Évangile et Homélie du Vend 04 Août 2017. En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine

 


Vendredi 04 août 2017

Nous sommes dans la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Jean-Marie Vianney, curé d’Ars (1786-1859)


Lectures de la messe

Première lecture

« Voici les solennités du Seigneur, les assemblées saintes » (Lv 23, 1.4-11.15-16.27.34b-37)

Lecture du livre des Lévites

Le Seigneur parla à Moïse et dit :
    « Voici les solennités du Seigneur, les assemblées saintes
auxquelles vous convoquerez, aux dates fixées, les fils d’Israël.
    Le premier mois, le quatorze du mois, au coucher du soleil,
ce sera la Pâque en l’honneur du Seigneur.
    Le quinzième jour de ce même mois,
ce sera la fête des Pains sans levain en l’honneur du Seigneur :
pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain.
    Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte
et vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.
    Pendant sept jours, vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur.
Le septième jour, vous aurez une assemblée sainte
et vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage. »


    Le Seigneur parla à Moïse et dit :
    « Parle aux fils d’Israël. Tu leur diras :
Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne,
et que vous y ferez la moisson,
vous apporterez au prêtre la première gerbe de votre moisson.
    Il la présentera au Seigneur en faisant le geste d’élévation
pour que vous soyez agréés.
C’est le lendemain du sabbat
que le prêtre fera cette présentation.


    À partir du lendemain du sabbat,
jour où vous aurez apporté votre gerbe avec le geste d’élévation,
vous compterez sept semaines entières.
    Le lendemain du septième sabbat,
ce qui fera cinquante jours,
vous présenterez au Seigneur une nouvelle offrande.


C’est le dixième jour du septième mois
qui sera le jour du Grand Pardon.
Vous tiendrez une assemblée sainte,
vous ferez pénitence,
et vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur.
    À partir du quinzième jour de ce septième mois,
ce sera pendant sept jours
la fête des Tentes en l’honneur du Seigneur.
    Le premier jour, celui de l’assemblée sainte,
vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.
    Pendant sept jours, vous présenterez
de la nourriture offerte pour le Seigneur.
Le huitième jour, vous tiendrez une assemblée sainte,
vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur :
ce sera la clôture de la fête.
Vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.


    Telles sont les solennités du Seigneur,
les assemblées saintes auxquelles vous convoquerez les fils d’Israël,
afin de présenter de la nourriture offerte pour le Seigneur,
un holocauste et une offrande,
un sacrifice et des libations,
selon le rite propre à chaque jour. »


            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 80 (81), 3-4, 5-6ab, 10-11ab)

Jouez, musiques, frappez le tambourin,
la harpe et la cithare mélodieuse.
Sonnez du cor pour le mois nouveau,
quand revient le jour de notre fête.

C’est là, pour Israël, une règle,
une ordonnance du Dieu de Jacob ;
Il en fit, pour Joseph, une loi
quand il marcha contre la terre d’Égypte.

« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 54-58)

En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et il enseignait les gens dans leur synagogue,
de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement
et disaient :
« D’où lui viennent cette sagesse
et ces miracles ?
    N’est-il pas le fils du charpentier ?
Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie,
et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
    Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ?
Alors, d’où lui vient tout cela ? »
    Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur dit :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays
et dans sa propre maison. »
    Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là,
à cause de leur manque de foi.

            – Acclamons la Parole de Dieu


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

L’interrogation des « gens de son pays », c’est-à-dire des habitants de Nazareth, est tout à fait pertinente : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? » On se souvient que la question avait déjà été posée à propos des œuvres de puissance accomplies par Jésus. Le discernement des pharisiens était plutôt négatif : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons » (9, 34). La nouveauté de l’enseignement de Jésus et les signes qu’il accomplit conduisent inévitablement à la question de leur origine ; or les habitants de Nazareth vont répondre à cette interrogation non pas en approfondissant ce que leurs yeux ont vu et ce que leurs oreilles ont entendu (cf. 13, 26) mais à partir d’un prétendu « savoir » sur les ascendants familiaux du Seigneur. La reprise finale de la question initiale : « Alors, d’où lui vient tout cela ? » résonne comme une suspicion ; ce que confirme le constat de l’évangéliste : « et ils étaient profondément choqués à cause de lui ». Voilà des scribes qui ne parviennent pas à tirer du neuf de l’ancien : « Il ne peut rien y avoir de plus dans le ruisseau que dans sa source : où donc le fils du charpentier de notre village, qui a reçu toute son éducation parmi nous, puise-t-il cette sagesse et cette puissance pour accomplir des miracles ? »

Pour répondre à cette question, nous connaissons désormais le chemin : c’est celui des paraboles, dans lesquelles Jésus manifeste sa connaissance intime du Père et de l’action mystérieuse par laquelle celui-ci instaure le monde nouveau. Mais « le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouchés les yeux ; aussi ils auront beau écouter, ils ne comprendront pas, ils auront beau regarder, ils ne verront pas » (13, 14-15). Le « savoir ancien » quant à l’enracinement humain du Fils de l’homme, coupe l’accès au « croire » en la divinité de celui en qui se révèle la nouveauté du Royaume. Aveuglés par leur connaissance charnelle, les habitants de Nazareth ne discernent pas l’Esprit de Dieu agissant en Jésus, et eux aussi le soupçonnent implicitement de complicité avec le Prince de ce monde.

Nous découvrons ainsi la réciprocité entre l’accueil des paraboles et la foi en Jésus Christ vrai Dieu et vrai homme. La para-bole a pour but de nous conduire au-delà de la réalité quotidienne qu’elle met en scène, jusqu’au Royaume qui s’y cache et qu’elle dévoile. Mais qui est-il donc ce Jésus pour pouvoir nous initier ainsi au mystère de Dieu et à son dessein de salut ? Comment pourrait-il nous conduire au-delà du voile des apparences, s’il n’était pas lui-même Fils dans l’autre monde ?

La réflexion sur le chemin des paraboles nous ramène au mystère de la Personne de celui qui nous les raconte, et qui est lui-même la para-bole du Père. C’est en contemplant Jésus « le fils du charpentier », que nous sommes insensiblement portés par l’Esprit à discerner au cœur de son humanité, la divinité cachée du Verbe éternel. L’acte de foi consiste dans ce passage où nous osons lâcher prise et ouvrir nos cœurs pour accueillir la « Bonne Nouvelle » de la présence agissante de Dieu au cœur de ce monde ancien. C’est ce passage que les habitants de Nazareth n’ont pas voulu faire, eux qui pourtant croyaient connaître Jésus mieux que personne.

Que le Seigneur nous préserve d’une prétention analogue : que notre « savoir » religieux ne soit pas un obstacle à la rencontre avec Jésus ressuscité. Notre-Seigneur vient certes à nous sur les chemins de l’Evangile interprété en Eglise ; mais pour nous entraîner au-delà de la « science qui enfle » (1 Co 8, 1), vers une rencontre dans l’Esprit. Seule cette connaissance transformante nous donne accès au Mystère ; seule une foi vivante par l’Esprit de charité peut faire de nos vies une parabole du Royaume.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison»

Aujourd'hui, comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui nous connaissent depuis toujours. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait: «Les gens de Nazareth l'admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c'est comme s'ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi?’». Jésus connaissait bien ceux qui au lieu de l'écouter se scandalisaient de ses paroles. C'était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers, mais c'est justement à eux qu'Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut.

Nous, qui ne pouvons pas faire de miracles et qui n'avons pas la sainteté de Jésus, nous ne susciterons pas la jalousie (même si parfois cela peut arriver quand nous nous efforçons réellement de vivre en chrétien). Mais quoi qu'il en soit, comme à Jésus, il nous arrivera souvent que ceux que nous aimons et qui nous sont chers ne nous écoutent pas. Dans ces circonstances, nous devons nous rappeler que ceux qui ont toujours été très proches de nous voient davantage nos défauts que nos vertus et qu'ils peuvent se dire: —Toi qui faisais ça ou qui fait ça, tu n'as rien à m'apprendre.

Prêcher ou parler de Dieu aux gens de notre entourage ou de notre famille est difficile mais nécessaire. Il faut dire, tout de même, que lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent. Peut-être que nous aussi nous devrions établir une certaine réputation de sainteté en dehors (et à l'intérieur) de nos maisons avant de prêcher à nos proches.

Sain Jean Chrysostome ajoute ce commentaire: «Je t'en prie, regarde l'amabilité du Maître: il ne les punit pas parce qu'ils ne l'écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur: ‘Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ (Mt 13,57)». Il est évident que Jésus s'en alla de là très triste, mais Il continu à prier pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Et nous (qui ne devrons rien pardonner ou excuser), nous devrons également prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers, mais qui ne veulent pas nous écouter.

Abbé Jordi POU i Sabater (Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, je crois que tu as les Paroles de la vie éternelle. Je sais que tu es présent à mes côtés et que tu me guides. Je mets ma confiance en toi. Viens au secours de ma faiblesse ! Efface de mon cœur toute trace de suffisance, pour que je vive selon ta parole.

Demande

Seigneur, augmente en moi la foi !

Points de réflexion

1. Jésus retourne chez lui et prêche la Parole de Dieu, mais ceux qui l’écoutent ont le cœur fermé. Il sont certes frappés d’étonnement devant les miracles et la prédication de Jésus, mais ils ne veulent pas l’accepter, car ils jugent selon les apparences et voient en Jésus un simple habitant de Nazareth, le fils du charpentier. Leur orgueil et leur estime les arrêtent, ils n’ouvrent donc pas leur cœur à la conversion. Suis-je moi aussi aveuglé par mon orgueil ? Est-ce que j’écoute ce que le Seigneur veut me dire ou bien suis-je rationnel et me renferme en moi-même ? Je ne peux pas vivre simplement sur le plan humain. Je dois m’ouvrir au surnaturel et découvrir Dieu dans toutes les choses qui m’entourent et dans toutes les circonstances de ma vie quotidienne.

2. Avec cette attitude et ce manque de foi, Jésus ne fait que très peu de miracles. On sent dans cette dernière phrase de l’Évangile la tristesse de Jésus devant ce manque de foi. En effet, il désire m’aider de tout son cœur et veut me rendre libre de mes passions et de mes péchés, mais c’est à moi de choisir ; c’est à moi de choisir si je veux laisser ou non Jésus entrer dans mon cœur et me donner le véritable bonheur. Souvent, je manque de foi et je fais davantage confiance à moi-même qu’à l’infinie sagesse de Dieu. Je ne crois pas, et comme saint Thomas, je désire voir avant de croire. Faisons donc ce pas de confiance que Jésus attend de nous, n’ayons pas peur de nous jeter dans le précipice, en sachant que Jésus est là et qu’il nous donnera les ailes et le courage nécessaire pour nous envoler avec lui.

3. Ainsi, la solution à tous nos problèmes se résume en ce mot si simple : la foi. En lisant les Évangiles sous cet angle de vue, on se rend compte qu’en effet la foi est le critère essentiel à l’action de Jésus. De fait, la très grande majorité des miracles relatés dans l’Évangile nous montre l’importance et la nécessité de la foi : « Va, ta foi t’as sauvé » ; « Si vous avez la foi gros comme une graine de moutarde » ; « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » ; « Que tout se passe pour vous selon votre foi », etc. Jésus en venant dans mon cœur va-t-il trouver la foi ? Peut-il me dire à moi aussi : « Que tout se passe pour toi selon ta foi » et dans ce cas, que se passerait-il ? Quel bonheur et quelle liberté d’avoir une telle foi !

Dialogue avec le Christ

« Mon Dieu, je crois en toi, mais fortifie ma foi ; j'espère en toi, mais assure mon espérance ; je t'aime, mais redouble mon amour ; je me repens d'avoir péché, mais augmente mon repentir. […] Je t'offre, Seigneur, mes pensées, aide-moi à ne penser qu'en toi ; je t'offre mes paroles, aide-moi à parler de toi. Je t'offre, Seigneur, mes actions, qu'elles soient l'accomplissement de ta volonté. Je t'offre mes peines, aide-moi à souffrir pour toi » (Prière d'action de grâce du Pape Clément XI).

Résolution

Prier cette prière d’action de grâce pendant un autre moment de la journée.

Frère George de la Cotardière, LC

http://www.regnumchristi.fr



Il se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

Cette Parole de Jésus est un enseignement précieux pour notre vie spirituelle. « Jésus est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu ! » Pour ces gens de Nazareth, comment regarder Jésus qui revient après avoir commencé sa mission ? Il est le fils de Marie, ses frères et ses sœurs, c’est à dire ses cousins, cousines, sa famille éloignée est là ! Il leur aurait fallu croire aux œuvres merveilleuses qu’il accomplissait. A cause de leur refus de croire en lui, il n’y aura pas de miracles pour le pays de Jésus. « Jésus s’étonna de leur manque de foi. » Il n’est pas reçu et on le regarde comme avant, comme si rien ne pouvait changer, comme si sa Mission n’était pas commencée. « Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle. » Cet enseignement est si important pour nous qui devons comprendre que si l’Esprit Saint n’est pas le Maitre de notre vie, Jésus ne peut pas agir en nous. Cette Parole est toujours très actuelle. L’œuvre de Dieu est proportionnée à notre foi. Alors nous prions encore : « je crois Seigneur mais viens au secours de mon peu de Foi ! »

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » C’est à partir de ce qu’ils connaissent de lui, Jésus, l’enfant de Nazareth, que ses concitoyens le jugent. « Sa mère ne s’appelle–t–elle pas Marie. » Ils se rassurent à partir de leur propre jugement selon un « extérieur » qui les sécurisent ! La parenté de Jésus, les cousins et cousines sont évoqués comme preuve qu’ils sont dans la vérité. "Ses sœurs ne sont–elles pas toutes parmi nous ? » Nous aussi nous regardons souvent le passé comme immuable alors que tout a changé autour de nous. Un regard nouveau nous serait nécessaire ! Cependant une question demeure : D’où lui vient donc tout cela ? « Les nombreux auditeurs étaient frappés d’étonnement. » Il nous faut grandir dans l’Esprit Saint qui fait naitre toute chose nouvelle.

Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi. « Il était pour eux une cause de chute. » Pour que Jésus pour nous soit Bonne Nouvelle, il nous faut le laisser nous rejoindre. Ouvrir notre cœur, aller outre à ce nous connaissons car Dieu se présente comme le « tout autre. » C’est dans la foi, à partir de ce qui est juste et vrai, que nous pouvons discerner sa Présence. Croire que Dieu nous rejoint et qu’il et toujours plus grand que ce que nous concevions de lui. Il nous faut entrer dans une disposition nouvelle, celle de la foi ! Aimé, choisi de Dieu, nous sommes comblés par Dieu qui veut que nous lui fassions une confiance infinie. Dans sa miséricorde infinie Dieu nous donne les moyens de progresser dans notre vie pour hâter la venue du Règne. L’Esprit-Saint agit sans cesse au milieu de nous et à travers nous. Je peux m’établir dans la sécurité, alors plus rien ne bougera, la mort sera installée. Nous entendons quelquefois : « Cela fait quinze ans que je vis avec cette personne, c’est toujours la même chose, rien ne peut bouger ! » La parole de Dieu est importante pour nous ouvrir les yeux dans la vie fraternelle comme pour la construction du Royaume.

Nous demandons la grâce de nous laisser surprendre par Dieu comme Marie la mère de Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« N'est-il pas le fils du charpentier ? »

      La communion de vie entre Joseph et Jésus nous amène à considérer le mystère de l'Incarnation sous l'aspect de l'humanité du Christ, instrument efficace de la divinité pour la sanctification des hommes : « En vertu de la divinité, les actions humaines du Christ ont été salutaires pour nous, produisant en nous la grâce tant en raison du mérite que par une certaine efficacité » (S. Thomas d'Aquin).

      Parmi ces actions, les évangélistes privilégient celles qui concernent le mystère pascal, mais ils n'omettent pas de souligner l'importance du contact physique avec Jésus... Le témoignage apostolique n'a pas omis de décrire la naissance de Jésus, la circoncision, la présentation au Temple, la fuite en Égypte et la vie cachée à Nazareth, et cela en raison du mystère de grâce contenu dans de tels gestes, tous salvifiques, parce qu'ils participent de la même source d'amour : la divinité du Christ. Si cet amour, par son humanité, rayonnait sur tous les hommes, les premiers bénéficiaires en étaient bien évidemment ceux que la volonté divine avait placés dans son intimité la plus étroite : Marie, sa mère, et Joseph, son père putatif.

      Puisque l'amour paternel de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour filial de Jésus et que, réciproquement, l'amour filial de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour paternel de Joseph, comment arriver à connaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l'amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure.


 Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Exhortation apostolique « Redemptoris custos »

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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Évangile et Homélie du Jeudi 27 Juillet 2017. Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu'on jette dans la mer


Jeudi 03 août 2017

Nous sommes dans la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Bx Augustin Kažotić, évêque o.p. et martyr (v. 1260-1323), Bx Miguel Remon Salvador, o.f.m. conv. et martyr (1907-1936)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ex 40, 16-21.34-38)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse exécuta tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.
    La demeure de Dieu fut érigée
la deuxième année après la sortie d’Égypte,
le premier jour du premier mois.
    Moïse érigea ainsi la Demeure :
il en posa les bases, les poutres et les traverses,
et il dressa les colonnes.
    Au-dessus de la Demeure, il déploya la Tente et la recouvrit
comme le Seigneur le lui avait ordonné.
    Il prit le Témoignage et le déposa dans l’arche.
Il mit à l’arche ses barres
et la recouvrit de la plaque d’or appelée propitiatoire.
    Il introduisit l’arche dans la Demeure,
et posa le rideau pour voiler l’arche du Témoignage
comme le Seigneur le lui avait ordonné.

    La nuée couvrit la tente de la Rencontre,
et la gloire du Seigneur remplit la Demeure.
    Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente de la Rencontre,
car la nuée y demeurait
et la gloire du Seigneur remplissait la Demeure.
    À chaque étape,
lorsque la nuée s’élevait et quittait la Demeure,
les fils d’Israël levaient le camp.
    Si la nuée ne s’élevait pas, ils campaient
jusqu’au jour où elle s’élevait.
    Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure,
et la nuit, un feu brillait dans la nuée
aux yeux de tout Israël.
Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes.


            – Parole du Seigneur.

Psaume 83, 3, 4, 5-6, 11

Mon âme s’épuise à désirer
les parvis du Seigneur ;
mon cœur et ma chair sont un cri
vers le Dieu vivant !

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison,
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée :
tes autels, Seigneur de l’univers,
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

Oui, un jour dans tes parvis
en vaut plus que mille.
J’ai choisi de me tenir sur le seuil,
      dans la maison de mon Dieu,
plutôt que d’habiter parmi les infidèles.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 47-53)

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Le royaume des Cieux est encore comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
    Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
    Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
    et les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »


    « Avez-vous compris tout cela ? »
Ils lui répondent : « Oui ».
    Jésus ajouta :
« C’est pourquoi tout scribe
devenu disciple du royaume des Cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »


    Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles,
il s’éloigna de là.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

L’évangile de ce jour vient clôturer les paraboles de Jésus sur le Royaume chez saint Matthieu. " Le Royaume des cieux est encore semblable à un filet… " Jésus porte une fois encore notre attention sur l’eschatologie, sur le jugement dernier, lorsqu’il séparera les bons des méchants.  Comme dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, nous notons que le tri ne s’effectue pas durant ce séjour terrestre mais bien lors du retour glorieux du Seigneur. Jusque là, poissons comestibles et non comestibles non seulement vivent ensemble mais se retrouvent dans le même filet.

