Évangile et Homélie du Ma 12 Sept 2017. Jesus passa toute la nuit à prier Dieu dans la montagne puis choisit les douze

 


Mardi 12 septembre 2017

Nous sommes dans la 23e semaine du temps ordinaire

L'Église fête : Le Saint Nom de Marie - mémoire facultative
Saint(s) du jour : Ste Catherine de Gênes, veuve et mystique (1447-1510)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Col 2, 6-15)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
    menez votre vie dans le Christ Jésus, le Seigneur,
tel que vous l’avez reçu.
    Soyez enracinés, édifiés en lui,
restez fermes dans la foi, comme on vous l’a enseigné ;
soyez débordants d’action de grâce.
    Prenez garde à ceux qui veulent faire de vous leur proie
par une philosophie vide et trompeuse,
fondée sur la tradition des hommes,
sur les forces qui régissent le monde,
et non pas sur le Christ.
    Car en lui, dans son propre corps,
habite toute la plénitude de la divinité.
    En lui, vous êtes pleinement comblés,
car il domine toutes les Puissances de l’univers.
    En lui, vous avez reçu une circoncision
qui n’est pas celle que pratiquent les hommes,
mais celle qui réalise l’entier dépouillement de votre corps de chair ;
telle est la circoncision qui vient du Christ.
    Dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui
et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu
qui l'a ressuscité d’entre les morts.
    Vous étiez des morts,
parce que vous aviez commis des fautes
et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair.
Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ :
il nous a pardonné toutes nos fautes.
    Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait
en raison des prescriptions légales pesant sur nous :
il l’a annulé en le clouant à la croix.
    Ainsi, Dieu a dépouillé les Puissances de l’univers ;
il les a publiquement données en spectacle
et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11)

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 12-19)

En ces jours-là,
Jésus s’en alla dans la montagne pour prier,
et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Le jour venu,
il appela ses disciples et en
auxquels il donna le nom d’Apôtres :
    Simon, auquel il donna le nom de Pierre,
André son frère,
Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
    Matthieu, Thomas,
Jacques fils d’Alphée,
Simon appelé le Zélote,
    Jude fils de Jacques,
et Judas Iscariote, qui devint un traître.


    Jésus descendit de la montagne avec eux
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Ils étaient venus l’entendre
et se faire guérir de leurs maladies ;
ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs
retrouvaient la santé.
    Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu’une force sortait de lui
et les guérissait tous.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

 Homélie ou Méditation du jour

L’appel fondateur de l’Eglise naît de la prière nocturne du Seigneur, la nuit étant peut-être le symbole des ténèbres de sa Passion et de sa mort, dont il va triompher par la fidélité de son obéissance et de son amour. Le verbe « prier » apparaît deux fois dans le premier verset de notre péricope : l’appel sauveur qui rejoint chacun de nous par la voix de l’Eglise, est le fruit de la prière sacerdotale intense et persévérante du Christ crucifié. Jésus prie le Père, car il va agir en son nom : appeler et donner un nom sont en effet des fonctions paternelles que Dieu accomplit par son Fils. Les Douze sont appelés « apôtres » c’est-à-dire « envoyés », « témoins » de la Parole agissante du Maître. Selon le principe juridique juif, ils représentent – au sens fort du terme : ils rendent présent – celui qui les envoie.

L’énumération solennelle des premiers appelés, se termine abruptement, renvoyant à nouveau vers le drame qui se prépare : « …et Judas Iscariote, celui qui fut le traître ». Quelle audace et quel courage de la part de Jésus de choisir et d’appeler celui-là même qui le dénoncerait, nous laissant ainsi entrevoir qu’aucune lâcheté ne peut mettre en échec sa confiance, qu’aucune trahison ne peut venir à bout de sa patience : entre Simon et Judas, entre fidélité et trahison, se déploient les noms des Douze, préfigurant ainsi la démarche boitillante de l’Eglise de tous les temps ; et aussi la nôtre sans doute. Douze personnes c’est bien peu de choses : Dieu aime réaliser son œuvre par « peu de choses ». Il aime agir par la médiation d’humbles signes sacramentels - à commencer par l’Eglise elle-même – dans lesquels sont pourtant cachées la toute-puissance et l’efficacité infinie de sa grâce.

Dans la discrétion de ces quelques versets décrivant un événement qui est passé inaperçu aux yeux du monde, saint Luc nous donne accès à un moment déterminant de l’histoire : la fondation de la communauté du salut, structurée hiérarchiquement par Jésus lui-même. La « pierre maîtresse » c’est le Christ, les apôtres en constituent « les fondations » (Ep 2, 20), les disciples sont les membres du nouveau peuple de Dieu. Trois cercles concentriques entourent le Maître : les Douze, les disciples et enfin la foule, accourue de Judée, de Jérusalem la capitale et même de la région côtière de Tyr et de Sidon, c’est-à-dire au-delà des frontières de la Palestine, préfigurant la mission universelle.

Nous retrouverons cette même structure au début des Actes des Apôtres, dans la description des commencements de l’Eglise : Jésus s’adresse une dernière fois « aux Apôtres qu’il avait choisis » avant d’être « enlevé » : ceux-ci regagnent Jérusalem et « montent dans la chambre haute où se retrouvent Pierre, Jean, Jacques… » - suit l’énumération des Onze - entourés des femmes, de Marie, mère de Jésus, et de ses disciples (Ac 1, 2.13s) ; puis, après la descente de l’Esprit, accourent les foules provenant de tous les pays d’alentour.

L’image suggérée par Saint Luc de ces trois cercles concentriques entourant le Maître au pied de la montagne, est quelque peu erratique, mais elle frappe par sa majesté, sa paisible beauté et sa force rayonnante. A travers cet événement advenu « en ces jours-là », c’est déjà la victoire définitive du Ressuscité qui s’annonce. L’imprécision temporelle tout à fait volontaire, nous invite à actualiser la scène dans l’aujourd’hui de notre vie : c’est dans cette paisible majesté que le Seigneur continue à venir à nous d’auprès du Père par la médiation de son Eglise, pour nous « délivrer des esprits mauvais » et guérir, dans la force de l’Esprit qui émane de lui, tous ceux qui le touchent par une foi aimante.

Père Philippe

 http://www.meinau-catholiques.org



«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu»

Aujourd'hui, je voudrais centrer notre réflexion sur les premiers mots de cet Évangile: «En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu» (Lc 6,12). Des introductions comme celles-là peuvent passer inaperçues dans notre lecture quotidienne de l'Évangile, mais —de fait— elles sont de la plus grande importance. Dans le cas présent, on nous dit clairement que le choix des douze Apôtres —décision centrale pour la vie future de l'Église— fut précédé par toute une nuit de prière de Jésus, dans la solitude, devant Dieu son Père.

Comment était la prière du Seigneur? Sa vie nous permet de penser que ce devait être une prière pleine de confiance dans le Père, de total abandon à sa volonté —«ce n'est pas ma propre volonté que je cherche, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé» (Jn 5,30), d'union manifeste à son œuvre de salut. Ce n'est qu'à partir de cette longue, profonde et constante prière, toujours soutenue par l'action du Saint Esprit, qui, déjà présent au moment de son Incarnation, était descendu sur Lui lors de son Baptême, que le Seigneur puit obtenir la force et la lumière nécessaires pour continuer sa mission d'obéissance au Père en vue d'accomplir son œuvre de service pour le salut des hommes. Le choix ultérieur des Apôtres, dans lequel, comme nous le rappelle saint Cyrile d'Alexandrie, «le Christ lui-même affirme leur confier la mission même qu’il avait reçu du Père», nous montre comment l'Église naissante fut le fruit de cette prière de Jésus au Père dans l'Esprit, et que, par conséquent, elle est l'œuvre de la Sainte Trinité elle-même. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13).

Que toute notre vie de chrétien —de disciples du Christ— soit toujours immergée dans la prière et prolongée par elle.

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière d'introduction

Dieu éternel et tout-puissant, en ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, tu as fondé ton Église sur les douze apôtres et tu la maintiens dans la succession apostolique, unie et ferme autour du successeur de Pierre. En cette fête de saint Simon et de saint Jude, nous voulons te bénir dans ce temple spirituel qui est ton Église et notre Église, nous voulons te glorifier en reconnaissant son unité et notre mission en son sein.

Demande

Jésus, sagesse de Dieu le Père, donne-moi de te reconnaître dans ma vie quotidienne comme celui qui m’appelle ; donne-moi de connaître ton choix et de faire l’expérience de ton amour, pour remplir d’amour le temps qui s’écoule.

Points de réflexion

1. « Jésus passa toute la nuit à prier Dieu. »
Si Jésus sacrifie sa nuit, c’est en raison de l’importance extrême de ce moment. Jésus sait qu’il quittera ce monde de manière assez abrupte. S’il ne veut pas que son œuvre soit vaine, il doit assurer sa succession. Or ce n’est pas sur des pierres ou sur une « institution » qu’il peut fonder quelque chose de durable – comme des édifices, des traités de philosophie ou des codes de moralité d’une nouvelle religion – mais sur des hommes ancrés en Dieu, qui sauront écouter son Père et mettre en place les dispositions pour édifier son Temple.
Qui sont les apôtres ? Pourra-t-il vraiment compter sur eux ? Ne seront-ils pas pires que les pierres – puisque les pierres ne pèchent pas ? Et pourtant, c’est eux qu’il choisit, puisque le Père céleste les lui a donnés ! Dieu seul peut édifier une vie, une communauté, une œuvre qui perpétue l’Évangile. C’est pour cela que Jésus prie toute la nuit. Et moi, qui prétends être si occupé, combien de temps est-ce que je dédie à la prière ?

2. « Il appela ses disciples et en choisit douze. »
Lorsque Jésus appela ses disciples, il était encore sur la montagne. La rencontre avec Jésus, lorsqu’il appelle, suppose pour nous une montée, vers celui qui s’est abaissé. Cet effort qu’il nous demande exprime sa volonté de nous élever, de nous sortir de notre inertie humaine, dans laquelle nous avons tendance à banaliser ce qui est sacré, à rendre ordinaire ce qui est extraordinaire.
Ce choix de Jésus s’adresse à des personnes précises et touche les cœurs au plus profond. Aucune créature, aucun être humain n’est un numéro, un élément anonyme d’une masse amorphe. Chaque baptisé est appelé par son nom pour faire l’expérience de l’amour irrésistible de Jésus et pour comprendre qu’il est irremplaçable dans le dessein de Dieu. L’événement le plus ordinaire de la vie, éclairé par cette identité et animé par l’amour, devient extraordinaire. Est-ce que j’y crois vraiment ?

3. « Toute la foule cherchait à le toucher. »
Tandis que les foules, aux temps de l’Évangile, pouvaient voir Jésus de leurs yeux de chair, de nos temps, qui sont les derniers, nous pouvons voir Jésus avec le regard de la foi. À l’époque, comme aujourd’hui, Jésus veut se laisser toucher, notamment par les plus pauvres et indigents : les malades, les isolés, les marginalisés, les pécheurs – l’homme normal avec ses misères, lorsqu’il s’en repentit. Avec Jésus, les disciples sont impliqués dans cette mission. Est-ce que je donne à mon entourage, parfois loin de Dieu et de l’Église, une chance de toucher le Christ ? Au contraire, touchent-ils en moi plutôt amertume, timidité, susceptibilité ?
Lorsque nous touchons le Christ, nous lui ouvrons une porte, afin que lui puisse venir nous toucher, nous ébranler au plus profond de nos endurcissements. Notre véritable guérison sera la transformation des cœurs de pierre – qui se veulent irréprochables – en cœurs de chair, capables de repentir, capables de nous jeter dans les bras du Père. Suis-je capable de me remettre en quête de Jésus, de me laisser ébranler ?

Dialogue avec le Christ

Ô Jésus, tu es le Maître et Seigneur de ma vie ; vers toi je crie, viens me toucher, viens me délivrer de la paralysie et des ténèbres. Ta lumière brille dans le Temple de ton Église ; je veux y rentrer plus profondément, alors que je ne suis qu’un misérable pécheur. Je veux monter vers ta montagne sainte et m’approcher de ton autel, pour te louer jusqu’à la fin de mes jours. Amen.

Résolution

Je ferai une visite au saint Sacrement pour l’offrir pour mon évêque et pour l’unité de l’Église.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 "En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu."

 

Jésus s’en alla dans la montagne pour prier en vue du choix de ces Douze Apôtres. La prière naît en nous pour écouter Jésus qui nous manifeste la volonté de Dieu. La prière est un don de Dieu qui demande à être accueilli. C’est l’œuvre de Dieu qui nous donne un engagement et une continuité dans notre vie. La prière de Jésus, dans la paternité de Dieu et dans la communion de l’Esprit Saint, s’est prolongée dans un Don fidèle, jusqu’au Jardin des Oliviers et à la Croix. Nous voulons être fidèles à la prière dans un monde fermé à Dieu qui ne nous aide pas. L’espérance de sa rencontre, dans l’amitié avec Jésus, nous conduit à une relation filiale avec notre Père des cieux. Jésus choisit ses apôtres dans cette relation d’amour avec son Père. L’appel de Dieu pour les Apôtres est fait dans une communion d’Amour avec notre Père. Elle manifeste que nous sommes un Peuple d’appelés. Nous demandons la grâce d’être renouvelés fondamentalement dans notre prière et dans notre appel. C’est dans la tendresse, la bonté et la beauté que Dieu nous regarde. Notre corps, notre cœur, notre esprit, toutes les dimensions de notre être, sont créés pour aimer Dieu.

"Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :" Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Notre liberté humaine honore ou non ce qu’elle éprouve devant l’appel de Jésus. La prière de Jésus sur la montagne nous indique combien est important notre Salut et celui de l’humanité. Jésus nous fait entrer de plus profondément dans la mission reçue du Père. Le jour venu, il va appeler des hommes, pour être avec lui, pour prolonger son action de Salut dans le monde. Un nouvel univers s’ouvre devant nous. Jésus, dans sa liberté, se lie à ces hommes appelés, pour que d’autres personnes soient touchés. Les Apôtres sont remplis de faiblesses et d’incertitudes. Avec Jésus, ils seront capables de porter la bonne nouvelle au monde. Ils descendent de la montagne avec lui, à la rencontre de tous. Ils sont dans le choix posé par Jésus qui a passé la nuit en prière avec son Père. Nous sommes, nous aussi, appelés par Dieu. Notre vie sur la terre se vit dans une grande espérance. Nous portons en nous les germes de la vie éternelle et nous voulons les laisser s’épanouir de plus en plus en nous.

« Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé." Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. A la suite de Jésus, nous entrons dans une relation intense avec Dieu. Notre prière va devenir constante, pleine de confiance, capable d’éclairer notre vie. Nous demandons à Jésus la grâce de communiquer avec ceux qui nous sont proches, avec ceux que nous rencontrons sur notre route. Jésus est la lumière de notre existence. Notre vie, donnée par Dieu, nous voulons la vivre avec le Christ Jésus. Il nous a donné sa vie que nous recevons dans l’Eucharistie. C’est une vie d’amour, une « vie divine » sur la terre. Nous ne nous appartenons plus, nous appartenons au Christ. Si nous tombons, nous pouvons nous relever et nous jeter dans le cœur de Jésus qui pardonne tout. Le Christ est dans notre cœur et nous croyons en Lui, Il est dans notre vie et nous espérons en Lui. S’il nous arrive à vivre des situations difficiles, Il est là, déjà victorieux.

Nous demandons à Dieu la grâce d’être renouvelés dans notre vocation.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


« Il passa la nuit à prier Dieu »

      Le Seigneur prie : non afin d'implorer pour lui, mais afin d'obtenir pour moi. Bien que le Père ait mis toutes choses à la disposition du Fils, le Fils cependant, pour réaliser pleinement sa condition d'homme, juge à propos d'implorer le Père pour nous, car il est notre avocat. Ne dressez pas des oreilles insidieuses, vous figurant que le Christ demande par faiblesse, pour obtenir ce qu'il ne peut pas accomplir, lui qui est l'auteur de tout pouvoir. Maître en obéissance, le Christ nous façonne par son exemple aux préceptes de la vertu. « Nous avons, est-il dit, un avocat auprès du Père » (1Jn 2,1) : s'il est avocat, il doit s'interposer pour mes péchés. Ce n'est donc pas par faiblesse mais par bonté qu'il implore. Vous voulez savoir à quel point tout ce qu'il veut, il le peut ? Il est à la fois avocat et juge ; en l'un réside une charge de compassion, en l'autre l'insigne du pouvoir. « Et il passa la nuit à prier Dieu » : il vous donne un exemple, il vous trace un modèle à imiter.

      Que faut-il faire pour votre salut quand pour vous le Christ passe la nuit en prière ? Qu'est-ce qu'il convient de faire quand vous voulez entreprendre un devoir de piété, alors que le Christ, au moment d'envoyer ses apôtres, a prié et a prié seul ? Nulle part ailleurs, si je ne me trompe, on ne trouve qu'il ait prié avec les apôtres ; partout il implore seul. C'est que le dessein de Dieu ne peut pas être saisi par des désirs humains, et personne ne peut avoir part à la pensée intime du Christ. Voulez-vous savoir d'ailleurs que c'est bien pour moi et non pour lui, qu'il a prié ? « Il appela ses disciples et il en choisit douze » pour les envoyer, semeurs de la foi, propager le secours et le salut des hommes dans le monde entier.

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 5, 42s (trad. SC 45, p. 198 rev.)

http://levangileauquotidien.org


 


 


 


 


 

 

Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 

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Évangile et Homélie du Dim 10 Sept 2017. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.

 

Photo: Choristes des trois chorales d’Ans (CSFA-Chorale, Ensemble et Arc En Ciel). Jour de la fête des chorales le 25 Juin 2017

Dimanche 10 septembre 2017

Nous sommes au 23ième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Nicolas de Tolentino, o.s.a. (1245-1305), St Aubert, évêque d'Avranches († v. 725)

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ez 33, 7-9)

 

Lecture du livre du prophète Ézékiel

 

La parole du Seigneur me fut adressée :
    « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur
pour la maison d’Israël.
Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,
tu les avertiras de ma part.
    Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’,
et que tu ne l’avertisses pas,
si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,
lui, le méchant, mourra de son péché,
mais à toi, je demanderai compte de son sang.
    Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite,
et qu’il ne s’en détourne pas,
lui mourra de son péché,
mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

 

 

 


    – Parole du Seigneur.

 

 

 

Psaume 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

 

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

 

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

Deuxième lecture (Rm 13, 8-10)

 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

 

Frères,
    n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
    La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.

Ces commandements et tous les autres
se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    L’amour ne fait rien de mal au prochain.

 


Donc, le plein accomplissement de la Loi,
c’est l’amour.

 

     – Parole du Seigneur.

 


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 15-20)

 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

 

    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

 

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 


 

 

 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

 

Étonnantes sont les paroles que nous venons d'entendre. En effet qui suis-je pour aller trouver mon frère et lui dire qu'il a péché ? Ne suis-je pas un pécheur comme lui ?


 

 

 

On connaît la parabole de la paille et de la poutre. À celui qui dénonce la paille qui est dans l'œil de son frère, on rétorquera qu'il ferait mieux de voir la poutre qui le rend aveugle. Nous voilà clairement avertis et pourtant Jésus nous dit aujourd'hui de reprendre le pécheur.
Faut-il y voir une contradiction ?


 

 

 

 

 

Et par la bouche du prophète Ézéchiel, le Seigneur va plus loin : non seulement il faut dénoncer le mal mais si nous ne le faisons pas, nous aurons des comptes à rendre.
C'est donc bien une lutte contre le péché que le Seigneur nous invite à mener, afin que nos frères et nous-mêmes ayons la vie.
À partir de ce constat préalable, essayons de mettre en lumière les clés de l'enseignement de Jésus. Tout d'abord, nous pouvons comprendre que Jésus se refuse à nous voir devenir insensibles à l'œuvre du mal.
Il est si facile de le nier, de le minimiser, de l'oublier.
Or nous ne pouvons pas vivre comme si le péché n'existait pas.
Il est bien là à la porte, tapi comme une bête cherchant qui dévorer (cf. Gn 4,7).
Laisser le mal proliférer autour de nous, c'est prendre le risque de le voir rentrer en nous.

