrent à son Esprit. Si Notre-Seigneur se sert des paraboles pour nous communiquer cette Révélation, c’est précisément parce qu’elle ne prétendent pas conceptualiser Dieu ; elles ne le présentent pas comme un objet de connaissance, mais elles suggèrent le chemin d’une rencontre personnelle avec lui dans l’amour. Les récits paraboliques ont le pouvoir d’élever celui qui se laisse conduire, d’une compréhension littérale à une intuition de ce qui y est suggéré concernant le Royaume. Mais ceux dont « le cœur est alourdi, qui sont devenus durs d’oreille, qui se sont bouchés les yeux », ne sont pas pour autant contraints de se convertir : ils demeurent libres de refuser la Révélation ainsi que la guérison que Notre-Seigneur leur offre à travers les paraboles. Par contre celui qui s’ouvre aux « mystères du Royaume des cieux, recevra encore et sera dans l’abondance » : à eux est réservé le bonheur de reconnaître en Jésus le Messie annoncé par les prophètes, d’entendre en lui la Parole ultime du Père, et de voir en sa Personne l’accomplissement de la promesse.

Bénis sois-tu Seigneur, Dieu de nos pères (Dn 3, 52), pour la grâce que tu nous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui nous avons reçu toutes les richesses, toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu (1 Co 1, 5). Ne permets pas que nos cœurs se ferment et s’endurcissent au point d’oublier tout le bien que tu nous as fait ; mais accorde-nous largement ton Esprit Saint, afin que nous puissions toujours être comptés parmi ceux que tu déclares “heureux” parce que leurs yeux voient, que leurs oreilles entendent, et parce qu’ils se laissent guérir.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!»

Aujourd'hui, nous nous souvenons de l'éloge faite par Jésus à ceux qui se rassemblaient près de lui: «Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!» (Mt 10,16). Et nous nous demandons: Ces paroles de Jésus se dirigent-elles aussi à nous, ou sont-elles uniquement dirigées à ceux qui le virent et l'écoutèrent directement? Il semble que les bienheureux sont ceux-là, puisqu'ils ont eu la chance de vivre avec Jésus, de se trouver physiquement et sensiblement à ses côtés. Alors que nous nous trouverions davantage parmi les justes et les prophètes -sans être juste ni prophètes!- qui auraient aimé voir et écouter.

N'oublions pas, en revanche, que le Seigneur se réfère aux justes et aux prophètes antérieurs à sa venu, à sa révélation: «Amen, je vous le dis: beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu» (Mt 10,17). Avec Lui arrive la plénitude des temps, et nous nous trouvons dans cette plénitude, nous nous trouvons dans le temps du Christ, dans le temps de la Rédemption. Il est vrai que nous n'avons pas vu Jésus avec nos yeux, mais par contre nous l'avons connu et nous le connaîtrons. Et nous n'avons pas écouté sa voix de nos oreilles, par contre nous avons écouté et écouterons sa parole. La connaissance que la foi nous donne, bien qu'elle ne soit pas sensible, est une connaissance authentique, nous met en contact avec la vérité et donc nous rempli de bonheur et de joie.

Rendons grâce pour notre foi chrétienne, soyons-en heureux. Faisons en sorte que notre relation avec Jésus soit intime et non lointaine, de la façon dont il traitait ces disciples qui étaient près de Lui, qui l'écoutèrent et le virent. Ne regardons pas Jésus en passant du présent au passé, sinon du présent au présent, soyons réellement dans son temps, un temps qui ne finit pas. La prière -parler avec Dieu- et l'Eucharistie -le recevoir- nous assure cette proximité avec Lui et nous fait réellement bienheureux car nous le regardons alors avec les yeux et l'écoutons avec les oreilles de la foi. «Reçois alors l'image de Dieu que tu as perdu à cause de tes mauvaises actions» (Saint Augustin).

Abbé Manel MALLOL Pratginestós (Terrassa, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Avec ta Parole, Dieu tout-puissant, je veux contempler les mystères du royaume. Je ne veux pas tant les comprendre que me laisser comprendre par eux, par ton Fils, Jésus-Christ, et dans la puissance de l’Esprit. À moi, il ne revient que de te bénir et de te louer éternellement.