 

 

L’image du filet, renvoyant bien évidemment à la pêche, n’est pas sans résonance évangélique. Jésus avait appelé ses premiers apôtres, des pêcheurs de profession, pour en faire des pêcheurs d’hommes (Cf. Mt 4). Ces mêmes apôtres, et particulièrement saint Pierre, il en avait fait les fondements de son Eglise. Ils les avait envoyés pour repêcher les enfants du Père des flots de ce monde à l’aide du filet de l’Eglise « confectionné, selon la belle image de Jean Chrysostome, à l’aide de l’Ancien et du Nouveau Testament et entrelacé des vérités évangéliques » (Cf. Homélie 48).

 

 

Le filet de l’Eglise, jeté dans la mer de notre monde par les Apôtres, leurs successeurs et les prédicateurs de l’évangile, arrache donc chacun d’entre nous à la mer de la mort éternelle pour l’amener jusqu’à reposer sur le rivage du Royaume des cieux. Et ce filet, comme nous l’avons observé recueille des poissons de toute espèce, car l’Église appelle à tout homme à la rémission des péchés qu’il soit sage ou ignorant, libre ou esclave, riche ou pauvre, fort ou faible.  Dieu veut que tout homme soit sauvé et c’est pour cette raison que le filet de la foi recueille toute variété de poisson. Mais si Dieu veut sauver tous les hommes, la parabole attire cependant notre attention sur notre responsabilité dans l’accueil du salut. Il ne suffit pas d’être pris dans les filets de la foi de l’Eglise pour être sauvé, encore faut-il que chacune de nos actions soit conforme à l’enseignement évangélique de la Charité de notre Seigneur.

 

 

En effet, le tri sur le rivage s’effectue bien selon un critère éthique. En grec, nous lisons : « Ils ramassèrent les beaux dans des paniers mais les pourris ils les jetèrent dehors » et dans l’antiquité, nous savons bien que la Beauté rejoignait la Bonté.  Au soir de notre vie, c’est sur la Charité que nous serons jugés et même une ultime fois le Seigneur se présentera à nous pour nous inviter à demeurer en lui dans une communion d’amour. Seuls ceux qui le reconnaîtront alors comme leur Sauveur, et choisiront de vivre en communion avec lui, entreront dans le bonheur que le Père leur réservait depuis toute éternité.  Cette parabole a de quoi impressionner. Mais il est peut-être bon qu’il en soit ainsi. Ne sommes-nous pas trop souvent portés à considérer notre salut comme acquis par notre appartenance à l’Eglise, notre pratique religieuse ?

 

 Jésus est venu nous enseigner la Loi nouvelle de la Charité : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Dans notre vie, celle-ci doit constituer la finalité de toute pensée, de toute action. Cette Loi de vie, l’Esprit Saint est venu la graver dans nos cœurs en lettres de feu le jour de notre baptême et il n’a pas d’autre désir qu’elle puisse déployer en nous tout son dynamisme. Consentir dès à présent à ce travail de l’Esprit Saint qui nous invite à un décentrement radical, en vue du don de nous-mêmes au Christ et aux autres dans l'amour est sans aucun doute le seul moyen de nous préparer à cette ultime et décisive rencontre avec le Seigneur.

 

 

Seigneur, un jour, nous serons nous aussi tirés dans les filets du Royaume sur le rivage, et nous serons mis en ta présence, toi le Ressuscité qui nous aura arraché aux abîmes de la mort. Donne-nous dès à présent de vivre de ton Esprit de Charité pour que ce jour-là nous puissions te reconnaître. Par ton Esprit, libère-nous de tous nos égoïsmes et de tous nos recentrements sur nous-mêmes pour que ce même-jour nous choisissions définitivement de ne vivre que par toi, avec toi, en toi et pour toi.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«On ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien»

Aujourd'hui, l'Évangile fait un appel vital à la conversion, Jésus ne nous épargne pas la brutalité de la réalité: (Mt 13,49-50). L'avertissement est clair! Nous ne pouvons pas nous endormir là-dessus.

Cela dit, nous devons choisir librement: ou bien nous cherchons Dieu et le bien de toutes nos forces ou bien nous plaçons notre vie au bord de l'abîme. Soit nous sommes avec le Christ soit nous sommes contre Lui. Se convertir veut dire, dans ce cas, opter pour l'appartenance aux justes et mener une vie digne de ce nom. Cela dit, nous avons en nous l'expérience du péché: nous voyons le bien que nous devrions faire et nous faisons le mal. Comment essayons-nous de donner une vraie unité à nos vies? Tout seuls nous ne pouvons pas faire grande chose. La seule chose à faire c'est de nous mettre entre les mains de Dieu, en faisant cela nous pourrons réussir à faire le bien et appartenir aux justes.

«Par le fait que nous ignorons le moment où viendra notre rencontre avec notre Juge, nous devons vivre chaque jour comme s'il devait nous juger le lendemain» (Saint Jérôme). Cette phrase est une invitation à vivre avec intensité et responsabilité notre foi chrétienne. Il ne s'agit pas d'avoir peur, mais de vivre dans l'espérance ce temps de grâce, de louange et de gloire.

Le Christ nous montre le chemin de notre glorification. Le Christ est le chemin de l'homme, et par conséquent, notre salut, notre bonheur et tout ce que nous pouvons imaginer passe par Lui. Et si nous possédons tout avec le Christ, nous ne pouvons pas cesser d'aimer l'Église qui nous aide à Le voir et qui est aussi son Corps Mystique. Afin de contrecarrer la vision purement humaine que nous avons de cette réalité il faut que nous retrouvions la vision divine-spirituelle: Il n'y a rien de mieux que le Christ et l'accomplissement de sa volonté!

Abbé Ferran JARABO i Carbonell (Agullana, Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Seigneur notre Dieu, tu es le roi de nos vies ; nous venons à toi accueillir et affermir l’alliance que tu nous as proposée et que tu as scellée définitivement en ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Nous voulons t’honorer et te servir dans la joie et l’espérance de la venue de Jésus dans la gloire à la fin des temps. Béni sois-tu, Dieu notre Père à jamais.

 

Demande

 

Accorde-nous la grâce, Seigneur, de purifier nos cœurs et de sanctifier nos vies ici-bas et de ramener avec nous, vers ce même filet de vie, tous ceux qui nous sont chers.

 

Points de réflexion

 

1. Le royaume des Cieux… un filet que l’on jette dans la mer.
Insaisissable aux concepts humains, le royaume est comparé à une réalité visible lourde de conséquences. La pêche, dont nous sommes à la fois « la proie » et les agents, retire de son espace vital l’âme appelée pour l’insérer dans un autre : le royaume. Il s’agit bien évidemment plus d’entrer dans un nouvel espace spirituel intérieur que de bénéficier d’un déplacement géographique ou d’une ascension sociale. L’âme est arrachée au marasme du monde, de son propre péché ou des structures du mal, pour s’ouvrir aux eaux vives qui jaillissent du sein de Dieu. Cependant, nul ne connaît ni le jour ni l’heure de la pêche et c’est pour cela qu’il faut s’y attendre d’un cœur palpitant et y persévérer de manière active jusqu’à ce que le filet soit plein.

 

2. « Avez-vous compris tout cela ? »
Une conséquence encore plus grave est celle du tri final annoncé par Jésus : « les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes ». Cela n’est pas à comprendre comme un « symbole », au sens d’une allégorie mythologique, mais illustre un article du Credo, qui est le symbole de la foi, c’est-à-dire le signe d’appartenance spirituelle à ce royaume de celui qui croit. Jésus-Christ « reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Puisque l’Esprit du Mal aime introduire en nos cœurs ce genre ambiguïté qui mène à l’incrédulité, Jésus nous donne le temps d’y réfléchir et de nous convertir : combien de fois sommes-nous prêts à dire « oui » quand l’appel du Seigneur est lié à un avantage humain et à reprendre le large, dès qu’il s’agit de s’engager dans une réelle conversion de cœur ? L’injuste n’est pas « l’autre », mais c’est mon incohérence à tenir mes engagements jusqu’au bout. Pardonne-moi, Seigneur Jésus.

 

3. « Tirer de son trésor du neuf et de l’ancien ».
Qu’est-ce que le trésor, si ce n’est la sagesse de Dieu enfouie depuis la création du monde, révélée dans les Écritures et dans les événements providentiels de l’histoire. Elle n’est accessible qu’aux cœurs des pauvres, aux petits, à celui qui sait trouver un sens d’actualité à la divine Parole.
Quand l’ancien devient nouveau, l’idéal devient réalité vécue, la Parole mise en pratique, alors le royaume des Cieux est tout proche. Quel emploi le trésor de la Parole trouve-t-il dans ma vie ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, grâces te soient rendues pour l’offrande de ta vie à la recherche et à la quête des pauvres que nous sommes. Non seulement ta Parole qui se déploie dans l’histoire du salut, mais aussi l’ensemble de tes disciples qui se joint en un seul peuple forme ce filet, pour nous ramener vers les eaux pures et vivifiantes de notre béatitude éternelle. Ô divin Cœur de Jésus, que ton Règne vienne !

 

Résolution

 

Dans une communion spirituelle ou une visite à l’église, j’emmène dans ma prière les âmes les plus éloignées de Dieu.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons."

 

 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien." L’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu est le chef-d’œuvre de toute la Création. C’est l’entrée dans le Royaume de Dieu qui met en évidence la ressemblance de l’homme avec Dieu qui est Amour. Le filet, jeté dans la mer qui rassemble toute sorte de poissons, montre la diversité de nos actions qui manifestent les grandes différences de nos vies. Chacun va a Jésus par son chemin et nous puisons dans la Parole de Dieu ce qui rejoint notre cœur. L’Amour de Dieu est le plus fort, le notre qui est fragile, est la participation du sien. Il vient encore de Lui ! Plus nous avançons dans la vie plus nous remontons à la Source. Les événements de notre enfance remontent alors à notre conscience. La miséricorde infinie de Dieu est un Don d’amour total qui nous aide à être à son service ! « Nous sommes comme l’argile dans la main du potier. » C’est Dieu qui est le Maitre d’œuvre, il nous faut nous laisser faire et Dieu agit librement parce qu’il est Amour. Dieu nous a créés librement pour faire librement ce qu’il attend de nous dans son amour et avec notre consentement.

 

"Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes" et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Celui qui se donne à la prière se dispose à accueillir Dieu en se mettant en sa présence. Il lui parle comme à quelqu’un qui est là, et qui l’écoute. Les anges nous accompagnent dans notre pèlerinage de la terre. Ils sont témoins de notre bonne volonté et de notre faiblesse. Ils peuvent nous apaiser si notre âme en colère est troublée. Dieu leur donne de séparer les mauvais du milieu des justes et de les jetter dans la fournaise ardente ! Comprendre cette action de Dieu avec nous, c’est entrer dans notre fragilité. Nous sommes dans le cœur de Dieu pour la réalisation de son plan d‘Amour. Dieu nous demande de coopérer à son œuvre bien que nous soyons pauvres et fragiles. Nous entrons alors dans la confiance pour faire humblement ce que Dieu veut. Plein d’amour nous reprenons courage sans inquiétude, car tout commence aujourd’hui. Ainsi la patience de Dieu pour nous est la plus forte. Fort de cette expérience, nous allons avec Dieu faire une œuvre merveilleuse.

 

"Avez-vous compris tout cela ? Oui » lui répondent-ils." Jésus ajouta : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s’éloigna de là." Dieu qui agit avec un immense amour envers nous, nous emmène plus loin pour que nous coopérions à son œuvre d’Amour. Non seulement il prend sur lui toutes nos défaillances, mais Il attend de nous une réponse d’amour qui est toujours possible. Notre liberté s’édifie dans cette confiance, elle va grandir, à la condition que nous demeurions dans l’amour. Pour édifier le Règne de Dieu nous nous trouvons devant un choix de faire confiance, de reprendre force et courage en lui qui est Amour. Nous demandons la grâce de manifester un grand respect pour la Parole de Dieu. Le Christ est Parole de Dieu. Nous demandons à Dieu la grâce de nous accorder un si grand Amour pour le Corps du Christ présent dans l’Eucharistie. Elle est notre nourriture. Dieu est le Maitre de notre vie, en demeurant dans son amour, nous trouvons la liberté de coopérer à son œuvre. Dans cet amour nouveau, nous sommes libérés de nous mêmes et nous pouvons entrer dans l’Amour.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu'on jette dans la mer »

 

      Certes, nous savons bien qu'il ne sert de rien à l'homme de gagner l'univers s'il vient à se perdre lui-même (Lc 9,25), mais l'attente de la nouvelle terre, loin d'affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller : le corps de la nouvelle famille humaine y grandit, et il offre déjà une ébauche du monde à venir. C'est pourquoi, s'il faut soigneusement distinguer le progrès terrestre de la croissance du Règne du Christ, ce progrès a cependant beaucoup d'importance pour le Royaume de Dieu, dans la mesure où il peut contribuer à une meilleure organisation de la société humaine.

      Car les valeurs de dignité, de communion fraternelle et de liberté, tous les fruits excellents de notre nature et de notre activité que nous aurons propagés sur terre selon le commandement du Seigneur et dans son Esprit, nous les retrouverons plus tard, mais purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père « un Royaume éternel et universel : royaume de vérité et de vie, royaume de sainteté et de grâce, royaume de justice, d'amour et de paix » (Missel romain). Mystérieusement, le Royaume est déjà présent sur cette terre ; il atteindra sa perfection à l'avènement du Seigneur. 

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 39, 2-3

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Mardi 02 Août 2017. Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ

 


Mercredi 02 août 2017

Nous sommes dans la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Eusèbe (Eusebio) de Verceil, évêque († 371)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 34, 29-35)

Lecture du livre de l’Exode

Lorsque Moïse descendit de la montagne du Sinaï,
ayant en mains les deux tables du Témoignage,
il ne savait pas que son visage rayonnait de lumière
depuis qu’il avait parlé avec le Seigneur.
    Aaron et tous les fils d’Israël virent arriver Moïse :
son visage rayonnait.
    Comme ils n’osaient pas s’approcher, Moïse les appela.
Aaron et tous les chefs de la communauté vinrent alors vers lui,
et il leur adressa la parole.
    Ensuite, tous les fils d’Israël s’approchèrent,
et il leur transmit tous les ordres que le Seigneur lui avait donnés
sur la montagne du Sinaï.
    Quand il eut fini de leur parler,
il mit un voile sur son visage.
    Et, lorsqu’il se présentait devant le Seigneur
pour parler avec lui,
il enlevait son voile
jusqu’à ce qu’il soit sorti.
Alors, il transmettait aux fils d’Israël
les ordres qu’il avait reçus,
    et les fils d’Israël voyaient rayonner son visage.
Puis il remettait le voile sur son visage
jusqu’à ce qu’il rentre pour parler avec le Seigneur.

            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 98 (99), 5, 6, 7, 9)

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous au pied de son trône,
car il est saint !

Moïse et le prêtre Aaron, Samuel, le Suppliant,
tous, ils suppliaient le Seigneur,
et lui leur répondait.

Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux ;
ils ont gardé ses volontés,
les lois qu’il leur donna.

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant sa sainte montagne,
car il est saint, le Seigneur notre Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 44-46)

 En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète ce champ.

Ou encore :
Le royaume des Cieux est comparable
 à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète la perle. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Les paraboles que Jésus vient de proposer nous appellent à un choix radical, puisqu’il s’agit de « vendre tout ce que nous possédons » pour acquérir ce mystérieux champ contenant un trésor. C’est sur sa parole que nous sommes invités à tout risquer, dans un acte d’obéissance qui ne se fonde que sur la foi en sa Personne. On peut se demander si le trésor caché dans le champ de nos vies, ne serait pas précisément cet attachement inconditionnel à Jésus dans un abandon confiant de tout notre être ? Rien ne se voit à l’extérieur de cette appartenance, mais intérieurement, elle fait de nous des enfants de Dieu par la foi, et « puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ » (Rm 8, 17). Le don de Dieu vient combler une attente, un désir qui s’est préalablement creusé tout au long d’une recherche patiente et persévérante.

Le négociant qui a acheté la perle rare ne l’a pas acquise pour la revendre ; pas plus que l’agriculteur n’a monnayé ce champ pour dilapider son trésor. Nos deux personnages ont tout vendu pour acquérir un objet dont ils ne tireront aucun bénéfice matériel. Les voilà radicalement pauvres aux yeux du monde - de notre monde - mais étonnamment riches dans l’autre monde - celui auquel la parabole nous donne accès. Leur « valeur boursière » s’est effondrée, mais leur vie a pris un « poids » d’éternité, que nul, pas même la mort, ne pourra leur ravir.

Seigneur, puissions-nous nous laisser toucher et séduire par tes paraboles ; et que la découverte émerveillée du don de Dieu nous donne le courage de vendre joyeusement tout ce que nous possédons pour acquérir « la meilleure part » : celle qui « ne nous sera pas enlevée (Lc 10, 42).

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ»

Aujourd'hui, Mathieu, soumet à notre réflexion deux paraboles sur le Royaume des Cieux. L'annonce du Royaume a beaucoup d'importance pour la prédication de Jésus ainsi que pour l'espérance du peuple choisi. Mais il est certain que la nature de ce Royaume n'était pas quelque chose connu de tous. Les Sanhédrins qui avaient condamné Jésus à mort ne l'avaient pas compris, Pilate et Hérode non plus, et, au début, même les disciples ne l'avaient pas compris. Nous ne trouvons qu'un seul instant de compréhension, celui du bon larron cloué sur la croix à côté de Jésus, quand il lui dit: «Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne» (Lc 23,42). Tous les deux avaient été accusés en tant que criminels et étaient sur le point de mourir, mais pour une raison que nous ne connaissons pas, le bon larron reconnaît Jésus comme le Roi d'un Royaume qui viendra après cette terrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu'un Royaume Spirituel.

Jésus, dans sa première prédication, parle du Royaume des Cieux comme d'un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d'une telle joie, que cela nous incite à acheter le terrain où il se trouve afin de profiter de lui pour toujours. «Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ» (Mt 13,44). Mais au même temps, pour trouver ce Royaume, nous devons le chercher assidûment même au point de vendre tout ce que nous possédons: «Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle» (Mt 13,46). «Car à propos de quoi est-il dit: ‘cherchez’, ou ‘qui cherche trouve’? Oserai-je dire qu'il s'agit des perles et de la perle, celle que se procure celui qui a tout donné et accepté de tout perdre…» (Origène).

Le Royaume est la paix, amour, justice et liberté. L'atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l'imperfection et l'instabilité de tous nos efforts, qui sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice qui nous semblent insurmontables. Cependant, nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l'homme est possible pour Dieu.

Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

 

Prière d'introduction

Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance ; tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime. Par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.

Demande

Seigneur, allume en moi un ardent désir de vivre avec toi !

Points de réflexion

1. « Le royaume des cieux est comparable à un trésor... ». Qu’est-ce que le royaume des cieux, pour que Jésus le compare à un trésor, à une perle ? Qu’a-t-il de si précieux ? Le royaume des cieux, c’est le règne d’un roi. Quel roi ? Le roi des rois, Jésus-Christ. « Que ton Règne vienne », ce que nous demandons chaque jour dans le Notre Père, c’est Jésus-Christ, notre roi. Pourquoi alors Jésus-Christ est-il notre trésor ? Jésus, montre-moi ta beauté, ton amour. Je sais que tu es roi. Tu me dis que tu veux être mon trésor. Quelle est ta richesse ? Montre-la-moi, pour que je te désire !

2. « … qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert ». Comment te trouver, Ô Christ mon trésor ? Par hasard, sans le vouloir, comme cet homme qui a découvert le trésor. C’est le cas de beaucoup d’entre nous. Nous avons reçu le baptême sans le chercher. Le trésor nous a été donné depuis tout-petits. Mais il est « dans un champ ». Il faut le racheter, car le champ n’est pas à nous dès le début. Jésus ne s’impose pas à moi. Il veut que j’aille avec joie acheter ce champ où il se trouve. C’est-à-dire acheter ce baptême reçu depuis tout petit, le faire propre. Mais pour cela il faut tout vendre, abandonner ce qui dans ma vie est un obstacle à dépasser pour suivre le Christ et ses commandements.