 

 

 

 

 

Aucun mal ne peut nous laisser indifférents car «le salaire du péché, c'est la mort», dit Paul (Rm 6,23).
N'est-ce pas la vie que nous devons désirer pour notre frère et pour nous ?  En second lieu, il nous faut rappeler que si tous, nous avons péché et que nous sommes solidaires dans le péché, par le Christ Jésus, nous sommes désormais
solidaires dans la grâce. C'est au nom de cette solidarité dans le salut que Jésus nous exhorte à aller vers notre frère pécheur.
Ce n'est pas le jugement et la condamnation que nous avons à transmettre mais plutôt la miséricorde et le pardon.
Ce trésor de l'amour, nous le portons dans des vases d'argile mais nous devons avoir l'audace de le partager.

 

 

 

 

 

Notre démarche ne sera vraie et féconde que si elle se vit avec humilité. Là est la clé qui ouvre la porte du cœur de notre frère. Nous ne venons pas à lui parce que nous sommes meilleurs que lui, mais parce que nous sommes pétris de la même pâte humaine que lui, aussi vulnérables et fragiles que lui, et qu'avec lui, nous voulons vraiment vivre en frères car nous sommes fils d'un même Père.
Parce que nous sommes frères et sœurs en Christ, nous sommes responsables les uns des autres.
J'ai donc une réponse à donner à mon frère qui a péché : celle de l'amour humble qui ne regarde pas de haut mais qui rejoint l'autre dans sa misère et lui offre la miséricorde pour l'aider à se relever.

 

 

 

 

 

Avant d'aller vers notre frère, il nous faut donc examiner le fond de notre cœur.
Assurons-nous d'abord que nous voyons juste - la prière nous y aidera-. Demandons-nous si nous aimons assez notre frère pour combattre efficacement son mal, si c'est vraiment l'amour qui donne le ton à notre démarche.
Si tel est le cas, n'ayons pas peur.


 

 

 

 

 

 

 

Seigneur, donne-moi d’aimer comme tu le veux.

 

 

 

Si je dois me taire, que je me taise par amour.


 

 

 

Si je dois parler, que je parle par amour.


 

 

 

Si je dois corriger, que je corrige par amour.


 

 

 

Si je dois pardonner, que je pardonne par amour.


 

 

 

Mets au fond de mon cœur la racine de l'amour.


 

 

 

De cette racine, je le sais et je le crois, il ne peut rien sortir que de bon.

 

 

 

Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 


 


 

 

 

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute»

 

 

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous propose de réfléchir aux recommandations de Jésus aux disciples de son temps et de tous les temps. Même dans la communauté des premiers chrétiens il y avait des défauts et des comportements contraires à la volonté de Dieu.

Le dernier verset nous indique comment résoudre tous les problèmes rencontrés au sein de l'Église tout au long de son histoire: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux» (Mt 18,20). Jésus est toujours présent dans toutes les périodes de la vie de son Église, son "corps mystique" animé incessamment par l'action du Saint Esprit. Nous sommes toujours frères, que notre communauté soit petite ou grande.

Les choses ne sont pas plus faciles de nos jours que lorsque l'église était moins nombreuse. Mais si nous réfléchissons aux choses en dialoguant avec Dieu notre Père, Il nous donnera la lumière pour que nous puissions trouver le temps, l'endroit et les paroles opportuns afin d'accomplir notre devoir et aider. Il est important de purifier notre cœur. Saint Paul nous encourage à corriger notre prochain avec droiture: «Frères, même dans le cas où quelqu'un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien toi aussi être tenté» (Gal 6,1).

Une affection profonde et l'humilité nous encouragerons à rechercher la douceur. «Mais agissez d'une main maternelle, avec la délicatesse infinie que nos mères mettaient à soigner les grandes ou petites blessures de nos jeux et de nos chutes enfantines» (Saint Josemarie). Comme nous corrige la Mère de Jésus et Notre Mère, en nous inspirant d'aimer davantage Dieu et nos frères.

 

 

 

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL (Roma, Italie)

 

 

 

 

 

http://evangeli.net/evangile

 


 

 

 


 

 

 

 

 

Prière d'introduction

 

Sainte Trinité, je vous adore et vous demande de vous glorifier en ce jour par mes pensées, mes paroles et mes actions. Au nom du Père, et du Fils…

 

Demande

 

Seigneur, apprends-moi à vivre la correction fraternelle au sein de ma famille, de mon travail, de ma communauté comme un geste de charité envers mon prochain.

 

Points de réflexion

 

1. Dans la prière collecte de ce dimanche nous demandons au Seigneur deux grâces : la vraie liberté et la vie éternelle.
Une manifestation de cette « vraie liberté » consiste à dire ce que nous pensons ouvertement, à pratiquer la correction fraternelle. Les martyrs nous donnent un exemple de cette vraie liberté qui ne se tait pas, mais qui offre la vie pour proclamer sa propre foi : « C’est la vérité qui rend libre face au pouvoir » (Veritatis Splendor). Il ne faut pas confondre cette liberté de parole avec la liberté d’expression à la manière du monde, car toute forme de liberté d’expression n’est pas synonyme d’expression de notre liberté, mais au contraire, de notre soumission aux passions telles que la haine et la jalousie envers nos frères. Corriger l’un de nos frères qui se trouve dans une situation de péché, qui a dévié ou qui tout simplement a tort, exige, comme le rappelle le pape François, un grand amour accompagné par l’humilité et le tact nécessaire pour savoir comment et quand dire les choses : « On ne peut en effet réaliser une intervention chirurgicale sans anesthésie ». Parfois, plus que d’une correction verbale, notre frère a besoin d’un bon exemple, d’une bonne attitude de notre part qui le remette en cause. À la lumière de la liturgie nous pouvons tirer quelques caractéristiques de l’exercice de la correction fraternelle dans notre vie chrétienne.

 

2. « Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. » (Ez 3, 17)
La correction fraternelle commence par l’écoute de la parole de Dieu, elle se prépare dans la prière : en nous adressant à Dieu comme notre Père, nous accueillons les autres comme nos frères. Cette parole inspire, motive, rend droite et mesure notre correction. Ce point est crucial, puisque la correction n’est pas un exercice de subjectivisme, de goût, elle est règlement de notre vie à la lumière de ce que Dieu nous demande. Évidemment, cet exercice n’est pas facile, il est même douloureux, et parfois nous ne nous considérons pas à la hauteur, puisque nous-mêmes, nous sommes pécheurs. Mais encore une fois, ce n’est pas nous qui sommes au centre de la correction, mais la Parole de Dieu et le bien de la communauté, du corps du Christ. Le péché divise ; la vérité, au contraire, unit nos communautés et les met d’accord pour prier, pour se réunir au nom de Jésus d’un seul cœur. Dans l’Évangile cette dimension communautaire de la correction fraternelle est plus claire. En résumé, la Parole de Dieu et la communauté sont deux éléments importants pour échapper au subjectivisme et assurer que notre correction vienne de Dieu.

 

3. « À toi, je demanderai compte de son sang. » (Ez 33, 8) Voici la réponse de Dieu à la réponse de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9)
Oui, nous sommes les responsables de nos frères, dans la correction en tout cas, pas dans l’exécution. La correction fraternelle est une preuve de notre amour et notre considération envers les autres et « le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. » (Rm 13, 10) Et quand nous sommes l’objet de cette correction, apprenons à voir aussi en elle un geste d’amour de nos frères pour nous. Notons bien, le Seigneur nous invite à prendre soin, tout d’abord, en allant lui faire de reproches « seul à seul ». La calomnie et le commérage ne font que répandre le sang et déchiqueter nos frères.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, accorde-nous la grâce de la vraie liberté, non pas pour blesser, mais pour construire et aider nos frères. Que ta parole façonne et inspire notre manière de penser, de parler, d’agir. Que nous soyons attentifs à nos frères avec un vrai zèle fraternel, que nos paroles soient justes quand il faut leur ramener au droit chemin, que nos oreilles soient attentives à la correction de nos frères. Qu’ensemble nous puissions construire cette communauté unie, en accord, qui prie et demande d’un seul cœur, qui se réunit en ton nom avec la certitude de ta présence parmi nous. Seigneur, que nous soyons de bons frères pour les autres.

 

Résolution

 

Me demander si je peux aider quelqu’un de mon entourage en pratiquant avec douceur la correction fraternelle.

 

Père Roger Villegas, LC

 

 

 

http://www.regnumchristi.fr

 


 

 

 


 

 

 

 

 

"Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

 

 

 

 

 

 

 

S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Habituellement nous n’en sommes pas là ! Nous pensons plutôt : « Il m’a fait cela ! Je ne vais rien dire, je n’en parlerai pas. » J’ai peur, il m’a fait mal, comme je le connais, il ne va pas m’écouter ! Et nous ruminons à l’intérieur. Ce n’est pas la solution, car nous allons ajouter au mal ! Un volcan va se déclencher dans notre vie, nous sommes empoisonnés. Que faire alors ? Il m’a fait cela ! Alors : « Œil pour œil, dent pour dent. » Nous savons qu’il va s’établir un fossé, une séparation dans une agressivité, et celui qui m’a blessé va devenir inatteignable ! En fait, avec grande humilité, il nous faut considérer l’autre comme un frère. Jésus nous propose d’aller voir un ami, et de lui en parler. C’est un frère à honorer, créé par Dieu, sauvé par Jésus. J’ai mal, j’ai été blessé, mais je vais demeurer au niveau de la grâce, dire que je souffre, que je viens d’être blessé, tout simplement. Dans cette situation, c’est moi qui suis misérable. Jésus dit : « S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes. » Il me faut être ingénieux, trouver son ami, parler à son ami et lui dire la situation dans laquelle je me trouve.

 

 

 

"Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel." C’est Jésus lui-même qui nous a sauvés, il vient nous rassembler dans un corps mystérieux, son Corps mystique. Si cette parole est difficile à vivre, elle est nécessaire pour que la communauté chrétienne puisse prendre corps. Nous sommes en situation de « salut, » il s’agit de sauver un frère ! Ce salut que Jésus nous a obtenu par sa passion et par sa croix, doit être pour nous Résurrection. Dans le feu du quotidien, au milieu des douleurs, nous nous blessons. Il nous faut alors mettre en œuvre notre espérance. Le courage et la confiance sont nécessaires ! Nous voulons sauver les liens qui sont entre nous parce que ces liens sont dans l’Esprit Saint qui les tisse. Nous entrons dans la communauté en artisan de Paix pour faire jaillir la vie de la communauté. Nous désirons voir le Christ au milieu de nous. Il ne demeure pas en nous quand nous sommes en lutte les uns contre les autres. Or nous sommes rassemblés en son nom, attentifs à sa voix.

 

 

 

"Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Nous sommes toujours redevable les uns vis à vis des autres. Notre dette est la charité, elle est le lieu de notre vigilance. Ce que Jésus nous propose, c’est une attitude de douceur et d’humilité. Pour que la communauté chrétienne prenne corps, il nous faut revêtir les sentiments qui sont dans le cœur de Jésus. Créés par Dieu, sauvés par Jésus, frères et sœurs en humanité, nous savons que l’Evangile nous donne la Paix. Nous sommes les brebis du bon Pasteur. Nous voulons demeurer dans le calme et la tranquillité. Eloignons de nous la critique, l’injure, l’envie, la jalousie ou l’avarice. Dans le respect de Jésus et le Don de sa Vie, nous honorons ensemble la table sainte à laquelle nous communions à sa Vie. Nous voulons joindre tous nos différents dans le sacrifice de l’autel pour l’offrir avec sa Passion. Avoir l’amour qui animait Jésus, est bien supérieur à toutes les œuvres. Jésus nous l’a dit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.

 

 

 

Nous demandons au Saint-Esprit la grâce d’accomplir cette parole de Dieu.

 

 

 

 Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 


 

 

 


 

« Tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » : le sacrement de réconciliation

 

 

 

      L'autre jour, quelqu'un, un journaliste, m'a posé une question étrange : « Vous-même, allez-vous en confession ? – Oui, je vais en confession chaque semaine, ai-je répondu. – Dieu doit être plus qu'exigeant si vous-même avez à vous confesser ».

      C'était à mon tour de lui dire : « Il arrive parfois à votre propre enfant de mal agir. Que se passe-t-il quand il vous annonce : 'Papa, je suis désolé !' Que faites-vous ? Vous prenez votre enfant dans vos bras et vous l'embrassez. Pourquoi ? Parce que c'est votre façon de lui dire que vous l'aimez. Dieu fait la même chose. Il vous aime tendrement ». Si nous avons péché ou si nous avons commis une faute, faisons en sorte que cela nous aide à nous rapprocher de Dieu. Disons lui humblement : « Je sais que je n'aurais pas dû agir ainsi, mais même cette chute, je te l'offre ».

      Si nous avons péché, si nous avons fauté, allons vers lui et disons-lui : « Je regrette ! Je me repens ! » Dieu est un père qui prend pitié. Sa miséricorde est plus grande que nos péchés. Il nous pardonnera.

 

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 117 rev.)

 

http://levangileauquotidien.org

 

Nos sources:

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

1. Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org

 

2. Abbé A

 

http://evangeli.net/evangile

 

3. Frère F.

 

http://www.regnumchristi.fr

 

4. Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

5. Pape P.

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

  

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Évangile et Homélie du Sam 09 Sept 2017. « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 


Samedi 09 septembre 2017

Le samedi de la 22e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Pierre Claver, prêtre s.j. (1581-1654), Bx Pierre Bonhomme, prêtre et fond. (1803-1861)


Lectures de la messe

Première lecture (Col 1, 21-23)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
    vous étiez jadis étrangers à Dieu,
et même ses ennemis,
par vos pensées et vos actes mauvais.
    Mais maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui,
dans le corps du Christ, son corps de chair, par sa mort,
afin de vous introduire en sa présence,
saints, immaculés, irréprochables.
    Cela se réalise si vous restez solidement fondés dans la foi,
sans vous détourner de l’espérance
que vous avez reçue en écoutant l’Évangile
proclamé à toute créature sous le ciel.
De cet Évangile, moi, Paul, je suis devenu ministre.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 53 (54), 3-4, 6.8)

Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.

Voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 1-5)

    Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ;
ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient,
après les avoir froissés dans leurs mains.
    Quelques pharisiens dirent alors :
« Pourquoi faites-vous
ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
    Jésus leur répondit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David
un jour qu’il eut faim,
lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
prit les pains de l’offrande, en mangea
et en donna à ceux qui l’accompagnaient,
alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
    Il leur disait encore :
« Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat » : Par ces mots, Jésus touche à une des institutions les plus fortes et les plus identitaires du Judaïsme. Pour le juif, le sabbat se présente avant tout comme une invitation à imiter Dieu qui s’arrête au terme de son œuvre créatrice. Par son travail, l’homme imite l’activité du Dieu créateur, par le chômage du septième jour, il imite le repos sacré de ce même Dieu qui sanctifie sa création et, en son centre, l’homme qu’il a modelé à son image et à sa ressemblance. Ainsi, à travers le respect du sabbat, le peuple d’Israël garde en mémoire que Dieu le sanctifie et découvre peu à peu que le vrai repos ne se réduit pas à la cessation de l’activité mais à son accomplissement.

 

 Mais quel homme pourrait soutenir avoir achevé son œuvre au soir du sixième jour ? Si l’homme s’arrête le jour du sabbat, n’est-ce pas, somme toute, pour mieux reprendre, dès le lendemain, son activité ?  Quel est donc l’homme qui pourrait se prétendre « maître du sabbat » ? Le Fils de l’homme ? Mais se fait-il pour autant l’égal du Créateur ? En réalité, qui se fait l’égal de Dieu ? Celui qui se présente comme le « maître du sabbat » ou bien celui qui veut à tout prix qu’en Dieu « repos » s’identifie à « inaction » ?

 

Mais voilà, au terme de la création, « repos de Dieu » n’est pas synonyme d’inactivité : Dieu continue de régir le monde et de vivifier les hommes. C’est bien ce que Jésus a conscience d’imiter et qu’il accomplira en plénitude dans sa résurrection. Le sabbat de l’homme rejoindra alors le sabbat de Dieu. Le devenir sera un éternel présent et le présent sera un éternel devenir en Dieu. En Jésus ressuscité, la distance entre l’homme et Dieu sera définitivement abolie. Voilà pourquoi, la clôture de la loi, gardienne de vie pour l’homme qui tendrait à se faire l’égal de Dieu, peut en Jésus être définitivement franchie. Oui, seul le Fils de l’homme est bien le maître du sabbat. Et en lui tout homme est appelé à le devenir.

 

Seigneur Jésus, fais-nous la grâce de grandir dans la liberté des fils de Dieu, en vivant le dimanche, notre sabbat à nous, comme ce moment fort de rencontre avec toi et en assumant notre engagement chrétien non comme un fardeau mais comme la possibilité de réaliser et d’exprimer en plénitude l’image de toi que nous sommes.

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«Le Fils de l'homme est maître du sabbat»

Aujourd'hui, face à l'accusation des pharisiens, Jésus explique le sens correct du repos sabbatique, en prenant un exemple dans l'Ancien Testament (cf. Dt 23,26): «N'avez-vous pas lu ce que fit David (…), [qui] prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons?» (Lc 6,3-4).

La conduite de David anticipa la doctrine que le Christ enseigne dans ce passage. Dans l'Ancien Testament, Dieu avait déjà établi un ordre dans les préceptes de la Loi, pour que ceux de rang inférieur cèdent le pas aux principaux.

L'on s'explique ainsi qu'un précepte cérémoniel comme celui que nous commentons soit écarté lorsqu'il entre en conflit avec un précepte de la loi naturelle. Le précepte du sabbat n'est pas supérieur aux nécessités élémentaires de la subsistance.

Dans ce passage, le Christ enseigne quel est le sens de l'institution divine du sabbat: Dieu l'avait établi pour le bien de l'homme, pour qu'il puisse se reposer et se dédier dans la paix et la joie au culte divin. L'interprétation des pharisiens avait fait de ce jour une occasion d'angoisse et de préoccupation de par la foule des prescriptions et des prohibitions.

Le sabbat avait été établi non seulement pour que l'homme se reposât, mais aussi pour qu'il rendît gloire à Dieu: c'est là le sens authentique de l'expression «le sabbat a été fait pour l'homme» (Mc 2,27).

De plus, quand Il se déclare “maître du sabbat” (cf. Lc 6,5), Jésus manifeste ouvertement qu'Il est ce même Dieu qui a donné ce précepte au peuple d'Israël, affirmant ainsi sa divinité et son pouvoir universel. Aussi peut-Il établir d'autres lois, tout comme Yahvé dans l'Ancien Testament. Jésus peut bien se dire “maître du sabbat”, car Il est Dieu.

Demandons son aide à la Vierge pour croire et comprendre que le sabbat appartient à Dieu et qu'il est une manière —adaptée à la nature humaine— de rendre gloire et honneur au Tout-Puissant. Comme l'a écrit Saint Jean-Paul II, «le repos est une chose “sacrée”» et une occasion de «prendre conscience que tout est œuvre de Dieu».

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME (Ikenanzizi, Nigeria)

http://evangeli.net/evangile


 

 

Prière d'introduction

 

Je viens te prier, Seigneur, ouvre mon cœur. Que ta Parole pénètre mes pensées, mes paroles et mes actions.

 

Demande

 

Que l’amour de Dieu soit le moteur de ma vie.

