Evangile et Homélie du Jeudi 20 octobre 2016


Jeudi 20 octobre 2016

Le jeudi de la 29e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Marie-Bertille Boscardin, vierge (1888-1922), Bx Jacques Kern, prêtre prémontré (1897-1924)



Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,14-21.

Frères,
    je tombe à genoux devant le Père,
        de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom.
    Lui qui est si riche en gloire,
qu’il vous donne la puissance de son Esprit,
pour que se fortifie en vous l’homme intérieur.


    Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ;
restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour.
    Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles
quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur…
    Vous connaîtrez ce qui dépasse toute connaissance :
l’amour du Christ.
Alors vous serez comblés
jusqu’à entrer dans toute la plénitude de Dieu.


    À Celui qui peut réaliser,
par la puissance qu’il met à l’œuvre en nous,
infiniment plus que nous ne pouvons demander
ou même concevoir,
    gloire à lui dans l’Église et dans le Christ Jésus
pour toutes les générations dans les siècles des siècles.
Amen.

Psaume 33(32),1-2.4-5.11-12.18-19.

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d'âge en âge.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,49-53.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je suis venu apporter un feu sur la terre,
et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
    Je dois recevoir un baptême,
et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
    Pensez-vous que je sois venu
mettre la paix sur la terre ?
Non, je vous le dis,
mais bien plutôt la division.
    Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :
trois contre deux et deux contre trois ;
    ils se diviseront :
le père contre le fils
et le fils contre le père,
la mère contre la fille
et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille
et la belle-fille contre la belle-mère. »    

– Acclamons la Parole de Dieu.


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Homélies d'evangeli.net

Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach (Vilamarí, Girona, Espagne)

«Je suis venu apporter un feu sur la terre»

Aujourd'hui, Jésus se présente à nous comme un homme aux grands désirs: «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!» (Lc 12,49). Jésus voudrait déjà voir le monde brûler de charité et de vertu! Rien que ça! Il lui faut passer par l'épreuve d'un baptême -la croix- et il voudrait déjà l'avoir fait! Naturellement! Jésus a des plans et il est pressé de les voir se réaliser. Nous pourrions dire qu'il est la proie d'une sainte impatience. Nous aussi, nous avons des idées et des projets, et nous voudrions les voir tout de suite réalité. Le temps nous gêne. «Comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50), dit Jésus.

C'est la tension de la vie, l'inquiétude ressentie par les personnes qui ont de grands projets. D’autre part, celui qui n'a pas de désirs est éteint, c'est un mort, c'est un frein. En plus, c'est un triste sire, un type amer qui se défoule en critiquant ceux qui travaillent. Ce sont les personnes pleines de désirs qui se remuent et créent du mouvement autour d'elles, qui avancent et font avancer.

Aie de grands désirs! Vise haut! Cherche la perfection personnelle, celle de ta famille, de ton travail, de tes œuvres, des charges que l'on te confie. Les saints ont aspiré au plus parfait. Ils n'eurent pas peur devant l'effort et la tension. Ils se sont remués. Remue-toi, toi aussi! Souviens-toi des mots de saint Augustin: «Si tu dis ça suffit, tu es perdu. Va toujours, marche toujours, avance toujours; ne t'arrêtes pas en chemin, ne recule pas, ne dévie pas de ta route. Qui n'avance pas s'arrête; il fait marche arrière celui qui en vient à penser à une issue et l'apostat s'égare. Mieux vaut boiter sur le chemin, que courir hors de la route». Et il ajoute: «Examine-toi et ne te contentes pas de ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n'es pas. Car à l'instant même où tu te plais, te voilà à l'arrêt». Bouges-tu ou es-tu arrêté? Demande son aide à la Très Sainte Vierge, Mère de l'Espérance.


Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 7, 134 (trad. cf. SC 52, p. 55s)

« Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère...recevra beaucoup plus » (Mt 19,29)

 

      « Vous croyez que je suis venu apporter la paix sur terre ? Non, vous dis-je, mais la séparation. Car désormais dans la même maison cinq personnes seront divisées, trois prenant parti contre deux, et deux contre trois... » Dans presque tous les passages de l’Évangile le sens spirituel joue un rôle important ; mais dans ce passage surtout, pour ne pas être rebuté par la dureté d'une explication simpliste, il faut chercher dans la trame du sens la profondeur spirituelle... Comment dit-il lui-même : « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix » (Jn 14,27) s'il est venu séparer les pères de leurs fils, les fils de leurs pères, en rompant leurs liens ? Comment peut-on être appelé « maudit si l'on n'honore pas son père » (Dt 27,16), et fervent si on le délaisse ?

      Si nous comprenons que la religion vient en premier lieu et la piété filiale en second, nous comprendrons que cette question s'éclaire ; il faut en effet faire passer l'humain après le divin. Car si on doit rendre des devoirs aux parents, combien plus au Père des parents, à qui on doit être reconnaissant pour nos parents ? ... Il ne dit donc pas qu'il faut renoncer à ceux que nous aimons, mais préférer Dieu à tous. D'ailleurs on trouve dans un autre livre : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi » (Mt 10,37). Il t'est interdit non d'aimer tes parents, mais de les préférer à Dieu. Car les relations naturelles sont des bienfaits du Seigneur, et personne ne doit aimer les bienfaits reçus plus que Dieu, qui préserve les bienfaits qu'il donne.

http://levangileauquotidien.org

 


 

 

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Evangile et Homélie du Me 05 Oct 2016. Quand vous priez, dites : “Père, que ton nom soit sanctifié"


 

 


Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates 

(Ga 2, 1-2.7-14)

 

 

Frères,
    au bout de quatorze ans,
    je suis de nouveau monté à Jérusalem ;
j’étais avec Barnabé, et j’avais aussi emmené Tite.
    J’y montais à la suite d’une révélation,
    et j’y ai exposé l’Évangile que je proclame parmi les nations ;
    je l’ai exposé en privé, aux personnages les plus importants,
    car je ne voulais pas risquer de courir
    ou d’avoir couru pour rien.
    Or, ils ont constaté que l’annonce de l’Évangile
m’a été confiée pour les incirconcis (c’est-à-dire les païens),
comme elle l’a été à Pierre pour les circoncis (c’est-à-dire les Juifs).
    En effet, si l’action de Dieu a fait de Pierre l’Apôtre des circoncis,
elle a fait de moi l’Apôtre des nations païennes.
    Ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée,
Jacques, Pierre et Jean,
qui sont considérés comme les colonnes de l’Église,
nous ont tendu la main, à moi et à Barnabé,
en signe de communion,
montrant par là que nous sommes, nous, envoyés aux nations,
et eux, aux circoncis.
    Ils nous ont seulement demandé
de nous souvenir des pauvres,
ce que j’ai pris grand soin de faire.


    Mais quand Pierre est venu à Antioche,
je me suis opposé à lui ouvertement,
parce qu’il était dans son tort.
    En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques,
Pierre prenait ses repas avec les fidèles d’origine païenne.
Mais après leur arrivée,
il prit l’habitude de se retirer et de se tenir à l’écart,
par crainte de ceux qui étaient d’origine juive.
    Tous les autres fidèles d’origine juive jouèrent la même comédie que lui,
si bien que Barnabé lui-même se laissa entraîner dans ce jeu.
    Mais quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit
selon la vérité de l’Évangile,
je dis à Pierre devant tout le monde :
« Si toi qui es juif,
tu vis à la manière des païens et non des Juifs,
pourquoi obliges-tu les païens
à suivre les coutumes juives ? »


Psaume : Ps 116 (117), 1, 2

Louez le Seigneur, tous les peuples ;

fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !


 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 11, 1-4)

    Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
“Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


Homélie ou Méditation du jour

Homélies d'evangeli.net

 

«Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples»

 

Aujourd'hui, nous voyons l'un des disciples dire à Jésus: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples» (Lc 11,1). La réponse de Jésus —«Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’» (Lc 11,2-4)— peut être résumée en une phrase: la bonne attitude pour l'oraison chrétienne est celle de l'enfant devant son père.

Nous saisissons aussitôt que la prière, selon Jésus, est une fréquentation du type "père-fils". C'est une affaire de famille basée sur une relation de familiarité et d'amour. L'image de Dieu comme père nous parle d’une relation affectueuse, intime, non d'une relation de pouvoir et d'autorité.

Prier en chrétiens suppose de nous mettre en situation de voir Dieu comme un père et de lui parler comme ses enfants. «Tu m'as écrit: ‘Prier, c'est parler avec Dieu. Mais de quoi?’. —De quoi? De Lui, de toi: joies, tristesses, succès et échecs, nobles ambitions, préoccupations quotidiennes…, faiblesses! Et actions de grâce et demandes. Et Amour et réparation. En deux mots: Le connaître et te connaître: se fréquenter!» (Saint Josemaría).