3. « Un marchand qui cherchait des perles fines ». Parfois Jésus-Christ, nous le cherchons. Nous savons qu’il est présent dans notre vie, par le baptême, par la participation à la messe. Mais nous ne le sentons pas, nous ne le voyons pas. Il paraît absent. C’est qu’il veut que je le cherche. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver » nous dit le prophète Isaïe (55, 6). Le Christ veut que je le désire. Que je laisse de côté mes attachements indignes de lui. Et il se laissera trouver. Mais où le chercher ? Il nous l’a dit lui-même : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Mt 26, 26) : l’Eucharistie ; « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là » (Mt 18, 20) : la prière ; « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix » (Lc 9, 23) : la croix ; « Et le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu » (Jn 1,1) : l’Évangile.

Dialogue avec le Christ

Jésus-Christ, je crois que tu es roi, le Créateur de cette terre. Je sais que tu veux être pour moi un trésor, une perle précieuse. Mais je ne cherche pas encore, ne te désire pas encore assez, enflamme-moi d’ardeur pour te trouver, te posséder, vivre avec toi ! Je te cherche, ô Jésus. Laisse-moi te trouver. Montre-moi ce que je dois vendre, abandonner, pour pouvoir te trouver !

Résolution

Aujourd’hui, j’irai chercher le Seigneur là où il se laisse trouver, dans un de ces quatre endroits : la messe ; un moment de prière dans une église, devant Jésus présent dans le tabernacle ; 5-10 mn extra de lecture de l’Évangile ; l’offrande d’un sacrifice, d’une épreuve ou d'une difficulté, en union à Jésus crucifié.

Frère Matthieu Boo d'Arc, LC

http://www.regnumchristi.fr



« Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme vient à trouver : il le recache, s’en va ravi de joie vendre tout ce qu’il possède, et achète ce champ."

Nous contemplons cette paraboles que Jésus raconte à ses disciples et qui parlent d’un trésor. La chasse au trésor, la découverte d’un trésor, fait partie de notre « imaginaire ». Nous gardons dans son cœur la nostalgie de trouver un trésor. Si une cave n’a pas été visitée depuis longtemps ou bien un grenier, nous sommes heureux de le nettoyer, nous y découvrirons peut-être un trésor ! Cela correspond à quelque chose qui nous habite. Sur les plages, nous croisons les chasseurs de trésor avec des détecteurs de métaux, mais s’ils trouvent quelque chose d’une grande valeur, ils doivent le rendre à l’Etat. Jésus, dans sa prédication, utilise toutes les cordes qui peuvent vibrer dans notre cœur ! Si nous faisons une chasse au trésor nous ne savons jamais, si pour finir, nous allons gagner. Il nous faut aller plus loin à propos du trésor. Une maman dans un excès d’amour appelle son enfant « mon trésor ! » L’enfant est heureux parce que cela correspond à la réalité, il est bien cet « unique. » Cette parabole nous parlent de la manière dont nous entrons dans le Royaume de Dieu, et la nature de ce royaume qui est un trésor. C’est le royaume que Jésus annonce, qui est proche et dans lequel nous entrons.

« Le Royaume des Cieux est encore semblable à un négociant en quête de perles fines, Chacune de ces deux paraboles commence de la même façon : « Le royaume des cieux est encore semblable à, » c’est une histoire simple qui montre la réalité spirituelle. Le royaume des cieux est une « chose » spirituelle, hors de notre compréhension humaine qui est limitée. Jésus parle ainsi du Royaume de Dieu comparable à une perle fine, la découverte de ce trésor est une surprise. En fait, c’est le cœur de Dieu qui est vraiment notre trésor, la perle fine. La première lecture le manifeste d’une manière étonnante. « Lorsque Moïse redescendit de la montagne du Sinaï, les deux tables du Témoignage étaient dans la main de Moïse quand il descendit de la montagne, et Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec lui. » L’homme au cœur doux, qui combat pour son peuple et pour son Dieu, rayonne de sa lumière. A regarder Dieu et à le contempler dans la foi, notre visage se met à le rayonner. « Quand nous le verrons tel qu’il est, nous lui deviendrons semblables, » dit l’apôtre Jean.

en ayant trouvé une de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et il l’a achetée." C’est ainsi que fait l’homme qui a trouvé un trésor caché, il s’en va, ravi de joie, vendre tout ce qu’il possède et achète ce champ. Le « mystère de notre transfiguration » nous fait rayonner comme Jésus sur la montagne ! Il rayonne de tout l’amour qui l’habite, de toute la gloire de Dieu qui est le mystère auquel nous sommes tous appelés. Si Dieu est notre trésor et que nous sommes le trésor de Dieu, nous devenons aussi le trésor les uns des autres. Nous reconnaissons que cette expérience est plus difficile à émerger dans notre esprit. Toute personne est une perle précieuse, elle est un trésor pour Dieu. Il nous faut, avec la grâce de Dieu, progressivement découvrir en l’autre, l’enfant chéri du cœur de notre Père, comme le chercheur de perles fines. Nous ne savons pas bien l’expliquer, mais il a une différence rencontrée chez la personne avec laquelle nous avons partagé, et nous voulons en savoir plus. La découverte est faite souvent par hasard, nous n’avions rien cherché. Dans le courant de la vie quotidienne, nous pouvons nous trouver face à la réalité du salut dans la rencontre de chacun. C’est comme une lumière qui se met à briller, une nouvelle compréhension de la vie de nos frères.

Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu avec tous ses accents de tendresse.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Un trésor caché

      L'épouse [du Cantique] des Cantiques dit...qu'elle se leva de son lit pour chercher son Bien-aimé dans la ville, mais ce fut en vain ; après être sortie de la cité elle trouva Celui que son cœur aimait (Ct 3,1-4). Jésus ne veut pas que nous trouvions dans le repos sa présence adorable, il se cache... Oh, quelle mélodie pour mon cœur que ce silence de Jésus. Il se fait pauvre afin que nous puissions lui faire la charité, il nous tend la main comme un mendiant afin qu'au jour raAdieux du jugement, alors qu'il paraîtra dans sa gloire, il puisse nous faire entendre ces douces paroles : « Venez, les bénis de mon Père, car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, je ne savais où loger et vous m'avez donné un asile, j'étais en prison, malade, et vous m'avez secouru » (Mt 25,34-36). C'est Jésus lui-même qui a prononcé ces mots, c'est lui qui veut notre amour, qui le mendie. Il se met pour ainsi dire à notre merci, il ne veut rien prendre sans que nous le lui donnions...

      Jésus est un trésor caché, un bien inestimable que peu d'âmes savent trouver car il est caché et le monde aime ce qui brille. Ah, si Jésus avait voulu se montrer à toutes les âmes avec ses dons ineffables, sans doute il n'en est pas une seule qui l'aurait dédaigné, mais il ne veut pas que nous l'aimions pour ses dons, c'est lui-même qui doit être notre récompense.

      Pour trouver une chose cachée, il faut se cacher soi-même ; notre vie doit donc être un mystère, il nous faut ressembler à Jésus, à Jésus dont le visage était caché (Is 53,3)... Jésus t'aime d'un amour si grand que si tu le voyais tu serais dans une extase de bonheur..., mais tu ne le vois pas et tu souffres. Bientôt Jésus « se lèvera pour sauver tous les doux et les humbles de la terre » (Ps 75,10).

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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Évangile et Homélie du Lundi 31 Juillet 2017. Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde

 

 


Lundi 31 juillet 2017

Nous sommes à la 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Ignace de Loyola, prêtre et fondateur (1491-1556), St Germain, évêque d'Auxerre († à Ravenne en 448)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 32, 15-24.30-34)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse redescendit de la montagne.
Il portait les deux tables du Témoignage ;
ces tables étaient écrites sur les deux faces ;
    elles étaient l’œuvre de Dieu,
et l’écriture, c’était l’écriture de Dieu, gravée sur ces tables.
    Josué entendit le bruit et le tumulte du peuple
et dit à Moïse :
« Bruit de bataille dans le camp. »
    Moïse répliqua :
« Ces bruits, ce ne sont pas des chants de victoire ni de défaite ;
ce que j’entends, ce sont des cantiques qui se répondent. »


    Comme il approchait du camp,
il aperçut le veau et les danses.
Il s’enflamma de colère,
il jeta les tables qu’il portait,
et les brisa au bas de la montagne.
    Il se saisit du veau qu’ils avaient fait,
le brûla, le réduisit en poussière,
qu’il répandit à la surface de l’eau.
Et cette eau, il la fit boire aux fils d’Israël.
    Moïse dit à Aaron :
« Qu’est-ce que ce peuple t’avait donc fait,
pour que tu l’aies entraîné dans un si grand péché ? »
    Aaron répondit :
« Que mon seigneur ne s’enflamme pas de colère !
Tu sais bien que ce peuple est porté au mal !
    C’est eux qui m’ont dit :
“Fais-nous des dieux qui marchent devant nous.
Car ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte,
nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.”
    Je leur ai dit :
“Ceux d’entre vous qui ont de l’or,
qu’ils s’en dépouillent.”
Ils me l’ont donné,
je l’ai jeté au feu,
et il en est sorti ce veau. »

Le lendemain, Moïse dit au peuple :
« Vous avez commis un grand péché.
Maintenant, je vais monter vers le Seigneur.
Peut-être obtiendrai-je la rémission de votre péché. »
Moïse retourna vers le Seigneur et lui dit :
« Hélas ! Ce peuple a commis un grand péché :
ils se sont fait des dieux en or.
    Ah, si tu voulais enlever leur péché !
Ou alors, efface-moi de ton livre,
celui que tu as écrit. »
    Le Seigneur répondit à Moïse :
« Celui que j’effacerai de mon livre,
c’est celui qui a péché contre moi.
    Va donc, conduis le peuple
vers le lieu que je t’ai indiqué,
et mon ange ira devant toi.
Le jour où j’interviendrai,
je les punirai de leur péché. »

            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 105 (106), 19-20, 21-22, 23)

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oubliaient le Dieu qui les sauvait,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 31-35)

En ce temps-là,
    Jésus proposa aux foules une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
à une graine de moutarde
qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
    C’est la plus petite de toutes les semences,
mais, quand elle a poussé,
elle dépasse les autres plantes potagères
et devient un arbre,
si bien que les oiseaux du ciel viennent
et font leurs nids dans ses branches. »
    Il leur dit une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
au levain qu’une femme a pris
et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »


    Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles,
et il ne leur disait rien sans parabole,
    accomplissant ainsi la parole du prophète :
J’ouvrirai la bouche pour des paraboles,
je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

 La vertu de la parole de Jésus est de renverser notre système de valeur. Notre façon de compter et de calculer usuelle nous éloigne souvent des réalités spirituelles. Pourtant notre vie quotidienne, la nature autour de nous, nous enseigne l'ordre des choses. Le levain fait lever l'ensemble de la pâte. Le plus petit grain donne la plus grande plante. Le plus grand est donc dans le plus petit, le tout dans la partie. Le Royaume dans notre monde. C'est cela le secret de la force irrépressible qui le fait grandir : il est là, présent mais caché, petitesse insoupçonnée mais grandeur infinie.

C'est en cela que l'urgence de notre conversion rejoint la nécessité de la contemplation. Le Royaume est au milieu de nous, mais il fait partie de ces « choses cachées dès l'origine » dont Jésus nous parle. Elles sont cachées et le resteront. Il nous faut chercher pourtant à les connaître. La croissance du Royaume est irrésistible et ses fruits abondants, mais il dépend de notre effort de le reconnaître qu'il se manifeste dans le champ de nos cœurs, dans la pâte de notre quotidien. Non pas en se dévoilant. Il est caché depuis les origines et Jésus lui-même ne peut en parler que par paraboles. Mais en invitant d'autres à s'étonner de cette merveille : comment d'une vie si humble et si insignifiante a-t-elle ébloui d'une si grande grâce ? Où ces gens qui se font appeler chrétiens, mais qui ne sont pas meilleurs que les autres, ont-ils appris à aimer jusqu'à se donner soi-même ?

La réponse apparaîtra, simple comme l'histoire d'un homme à ses semailles ou d'une femme à son pétrin. L'évangile, en accueillant les paraboles de Jésus au plus intime de nos cœurs, nous invite aujourd'hui à laisser nos vies devenir paraboles du Royaume pour nos frères.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 «Il ne leur disait rien sans employer de paraboles»

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente Jésus prêchant à ses disciples. Et il le fait de sa façon habituelle, à travers les paraboles, c'est-à-dire en employant des images simples et courantes pour expliquer les grands mystères cachés du Reine. De cette façon, tout le monde pouvait comprendre, depuis les gens avec un haut niveau d'éducation, jusqu'à ceux pour qui ce n'était pas le cas.

«Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde…» (Mt 13,31). Les graines de moutarde ne sont presque pas visibles. Elles sont très petites, mais si on les soigne bien et on les arrose… elles finissent par se transformer en un arbre immense. «Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine...» (Mt 13,33). La levure ne se voit pas, mais si elle n'y était pas, la pâte ne lèverait pas. La vie chrétienne, la vie de la grâce est similaire: elle ne se voit pas depuis l'extérieur, elle ne fait pas de bruit, mais… si on la laisse s'introduire dans notre cœur, la grâce divine fait fructifier la semence et convertit les personnes de pécheresses à saintes.

Cette grâce divine nous est donnée par la foi, à travers la prière, les sacrements et la charité. Mais cette vie de la grâce est tout d'abord un don qu'il faut attendre et souhaiter avec humilité. Un don que les sages et les connaisseurs de ce monde ne savent pas juger à sa juste valeur, mais que Dieu Notre Seigneur veut faire arriver aux humbles et aux plus simples.

Espérons que lorsque Dieu nous cherche, il puisse nous trouver, non pas dans le groupe des orgueilleux, mais bien des humbles, qui se reconnaissent faibles et pécheurs, mais reconnaissants et confiants en la bonté du Seigneur. De cette façon, la graine de moutarde se transformera en un arbre immense; de cette façon, la levure de la Parole de Dieu travaillera en nous les fruits de la vie éternelle. Car «plus le coeur s'abaisse par humilité, plus il s'élève vers la perfection» (Saint Augustin).

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca (Valldoreix, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Merci, Seigneur, pour ta présence dans ma vie. Pardon pour toute les fois où je t’ai offensé. S’il te plaît, aide-moi à laisser grandir ta grâce dans mon cœur.

Demande

Cultiver ma foi chaque jour pour qu’elle porte son fruit.

Points de réflexion

1. Merci. Pour pousser droit, l’on a besoin d’un tuteur. Une personne qui sait dire merci se fait plus facilement aider. Est-ce que je prends le temps régulièrement de remercier Dieu pour la foi reçue à mon baptême ? Pour les personnes qu’il a placées autour de moi ? Pour les talents qu’il m’a donnés ? Ai-je pris l’habitude de dire merci pour la moindre chose que d’autres font pour moi ?

2. Pardon. Pour pousser sans encombre, il faut vivre dans une ambiance de paix. Malheureusement ce n’est pas évident du tout. Il y a toujours mille et une raison de perdre patience, pour ce qui se passe dans le monde, pour telle ou telle personne qui est incorrecte avec nous. Parfois le plus difficile est d’être en paix envers nous-mêmes. Pour cela, il faut apprendre à pardonner, se pardonner et demander pardon. C’est un moyen infaillible pour retrouver la paix.

3. S’il te plaît. Enfin, nous avons besoin d’eau, besoin d’être alimentés par les grâces de Dieu. De temps en temps, on a l’impression que cela nous tombe du ciel. Mais le plus souvent, il faut faire quelque chose pour l’obtenir. Il y a deux moyens tout simples : prendre le temps de prier en demandant au Seigneur tout ce dont nous pensons avoir besoin. Il ne manquera pas de nous étonner. Et se nourrir des sacrements, principalement de l’Eucharistie et la confession.

Dialogue avec le Christ

Merci, pardon, s’il te plaît, Seigneur. Que ton Royaume grandisse au centre de ma vie.

Résolution

Chaque jour prendre un petit temps pour remercier le Seigneur, lui demander pardon et implorer sa grâce.

Frère Mario Salmon, LC

http://www.regnumchristi.fr



"De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple."

 

Saint Ignace était un homme tourmenté qui se posait beaucoup de questions. Dieu l’a guérit, il en a fait un maitre de discernement. Faites "tout, pour la plus grande gloire de Dieu !" disait-il. Saint Ignace de Loyola nous apprend le discernement pour aller, dans l’Esprit Saint, là où Jésus nous envoie. Hier, Jésus s’adressait à ses compagnons de table, invités comme lui chez un pharisien, et leur proposait la parabole des invités absents remplacés au dernier moment par les pauvres. Aujourd’hui Jésus s’adresse aux foules qui font route avec lui vers Jérusalem. A travers elles Jésus nous laisse des consignes, des renoncements auxquels se préparent ceux et celles qui veulent devenir ses disciples. Il nous faut replacer tous nos liens affectifs, quels qu’ils soient, dans l’Amour du Christ. Accepter de porter sa croix personnelle, c’est-à-dire le réel de sa vie, c’est être prêt à lâcher tout ce qui n’est pas dans l’Amour infini de Dieu. Nous sommes pour tous les messagers de Dieu, ses envoyés. Si son Amour est premier, pour que Jésus accomplisse son règne de paix et d’amour dans le monde. Ainsi, grâce à l’humilité, Dieu vient nous visiter et il nous donne dans cette liberté toute nouvelle qui vient de lui.

"Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple." Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever ! A la fin de sa vie, Ignace affirmait que c’est possible de discerner l’œuvre de Dieu à accomplir sans cesse. Cette grâce du discernement est le cadeau que Saint Ignace a fait à l’Église. L’Esprit Saint qui agissait en Jésus, agit dans son disciple. Nous pouvons faire la volonté de Dieu à chaque instant. Notre manière de rencontrer l’autre sera d’être attentif car il est porteur de la volonté de Dieu pour nous ! Nous percevons dans sa parole d’où elle vient, si elle nous conduit à Dieu. Ainsi Dieu pourra nous interpeller par une parole libre et libérante. Jésus ne cesse de renvoyer à un autre, à son Père. Se disposer ainsi à cet accueil tisse des relations nouvelles entre nous, des relations de liberté, des relations spirituelles. "Notre Seigneur, dit Saint Augustin, a été un modèle incomparable de patience : il a supporté un « démon » parmi ses disciples jusqu’à sa Passion. Il a dit : « Laissez pousser ensemble le blé et le bon grain jusqu’à la moisson, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé. » Il a prédit que le filet ramènerait sur le rivage, c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde, toutes sortes de poissons, bons et mauvais." Dieu invisible et inconnaissable peut être connu et annoncé avec certitude, c’est possible d’accomplir ce que Dieu voulait.

"Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. "Prenons garde de ne pas laisser entrer dans notre cœur des pensées présomptueuses, de chercher à nous séparer des pécheurs pour ne pas nous souiller à leur contact, de vouloir former comme un troupeau de disciples purs et saints," dit Saint Augustin. Dieu aime les pauvres, il aime en chacun de nous notre part de pauvreté. Nous ne sommes vraiment nous-mêmes que dans le Don de Dieu. Nous ouvrant à son amour divin, nous sommes aussi transformés. Cet amour donné et reçu nous unifie, il nous tourne vers les autres. Dans l’humilité Dieu veille, Il est là, il vit et il parle. La parabole de l’homme qui veut bâtir une tour, celle du roi qui veut partir en guerre, nous ramene à un bon sens terre à terre : « De la même façon, quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. » Le bon sens fait place à la folie des Béatitudes, à l’aventure de la foi. Aimer Dieu de toutes nos forces, devenir disciple de Jésus, c’est la seule urgence de notre vie.