 

Points de réflexion

 

1. « Un jour de sabbat ».
Souvent les problèmes entre Jésus et les pharisiens arrivent « un jour de sabbat ». Pourtant le sabbat devrait être un jour de repos, de paix, de bienveillance ! Il rappelle le repos de Dieu le septième jour de la création, et à partir de l’Exode il devient aussi un moment pour faire mémoire de la libération d’Israël : « Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu. […] Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que le Seigneur ton Dieu t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu » (Dt 5, 12-15). Jésus veut donc rappeler le sens profond du sabbat : faire mémoire de la création et de la Rédemption, c’est-à-dire de l’amour de Dieu qui entre en relation avec moi. Le repos prescrit par la loi mosaïque est un moyen pour le vivre.

 

2. Jésus mentionne souvent la cohérence entre ce que nous célébrons et ce que nous vivons, par exemple lorsqu’il demande d’aller se réconcilier avant de présenter une offrande à Dieu. Ici il rappelle le cas de David et ses compagnons qui, fuyant Saül, se réfugient à Nob et demandent du pain au prêtre. La livre de Samuel raconte : « Le prêtre lui donna alors du pain consacré. En effet, il n’y avait là pas d’autre pain que le pain disposé devant le Seigneur, celui que l’on retire, pour le remplacer, le jour même, par du pain chaud ». On ne pourrait abandonner son enfant malade, ou un mourant au bord de la route, parce qu’il « faut » aller à la messe… car en faisant cela nous contredirions le sens même de la messe. Lorsque nous allons à la messe nous avons dans le cœur l’amour de Dieu pour les hommes, et cette lumière devrait irradier toute notre journée et nos activités dominicales.

 

3. Le souvenir de l’amour de Dieu est ce qui donne sens au sabbat, et pour nous chrétiens, au dimanche. Le dimanche est donc inséparable de la célébration eucharistique, non à cause d’une décision arbitraire de Dieu, ni même pour un commandement de l’Église, mais parce qu’elle est la célébration par excellence de l’amour de Dieu, en elle est contenu tout le sens du dimanche. Un dimanche sans la messe serait comme une fête de mariage sans l’échange des consentements... À chaque Eucharistie nous célébrons les noces du Christ avec l’Église. C’est Jésus lui-même qui devient l’épi froissé des disciples, ou le pain de l’offrande de David, qui rassasie notre faim et nous unit à lui. Jésus transforme totalement le sabbat, il n’est plus seulement mémoire des actions passées de Dieu, il devient action actuelle de Dieu en moi par l’Eucharistie.

 

Dialogue avec le Christ

 

Prendre une minute pour parler avec le Christ du sens du dimanche dans ma vie.

 

Résolution

 

Organiser mon prochain dimanche pour y célébrer Dieu le mieux possible.

 

Frère Melchior Poisson, LC

 

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Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.

 

 

 

Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » La joie de Jésus au milieu de ses disciples est une bonne nouvelle. C’est la joie d’un « groupe » joyeux et heureux. Cette « troupe » joyeuse traversent les champs de blé et les disciples qui ont faim, arrachent des épis, les froissent dans leurs mains et en mangent les grains de blé. Quoi de plus naturel : ils ont faim ! Jésus est attentif à toute détresse et à toute misère des hommes. On l’a reconnu, et dès qu’on l’aperçoit, on accourt vers lui avec tous ceux qui souffrent. Mais les pharisiens disent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Le livre de l’exode dit : « Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier, pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu n’y feras aucun ouvrage. » L’agir de Dieu est le modèle de l’agir humain. Si Dieu a « repris haleine » le septième jour, l’homme doit aussi « chômer » et laisser les autres, surtout les pauvres, « reprendre souffle. » Le sabbat fait cesser les travaux quotidiens et accorde un répit.

 

Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? »Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Jésus, mu par l’Esprit Saint, répond : « Un jour de sabbat, David avait faim et ses compagnons aussi. Il entre dans le Temple, prend les pains de l’offrande, et il fait manger chacun. » Les Pharisiens connaissent cette parole. David était le roi d’Israël, et parce qu’il était le roi d’Israël il pouvait faire cela ! Qui est Jésus pour s’autoriser à faire de même ? A nous qui sommes petits et pauvres, Dieu donne le pain de la terre. Si nous nous tournons vers le Soleil, il se reflète en nous comme dans un miroir. Toute la richesse du monde nous est donnée, elle est la vraie grandeur de l’Amour. Jésus nous permet d’entrer dans le mystère de sa compassion et c’est là notre joie. Nous commençons à trouver la guérison en nous soutenant les uns les autres. Jésus nous nourrira de son Pain de vie, c’est la nourriture adaptée à notre appel. Avec cette nourriture, Jésus nous rend semblables à lui, bon et miséricordieux. Chaque Eucharistie nous remet face au don qu’il nous a fait de Lui-même, de sa venue, de sa vie, de son corps et de son sang. Il nous introduit en sa présence, pour que nous devenions saints, irréprochables.

 

« Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »Avec compassion, Jésus s’autorise le jour du sabbat, à faire du bien, à nous sauver. Le sabbat est le jour du Seigneur des miséricordes. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, incarné dans le sein de Marie, se présente à l’humanité dans une grande vulnérabilité face à toutes les objections qu’il rencontre. C’est par son obéissance et dans une grande pauvreté qu’il nous sauve. Lui qui contient tout l’univers est le Maitre du monde, il vient nous remettre sur le chemin de l’amour de Dieu. Cet Amour est libérant, Jésus nous fait prendre conscience que si nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de Dieu bien plus encore. Fils unique du Père, Jésus a revêtu notre humanité dans l’Amour. Il est tourné vers le Père et il annonce que le sabbat est une œuvre de libération. L’Évangile nous rapporte de nombreuses occasions où Jésus est accusé de ne pas respecter la loi du sabbat. Il ne manque jamais à la sainteté de Dieu. Il en donne avec autorité l’interprétation authentique : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. »

 

Nous demandons la Grâce de suivre Jésus, de nous laisser enseigner par Lui, de nous laisser transformer par Lui au plus intime de notre vie.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 

« Le Fils de l'homme est maître du sabbat »

 

      Chaque jour de la création est grand, admirable, mais nul ne peut se comparer au septième : alors ce n'est pas la création de l'un ou l'autre élément naturel qui est proposée à notre contemplation, mais le repos de Dieu lui-même et la perfection de toutes les créatures. Car nous lisons : « Le septième jour, Dieu acheva son œuvre qu'il avait faite, et il se reposa de toute l'œuvre qu'il avait créée » (Gn 2,2). Grand est ce jour, insondable ce repos, magnifique ce sabbat ! Ah, si tu pouvais comprendre ! Ce jour n'est pas tracé par la course du soleil visible, ne commence pas à son lever, ne finit pas à son couchant ; il n'a ni matin ni soir (cf Gn 1,5)...

      Écoutons celui qui nous invite au repos : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau ; je restaurerai vos forces » (Mt 11,28). C'est la préparation du sabbat. Quant au sabbat lui-même, écoutons encore : « Prenez sur vous mon joug, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ; alors vous trouverez le repos » (v. 29). Voilà le repos, la tranquillité, voilà le vrai sabbat....

      Car ce joug ne pèse pas, il unit ; ce fardeau a des ailes, non du poids. Ce joug, c'est la charité ; ce fardeau, c'est l'amour fraternel. C'est là où on trouve le repos ; là, on célèbre le sabbat ; là, on est délivré de tout travail d'esclave... Même s'il arrive que quelque péché s'y glisse, à cause de notre faiblesse, la célébration de ce sabbat n'est pas interrompue, car « la charité couvre une multitude de péchés » (1P 4,8). Il est donc juste que cette libération soit réservée pour le septième jour car « la charité de Dieu a été répandue dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5).

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien

http://levangileauquotidien.org


  


 

 

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Évangile et Homélie du lundi 28 Août 2017. Malheureux êtes-vous, vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes!

 


Lundi 28 août 2017

Nous sommes dans la 21e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Augustin d'Hippone, évêque, docteur de l'Église (354-430)


Lectures de la messe

Première lecture (1 Th 1, 1-5.8b-10)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Paul, Silvain et Timothée,
à l’Église de Thessalonique
qui est en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix.


    À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
en faisant mémoire de vous dans nos prières.
Sans cesse, nous nous souvenons
que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon
en notre Seigneur Jésus Christ,
en présence de Dieu notre Père.
    Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu,
vous avez été choisis par lui.
    En effet, notre annonce de l’Évangile
n’a pas été, chez vous, simple parole,
mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude :
vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous
pour votre bien.
    La nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout
que nous n’avons pas besoin d’en parler.
    En effet, les gens racontent, à notre sujet,
l’accueil que nous avons reçu chez vous ;
ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu
en vous détournant des idoles,
afin de servir le Dieu vivant et véritable,
    et afin d’attendre des cieux son Fils
qu’il a ressuscité d’entre les morts,
Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.


            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 23, 13-22)

En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux
devant les hommes ;
vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas,
et vous ne laissez pas entrer
ceux qui veulent entrer !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous parcourez la mer et la terre
pour faire un seul converti,
et quand c’est arrivé,
vous faites de lui un homme voué à la géhenne,
deux fois pire que vous !


    Malheureux êtes-vous, guides aveugles,
vous qui dites :
“Si l’on fait un serment par le Sanctuaire,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire,
on doit s’en acquitter.”
    Insensés et aveugles !
Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ?
ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
    Vous dites encore :
“Si l’on fait un serment par l’autel,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel,
on doit s’en acquitter.”
    Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important :
l’offrande ?
ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
    Celui donc qui fait un serment par l’autel
fait un serment par l’autel
et par tout ce qui est posé dessus ;
    celui qui fait un serment par le Sanctuaire
fait un serment par le Sanctuaire
et par Celui qui l’habite ;
    et celui qui fait un serment par le ciel
fait un serment par le trône de Dieu
et par Celui qui siège sur ce trône. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Qu’est-ce que je suis prêt à faire pour obtenir une conversion ? Suis-je prêt à franchir terre et eau ? Ou, humblement, inviter quelqu’un à revenir à l’Eglise ? Ou utiliser ces 5 Euros que je dépense chaque jour en cafés pour m’acheter quelques livres de formation spirituelle ? Ou, par une confession sincère, déblayer le chemin qui conduirait mon âme au Saint-Esprit ? Ou de prendre un contact plus amical avec des gens que je croise souvent sans me soucier de les connaître ? Ou d’aller me réconcilier avec une personne qui est irritée contre moi sans raison ?

Il n’y a que le choix, les possibilités sont infinies. Même les Pharisiens faisaient de sérieux efforts pour s’attirer des convertis. Le Christ peut-il en dire autant de moi ? Est-ce que je Lui donne raison quand Il se lamente du fait que « les enfants des ténèbres » sont plus astucieux que » les enfants de lumière » ?  Le Christ dit : « pour faire un seul converti ». Nous ne pouvons pas « faire » un converti. Lui seul le peut. Chaque fois que nous essayons de le faire, c’est que nous travaillons pour nous, et non pas pour cette personne ou pour le Christ et cela tourne habituellement à la catastrophe. Nous pouvons faire appel à une personne par la crainte, l’égoïsme, la vanité ou l’intérêt personnel mais la convaincre d’agir en croyant, Dieu seul peut l'aider à une conversion authentique de son cœur. Dieu appelle à la liberté et à l’amour. La seule façon de répondre à Dieu dans l’amour et la liberté, c’est de vivre notre propre vocation dans l’amour et la liberté.

Dieu nous donne du zèle pour les âmes afin de l'aider à sauver autant d’âmes que possible. Etre appelé à l’apostolat est un appel à servir et à sauver des âmes. L’efficacité de notre apostolat dépend du degré d’amour et de sacrifice qu’on y met. Quand notre apostolat devient un moyen de reconnaissance et d’avancements personnels, c’est alors que notre mission s’affadit, perd de sa valeur. Au lieu d’aider des âmes à atteindre le ciel, on ne fait que les en éloigner. On devient alors que des « guides aveugles ».

Seigneur, tu m’as donné la joie d’aider les autres à se rapprocher de toi. Je n’ai jamais connu de joie plus profonde. Comme Jean le Baptiste, fais que je diminue et que tu croisses afin qu’on puisse te reconnaître par moi.   

 Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes»

Aujourd'hui, le Seigneur veut nous éclairer sur un concept élémentaire de soi-même, mais sur lequel seulement quelques uns arrivent à approfondir: mener vers un malheur ce n'est pas mener à la vie, mais à la mort. Celui qui enseigne quelqu'un à mourir ou à tuer les autres n'est pas un enseignant de vie, mais plutôt un “assassin”.

Aujourd'hui le Seigneur se trouve —dirait-on— de très mauvaise humeur; Il est justement en colère avec les guides qui égarent autrui et leur enlèvent le goût de vivre et, finalement, même la vie: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous!» (Mt 23,15).

Il y a ceux qui vraiment essayent d'entrer dans les Royaume des Cieux, et leur enlever cette illusion est certainement grave. Ils ont pris les clés d'accès, mais pour eux elles ne représentent qu'une “babiole”, quelque chose de tapageur pour pendre de leur ceinture et puis rien! Les pharisiens poursuivent les individus, en les “traquant” pour les conduire à leur propre conviction religieuse; pas celle de Dieu, mais la leur; avec l'intention de les transformer non pas en fils de Dieu, mais de l'enfer. Leur orgueil ne porte pas au ciel, ne conduit pas à la vie, mais à un destin funeste, à la perte. Quelle erreur, mais quelle erreur!

«Guides —leur dit Jésus— aveugles! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau!» (Mt 23,24). Tout est renversé, brouillé; le Seigneur a essayé à plusieurs reprises de dégager les oreilles et dévoiler les yeux aux pharisiens, mais le prophète Zacharie nous dit déjà: «Mais ils refusèrent d'être attentifs, ils eurent l'épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre» (Za 7,11). Et puis, lors du jugement, le juge émettra une sentence sévère: «Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!» (Mt 7,23). Il n'en suffit pas plus: il ne faut que connaître la vérité et l'enseigner avec une humble fidélité. Rappelons-nous de l'adage d'un authentique maître de sagesse, saint Thomas d'Aquin: «Lorsqu'ils exaltent leur propre bravoure, les superbes avilissent l'excellence de la vérité!».

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

http://evangeli.net/evangile



 

 

Prière d'introduction

Seigneur, tu sais combien je suis faible et combien j'ai besoin de toi. C'est pour cela que je viens à toi chaque jour afin que tu puisses m'aider à grandir toujours plus dans ton amour.

Demande

Seigneur, aide-moi à t'aimer chaque jour davantage.

Points de réflexion

1. Conversion du cœur
Dans cet Évangile, Jésus s'en prend une nouvelle fois aux scribes et aux pharisiens ; quelques versets avant notre passage, Jésus disait à la foule : « Faites ce qu'ils disent mais pas ce qu'ils font ». Ces paroles de Jésus, qui reprochent aux pharisiens d'être hypocrites, est une accusation souvent faite par Dieu contre son peuple. C'est en effet une tentation récurrente. Déjà au temps du prophète Isaïe, Dieu disait : « Ce peuple est près de moi en paroles et me glorifie de ses lèvres, mais que son cœur est loin de moi et que sa crainte n'est qu'un commandement humain, une leçon apprise. » (Is 23, 13). Le prophète Osée sur le même sujet dira aussi : « Allez apprendre ce que veut dire cette parole : c’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices », paroles qui seront reprises par Jésus. Jésus condamne donc les pharisiens pour leur manque de pureté d'intention. Tout ce qu'ils accomplissent n'est que calcul, et ils agissent selon des règles et non par amour. Si Jésus les reprend c'est qu'il veut leur bien, il veut un changement intérieur. Jésus veut mette en eux un cœur nouveau, un esprit nouveau, promis par le prophète Ézéchiel (36, 26) : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair ».

2. Un reproche pour nous aussi.
Les reproches de Jésus traversent les temps et peuvent nous servir de recommandations. En effet les paroles du Christ sont toujours valables et peuvent aussi s'appliquer à nous. Combien de fois accomplissons-nous des actes de piété seulement de l'extérieur, comme aller à la messe le dimanche parce que c'est dimanche et qu’il le faut. Et d'un autre côté, nous passons notre temps à critiquer notre voisin et nous oublions la charité. Ainsi les paroles : « Malheureux êtes-vous, hypocrites » s'appliquent parfaitement à nous. Suivre le Christ ne signifie pas appliquer des règles ou respecter un code de conduite. Être chrétien, cela signifie avant tout aimer. Benoît XVI nous rappelle que : « Cette parole de Dieu nous est parvenue, à travers les Évangiles, comme une des synthèses de tout le message chrétien : la vraie religion consiste dans l'amour de Dieu et du prochain ».

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu reproches aux scribes et aux pharisiens leur hypocrisie, car ils n'agissent que de l'extérieur et non par amour. Tu sais combien de fois moi aussi j'ai agi sans amour ; mais toi tu veux nous donner un cœur nouveau car tu es venu pour sauver les pécheurs. Change donc mon cœur de pierre et donne-moi un cœur de chair, un cœur capable d'aimer comme le tien.

Résolution

Être charitable avec toutes les personnes que je rencontrerai aujourd'hui.

Frère Jean-Baptiste Ribes, LC

http://www.regnumchristi.fr



« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer !

 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! "Ton poids c’est ton amour" dira Augustin." Tu vaux ce que vaut ton amour. L’amour est tellement beau et précieux qu’il est toujours en naissance. C’est une expérience que nous faisons dans l’Esprit Saint. Quand nous aimons, nous nous mettons au service de l’aimé, c’est une nécessité interne à l’amour. Il est Impossible dans l’amour de « se donner le titre de rabbi, » le seul maître c’est Dieu. Augustin est cet homme d’une intelligence extraordinaire qui a une puissance de vue étonnante. A l’école de Jésus qui a dit : "Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu’il nous donne part à son Esprit." C’est l’Esprit Saint qui vient à notre secours car l’amour même de Dieu nous est donné pour que nous nous aimions les uns les autres. « Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui." Augustin a prêché la beauté de l’amour de Dieu : " Averti par mes lectures, à faire un retour sur moi-même, dit-il, je suis entré dans le fond de mon cœur, sous ta conduite. Je l’ai pu parce que tu t’es fait mon soutien. J’y suis entré, et j’ai vu, de je ne sais quel œil, plus haut que ma pensée, une lumière immuable. Ce n’était pas la lumière ordinaire que perçoivent les yeux du corps, ni une lumière du même genre mais plus puissante, plus éclatante, remplissant tout de son immensité. Non, ce n’était pas cela, mais une lumière différente, très différente de tout cela."

"Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.” Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ? La résurrection de Jésus a fait de nous des êtres renouvelés, nous sommes devenus ses frères, tendrement aimés de notre Père. Cet amour nous le recevons comme un bon fils et nous nous efforçons de le mettre en œuvre chaque jour. « Mes bien-aimés, aimons nous les uns les autres puisque l’amour vient de Dieu. » Toute conversion chrétienne est bien là, à l’écoute de la volonté du Père. Saint Augustin le manifeste ainsi : "Cette lumière n’était pas non plus au-dessus de ma pensée comme l’huile surnage au-dessus de l’eau, ni comme le ciel s’étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus parce que c’est elle-même qui m’a fait ; et moi au-dessous, parce que je suis son ouvrage. Pour la connaître, il faut connaître la vérité ; et celui qui la connaît, connaît l’éternité ; c’est la charité qui la connaît. O éternelle vérité, vraie charité, chère éternité ! Tu es mon Dieu, et je soupire après toi jour et nuit." Ce Père de Jésus nous aime d’un amour infini la beauté de ce seul Père Unique qui est aux cieux, Saint Augustin a manifesté sa tendresse avec une parole-choc : « Aime et fais ce que tu veux. » "Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés."

Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.” Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ? Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. L’humilité est un fruit de la foi au Dieu d’Amour : « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous. » "Quand j’ai commencé à te connaître, tu m’as élevé vers toi pour me montrer que j’avais encore bien des choses à comprendre et combien j’en étais encore incapable. Tu m’as fait voir la faiblesse de mes regards, en lançant sur moi ta splendeur, et j’ai frémi d’amour et d’effroi. J’ai découvert que j’étais loin de toi, dans la région de la dissemblance, et ta voix me venait, comme des hauteurs : « Je suis le pain des grands ; grandis, et tu me mangeras. Et ce n’est pas toi qui me changeras en toi, comme cela se passe pour la nourriture de ta chair ; mais toi, tu seras changé en moi. »(Saint Augustin) Nous connaissons bien notre incapacité d’aimer, notre cœur est très fragile dans son amour. L’acte de foi, d’espérance et d’amour, est notre combat spirituel, il nous est bon d’entendre cette parole de foi qui nous fortifie. Dès que nous ne sommes plus dans cet amour, nous sommes en danger. Aimer est une décision, c’est lutter, envers et contre tout, contre tout ce qui pourrait éteindre la petite flamme de notre cœur qui nous donne de nous aimer les uns les autres. C’est là le lieu de notre conversion, c’est le cri de notre résurrection.

Nous demandons la grâce d’être entraîné dans cet amour nouveau toujours offert.

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Le Christ nous appelle à choisir la voie qui conduit à son Royaume (Mt 7,13)

      Il existe deux voies d'enseignement et d'action : celle de la lumière et celle des ténèbres. L'écart est grand entre ces deux voies. Sur l'une sont postés les anges de Dieu, porteurs de lumière, sur l'autre, les anges de Satan...

      Voici la voie de la lumière. Que celui qui veut y cheminer jusqu'au but assigné s'applique à sa tâche. Voici la connaissance qui nous a été donnée pour nous diriger dans cette voie : tu aimeras celui qui t'a créé, tu craindras celui qui t'a façonné, tu glorifieras celui qui t'a racheté de la mort, tu seras simple de cœur et riche d'esprit. Tu ne t'attacheras pas à ceux qui foulent le chemin de la mort... Tu ne t'élèveras pas, mais tu seras humble toujours. Tu ne tireras gloire de rien, tu ne trameras pas de mauvais desseins contre ton prochain... Tu ne feras pas acception des personnes en reprenant leurs fautes. Tu resteras doux et paisible, et tu seras dans la crainte devant les paroles que tu as entendues. Tu ne garderas pas rancune à ton frère.

      Tu ne t'interrogeras pas sur ce que demain réserve. Tu n'invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ; tu aimeras ton prochain plus que ta vie. Tu ne pratiqueras pas l'avortement, et tu ne feras pas mourir le nouveau-né... Tu accueilleras les événements de ta vie comme des bienfaits, en sachant que rien n'arrive en dehors de Dieu...

      Tu partageras tout avec ton prochain, sans rien appeler ton bien propre (Ac 4,32). Car si vous mettez en commun les biens incorruptibles, combien plus les biens périssables... Jusqu'à la fin, tu haïras le mal... Tu jugeras avec équité. Tu ne créeras pas la division, mais tu rétabliras la paix en réconciliant les adversaires. Tu confesseras tes péchés. Tu ne viendras pas à la prière avec une conscience mauvaise.

L'Épître dite de Barnabé (vers 130) §19

http://levangileauquotidien.org






 

Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  


 

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Évangile et Homélie du lundi 21 Août 2017. Le jeune homme riche s’en alla tout triste


Lundi 21 août 2017

Nous sommes dans la 20e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Pie X, pape (1835-1914), Bx Władysław Findysz, prêtre et martyr (1907-1964)


Lectures de la messe

Première lecture  (Jg 2, 11-19)

Lecture du livre des Juges

En ces jours-là,
    les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du Seigneur,
et ils servirent les Baals.
    Ils abandonnèrent le Seigneur, le Dieu de leurs pères,
qui les avait fait sortir du pays d’Égypte,
et ils suivirent d’autres dieux
parmi ceux des peuples d’alentour.
Ils se prosternèrent devant eux,
et ils irritèrent le Seigneur.
    Ils abandonnèrent le Seigneur
pour servir Baal et Astarté.
    Alors la colère du Seigneur s’enflamma contre Israël.
Il les livra aux mains des pillards,
les abandonna aux ennemis qui les entouraient,
et ils furent incapables de leur résister.
    Dans toutes leurs expéditions,
la main du Seigneur était contre eux, pour leur malheur,
comme il le leur avait dit,
comme il en avait fait serment.
Ils furent dans une très grande détresse.


    Alors le Seigneur suscita des juges
pour les sauver de la main des pillards.
    Mais ils n’obéissaient pas non plus à leurs juges.
Ils se prostituèrent en suivant d’autres dieux,
ils se prosternèrent devant eux.
Ils ne tardèrent pas à se détourner
du chemin où leurs pères avaient marché
en obéissant aux commandements du Seigneur ;
ils n’agirent pas comme eux.
    Lorsque le Seigneur suscitait pour eux un juge,
le Seigneur était avec le juge,
et il les sauvait de la main de leurs ennemis
aussi longtemps que le juge était en vie ;
car le Seigneur se laissait émouvoir
quand ils gémissaient
sous la violence de leurs oppresseurs.
    Mais quand le juge était mort, ils recommençaient
et poussaient la corruption plus loin que leurs pères :
ils suivaient d’autres dieux,
les servaient et se prosternaient devant eux ;
ils ne renonçaient en rien à leurs pratiques
ni à leur conduite obstinée.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 105 (106), 6.35, 36-37, 39-40, 43ab.44)

Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
Ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir.

Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’était un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons.

De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur.

Tant de fois délivrés par Dieu,
ils s’obstinent dans leur idée,
Et lui regarde leur détresse
quand il entend leurs cris.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 16-22)

En ce temps-là,
    voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit :
« Maître, que dois-je faire de bon
pour avoir la vie éternelle ? »
    Jésus lui dit :
« Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ?
Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul !
Si tu veux entrer dans la vie,
observe les commandements. »
    Il lui dit :
« Lesquels ? »
Jésus reprit :
« Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage.
    Honore ton père et ta mère.

Et aussi :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
    Le jeune homme lui dit :
« Tout cela, je l’ai observé :
que me manque-t-il encore ?
    Jésus lui répondit :
« Si tu veux être parfait,
va, vends ce que tu possèdes,
donne-le aux pauvres,
et tu auras un trésor dans les cieux.
Puis viens, suis-moi. »


    À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.



Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Si tu veux être parfait ». Jésus touche une aspiration profonde de notre cœur : atteindre la perfection, c’est-à-dire l’achèvement de ce que nous sommes, l’actuation de nos possibilités, le repos dans l’accomplissement de notre être. Le terme « parfait » vient du latin « perfectum » ; le préfixe « per » indique une direction, un but et donc un mouvement.  Le terme de celui-ci est le « factum », l’achevé, comme dans le mot « perfection » : ce qui est pleinement accompli.

Or Jésus nous laisse pressentir que la créature ne trouve cet achèvement que dans son Créateur, la nature dans la grâce, l’homme en Dieu : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). La perfection chrétienne consiste dans un cheminement vers Dieu reconnu comme Père ; autrement dit, dans la croissance vers la plénitude de la vie filiale. Saint Augustin résume admirablement cette doctrine dans le verset célèbre de ses Confessions : « Tu nous as faits vers toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi » (I, 1).

Bien sûr, cette invitation à la perfection à l’image de celle du Père, ne signifie pas que l’homme puisse s’égaler à Dieu, atteindre la perfection divine ; mais ce que Jésus nous ordonne, c’est de viser à la perfection de ce que nous sommes dans le dessein de son Père. Or, Dieu qui est parfaitement Père, c’est-à-dire Source de l’être et de la vie, veut que nous soyons parfaitement fils, c’est-à-dire totalement disponibles pour accueillir le don de sa vie divine et participer ainsi, dans la proportion de notre nature créée, à la perfection de sa nature incréée. « Il n’y a qu’un seul être qui soit bon », c’est-à-dire parfaitement bon, sans mélange de malice et sans que rien ne manque à cette Bonté. Et c’est de cette Source unique que nous avons tous reçu, grâce sur grâce, et que nous sommes invités à recevoir notre perfection.

Le terme de la route est donc la filiation divine ; le chemin n’est autre que le Fils lui-même ; quant à la force pour y progresser, elle nous est donnée dans l’Esprit Saint. A nous de nous mettre en marche avec confiance. Une triple confiance : confiance dans la bienveillance de celui qui nous appelle et que Jésus nous révèle comme Père ; confiance en celui qui nous invite à sa suite par le passage paradoxal de la Croix ; et confiance dans la fidélité indéfectible de l’Esprit sur le chemin étroit de l’Evangile au quotidien. Sur cette voie de la sainteté, « la parole est la lumière de nos pas, la lampe de la route ». Les préceptes que rappelle Jésus à son interlocuteur sont les balises hors desquelles l’homme s’égare, au risque de ne jamais rejoindre son terme : « Si tu veux entrer dans la vie observe les commandements » : il s’agit des conditions minimales requises pour accéder au salut, c’est-à-dire à la filiation divine. Mais pour celui qui veut hâter le pas en réponse à l’appel du Seigneur, Jésus ajoute : « Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, puis viens, suis-moi ».

Certes, l’observation des commandements est déjà l’accès à une certaine perfection. Mais pour atteindre le terme du cheminement, une rupture plus radicale avec le monde s’impose, en vue d’une appartenance et d’une disponibilité totale à celui qui nous conduit à notre accomplissement : Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme.  « Va… puis viens » : il serait contradictoire de la part de Jésus, d’éloigner le jeune homme pour mieux le rapprocher de lui. En fait, il le renvoie à sa présence réelle au cœur du monde : « Va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ». Le détour par les pauvres est le chemin le plus court pour rejoindre le Christ ; peut-être même le passage obligé pour entendre le « viens, suis-moi ». Car c’est dans le décentrement de soi au service des pauvres que Dieu met sur notre route, que nous commençons à faire l’expérience de la liberté filiale, et que peut naître le désir de tout quitter, pour suivre Jésus sur le chemin des conseils évangéliques.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?»

Aujourd'hui, la liturgie nous donne à considérer le fameux passage du jeune riche, ce jeune qui n'a pas su quoi répondre face au regard plein d'amour avec lequel l'a fixé le Christ (cf Mc 10,21). Jean Paul II nous rappelle que dans ce jeune nous pouvons reconnaître tout homme qui s'approche du Christ pour lui demander quel est le sens de sa propre vie: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?» (Mt 19,16). Le Pape explique que l'interlocuteur de Jésus a l'intuition qu'il existe une connexion entre le bien moral et l'accomplissement total de sa destinée.

Aujourd'hui aussi, combien de personnes se posent cette même question! Si nous regardons autour de nous, nous pouvons peut-être croire que le nombre de personnes qui voient au-délà est peu nombreux, ou nous pensons que l'homme du 21e siècle n'a pas besoin de se poser ces questions puisque les réponses qu'on lui donnera ne lui serviront à rien. Jésus répond «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements» (Mt 19,17). Ce n'est pas uniquement juste de se poser des questions sur l'au-délà, sur le sens de la vie, mais il est même indispensable de le faire! Le jeune homme demande à Jésus ce qu'il doit faire pour atteindre la vie éternelle et le Christ lui répond qu'il faut être bon.

De nos jours, pour certains, pour beaucoup, enfin peu importe, il semble impossible d'être bon. Ou alors ils considèrent que ça n'a pas de sens: quelle sottise! Aujourd'hui comme il y a 20 siècles, le Christ continue à nous rappeler que pour entrer dans la vie éternelle il faut obéir aux commandements de la loi de Dieu: il ne s'agit pas d'un aboutissement ou d'une finalité en soi mais c'est le chemin que doit prendre l'homme afin de ressembler à Dieu et ainsi pouvoir accepter des mains de son Dieu-Père la vie éternelle. En effet, «Jésus nous montre que les commandements ne doivent pas être compris comme une limite minimum qu'il ne faut pas dépasser, mais comme un sentier ouvert sur un chemin moral et spirituel de perfection dont le moteur intérieur est l'amour» (Jean-Paul II).

Abbé Óscar MAIXÉ i Altés (Roma, Italie)

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Prière d'introduction

Ô mon bon Jésus, je veux passer ce petit moment de prière avec toi pour que tu m’apprennes ce que tu veux de moi et me donnes la grâce de le faire.

Demande

Seigneur, aide-moi à chercher ta volonté et ensuite à la suivre avec amour et intensité.

Points de réflexion

1. L’Évangile sur lequel nous allons réfléchir aujourd’hui est un Évangile assez dur. En effet, c’est une bien triste histoire que ce jeune homme, enthousiaste et bon religieux, qui, devant l’invitation du Christ à le suivre ne sent pas la force de laisser sa sécurité, c'est-à-dire ses biens entre autres, et à sauter dans ce vide apparent qui consisterait à suivre le Christ, mettant toute sa confiance en lui. Ce n’est pourtant pas chose impossible, les apôtres l’ont fait et tant de jeunes hommes et femmes le feront durant les siècles à venir.

2. Il y a évidemment beaucoup de points de réflexion possibles, mais limitons-nous à un seul. Il est malheureusement très probable que notre jeune homme en question se cherchait plutôt lui-même, et non Dieu, d’où sa question : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » En fait, ce qui l’intéresse, c’est la vie éternelle et non de suivre le maître au bout du monde par amour pour Dieu. Donc oui, il suit les commandements car il ne veut pas finir en enfer, mais il se rendait bien compte que sa fidélité n’était pas assez authentique, d’où sa question au Seigneur.

3. Cet Évangile peut donc bien être compris comme une mise en garde au chrétien du dimanche, qui se croit « sauvé » parce qu’il va à la messe du dimanche et suit les commandements. Mais le Seigneur veut aimer et être aimé. Donc, en effet, le Seigneur veut que l’on suive les commandements de son Père et que l'on reçoive les sacrements, mais c’est par amour qu’il faut le faire, sinon ils perdent entièrement leur sens.

Dialogue avec le Christ

Ô mon Dieu, aide-moi à faire ta volonté parce que je veux te plaire et t’aimer, et non parce que je me sens obligé ou par ce que j’ai peur de toi.

Résolution

Essayer cette semaine consciemment d’agir une fois, par amour pour le Christ, et non juste parce qu’il le faut. Par exemple en allant à la messe le dimanche, où en faisant une tâche ménagère pénible, ou encore en luttant contre une tentation.

Un père légionnaire du Christ

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Et voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! »

Nous sommes créés pour accomplir des choix définitifs et irrévocables qui donnent tout leur sens à notre existence. Nous retrouvons alors les commandements énoncés par Jésus. A sa suite nous voudrions que nos expériences soient belles et nous comblent d’un bonheur qui n’aura pas de fin. Dieu nous a créés en vue d’un bonheur « pour toujours. » Il a mis dans notre cœur la semence d’une vie éternelle qui réalise quelque chose de beau et de grand dans notre vie. Nous demandons la grâce des choix courageux et définitifs qui sont vécus dans la fidélité ! C’est progressivement que Jésus va se laisser découvrir à ce jeune homme. Il lui donne de nouvelles lumières pour son avenir. La monde exalte la liberté ! « Changer » n’est plus de l’ordre de la conversion, mais c’est devenu le mot d’ordre de l’adaptation. Aujourd’hui on nous dit qu’il n’est rien de définitif. Tout change très vite, il n’est pas facile de parler de vie éternelle. Saint Ignace de Loyola met en lumière comment les joies momentanées, petites et fugaces, nous laissent dans amertume ; alors que le vrai bien, celui qui nous rend heureux, demeure et il nous construit dans la joie.

Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » Dans le dialogue avec cet homme qui possède de grandes richesses, Jésus indique que la richesse la plus importante et la plus grande de notre vie est l’Amour. Le mot « amour » est sujet à diverses interprétations et revêt des significations différentes. Or il s’agit d’aimer Dieu et d’aimer les autres de toute notre personne. Jésus nous en indique la réalité la plus authentique dans sa Passion. Son sens le plus profond nous guide vers la Source de l’amour et de la vie. « Dieu est Amour, » dit Saint Jean. « Amour » est le nom propre de Dieu. C’est dans la rencontre avec Jésus, dans l’amour réciproque, que nous faisons l’expérience de la vie même de Dieu. Il demeure en nous, avec son Don parfait, total, et éternel. Il n’y a rien de plus grand pour nous, mortels et limités, que de participer à la vie même de l’amour de Dieu. Le cœur de l’homme est sensible à l’amour vrai. Certes, il n’est pas facile à faire de notre vie une réalité belle et grande, c’est exigeant, cependant, avec le Christ, tout est possible !

Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. L’amour de Jésus pour ce jeune homme de l’Evangile est le même que celui qu’il a pour chacun de nous. Nous rencontrons cet amour et nous faisons l’expérience de toute sa fécondité. Dans les yeux de Jésus, qui fixe son regard avec amour sur ce jeune homme, nous saisissons tout le désir de Dieu d’être avec nous, d’être proche de nous. Il y a en nous un désir de Dieu, pour un « oui » à l’Amour vrai. Jésus veut être notre ami, notre frère dans la vie, le maître qui nous indique le chemin à parcourir pour atteindre le bonheur. Il nous aime pour ce que nous sommes, dans notre fragilité et notre faiblesse. Touchés par son amour, nous savons que nous allons être transformé. Vivre de la rencontre de l’amour avec Jésus, dans une profonde relation personnelle avec Lui, est le vrai bonheur ! Jésus nous accueille avec toutes nos limites pour nous donner un cœur nouveau, capable d’aimer comme Lui. Par la suite, Jésus commencera à montrer à ses disciples qu’il lui faudra aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et se réveiller le troisième jour. Il faudra que Pierre passe par l’épreuve du reniement avant de penser comme Dieu et non comme les humains. Le chemin de Jésus deviendra le modèle pour ses disciples qui ne pourront « tenir » que dans cet amour !

Nous demandons la grâce de savoir lire la Parole qui nous parle de Jésus et de sa mission.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



La seule chose nécessaire

      Je rends grâce à l'Auteur de la grâce, à Celui de qui proviennent tout bien et toute perfection, de ce qu'il t'a ornée de tant de vertus et parée de tant de perfection, que tu es devenue imitatrice attentive et parfaite du Père qui est parfait, au point même que ses yeux ne peuvent discerner en toi rien d'imparfait. La voilà, cette perfection qui, dans les palais des cieux, scellera ton union avec le Roi lui-même qui siège dans la gloire sur un trône étoilé : cette perfection a consisté pour toi à mépriser les grandeurs d'un royaume terrestre ; à juger indignes, en comparaison, les propositions d'un mariage avec l'empereur ; à pratiquer la très sainte pauvreté et, avec tout l'élan de ton amour et de ton humilité, à suivre les traces de Celui aux noces duquel tu as mérité d'être conviée.

      Je te sais parée de vertus, mais je ne veux pas t'importuner en t'accablant de louanges superflues, bien que, pour toi, rien ne soit superflu si tu peux en retirer quelque consolation. Or donc, puisqu'une seule chose est nécessaire (Cf. Lc 10,42), je m'y bornerai et je t'y exhorterai pour l'amour de Celui à qui tu t'es offerte comme une hostie sainte et agréable : souviens-toi de ta vocation et, comme une seconde Rachel, remets-toi toujours en mémoire les principes de base qui te font agir : ce que tu as acquis, conserve-le soigneusement ; ce que tu fais, fais-le bien ; ne recule jamais ; hâte-toi au contraire et cours d'un pas léger, sans achopper aux pierres du chemin, sans même soulever la poussière qui souillerait tes pieds ; va confiante, allègre et joyeuse. Avance avec précaution cependant sur le chemin du bonheur : ne te fie pas et ne te livre pas à quiconque voudrait te détourner de ta vocation, entraver ta course, et t'empêcher d'être fidèle au Très-Haut dans l'état de perfection où l'Esprit du Seigneur t'a appelée.

Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine

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Nos sources:


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Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Dim 20 Août 2017. Voici qu’une Cananéenne, criait : Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !


Dimanche 20 août 2017

Nous sommes au 20ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Bernard, docteur de l'Église (1091-1153), Ste Marie De Mattias, vierge et fondatrice (1805-1866)


Lectures de la messe

Première lecture (Is 56, 1.6-7)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur :
Observez le droit,
pratiquez la justice,
car mon salut approche, il vient,
et ma justice va se révéler.


    Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur
pour l’honorer, pour aimer son nom,
pour devenir ses serviteurs,
tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner
et tiennent ferme à mon alliance,
    je les conduirai à ma montagne sainte,
je les comblerai de joie dans ma maison de prière,
leurs holocaustes et leurs sacrifices
seront agréés sur mon autel,
car ma maison s’appellera
« Maison de prière pour tous les peuples. »


    – Parole du Seigneur.

Psaume 66 (67), 2-3, 5, 7-8)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que ton visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

Deuxième lecture  (Rm 11, 13-15.29-32)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :
dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations,
j’honore mon ministère,
    mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,
et d’en sauver quelques-uns.
    Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu
quand ils ont été mis à l’écart,
qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ?
Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !


    Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.
    Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,
et maintenant, par suite de leur refus de croire,
vous avez obtenu miséricorde ;
    de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,
par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,
mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.
    Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire
pour faire à tous miséricorde.


    – Parole du Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 15, 21-28)

En ce temps-là,
    partant de Génésareth,
Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
    Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :
« Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !
Ma fille est tourmentée par un démon. »
    Mais il ne lui répondit pas un mot.
Les disciples s’approchèrent pour lui demander :
« Renvoie-la,
car elle nous poursuit de ses cris ! »
    Jésus répondit :
« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
    Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :
« Seigneur, viens à mon secours ! »
    Il répondit :
« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
Elle reprit :
« Oui, Seigneur ;
mais justement, les petits chiens mangent les miettes
qui tombent de la table de leurs maîtres. »
    Jésus répondit :
« Femme, grande est ta foi,
que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »
Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

À l'écoute de cette page d'Évangile, nous pouvons nous demander ce que cette femme cananéenne a à nous dire aujourd'hui. En effet, tout semble nous séparer. Elle, elle est issue d'un milieu païen. Nous, nous sommes enfants de Dieu par la grâce du baptême depuis bien longtemps. Elle vient de rencontrer le Christ pour la première fois. Nous, nous cheminons avec Lui depuis notre plus tendre enfance pour la plupart d'entre nous. Qu'a-t-elle donc à nous dire cette femme cananéenne?

Elle vient tout d'abord nous rappeler que toute l'humanité est en route vers le Christ. Tout converge vers lui. Tout est récapitulé en lui. Nous n'avons jamais fini d'aller vers le Christ. Jésus est venu pour tous. Qui que nous soyons, croyants ou incroyants, il est là sur la route de nos vies et il nous attire à Lui. Il est l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier. Il est la Porte par laquelle passent toutes les brebis pour aller au Père, notre Père unique qui nous a tous créés. En deuxième lieu, si nous pouvons dire que tous les hommes vont au Christ, nous pouvons rajouter que tout l'homme converge vers lui. Jésus est pétri de notre pâte humaine. Sa chair, c'est la nôtre avec ses blessures, ses fragilités, ses faiblesses. Mais si le Verbe s'est fait chair, c'est pour sauver l'homme dans sa chair. C'est dans notre humanité que se vit pour nous aujourd'hui notre rencontre avec le Christ. Il agit en nous en artisan de paix, il unifie ce qui est délié, il réconcilie ce qui est divisé, il pacifie ce qui est troublé, il guérit ce qui est blessé. Au plus intime de nous-mêmes, il est là et à chaque eucharistie, comme en ce jour, il se plaît à venir demeurer en nous.

En troisième lieu, nous pouvons saisir de cette rencontre entre Jésus et la Cananéenne, que c'est la foi en Jésus qui nous sauve. Mais notre foi est toujours à évangéliser, à convertir. Nous pouvons facilement paganiser notre foi et la réduire à la recherche d'un confort, d'un miracle, d'une simple protection. Or croire, c'est adhérer au Christ, c'est, comme le dit Paul, avoir les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus.  Quand cette femme dit à Jésus : «Seigneur», elle engage tout son être, toute sa vie. Car dire «Seigneur» à Jésus, c'est lui dire : «C'est toi le maître de ma vie. Ma vie ne m'appartient plus. Elle est à toi. Désormais, c'est toi qui dois régner en moi».

Si la fille de la Cananéenne a été guérie, c'est parce que cette femme prosternée aux pieds de Jésus a choisi Jésus comme son Seigneur. On ne peut souligner cela sans en même temps penser à tous ceux qui, malgré une foi solidement enracinée dans le Christ, ne connaîtront pas la délivrance ou la guérison espérée. C'est que le Christ dispense son salut selon un regard qui n'est pas le nôtre. Il n'oublie personne au bord du chemin. S’il a entendu le cri de cette femme païenne, il entend aussi celui qui est en chacun de nous. Mais il faut le laisser être maître du salut.
«C'est toi qui sais, Seigneur, je mets ma confiance en toi».

Que conclure de cette page d'Évangile ? Que le salut nous est acquis grâce à la mort et à la résurrection du Christ. Le salut n'est pas objet de conquête. Il est don gratuit de Dieu qui émane de sa miséricorde. Tout homme, juif ou païen, qui confesse sa foi en Jésus, devient héritier du salut. Dans les limites de notre chair humaine, Dieu déploie son salut. Si nous croyons en Lui comme cette femme cananéenne, nous pouvons vivre en homme sauvé, c'est-à-dire en homme conduit par l'Esprit de Dieu. Notre finitude s'ouvre à l'infini. Notre désir trouve en Dieu son repos. Notre amour expérimente la joie de tout donner et de se donner soi-même. Notre vie ne craint plus la mort car la mort appartient désormais à la vie et conduit au Père. Jamais Jésus n'a entendu une telle confession de foi en rencontrant cette femme païenne. Puisse-t-il en dire autant de chacun de nous qui sommes baptisés en Lui.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres»

Aujourd'hui, nous contemplons la scène de la Cananéenne, une femme païenne, non israélite, qui avait sa fille qui était malade, possédée et qui a entendu parler de Jésus. Elle sort à sa rencontre en poussant des cris: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon» (Mt 15,22). En fait, elle ne demande rien, elle ne fait que lui présenter le mal qui assaille sa fille, en ayant bon espoir qu'il agisse. Jésus "fait le sourd". Pourquoi? Peut-être parce qu'il avait remarqué la foi de cette femme et voulait l'amplifier. Elle continue à supplier, de telle façon que les disciples demandent à Jésus de la faire partir. La foi de cette femme se manifeste, par son humble insistance qu'on remarque par le commentaire de disciples à son sujet: «Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris» (Mt 15,23).

La femme continue à crier, elle ne se lasse pas. Le silence de Jésus s'explique car il est venu uniquement pour la maison d'Israël. C'est uniquement après la Résurrection qu'il dira à ses disciples «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création» (Mc 16,15). Le silence de Dieu nous tourmente parfois. Combien de fois nous nous sommes plaints de ce silence? Mais la Cananéenne se prosterne, se met à genoux. Elle se met en position d'adoration. Il lui répond que ce n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux chiens. Mais elle lui répond: «C'est vrai, Seigneur -reprit-elle- mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres» (Mt 15,26-27).

Cette femme est très débrouillarde. Elle ne se fâche pas, elle ne lui répond pas méchamment, mais donne raison à Jésus: «C'est vrai, Seigneur». Et ce faisant elle arrive à le mettre de son côté. Comme si elle lui disait: je suis un chien, mais tout comme celui-ci je suis sous la protection du maître. La Cananéenne nous offre une belle leçon: elle donne raison au Seigneur, qui a toujours raison. Quant on se présente devant le Seigneur il ne faut jamais vouloir avoir raison. Il ne faut jamais se plaindre, et si on le fait, il faut toujours finir par lui dire «Seigneur, que ta volonté soit faite».

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet (Barcelona, Espagne)

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Prière d'introduction

Si le lieu vous le permet, posez un geste d’adoration envers Jésus, dans ce début de méditation : un signe de croix, une génuflexion, une inclinaison... Pour vous mettre en présence du Christ, faites un acte de foi, d’espérance et de charité.

Demande

Seigneur ouvre mes yeux à ton amour ! Que je ne m’habitue pas d’être aimé et protégé par toi. Renouvelle en moi la conscience de ta présence amoureuse qui me donne vie à chaque instant.

Points de réflexion

1. « Je t’ai aimé d’un amour éternel, aussi je te garde ma bienveillance… » (Jer 31,3).
Dieu t’aime depuis toujours et pour toujours. Il t’a aimé et tu as été créé. Il t’aime et tu vis aujourd’hui. Il ne revient jamais sur ses pas ; son amour est éternel ; il nous aimera toujours, peu importe ce que l’on fait ou laisse faire. Son amour nous relève, nous garde du mal, non pas parce que notre vie n’a pas de soucis, mais parce qu’elle est accompagnée, inondée de sa présence d’amour.
Répétons dans notre cœur cette phrase du prophète Jérémie, en demandant la grâce de comprendre aujourd’hui un peu plus ce que cela veut dire.

2. Face à un si grand amour, comment ne pas se reconnaître petit.
Seigneur « aie pitié de moi », continue de regarder ton serviteur, de le protéger, de le garder de t’offenser. Il est parfois difficile de faire sienne cette prière de la Cananéenne, « Seigneur aie pitié de moi ». Suis-je capable aujourd’hui, de faire cette prière du fond de mon cœur ? si cela m’est difficile, pourquoi est-ce que je n'y arrive pas ? Je crois ne pas avoir besoin du regard bienveillant de quelqu’un d’autre ? ou je rejette le fait de me savoir faible, ayant besoin d’un autre… Mais il ne s’agit pas d’un autre quelconque, il s’agit du Seigneur qui me regarde avec amour encore une fois ! D'un amour encore plus tendre par le fait que j'ai reconnu mon besoin de lui. Les parents, les adultes ne sont-ils pas touchés par un enfant qui demande de l’aide pour marcher, attacher ses lacets ? Le laissera-t-il se traîner par terre, au risque qu’il tombe, par négligence ? Un père bienveillant, attentif, ne ferait pas cela.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je veux arriver à me prosterner devant toi, à demander ton aide, ta bienveillance. Je suis un peu plus conscient, aujourd’hui, de ton amour inconditionnel envers moi. Je veux à nouveau renouveler ma foi, pour te dire avec la cananéenne : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David »

Résolution

Répéter plusieurs foi dans la journée : « Aie pitié de moi, Seigneur !»

Sabine Laxague, consacrée de Regnum Christi

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"Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

 

Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Ce cri qui dérange le silence et le repos est insupportable pour les apôtres ! Il résonne au plus profond des entrailles de miséricorde de Jésus. Avec le regard des apôtres, l’humanité est remise devant ses responsabilités. Nous nous détournons vite des cris qui nous rappellent notre propre cri que nous n’aimons pas regarder. Ecouter la Parole de Dieu nous aide à développer une connaissance de Jésus plus intérieure, pour mieux comprendre sa manière de vivre. Jésus nous apprend à être davantage humain, ainsi nous pouvons mieux réagir dans notre vie. Dieu veut notre bonheur, il veux nous rendre heureux, c’est ce bonheur que cherche cette femme qui a compris Jésus ! Elle voudrait que Jésus prenne soin d’elle et de sa fille. Connaissant la bonté de Jésus et son accueil du don de Dieu, elle cherche une manifestation de bonté de Dieu pour sa fille. Alors elle crie de plus belle : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David !

"Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus s’est retiré vers la région de Tyr et de Sidon pour apprendre à ses disciples le repos dans la mission. Dans ce vide extérieur, se révèle ce qui tient bon dans nos vies. Regarder Jésus nous donne d’envisager notre vie à sa suite. Jésus vit tourné vers le Père, recevant tout de lui dans le quotidien. Jésus a ainsi reçu de lui toute sa vie, son existence. Il accueillait ce qui venait, il agissait et réagissait, il prenait du repos, il cherchait, il se reposait, il contemplait, il était disponible à ce qui advenait. La rencontre entre Jésus et cette femme syro-phénicienne est une rencontre unique qui mobilise chacun des deux dans la situation. Cette femme sait qu’elle n’est pas une enfant d’Israël, qu’elle n’a aucun droit, mais elle crie dans une confiance totale ! Cet Évangile nous manifeste la tendresse et l’obéissance de Jésus. Il est envoyé au Peuple d’Israël. C’est l’Amour manifesté à ce peuple qui dit à tous les peuples la tendresse de Dieu pour eux. La volonté du Père va se manifester à Jésus par ses frères. Il accomplit ainsi sa Mission de Sauveur du monde.

"Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.Devant la foi de cette femme, Jésus est attendri. La fille de l’étrangère est guérie. Jésus accomplit le miracle de la guérison de sa fille, il lui donne ainsi d’être à la table de la miséricorde de Dieu, comme l’enfant du Père. Jésus a reçu la mission d’annoncer aux gens de son peuple la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Jésus est sur son chemin, en dialogue avec le Père, cherchant à nouer de vraies et justes relations avec les autres, laissant surgir la liberté de l’autre. Jésus rencontre cette femme dans un vrai dialogue. Il lui permet de s’exprimer et de dire combien la guérison de sa fille lui tient à cœur. Elle se tient dans l’essentiel de l’être humain, sa foi est grande. Elle est située humainement, pleinement ouverte à l’autre, respectueuse et reconnaissante. Jésus désire nous rencontrer nous aussi, nous donner d’être pleinement pour réaliser avec lui notre appel. Nous sommes les invités du Père au festin des noces de l’Agneau, Jésus est le Pain des enfants de Dieu. Que nous en ayons le pouvoir grace à notre foi, quelle beauté, quelle dignité que celle des enfants de Dieu pour porter des fruits d’Amour et de compassion par toute notre vie.

Nous demandons la grâce de la foi pour vivre de l’amour de compassion qui nous donne d’être du Christ dans un monde qui cherche Dieu.

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Femme, grande est ta foi ; que tout se fasse pour toi comme tu le veux »

      L'Évangile nous montre la grande foi, la patience, la persévérance et l'humilité de la Cananéenne... Cette femme était douée d'une patience vraiment peu commune. À sa première demande le Seigneur ne répond pas un mot. Malgré cela, loin de cesser un instant de prier, elle implore avec une insistance accrue le secours de sa bonté... Voyant l'ardeur de notre foi et la ténacité de notre persévérance dans la prière, le Seigneur finira par prendre pitié de nous et nous accordera ce que nous souhaitons.

      La fille de la Cananéenne était « tourmentée par un démon ». Une fois expulsée la mauvaise agitation de nos pensées et dénoués les nœuds de nos péchés, la sérénité de l'esprit nous reviendra ainsi que la possibilité d'agir correctement... Si, à l'exemple de la Cananéenne, nous persévérons dans la prière avec une fermeté inébranlable, la grâce de notre Créateur nous sera présente ; elle corrigera en nous toutes les erreurs, elle sanctifiera tout ce qui est impur, elle pacifiera toute agitation. Car le Seigneur est fidèle et juste. Il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute souillure, si nous crions vers lui avec la voix attentive de notre cœur.

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église

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Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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Évangile et Homélie du Sam 19 Août 2017. Laissez les enfants venir à moile Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent


Samedi 19 août 2017

Nous sommes dans la 19e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Jean-Eudes, prêtre et fondateur (1601-1680)


Lectures de la messe

Première lecture (Jos 24, 14-29)

Lecture du livre de Josué

En ces jours-là,
Josué avait réuni toutes les tribus d’Israël,
et il leur disait :
    « Maintenant craignez le Seigneur ;
servez-le dans l’intégrité et la fidélité.
Écartez les dieux que vos pères ont servis
au-delà de l’Euphrate et en Égypte ;
servez le Seigneur.
    S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,
choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :
les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,
ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.
Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »
    Le peuple répondit :
« Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur
pour servir d’autres dieux !
    C’est le Seigneur notre Dieu
qui nous a fait monter, nous et nos pères,
du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;
c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes
et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,
chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.
    Et même le Seigneur a chassé devant nous tous ces peuples,
ainsi que les Amorites qui habitaient le pays.
Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,
car c’est lui notre Dieu. »


      Alors Josué dit au peuple :
« Vous ne pouvez pas servir le Seigneur,
car il est un Dieu saint,
il est un Dieu jaloux,
qui ne pardonnera ni vos révoltes ni vos péchés.
    Si vous abandonnez le Seigneur
pour servir les dieux étrangers,
il se retournera contre vous,
il vous fera du mal, il vous anéantira,
lui qui vous a fait tant de bien. »
    Le peuple répondit à Josué :
« Mais si ! Nous voulons servir le Seigneur. »
    Alors Josué dit au peuple :
« Vous en êtes les témoins contre vous-mêmes :
c’est vous qui avez choisi de servir le Seigneur. »
Ils répondirent :
« Nous en sommes témoins. »
    Josué reprit :
« Alors, enlevez les dieux étrangers
qui sont au milieu de vous,
et tournez votre cœur vers le Seigneur,
le Dieu d’Israël. »
    Le peuple répondit à Josué :
« C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir,
c’est à sa voix que nous voulons obéir. »
    En ce jour-là, Josué conclut une Alliance pour le peuple.
C’est dans la ville de Sichem qu’il lui donna un statut et un droit.


    Josué inscrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu.
Il prit une grande pierre et la dressa
sous le chêne qui était dans le sanctuaire du Seigneur.
Il dit à tout le peuple :
« Voici une pierre qui servira de témoin contre nous,
car elle a entendu toutes les paroles
que le Seigneur nous a dites ;
elle servira de témoin contre vous,
pour vous empêcher de renier votre Dieu. »
    Puis Josué renvoya le peuple,
chacun dans la part de territoire qui était son héritage.


    Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur,
mourut à l’âge de cent dix ans.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 11)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 13-15)

En ce temps-là,
    on présenta des enfants à Jésus
pour qu’il leur impose les mains en priant.
Mais les disciples les écartèrent vivement.
    Jésus leur dit :
« Laissez les enfants,
ne les empêchez pas de venir à moi,
car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. »
    Il leur imposa les mains,
puis il partit de là.


            – Acclamons la Parole de Dieu

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

 

L’accueil réservé par Jésus aux enfants a incontestablement frappé les disciples. Et pour cause : la tradition juive n’idéalise pas l’enfance ; le Psaume 51 (50) n’affirme-t-il pas que l’homme est « pécheur dès le sein de sa mère » (vs 7) ? Ce n’est certes pas en raison d’une soi-disant perfection morale que Jésus nous donne l’enfant comme modèle. Et pourtant il soutient que « le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent » ; bien plus en Marc et Luc il précise même : « En vérité, je vous le déclare, qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant, n’y entrera pas » (Mc 10, 15 ; Lc 18, 17). Quelle est donc l’attitude de l’enfant qu’il nous faut impérativement adopter, pour pouvoir avoir part avec Jésus dans le Royaume de Dieu son Père ?

 

Avant tout, ces enfants désiraient « venir à » Jésus ; c’est du moins ce qui apparaît de notre péricope dans laquelle Notre-Seigneur reproche aux disciples de vouloir les empêcher de s’approcher de lui alors qu’ils cherchaient à le faire. Sans doute les compagnons de Jésus filtraient-ils les demandes et écartaient-ils ce « public » peu intéressant pour le Maître : ils ne posent pas de question pertinente, ils n’ont aucune influence en haut lieu, ils n’ont même pas besoin de guérison ; bref : ils lui font perdre son temps.