Quand les enfants parlent avec leurs parents, ils cherchent à transmettre par des mots et par le langage corporel ce qu'ils ressentent dans leur cœur. Nous devenons de meilleurs hommes et femmes d'oraison quand notre rapport avec Dieu se fait plus intime, comme celui d'un père avec son enfant. Jésus Lui-même nous a donné l'exemple. C'est Lui le chemin.

Et si tu accours à la Vierge Marie, maîtresse de prière, que ce sera facile! De fait, «la contemplation du Christ possède en Marie son modèle insurpassable. Le visage du Fils lui appartient d'une manière spéciale (…). Nul ne s'est dédié avec l'assiduité de Marie à la contemplation du visage du Christ» (Jean-Paul II).

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME

http://evangeli.net/evangile


 

 Homélie du Père Philippe

« Un jour, quelque part, Jésus était en prière » : celui qui rapporte l’événement ne se souvient pas des circonstances ; leur souvenir s’estompe devant la profonde impression qu’a laissée sur lui le visage transfiguré de Jésus, recueilli en oraison. Les disciples se tiennent à quelques pas de distance, un peu gênés de leur indiscrétion, mais ne pouvant détacher leur yeux de leur Maître, guettant le moindre tressaillement qui trahirait son vécu intérieur.

 

 

« Quand il eut terminé », Jésus découvre les regards interrogatifs mais aussi brûlants de désir de ses compagnons : « Seigneur, apprends nous à prier, comme Jean-Baptiste l’a appris à ses disciples ». La tradition voulait en effet qu’un Rabbi transmette, comme signe d’appartenance réservé à ceux qui le suivent, une prière résumant l’essentiel de sa conception de Dieu. Consentant à leur demande, Notre-Seigneur va traduire en quelques paroles très sobres, l’ineffable dialogue d’amour dont il vient de s’arracher. Quatre sentences et tout est dit. Sans doute s’agit-il de la version la plus primitive de cette oraison, dont les premières communautés ont très vite explicité le contenu. S’adressant à des hommes simples, Jésus leur communique une prière brève, condensée, laissant à l’Esprit Saint le soin d’en dévoiler toutes les harmoniques.

 

 

« Abba » ; non pas « Ab » ou « Abi » (mon père) - termes hébreux appartenant au langage solennel de la liturgie - mais « Abba » : mot araméen emprunté à la vie familiale. Chargé à la fois de toute la tendresse de « papa », et de la déférence de « père », ce terme exprime la crainte respectueuse de l’enfant envers celui dont il reconnaît l’autorité bienveillante - il est bon de se souvenir, en ce premier mercredi du mois, que c’est sans doute le vocable par lequel Jésus s’adressait à saint Joseph.

 

 

« Que ton nom soit sanctifié, que ton Règne vienne » : la sainteté du nom de Dieu ne dépend pas de notre prière, mais c’est en louant celui qui seul est Saint que nous nous approchons de la Source de la vie. Le Règne de Dieu, Règne de justice et de paix, ne pourra descendre dans notre pauvre monde que par l’humble reconnaissance de la fraternité universelle instaurée par le Sang de l’Agneau immolé pour tous. Entre ses bras étendus, il a étreint tous les hommes en une seule famille, la famille du Père de miséricorde. De ce trône de gloire, il a rassemblé dans l’unité la diversité des races, langues et cultures qui toutes ensembles, sont appelées à glorifier le nom de leur Créateur et Père.

 

 

Le passif - « que ton Nom soit sanctifié » - confirme que cette glorification ne peut être que l’œuvre de Dieu lui-même. C’est en instaurant le Règne de Dieu son Père, que le Fils glorifie son Nom, selon la promesse faite au prophète Ezéchiel : « Je sanctifierai mon grand Nom qui est profané parmi les nations chez lesquelles vous l’avez profané, et les nations sauront que je suis le Seigneur quand je me sanctifierai en vous, oracle du Seigneur » (Ez 36, 23). Exalté à la droite du Père après avoir accompli la grande purification, le Christ a envoyé sur nous l’Esprit par qui Dieu est sanctifié en nous.

 

 « Donne-nous le pain dont nous avons besoin chaque jour » : prière de confiance de l’enfant qui sait pouvoir compter sur la bienveillance attentive de son Père, et qui ne lui formule cette demande que pour lui exprimer sa dépendance pleine de reconnaissance.  « Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous ». Conscient de sa faiblesse, mais confiant dans la fidélité de Dieu, le disciple se livre sans peur à son jugement de miséricorde, sûr qu’il obtiendra ce que lui-même accorde avec largesse.

 

 

« Et ne nous soumets pas à la tentation » - ou « ne nous laisse pas succomber à la tentation » selon une traduction plus proche de l’araméen dans laquelle Jésus prononça la prière. L’élévation se termine par une demande insistante de protection contre le Tentateur : que notre « Abba » ne permette pas que nous soyons « sou-mis », c’est-à-dire vaincu par la tentation d’apostasie ; que nous demeurions toujours blottis dans sa main, dont « nul ne peut rien arracher » (Jn 10, 29).  

 

Seigneur apprends-nous à prier comme tu l’as appris à tes premiers disciples » ; viens en nous par ton Esprit, et entraîne-nous dans ta prière filiale, car toi seul peut dire en vérité : « Abba, Père,… ».

 

 

Père Philippe

 

 

 

http://www.meinau-catholiques.org


 

 

 Meditations RC

Père Jean-Marie Fornerod, LC

http://www.regnumchristi.fr



 HOMELIE du Père Gilbert Adam

 

« Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l’a appris à ses disciples. »

Nous comprenons le désir des disciples de connaître la prière de Jésus, leur désir de rejoindre le Cœur de Jésus. Jésus dévoile le secret de son cœur, il est venu pour nous introduire dans sa relation d’amour à son Père. Il nous conduit dans la filiation divine, pour faire de nous les enfants du Père. L’Amour que Jésus vit en prière, ouvre les disciples à l’altérité, il est ouverture à l’Autre. Les disciples sont impressionnés par la présence de Jésus à son Père. Ils ont, eux aussi, envie d’entrer dans cette relation. La prière de Jésus leur donne d’être dans la bonne disposition, pleinement présent à eux, et totalement présent à l’Autre. Le cœur de Jésus s’exprime pour notre salut, il considère notre avenir, il prend fondamentalement notre vie en lui. Jésus a une telle conscience de nos vrais besoins. Ceux de notre corps, et tous les besoins de notre vie en croissance. Pour que nous entrions en relation avec le Père, il nous donne l’Esprit Saint, le mystère de la Relation, qui est un don de Dieu. La prière du « Notre Père, » est l’attitude spirituelle du disciple de Jésus. Le Notre Père, s’adresse au Père de Jésus qui est venu nous révéler notre mystère.

Jésus répondit à ses disciples : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Jésus est venu nous révéler le mystère de Dieu. Quand je dis « Notre Père, » je m’adresse en Jésus, son Fils unique, à celui qui veut m’adopter comme son enfant. C’est dans une relation filiale, personnelle, que je me tourne vers le Père. Jésus est l’aîné d’une multitude de frères. J’ai une relation fraternelle avec lui, et je le confesse comme Fils de Dieu. Le Père est totale ouverture au Fils, et le Fils au Père, en cela ils sont Amour. Nous prions que le Règne de Dieu s’établisse en notre monde, qu’il vienne. Que le Nom du Père soit reconnu, nous rendant saint dans notre invocation. Pleinement conscient de notre fragilité nous demeurons dans la vie de Jésus qui nous donne l’Esprit Saint, en toute situation. La relation avec le Saint-Esprit est en nous. Il est celui qui vient prier en nous, et qui nous fait dire : Abba, Père, et Jésus Christ et seigneur. C’est parce que nous sommes habités par l’Esprit Saint que nous pouvons nous adresser en toute confiance au Père et au Fils. Le Saint-Esprit est la personne qui fonde ma propre personne humaine. C’est parce que l’esprit m’habite que je peux m’adresser au Père et au Fils.

"Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation.’ » Nous demandons sans cesse de pouvoir vivre, c’est notre pain quotidien. Mais notre pain quotidien, c’est toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. Nous voulons demeurer pleinement dans la relation avec notre Père, à la suite de Jésus son Fils. Lui, fait homme, est notre pardon qui nous relie au Père en nous traçant un merveilleux chemin sur lequel nous pouvons pardonner et nous entraider sur la route. Nous vivons dans le combat de la foi en chaque situation de notre vie. La tentation du menteur doit être écartée pour que le Règne de Dieu se manifeste. Que nous soyons aidés par Jésus pour devenir ce que nous sommes, l’enfant de notre Père que nous aimons. Toute prière remonte au Père, en Jésus son Fils, dans le Saint-Esprit. Je m’adresse au Père, à la demande de Jésus le Fils, pour devenir l’enfant du Père. Nous ne sommes plus orphelins, notre Père veille sur nous. Comme nous sommes faibles, la tentation est là, et il nous faut être fortifiés par lui. Nous voulons demeurer en sa présence, dans l’intériorité étonnante de Jésus. Nous cherchons en toute situation, le Règne de Dieu. Tout notre bonheur est d’être enfant de ce Père, comme le bonheur du Père invisible est d’être Père de Jésus.