 

Nous demandons à Jésus de nous donner la grâce du don de discernement et de la paix.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Le levain qui fait lever toute l'humanité

      Le Christ comparait tout à l'heure son royaume à une graine de moutarde ; il l'identifie maintenant à du levain. Il racontait que l'homme avait semé une petite graine et qu'il en était sorti un grand arbre ; à présent la femme enfouit une pincée de levain pour faire gonfler toute sa pâte. En vérité, comme dit l'apôtre Paul : « Dans le Seigneur, la femme ne va pas sans l'homme ni l'homme sans la femme » (1Co 11,11)... Dans ces paraboles, Adam, le premier homme, et Ève, la première femme, sont conduits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal à la saveur brûlante de cet arbre de moutarde de l'Évangile...

      Ève avait reçu du démon le levain de la mauvaise foi ; voici que cette femme reçoit de Dieu le levain de la foi... Ève, par le levain de la mort, avait gâté en la personne d'Adam toute la pâte du genre humain ; une autre femme renouvellera dans la personne du Christ, par le levain de la résurrection, toute la pâte humaine. Après Ève, qui a brassé le pain des gémissements et de la sueur (Gn 3,19), celle-ci cuira le pain de la vie et du salut. Après celle qui a été en Adam la mère de tous les morts, celle-ci sera dans le Christ la véritable « mère de tous les vivants » (Gn 3,20). Car si le Christ a voulu naître, c'est pour que dans cette humanité où Ève avait semé la mort, Marie ramène la vie. Marie nous offre la parfaite image de ce levain, elle nous en propose la parabole, quand en son sein elle reçoit du ciel le levain du Verbe, et le répand en son sein virginal sur la chair humaine, que dis-je ? sur une chair qui, en son sein virginal, est toute céleste et qu'elle fait ainsi lever.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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Évangile et Homélie du Jeudi 27 Juillet 2017. À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux!


Jeudi 27 juillet 2017

Nous sommes dans la 16e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Pantaléon, médecin et martyr († v. 305)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 19, 1-2.9-11.16-20b)

Lecture du livre de l’Exode

Le troisième mois qui suivit la sortie d’Égypte, jour pour jour,
les fils d’Israël arrivèrent dans le désert du Sinaï.
    C’est en partant de Rephidim qu’ils arrivèrent dans ce désert,
et ils y établirent leur camp
juste en face de la montagne.
    Le Seigneur dit à Moïse :
« Je vais venir vers toi
dans l’épaisseur de la nuée,
pour que le peuple, qui m’entendra te parler,
mette sa foi en toi, pour toujours. »
Puis Moïse transmit au Seigneur les paroles du peuple.
    Le Seigneur dit encore à Moïse :
« Va vers le peuple ;
sanctifie-le, aujourd’hui et demain ;
qu’ils lavent leurs vêtements,
    pour être prêts le troisième jour ;
car, ce troisième jour, en présence de tout le peuple,
le Seigneur descendra sur la montagne du Sinaï. »


    Le troisième jour, dès le matin,
il y eut des coups de tonnerre, des éclairs,
une lourde nuée sur la montagne,
et une puissante sonnerie de cor ;
dans le camp, tout le peuple trembla.
    Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu,
et ils restèrent debout au pied de la montagne.
    La montagne du Sinaï était toute fumante,
car le Seigneur y était descendu dans le feu ;
la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise,
et toute la montagne tremblait violemment.
    La sonnerie du cor était de plus en plus puissante.
Moïse parlait,
et la voix de Dieu lui répondait.
    Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï,
il appela Moïse sur le sommet de la montagne.


            – Parole du Seigneur.

Cantique (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/


Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/


Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/


Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/


Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/


Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/


Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 10-17)

En ce temps-là,
    les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
    Il leur répondit :
« À vous il est donné de connaître
les mystères du royaume des Cieux,
mais ce n’est pas donné à ceux-là.
    À celui qui a, on donnera,
et il sera dans l’abondance ;
à celui qui n’a pas,
on enlèvera même ce qu’il a.
    Si je leur parle en paraboles,
c’est parce qu’ils regardent sans regarder,
et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
    Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe :
Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas.
Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
    Le cœur de ce peuple s’est alourdi :
ils sont devenus durs d’oreille,
ils se sont bouché les yeux,
de peur que leurs yeux ne voient,

que leurs oreilles n’entendent,
que leur cœur ne comprenne,
qu’ils ne se convertissent,
– et moi, je les guérirai.

    Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient,
et vos oreilles puisqu’elles entendent !
    Amen, je vous le dis :
beaucoup de prophètes et de justes
ont désiré voir ce que vous voyez,
et ne l’ont pas vu,
entendre ce que vous entendez,
et ne l’ont pas entendu. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Pourquoi parles-tu en paraboles ? » ; la réponse de Jésus pourrait se résumer : pour respecter votre liberté ; c'est-à-dire : pour permettre aux pauvres de cœur d’accéder aux mystères du Royaume, sans empêcher ceux qui croient savoir de demeurer dans leur suffisance. Les paraboles en effet parlent de Dieu sans le nommer ; elles suggèrent sa présence et son action sans les décrire. Nous pourrions dire que Dieu à la fois s’y cache et s’y révèle en transparence. Le discours théologique donne l’illusion d’avoir résolu « le problème Dieu » ; dans la parabole il nous échappe toujours. Dieu semble se retirer pour nous entraîner à sa suite dans les profondeurs de son mystère.

En choisissant cette méthode d’enseignement, Jésus ne fait que poursuivre une pédagogie divine qui se développe tout au long de la première Alliance. Il est long le chemin entre la théophanie de l’Horeb dont nous avons entendu le récit en première lecture, et celle dont fut gratifiée Elie en ce même lieu. Lorsque Dieu parle à Moïse, « la montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. Le son de la trompette était de plus en plus fort. Moïse parlait, et Dieu lui répondait dans le tonnerre ». Quelques siècles plus tard, lorsque Elie pourchassé par Jézabel retourne à l’Horeb, le Seigneur l’invite à se tenir devant lui : « A l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terrer, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Elie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne » (1 R 19, 10-12). Dieu n’est même pas dans la brise légère : celle-ci ne fait qu’annoncer sa venue. La nature est signe de la présence divine, mais ne parle de lui qu’à mots voilés. La force de Dieu se fait pressentir dans l’ouragan, mais sa toute-puissance est infiniment supérieure à tout ce que nous pouvons imaginer. De même pour les autres attributs divins : sa beauté s’annonce à travers la beauté de ce monde, mais elle n’en demeure pas moins ineffable. Toute théologie est nécessairement apophatique : elle est obligée de nier ce qu’elle affirme de Dieu à partir de la contemplation de la nature, car le Créateur est sans commune mesure avec la créature. Il en va de même dans l’ordre de la pensée : tout ce que nous pouvons concevoir de Dieu à partir de notre raison n’est que fétu de paille devant l’Au-delà de tout : « Mes pensées ne sont pas vos pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, mes pensées, au-dessus de vos pensées » (Is 55, 8-9).

Comment dans ces conditions pourrions-nous connaître Dieu ? La réponse nous vient de Jésus : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Personne ne connaît le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler » (Mt 11, 25-27). Seul le Fils peut révéler le Père en vérité à ceux qui s’ouvrent à son Esprit. Si Notre-Seigneur se sert des paraboles pour nous communiquer cette Révélation, c’est précisément parce qu’elle ne prétendent pas conceptualiser Dieu ; elles ne le présentent pas comme un objet de connaissance, mais elles suggèrent le chemin d’une rencontre personnelle avec lui dans l’amour. Les récits paraboliques ont le pouvoir d’élever celui qui se laisse conduire, d’une compréhension littérale à une intuition de ce qui y est suggéré concernant le Royaume. Mais ceux dont « le cœur est alourdi, qui sont devenus durs d’oreille, qui se sont bouchés les yeux », ne sont pas pour autant contraints de se convertir : ils demeurent libres de refuser la Révélation ainsi que la guérison que Notre-Seigneur leur offre à travers les paraboles. Par contre celui qui s’ouvre aux « mystères du Royaume des cieux, recevra encore et sera dans l’abondance » : à eux est réservé le bonheur de reconnaître en Jésus le Messie annoncé par les prophètes, d’entendre en lui la Parole ultime du Père, et de voir en sa Personne l’accomplissement de la promesse.

Bénis sois-tu Seigneur, Dieu de nos pères (Dn 3, 52), pour la grâce que tu nous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui nous avons reçu toutes les richesses, toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu (1 Co 1, 5). Ne permets pas que nos cœurs se ferment et s’endurcissent au point d’oublier tout le bien que tu nous as fait ; mais accorde-nous largement ton Esprit Saint, afin que nous puissions toujours être comptés parmi ceux que tu déclares “heureux” parce que leurs yeux voient, que leurs oreilles entendent, et parce qu’ils se laissent guérir.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!»

Aujourd'hui, nous nous souvenons de l'éloge faite par Jésus à ceux qui se rassemblaient près de lui: «Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!» (Mt 10,16). Et nous nous demandons: Ces paroles de Jésus se dirigent-elles aussi à nous, ou sont-elles uniquement dirigées à ceux qui le virent et l'écoutèrent directement? Il semble que les bienheureux sont ceux-là, puisqu'ils ont eu la chance de vivre avec Jésus, de se trouver physiquement et sensiblement à ses côtés. Alors que nous nous trouverions davantage parmi les justes et les prophètes -sans être juste ni prophètes!- qui auraient aimé voir et écouter.

N'oublions pas, en revanche, que le Seigneur se réfère aux justes et aux prophètes antérieurs à sa venu, à sa révélation: «Amen, je vous le dis: beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu» (Mt 10,17). Avec Lui arrive la plénitude des temps, et nous nous trouvons dans cette plénitude, nous nous trouvons dans le temps du Christ, dans le temps de la Rédemption. Il est vrai que nous n'avons pas vu Jésus avec nos yeux, mais par contre nous l'avons connu et nous le connaîtrons. Et nous n'avons pas écouté sa voix de nos oreilles, par contre nous avons écouté et écouterons sa parole. La connaissance que la foi nous donne, bien qu'elle ne soit pas sensible, est une connaissance authentique, nous met en contact avec la vérité et donc nous rempli de bonheur et de joie.

Rendons grâce pour notre foi chrétienne, soyons-en heureux. Faisons en sorte que notre relation avec Jésus soit intime et non lointaine, de la façon dont il traitait ces disciples qui étaient près de Lui, qui l'écoutèrent et le virent. Ne regardons pas Jésus en passant du présent au passé, sinon du présent au présent, soyons réellement dans son temps, un temps qui ne finit pas. La prière -parler avec Dieu- et l'Eucharistie -le recevoir- nous assure cette proximité avec Lui et nous fait réellement bienheureux car nous le regardons alors avec les yeux et l'écoutons avec les oreilles de la foi. «Reçois alors l'image de Dieu que tu as perdu à cause de tes mauvaises actions» (Saint Augustin).

Abbé Manel MALLOL Pratginestós (Terrassa, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Avec ta Parole, Dieu tout-puissant, je veux contempler les mystères du royaume. Je ne veux pas tant les comprendre que me laisser comprendre par eux, par ton Fils, Jésus-Christ, et dans la puissance de l’Esprit. À moi, il ne revient que de te bénir et de te louer éternellement.

Demande

Donne-moi de voir ta splendeur derrière les apparences de cette vie, d’entendre ton message derrière le bruit de ce monde pour être serviteur et témoin du royaume des Cieux.

Points de réflexion

1. Connaître les mystères du royaume des Cieux est le fruit de la contemplation gratuite, amoureuse, remplie d’espérance et de foi. En ouvrant l’âme à l’union avec Dieu dans la prière, la contemplation nous fait passer du plan intellectuel et mental au plan existentiel et spirituel. L’âme se rend présente à celui qui est la présence même.
L’âme qui fait « l’expérience de Dieu » se laisse saisir par la logique du royaume de Dieu qui se traduit dans l’amitié avec Jésus, Emmanuel, Dieu avec nous : en Jésus et par l’Esprit, Dieu associe notre histoire à l’histoire de sa Providence. Cette perspective n’est-elle pas passionnante et désirable pour mon âme, plus que le fruit de l’arbre de la connaissance ?

2. « À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance… » est immédiatement complété par l’affirmation que Jésus adresse à celui qui n’a pas. Comment cela peut-il rentrer dans la conception contemporaine – d’ailleurs assez floue, avouons-le – que nous avons de la justice et des « valeurs de l’Évangile » ?
La justice de Dieu n’est pas celle des hommes, c’est-à-dire celle d’une logique numérique. Pour Dieu, nous ne sommes pas des éléments indistincts d’une masse : chacun est unique et revêt une dignité inaliénable. La Providence confie à chacun selon ses capacités et enlève ce qui risque de le perdre. Ai-je confiance dans les dispositions de la justice divine ?

3. « Heureux vos yeux … et vos oreilles… » sont les yeux et les oreilles ouverts à la vie surnaturelle ; c’est ce que l’on célèbre aux rites de l’Effatah du baptême (de manière très élaborée à l’entrée en catéchuménat pour les adultes). La vue et l’ouïe sont les facultés sensorielles qui nous situent dans l’espace et dans le temps et nous ouvrent à la relation à l’autre.
Sur quoi est-ce que j’oriente mes regards et mon attention ? Sur ce qui m’enferme dans la mondanité ou sur ce qui est empreint de l’infinie bonté et sainteté de Dieu ? Puisqu’il ne nous est pas donné de voir Jésus avec les yeux de la chair en ce monde, estimons-nous heureux de l’aimer dans la foi et d’espérer en lui dans une ardente charité.

Dialogue avec le Christ

Jésus, nous ne voyons pas ce que tes contemporains ont vu sans le reconnaître, mais nous croyons en ce que les apôtres ont vu et dont ils ont témoigné. C’est l’Esprit Saint qui nous conduit à la connaissance des mystères du royaume. Il nous en révèle l’importance pour notre existence en ce monde, afin de passer notre temps à faire du bien sur la terre, comme exercice de ce que sera notre éternité bienheureuse à la gloire de Dieu le Père. Amen.

Résolution

Une communion spirituelle pendant la journée pour voir Dieu dans ma journée et y entendre son appel à ma conscience.

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr



"Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. »

À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Le Mystère du Royaume des cieux, c’est la venue inouïe de Jésus en notre chair humaine. Toute l’humanité est invitée à entrer en relation avec Jésus. Nous pouvons vivre déjà ce mystère de l’Amour de Jésus et de Marie. La réalité de cet immense Amour demeure toujours à découvrir plus avant. Jésus nous donne de nous ouvrir plus encore à la dimension mystérieuse de notre vie qui prend corps dans le mystère du Nouvel Adam et de la nouvelle Eve. Nous demandons un cœur en éveil, capable de recevoir Dieu pleinement, capable d’entrer dans une nouvelle alliance avec Lui. Jésus annonce le Royaume de Dieu en parabole. « Bâtir le Royaume, » c’est le reconnaître au milieu de nous ! C’est ce qui nous est donné à vivre qui rend grâce à Dieu. Notre vie rendra gloire plus encore si nous restons unis à Jésus. Il nous faut apprendre de Lui à vivre en « homme » « debout » pour bâtir le Royaume de Dieu dans la résurrection du Christ.

"Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre." Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. « Pourquoi leur parles-tu en paraboles, » demandent les disciples. Et Jésus répond en faisant une distinction entre eux et la foule. Les disciples, se sont déjà décidés pour lui, il peut parler du Royaume de Dieu ouvertement. En revanche, il doit l’annoncer aux autres en paraboles pour stimuler leur décision, la conversion de leur cœur. En effet, les paraboles, du fait de leur nature, requièrent un effort d’interprétation, interpellent l’intelligence, mais aussi la liberté. Lorsque Dieu commence à se révéler, à se laisser connaître, il nous révèle son projet d’alliance avec nous. Notre cœur doit être rejoint par la Présence de Dieu. L’Évangile, la bonne nouvelle de la liberté de l’Amour, implique une réponse libre et volontaire. Dieu nous invite à le rejoindre dans son mystère d’Amour. Tout ce qui nous est donné à vivre par Dieu se vit dans son amour. Tout cela se redonne dans une vie fraternelle, Dieu se trouve ainsi dans notre vie.

"Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !" Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Nous nous servons de tout ce qui est donné pour y discerner les signes de Dieu. Alors, toute notre vie est parsemée de merveilles ! « Merveille que je suis, merveilles que tes œuvres ». Il n’y a rien de ce qui nous est donné qui empêcherait notre cœur d’aimer. Jésus dit : « Heureux vos yeux, parce qu’ils voient ». L’annonce du Royaume retentit dans le cœur de chacun. En devenant l’un de nous, Jésus s’inscrit dans toutes les générations. Il se laisse toucher, il se laisse voir, il se laisse entendre. La réalité se maintient ainsi mystérieusement dans une histoire, car il y a eu un commencement, une transformation qui se révèle gracieuse. Il nous est offert de marcher dans une nouvelle réalité, d’entrer dans l’alliance. Oui heureux ceux qui entendent aussi bien avant, pendant, qu’après la présence selon la chair de Jésus. Il va faire une œuvre tout intérieure, la maison bâtie sur le roc : le Christ. Notre lumière quotidienne est le Royaume de l’Amour déjà là. Pleins d’espérance, nous pouvons exulter et nous pouvons chanter en demeurant dans la Foi.

Nous rendons grâce à Dieu pour la parole qui nous est donnée, elle est notre espérance.

Père Gilbert Adam

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« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez »

      Dès que Dieu a vu le monde bouleversé par la crainte, il a mis en œuvre son amour pour le rappeler à lui, sa grâce pour l'inviter, son affection pour l'embrasser. Lors du déluge... il appelle Noé à engendrer un monde nouveau, l'encourage par de douces paroles, lui donne sa confiance familière, l'instruit avec bonté sur le présent et le console par sa grâce au sujet de l'avenir... Il prend part à son labeur et enferme dans l'arche le germe du monde entier, pour que l'amour de son alliance bannisse la crainte...

      Ensuite Dieu appelle Abraham du milieu des nations, il magnifie son nom et le fait père des croyants. Il l'accompagne en chemin, le protège à l'étranger, le comble de richesses, l'honore de victoires, l'assure de ses promesses, l'arrache aux injustices, le console dans son hospitalité et l'émerveille par une naissance inespérée afin que attiré par la grande douceur de l'amour divin, il apprenne à... adorer Dieu en l'aimant et non plus en tremblant.

      Plus tard Dieu console par des rêves Jacob en fuite. À son retour, il le provoque au combat et, dans la lutte, il l'étreint dans ses bras afin qu'il aime le père des combats et ne le craigne plus. Puis il appelle Moïse et lui parle avec l'amour d'un père pour l'inviter à délivrer son peuple.

      Dans tous ces événements, la flamme de la charité divine a embrasé le cœur des hommes..., et ceux-ci, l'âme blessée, ont commencé à désirer voir Dieu avec leurs yeux de chair... L'amour n'admet pas ne pas voir ce qu'il aime. Tous les saints n'ont-ils pas considéré comme peu de chose tout ce qu'ils obtenaient tant qu'ils ne voyaient pas Dieu ? ... Que personne donc ne pense que Dieu a eu tort de venir aux hommes par un homme. Il a pris chair parmi nous pour être vu de nous.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

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Nos sources:

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Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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Évangile et Homélie du Lundi 24 Juillet 2017.