 

 

Or ce n’est pas ainsi que l’entend Jésus : la gratuité, le désintéressement de leur démarche est précisément ce qui le charme. Les enfants viennent simplement, sans aucune autre intention que d’être proche de lui ; parce que tel est le langage de l’amour dans la fraîcheur de sa spontanéité. Ils ne sont pas encombrés par la méfiance, l’esprit de critique, de calcul, ni par les complications en tous genres des adultes : ils viennent à Jésus parce qu’ils ont perçu sa bonté, sa douceur, son humilité, et qu’ils désirent simplement jouir de sa présence. Et ils habitent pleinement cette rencontre, avec toute l’intensité que seul un enfant peut investir dans l’instant présent. Jésus ne demande pas à ces enfants un certificat de bonne conduite : il les accueille tels qu’ils sont, il « les embrasse » (Mc 10, 13-16), et conformément à la tradition, il les bénit « en leur imposant les mains ».

 

 

Et si c’était cela le premier pas de l’esprit d’enfance ? Oser nous approcher de Jésus tels que nous sommes ; lui offrir la joie d’être avec lui, près de lui, d’accueillir sa bénédiction. Car somme toute, que pourrions-nous faire de plus ? Qu’aurions nous à lui offrir que nous n’ayons reçu ? Quelle bonté y aurait-il en nous qui ne résulte pas de l’action de sa grâce ? Et s’il n’y a en nous aucune bonté, à qui irions-nous pour en acquérir un peu ?  Certes il est louable de faire de grandes œuvres pour Dieu, et bien des Saints en ont accomplies d’étonnantes ; à condition que ce soit le Seigneur qui les accomplisse en nous. Vu sous cet angle, il est légitime de se demander ce que peut bien signifier une « grande œuvre » pour Dieu ? Si l’œuvre de création est infiniment dépassée par l’œuvre de Rédemption, nous pressentons que ce n’est pas dans le déploiement de puissance que se manifeste la grandeur pour Dieu, mais dans la pureté de la charité.

 

 

C’est bien ce qu’avait compris Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui pour être sûre de ne pas s’enorgueillir de ses œuvres, n’en a tout simplement accompli aucune. Elle s’est contentée de s’appliquer chaque instant de sa vie à faire avec le plus d’amour possible, le rien qui lui était confié, exprimant sa très grande affection par de tout petits gestes, comme seuls les enfants savent le faire. On raconte que lorsque le jeune Dosithée frappa à la porte du monastère, Saint Dorothée de Gaza, voyant la santé plus que délabrée de ce novice, mais aussi son très grand amour de Dieu, le dispensa de toutes les rigueurs de la Règle, lui enjoignant seulement de renoncer à sa volonté propre en toutes choses, accomplissant le peu qu’il pouvait faire, avec tout l’amour dont il était capable. En peu de temps, le jeune homme s’éleva aux cimes de la sainteté, que les ascètes n’avaient fait qu’entrevoir de loin !

 

 

La confiance et la soumission filiales vécues dans le secret d’un cœur d’enfant, ont plus de prix aux yeux de Dieu, que toutes les ascèses extérieures.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»

 

Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement.

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Barcelona, Espagne)

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Prière d'introduction

 

« Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis en moi mon esprit » (Ps 50, 12). Je veux t'appartenir, Seigneur, être au service du royaume, afin que tu règnes pour les siècles sans fin.

 

Demande

 

Seigneur Jésus, toi qui es mon maître, donne-moi un cœur d'enfant; rends-moi plus docile à toi et à la sainte Église.

 

Points de réflexion

 

1. « Laissez les petits enfants venir à moi ; le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent ».
Avec cette affirmation, Jésus répond à la doctrine commune de l'antiquité, qui réduisait l'enfant à la misère de sa condition : une sorte de malédiction, dont l'individu devait s'affranchir en devenant adulte. L'enfant portait en lui, par une sorte d'atavisme, les cicatrices du péché de ses parents. Dans la doctrine de Jésus, c'est tout le contraire : c'est justement de la misère de leur condition que Dieu a pitié.
Par rapport au royaume de Dieu, que Jésus établit sur la terre et qui est pur don de Dieu, l'enfant est le plus apte à l'accueillir : sa docilité, sa bonne foi, le bon sens pour la justice et la vérité n'opposent pas d’obstacles à l'œuvre de Dieu que nous, les adultes, lui opposons. En échange, plus on devient adulte, plus on s'endurcit dans ses propres jugements et dans la volonté d'être le protagoniste de ce royaume, afin de nous l'approprier par la force, comme on accumule un certain pouvoir sur des personnes et le contrôle sur des biens. Et de cela le prophète Ézéchiel veut nous prévenir (cf. Ez 18, 5 ss). Il revient à nous, les adultes, de nous affranchir des traces de notre péché, pour ressembler aux enfants et recevoir en héritage le royaume.

 

2. La tentation de monopoliser l'autorité sur les enfants et d'en abuser.
Les enfants ne nous appartiennent pas (cf. Ez 18, 4). Ils appartiennent à Dieu. L'œuvre la plus malicieuse du démon est de vouloir nous les approprier comme des esclaves, en raison d'un amour possessif. Ainsi risquons-nous de séparer les enfants du Christ, alors qu'ils sont les premiers réceptacles du royaume de Dieu. En enfermant un enfant dans l'ignorance, en se comportant de façon dégradante et scandaleuse envers un autre, un mur est érigé ou un fossé creusé qui empêche l'enfant de faire l'expérience bouleversante de la rencontre avec le Christ. « Laisser à l'enfant le choix de se faire baptiser quand il aura 18 ans » est comparable à celui de ne pas imposer le français comme langue maternelle et ne lui en apprendre aucune, afin qu'à 18 ans il choisisse la sienne : affamé de connaissance et de justice, l'enfant est retenu dans l'obscurité et dans la faim de l'âme.
Jésus aime les enfants et les comprend. Il veut aussi qu'ils soient familiarisés avec les communautés de ses disciples, ses apôtres, ses évêques, ses prêtres et ses consacrées. Les enfants n'ont pas les préjugés des adultes, qui les en éloignent. Mais pire que tout est l'abus de confiance que Dieu et les familles éprouvent envers lesdits disciples. Comment pouvons-nous prendre à la légère une telle injustice, pourtant latente en tout adulte ?

 

3. L'imposition des mains, comme langage d'amour paternel.
Ce geste est celui de l'autorité éducative. Il comporte d'une part l'exigence parentale au nom de Dieu et d'autre part la consécration à la mission. Sanctifier l'état infantile implique l'obéissance, l'effort de l'apprentissage, la soumission à ceux qui ont donné la vie et à ceux qui en prennent soin, indépendamment de leur grade de sainteté ou de leur moralité.
L'exigence juste des parents donne une orientation juste à la vie de l'enfant ; une exigence défectueuse aura pour conséquence un comportement défectueux, ou bien des choix qui ne tiennent pas la route pendant longtemps ; injuste et abusive, elle risque de reproduire le même modèle (anti-)autoritaire ou de susciter une rébellion, qui aboutit dans le vide. Le geste de Jésus n'est pas celui de la permissivité, qui laisse passer les âneries d'un enfant, mais celui d'un père ou grand frère qui encourage à évoluer et exige de se dépasser avec l'aide de la bénédiction de Dieu.

 

Dialogue avec Marie

 

Marie, Mère de Jésus et ma Mère, intercède auprès de Dieu pour nous, pauvres pécheurs, afin que nous soyons plus simples et lui rendions gloire. Donne-nous ta maternelle bénédiction, qui nous conduit à être disciples de Jésus sur le chemin de la foi, de l'espérance et de l'amour filial.

 

Résolution

 

Dans l'une de mes décisions de ce jour, je prendrai conseil auprès de Dieu dans la prière et auprès d'un de mes proches.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

 

 

"Ensuite, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement."

 

 

 

Jésus nous enrichi dans cette rencontre. Il traverse des incompréhensions communes et nous ouvre à la foi en la petitesse. C’est avec cette foi que nous avançons vers la vie. Dieu étend les mains sur nous, et sur notre réalité de pauvreté, pour que nous entrions dans la soumission à la volonté du Père. Jésus allume le feu de l’Amour dans notre cœur, il sème le bon grain de la Parole, il enfouit le levain dans notre pate humaine. En nous offrant à son action, nous découvrons que le don de Dieu est toujours un appel à la liberté. S’il travaille avec nous, il a besoin du travail de notre foi pour nous donner d’agir. Le Royaume de Dieu que Jésus établit sur la terre est pur don de Dieu, c’est l’enfant qui est le plus apte à l’accueillir. Sa docilité, sa bonne foi, son bon sens pour la justice et la vérité coopèrent à l’œuvre de Dieu. Adultes, nous risquons de nous endurcir dans nos propres jugements en ce qui concerne le Royaume ! Nous pouvons nous l’approprier par la force, comme on accumule un certain pouvoir sur des personnes. Il nous revient de nous affranchir de ces traces de péché, pour ressembler aux enfants et recevoir en héritage le Royaume.

 

"Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Les disciples n’ont pas compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique leur fait défaut, il leur faudrait l’apprendre des enfants eux-mêmes ! Jésus, dans sa réponse aux parents, se fait clair et rassurant, ils en sont réconfortés. Ils ont compris le message d’amour de Jésus et ce mystère ne leur sera pas enlevé. L’attitude de vie véritable pour tout être humain nous fait entrer dans la gratuité. Nous entrons dans l’échange par l’accueil, l’offrande de nous-mêmes. Ce que nous recevons, nous pouvons le redonner à notre tour, et ce que nous redonnons, peut être de nouveau reçu et à nouveau offert. Ainsi s’engendre la vie nouvelle, les relations nouvelles, le Royaume des Cieux. L’œuvre la plus malicieuse du menteur est de vouloir nous approprier les merveilles de Dieu dans un amour possessif. Jésus aime les enfants et il les comprend, il modifie le regard des disciples ! Comme nous comprenons « ces gens » qui amenèrent à Jésus leurs enfants ! La joie de ces mamans et de ces papas se traduit par une confiance encore plus grande dans le cœur de ces petits qui regardent vers Jésus. C’est de ce regard dont les disciples ont besoin !

 

"Il leur imposa les mains, puis il partit de là." Jésus, en imposant les mains, dans un geste fondamental de bénédiction, ouvre ces enfants à la vie. C’est ce geste qu’attendent les parents qui présente ces enfants à Jésus, un geste que posera Jésus avec tant de bonheur. Ce geste précède tous les autres gestes d’accueil et de service et il les porte. Lorsque nous entrons sous la bénédiction de l’imposition des mains, tout devient possible. Cela est vrai pour une personne, comme c’est vrai pour un couple, pour une famille, comme c’est vrai pour une communauté. L’imposition des mains est un langage d’amour paternel, c’est celui de l’autorité éducative. Il comporte d’une part l’exigence parentale au nom de Dieu et d’autre part la consécration à la mission. Sanctifier l’état d’enfance implique l’obéissance à Dieu, l’effort de l’apprentissage dans l’Esprit Saint, le respect de ceux qui ont donné la vie et qui en prennent soin. L’exigence juste des parents donne une orientation juste à la vie de l’enfant ! Jésus partit de là, il incite, il encourage, il suscite mais il ne s’impose pas. Que Marie, la Mère de Jésus intercède auprès de Dieu pour nous, pauvres pécheurs, afin que nous soyons plus simples et que nous lui rendions gloire. Qu’elle nous donne de suivre Jésus sur le chemin de la foi, de l’espérance et de l’amour filial.

 

Nous demandons à Jésus la grâce de la toute petitesse évangélique.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent »

 

      Quel don grand et admirable Dieu nous fait, mes frères ! Dans sa Pâque..., la résurrection du Christ fait renaître dans l'innocence des tout-petits ce qui hier dépérissait dans le péché. La simplicité du Christ fait sienne l'enfance. L'enfant est sans rancœur, il ne connaît pas la fraude, il n'ose pas frapper. Ainsi cet enfant qu'est devenu le chrétien ne s'emporte pas si on l'insulte, il ne se défend pas si on le dépouille, il ne rend pas les coups si on le frappe. Le Seigneur exige même de prier pour ses ennemis, d'abandonner tunique et manteau aux voleurs, de présenter l'autre joue (Mt 5,39s).

      Cette enfance dans le Christ dépasse l'enfance simplement humaine. Celle-ci ignore le péché, celle-là le déteste. Celle-ci doit son innocence à sa faiblesse ; celle-là à sa vertu. Elle est digne de plus d'éloges encore : sa haine du mal vient de sa volonté, non de son impuissance... Bien sûr, on peut rencontrer la sagesse d'un vieillard chez un enfant et l'innocence de la jeunesse chez des personnes âgées. Et l'amour droit et vrai peut mûrir des jeunes : « La vieillesse honorable, dit le prophète, n'est pas celle que donnent les jours ; elle ne se mesure pas au nombre des années... mais par l'intelligence » (Sg 4,8). Mais à des apôtres déjà mûrs et âgés, le Seigneur dit : « Si vous ne faites retour sur vous-mêmes, si vous ne vous rendez pas semblables à cet enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3). Il les renvoie à la source même de leur vie ; il les incite à retrouver l'enfance, afin que ces hommes dont les forces déclinent déjà, renaissent à l'innocence du cœur. « A moins de renaître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume des cieux » (Jn 3,5).

 

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque

 

http://levangileauquotidien.org






 

Nos sources:

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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Évangile et Homélie du Vend 18 Août 2017. Donc, que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni!

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Vendredi 18 août 2017

Nous sommes dans la 19e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Hélène, impératrice († v. 329), St Alberto Hurtado Cruchaga, prêtre (1901-1952)


Lectures de la messe

Première lecture (Jos 24, 1-13)

Lecture du livre de Josué

En ces jours-là,
    Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;
puis il appela les anciens d’Israël,
avec les chefs, les juges et les scribes ;
ils se présentèrent devant Dieu.
    Josué dit alors à tout le peuple :
« Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël :
Vos ancêtres habitaient au-delà de l’Euphrate depuis toujours,
jusqu’à Tèrah, père d’Abraham et de Nahor,
et ils servaient d’autres dieux.
    Alors j’ai pris votre père Abraham au-delà de l’Euphrate,
et je lui ai fait traverser toute la terre de Canaan ;
j’ai multiplié sa descendance, et je lui ai donné Isaac.
    À Isaac, j’ai donné Jacob et Ésaü.
À Ésaü, j’ai donné en possession la montagne de Séïr.
Jacob et ses fils sont descendus en Égypte.


    J’ai envoyé ensuite Moïse et Aaron,
et j’ai frappé l’Égypte
par tout ce que j’ai accompli au milieu d’elle.
Ensuite, je vous en ai fait sortir.
    Donc, j’ai fait sortir vos pères de l’Égypte,
et vous êtes arrivés à la mer ;
les Égyptiens poursuivaient vos pères
avec des chars et des guerriers
jusqu’à la mer des Roseaux.
    Vos pères crièrent alors vers le Seigneur,
qui étendit un brouillard épais entre vous et les Égyptiens,
et fit revenir sur eux la mer, qui les recouvrit.
Vous avez vu de vos propres yeux ce que j’ai fait en Égypte,
puis vous avez séjourné longtemps dans le désert.


    Je vous ai introduits ensuite dans le pays des Amorites
qui habitaient au-delà du Jourdain.
Ils vous ont fait la guerre,
et je les ai livrés entre vos mains :
vous avez pris possession de leur pays,
car je les ai anéantis devant vous.
     Puis Balaq, fils de Cippor, roi de Moab,
se leva pour faire la guerre à Israël,
et il envoya chercher Balaam, fils de Béor,
pour vous maudire.
    Mais je n’ai pas voulu écouter Balaam :
il a même dû vous bénir,
et je vous ai sauvés de la main de Balaq.


    Ensuite, vous avez passé le Jourdain pour atteindre Jéricho ;
les chefs de Jéricho vous ont fait la guerre,
ainsi que de nombreux peuples,
mais je les ai livrés entre vos mains.
    J’ai envoyé devant vous des frelons,
qui ont chassé les deux rois amorites ;
ce ne fut ni par ton épée ni par ton arc.
    Je vous ai donné une terre qui ne vous a coûté aucune peine,
des villes dans lesquelles vous vous êtes installés
sans les avoir bâties,
des vignes et des oliveraies dont vous profitez aujourd’hui
sans les avoir plantées. »


  – Parole du Seigneur.

Psaume 135 (136), 1-3, 16-18, 21-22.24)

Rendez grâce au Seigneur : il est bon, R/
Rendez grâce au Dieu des dieux,R/
Rendez grâce au Seigneur des seigneurs, R/

Lui qui mena son peuple au désert, R/
qui frappa des princes fameux, R/
et fit périr des rois redoutables, R/

Pour donner leur pays en héritage, R/
en héritage à Israël, son serviteur, R/
il nous tira de la main des oppresseurs,R/


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 3-12)

En ce temps-là,
    des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ;
ils lui demandèrent :
« Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme
pour n’importe quel motif ? »
    Il répondit :
« N’avez-vous pas lu ceci ?
Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ?
    et dit :
“À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.

    Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare pas ! »
    Les pharisiens lui répliquent :
« Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit
la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »
    Jésus leur répond :
« C’est en raison de la dureté de votre cœur
que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes.
Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
    Or je vous le dis :
si quelqu’un renvoie sa femme
– sauf en cas d’union illégitime –
et qu’il en épouse une autre,
il est adultère. »
    Ses disciples lui disent :
« Si telle est la situation de l’homme
par rapport à sa femme,
mieux vaut ne pas se marier. »
    Il leur répondit :
« Tous ne comprennent pas cette parole,
mais seulement ceux à qui cela est donné.
    Il y a des gens qui ne se marient pas
car, de naissance, ils en sont incapables ;
il y en a qui ne peuvent pas se marier
car ils ont été mutilés par les hommes ;
il y en a qui ont choisi de ne pas se marier
à cause du royaume des Cieux.
Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

La question des pharisiens est un piège subtil ; ils tentent d’entraîner le Rabbi de Nazareth dans un débat d’école qui l’amènerait inévitablement à se faire des ennemis dans le parti dont il n’épouserait pas l’opinion.

Notre-Seigneur ne se laisse pas entraîner sur le terrain conflictuel des interprétations humaines de la Loi : il ramène ses interlocuteurs à l’essentiel. La question portait sur les motifs pour lesquels le mari pouvait répudier son épouse, mais Jésus conteste le présupposé du débat, à savoir la possibilité même de la répudiation. Et pour argumenter sa position, Jésus se réfère au récit de la création, c'est-à-dire au projet de Dieu sur l’homme et la femme. Il veut ainsi conduire ses interlocuteurs à chercher les normes de l’agir humain, dans le dessein de son Père, tel qu’il transparaît dans l’acte créateur. Or, la différence sexuelle entre l’homme et la femme est comme un signe et un appel. Un signe de leur incomplétude ; un appel à unir leur complémentarité en une communion féconde. Voilà pourquoi : « L’homme s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un ». Cette conclusion est mise par Jésus sur les lèvres de Dieu lui-même, qui explicite par ces mots l’intention qui a présidé à l’acte créateur. Il ne s’agit pas d’une description ou d’une interprétation, mais d’un ordre : c’est une loi que Dieu édicte. Si l’homme et la femme sont créés (littéralement) « mâle et femelle », leur union est cependant bien davantage qu’une action instinctive destinée à assurer la survie de l’espèce. Il s’agit d’un acte de liberté en réponse au commandement divin ; et en tant que telle, l’union de l’homme et de la femme scelle également une alliance avec Dieu.