 

Nous demandons à Jésus la grâce d’entrer dans sa prière, dans sa contemplation pour qu’il nous apprenne à prier.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

 

 

 

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Evangile, Saint et Homélie Mardi 04 octobre 2016.


Mardi 04 octobre 2016

Nous sommes en temps ordinaire: 27e semaine

Saint(s) du jour : St François d'Assise, fondateur o.f.m. (1182-1226), Bx Franz Xaver Seelos, prêtre c.ss.r. († 1867)


 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates (Ga 1, 13-24)

Frères,
    vous avez entendu parler
du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme :
je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu,
et je cherchais à la détruire.
    J’allais plus loin dans le judaïsme
que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge,
et, plus que les autres,
je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
    Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ;
dans sa grâce, il m’a appelé ;
et il a trouvé bon
    de révéler en moi son Fils,
pour que je l’annonce parmi les nations païennes.
Aussitôt, sans prendre l’avis de personne,
    sans même monter à Jérusalem
pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi,
je suis parti pour l’Arabie
et, de là, je suis retourné à Damas.
    Puis, trois ans après,
je suis monté à Jérusalem
pour faire la connaissance de Pierre,
et je suis resté quinze jours auprès de lui.
    Je n’ai vu aucun des autres Apôtres
sauf Jacques, le frère du Seigneur.
    En vous écrivant cela,
– je le déclare devant Dieu –
je ne mens pas.
    Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie.
    Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ,
mon visage restait inconnu ;
    elles avaient simplement entendu dire :
« Celui qui nous persécutait naguère
annonce aujourd’hui la foi
qu’il cherchait alors à détruire. »
    Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet.

   

Psaume : Ps 138 (139), 1-3, 13-14ab, 14cd-15

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret,
modelé aux entrailles de la terre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 10, 38-42)

En ce temps-là,
    Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
    Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur,
écoutait sa parole.
    Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
    Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe,
tu te donnes du souci et tu t’agites
pour bien des choses.
    Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 

 


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Homélies d'evangeli.net

Abbé Josep RIBOT i Margarit (Tarragona, Espagne)

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire»

Aujourd'hui, comme chaque jour, tu peux apprendre de l'Évangile. Jésus, invité au foyer de Béthanie, nous donne une leçon d'humanité: Lui, qui aimait les autres, se laisse aimer, puisque les deux choses sont importantes. Rejeter les preuves d'affection, de Dieu et des autres, serait une grave erreur, comportant des conséquences néfastes pour la sainteté.

Marie ou Marthe? Mais… Pourquoi confronter ceux qui s'aimaient tant, et qui aimaient tant Dieu? Jésus aimait Marthe et Marie, et son frère Lazare, et nous aime tous et chacun. Sur le chemin de la sainteté, il n'y a pas deux âmes identiques. Tous et chacun tentons d'aimer Dieu, mais avec notre propre style et personnalité, sans imiter qui que ce soit. Notre modèle est le Christ et la Vierge. La façon d'aimer Dieu des autres te dérange? Essaie d'apprendre de leur piété personnelle.

«Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider» (Lc 10,40). Servir les autres, par amour pour Dieu, est un honneur, et non une charge. Nous servons, avec joie, comme la Vierge à sa cousine Sainte Elizabeth ou lors des noces de Cana, ou comme Jésus, au lavage de pieds de la Dernière Cène? «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire» (Lc 10,41-42). Ne perdons pas la paix, ni la bonne humeur. Et pour ce faire, tâchons de prendre soin de la présence de Dieu. «Sachez-le bien: il y a quelque chose de saint, de divin, caché dans les situations quotidiennes, que chacun de nous devons découvrir (…); ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne le trouverons jamais» (Saint Josemaría).

«Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,42). Dieu veut notre bonheur. Que notre Mère du Ciel nous aide à trouver la joie du don de nous-mêmes.

http://evangeli.net/evangile

 

 


 

Homélie du Père Philippe

 

« Marthe, Marthe ». Jésus interpelle Marthe avec affection, il appelle cette femme généreuse à être tout entière attentive à son enseignement, il appelle son âme et son esprit à se tourner vers lui. « Tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses ». Marthe cherche à faire le nécessaire, et même plus. Mais, quel que soit notre zèle, nous ne pouvons jamais suffire à tout ! Si elle demande à sa sœur de l’aider, c’est parce qu’elle veut trop en faire et qu’elle n’y parvient pas. Elle veut s’occuper de tant de choses... Or « une seule chose est nécessaire ». Le Seigneur, en répondant ainsi, ne blâme pas Marthe d’être si dévouée à le servir, il ne lui faisait d’ailleurs aucun reproche avant qu’elle n’intervienne auprès de lui. Mais cette générosité finit par la détourner de l’essentiel, qui est la présence du Sauveur dans sa maison, au point qu’elle veut réduire Jésus à n’être qu’un arbitre dans ses tâches ménagères.

 

 

« Marie a choisi la meilleure part ». Il existe une hiérarchie dans nos activités. Celles qui sont les meilleures sont celles qui ne passeront pas. C’est à cela qu’on reconnaît que Marie a choisit la meilleure part : « elle ne lui sera pas enlevée ». Peu importe l’activité, sa valeur est dans sa capacité à nous maintenir aux pieds du Seigneur, à nous maintenir dans une attitude d’abandon confiant qui nous fait tout attendre et tout recevoir de lui. Ainsi, l’oisiveté n’est pas dans l’absence d’agitation mais dans l’absence d’attention à la présence du Seigneur dans nos maisons. Notre seul vrai travail est de rester disponible à son enseignement, en toute situation.

 

 

Finalement, notre seul vrai travail est de nous émonder, d’éliminer en nous tout ce qui est mondain, de manière à n’être plus au monde mais à Dieu, à être dans le monde en Dieu. Autrement dit, à être purs.

 

 

Seigneur Jésus, appelle-nous comme tu as appelé Marthe, que notre âme et notre esprit découvrent la joie d’être sans cesse présents à ta présence, d’être toujours à ton écoute, de marcher à ta suite sur les chemins de nos vies. Donne-nous l’audace de nous emparer de la meilleure part, celle de nous en remettre à toi en toutes choses, celle de demeurer imperturbablement en ta présence.

 

 

Père Philippe

 

 

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Meditations RC

 

Prière d'introduction

Seigneur, aide-moi à prier. Aide-moi à faire silence dans mon cœur, à t’écouter dans le fond de mon âme. Je viens près de toi Seigneur, je t’ouvre mon cœur, tu es le maître de mon âme. Toi qui es la vérité même, enseigne-moi.

Demande

Un cœur contemplatif.

Points de réflexion

1. Nous retrouvons ici deux des amies de Jésus, les sœurs Marthe et Marie, qui ont l’honneur de recevoir Jésus dans leur maison. Et alors que Marthe est occupée par le service, Marie est au pied de Jésus et l’écoute. À un moment, Marthe se rend elle aussi près de Jésus, pour se plaindre que sa sœur lui laisse faire tout le travail. Mais Jésus, au lieu de réprouver Marie, fait au contraire son éloge. En accomplissant beaucoup d’activités, même de bonnes activités, nous avons l’impression de bien remplir notre vie, de faire beaucoup de bien. Mais cela peut être une illusion. Cette attitude nous séduit car souvent nous réalisons un travail qui porte du fruit et donne des résultats qui sont visibles devant les autres et à nos propres yeux. Tandis que dans la prière, on peut avoir le sentiment de perdre son temps, personne ne nous voit et nous n’en voyons pas toujours les fruits.

2. En réalité, la prière est ce qu’il y a de plus indispensable dans notre vie. Si nous sommes des amis de Jésus, notre premier devoir est de passer du temps avec lui. Que penserions-nous d’un ami qui nous invite à déjeuner et qui passe son temps dans la cuisine à préparer le repas et n’en sort pas car il a ensuite la vaisselle à faire. Certes il nous aura servis. Mais un ami agit-il vraiment ainsi ? N’aurions-nous pas voulu qu’il vienne s’asseoir, parler, rire avec nous ? Ensuite, la prière est pour nous une nécessité, c’est la respiration de notre âme. C’est là que Dieu nous parle d’une manière privilégiée, là qu’il éduque notre cœur, là qu’il nous remplit de son amour. Que pourrions-nous faire de bien sans cela ? Ne soyons pas présomptueux, c’est avec Dieu que nous pouvons faire le bien et non tout seul.