Lundi 24 juillet 2017

Nous sommes dans la 16e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Charbel Makhlouf, prêtre et moine maronite (libanais)


Lectures de la messe (Ex 14, 5-18)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    on annonça au roi d’Égypte,
que le peuple d’Israël s’était enfui.
Alors Pharaon et ses serviteurs
changèrent de sentiment envers ce peuple.
Ils dirent :
« Qu’avons-nous fait en laissant partir Israël :
il ne sera plus à notre service ! »
    Pharaon fit atteler son char et rassembler ses troupes ;
    il prit six cents chars d’élite et tous les chars de l’Égypte,
chacun avec son équipage.
    Le Seigneur fit en sorte que s’obstine Pharaon, roi d’Égypte,
qui se lança à la poursuite des fils d’Israël,
tandis que ceux-ci avançaient librement.
    Les Égyptiens, tous les chevaux, les chars de Pharaon,
ses guerriers et son armée, les poursuivirent
et les rejoignirent alors qu’ils campaient au bord de la mer,
près de Pi-Hahiroth, en face de Baal-Sefone.


    Comme Pharaon approchait, les fils d’Israël regardèrent
et, voyant les Égyptiens lancés à leur poursuite,
ils eurent très peur,
et ils crièrent vers le Seigneur.
    Ils dirent à Moïse :
« L’Égypte manquait-elle de tombeaux,
pour que tu nous aies emmenés mourir dans le désert ?
Quel mauvais service tu nous as rendu
en nous faisant sortir d’Égypte !
    C’est bien là ce que nous te disions en Égypte :
“Ne t’occupe pas de nous, laisse-nous servir les Égyptiens.
Il vaut mieux les servir que de mourir dans le désert !” » 
     Moïse répondit au peuple :
« N’ayez pas peur ! Tenez bon !
Vous allez voir aujourd’hui
ce que le Seigneur va faire pour vous sauver !
Car, ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui,
vous ne les verrez plus jamais.
    Le Seigneur combattra pour vous,
et vous, vous n’aurez rien à faire. »
    Le Seigneur dit à Moïse :
« Pourquoi crier vers moi ?
Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
    Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer,
fends-la en deux,
et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
    Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent :
ils y entreront derrière eux ;
je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée,
de ses chars et de ses guerriers.
    Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur,
quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon,
de ses chars et de ses guerriers. »


            – Parole du Seigneur.

Cantique (Ex 15, 1, 2, 3-4a, 4b-5, 6)

Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier !

Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.

Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées,
il les lance dans la mer.

L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre,
au fond des eaux.

Ta droite, Seigneur,
magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur,
écrase l’ennemi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 38-42)

En ce temps-là,
    quelques-uns des scribes et des pharisiens
adressèrent la parole à Jésus :
« Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. »
    Il leur répondit :
« Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe,
mais, en fait de signe,
il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
    En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin
trois jours et trois nuits,
le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre
trois jours et trois nuits.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.
    Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que cette génération,
et elle la condamnera ;
en effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus ne se réfère qu'à un épisode de l'aventure de Jonas, à savoir son séjour « dans le ventre du monstre marin ». Lorsque les hommes d'équipage balancent Jonas par dessus bord pour apaiser le dieu qui a suscité la tempête qui fait rage, ils le jettent en pâture à Léviathan, supposé hanter le fond des océans pour dévorer ceux qui y tombent. Cet animal mythique est un symbole traditionnel de la mort, dévorant ceux qu'elle engloutit dans ses eaux profondes. En jetant Jonas à la mer, ces hommes ont l'intention d'offrir un sacrifice à Dieu, afin de l'amadouer et d'avoir ainsi la vie sauve.

Or trois jours plus tard, le monstre vomit notre héros sur la terre ferme ! Le prophète serait-il indigeste ? Ou Dieu aurait-il changé de mœurs ? La leçon de ce passage est de récuser la conception d'un Dieu survivant au détriment de ses victimes. Le Dieu de la Révélation – le seul « qui est, qui était et qui vient » – est tout au contraire le Dieu de la vie. A travers cet épisode, il annonce symboliquement que le jour vient où il redonnera la vie, même à ceux qui ont mérité la mort par leur trahison et leur refus de le servir, à l'instar de Jonas le rebelle.

Du coup, notre péricope évangélique s'éclaire : la Résurrection de Jésus est le « signe » de l'accomplissement de l'événement prophétique advenu à Jonas. Le Dieu que nous révèle Jésus est le Dieu de la vie triomphante qui relève son Fils, prémisse de tous ceux qui passeront avec lui de la mort à la vie. Telle est la Bonne Nouvelle : le Seigneur triomphe, pour sa gloire du Prince de ce monde qui nous gardait prisonniers du péché et de la mort.  Encore faut-il que nous manifestions l'accueil de cette révélation par une sincère conversion. Car si « les habitants de Ninive se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas », a fortiori devrions-nous nous convertir en réponse à la proclamation du Fils de l'homme : « il y a ici bien plus que Jonas ».

Le terme de conversion est très large. Le parallèle avec Jonas nous permet d'en préciser le sens. Lorsque le prophète est rendu à la vie, il découvre que Dieu lui a gardé toute sa confiance. Sa mission demeure intacte : le Très-Haut compte toujours sur lui : « La Parole du Seigneur s'adressa une seconde fois à Jonas. Jonas se leva et partit, mais cette fois pour Ninive, se conformant à la Parole du Seigneur » (Jon 3, 1-2). Obéissant à l'ordre divin, il prophétise sur Ninive avec le succès que l'on connaît : toute la ville se repent de ses actions mauvaises et fait pénitence.

La conversion à laquelle Jésus nous invite nous aussi, consiste à revenir à Dieu dans l'obéissance à sa Parole afin que nos vies puissent porter le fruit que le Seigneur en attend, car les dons de Dieu sont sans repentance.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi»

Aujourd'hui, dans l'Évangile, nous contemplons des maîtres de la Loi et des pharisiens qui demandent à Jésus de leur prouver sa provenance divine par un signe prodigieux (cf. Mt 12,38). Des preuves, Il en avait déjà données, assez pour montrer non pas seulement qu'il venait de Dieu, mais pour prouver qu'Il était Dieu. Mais, malgré cela, ils n'en avaient pas assez: peu importe ce qu'Il aurait pu faire, ils ne l'auraient pas cru.

D'un ton prophétique, et profitant d'un signal prodigieux de l'Ancien Testament, Jésus annonce sa mort, sa sépulture et sa résurrection: «Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits» (Mt 12,40), en sortant de là plein de vie.

Par sa conversion et la pénitence, les habitants de Ninive, ont recouvré l'amitié de Dieu. Nous aussi, par la conversion, la pénitente et le baptême, avons été inhumés avec le Christ, et demeurons en Lui et pour Lui, maintenant et pour toujours, ayant donné un vrai pas «pascal»: pas de la mort à la vie, du péché à la grâce. Libérés de l'esclavage du démon, nous devenons les fils de Dieu. C'est “le grand prodige”, illustrant notre foi et l'espérance de vivre en aimant comme Dieu le veut, pour posséder à Dieu Amour en plénitude.

Grand prodige, que ce soit celui de la Pâque de Jésus comme celui de notre baptême. Personne ne les a vus, car Jésus est sorti du tombeau plein de vie. Et nous sommes sortis du péché, pleins de la grâce divine. Nous y croyons et nous vivons en essayant de ne pas tomber dans l'incrédulité de ceux qui veulent voir pour y croire, ou de ceux qui voudraient une Église sans l'opacité des humaines que la composons. Que le fait Pascal du Christ nous suffisse, car il répercute si profondément sur tous les humaines et sur toute la création, en étant la cause de tant de “miracles de la grâce”.

La Vierge Marie a confié dans la parole de Dieu, et elle n'a pas du courir au tombeau pour embaumer le corps de son Fils et pour vérifier que le sépulcre était vide: tout simplement elle crut et elle “vit”.

+ Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Combien d’esprits forts ne remettent-ils pas en question des données sur lesquelles nous nous appuyons depuis toujours et qui sont au centre de notre foi ? La déchristianisation contemporaine de nombreux pays du monde doit nous inviter à la vigilance et nous appeler à témoigner de la lumière que nous avons reçue et que nous sommes chargés de transmettre. Lorsque le Christ et l’Église nous demandent si, nous aussi, nous allons les quitter, c’est à nous de répondre après saint Pierre : « À qui irions-nous, Seigneur, tu as les Paroles de la vie éternelle ! »

Demande

Seigneur, ouvre mon cœur, mon esprit et mon intelligence pour que je sache les mettre à ton service et suivre le chemin sur lequel tu m’appelles. Seigneur, que les racines de ma foi pénètrent chaque jour davantage la vie que tu me demandes de partager avec mes contemporains. Tu nous as promis que l’Esprit Saint nous expliquerait tout et nous ferait tout comprendre. Seigneur, que mes paroles soient ses Paroles à lui pour que les autres comprennent !

Points de réflexion

1. « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. »
Malgré la quantité de guérisons et d’expulsions démoniaques auxquelles ils avaient assisté, les pharisiens et les scribes réclamaient quelque chose de plus extraordinaire encore venant du ciel. Ils réclamaient à Jésus un signe incontestable. Les personnes qui exigent ainsi sont souvent de purs provocateurs qui réclament de voir pour croire sans vouloir croire ce qu’ils voient. Jésus sait très bien qu’ils ne seront jamais satisfaits et qu’ils auront toujours des arguments pour justifier leur entêtement. Il connaît parfaitement l’incommensurable orgueil de ses détracteurs qui, eux-mêmes, disent et ne font pas tout en jugeant et condamnant ceux qui ne peuvent pas porter les « fardeaux très lourds qu’ils ne voudraient pas même les toucher du petit doigt » (Mt 23, 4). Il connaît leur perversité et n’hésite pas à les traiter de « génération mauvaise et adultère », dénonçant ainsi leur infidélité à la Loi de Yahvé.

2. « Mais il ne lui sera donné que le signe de Jonas. »
Jésus veut que ces pharisiens et ces scribes se convertissent mais il ne veut pas leur donner d’autre signe que celui auquel ils assisteront lors de sa sépulture pendant trois jours entre sa crucifixion et sa Résurrection. Ici, s’il parle du signe de Jonas c’est parce que les pharisiens et les scribes le connaissent puisqu’ils sont maîtres de la Loi. Les Écritures décrivent l’aventure du prophète envoyé par Dieu pour la conversion des habitants de Ninive qui vivaient dans une débauche incommensurable. Mais Jonas s’est dérobé à sa mission en prenant un bateau pour une autre destination. Une immense tempête s’est alors levée et Jonas fut jeté à la mer. Avalé par une baleine, il resta trois jours et trois nuits dans son ventre avant de reprendre la route pour Ninive, y prêcher et obtenir la conversion de tous ses habitants. Ce « signe de Jonas » que le Christ annonce à ses détracteurs est un appel à la conversion comme Jonas l’avait fait pour les habitants de Ninive.

3. « Il y a ici bien plus que Jonas (…). Il y a ici bien plus que Salomon ! »
Maintenant, le Seigneur appelle ses détracteurs à ouvrir les yeux et les oreilles : il évoque le voyage de la reine de Saba qui n’avait pas hésité à faire un long voyage pour écouter la sagesse de Salomon. Il veut qu’ils comprennent ce qu’ils sont en train de vivre parce qu’un jour, ils auront à rendre compte des signes et des faveurs dont ils auront bénéficié. Ce jour-là, lorsque Jésus sortira du tombeau et siégera à la droite du Père, les pharisiens et les scribes seront jugés : les hommes de Ninive et la reine de Saba se dresseront et condamneront ceux qui n’ont pas voulu croire ce dont ils étaient témoins ; ils jugeront ceux qui n’ont pas voulu se convertir et revenir à lui de tout leur cœur, lui qui est la vérité et la vie.

Dialogue avec le Christ

Sur la route que nous devons suivre et sur laquelle l’esprit mauvais sème de nombreux pièges, Seigneur, accorde-moi de ne pas oublier le « signe de Jonas » : tu es mort, tu es ressuscité, tu nous as promis le secours de l’Esprit Saint et tu nous as confiés à ta Mère jusqu’à ton retour. Seigneur, que je sache me réfugier en elle qui me portera jusqu’à toi.

Résolution

En ce jour où l’Église fête saint Charbel Maklouf, prêtre maronite libanais, je réciterai un chapelet pour les chrétiens persécutés des pays du Golfe Persique.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



"Quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »

 

Jésus ne repousse pas les signes, mais il refuse le genre de signe que demande « cette génération. » Jésus promet et donne son signe à lui, la véritable certitude, Jésus lui-même, la personne de Jésus, dans sa parole et dans l’ensemble de sa personnalité, tel est le signe pour toutes les générations. C’est une réponse très profonde dont il nous faut sans cesse reprendre la méditation. « Qui m’a vu a vu le Père, » affirme Jésus à Philippe qui demandait : « Montre-nous le Père. » « Cette génération » qui réclame un signe risque de se trouver dans un cercle « vicieux » ! Quand un nouveau signe sera donné, il faudra encore en redemander un autre, et encore un autre, alors qu’il faudrait poser un acte de foi. Nous sommes comme ces scribes et ces pharisiens, nous avons du mal à poser un véritable acte de foi ! Marie, la mère de Jésus a cru, elle n’est jamais revenue sur sa décision de foi ! Nous aussi nous vivons de foi, mais c’est progressivement que la foi se fortifie. Quand la lumière de la foi s’éclipse dans la nuit, et que nous sommes dans l’épreuve, il nous faut croire. Cette foi dans l’amour que Dieu nous donne est la foi qui nous fait marcher envers et contre tout, surtout dans les difficultés. Mais quand la lumière s’éclipse et que nous redemandons encore un signe, nous entrons dans une contestation sans espérance.

« Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Se convertir, signifie de ne pas vivre comme le monde vit, de ne pas faire tout ce que tout le monde fait, de ne pas se sentir justifié en accomplissant des actions ambiguës ou mauvaises, par le fait que les autres font de même. Nous voulons voir et ainsi acquérir la certitude. Mais c’est dans le Fils que le Père s’est rendu visible, voir Jésus dans la foi est la réponse. En lui, nous recevons le signe, la réalité qui se démontre d’elle-même. C’est le signe extraordinaire de la présence de Jésus en toutes les générations, cette force de sa personne qui attire toute l’humanité. Nous voulons avancer en regardant Jésus, le maître du combat pour la Vérité, dans un cœur à cœur avec lui, dans la nuit de la foi. Nous nous trouvons dans des situations ou nous sommes à bout et nous n’en pouvons plus. C’est le moment où Dieu, en Jésus crucifié, nous donne la victoire. Il nous faut tenir bon jusqu’au bout, dans la joie d’avoir un Maître comme Jésus. Quand nous sommes dans l’angoisse et que nous ne savons plus où regarder, dans la souffrance ou dans l’agonie, nous regardons vers Jésus et nous sommes sauvés. Nous faisons corps avec lui, il vit en nous et nous remportons la victoire.

"Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Voir Jésus dans la foi, apprendre à le voir, est un recommencement toujours à faire de nouveau. C’est là, le Signe qu’il nous faut redécouvrir sans cesse. Voir Jésus, le contempler dans ses paroles inépuisables, dans les mystères de la nativité, dans le mystère de la vie cachée, dans les mystères de la vie publique, dans le mystère pascal, dans les sacrements, dans l’histoire de l’Église. Nous regardons Marie qui a prononcé le nom de Jésus avec tant d’amour. Nous écoutons l’Apôtre nous dire avec force : « Au nom de Jésus Christ, que tout être vivant tombe à genoux, au ciel, sur terre et dans l’abîme. » Il nous faut entretenir l’espérance dans notre vie car Jésus a gagné le combat pour l’humanité entière, Il nous a sauvé sur la Croix. Notre vie spirituelle est souvent dans la bourrasque, notre pauvre nacelle est bien bousculée ! Nous voulons rester fermement enracinés dans le cœur de Jésus, tenir bon dans le combat quand l’adversaire veut cribler notre maison de toutes parts. Nous suivons le Dieu vivant sans baisser les bras car c’est le moment de la victoire.

Nous demandons la grâce contempler Jésus le Sauveur du monde.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Il y a ici bien plus que Salomon »

      Le prophète Nathan s'étant concerté avec Bethsabée, ils ont plaidé tous deux leur projet devant le vieillard, le sage roi David qui allait mourir (1R 1). C'est alors que Salomon dont le nom signifie « seigneur pacifique » a reçu l'onction royale. Puis tout le peuple est remonté à sa suite ; la foule jouait du cor et se livrait à une joie si grande que les clameurs faisaient vibrer la terre, car le roi avait déclaré : « C'est Salomon que j'institue comme roi sur Israël et sur Juda » (v. 35.40). Cette intronisation préfigure sans aucun doute le mystère dont parle Daniel : « Tandis que le tribunal siégeait et que les livres étaient ouverts voici venant avec les nuées comme un Fils d'homme. Il parvint jusqu'au vieillard et on le fit avancer devant lui. Il lui fut donné domination, gloire et royauté » (Dn 7,10-14).

      C'est donc à l'initiative d'un prophète que Salomon est établi roi, comme c'est en accomplissant les prophéties dans leur sens spirituel que le Christ, Fils de Dieu, est reconnu Roi pacifique, Roi de la gloire du Père, attirant tout à lui. Salomon est devenu roi du vivant de son père, comme le Christ est établi roi par Dieu le Père qui ne peut mourir. Oui, assurément, il le fait roi, « héritier de toutes choses » (He 1,2), celui qui ne meurt pas et ne mourra jamais. Et, chose admirable et unique, le Christ, héritier d'un Père toujours vivant et ne devant jamais mourir, est mort, lui, une fois pour toutes ; il est revenu à la vie et ne connaîtra plus jamais la mort.

      Alors Salomon « s'assit sur la mule du roi » (1R 1,38). Bien mieux c'est sur le trône de son Père, c'est-à-dire sur toute l'Église..., « au-dessus des principautés et des puissances, des trônes et des dominations » (Ep 1,21), que le Christ est assis maintenant « à la droite de la Majesté dans les cieux » (He 1,3). Voilà pourquoi toute la multitude monte à sa suite, peuple qui chante et se réjouit. Et la terre frémit de leurs clameurs. Nous aussi nous avons entendu la grande joie de ceux qui proclamaient cette gloire, c'est-à-dire l'allégresse des apôtres parlant les langues de tous (Ac 2) puisque « par toute la terre a retenti le son de leurs voix » et que « leurs paroles sont allées jusqu'aux confins du monde » (Ps 18,5).

Rupert de Deutz (v. 1075-1130), moine bénédictin

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Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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Évangile et Homélie du Ve 21 Juillet 2017. Les disciples de Jésus se mirent à arracher des épis et à les manger

 


 

Vendredi 21 juillet 2017

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Lorenzo de Brindes, docteur de l'Église (1559-1619), St Albéric(o) Crescitelli,prêtre et martyr en Chine († 1900)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 11, 10 – 12, 14)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse et Aaron avaient accompli toutes sortes de prodiges
devant Pharaon ;
mais le Seigneur avait fait en sorte que Pharaon s’obstine ;
et celui-ci ne laissa pas les fils d’Israël sortir de son pays.


     Dans le pays d’Égypte,    
le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
    « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois,
il marquera pour vous le commencement de l’année.
    Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël :
le dix de ce mois,
que l’on prenne un agneau par famille,
un agneau par maison.
    Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau,
elle le prendra avec son voisin le plus proche,
selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
    Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année.
Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
    Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.
Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël,
on l’immolera au coucher du soleil.
    On prendra du sang,
que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau
des maisons où on le mangera.
    On mangera sa chair cette nuit-là,
on la mangera rôtie au feu,
avec des pains sans levain et des herbes amères.
    Vous n’en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit
ou qui soit bouilli ;
tout sera rôti au feu,
y compris la tête, les jarrets et les entrailles.
    Vous n’en garderez rien pour le lendemain ;
ce qui resterait pour le lendemain,
vous le détruirez en le brûlant.
    Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins,
les sandales aux pieds, le bâton à la main.
Vous mangerez en toute hâte :
c’est la Pâque du Seigneur.
    Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ;
je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte,
depuis les hommes jusqu’au bétail.
Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements :
Je suis le Seigneur.
    Le sang sera pour vous un signe,
sur les maisons où vous serez.
Je verrai le sang, et je passerai :
vous ne serez pas atteints par le fléau
dont je frapperai le pays d’Égypte.
    Ce jour-là sera pour vous un mémorial.
Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage.
C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

             – Parole du Seigneur.