Le fondement du mariage n’est pas à chercher dans la généalogie charnelle ; Dieu précise en effet : « L’homme quittera son père et sa mère ». Mais l’union matrimoniale s’enracine dans la parole de Dieu adressée à la liberté de l’homme et de la femme, qui s’engagent ensemble en réponse à cet appel. C’est dans leur parole donnée qu’ils ne font plus qu’un ; et comme cette parole épouse celle de Dieu, on comprend que Jésus puisse conclure : « Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ». Dès lors, l’union matrimoniale ne consiste pas en un contrat entre l’homme et la femme, que ceux-ci pourraient faire ou défaire à loisir ; elle se fonde dans une parole donnée à Dieu par chacun des conjoints qui s’engagent à la fidélité, en s’appuyant sur la fidélité indéfectible de celui qui les a appelés à cette alliance.

La réplique des pharisiens qui argumentent à partir des prescriptions de Moïse, est l’occasion pour Jésus de dénoncer la « sclerocardia » - la « sclérose » du cœur - de ses interlocuteurs. La conséquence première du péché des origines fut de « pétrifier » notre cœur, nous rendant incapables d’aimer dans la durée et dans la fidélité. Mais le péché ne peut annuler la parole du Créateur ; par le sacrement du mariage, l’Esprit Saint vient « liquéfier » nos cœurs de pierre et donne aux époux une capacité nouvelle d’aimer dans la loyauté à la parole donnée. La réaction désabusée des disciples qui considèrent que dans ces conditions il vaut mieux ne pas se marier, permet à Jésus de souligner la valeur du célibat, à condition qu’il soit intentionnellement choisi dans la perspective du Royaume. La circoncision du cœur incarne la seule attitude juste face à Dieu et à sa Parole, la condition préalable à la réalisation de tout état de vie, y compris du mariage, qui ne peut se recevoir, tout comme le célibat consacré, que comme un don : « Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! ».

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t’implorent ton inépuisable bonté ; c’est leur fierté de t’avoir pour Créateur et Providence. Restaure les époux chrétiens à ton image, et renouvelle les dans l’onction du sacrement de leur mariage, afin qu’ils puissent progresser sur le chemin de la ressemblance selon ton dessein.

Père Philippe

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«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»

Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant l’indissolubilité de celui-ci. Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels.

En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes.

2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse.

3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon.

4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société.

Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».

Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.

Abbé Roger J. LANDRY  (Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

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Prière d'introduction

Ton amour Seigneur est plus grand que les cieux, ta vérité plus haute que les nues (Ps 56, 11). Tu es, Seigneur, l'origine et la fin de toutes choses et tu es fidèle à l'alliance que tu as proposée dès la création du monde. Loué sois-tu, Seigneur.

Demande

Seigneur, aide-moi à grandir dans l'amour et à porter du fruit pour ton Royaume.

Points de réflexion

1. La question qui, aujourd'hui, est posée à Jésus, est aussi ancienne que l'humanité : peut-on répudier sa femme (ou, aujourd'hui, une femme son mari) ? Peut-on révoquer légitimement le mariage ? Si techniquement et légalement cela est possible, pourquoi cela ne serait-il pas permis ?
S'il y a des mécanismes légaux - dans l'ancienne loi (celle de Moïse), comme dans la nouvelle (le droit de l'Église) - pour déclarer invalide un mariage, c'est pour des raisons objectives, qui découvrent que l'alliance entre l'homme et la femme avait été impossible, déjà avant qu'elle fût contractée. Mais cela ne change en rien le projet de Dieu sur le mariage: on ne peut pas « annuler un mariage valide ». « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ».
Cette disposition n'est pas une invention humaine pour rendre la vie plus amère; il s'agit d'un « mode d'emploi » inscrit dans notre cœur et révélé dans la Sainte Écriture. Un cœur volubile, qui n'est pas capable de persévérer dans les épreuves, qui accompagnent son engagement d'amour, est comparable à un arbre, dont les fruits ne mûrissent jamais, mais passent directement de l'état immature à l'état « macéré » : il n'accomplit pas sa vocation à une vie féconde dans l'amour.

2. La question « légaliste » du groupe de pharisiens porte sur la nature de l'amour. Dans sa première lettre encyclique, le pape Benoît XVI faisait remarquer que l'amour trouve, dans l'homme, une des expressions les plus complètes dans l'union conjugale. L'homme, fait à l'image de Dieu, représente son auteur dans ce qu'il a de plus spécifique : Dieu est amour.
Cette union est donc image de la communion de vie trinitaire, dont l'amour déborde en création ; et avec celle-ci Dieu établit une alliance. De même que la création est soumise à des lois de la nature, l'amour aussi se soumet à des « lois » : la fidélité et l'indissolubilité. Dieu est le premier à se soumettre et à accomplir cette loi. Dans ses rapports avec « l'épouse », c’est-à-dire son peuple de l'alliance, Dieu s'est montré indéfectible, toujours fidèle à sa parole, qu'il n'a jamais révoquée malgré notre infidélité.

3. La vie conjugale, comme la virginité pour le royaume, sont deux expressions complémentaires de la vocation à l'amour. Les deux impliquent la croix : à chacune la sienne. Cela est difficile à comprendre pour les disciples, et encore plus difficile à accepter et à vivre. Jésus seul peut en donner les motivations nécessaires : tandis que l'indissolubilité conjugale est un sacrifice pour la première création, la virginité pour le royaume édifie, par l'immolation du corps et des désirs d'affectivité humaine, la nouvelle création. La virginité pour le royaume, précise Jésus, diffère des causes involontaires de virginité : un défaut depuis la naissance ou une mutilation subie.
Amour et croix vont de pair : la croix purifie l'amour, et l'amour rend la croix moralement plus supportable. La croix corrige les fautes et purifie les péchés, l'amour sauve le monde et donne la vie. La croix nous élève vers Dieu et, par l'amour, Dieu s'abaisse à nous. La vie conjugale est une image de Dieu sur la terre, la virginité pour le royaume est une ressemblance de l'état céleste dans ce monde. Prions afin que Dieu nous donne la force de la persévérance.

Dialogue avec le Christ

Devant le mystère de la croix qui purifie l'amour, je te confie ma vie, mes défis, mes efforts et mon échec. J'ai confiance en ta miséricorde, tu répares tout ce qui est blessé. Je te renouvelle l'oblation de ma vie, afin qu'à l'approche de ton Royaume elle soit guérie et bénie.

Résolution

J'aurai une attitude, une parole et un geste de considération envers mon conjoint ou, si je ne suis pas marié, envers un couple d'amis, pour encourager et exprimer la valeur de l'union matrimoniale.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

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"Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »

 Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens posent des questions à Jésus pour le mettre à l’épreuve. Jésus répond en donnant le sens aussi bien du mariage que du célibat. Il exprime le sens véritable de la vie humaine. Ce sens se joue dans notre manière d’être au quotidien, dans le choix de notre état de vie. La relation de foi vivante à notre Créateur s’exprime dans le mariage et dans le célibat pour le Royaume. Sainte Jeanne de Chantal l’a admirablement montré en vivant en sainteté successivement comme jeune fille, femme mariée, mère, veuve, religieuse, fondatrice. Dans l’émerveillement de l’origine, Adam s’est écrié face à Eve : « c’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair. » Ce face-à-face nous permet d’aller vers le seul vis-à-vis qui est Dieu. C’est cette unité de l’amour de l’homme et de la femme qui est remise en cause par les pharisiens à cause de leur endurcissement de cœur.

"Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Au delà de cette épreuve tendue à Jésus, il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’amour. Dans la dureté de cœur des Pharisiens, nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le menteur. C’est encore la même accusation qui est à l’œuvre : « C’était pour le mettre à l’épreuve ! » Jésus dit avec tristesse : « C’est en raison de votre endurcissement de cœur. » La perspective que pose Jésus ne fait pas fi des aléas de la vie. Les situations difficiles de notre vie sont bien souvent les conséquences de l’endurcissement de notre cœur. La violence des hommes entre eux, les blessures reçues sont signe de cette dureté. Jésus accueille en lui toutes nos difficultés de vies pour les guérir. Notre vie est appelée à manifester le secret qu’elle porte, nous sommes tous, enfants de Dieu. C’est dans l’union de nos vies que nous façonnons notre existence comme signe de la vie de Dieu. Nous participons à l’amour infini de Dieu en nous aimant d’une manière unique. Il y a en nous un amour filial, paternel, maternel comme il y a aussi un amour de feu : L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, l’amour du Saint-Esprit nous est donné en plénitude. En chacun de nous il y a cette capacité merveilleuse de vivre un amour unique. La Création de l’Homme (homme et femme) commence par un émerveillement de l’homme devant la créature que Dieu a fait à son image et à sa ressemblance.

Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » "L’image de lui-même que Dieu a placée dans l’Homme passe à travers la complémentarité des sexes. L’homme et la femme, qui s’unissent dans le mariage, reflètent l’image de Dieu et sont en quelque sorte la révélation de son amour. Non seulement l’amour de Dieu nourrit l’être humain, mais la mystérieuse communion des trois Personnes divines se reflète en nous. Il nous est demandé d’aimer, d’être ouvert à nos frères et de marcher humblement à la suite du Christ Jésus. Nous exprimons dans notre quotidien le mystère d’amour que nous vivons, et que nous recevons de Dieu notre Père. Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Nous sommes « l’unité » de notre père et de notre mère, et nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes « quelque chose » de leur unité ! C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être dans le Christ. Il nous unit dans son amour infini. Vivre selon cet émerveillement dans la foi provoque une confiance dans l’Amour de Dieu.

Nous demandons à Dieu la grâce de renouveler les liens qu’il nous donne pour entrer dans la confiance.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Tous deux ne feront plus qu'un »

Seigneur notre Dieu,
afin de révéler le dessein de ta grâce
tu as voulu que l'amour de l'homme et de la femme
soit déjà un signe de l'Alliance
que tu as conclue avec ton peuple,
et tu veux que dans le sacrement de mariage
l'union des époux exprime le mystère
des noces du Christ et de l'Église (Ep 5,32).

Nous te prions de bénir N. et N.
et de les prendre sous ta protection.
Fais que tout au long de leur vie commune
sanctifiée par ce sacrement,
ils se donnent la grâce de ton amour,
et qu'en étant l'un pour l'autre
un signe de ta présence,
ils deviennent un seul cœur et un seul esprit.
Accorde-leur
de pouvoir assurer par leur travail la vie de leur foyer
et d'élever leurs enfants selon l'Évangile
pour qu'ils fassent partie de ta famille éternellement.

Accorde à N. (l'épouse) la plénitude de ta bénédiction :
qu'elle réponde à sa vocation d'épouse et de mère,
qu'elle soit par sa tendresse et sa pureté
la joie de sa maison.
Accorde aussi ta bénédiction à N. (l'époux)
pour qu'il se dévoue à toutes ses tâches
d'époux fidèle et de père attentif.
Et puisqu'ils vont maintenant
partager le repas de ton eucharistie,
Père très saint,
donne-leur à tous deux
la joie d'être un jour tes convives
au festin de ton Royaume.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Le Missel romain Bénédiction des époux lors d'un mariage

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Évangile et Homélie du Jeu 17 Août 2017. Lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,combien de fois dois-je lui pardonner

 


Jeudi 17 août 2017

Nous sommes dans la 19e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Jeanne Delanoue, vierge et fond. (1666-1736), Ste Chiara de Montefalco (I), abbesse o.s.a. (1268-1308)


Lectures de la messe (Jos 3, 7-10a.11.13-17)

Lecture du livre de Josué

En ces jours-là,
    le Seigneur dit à Josué :
« Aujourd’hui,
je vais commencer à te grandir devant tout Israël,
pour qu’il sache que je suis avec toi
comme j’ai été avec Moïse.
    Toi, tu donneras cet ordre
aux prêtres qui portent l’arche d’Alliance :
“Lorsque vous serez arrivés au bord du Jourdain,
vous vous arrêterez dans le lit du fleuve.” »
     Josué dit ensuite aux fils d’Israël :
« Approchez, écoutez les paroles du Seigneur votre Dieu.
    À ceci, vous reconnaîtrez que le Dieu vivant est au milieu de vous,
et qu’il vous mettra en possession du pays des Cananéens,
    voici que l’arche de l’Alliance du Seigneur de toute la terre
va passer le Jourdain devant vous.
    Aussitôt que les prêtres
qui portent l’arche du Seigneur de toute la terre
auront posé la plante de leurs pieds
dans les eaux du Jourdain,
les eaux qui sont en amont seront coupées,
et elles s’arrêteront en formant une seule masse. »
    Quand le peuple leva le camp pour passer le Jourdain,
les prêtres portaient l’arche d’Alliance en tête du peuple.
    Or, le Jourdain coule à pleins bords
pendant toute la saison des moissons.
Dès que les prêtres qui portaient l’arche
furent arrivés au Jourdain, et que leurs pieds touchèrent l’eau,
    les eaux s’arrêtèrent en amont
et se dressèrent comme une seule masse
sur une grande distance,
à partir d’Adame, ville voisine de Sartane ;
et en aval, les eaux achevèrent de s’écouler
vers la mer de la Araba, la mer Morte.
Le peuple traversa à la hauteur de Jéricho.
    Les prêtres qui portaient l’arche de l’Alliance du Seigneur
restèrent immobiles, sur la terre sèche, au milieu du Jourdain.
Alors tout Israël traversa à pied sec,
jusqu’à ce que toute la nation eût fini de passer le Jourdain.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 113a (114), 1-2, 3-4, 5-6)

Quand Israël sortit d’Égypte,
et Jacob, de chez un peuple étranger,
Juda fut pour Dieu un sanctuaire,
Israël devint son domaine.

La mer voit et s’enfuit,
le Jourdain retourne en arrière.
Comme des béliers, bondissent les montagnes,
et les collines, comme des agneaux.

Qu’as-tu, mer, à t’enfuir,
Jourdain, à retourner en arrière ?
Montagnes, pourquoi bondir comme des béliers,
collines, comme des agneaux ?


 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.


    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !” 
     Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
    Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 
     Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Lorsque Jésus eut terminé ce discours,
il s’éloigna de la Galilée
et se rendit dans le territoire de la Judée,
au-delà du Jourdain.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Combien de fois dois-je lui pardonner ? ». Tout le récit semble simple, organisé pour justifier les 77 fois 7 fois qui sont la réponse de Jésus. Le premier acte concerne un roi et un de ses sujets, ce qui représente un écart infranchissable. Le deuxième acte montre deux compagnons, sur un même pied. Dans le premier cas, il s’agit d’une somme astronomique, personne ne pourrait s’acquitter d’une telle dette ; dans le second, quelques broutilles, une centaine de deniers. On comprend bien l’image : la dette que nous avons contractée envers Dieu est insolvable, alors ne nous arrêtons pas sur les peccadilles de la vie fraternelle, puisque Dieu nous a pardonné.  Cela est entendu, mais cette lecture qui doit plus à l’habitude de l’histoire qu’à l’accueil du texte nous fait passer à côté de deux aspects importants du récit.

Le premier élément est lié à la deuxième rencontre. Que le serviteur réclame son dû à son compagnon qui lui doit de l’argent n’a rien de répréhensible. Il n’est certes pas très fraternel de tenter de l’étrangler, mais on peut imaginer qu’à force de demander des délais l’homme s’impatiente après son argent. Quand à faire jeter son compagnon en prison parce qu’il ne paie pas, n’est pas en soi injuste. Il n’y a là rien de choquant, même s’il est toujours désolant d’en arriver à ces extrêmes, surtout entre compagnons. Mais globalement on peut tout de même considérer que le serviteur est juste !Si les autres serviteurs, et nous-mêmes, sommes pourtant choqués, c’est à la lumière de la scène qui précède, la rencontre avec le roi, que notre héros semble avoir oubliée. D’ailleurs, lors de la deuxième rencontre avec le roi, le souverain est obligé de lui rappeler ce qui s’est passé auparavant : « je t’avais remis cette dette parce que tu m’avais supplié ».

Comment se peut-il que ce serviteur impitoyable ait un tel trou de mémoire ? Il semble que l’entrevue donne elle-même un indice important : elle se termine sur l’image du maître, saisi de pitié, remettant la dette. Nulle part on ne voit le serviteur se relever, remercier, exulter. On le retrouve subitement, marchant dans la rue, comme s’il s’était subrepticement éclipsé de l’audience royale.  La leçon nous rejoint droit au cœur. Cet événement extraordinaire est passé inaperçu dans la vie du serviteur car il n’a pas su rendre grâce, il n’a pas su se l’approprier dans la louange, il a négligé de l’enraciner dans son cœur par l’action de grâce. Et le voici retourné à sa vie quotidienne sans que rien ne soit transformé. Et sans qu’il puisse transformer la vie des autres.

La question de Saint Pierre est donc mal posée. Il ne s’agit pas de savoir combien de fois il est juste de pardonner. Le serviteur impitoyable a été juste, froidement juste, mais juste. La question est de savoir ce qui est en jeu dans les événements que nous vivons. Et Jésus nous le révélait dès le premier verset : « le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs ». La façon dont nous serons traité dépend de notre propre choix : si nous savons accueillir dans l’action de grâce le don qui nous est fait, il portera des fruits de charité et de miséricorde ; si nous préférons mener notre quotidien sans faire l’effort de réaliser ce que nous vivons avec le Seigneur, il devra pédagogiquement nous faire sentir le poids de ce qui est dû. C’est bien d’une pédagogie qu’il s’agit, car la punition pour la dette impayée n’est pas appliquée : la famille et les biens du serviteur ne sont pas vendus.

Que le Seigneur par la force de son Esprit, nous donne de percevoir la grandeur des cadeaux de roi qui nous sont faits dans les sacrements et nous permette de les faire fructifier dans notre vie par l’action de grâce, seul dû qui enrichit celui s’en acquitte, car il lui permet d’aimer et de pardonner 77 fois 7 fois.

Père Philippe

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«Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner?»

Aujourd'hui, demander «Combien de fois dois-je lui pardonner?» (Mt 18,21), peut vouloir dire: —Ceux-là, que j'aime tant, je les vois aussi avec des manies et des caprices qui m'incommodent, me dérangent souvent, ils ne me parlent pas… Et ceci un jour, et un autre. Seigneur, jusqu'à quand devrais-je les supporter? Jésus répond avec la leçon de la patience. En réalité, les deux compagnons font de même lorsqu'ils disent: «Prends patience envers moi» (Mt 18,26.29). Pendant que le manque de tempérance du mauvais, qui étrangle l'autre pour peu de chose, le ruine moralement et économiquement, la patience du roi, en plus de sauver le débiteur, sa famille et ses biens, élève la personnalité du monarque et génère confiance chez la cour. La réaction du roi, dans les paroles de Jésus, nous rappelle ceci du livre des Psaumes: «Plus le pardon se trouve en toi, pour que tu sois craint» (Ps 130,4).

Il est clair que nous devons nous opposer à l'injustice et, s'il est nécessaire, de façon radicale (supporter le mal serait un indice d'apathie et de manque de courage). Mais l'indignation est saine lorsqu'en elle ne se trouve pas d'égoïsme, ni de colère, mais bien un désir droit de défendre la vérité. La patience authentique est celle qui nous amène à supporter la contradiction, la faiblesse, les dérangements, les fautes d'opportunité des gens, des évènements et des choses avec miséricorde. Être patient équivaut à se dominer soi-même. Les êtres susceptibles ou violents ne peuvent pas être patients parce qu'ils ne méditent pas et ne sont pas maîtres d’eux-mêmes.

La patience est une vertu chrétienne parce qu'elle forme part du message du Royaume des Cieux, et elle se forge dans l'expérience de que tous nous avons des défauts. Si Paul nous exhorte à nous supporter les uns les autres (cf. Col 3,12-13), Pierre nous rappelle que la patience du Seigneur nous donne l'opportunité de nous sauver (cf. 2P 3,15).