3. Enfin rendons-nous bien compte qu’il n’y a pas de meilleure activité pour nous que d’être avec Jésus, d’être près de lui. C’est là seulement que nous trouverons la vraie paix de notre âme. Non pas pour fuir les responsabilités et les problèmes de la vie, mais parce que c’est là qu’est au fond la véritable vocation de tout homme : être près de Dieu. Par lui-même l’homme ne pourra jamais résoudre les problèmes du monde, il en est incapable. Ceux qui ont essayé de construire un monde parfait sans Dieu n’y sont jamais arrivés. Celui qui se tourne vers Jésus est en réalité celui qui fait le plus de bien, pour lui-même et pour les autres. Il a compris que la réponse à toutes nos questions se trouve près de Jésus.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu sais que j’ai beaucoup de choses à faire, que l’on me sollicite souvent, qu’il y a tant d’aide à apporter aux autres. Tu sais aussi comme c’est parfois dur de prendre un moment de silence pour prier. Et pourtant j’en ai besoin, sans toi je ne peux rien faire de bien. Apprends-moi à prier, Seigneur ! Prends-moi dans ton école. Laisse-moi venir à toi !

Résolution

Prendre un moment de silence et de prière chaque jour.

 

 

 

Père Jean-Marie Fornerod, LC

 

 

 

http://www.regnumchristi.fr

 

 

 


 

HOMELIE du Père Gilbert Adam

 

 Père Gilbert Adam

 

"En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Jésus appelle : « François rebâtis mon Eglise. » Quand il a vingt quatre ans, il fait le choix de suivre Jésus pauvre et la « divine pauvreté » va prendre pour lui un visage : « Dame Pauvreté. » C’est le mystère de l’humanité fondamentalement renouvelée, le visage de Marie qui apparaît en transparence et qui donne visage à Jésus, le Fils de Dieu. Jésus affirme la splendeur du « Père, Seigneur du ciel et de la terre. » C’est aux enfants, aux humbles de ce monde, que Dieu révèle sa vérité. Il nous faut l’humilité de demander à Dieu qu’il se révèle à nous. La chaleureuse présence de Jésus nous introduit à le connaître, par une révélation qui provient de Dieu lui-même. Elle se produit dans la nuit de la foi, dans le cœur de celui dont le lien avec Dieu démontre une foi sincère. Connaître le dessein de Dieu dans toute la vérité, comme disciple de Jésus, nous conduit au repos. Jésus désire que nous devenions des disciples heureux de se soumettre à son enseignement. Le Sauveur vient soulager les peines des pauvres et des petits qui crient vers lui pour obtenir le secours. Il veut donner du repos à tous ceux qui reconnaissent le péché comme cause de leur fatigue, qui sont insatisfaits de la vie. Jésus trace dans la vie des hommes une voie libre, que rien n’enferme, il nous propose de venir à Lui.

"Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m’a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." François d’Assise, qui a entendu cet appel de Jésus, s’identifie à Lui. Il a pris le chemin du plus grand Amour. Tous, du plus petit au plus pauvre, du plus abandonné au plus rejeté, nous pouvons vivre de cet Amour infini. Jésus déclare que Dieu le Père lui a tout remis entre les mains, tout ce que contient l’univers relève de son autorité. Tout dépend de lui, tout ce qui se trouve dans l’univers relève de son autorité. Jésus nous fait entrer dans la louange qui donne de regarder autrement chaque chose et chaque être. Il nous relie à Celui qui les as créé, il les regarde sans aucun désir de possession. Le monde apparaît neuf, ruisselant de vie, un appel de relation pour tout ce qui nous est ainsi confié. Jésus provoque cette admiration et cet étonnement joyeux mis en œuvre par le Père pour le salut de l’humanité. Les petits, les pauvres, acceptent de bon cœur de s’ouvrir à l’espérance que Jésus leur apporte.

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos." Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »François peut entrer dans cette relation mystérieuse du Père et du Fils. Vivre d’amour, c’est vivre de l’Esprit Saint d’une manière surprenante. Nous appartenons au Père la Source et l’Origine de tout, une seule chose compte vraiment pour nous, vivre d’amour et mourir d’amour. Dans la force de l’amour du Christ, tout est brûlé et il ne reste plus que l’amour. « Prendre sa croix » et « prendre le joug » sont le chemin pour suivre Jésus. Le disciple de Jésus fait l’expérience de venir à sa suite, de prendre sa Croix, et d’apprendre de lui la douceur et l’humilité. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, accablés par le joug du péché, et vous trouverez le repos. Nous portons le joug de notre péché, et nous voulons passer sous le joug de Jésus qui nous sauve. Jésus nous invite à le mettre au cœur de notre vie, à le servir pour faire progresser son Royaume dans la douceur et l’humilité du cœur. Quand nous nous tournons vers Jésus, la Parole de Dieu nous rassure, et nous trouvons le repos pour nos âmes. Jésus nous libère en posant sur nous un joug sur nos épaules, c’est un joug qui donne la joie du Royaume, l’allégresse de ceux qui se savent aimer et pardonnés. En François d’Assise, tout est devenu léger car tout a été brûlé par l’amour, il ne reste plus que l’enfant du Père, l’ami de l’Époux. Il ne reste plus que l’épouse qui se laisse inonder de l’amour infini de Dieu et qui surabonde de joie.

 

Nous demandons la grâce d’être ouverts, accueillants, doux et humble face à l’amour infini de Dieu.

 

 

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

 

 

 

 

 


 

 

Commentaire de L'Evangile au Quotidien

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien. Sermon pour l'Assomption

Marthe et Marie

« Une femme nommée Marthe le reçut chez elle ; elle avait une sœur du nom de Marie ». Si notre cœur est le lieu d'habitation de Dieu, il faut que ces deux femmes y habitent : l'une qui s'assied aux pieds de Jésus pour l'écouter, l'autre qui s'occupe de le nourrir. Tant que le Christ sera sur la terre, pauvre, en proie à la faim, à la soif, à la tentation, il faudra que ces deux femmes habitent la même maison, que dans le même cœur se vivent ces deux activités...

Ainsi, durant cette vie de labeur et de misères, il faut que Marthe habite votre maison... Tant que nous aurons besoin de manger et de boire, nous aurons aussi à dompter notre chair ou notre corps par les œuvres de la veille, du jeûne et du travail. Telle est la part de Marthe. Mais il faut aussi qu'en nous soit présente Marie, l'action spirituelle. Car nous n'avons pas à nous appliquer sans arrêt aux exercices corporels, il nous faut aussi parfois nous reposer, et goûter combien le Seigneur est doux, nous asseoir pour cela aux pieds de Jésus, et écouter sa Parole.

Amis, ne négligez pas Marie pour Marthe, ni Marthe pour Marie ! Si vous négligez Marthe, qui servira Jésus ? Si vous négligez Marie, de quoi vous servira la visite de Jésus, puisque vous n'en goûterez pas la douceur ?

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

 

 

 

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Evangile, Saint et Homélie de Me 28 Sept 2016



Mercredi 28 septembre 2016

Le mercredi de la 26e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Wenceslas, duc de Bohême et martyr († 929/935), St Simón de Rojas, prêtre o.ss.t. (1552-1624)



Livre de Job 9,1-12.14-16.

Job prit la parole et répondit à ses amis : « En vérité, je sais bien qu’il en est ainsi : Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? Si l’on s’avise de discuter avec lui, on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille. Il est plein de sagesse et d’une force invincible, on ne lui tient pas tête impunément. C’est lui qui déplace les montagnes à leur insu, qui les renverse dans sa colère ; il secoue la terre sur sa base, et fait vaciller ses colonnes. Il donne un ordre, et le soleil ne se lève pas, et sur les étoiles il appose un sceau. À lui seul il déploie les cieux, il marche sur la crête des vagues. Il fabrique la Grande Ourse, Orion, les Pléiades et les constellations du Sud. Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables, d’innombrables merveilles. S’il passe à côté de moi, je ne le vois pas ; s’il me frôle, je ne m’en aperçois pas. S’il s’empare d’une proie, qui donc lui fera lâcher prise, qui donc osera lui demander : “Que fais-tu là ?” Et moi, je prétendrais lui répliquer ! je chercherais des arguments contre lui ! Même si j’ai raison, à quoi bon me défendre ? Je ne puis que demander grâce à mon juge. Même s’il répond quand je fais appel, je ne suis pas sûr qu’il écoute ma voix ! »


Psaume 88(87),10bc-11.12-13.14-15.