Psaume 115 (116B), 12-13, 15-16ac, 17-18)

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.


Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?


Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 1-8)

En ce temps-là, un jour de sabbat,
Jésus vint à passer à travers les champs de blé ;
ses disciples eurent faim
et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
    Voyant cela, les pharisiens lui dirent :
« Voilà que tes disciples
font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
    Mais il leur dit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David,
quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
et ils mangèrent les pains de l’offrande ;
or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger,
mais seulement les prêtres.
    Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi
que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple,
manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
    Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
    Si vous aviez compris ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
    vous n’auriez pas condamné
ceux qui n’ont pas commis de faute.
En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Notre-Seigneur conclut par un argument « a fortiori ». Les deux exemples cités se déroulent l’un dans « la maison de Dieu », l’autre dans « le Temple », c’est-à-dire en présence du Très-Haut, dans sa proximité immédiate, sous son regard. En précisant « il y a ici plus grand que le Temple », Jésus fait allusion au mystère de l’incarnation : sa très sainte humanité est désormais le véritable Temple, le sanctuaire non fait de mains d’hommes qui abrite le Verbe de Dieu. Citant l’auteur juif Jacob Neusner (A Rabbi talks with Jesus), Benoît XVI écrit dans son ouvrage Jésus de Nazareth :  « Jésus et ses disciples peuvent faire ce qu’ils font le jour du sabbat parce qu’ils ont pris la place des prêtres dans le Temple : le sanctuaire est déplacé. Il est désormais constitué par le cercle du Maître et de ses disciples » (p. 130).

« Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : “c’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices”, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont commis aucune faute ». Qui est le Juste condamné sans avoir commis la moindre faute sinon Jésus lui-même ? S’il a été offert en sacrifice, c’est parce que la connaissance du vrai Dieu, ami de la Vie, « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité » (Ex 34, 6), s’était perdue suite au péché. Coupés de la source divine de la charité, les hommes se sont servis des préceptes de la Loi pour condamner le Juste. Ils ont oublié que dans les Ecritures, l’« Accusateur » est toujours et exclusivement le démon. Hélas, combien de fois ne faisons-nous pas de même, invoquant les prescriptions divines pour accuser, voire condamner notre prochain, alors que Jésus lui-même déclarait : « Je ne suis pas venu pour juger le monde mais pour le sauver » (Jn 12, 47) ?

Viens Esprit Saint, ouvre les yeux de notre cœur, purifie-nous du levain de l’hypocrisie religieuse ; ne permets pas que nous soyons les ennemis de Jésus-Christ en accusant ses frères au nom de sa Parole ; mais que celle-ci soit pour eux comme pour nous “une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route”

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices»

Aujourd'hui, le Seigneur se rapproche du semis de ta vie, pour cueillir les fruits de sainteté. Trouvera-t-Il quand Il viendra de la charité, de l'amour pour Dieu et pour autrui? Jésus, qui corrige la casuistique méticuleuse des rabbis, celle qui rendait insupportable la loi du repos sabbatique: devra-t-il te rappeler qu'Il est seulement intéressé à ton cœur, à ta capacité d'aimer?

«Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat!» (Mt 12,2). Et ils l'ont dit convaincus, ce qui est incroyable! Comment interdire de faire toujours le bien? Il y a quelque chose qui te rappelle qu'il n'existe aucune motivation t'excusant de ne pas vouloir aider l'autre.

La véritable charité consisterait à respecter les exigences de la justice, en évitant l'arbitraire ou le caprice personnel, mais en empêchant la rigidité qui tue l'esprit de la loi de Dieu, qui n'est qu'une invitation continuelle à aimer, à se donner aux autres.

«C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices» (Mt 12,7). Répète ces paroles maintes fois, afin de les graver dans ton cœur: Dieu, riche en miséricorde, nous veut miséricordieux.

«Que ce Dieu est prochain de celui qui confesse sa miséricorde! Oui; Dieu n'est pas loin de ceux qui sont contrits de cœur» (Saint Augustin). Et que tu es loin de Dieu quand tu permets que ton cœur s'endurcisse comme la pierre!

Jésus-Christ accusa les pharisiens de condamner les innocents. Une grave accusation. Et toi? T'intéresses-tu vraiment aux choses de ton prochain? Les juges-tu avec affection, avec sympathie, comme celui qui juge un ami ou un frère? Essaie de ne pas perdre le nord de ta vie.

Demande à la Vierge de te faire miséricordieux, que tu saches pardonner. Sois bienveillant. Et si tu découvres dans ta vie quelque détail qui puisse contraster avec cette disposition de fond, maintenant c'est un bon moment pour rectifier, tout en formulant quelque propos efficace.

Abbé Josep RIBOT i Margarit (Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. » (Jn 10, 27).

Demande

Seigneur, viens illuminer mon intelligence, mon cœur, ma volonté, pour m’unir à toi durant cette prière et pendant toute la journée.

Points de réflexion

1. « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Qu’est-ce que signifie le sabbat ? Nous pourrions approfondir sur plusieurs pages, mais retenons un point pour notre méditation. Dieu a créé l'univers en six jours et s'est reposé de son œuvre le septième, les Juifs cessent alors tous travaux de la semaine durant le sabbat, pour se consacrer entièrement à Dieu, corps et esprit. Cela me fait penser : et moi, de quoi devrais-je me reposer ? De critiques ? De pensées négatives ? D’égoïsme ? Comment mon âme trouve-t-elle son vrai repos ? Est-ce en m’imposant et en imposant de lourds fardeaux ? « Pourquoi donc maintenant tentez-vous Dieu en voulant imposer aux disciples un joug que ni nos pères ni nous-mêmes n'avons eu la force de porter ? » (Ac 15, 10) Seigneur, je peine tellement sous le poids du passé, de mes soucis, des contraintes, etc. « D'ailleurs, c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés. » (Ac 15, 11)
« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. » (Mt 11, 28-30)

2. « Il y a ici plus grand que le Temple. »
Et qu’est-ce que le Temple ? Là encore, large sujet ! Retenons que le Temple renfermait l’arche d’Alliance, et pour cela, il n’y avait rien de plus saint. « Le Saint des Saints » est le lieu de la rencontre avec la gloire du Seigneur. Seul le grand prêtre pouvait y pénétrer. Et c’est uniquement dans le Temple que les prêtres pouvaient offrir les sacrifices et ainsi expier les péchés. Jésus nous révèle que c’est lui le véritable Temple, en qui nous rencontrons Dieu, qui s’offre lui-même en sacrifice pour la rémission de nos péchés. « Les Juifs lui dirent alors : "Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèveras ?" Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » (Jn 2, 20-21) Il va même plus loin, il nous unit à lui : « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous. » (1 Co 3, 16-17)

3. « Je préfère la miséricorde au sacrifice. »
Quelques chapitres plus haut, nous retrouvons cette même citation dans la bouche de Jésus (cf. Mt 9, 13). Pourquoi autant d’insistance ? Saint Hilaire nous explique : « En effet, l'œuvre de notre salut ne dépend pas du sacrifice, mais de la miséricorde ; et, la loi cessant d'exister, nous sommes sauvés par la bonté de Dieu. Car les anciens sacrifices étant abrogés, la loi nouvelle, loi de miséricorde, venait au secours de tous les hommes par le moyen des apôtres. »
Jésus nous invite à mettre notre cœur dans ce que nous lui offrons. Il ne veut pas le sacrifice pour le sacrifice ! Il veut notre cœur pour le remplir de son amour, notre confiance pour suivre ses chemins sûrs. « Mais Samuel dit : "Yahvé se plaît-il aux holocaustes et aux sacrifices comme dans l'obéissance à la parole de Yahvé ? Oui, l'obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité, plus que la graisse des béliers. » (1 Sam 15, 22)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu es le maître du sabbat, le grand prêtre, le Temple… Ce sont des mots qui ont peu de sens pour moi aujourd’hui mais qui cachent une grande richesse et me révèlent un peu plus qui tu es. Jésus, je veux tout faire avec toi, en toi, pour toi.

Résolution

« Reposer » mon âme en offrant à Jésus quelque chose de tout mon cœur, comme par exemple un sacrifice de commentaire négatif, ou une grande joie.

Mélanie Duriez, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



« En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé, ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. »

 

Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Jésus répondit ; « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘c’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute. » Cette citation prophétique d’Osée donne à Jésus de « justifier » les disciples. L’Incarnation, la venue de Jésus dans la chair, l’accueil de Jésus fait par Marie, signifie que toute l’humanité entre dans un nouvel amour. Jésus, qui a révolutionné le cœur de Marie, n’a qu’un souci, que son amour bouillonne aussi dans notre cœur et que nous nous aimions les uns les autres. L’amour infini de Dieu prend tout, désormais, il brûle de son feu dans nos vies. Face au besoin humain, l’observance littérale des prescriptions sabbatiques doit céder la place à la miséricorde. La citation d’Osée est éloquente parce qu’elle nous ramène à la volonté de Dieu, à ce qui est agréable à Dieu : la miséricorde. Le plus grand désir de Jésus est que cet amour qui est l’Esprit Saint se répande dans nos vies. Jésus n’abroge pas le sabbat, mais il l’observe en se conformant à la volonté même de Dieu, lorsqu’il a fait le don du sabbat à son peuple. Cette volonté se donne le mieux dans sa miséricorde, dans l’amour réciproque, dans la compassion. L’observance du sabbat est inconciliable avec le manque de miséricorde.

"Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres." Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? C’est à partir de l’autorité de David que Jésus manifeste son autorité ! David préfigurait déjà ce renversement ! La réponse de Jésus aux pharisiens sur les épis arrachés soumet l’observance du sabbat au primat du commandement de l’amour. Il affirme que la véritable violation du sabbat est d’offenser la charité, de refuser de faire miséricorde. Il ajoute « qu’il est permis de faire une bonne action le jour du sabbat. » « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘c’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute. » Nous retrouvons la même réflexion toujours adressée par Jésus aux pharisiens qui lui reprochent de partager ses repas avec des pécheurs et des publicains. En effet, jusqu’alors on offrait à Dieu des sacrifices, le Sabbat pouvait être contraignant ! Jésus annonce des temps nouveaux. Le renversement est total, c’est Dieu désormais qui vient à notre secours.

"Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple." Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. » L’annonce du Temple préfigure le mystère du cœur de Jésus ouvert sur la Croix d’où coulera l’eau et le sang. La Pâque est préfigurée, et désormais, l’humanité de Marie va faire corps en Jésus pour une toute nouvelle relation d’amour avec Dieu et avec les frères. « Il y a ici plus grand que le Temple, » dit Jésus. L’amour infini de Dieu prend corps dans l’Agneau pascal, dans la chair du Christ offerte et dans son sang répandu, versé pour nous. Nous sommes désormais invités au banquet des noces de l’Agneau où l’époux lui-même s’offre en nourriture. « Comment rendrais-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom de Seigneur. » Ce sera pour vous un mémorial. Nous le faisons désormais dans chaque Eucharistie : Élever la coupe du salut ! Cette coupe remplie de toute la douleur du monde est plongée dans le cœur du Christ qui a porté toute la douleur du monde. Cette coupe de « malédiction » est transformée en coupe de bénédiction et elle devient le Don de la vie. Nous sommes au Christ et le Christ est à Dieu : « Le temple véritable c’est le Christ, » et à la suite du Christ, chacun de nos cœurs. Que rendrai-je au Seigneur pour cet amour infini ? Ce n’est plus l’homme qui fait des sacrifices à Dieu, c’est Dieu qui se « sacrifie », qui fait de lui, pour nous, une offrande sacrée. Le sablier se retourne. Quand le feu de l’Amour de Dieu prend tout dans notre vie, nous sommes les enfants du Dieu vivant qui vivent en Église. Face à cette communauté nouvelle on pourra s’exclamer : "Voyez comme ils s’aiment !

Nous demandons à Jésus la grâce d’entrer dans l’amour infini de Dieu.

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Le Fils de l'homme est maître du sabbat »

      Le sabbat a été institué comme un jour sacré ; tous les saints et tous les justes doivent célébrer le sabbat... Voyons donc en quoi consiste pour le chrétien l'observance du sabbat : le jour du sabbat, il ne faut accomplir aucune œuvre d'ici-bas ; il faut s'abstenir de toutes les œuvres terrestres, ne rien faire qui relève de ce monde, s'adonner aux œuvres spirituelles, venir à l'église, être attentif à la lecture de l'Écriture et aux explications qu'on en donne, penser aux choses du ciel, s'occuper de l'espérance de la vie future, avoir devant les yeux le jugement à venir, méditer, non les réalités visibles et présentes, mais les réalités futures et invisibles.

      Les juifs aussi doivent observer tout cela. Et chez eux, les forgerons, les maçons, tous les travailleurs manuels restent sans rien faire le jour du sabbat. Mais en ce jour, les lecteurs qui proclament la Sainte Écriture, les docteurs qui expliquent la Loi de Dieu, n'interrompent pas leurs fonctions et cependant ils ne profanent pas le sabbat. Mon Seigneur lui-même l'a reconnu : « N'avez-vous pas lu, leur dit-il, que les prêtres dans le Temple manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? » C'est donc celui qui s'abstient des œuvres de ce monde et se rend libre pour les activités spirituelles, c'est celui-là qui offre le sacrifice du sabbat et sanctifie le sabbat comme un jour de fête...

      Pendant le sabbat, chacun reste dans sa demeure et n'en sort pas. Quelle est donc cette demeure de l'âme spirituelle ? Cette demeure, c'est la justice, la vérité, la sagesse, la sainteté ; tout cela, c'est le Christ, lui, la demeure de l'âme. De cette demeure, il ne faut pas sortir, si l'on veut garder le vrai sabbat et célébrer par des sacrifices ce jour de fête, selon la parole du Seigneur : « Celui qui demeure en moi, moi aussi je demeure en lui » (Jn 15,5).

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur le livre des Nombres, n° 23

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

 

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Évangile et Homélie du Je 20 Juillet 2017. Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, je vous procurer le repos!

 


Jeudi 20 juillet 2017

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Bx Luigi Novarese, prêtre et fondateur (1914-1984)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ex 3, 13-20)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
Moïse avait entendu la voix du Seigneur
depuis le buisson.
    Il répondit à Dieu :
« J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :
“Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.”
Ils vont me demander quel est son nom ;
que leur répondrai-je ? »
    Dieu dit à Moïse :
« Je suis qui je suis.
Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
“Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS.” »
    Dieu dit encore à Moïse :
« Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
“Celui qui m’a envoyé vers vous,
c’est LE SEIGNEUR,
le Dieu de vos pères,
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.”
C’est là mon nom pour toujours,
c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge.
    Va, rassemble les anciens d’Israël. Tu leur diras :
“Le Seigneur, le Dieu de vos pères,
le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
m’est apparu.
Il m’a dit :
Je vous ai visités et ainsi j’ai vu
comment on vous traite en Égypte.
    J’ai dit : Je vous ferai monter
de la misère qui vous accable en Égypte
vers le pays du Cananéen, du Hittite,
de l’Amorite, du Perizzite, du Hivvite et du Jébuséen,
le pays ruisselant de lait et de miel.”
    Ils écouteront ta voix ;
alors tu iras, avec les anciens d’Israël,
auprès du roi d’Égypte, et vous lui direz :
“Le Seigneur, le Dieu des Hébreux,
est venu nous trouver.
Et maintenant, laisse-nous aller
dans le désert, à trois jours de marche,
pour y offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu.”
    Or, je sais, moi, que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir
s’il n’y est pas forcé.
    Aussi j’étendrai la main,
je frapperai l’Égypte par toutes sortes de prodiges
que j’accomplirai au milieu d’elle.
Après cela, il vous permettra de partir. »

Psaume 104 (105), 1.5, 8-9, 24-25, 26-27)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,


Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Dieu rend son peuple nombreux
et plus puissant que tous ses adversaires ;
ceux-là, il les fait se raviser,
haïr son peuple et tromper ses serviteurs.


Mais il envoie son serviteur, Moïse,
avec un homme de son choix, Aaron,
pour annoncer des signes prodigieux,
des miracles au pays de Cham.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 28-30)

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :
    « Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

             – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Quel est donc ce pesant « fardeau » que Jésus propose d’échanger avec son « joug », dont il promet qu’il est « léger » et « facile à porter » ? Le contexte de ce verset permet de comprendre que Jésus veut soulager les hommes du poids d’un salut qu’ils devraient acquérir au prix d’œuvres écrasantes, et leur faire découvrir la gratuité du don de Dieu. Car le Seigneur est venu se charger lui-même du poids de nos fautes, afin de nous soulager de cette dette insolvable qui nous écrase. Ayant accompli pour nous toute justice de manière surabondante, Jésus s’est acquis le droit de nous introduire dans le repos que le Père a préparé pour ceux qui lavent leur robe dans le Sang de l’Agneau vainqueur. En Jésus, c’est Dieu lui-même qui s’est fait proche, qui « est descendu pour nous délivrer de la main des ennemis et nous faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays, vers un pays ruisselant de lait et de miel » (Ex 3,8).

 

Pourtant, pour peu que nous soyons sincères, nous reconnaîtrons sans peine que nous ne sommes pas que victimes de notre malheur : nous en sommes aussi les acteurs par nos complicités multiples avec le mal. Le joug que Jésus nous propose en échange du fardeau de la justification par les œuvres, c’est celui de la foi, de la confiance aveugle en sa miséricorde, de l’abandon de tout notre être entre ses mains. Tel est le statut du disciple : celui qui ose se présenter devant Dieu pauvre, misérable, nu, mais riche de sa seule foi et couvert de la justice de Celui en qui il a mis toute son espérance.

 

Paradoxalement, Jésus ne nous propose pas de nous décharger du joug qui nous accable, mais il nous en présente un autre ; non en remplacement, mais en plus de celui que nous avons à porter ! Pourtant en prenant sur nous le joug de la confiance, c'est-à-dire en accueillant au cœur de nos vies sa présence, nous trouverons le repos qu’il promet ; et la charge qui jusque là nous écrasait, nous paraîtra légère, car c’est lui qui la portera pour nous. Alors nos vies trouveront une fécondité inattendue dans les lieux mêmes où nous nous pensions réprouvés ; au cœur même de la mort, ultime conséquence du péché, le Seigneur fera jaillir la vie et la joie.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau»

Aujourd'hui, les paroles de Jésus résonnent à nos oreilles intimes et proches. Nous sommes conscients que les hommes et les femmes de notre époque sont soumis à une grande pression psychologique. Le monde tourne si vite que nous n'avons même le temps ou la paix intérieure suffisantes pour assimiler tous ces changements.

Fréquemment, nous nous éloignons de la simplicité évangélique et restons écrasés sous le poids de normes, engagements, planifications et objectives. Nous nous sentons impuissants et las de cette lutte incessante sans résultats convaincants. Des recherches récentes soutiennent que les dépressions ne font qu'augmenter. Alors, qu'est-ce qui nous manque pour être heureux?