Demande

Donne-moi de voir ta splendeur derrière les apparences de cette vie, d’entendre ton message derrière le bruit de ce monde pour être serviteur et témoin du royaume des Cieux.

Points de réflexion

1. Connaître les mystères du royaume des Cieux est le fruit de la contemplation gratuite, amoureuse, remplie d’espérance et de foi. En ouvrant l’âme à l’union avec Dieu dans la prière, la contemplation nous fait passer du plan intellectuel et mental au plan existentiel et spirituel. L’âme se rend présente à celui qui est la présence même.
L’âme qui fait « l’expérience de Dieu » se laisse saisir par la logique du royaume de Dieu qui se traduit dans l’amitié avec Jésus, Emmanuel, Dieu avec nous : en Jésus et par l’Esprit, Dieu associe notre histoire à l’histoire de sa Providence. Cette perspective n’est-elle pas passionnante et désirable pour mon âme, plus que le fruit de l’arbre de la connaissance ?

2. « À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance… » est immédiatement complété par l’affirmation que Jésus adresse à celui qui n’a pas. Comment cela peut-il rentrer dans la conception contemporaine – d’ailleurs assez floue, avouons-le – que nous avons de la justice et des « valeurs de l’Évangile » ?
La justice de Dieu n’est pas celle des hommes, c’est-à-dire celle d’une logique numérique. Pour Dieu, nous ne sommes pas des éléments indistincts d’une masse : chacun est unique et revêt une dignité inaliénable. La Providence confie à chacun selon ses capacités et enlève ce qui risque de le perdre. Ai-je confiance dans les dispositions de la justice divine ?

3. « Heureux vos yeux … et vos oreilles… » sont les yeux et les oreilles ouverts à la vie surnaturelle ; c’est ce que l’on célèbre aux rites de l’Effatah du baptême (de manière très élaborée à l’entrée en catéchuménat pour les adultes). La vue et l’ouïe sont les facultés sensorielles qui nous situent dans l’espace et dans le temps et nous ouvrent à la relation à l’autre.
Sur quoi est-ce que j’oriente mes regards et mon attention ? Sur ce qui m’enferme dans la mondanité ou sur ce qui est empreint de l’infinie bonté et sainteté de Dieu ? Puisqu’il ne nous est pas donné de voir Jésus avec les yeux de la chair en ce monde, estimons-nous heureux de l’aimer dans la foi et d’espérer en lui dans une ardente charité.

Dialogue avec le Christ

Jésus, nous ne voyons pas ce que tes contemporains ont vu sans le reconnaître, mais nous croyons en ce que les apôtres ont vu et dont ils ont témoigné. C’est l’Esprit Saint qui nous conduit à la connaissance des mystères du royaume. Il nous en révèle l’importance pour notre existence en ce monde, afin de passer notre temps à faire du bien sur la terre, comme exercice de ce que sera notre éternité bienheureuse à la gloire de Dieu le Père. Amen.

Résolution

Une communion spirituelle pendant la journée pour voir Dieu dans ma journée et y entendre son appel à ma conscience.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. »

À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Le Mystère du Royaume des cieux, c’est la venue inouïe de Jésus en notre chair humaine. Toute l’humanité est invitée à entrer en relation avec Jésus. Nous pouvons vivre déjà ce mystère de l’Amour de Jésus et de Marie. La réalité de cet immense Amour demeure toujours à découvrir plus avant. Jésus nous donne de nous ouvrir plus encore à la dimension mystérieuse de notre vie qui prend corps dans le mystère du Nouvel Adam et de la nouvelle Eve. Nous demandons un cœur en éveil, capable de recevoir Dieu pleinement, capable d’entrer dans une nouvelle alliance avec Lui. Jésus annonce le Royaume de Dieu en parabole. « Bâtir le Royaume, » c’est le reconnaître au milieu de nous ! C’est ce qui nous est donné à vivre qui rend grâce à Dieu. Notre vie rendra gloire plus encore si nous restons unis à Jésus. Il nous faut apprendre de Lui à vivre en « homme » « debout » pour bâtir le Royaume de Dieu dans la résurrection du Christ.

"Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre." Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. « Pourquoi leur parles-tu en paraboles, » demandent les disciples. Et Jésus répond en faisant une distinction entre eux et la foule. Les disciples, se sont déjà décidés pour lui, il peut parler du Royaume de Dieu ouvertement. En revanche, il doit l’annoncer aux autres en paraboles pour stimuler leur décision, la conversion de leur cœur. En effet, les paraboles, du fait de leur nature, requièrent un effort d’interprétation, interpellent l’intelligence, mais aussi la liberté. Lorsque Dieu commence à se révéler, à se laisser connaître, il nous révèle son projet d’alliance avec nous. Notre cœur doit être rejoint par la Présence de Dieu. L’Évangile, la bonne nouvelle de la liberté de l’Amour, implique une réponse libre et volontaire. Dieu nous invite à le rejoindre dans son mystère d’Amour. Tout ce qui nous est donné à vivre par Dieu se vit dans son amour. Tout cela se redonne dans une vie fraternelle, Dieu se trouve ainsi dans notre vie.

"Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !" Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Nous nous servons de tout ce qui est donné pour y discerner les signes de Dieu. Alors, toute notre vie est parsemée de merveilles ! « Merveille que je suis, merveilles que tes œuvres ». Il n’y a rien de ce qui nous est donné qui empêcherait notre cœur d’aimer. Jésus dit : « Heureux vos yeux, parce qu’ils voient ». L’annonce du Royaume retentit dans le cœur de chacun. En devenant l’un de nous, Jésus s’inscrit dans toutes les générations. Il se laisse toucher, il se laisse voir, il se laisse entendre. La réalité se maintient ainsi mystérieusement dans une histoire, car il y a eu un commencement, une transformation qui se révèle gracieuse. Il nous est offert de marcher dans une nouvelle réalité, d’entrer dans l’alliance. Oui heureux ceux qui entendent aussi bien avant, pendant, qu’après la présence selon la chair de Jésus. Il va faire une œuvre tout intérieure, la maison bâtie sur le roc : le Christ. Notre lumière quotidienne est le Royaume de l’Amour déjà là. Pleins d’espérance, nous pouvons exulter et nous pouvons chanter en demeurant dans la Foi.

Nous rendons grâce à Dieu pour la parole qui nous est donnée, elle est notre espérance.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez »

      Dès que Dieu a vu le monde bouleversé par la crainte, il a mis en œuvre son amour pour le rappeler à lui, sa grâce pour l'inviter, son affection pour l'embrasser. Lors du déluge... il appelle Noé à engendrer un monde nouveau, l'encourage par de douces paroles, lui donne sa confiance familière, l'instruit avec bonté sur le présent et le console par sa grâce au sujet de l'avenir... Il prend part à son labeur et enferme dans l'arche le germe du monde entier, pour que l'amour de son alliance bannisse la crainte...

      Ensuite Dieu appelle Abraham du milieu des nations, il magnifie son nom et le fait père des croyants. Il l'accompagne en chemin, le protège à l'étranger, le comble de richesses, l'honore de victoires, l'assure de ses promesses, l'arrache aux injustices, le console dans son hospitalité et l'émerveille par une naissance inespérée afin que attiré par la grande douceur de l'amour divin, il apprenne à... adorer Dieu en l'aimant et non plus en tremblant.

      Plus tard Dieu console par des rêves Jacob en fuite. À son retour, il le provoque au combat et, dans la lutte, il l'étreint dans ses bras afin qu'il aime le père des combats et ne le craigne plus. Puis il appelle Moïse et lui parle avec l'amour d'un père pour l'inviter à délivrer son peuple.

      Dans tous ces événements, la flamme de la charité divine a embrasé le cœur des hommes..., et ceux-ci, l'âme blessée, ont commencé à désirer voir Dieu avec leurs yeux de chair... L'amour n'admet pas ne pas voir ce qu'il aime. Tous les saints n'ont-ils pas considéré comme peu de chose tout ce qu'ils obtenaient tant qu'ils ne voyaient pas Dieu ? ... Que personne donc ne pense que Dieu a eu tort de venir aux hommes par un homme. Il a pris chair parmi nous pour être vu de nous.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

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Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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