Je t'appelle, Seigneur, tout le jour,
je tends les mains vers toi :
fais-tu des miracles pour les morts ?
Leur ombre se dresse-t-elle pour t'acclamer ?

Qui parlera de ton amour dans la tombe,
de ta fidélité au royaume de la mort ?
Connaît-on dans les ténèbres tes miracles,
et ta justice, au pays de l'oubli ?

Moi, je crie vers toi, Seigneur ;
dès le matin, ma prière te cherche :
pourquoi me rejeter, Seigneur,
pourquoi me cacher ta face ?


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,57-62.

En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


Homélie ou Méditation du jour

Homélies d'evangeli.net





Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

«Suis-moi»

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.



Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
Meditations and Devotions, Part III, 2,2 « Our Lord refuses sympathy »

« Je te suivrai »

 

  Jésus a renoncé d'abord à Marie et à Joseph, ainsi qu'à ses amis secrets dont il avait la sympathie ; quand le temps est arrivé, il a dû y renoncer... Demeurons quelques instants près de Marie, avant de suivre la marche de son Fils, notre Seigneur. Il est arrivé à Jésus de refuser à quelqu'un qui voulait le suivre la permission de prendre congé des siens. Et telle a été, à ce qu'il semble, sa manière d'agir avec sa mère...

Ô Marie, nous pensons à ta... douleur de mère : celle-ci, causée par le départ de ton fils, n'est-elle pas l'une des plus grandes ?... Comment as-tu supporté cette première séparation et passé ces premiers jours, loin de lui ?... Comment as-tu pu vivre les trois longues années de son ministère ? Une fois, vers le début, tu as essayé de l'approcher (Mc 3,31) ; après on n'entend plus parler de toi avant de te trouver debout au pied de sa croix.
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Evangile, Saint et Homélie du Lundi 26 sept 2016. Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand


Lundi 26 septembre 2016

Nous sommes en temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Côme et Damien, médecins et martyrs († v. 286), Sts Martyrs Canadiens, missionaires s.j. († 1642/1649)



Livre de Job 1,6-22.

Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur, le Satan, l’Adversaire, lui aussi, vint parmi eux. Le Seigneur lui dit : « D’où viens-tu ? » L’Adversaire répondit : « De parcourir la terre et d’y rôder. » Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. » L’Adversaire riposta : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays. Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : je parie qu’il te maudira en face ! » Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu’il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. » Et l’Adversaire se retira. Le jour où les fils et les filles de Job étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné, un messager arriva auprès de Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer et les ânesses étaient au pâturage non loin de là. Les Bédouins se sont jetés sur eux et les ont enlevés, et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un autre survint et lui dit : « Le feu du ciel est tombé, il a brûlé troupeaux et serviteurs, et les a dévorés. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un troisième survint et lui dit : « Trois bandes de Chaldéens se sont emparées des chameaux, ils les ont enlevés et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un quatrième survint et lui dit : « Tes fils et tes filles étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné, lorsqu’un ouragan s’est levé du fond du désert et s’est rué contre la maison. Ébranlée aux quatre coins, elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna. Puis il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » En tout cela, Job ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.

Psaume 17(16),1.3.4b-5.7.

Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.

Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,
tu m'éprouves, sans rien trouver ;
mes pensées n'ont pas franchi mes lèvres.

J'ai gardé le chemin prescrit ;
j'ai tenu mes pas sur tes traces :
jamais mon pied n'a trébuché.

Montre les merveilles de ta grâce,
toi qui libères de l'agresseur
ceux qui se réfugient sous ta droite.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,46-50.

 

En ce temps-là,
    une discussion survint entre les disciples
pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.
    Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur,
prit un enfant, le plaça à côté de lui
    et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom cet enfant,
il m’accueille, moi.
Et celui qui m’accueille
accueille celui qui m’a envoyé.
En effet, le plus petit d’entre vous tous,
c’est celui-là qui est grand. »

    Jean, l’un des Douze, dit à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu’un
expulser des démons en ton nom ;
nous l’en avons empêché,
car il ne marche pas à ta suite avec nous. »
    Jésus lui répondit :
« Ne l’en empêchez pas :
qui n’est pas contre vous est pour vous. »

 

 (Lc 9, 46-50)


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.  


Homélie ou Méditation du jour

Homélies d'evangeli.net

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL (Roma, Italie)

«Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand»

Aujourd'hui, sur la route de Jérusalem pour aller vers sa passion une discussion «s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux» (Lc 9,46). Tous les jours, les médias ainsi que nos conversations sont remplis de commentaires sur l'importance des personnes: des autres et de nous-mêmes également. Cette logique humaine provoque un désir de réussite, d'être reconnu, apprécié, remercié, et un manque de paix quand tout cela n'arrive pas.

La réponse de Jésus aux réflexions —et peut-être aussi aux commentaires— des disciples nous rappelle la façon d'agir des anciens prophètes. D'abord les gestes ensuite viennent les paroles. Jésus «prit un enfant, le plaça à côté de lui» (Lc 9,47). Ensuite vient l'enseignement «Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand» (Lc 9,48). —Jésus pourquoi est-ce que nous avons tant de mal à accepter que ceci n'est pas une Utopie pour ceux qui ne sont pas impliqués dans le trafic d'une tâche intense, où les coups des uns contre les autres ne manquent pas et qu'avec ta grâce nous pouvons tous vivre cela? Si nous le faisions nous aurions plus de paix intérieure et nous travaillerions avec plus de calme et de joie.

Cette attitude est aussi une source de joie, cela nous permet de constater que d'autres travaillent bien pour Dieu, avec un style différent du nôtre, mais toujours au nom de Jésus. Les disciples voulaient empêcher cela. En revanche, Jésus défend les autres. À nouveau, le fait de nous sentir fils de Dieu, petit fils de Dieu, nous permet d'ouvrir notre cœur vers les autres et de grandir dans la paix, la joie et la reconnaissance. Ces enseignements ont valu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus le titre de Docteur de l'Église: dans son livre Histoire d'une âme, elle admire le beau jardin qu'est l'Église, et elle se contente d'être une petite fleur. A coté des grands saints –des roses et des lys– il y a les petites fleurs –les marguerites et les violettes— qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.


 

Homélie du Père Philippe

 

Voici les apôtres se disputant pour savoir quel est le plus grand ! Pour les aider, Jésus répond d’abord à leur question avec une parabole d’un nouveau genre. Pour une fois, il ne s’agit pas d’un récit, mais d’un geste prophétique : un enfant est placé au milieu du groupe.

 

 

À l’époque, un enfant n’avait pas d’existence sociale. L’image que donne Jésus n’est donc pas celle de la naïveté érigée en absolu. Dans le contexte de l’annonce de la Passion, Jésus veut expliquer à ses disciples ce que va être le chemin du Fils de l’Homme : celui de l’innocent que tout le monde méprise. Il en sera de même pour ses disciples. La grandeur chrétienne est cachée dans ce qui méprisable aux yeux des hommes.  Dès lors, pour accueillir Dieu, il faut accueillir son envoyé, que la Passion aura rendu méprisable aux yeux des hommes. Nous nous situons volontiers dans la position de la victime innocente. Mais la question inverse se pose avec force dans cette parole du Seigneur. Comment se fait-il que le visage du Christ n’apparaisse pas aux yeux des bourreaux ? Comment pouvons-nous faire du mal à nos frères, sans réaliser que nous brandissons le fouet sur Jésus ? Comment peut-on si facilement rejeter Dieu ?  Parce qu’il vient à nous sous les traits insignifiants du laissé-pour-compte.

Que l’Esprit de Vérité ouvre nos yeux à toutes les occasions qui nous sont offertes d’accueillir l’envoyé de Dieu, qu’il nous donne de choisir en toutes circonstances la seule place qui convient aux disciples du Christ : la dernière.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 

 Meditations RC

Prière d'introduction

 

Ton royaume, Seigneur, est celui du petit dont l’humilité désarme l’orgueil du puissant. Je renouvelle mon adhésion à toi, Dieu le seul, et je renonce à Satan, à toutes ses œuvres et séductions. Je veux me ressourcer dans le brasier de ton amour, pour te reconnaître dans ce que tu m’as donné.

 

Demande

 

Donne-moi, Seigneur, un cœur d’enfant, qui sache accueillir la Parole de ton royaume et en devenir serviteur et gérant, attentif au souffle de ton Esprit.