Aujourd'hui, à la lumière de l'Évangile, nous pouvons revoir quelle est notre conception de Dieu. Comment vis-je et comment ressens-je Dieu dans mon intérieur? Quels sont les sentiments que sa présence éveille dans ma vie? Jésus nous offre sa compréhension lorsque nous sommes fatigues et avons envie de nous reposer: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). Peut-être nous nous sommes battus pour devenir parfaits alors que, au fond, nous ne voulions que nous sentir aimés. Dans ses paroles nous trouvons la réponse à notre crise de sens. Notre ego nous joue de mauvais tours et ne nous permet pas d'être aussi bons que nous le voudrions.

En certaines époques, nous ne voyons peut-être pas la lumière. Sainte Julienne de Norwich, mystique anglaise du XIV siècle, a compris le message de Jésus et a écrit: «Tout sera bien, toutes les choses qui existent seront bonnes».

La proposition de Jésus —«devenez mes disciples» (Mt 11,29)— implique de suivre son style de bienveillance (vouloir le bien pour tous) et d'être humble de cœur (vertu qui fait référence à vivre les pieds sur terre et que seulement la grâce divine peut nous faire envoler). Être son disciple demande d'accepter le joug de Jésus, en nous rappelant que ce joug est «facile à porter» et son fardeau «léger». Mais je ne sais pas si nous en sommes vraiment convaincus. Dans notre contexte, vivre comme une personne chrétienne n'est pas toujours facile, car nous choisissons des valeurs à contre-courant. Ne pas se laisser emporter par l'argent, par le prestige ou par le pouvoir nous demande un gros effort. Si nous voulons le faire tout seuls, il deviendra presque impossible. Mais avec Jésus tout est possible et doux.

Frère Lluís SERRA i Llançana (Roma, Italie)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

L’enfant prodigue de ton cœur que je suis, ô Père, revient vers toi, et se blottit en Jésus, ton Fils bien-aimé. J’ai confiance en toi, car tu n’es pas un dieu lointain, mais tu es proche, seul et unique Dieu, présence parfaite de ton Être, source de toute existence. Tu es tout amour et tout providence, tu es toujours là. Je t’aime comme un fils réconcilié avec son père et je te loue de toute ma vie pour te rendre familier parmi mes frères et sœurs. Amen.

 

Demande

 

Ô Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien.

 

Points de réflexion

 

1. « Venez à moi. »
Animé d’une ardente pitié pour nos peines et soucis, Jésus nous invite aujourd’hui à nous approcher de lui qui s’est rendu proche. Entrons dans la sphère de son intimité et écoutons dans sa respiration le souffle de la plus tendre consolation. Pourquoi m’est-il si difficile de m’approcher, d’entrer et d’écouter ?
Je dois me résoudre à déposer mon fardeau pour passer par la porte étroite. Pourquoi est-ce que je ne lâche pas ? C’est comme si je prenais mon fardeau comme ma véritable identité et sa Parole comme une utopie. Est-ce que je me méfie de son amour gratuit comme s’il était intéressé ?

 

2. « Devenez mes disciples. »
Jésus nous propose son joug en échange de nos fardeaux. Est-ce que je le veux vraiment ? Prendre le joug avec Jésus implique concrètement de se détacher non seulement de quelques aspects de la vie, mais de renoncer à tout pour le suivre. C’est avant tout une décision de laisser sa volonté propre et de se laisser instruire.
Cet idéal est-il réservé seulement aux prêtres et aux consacrés ? L’Évangile concerne tous les baptisés. La vie monastique ou le mariage en sont ensuite les formes de réalisation, selon la vocation : « Celui que veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. » (Mt 16, 25)

 

3. « Je suis doux et humble de cœur. »
Avons-nous une idée claire de la vertu d’humilité ? Dieu éternel et tout puissant se cache dans l’humanité de Jésus. Où est le « bras puissant » de Dieu qui devait écraser l’ennemi de son peuple ? Le Fils éternel du Père se laissera clouer en croix, alors qu’à lui est destinée la création tout entière !
Le cœur de Jésus est le reflet du visage de Dieu. Dieu ne veut pas nous convaincre par la force ni nous faire peur. Il veut susciter notre « oui » libre et confiant et vaincre le mal par le bien. Obtient-on la paix et la réconciliation en rajoutant du conflit ? Y a-t-il une place pour la peur ou la colère dans le royaume des cieux ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Je t’aime, ô Jésus, quand je te vois souffrir pour moi. Laisse-moi rester près de toi pour entrer en confiance dans le dialogue intime de mon âme avec toi. Je t’offre mon cœur, mon âme, mon esprit, mon temps et mes désirs, afin qu’ils soient configurés à ceux de ton divin Cœur et ainsi je puisse te représenter de façon adéquate à ceux qui ne t’ont jamais reconnu.

 

Résolution

 

Visite dans une église ou communion spirituelle avec Jésus, pour une rencontre spirituelle intense avec lui.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

 

 

 

Jésus est avec nous dans le combat de notre vie et dans le combat actuel du salut du monde. Il nous propose de venir à lui. C’est dans son cœur en effet que résonnent tous nos combats et les combats de toute l’humanité ! Il ouvre une brèche dans notre enfermement en nous demandant de le suivre. Dieu avait déjà dit à Moïse : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple… Tu le feras sortir d’Égypte. » L’Égypte préfigure le dur esclavage du travail auquel était soumis Israël ! Cet esclavage est aussi le notre ! C’est un esclavage qui est aujourd’hui beaucoup plus intérieur, l’esclavage de nos passions et de nos préjugés qui sont des montagnes qui nous séparent les uns des autres. Dieu avait encore dit à Moïse : « Je sais que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir s’il n’y est pas forcé. » Il en est ainsi pour nous, il faut que nous soyons dans des situations extrêmes pour que nous comprenions que Dieu seul est le Maître et que c’est à lui que nous appartenons, que c’est de lui que nous recevons ce qu’il nous faut pour vivre.

 

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme." Ce repos est le repos d’une bonne volonté accordée à la volonté de Dieu. Jésus, qui est venu nous libérer de nous mêmes nous ouvre le ciel et c’est ainsi que de la terre germe le Salut. Alors que nous n’avions plus de quoi être en communion les uns avec les autres, Jésus nous invite à le regarder ! « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, » nous dit-il. Dans ce regard de Dieu, et dans un mouvement d’adoration, nous effectuons une remise totale de nous-mêmes à Dieu. Avec lui, nous pouvons envisager de nouveau que tout est possible. Nous contemplons Jésus qui sait la douleur de son peuple. Dans le combat de chacun de nous et dans le combat de tous pour plus de justice et plus d’amour, il est là. Jésus voit la misère dans laquelle nous sommes emportés, il connaît notre cœur et lui seul y discerne le bien et le mal. C’est dans ce même acte d’amour par lequel Jésus nous aime qu’il nous sauve et qu’il glorifie le Père.

 

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Sur la Croix Jésus dit : « Tout est accompli. » L’unité de l’Amour de son Père et de ses frères dans son cœur est notre bonheur. Jésus nous a fait sortir de la douleur des angoisses et des souffrances : « Moi, je vous procurerai le repos. » Il nous donne de discerner là ou est le jeu du Mauvais, du Tentateur. Il nous montre où se cache l’accusateur des frères. « Je te rends grâce Père parce que tu as caché cela aux sages et aux savants. » Dans ce regard, Jésus nous donne le commandement de nous aimer les uns les autres pour être vainqueur dans la lutte ! Quand nous accueillons la Passion de Jésus qui nous sauve, nous devenons ses disciples. Des femmes et des hommes qui étaient opposés les uns contre les autres sont unit dans sa passion et dans sa Résurrection. « Prenez sur vous mon joug. » C’est le mystère de l’Église donnée aux nations. Les nations vivent dans les déchirements, elles peuvent encore trouver une espérance. « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. »

 

Nous demandons la grâce de tenir bon dans le Christ Jésus.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Devenez mes disciples ; apprenez de moi »

 

      Je te vois, ô bon Jésus, avec les yeux de la foi que tu as ouverts en moi, je te vois criant et disant à tout le genre humain : « Venez à moi et mettez-vous à mon école. » Quelle est la leçon…, toi par qui tout a été fait…, quelle est la leçon que nous venons apprendre à ton école ? « Que je suis doux et humble de cœur. » Voilà donc à quoi se réduisent « tous les trésors de sagesse et de connaissance » cachés en toi — à apprendre cette leçon capitale : que tu es « doux et humble de cœur »…

      Que ceux qui recherchent ta miséricorde et ta vérité écoutent, qu'ils viennent à toi, qu'ils apprennent de toi à être doux et humbles, en vivant pour toi et non pour eux-mêmes. Qu'il entende cela, celui qui peine et qui est chargé, qui ploie sous son fardeau jusqu'à ne pas oser lever les yeux vers le ciel, le pécheur qui se frappe la poitrine et n'approche que de loin. Qu'il entende, le centurion qui n'était pas digne que tu entres sous son toit. Qu'il entende, Zachée, le chef des publicains, quand il rend au quadruple le fruit de ses péchés. Qu'elle entende, la femme qui avait été pécheresse dans la ville et qui répandait d'autant plus de larmes à tes pieds qu'elle avait été plus éloignée de tes pas. Qu'ils entendent, les femmes de mauvaise vie et les publicains qui précèdent les scribes et les pharisiens dans le Royaume des cieux. Qu'ils entendent, les malades de toute sorte dont on t'accusait d'avoir été le convive...

      Tous ceux-là, quand ils se tournent vers toi, deviennent facilement doux et humbles devant toi, au souvenir de leur vie pleine de péchés et de ta miséricorde pleine de pardon, car « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ».

(Références bibliques : Col 2,3; Lc 18,13; Lc 7,6; Lc 19,8; Lc 7,37; Mt 21,31; Mt 9,11; Rm 5,20)

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et Homélie du Me 19 Juillet 2017. Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits

 


Mercredi 19 juillet 2017

Le mercredi de la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Ambroise Autpert, moine  († 784), St Symmaque, pape (51e) de 498 à 514


Lectures de la messe (Ex 3, 1-6.9-12)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro,
prêtre de Madiane.
Il mena le troupeau au-delà du désert
et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.
    L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme
d’un buisson en feu.
Moïse regarda : le buisson brûlait
sans se consumer.
    Moïse se dit alors :
« Je vais faire un détour
pour voir cette chose extraordinaire :
pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »
    Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir,
et Dieu l’appela du milieu du buisson :
« Moïse ! Moïse ! »
Il dit :
« Me voici ! »
    Dieu dit alors :
« N’approche pas d’ici !
Retire les sandales de tes pieds,
car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
    Et il déclara :
« Je suis le Dieu de ton père,
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. »
Moïse se voila le visage
car il craignait de porter son regard sur Dieu.
Le Seigneur dit :
    « Maintenant, le cri des fils d’Israël est parvenu jusqu’à moi,
et j’ai vu l’oppression que leur font subir les Égyptiens.
    Maintenant donc, va !
Je t’envoie chez Pharaon :
tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
    Moïse dit à Dieu :
« Qui suis-je pour aller trouver Pharaon,
et pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël ? »
    Dieu lui répondit :
« Je suis avec toi.
Et tel est le signe que c’est moi qui t’ai envoyé :
quand tu auras fait sortir d’Égypte mon peuple,
vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »

Psaume Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !


Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse ;


Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-27)

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Au cœur du dynamisme intérieur du Christ, se trouve la reconnaissance de la bonté de Dieu. « Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté ». Dieu est bon et il est notre Père. Voilà la source de toute notre joie et le cœur de notre élan vital. Seuls les tout-petits peuvent s’en rendre compte, cette vérité fondamentale n’est révélée qu’eux. Car les petits ne cultivent pas de rapport ambigus avec des désirs de puissances ou de domination, ils ne soupçonnent pas le Bon-Dieu de vouloir prendre l’ascendant sur eux : les tout-petits sont ceux qui ne voient en Jésus que le Fils dont le visage révèle parfaitement celui du Père. Ils voient en lui la source de tout bien, ils voient celui qui a tant désiré la liberté pour ses enfants, ils voient, se dévoilant dans les actes du Fils, le « Seigneur du ciel et de la terre ».

Seuls les tout-petits peuvent comprendre, eux seuls peuvent entrer dans le mystère. Non parce qu’ils sont pauvres ou humbles, non parce qu’ils sont faibles ou ignorants, mais parce que le visage du Père ne peut être reconnu que par ses enfants. À ceux qui savent qu’ils sont des enfants, Jésus révèle qu’ils sont devenus des fils. Ainsi, Jésus, en qui nous sommes devenus fils du Père, nous fait découvrir le Père en nous faisant entrer dans sa louange filiale.

Seigneur Jésus, doux et humble de cœur, rends nos cœurs semblables au tien.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits»

Aujourd'hui, l'Évangile nous donne l'opportunité de pénétrer, pour ainsi dire, dans la structure même de la sagesse divine. Qui d'entre nous n'aurait pas envie de se voir dévoiler les mystères de la vie? Mais il y a des énigmes que même la meilleure équipe de savants du monde ne pourra jamais élucider. Néanmoins, il y en a UN devant lequel «(...) rien n'est caché, (…) rien n'a été gardé secret» (Mc 4,22). C'est celui qui s'appelle lui-même “Fils de l'homme”, car Il affirme que «Tout m'a été confié par mon Père» (Mt 11,27). Sa nature humaine —à travers l'Union Hypostatique— a été appropriée par la Personne du Verbe de Dieu c'est, en un mot, la deuxième personne de la Sainte Trinité, face à laquelle il n'y a pas de ténèbres et c'est grâce à elle que la nuit est encore plus lumineuse que le jour.

Un proverbe arabe dit: «Si dans une nuit noire une fourmi noire grimpe sur un mur noir, Dieu la voit». Pour Dieu il n'y a pas de secrets ni de mystères. Les mystères existent pour nous, mais pas pour Dieu, devant qui le passé, le présent et le futur sont dévoilés et scrutés jusqu'au dernier détail.

Comblé le Seigneur dit: «Je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits» (Mt 11,25). C'est vrai, personne ne peut prétendre connaître de pareils secrets même en essayant de les élucider par des études intensives, ni par le don de la connaissance. Une vieille dame sans éducation en saura plus sur les secrets de la vie que le scientifique prétentieux qui a passé des années dans les universités les plus prestigieuses. Il y a la sagesse qui s'obtient par la foi et la simplicité et l'humilité intérieures. Clément Alejandrino l'a très bien dit: «La nuit est propice aux mystères, c'est le moment où l'âme, attentive et humble, se retourne sur elle-même pour réfléchir à sa condition et c'est à ce moment là qu'elle rencontre Dieu».

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. Attends le Seigneur, Israël, maintenant et à jamais. » (Ps 130)

Demande

Jésus doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien.

Points de réflexion

1. Dans ce texte de l’Évangile, le Seigneur veut nous aider à découvrir la joie de vivre dans l’humilité. Il nous dit que souvent son message reste caché aux sages et aux savants mais qu’il est révélé aux tout-petits. Pourquoi son message reste-t-il caché aux sages et aux savants ? Son message n’est-il pas pour tous les hommes ? Certes, mais le danger qui guette ceux qui sont grands dans ce monde est qu’ils ne pensent plus avoir besoin de ce message. Ils peuvent en venir à croire que leur propre sagesse humaine est suffisante pour leur procurer le bonheur et le salut. Ils restent facilement attachés à leurs opinions, à leur façon de réaliser les choses et peuvent avoir une attitude rigide et méprisante envers ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est le danger de l’orgueil qui les rend imperméables à la Parole de Dieu et à sa volonté. Mais soyons vigilants lorsque nous parlons des grands de ce monde, des sages et des savants ; ils ne sont pas synonymes nécessairement de riches ou de personnes qui occupent des postes à responsabilités dans le monde. L’orgueil peut aussi facilement se trouver dans le cœur de quelqu’un qui ne possède que peu de moyens. Nous pouvons tous devenir des grands.

2. Pourquoi les petits reçoivent-ils plus facilement le message du Seigneur ? Parce que l’humilité rend le cœur disponible à la Parole de Dieu. Une personne humble reconnaît que sans Dieu et sans l’aide de son prochain elle ne peut pas aller bien loin dans la vie. Jésus nous le rappelle quand il dit à ses apôtres : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15, 5) Dans la logique de l’amour, la dépendance n’est pas du tout négative même si elle peut sembler l’être aux yeux de notre société individualiste. Plus je reconnais mon besoin de l’autre pour être heureux, plus mon cœur grandit dans l’amour et l’appréciation de l’autre. Ce besoin que j’aie d’avoir Jésus dans ma vie me permet de vivre un amour fort et vital avec lui. Notre raison d’être en tant qu’homme, ce qui nous rend profondément heureux n’est-ce pas d’aimer et être aimé ? Alors vivons dans l’humilité. Reconnaissons aujourd’hui dans ce moment de prière notre besoin profond de l’amour du Christ et de son salut.

3. « Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Dans cette dernière phrase de ce texte d’aujourd’hui Jésus nous donne l’exemple d’un cœur humble. Il reconnaît que lui-même a tout reçu de son Père. Il vit sa mission en tant que Fils dans l’obéissance envers le Père et la reconnaissance pour tout ce que son Père lui a donné. Nous entrons ici dans le grand mystère de la Sainte Trinité, dans cet échange mystérieux entre le Père et le Fils et l’Esprit Saint. Ils sont tous à la fois également un seul Dieu, tous également tout-puissants mais vivant dans une relation de partage et d’échange de connaissance, d’amour et de vie depuis toujours et pour toujours. Comment ne pas se sentir petits devant ce mystère qui nous dépasse, nous qui ne sommes que de petites créatures fragiles et temporelles !
Et pourtant il nous a choisis, il a voulu se révéler à nous et nous donner cette chance de le connaître, de croire en lui et de partager sa vie et son amour trinitaire ! Le Christ nous rappelle que la sainteté n’est finalement pas une conquête personnelle, fruit de nos efforts héroïques mais un don gratuit de l’amour de Dieu qui nous élève vers lui dans notre pauvreté. Nous pouvons alors dire avec le Christ, « Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. »

Dialogue avec le Christ

Seigneur Dieu, merci pour ta bienveillance envers moi. Merci de m’avoir fait pauvre et petit afin de pouvoir accueillir ton message, ta Parole. Viens enlever de mon cœur cette folie des grandeurs qu’est l’orgueil qui m’empêche de reconnaître le besoin que j’aie de ton amour et de ta présence dans ma vie. Viens enlever de mon cœur tout ce qui peut me séparer de toi. Aide-moi, Seigneur Jésus, à vivre cette attitude de reconnaissance et d’obéissance que tu vis envers le Père dans ma vie de tous les jours.

Résolution

Est-ce que je reste facilement attaché à mes opinions ou à ma façon de faire les choses ? Ai-je parfois une attitude rigide et méprisante envers ceux qui ne pensent pas comme moi ? Je chercherai donc une occasion aujourd’hui de renoncer à ma propre volonté en acceptant le bon avis de quelqu’un d’autre et en l’offrant par amour pour le Seigneur.

Père Richard Tardiff, LC

http://www.regnumchristi.fr



"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

 

 

 

Jésus nous révèle quelques traits du mystère de Dieu : « Seigneur du ciel et de la terre. » Dieu est connu parce qu’il se révèle, et dans sa manière de se révéler, mais il continue à demeurer cacher. Il apparaît toujours autre que ce que nous ne le pensions, et que ce que nous croyons découvrir de lui. Il est le Seigneur du ciel et de la terre qui manifeste sa richesse, sa prodigalité, sa générosité, la richesse de son cœur. Mais cela n’épuise pas l’expression de son être, il est aussi au-delà de cette richesse, au-delà de cette beauté qui se répand. Nous acceptons de changer nos angles d’approche car il n’est pas que celui que nous pouvons seulement connaître à travers sa création, il est aussi un Dieu personnel qui se laisse rencontrer. Pour le rencontrer, il nous demande un cœur de pauvre, un cœur de tout petit. Marie est la petite fille bien aimée de Dieu. Par Jésus, elle est entrée dans la « compréhension » du mystère de la Trinité Sainte ! Elle est devenue la mère de Jésus, le Verbe éternel de Dieu. Le Bonheur de Jésus est d’être le fils bien aimé du Père éternel, il en est la révélation, et c’est sa plus grande joie. Fils du Père, Jésus reçoit tout de Lui, il est la totale réceptivité du mystère du Père. Cette contemplation de Jésus pour son Père est donnée à ceux qui le reçoivent, sa mère et ses frères qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. Le Sauveur du monde traversera de grandes luttes, face à ceux qui ne veulent pas le reconnaître.