Certainement, combien de fois la patience du bon Dieu nous a pardonné dans le confessionnal! Sept fois ? Soixante dix fois sept fois? Peut-être plus!

Abbé Joan BLADÉ i Piñol (Barcelona, Espagne)

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Prière d'introduction

Seigneur, je crois que tu es le Dieu de la miséricorde. Tu me pardonnes toutes mes fautes. J’ai confiance qu’avec toi il n’y a pas de faute assez grande pour que tu ne puisses pas la pardonner. C’est avec cet amour que tu m’aimes, Seigneur !

Demande

Un cœur miséricordieux.

Points de réflexion

1. Cette parabole de Jésus comporte trois scènes, qui renvoient l’une à l’autre. Un personnage se retrouve dans les trois : le serviteur du roi. Dans la première scène le roi lui fait miséricorde d’une somme considérable. Dans la deuxième lui-même n’a aucune considération pour un autre homme qui lui devait une somme relativement modique. Finalement, le roi, apprenant cela, le « livre aux bourreaux ».

2. Cette parabole nous parle du pardon. Jésus la raconte en effet pour répondre à Pierre qui lui demandait combien de fois il devait pardonner son frère. Et la parabole nous indique que le pardon s’effectue dans une dynamique qui comporte un double mouvement : le pardon se reçoit et le pardon se donne. Nous le voyons bien dans notre expérience : on pardonne plus facilement à qui nous a déjà pardonné auparavant.

3. Cependant la dynamique du pardon chrétien va au-delà du pardon que l’on donne à qui nous a déjà pardonné. En effet, en tant que pécheurs, nous recevons le pardon de Dieu. Par sa miséricorde il efface tous nos péchés. Et nous, de notre côté, n’avons rien à pardonner à Dieu, de qui nous avons tout reçu. Mais il nous demande de donner ce pardon à nos frères, à faire ce premier mouvement de pardon, envers un autre homme. Et ainsi provoquer une nouvelle dynamique d’échange de pardon. Le pardon que nous avons reçu de Dieu doit nous permettre de faire à notre tour le premier pas vers la personne qui a besoin de notre pardon. Dans le Notre Père Jésus nous a appris à prier ainsi : « Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » (Mt 6, 12).

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à transformer mon cœur de pierre en un cœur de chair ! Un cœur qui cherche à aimer les autres, malgré leurs faiblesses et leurs fautes. Viens régner dans mon cœur, Seigneur ! Avec toi tout est possible. Sans toi je ne peux pas vivre pleinement le pardon, mais avec toi, c’est possible.

Résolution

Pardonner du fond du cœur à quelqu’un qui m’a offensé aujourd’hui.

Père Jean-Marie Fornerod, LC

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"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 

 

 

 

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois Pierre va devenir l’intendant des biens du Seigneur Jésus, de son amour infini, il lui pose la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu et le rapport que nous avons les uns avec les autres. Sept est un chiffre parfait. Jésus répondit à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois ! » La manière avec laquelle nous nous comportons dans nos rapports fraternels, est celle avec laquelle nous nous comportons avec Dieu. Quand nous prions dans le Notre Père : « Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, » il n’est pas question de mesure. La mesure dont nous nous servons dans nos rapports fraternels est la mesure que nous donnons à Dieu pour nous : « Seigneur pour l’amour de ton nom, réponds à notre appel, pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Nous voudrions que Dieu nous écoute, nous aimons sentir sa Présence, or c’est dans l’amour fraternel que la communion avec Dieu se construit.

 

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Cet Evangile est éloquent et nous pouvons facilement faire des transpositions. Vis-à-vis de Dieu nous sommes insolvables. Il nous a pardonné nos péchés, et nous devons pardonner à ceux qui nous ont fait du tord ou qui nous ont blessés. Le terme employé par Jésus évoque une forme de miséricorde vis-à-vis de celui qui nous a offensés. Jésus, dans la parabole de la remise de dettes, manifeste le Maitre qui est « Saisi de pitié » devant l’indigence de cet homme, manifestant par là l’Amour infini de Dieu pour nous. « Saisi de pitié le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. »

 

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. L’homme gracié maltraite un de ses « redevant » oubliant la miséricorde qui lui avait été faite ! La manière dont nous traitons nos frères est la mesure que Dieu prend pour nous. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous accueillions nos frères. Avec le même amour dont nous sommes aimés, nous voulons nous aimer. De même que l’on peut aimer une personne handicapée et l’aimer telle qu’elle est avec son handicap, de même nous devons nous aimer les uns les autres avec nos propres handicaps. Il nous faut raisonner en nous disant que l’intention était peut-être bonne et qu’il nous faut passer au dessus de nos susceptibilités froissées. Ce qui compte, c’est de maintenir ou de rétablir au plus vite la relation personnelle malgré nos maladresses : « Ne perdons pas de temps par peu d’amour."

 

Nous demandons la grâce d’être renouvelés par les merveilles de Dieu lui-même.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

 

      Le Seigneur nous oblige à remettre nous-mêmes les dettes de nos débiteurs, comme nous, nous demandons qu'on nous remette les nôtres (Mt 6,12). Nous devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de nos péchés, si nous n'en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers nous. C'est pourquoi le Christ dit ailleurs : « C'est la mesure dont vous vous servirez qui servira de mesure pour vous » (Mt 7,2). Et le serviteur qui, après avoir été libéré de toute sa dette, n'a pas voulu à son tour remettre celle de son compagnon de service est jeté en prison. Parce qu'il n'avait pas voulu faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait grâce. Cela, le Christ l'établit avec plus de force encore dans ses préceptes, lorsqu'il décrète... : « Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est aux cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Mc 11,25-26)...

      Lorsque Abel et Caïn, les premiers, ont offert des sacrifices, ce n'est pas leurs offrandes que Dieu regardait mais leur cœur (Gn 4,3s). Celui dont l'offrande lui plaisait, c'est celui dont le cœur lui plaisait. Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l'innocence, enseignait aux autres à venir avec la crainte de Dieu pour offrir leur présent à l'autel, avec un cœur simple, le sens de la justice, la concorde et la paix. En offrant avec de telles dispositions le sacrifice à Dieu, il a mérité de devenir lui-même une offrande précieuse et de donner le premier témoignage du martyre. Il a préfiguré, par la gloire de son sang, la Passion du Seigneur, parce qu'il possédait la justice et la paix du Seigneur. Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Ma Août 2017. Marie dit alors : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

 

 

Messe du jour

Première lecture (Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit,
    et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire.


 Un grand signe apparut dans le ciel :
une Femme,
ayant le soleil pour manteau,
la lune sous les pieds,
et sur la tête une couronne de douze étoiles.
    Elle est enceinte, elle crie,
dans les douleurs et la torture d’un enfantement.
    Un autre signe apparut dans le ciel :
un grand dragon, rouge feu,
avec sept têtes et dix cornes,
et, sur chacune des sept têtes, un diadème.
    Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel,
les précipita sur la terre.
Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter,
afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.
    Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle,
celui qui sera le berger de toutes les nations,
les conduisant avec un sceptre de fer.
L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône,
    et la Femme s’enfuit au désert,
où Dieu lui a préparé une place.
    Alors j’entendis dans le ciel une voix forte,
qui proclamait :
« Maintenant voici le salut,
la puissance et le règne de notre Dieu,
voici le pouvoir de son Christ ! »


    – Parole du Seigneur.

Psaume 44, (45), 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16)

Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, les plus riches du peuple,
chargés de présents, quêteront ton sourire.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

Deuxième lecture (1 Co 15, 20-27a)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
    le Christ est ressuscité d’entre les morts,
lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
    Car, la mort étant venue par un homme,
c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
    En effet, de même que tous les hommes
meurent en Adam,
de même c’est dans le Christ
que tous recevront la vie,
    mais chacun à son rang :
en premier, le Christ,
et ensuite, lors du retour du Christ,
ceux qui lui appartiennent.
    Alors, tout sera achevé,
quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,
après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,
toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.
    Car c’est lui qui doit régner
jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
    Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,
    caril a tout mis sous ses pieds.


    – Parole du Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-56)

En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement
vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
    et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »


    Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
    exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
    Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
    de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »


    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.


    – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Marie, qui est une créature de la même nature que vous et moi, devait subir elle aussi la mort corporelle. Mais, étant en tout en communion avec son Fils, elle est la première à bénéficier de sa victoire, de sa Résurrection.

 

 

 

Bien plus, ayant été associée à la mort et à la résurrection de Jésus par sa foi, sa fidélité et son humilité, elle est à présent associée à sa gloire, dans les cieux, en son corps. Elle devient même le signe, dans le ciel, de ce que chaque chrétien est appelé à devenir.

 

 

 

L'amour du Père, ébloui par l'humilité de sa petite servante, transfigure ainsi son humanité dès sa mort corporelle.

 

 

 

À la fin des temps, tous ceux qui seront morts dans le Christ seront eux aussi soulevés  et entraînés dans la résurrection du Christ, pour ne former qu'un seul Corps glorieux dans l'éternelle Présence du Père.  Marie, dès à présent, est là où nous devons aller nous aussi. Elle est la première des rachetées et la première à participer, avec son Fils, à l'intimité de Dieu, si bien que tout ce qui concourt à la vie véritable et à la sainteté, nous pouvons le lui demander.

 

Marie est notre joie ! La gloire qu'elle partage avec son Fils Jésus chante mieux que tout autre l'Amour de notre Dieu qui élève les humbles, qui désire sauver tous les hommes.  Elle est aussi notre espérance. Car en elle, nous contemplons avec délice l'héritage que le Seigneur nous a préparé dans les cieux.

 

Avec le soutien de la prière de la Vierge Marie, la Reine du ciel, demandons la grâce de comprendre et de saisir notre existence selon le point de vue du ciel. Car notre avenir est dans le ciel ! Et notre engagement dans le monde vise à ce que tous, si possible, goûtent un jour la joie du ciel. Elle est si belle, la vocation des chrétiens ! Sainte Reine du ciel, prie pour nous, aujourd'hui et au jour de notre passage vers le ciel !

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur»

Aujourd'hui, nous célébrons la Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie en corps et en âme au Ciel. «Aujourd'hui —saint Bernard nous dit — la Vierge glorieuse, montant au ciel, a considérablement accru le bonheur des esprits qui l'habitent. Et il ajoute ces paroles précieuses: «Notre terre a adressé aujourd'hui au ciel un cadeau de grand prix, afin de sceller par cet échange une heureuse alliance entre le monde humain et le monde divin, la terre et le ciel, l'ici-bas et l'altitude. Le meilleur fruit de la terre est monté jusqu'aux lieux d'où descendent les dons et les grâces. Établie dans les hauteurs, la Vierge bienheureuse à son tour dispensera des présents aux humains».

Le premier don qu'elle répand sur nous c'est la Parole, qu'elle a su garder si fidèlement dans son cœur, en la faisant fructifier depuis son silence accueillant et profond. Avec cette Parole dans son espace intime, alors qu'elle engendrait dans son ventre maternel la Vie pour tous les hommes, «Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth» (Lc 1,39-40). La présence de Marie exulte de joie, et Élisabeth lui dit: «Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi» (Lc 1,44).

Mais, surtout, elle nous fait cadeau de sa louange, de sa même joie devenue musique, son Magnificat: «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur!» (Lc 1,46-47). Quel superbe cadeau le ciel nous rend avec le Cantique de Marie, devenu Parole de Dieu. Dans ce Cantique nous trouvons les indices pour comprendre comment l'humain et le divin, le terrestre et le céleste, se fusionnent ensemble, et pouvoir ainsi réagir, comme elle l'a fait, au cadeau que Dieu nous fait dans la personne de son Fils, à travers sa Sainte Mère: pour devenir un don de Dieu au monde, et, demain, un cadeau de l'humanité pour Dieu, en suivant l'exemple de Marie, qui nous a précédé dans cette glorification qui nous attend.

Abbé Dom. Josep ALEGRE Abbé de Santa Mª de Poblet (Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Marie, nous fêtons aujourd'hui ton Assomption, ta montée au ciel auprès de Dieu.
Aide-nous à avoir, comme toi, ce désir d'être à ses côtés pour toujours !

 

Demande

 

Donne-moi, Seigneur, la foi de la Vierge Marie, qui a toujours cru en ta Parole et en ta présence.

 

Points de réflexion

 

1. Dieu visite.
Quand nous lisons ce passage de l'Évangile, nous pouvons admirer les paroles de sainte Élisabeth à la Vierge Marie, paroles d’exaltation et de joie de découvrir la Mère de son sauveur : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? » Mais n'oublions pas de mentionner que c'est Dieu lui-même, en première personne, qui souhaite rendre visite à Élisabeth. C'est lui qui nous visite, pour nous féconder dans la prière. Et c'est à ce moment-là que nous pouvons nous nommer « bienheureux », « bienheureux » car « visités » par Notre Seigneur.
Dieu qui est « en » la Vierge Marie au moment de rencontrer Élisabeth se fait encore plus présent grâce à l’intercession de Marie. Dès ce moment-là, il annonce au monde entier le rôle de Marie comme Mère, mais aussi comme « porteuse » du Christ. Chaque fois que nous voudrons rencontrer Jésus, Marie sera à nos côtés et chaque fois que nous aurons recours à Marie, Jésus sera là, présent pour nous.

2. Être un tabernacle.
Marie est en effet le premier « tabernacle » vivant de Jésus. Cependant, Dieu ne réserve pas cette mission qu'à sa mère, mais à nous tous. Nous sommes tous appelés à être des témoins de Jésus, pas seulement par la Parole ou les actes, mais par le fait d'avoir la vie de Jésus en nous. Par sa présence en nous, il veut se révéler à tous les hommes. Il veut visiter tous les cœurs.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, tu ne prends pas en compte « l'état » du tabernacle pour te rendre présent au monde. Accepte-moi ainsi, pour que, moi aussi, comme ma Mère la très douce Vierge Marie, je puisse te « porter » et te « donner ».

 

Résolution

 

Vivre ma journée d'aujourd'hui avec conscience que je porte en moi Jésus, et qu’il veut se donner à travers moi. Demander à Marie de m’aider à être un « tabernacle » vivant de son Fils.

 

Une consacrée de Regnum Christi

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Marie et Élisabeth se saluent au seuil de la Nouvelle Alliance : l’une est vieillissante, l’autre est encore toute jeune. "Marie partit en hâte," c’est la hâte de l’amour. Le secret de Marie est un secret d’amour. A elles deux, elles résument toute l’histoire sainte. Les longs siècles de préparation se profilent derrière Élisabeth, Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce une humanité nouvelle. Ces deux femmes ont en commun leur espérance et leur maternité qui les engage toutes entières dans le plan de Dieu. Si Marie témoigne que rien n’est impossible à Dieu, son Fils est le propre Fils de Dieu. Elle est dans un silence amoureux, car le mystère qui l’habite la reclus de ce monde, qui ne peut pas comprendre un tel mystère. Élisabeth est la première qui est introduite dans ce secret du plan d’Amour de Dieu. Dès que le son de la voix de Marie parvient aux oreilles d’Élisabeth, celle-ci sent que son enfant tressaille dans son sein. L’Esprit Saint fait irruption en elle, lui dévoilant la portée de l’enfant que porte Marie. Dans un grand cri, elle annonce ce que l’Esprit vient de lui révéler. Son cri est une double bénédiction : « Bénie es-tu entre les femmes. Béni le fruit de ton sein ! » Elle a compris en un éclair, le temps d’un cri. Elle s’efface devant la jeune mère du Messie : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? »

"Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?" Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Le face à face des deux mères transcrit la rencontre invisible des deux enfants. Jésus revêt sa mère de sa dignité de reine ; Jean éveille sa mère à l’accueil du mystère des œuvres de Dieu. L’Esprit Saint veut que l’espérance du monde fût portée par ces de deux femmes enceintes, images de l’attente du bonheur : « Bienheureuse celle qui a cru qu’il y aurait un accomplissement pour ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » Le secret de Marie est l’enfant Dieu qu’elle porte dans le secret de son être. C’est le trésor qui est révélé à Élisabeth ! Voila un monde nouveau qui prend corps. Jésus, que Marie porte, est le Sauveur du monde. Il annonce une ère nouvelle ou l’amour de Dieu est vainqueur de tout ce qui s’oppose à lui. Cette chair humaine qu’il a sanctifiée est désormais promise à la vie éternelle, à l’amour infini de Dieu. La terre est désormais le marche pieds du ciel.

"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! La bonheur de Marie s’enracine dans la foi. C’est la béatitude de tous ceux qui ont bâti leur vie sur la promesse de Dieu. Il y a un accomplissement pour ce qui a été dit de la part du Seigneur. Tout s’accompli selon la promesse, le Christ est venu, il vient, et il viendra. Il est venu dans l’humilité de Noel, il vient dans l’intimité de l’Eucharistie, il viendra dans l’immense clarté de sa gloire. Marie, aujourd’hui, vient encore nous visiter parce que la foi est difficile, et que l’espérance retombe vite dans notre cœur. C’est à nous de redire : « D’où me vient ce bonheur que vienne jusqu’à moi la Mère de mon Seigneur ? » Marie est le chemin d’une humanité nouvelle qui vit pleinement de l’amour infini de Dieu. Elle est le modèle du dépouillement de soi-même devant le choix aimant de Dieu. Elle entre au diapason de l’amour infini de Dieu par sa réponse de foi. Marie permet à la Vie de se répandre par Jésus qu’elle annonce à Élisabeth. Nous sommes de toutes ces générations qui la déclarent bienheureuse !

 

Nous demandons la grâce de demeurer dans ce nouvel amour qui s’épanouira pleinement au ciel.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Saint Germain de Constantinople (?-733), évêque
Homélie 1 pour la Dormition de la Mère de Dieu ; PG 98, 346 (trad. Orval)

« Montée jusqu'à la gloire du ciel, avec son âme et son corps » (Collecte de la fête)

 

      Temple vivant de la divinité très sainte du Fils unique, Mère de Dieu, vraiment, je le redis avec action de grâces, ton assomption ne t'a nullement éloignée des chrétiens. Tu vis impérissable et pourtant tu ne demeures pas loin de ce monde périssable ; au contraire, tu es proche de ceux qui t'invoquent et ceux qui te cherchent avec foi te trouvent. Il convenait que ton esprit reste toujours fort et vivant et que ton corps soit immortel. En effet, comment la dissolution de la chair aurait-elle pu te réduire en cendre et en poussière, toi qui as délivré l'homme de la ruine de la mort par l'incarnation de ton Fils ? ...

      Un enfant cherche et désire sa mère, et la mère aime vivre avec son enfant ; de même, puisque tu avais dans ton cœur un amour maternel pour ton Fils et pour ton Dieu, tu devais normalement pouvoir retourner auprès de lui, et Dieu, à cause de son amour filial envers toi devait très justement t'accorder de partager sa condition. Ainsi, morte aux choses qui finissent, tu as émigré vers les demeures impérissables de l'éternité où réside Dieu dont tu partages désormais la vie...

      Tu as été corporellement sa demeure ; et maintenant c'est lui qui, en retour, est devenu le lieu de ton repos. « Voici, disait-il, mon repos pour les siècles des siècles » (Ps 131,14). Ce lieu de repos, c'est la chair qu'il a revêtue après l'avoir prise de toi, Mère de Dieu, la chair dans laquelle, nous le croyons, il s'est montré dans le monde présent et se manifestera dans le monde futur lorsqu'il viendra juger les vivants et les morts. Puisque tu es la demeure de son éternel repos, il t'a retirée de la corruption et il t'a prise avec lui, voulant te garder en sa présence et son affection. Voilà pourquoi, tout ce que tu lui demandes il te l'accorde comme à une mère soucieuse de ses enfants ; et tout ce que tu souhaites, il l'accomplit avec sa divine puissance, lui qui est béni pour l'éternité.

 

http://levangileauquotidien.org

 

 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

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