 

Points de réflexion

 

1. Qui est le plus grand ? Notre cœur humain, assoiffé d’infini, tend à placer dans le ciel de ses idéaux et conceptions, comme sur un trône divin, ce ou celui qui lui semble plus grand : une célébrité du monde artistique ou sportif, un personnage charismatique, un bienfaiteur ; ou bien un ensemble de « valeurs », un idéal d’engagement humanitaire ou une croyance religieuse, auxquels il se soumet volontairement. Mais en fin de compte, le plus grand est celui qui attribue cette place : le grand MOI. Dans cette démarche, chacun est en définitive le dieu de sa vie adulte. Entre les apôtres, la querelle est résorbée par l’indéniable préséance du Christ – dont la sainteté est inégalable – et se situe dans le positionnement de chacun à son égard et à son idéal du royaume : qui, dans cette structure, est le plus grand ? Cette querelle est d’une certaine manière plus honnête, puisque l’égo-latrie est évidente, mais elle revient au même : le plus grand est, tout compte fait, le grand MOI. Et moi, celui qui prie, où en suis-je ? Qu’est-ce qui occupe mon cœur ?

2. « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi ». Accueillir un enfant au nom de Jésus est la plus belle expérience qu’une âme mûre puisse s’accorder. Mais c’est rempli de conséquences : c’est accueillir Jésus en sa qualité de Maître ; cela veut dire que l’enfant que l’on accueille au nom de Jésus doit être, pour nous, un maître ; nous avons à apprendre de lui, tout en portant la responsabilité, pour celui qu’on accueille, avec le devoir de s’en occuper, de l’instruire, etc. Nous sommes structurellement des apprentis, particulièrement auprès de petits enfant que l’on instruit ! Que peut-on apprendre d’un enfant ? Qu’est-ce qui le caractérise ? L’enfant est un être parfaitement égal à l’adulte, mais en devenir, en quête, en progression ; un être qui apprend, qui écoute, qui croit, qui espère, rempli de vie et de joie, assoiffé d’amour. Est-ce mon cas ? Est-ce que je ne cesse d’apprendre, d’écouter, de croire, d’espérer ? Est-ce que j’ai soif d’amour (passif et actif) ? Ou bien les leçons de vie se fracassent-elles au roc de mon savoir, de mon expérience ou de mon autonomie ?

3. « Qui n’est pas contre vous est pour vous ». Qui appartient à l’œuvre du Christ ? La question revient à nouveau à celle de l’autorité : qui est le chef ? Le plus grand est celui qui donne le mandat d’agir au nom du Christ dans le combat spirituel. Or, cette autorité revient exclusivement à son auteur, le Christ, qui agit au nom du Père. Le Christ a certes confié les mystères divins à ses apôtres, pour garantir l’unité, mais en s’appuyant sur leur qualité de gérants, non de propriétaires. Bien qu’il ait mené l’autorité sacerdotale et parentale dans la nouvelle Alliance à leur perfection, nous sommes confrontés à des situations, dans lesquelles nous perdons le contrôle sur les créatures que Dieu nous a confiées : une communauté ecclésiale, une œuvre d’apostolat, le développement spirituel d’un enfant. L’Esprit Saint fait surgir de nouvelles réalités qui ne « marchent pas avec nous à la suite du Christ » – une nouvelle communauté, une vocation religieuse dans la famille, etc. C’est l’Esprit Saint qui prend les commandes d’une existence et qui la pousse où il veut. Mais pour repérer les signes de l’Esprit, il faut être soi-même conduit par l’Esprit. Le suis-je ? Suis-je, au contraire, habité par le soupçon ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus-Christ, mon Seigneur, avec toi je rends grâce à Dieu le Père pour le don de l’Esprit, qui fait son œuvre dans notre Église et en-dehors. Aide-moi à être un fidèle serviteur de tes mystères et un disciple missionnaire rempli d’ardeur à annoncer ton Évangile dans la joie. Que la création toute entière reflète la gloire de Dieu. Amen.

 

Résolution

 

Aujourd’hui je rendrai un témoignage de joie dans la foi pour une œuvre édifiante que je découvre ou pour une merveille de la création que je contemple, reflet de la gloire de Dieu.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


HOMELIE du Père Gilbert Adam

 

Une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.

Dans le Royaume de Dieu, la grandeur est jugée par la capacité à servir les autres. Le petit d’entre nous qui sert est le plus grand. Jésus manifeste à ses disciples qu’ils sont appelés à servir, qu’il n’y a pas entre eux de poste de domination. La valeur absolue de l’Amour nous porte à devenir de plus en plus respectueux les uns des autres. C’est la puissance de l’Esprit Saint qui est active en chaque personne ! La Bonne Nouvelle du Salut passe par l’interaction avec l’autre. Jésus aide ses disciples à sortir de leurs préoccupations, de leurs questions et des difficultés qui les préoccupent. L’adversaire provoque en nous la guerre des nerfs quand il nous fait regarder qui est le plus grand ! Jésus nous fait entrer dans une confiance nouvelle, regarder l’enfant qui sommeille en nous. Il nous transforme pour le Royaume de Dieu. L’enfant de Dieu qui est en nous est réveillé dans le mouvement d’adoration. La remise entre les mains de notre Père des cieux lui donne la première place.

Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Jésus demeure dans l’Amour de son Père qui lui donne vie. Cet Amour divin est l’Esprit Saint, il lui donne tout l’Amour divin en son humanité. Jésus, l’enfant du Père, est le fils de Marie. Il y a une connivence entre le cœur de Jésus et le cœur de l’enfant. De la même manière que Jésus est à l’aise avec son Père, il est à l’aise avec l’enfant. L’enfant de l’Evangile n’a pas peur quand Jésus le prend dans ses bras et le place à coté de Lui. L’enfant sent bien ce mystère de la confiance, et il le rend. Nous voudrions toujours demeurer dans la confiance. Jésus, en prenant un enfant dans ses bras, nous manifeste la joie de la filiation à son Père. En étant prés du Père, il est dans le mystère de l’enfance, de la confiance. Demeurer dans la confiance permet à nos rencontres de se situer en profondeur. Pour mieux entrer en relation avec les autres, cette attitude est à acquérir. C’est Jésus, qui nous aide à devenir plus proche de lui, c’est lui qui fait grandir notre relation au Père. Il nous a sauvés, nous n’avons aucune inquiétude à avoir. Cela nous demande d’accueillir sans cesse notre Père des cieux. Pour nous aider, l’accueil de Marie notre mère est nécessaire.

Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. » Notre relation avec Dieu notre Père, et la relation avec nos frères, construit notre devenir. Par l’Amour de Dieu notre Père, nous devenons nous mêmes, et nous entrons dans un monde proche du Mystère de Dieu. C’est dans la foi qu’il nous est donné de grandir, de devenir, de trouver notre chemin. Nous sommes l’enfant bien aimé du Père, en lui, ce ne sont pas les questions de qui est le plus grand qui sont importantes ! Rien ne peut porter atteinte à l’enfant du Père, sauvé par le sang de Jésus. Nous sommes la prunelle de l’œil du Père. Dépendre de Lui, c’est entrer dans un mouvement de libération. Jésus veut que nous demeurions dans cette communion d’amour. L’enfant bien aimé du Père sait bien que tout lui vient du Père des cieux qui est bon. Demandons cette humilité, cette douceur. C’est un acte de foi permanent dans le Dieu qui nous enveloppe de sa tendresse, de la sollicitude de son amour pour nous. Il nous donne tout, Il ne veut par reprendre, Il veut simplement que nous demeurions toujours dans l’amour qu’Il donne, que nous n’accaparions jamais rien de ce qui vient de Lui, mais que nous Lui rendions grâce pour tout ce que nous sommes et pour tout ce qu’il nous donne. « Dans le soir de la vie nous seront examinées dans l’amour »

 

Nous demandons la grâce de tout confier à Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


Commentaire de L'Evangile au Quotidien

 

 

 

Saint Jean Cassien (v. 360-435), fondateur de monastère à Marseille. Conférences, n°15, 6-7

« Venez et apprenez de moi » (Mt 11,29)

      Les grands dans la foi ne se prévalaient aucunement du pouvoir qu'ils avaient d'opérer des merveilles. Ils confessaient que leur propre mérite n'y était pour rien, mais que la miséricorde du Seigneur avait tout fait. Si on admirait leurs miracles, ils repoussaient la gloire humaine avec ces paroles empruntées aux apôtres : « Frères, pourquoi vous étonner de cela ? Pourquoi tenir les yeux fixés sur nous, comme si c'était par notre propre puissance ou par notre ferveur que nous avons fait marcher cet homme ? » (Ac 3,12) Personne, à leur sens, ne devait être loué pour les dons et les merveilles de Dieu...