 

« Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance." Par Marie, l’humanité est entrée dans ce lien d’Amour du Père et du Fils ! Il y a entre ce Fils éternel et ce Père éternel un mystère insondable, le mystère du plus grand Amour. C’est le mystère de Dieu : « Dieu est Amour. » Dans un surcroît d’amour, Jésus nous fait entrer dans son mystère de Fils de Dieu, dans une filiation des enfants de Dieu. « Dans ta bonté » dit Jésus à son Père, la bonté de Dieu se manifeste comme une vraie force qui conduit chacune de ses créatures libres à se développer, à croître pour aller vers Lui. La Bonté de Dieu donne la croissance. Le plus petit est celui qui est appelé à croître de par sa petitesse même. Chacun de nous doit trouver le chemin pour renouer avec la petitesse. Par l’humilité, nous nous recevons de Dieu comme un don de son Amour. C’est encore de la bonté de Dieu que nous recevons le chemin de la croissance véritable. Jésus, le Fils du Père, rend grâce à Dieu son Père. Il en proclame la louange dans le « retentissement » de son Amour qui rayonne dans le cœur des tous petits qui l’accueillent.

 

"Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." Une nouvelle beauté du Père nous est révélée. Jésus ne fait rien par lui-même, il s’en remet à son Père pour tout. Que le Père fasse ainsi avec son Fils nous dit que Tout lui a été confié par le Père. Il ouvre pour nous un nouvel univers de relations pour et avec les autres frères et sœurs du Christ. C’est dans ce contexte trinitaire, que nous pouvons être vraiment nous-mêmes. Dieu sait se retirer pour que nous advenions à la vie. Il se révèle ainsi comme celui que nous pouvons aimer parfaitement, tant il nous aime délicatement. Marie est la fille de son Fils avant d’en être la mère ! Entrée dans le mystère de la filiation divine, elle entre dans la connaissance mystérieuse du Père et du Fils. Elle est la seule mère qui ait choisi son fils avant de le porter dans son sein. A l’Annonciation, elle reçoit le Verbe éternel du Père et le conçoit comme son fils. Le seul « enfant » qui ait choisi sa mère est le Fils éternel du Père. Nous n’avons pas choisi notre mère mais nous pouvons la choisir après notre naissance. « Père, je te bénis, je proclame ta louange ! » Grâce à Marie, la première en chemin, nous avons accès à ce mystère comme des tous petits. Grâce à la maternité divine de Marie, nous sommes devenus « enfants de Dieu. » La joie de Jésus d’être le Fils du Père est désormais notre joie, celle d’être « enfant » de ce Père.

 

Nous rendons grâce à Dieu et nous demeurons dans la bénédiction et la louange de Dieu notre Père.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler »

      Il nous est impossible de trouver des termes appropriés pour parler de la glorieuse Trinité, et cependant il faut bien en dire quelque chose... Il est absolument impossible à toute intelligence de comprendre comment la haute et essentielle unité est unité simple quant à l'essence, et triple quant aux Personnes, comment les Personnes se distinguent, comment le Père engendre son Fils, comment le Fils procède du Père et demeure cependant en lui ; et comment, de la connaissance qui sort de lui, jaillit un torrent d'amour inexprimable qui est le Saint Esprit ; comment ces épanchements merveilleux refluent dans l'ineffable complaisance de la Trinité en elle-même et dans la jouissance que la Trinité a d'elle-même et dans une unité essentielle... Mieux vaut sentir tout cela que d'avoir à l'exposer...

      Cette Trinité, nous devons la considérer en nous-mêmes, nous rendre compte comment nous sommes vraiment faits à son image (Gn 1,26), car on trouve dans l'âme, en son état naturel, la propre image de Dieu, image vraie, nette, quoiqu'elle n'ait pas cependant toute la noblesse de l'objet qu'elle représente. Les savants disent qu'elle réside dans les facultés supérieures de l'âme, dans la mémoire, l'intelligence, la volonté... Mais d'autres maîtres disent, et cette opinion est de beaucoup supérieure, que l'image de la Trinité résiderait dans le plus intime, au plus secret, dans le tréfonds de l'âme... C'est sûrement dans ce fond de l'âme que le Père du ciel engendre son Fils unique... Si quelqu'un veut sentir cela, qu'il se tourne vers l'intérieur, bien au-dessus de toute l'activité de ses facultés extérieures et intérieures, au-dessus des images et de tout ce qui lui a jamais été apporté du dehors, et qu'il se plonge et s'écoule dans le fond de son âme. La puissance du Père vient alors, et le Père appelle l'homme en lui-même par son Fils unique, et tout comme le Fils naît du Père et reflue dans le Père, ainsi l'homme lui aussi, dans le Fils, naît du Père et reflue dans le Père avec le Fils, devenant un avec lui. Le Saint Esprit se répand alors dans une charité et une joie inexprimables et débordantes. Il inonde et il pénètre le fond de l'homme avec ses dons aimables.

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 29 (trad. Cerf 1991, p. 214)

http://levangileauquotidien.org






 

 


Nos sources:

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Evangile et Homélie du Ma 18 Juillet 2017. «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!»

 

 


Mardi 18 juillet 2017

 

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Frédéric, évêque à Utrecht et martyr († 838) 


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ex 2,1-15a)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    un homme de la tribu de Lévi
avait épousé une femme de la même tribu.
    Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils.
Voyant qu’il était beau,
elle le cacha durant trois mois.
    Lorsqu’il lui fut impossible
de le tenir caché plus longtemps,
elle prit une corbeille de jonc,
qu’elle enduisit de bitume et de goudron.
Elle y plaça l’enfant,
et déposa la corbeille au bord du Nil,
au milieu des roseaux.
    La sœur de l’enfant se tenait à distance
pour voir ce qui allait arriver.

    La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner,
tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive.
Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux
et envoya sa servante pour la prendre.
    Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant.
C’était un petit garçon, il pleurait.
Elle en eut pitié et dit :
« C’est un enfant des Hébreux. »
    La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon :
« Veux-tu que j’aille te chercher,
parmi les femmes des Hébreux,
une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? »
    La fille de Pharaon lui répondit :
« Va. »
La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.
    La fille de Pharaon dit à celle-ci :
« Emmène cet enfant et nourris-le pour moi.
C’est moi qui te donnerai ton salaire. »
Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.

    Lorsque l’enfant eut grandi,
elle le ramena à la fille de Pharaon
qui le traita comme son propre fils ;
elle lui donna le nom de Moïse, en disant :
« Je l’ai tiré des eaux. »
    Or vint le jour où Moïse, qui avait grandi,
se rendit auprès de ses frères
et les vit accablés de corvées.
Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu, l’un de ses frères.
    Regardant autour de lui et ne voyant personne,
il frappa à mort l’Égyptien et l’enfouit dans le sable.
    Le lendemain, il sortit de nouveau :
voici que deux Hébreux se battaient.
Il dit à l’agresseur :
« Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? »
    L’homme lui répliqua :
« Qui t’a institué chef et juge sur nous ?
Veux-tu me tuer comme tu as tué l’Égyptien ? »
Moïse eut peur et se dit :
« Pas de doute, la chose est connue. »
    Pharaon en fut informé
et chercha à faire tuer Moïse.
Celui-ci s’enfuit loin de Pharaon
et habita au pays de Madiane.

 

Psaume 68 (69), 3, 14, 30-31, 33-34)

J’enfonce dans la vase du gouffre,
rien qui me retienne ;
je descends dans l’abîme des eaux,
le flot m’engloutit.

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 20-24)

En ce temps-là,
    Jésus se mit à faire des reproches
aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles,
parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
ces villes, autrefois, se seraient converties,
sous le sac et la cendre.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ?
Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi
avaient eu lieu à Sodome,
cette ville serait encore là aujourd’hui.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Cri de souffrance de Jésus, cri de l'amour, qui ne comprend pas pourquoi on le refuse. Ces villes juives que le Seigneur affectionne particulièrement, Corazine et Bethsaïde, pourquoi ont-elles endurci leur cœur, alors que des cités comme Tyr et Sidon, qui symbolisent le paganisme le plus endurci, se seraient laissées toucher et se seraient converties à la vue des miracles accomplis par Jésus ?  Que dire alors de Capharnaüm, ville où le Seigneur s'est établi ? Dans son aveuglement elle a méprisé le don de Dieu, le jugeant dérisoire. Hélas ce péché de présomption l'entraîne plus bas que Sodome, modèle biblique de la perversion. Aussi sera-t-elle jugée plus sévèrement que cette dernière cité, qui n'avait pas bénéficié des miracles accomplis dans les villes de Judée et Galilée.

 

Tyr et Sidon représentent les ennemis ancestraux d'Israël : cités de violence qui refusent la différence entre les nations et briguent la domination sur le peuple élu. Le péché bien connu de Sodome désigne cette ville comme lieu de confusion, où la différence sexuelle est niée au profit de relations contre nature entre hommes. Domination et confusion sont les deux déviances qui empoisonnent les relations humaines, parce que, chacune à leur manière, elles ne respectent pas l'altérité. Le rapprochement de ces villes, qui stigmatisent les conséquences du péché originel au niveau des rapports humains, nous laisse pressentir la visée des miracles accomplis par Jésus. En révélant par ces signes l'amour bienveillant du Père, Jésus veut avant tout nous rétablir dans une relation de confiance avec Dieu ; et par voie de conséquence, ouvrir le chemin vers une normalisation de nos rapports humains, sur base de cette commune appartenance à un seul Dieu et Père.

 

Tous les miracles de Jésus ont pour but de nous rétablir dans notre liberté de fils. Il nous guérit de la paralysie de nos peurs, il nous sauve de l'aveuglement de nos passions ; il ouvre nos oreilles à son jugement de miséricorde, afin que nos lèvres puissent énoncer une parole de pardon ; il nous ressuscite de la mort spirituelle et nous fait vivre de son Esprit. Mais cette action libératrice ne s'impose pas de force : à nous de manifester notre désir de l'accueillir par une attitude de conversion sincère. Se convertir c'est se tourner résolument et radicalement vers Jésus : « Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir » (Is 7,1-9). Nous l'avons entendu hier : le renouvellement de nos relations passe par un renoncement à nos affections naturelles qui sont toutes plus ou moins désordonnées, parce que marquées par les conséquences désastreuses du péché. Le Seigneur ne rapièce pas nos anciennes façon d'agir : il crée du neuf ; il nous faut naître de nouveau, « ni par puissance ni par force, mais par l'Esprit du Seigneur ».

 

Ce n'est qu'ainsi que nous parviendrons à rompre la chaîne de violence meurtrière et de possessivité étouffante qui se transmet de génération en génération, et que nous deviendrons des artisans du Royaume de justice et de paix que le Seigneur a préparé pour ceux qui entendent sa voix et se mettent résolument à sa suite.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!»

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle du jugement historique que Dieu fera sur Corazine, Capharnaüm et autres villes: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence» (Mt 11,21). J'ai médité ce passage à l'endroit où se trouvaient ces villes et où il ne reste que des ruines noires. Ma pensée ne m'a pas amené à me réjouir du sort qu'elles ont subi. Je pensais plutôt à nos villes, nos arrondissements, nos maisons,… le Seigneur est passé par là aussi, est-ce que nous lui avons prêté attention? Est-ce que je lui ai prêté attention?

En ramassant une de pierre de ces ruines, je me suis dit qu'il restera de mon existence quelque chose de semblable à ces ruines si je ne vis pas de façon responsable la visite du Seigneur. Je me suis rappelé le poète qui dit: «Âme regarde par la fenêtre et tu verras comme Il insiste avec amour» et honteux je reconnais que moi aussi j'ai dit: «On lui ouvrira demain… pour répondre la même chose le lendemain».

Quand je traverse les rues inhumaines, de nos villes “dortoir”, je réfléchis à ce que je peux faire pour ces habitants avec lesquels je me sens incapable d'entamer une conversation, avec lesquels je ne peux pas partager mes illusions, et à qui je suis incapable de transmettre l'amour de Dieu. Je me souviens alors de la devise de Saint François de Sales, au moment d'être nommé évêque de Genève, qui était à l'époque le centre de la réforme protestante: «Là où Dieu nous a plantés, il faut savoir porter du fruit». Et si avec une pierre dans la main je méditais sur le jugement sévère que Dieu pouvait porter sur moi, à un autre moment —avec une petite fleur des champs née entre les herbes et le fumier de la haute montagne— je pense que je ne dois pas perdre espoir. Je dois répondre à la bonté avec laquelle Dieu m'a traité et ainsi ce petit élan de générosité que j'ai déposé dans le cœur de celui que je salue, le regard intéressé et attentif envers celui qui me demande un renseignement, le sourire que j'offre à celui qui me cède le passage, s'épanouira dans le futur. Et notre entourage ne perdra pas la foi.

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz (El Montanyà, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Dieu de miséricorde, aide-moi à prendre le temps de relire ma vie pour y découvrir ta présence et faire bon usage de la liberté que tu m’as offerte.

 

Demande

 

Être acteur, à côté de Jésus, dans la recherche d’approfondissement de ma foi.

 

Points de réflexion

 

1. Nous, qui sommes familiarisés avec la foi catholique et qui avons facilement accès à la Bible et aux sacrements, nous sommes comparables à ces villes dans lesquelles Jésus a été très présent. Il nous suffit de prendre le temps d’y songer pour le découvrir. Pour la plupart d’entre nous, nous sommes nés chrétiens. Mais, notre foi actuelle est-elle due simplement à notre naissance ou est-elle devenue personnelle ?

 

2. Pour en prendre conscience, la grosse erreur serait de se comparer à d’autres. C’est malheureusement ce que nous faisons souvent. Regardez toutes les personnes que vous critiquez régulièrement, que ce soit en public ou dans votre cœur : les voisins, les jeunes délinquants, les politiciens, telle ou telle organisation, les terroristes, etc. Ces personnes sont un peu comme les Sodomites. Ils n’ont pas eu la grâce de recevoir Jésus chez eux. Pourquoi ? Mystère… Mais une chose est sûre, il est venu chez nous.

 

3. Que faisons-nous donc pour approfondir notre foi ? Celle-ci est-elle présente dans notre vie quotidienne ou seulement à la messe le dimanche ? Jonas, en prêchant à contre cœur dans la ville de Ninive, a permis la conversion de tous ses habitants. De quoi serait capable un chrétien convaincu et motivé qui ne se cache pas derrière sa commodité ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, donne-moi le courage d’être un chrétien debout, qui sait donner de son temps pour mieux te connaître et aider son prochain.

 

Résolution

 

Accomplir quelque chose de plus (par exemple : une prière supplémentaire chaque jour, un acte de miséricorde régulièrement, participer à un temps de ressourcement, etc.).

 

Frère Mario Salmon, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Alors Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties."

 

 

Jésus, par ses reproches, nous manifeste la marque de son amour véritable. Il n’aime pas la destruction provoquée par le manque de foi et d’amour. Jésus est troublé par l’idée que ceux qu’il est venu sauver ne répondent pas à la Parole de son cœur. La « non-réponse » est le signe d’une humanité qui n’est plus vraiment libre, elle pas capable de s’ouvrir à l’autre. Jésus veut remédier à cette perte de vie à laquelle il ne peut se résoudre. Cette humanité se précipite dans la mort. Nous prions avec Marie, Notre Dame d’espérance, quand la parole de Dieu est difficile à entendre ! Il nous suffit de regarder certains endroits du monde où la guerre se décuple, où l’injustice est inacceptable, pour se rendre compte du réalisme des Paroles de Jésus. Il parle d’une conversion qui nous est si nécessaire. Corazine est un peuple florissant, mais rempli d’égoïsme et plein d’orgueil, de domination en tous genres. Jésus sait que si nous ne se convertissons pas, la dynamique de mort qui est en place ira jusqu’au bout de sa trajectoire de mort. Il parle des situations impossible, car déjà le « ver » est à l’intérieur la pomme, elle va pourrir !

 

 Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Cette expérience de Jésus, ces appels à la conversion sont toujours là ! Jésus parle encore avec sincérité aux gens de nos bourgades. Il pose les signes de leurs attentes. Nous ne semblons plus habiter nos attentes. Il s’agit de reconnaître Jésus et de retrouver en lui le chemin de notre propre identité. C’est le chemin de la foi qui donne sa consistance à notre existence humaine. C’est l’adaptation de notre vie à la volonté de Dieu ! Nous sommes faits pour l’amour et nous avons le choix entre un amour qui mène à Dieu ou un chemin qui va vers le monde ! C’est devant ce choix que Pascal dira : « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde ! » car il porte dans sa Passion notre chemin de vérité.

 

"Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. » Nous avons du mal à assumer notre identité. Cela se ressent quand la mère n’arrive plus à retrouver un de ses enfants, quand nous ne savons pas garder des liens stables avec notre entourage. Une diminution de notre être s’effectue quand nous ne recevons plus la parole qui nous appelle. Nous découvrons l’exigence d’un véritable d’un amour qui nous veut libre, autonome et responsable. Puisons dans cet appel, la ressource pour rebondir, pour nous réveiller. Le « combat » de Jésus se continue dans son corps qui est l’Église. Une « passion » pour plus de Vie de Justice et d’Amour se vit en chacun de nous. Jésus est avec les persécutés et les « crucifiés » du monde, il est en agonie. Tous ceux qui sont violentés, bafoués, qui vivent de la détresse et la mort sont présents à Jésus qui est avec eux. Non seulement Jésus veut réveiller la conscience de l’homme, mais il donne la vie à cette terre aride qui ne donne que des chardons. Au milieu de son peuple il suscite une espérance. Un retour sur soi, une conversion est encore possible, Dieu est véritablement à l’œuvre, il manifeste une espérance.

 

Nous demandons la grâce de la lumière pour le monde, que Notre Dame de l’espérance nous aide à donner la vie dans la lumière.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Jésus appelle les villes de Galilée à la conversion

 

      « Le Seigneur est bon et miséricordieux », préférant à la mort le repentir des péchés (Jl 2,13). « Il est patient et riche en miséricorde » ; il n'imite pas l'impatience des hommes, mais il attend longuement notre repentir. « Il est prêt à arrêter le mal » ou à s'en repentir. C'est-à-dire que si nous nous repentons de nos péchés, lui-même se repentira de ses menaces et ne nous infligera pas les maux dont il nous avait menacés ; si nous changeons d'avis, lui aussi en changera...

      Cependant le prophète qui vient de dire : « Le Seigneur est bon et miséricordieux, patient et riche en miséricorde, prêt à arrêter le mal ou à s'en repentir » ajoute pour que cette grande clémence ne nous rende pas négligents : « Qui sait ? il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment et nous combler de ses bienfaits » (v. 14). Moi, dit-il, je vous exhorte de mon mieux à la pénitence, et je sais que la clémence de Dieu est inexprimable. Comme l'a dit David : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ta grande miséricorde ; dans l'abondance de tes pardons, efface mes péchés » (Ps 50,3). Mais, parce que nous ne pouvons pas connaître la profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu (Rm 11,33), je m'exprimerai de façon plus nuancée, je formulerai seulement un souhait en disant : « Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne pardonnera pas ? » Ce « qui sait » doit être compris comme désignant une chose difficile.

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org


 


 


 


 


 

Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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