      Mais il arrive parfois que des hommes enclins au mal, blâmables sur le sujet de la foi, chassent les démons et opèrent des prodiges au nom du Seigneur. C'est de quoi les apôtres se plaignaient un jour : « Maître, disaient-ils, nous avons vu un homme qui chasse les démons en ton nom, et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne va pas avec nous ». Sur l'heure, le Christ répondit : « Ne l'en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous ». Mais lorsque, à la fin des temps, ces gens diront : « Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom ? N'avons-nous pas en ton nom chassé les démons ? Et en ton nom n'avons-nous pas fait quantité de miracles ? », il atteste qu'il répliquera : « Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui faites le mal » (Mt 7,22s).

      À ceux qu'il a gratifiés lui-même de la gloire des signes et des miracles, le Seigneur donne l'avertissement de ne pas s'élever à cause de cela : « Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux » (Lc 10,20). L'auteur de tous les signes et les miracles appelle ses disciples à recueillir sa doctrine : « Venez, leur dit-il, et apprenez de moi » — non à chasser les démons par la puissance du ciel, ni à guérir les lépreux, ni à rendre la lumière aux aveugles, ni à ressusciter les morts, mais dit-il : « Apprenez de moi ceci : que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,28-29).

 http://levangileauquotidien.org

 


 

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Evangile, Saint et Homélie du Vend 23 sept 2016.Alors Pierre prit la parole et dit : Tu es le Christ, le Messie de Dieu!


Vendredi 23 septembre 2016

Le vendredi de la 25e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Pio de Pietrelcina, prêtre o.f.m. cap. (1887-1968), St Lin, pape (2e) et martyr († Ier siècle)



Livre de l'Ecclésiaste 3,1-11.

Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour donner la vie, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher. Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour détruire et un temps pour construire. Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour gémir, et un temps pour danser.  Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour les amasser ; un temps pour s’étreindre, et un temps pour s’abstenir. Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter. Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler. Un temps pour aimer, et un temps pour ne pas aimer ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. Quel profit le travailleur retire-t-il de toute la peine qu’il prend ? J’ai vu la besogne que Dieu impose aux fils d’Adam pour les tenir en haleine. Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l’esprit de l’homme, mais celui-ci est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite du début jusqu’à la fin.

Psaume 144(143),1a.2abc.3-4.

Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m'abrite.

Qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses, Seigneur,
le fils d'un homme, pour que tu comptes avec lui ?
L'homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,18-22.

En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.  


Homélie ou Méditation du jour

Homélies d'evangeli.net


Abbé Pere OLIVA i March (Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

«Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?»

Aujourd'hui,dans l'Évangile, il y a deux questions que le Maître lui-même pose à tous. La première question demande une réponse de statistique, approximatif: «Pour la foule, qui suis-je?» (Lc 9,18). Il nous amène à regarder autour de nous et observer comment les autres résolvent cette question: les voisins, les collègues de travail, les amis, les proches. Nous regardons dans notre entourage et nous nous sentons plus ou moins responsables (cela dépend des cas) ou proches de certaines de ces réponses formulées par ceux qui ont affaire à nous et avec notre milieu, les gens. Et la réponse nous en dit long, elle nous informe, ce dont ces gens proches de nous désirent, ou ils sont besoin, ou ce qu'ils cherchent. Elle nous aide à nous synchroniser, à découvrir un point commun avec l'autre pour aller de l'avant…

Il y a une seconde question qui nous concerne nous-mêmes: «Et vous, que dites-vous?» (Lc 9,20). C'est une question fondamentale qui frappe à notre porte, qui mendie auprès de chacun d'entre nous: une adhésion ou un rejet; une vénération ou une indifférence; marcher avec Lui et en Lui ou finir par faire un rapprochement par simple sympathie… Cette question est délicate, elle est déterminante car elle nous touche. Que disent nos lèvres et nos actes? Veut-on être fidèle à Celui qui est et qui donne un sens à notre être? Y a-t-il en nous une sincère volonté de le suivre dans les chemins de la vie? Sommes nous disposés à le suivre à Jérusalem sur le chemin de la croix et de la gloire?

«C'est un chemin de croix et de résurrection (…). La croix est une exaltation du Christ. Il l'a dit Lui-même: ‘Quand Je serai levé sur la croix, J'attirerai tous à moi’. (…) La croix, donc, est gloire et exaltation du Christ» (Saint André de Crête). Êtes-vous partant pour faire la route vers Jérusalem? Seulement avec Lui et en Lui, n'est pas?


Prière d'introduction

Seigneur, me voici en ta présence. Tu es mon père. Un père ou une mère ne peuvent pas s’empêcher d’aimer leur enfant, malgré ses maladresses. Toi non plus, Seigneur, tu ne peux t’empêcher de m’aimer malgré mes péchés. Je te demande humblement pardon pour toutes les offenses que j’ai commises envers toi. Je t’en prie, jette mes péchés dans la fournaise ardente de ton amour infini !

Demande

Seigneur, que ma vie tout entière soit un témoignage de ma foi !

Points de réflexion

1. Jésus se trouve en prière, à l’écart. Ce n’est pas la première fois qu’il se retire pour prier. Au fil des pages de l’Évangile, on a l’impression que le Seigneur passe presque chaque nuit dans un endroit désert pour prier. Seigneur, aide-moi à recourir à ce dialogue intime avec le Père, pour lui parler, le supplier, le louer ou le remercier. Mais cette fois-ci, Jésus n’est pas seul. Les apôtres l’ont vu partir, ils l’ont suivi et l’ont surpris en plein dialogue avec Dieu. Et cette scène de prière est tellement attirante qu’ils se rapprochent de lui. Et moi ? Est-ce que ma prière attire ? Si quelqu’un me voyait prier, est-ce que ma ferveur l’encouragerait à se mettre à genoux, lui aussi ? Le pape nous dit qu’il est important d’attirer les personnes qui nous entourent : « L’Église ne grandit pas par prosélytisme. L’Église grandit par attraction, l’attraction du témoignage que chacun de nous donne au Peuple de Dieu » (Pape François, 4 octobre 2013).

2. Impressionnés, les apôtres restent bouche bée. C’est Jésus qui rompt le silence : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Là, les langues se délient facilement. Il est tellement facile de colporter des rumeurs ! D’après les gens, Jésus serait Jean le Baptiste, Élie ou un autre des grands prophètes du passé. Une sorte de réincarnation ou d’apparition. En tout cas, il est clair pour la foule que Jésus ne peut pas être le simple charpentier de Nazareth. Mais… qui est-il donc ?
C’est alors que Jésus pose directement la question aux siens : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Saint Pierre, poussé par l’Esprit Saint, ne laisse pas aux autres le temps de répondre. Il proclame « [Tu es] le Christ, le Messie de Dieu ». Et moi ? Mes paroles et mes œuvres sont-elles un témoignage de ma foi ? Seigneur, je t’en prie, que ma bouche, mes mains et tout mon être proclament que tu es le Messie de Dieu ! Comme le dit saint Paul : « En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut » (Rm 10, 9-10).

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je crois en toi, mais augmente ma foi. Aide-moi à t’aimer aujourd’hui plus qu’hier. Aide-moi à faire ta volonté même si je dois te suivre sur le chemin de la croix.

Résolution

Aujourd’hui, à quinze heures, j’adorerai Jésus-Christ qui meurt pour moi. Si je ne peux pas me rendre dans une église, je l’adorerai dans le sanctuaire de mon cœur.

Frère Benoît Terrenoir, LC


 

 

Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978. Homélie à Manille, 29/11/70
 

« Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je »

Le Christ ! Je sens la nécessité de l'annoncer, je ne peux pas le taire : « Malheur à moi, si je n'annonçais pas l’Évangile ! » (1Co 9,16) Je suis envoyé par lui pour cela ; je suis apôtre, je suis témoin. Plus est loin le but et difficile la mission, plus est pressant l'amour qui m'y pousse (2Co 5,14). Je dois proclamer son nom : Jésus est le Christ, Fils du Dieu vivant (Mt 16,16). Il est celui qui nous a révélé le Dieu invisible, il est le premier-né de toute créature, il est le fondement de toute chose (Col 1,15s). Il est le Maître de l'humanité et le Rédempteur : il est né, il est mort, il est ressuscité pour nous ; il est le centre de l'histoire et du monde. Il est celui qui nous connaît et qui nous aime ; il est le compagnon et l'ami de notre vie. Il est l'homme de la douleur et de l'espérance ; il est celui qui doit venir et qui sera un jour notre juge et aussi, nous l'espérons, la plénitude éternelle de notre existence, notre béatitude.

Je n'en finirais plus de parler de lui : il est la lumière, il est la vérité ; bien plus, il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Il est le Pain, la Source d'eau vive répondant à notre faim et à notre soif (Jn 6,35 ;7,38) ; il est le Pasteur, notre guide, notre exemple, notre réconfort, notre frère. Comme nous, et plus que nous, il a été petit, pauvre, humilié, travailleur, malheureux et patient. Pour nous, il a parlé, il a accompli des miracles, il a fondé un Royaume nouveau où les pauvres sont bienheureux, où la paix est le principe de la vie ensemble, où ceux qui ont le cœur pur et ceux qui pleurent sont exaltés et consolés, où ceux qui aspirent à la justice sont exaucés, où les pécheurs peuvent être pardonnés, où tous sont frères.

Jésus Christ : vous en avez entendu parler, et même, pour la plupart, vous êtes déjà des siens, vous êtes chrétiens. Eh bien ! À vous, chrétiens, je répète son nom, à tous je l'annonce : Jésus Christ est « le commencement et la fin, l'alpha et l'oméga » (Ap 21,6). Il est le roi du monde nouveau ; il est le secret de l'histoire, la clé de notre destin ; il est le Médiateur, le pont entre la terre et le ciel... ; le Fils de l'homme, le Fils de Dieu..., le Fils de Marie... Jésus Christ ! Souvenez-vous : c'est l'annonce que nous faisons pour l'éternité, c'est la voix que nous faisons résonner par toute la terre (Rm 10,18) et pour toute la suite des siècles. http://levangileauquotidien.org

 


 

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Evangile, Saint et Homélie Me 21 sept 2016. Jésus n'est pas venu appeler des justes, mais des pécheurs!


Mercredi 21 septembre 2016

Nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste

Saint(s) du jour : Saint Matthieu, apôtre et évangéliste (Ier siècle)



Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-7.11-13.

Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.


Psaume 19(18),2-3.4-5ab.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,9-13.

En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »



Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


Homélie ou Méditation du jour

 

Une vie bascule sur un appel, un signe… mystère de la liberté personnelle, quelle reconnaissance entre les deux, quel attrait de la nouveauté, quelle certitude du chemin, quelle espérance qui rend possible l’appel et la réponse… Cela nous échappe. Nous ne pouvons le savoir. Cela appartient à Jésus et à Matthieu. Seulement nous apprenons que cela peut arriver. Jésus appelle un homme à sa suite, et il le suit. Mais cela a aussi une dimension sociale. L’appel et la réponse entraînent les uns et les autres : les amis de Matthieu pour aller, eux aussi, vers Jésus qui les accueille et les ennemis de Jésus qui cherchent à détruire le groupe hétéroclite qui se constitue, à semer en ce groupe un esprit de zizanie… entre les disciples déjà patentés et les nouveaux, les publicains et les pécheurs…

Jésus dans sa réponse révèle l’ossature qui fait tenir ce groupe. Sous le regard de Jésus, chacun a pu se connaître lui-même, reconnaître sa faiblesse, se savoir aussi appeler à grandir, à prendre autrement les choses… Le chemin personnel de chacun lui permet de reconnaître les autres… d’envisager une nouvelle existence ensemble… La bonne nouvelle n’est pas que pour des individus isolés, elle est pour des personnes en groupe… Jésus ne nous appelle pas, seul à seul, mais, à travers l’un, il cherche à toucher l’autre… une atmosphère se crée où chacun envisage autrement sa vie…l’atmosphère n’est plus au jugement ou à l’exclusion mais à l’accueil et à l’amitié… Tout devient plus léger.

Apprécions les moments où nous nous retrouvons entre croyants. Nous retrouvons quelque chose de la souplesse de relation qui permettait à Matthieu et à ses amis de prendre autrement leur existence. Le chemin de mon frère aide le mien, comme le mien l’aide aussi… Apprécions les personnes avec lesquelles nous cheminons. Aidons-nous à avancer les uns, les autres.

Père Jean-Luc Fabre


Homélies d'evangeli.net

«Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

Aujourd'hui, nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Lui-même nous raconte dans son Évangile sa conversion. Il était assis à l'endroit où l'on collectait l'impôt et Jésus l'invita à le suivre. Matthieu -dit l'Évangile- «se leva et le suivit» (Mt 9,9). Avec lui, s'adjoint au groupe des Douze un homme totalement différent des autres apôtres, tant par sa formation que par sa position sociale et sa fortune. Son père lui avait fait faire des études d'économie pour pouvoir fixer le prix du blé et du vin, des poissons que Pierre, André et les fils de Zébédée devaient lui apporter, et des perles précieuses dont parle l'Évangile.

Son métier de collecteur d'impôts était mal vu. Ceux qui l'exerçaient étaient considérés comme des publicains et des pécheurs. Il était au service du roi Hérode, maître de la Galilée, un roi haï par son peuple et que le Nouveau Testament nous présente comme adultère, assassin de Jean-Baptiste et se moquant de Jésus le Vendredi Saint. À quoi songeait Matthieu quand il allait rendre des comptes au roi Hérode? Sa conversion dût supposer pour Matthieu une véritable libération, comme le montre le banquet auquel il invita publicains et pécheurs. Ce fut sa manière de prouver sa reconnaissance au Maître d'être sorti d'une situation misérable et d'avoir trouvé le vrai bonheur. Saint Bède le Vénérable écrit, en commentant la conversion de saint Matthieu: «La conversion d'un collecteur d'impôts donne un exemple de pénitence et d'indulgence à d'autres collecteurs d'impôts et pécheurs (…). Dès le premier instant de sa conversion, il attire à Lui, c'est-à-dire au salut, tout un groupe de pécheurs».

Dans sa conversion se manifeste la miséricorde de Dieu comme l'indiquent les paroles de Jésus face aux critiques des pharisiens: «C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

Abbé Joan PUJOL i Balcells

http://evangeli.net/evangile


Homélie du Père Philippe

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 Meditations RC

Prière d'introduction

 

« Aie pitié de moi, Seigneur ! Voilà, je ne cache pas mes blessures : tu es le médecin, moi le malade ; tu es miséricordieux, moi misérable. Je place toute mon espérance dans ta grande miséricorde » (Saint Augustin).

 

Demande

 

Seigneur, que ce moment de prière puisse être une rencontre avec toi, un dialogue sincère et chaleureux.

 

Points de réflexion

 

1. Comme il était à table dans la maison, voici que de nombreux publicains et pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples. Seigneur, tu t’invites chez Matthieu. Cette parole de l’Évangile, parole vivante, me dit qu’aujourd’hui, tu viens te mettre à table avec moi. J’ai du mal à le croire ! Comme ci ce soir, mes invités à la maison, ce sont toi et tes amis ! Encore mieux que de recevoir le pape ou ma star préférée ! Non, vraiment, je ne peux pas l’imaginer ! Tu as sûrement plein d’autres choses à faire et en plus, « je ne suis pas digne de te recevoir »… Et pourtant, oui, je suis important pour toi, tu veux venir chez moi. Tu me le confirmes dans ce passage de l’Apocalypse (3, 20) : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi ».
Tu partages ton pain avec qui t’ouvre la porte, même les pécheurs. Tu veux entrer dans leur intimité, être leur ami, peu importe leurs faiblesses d’ailleurs, justement parce qu’ils ont tant besoin de toi, tu viens chez eux, pour les guérir. Voilà qui me rassure, tu peux donc venir chez moi, la porte est ouverte.

 

2. Et comment serait un dîner avec toi ? Certainement inoubliable ! Comment te recevrais-je ? Que te ferais-je à manger ? Que mettrais-je ? Que dirais-je ? Que me dirais-tu ? Ou mieux encore, comment est-ce que je te reçois quand tu viens me rendre visite ? Qu’est-ce que je te dis ? Comment je t’écoute ? Comment je me prépare ?
À chaque messe, à chaque banquet eucharistique, je suis à table avec toi et tes amis. Et chaque fois que quelqu’un me demande un peu de mon temps, de mes biens, de mon attention, c’est toi qui viens.

 

3. « C'est la miséricorde que je veux et non le sacrifice ». En cette année de la miséricorde, j’ai peut-être déjà approfondi ce sujet, mais ce matin, je voudrais de nouveau en parler avec toi. Qu’est-ce que la miséricorde ? Le pape François, dans son message pour le Carême 2016, nous dit que « la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante (hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales ». Dieu nous aime comme une maman, comme un papa, comme un époux, d’un amour tendre et inébranlable. « La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux ».

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, moi qui reçois ta visite, ta miséricorde, ton amour qui guérit, tant de fois par jour, aide-moi à partager ces trésors avec les autres. Aide-moi à être miséricordieux comme le Père !

 

Résolution

 

Vivre la prochaine messe comme un repas avec Jésus, à l’écoute, lui ouvrant mon cœur, le remerciant, lui demandant ce que je peux faire pour lui et avec lui.

Mélanie Duriez, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr


 

HOMELIE du Père Gilbert Adam

"Comme Jésus était à table, dans la maison, beaucoup de collecteurs des taxes et de pécheurs étaient venus prendre place avec Jésus et ses disciples."

La vie de Matthieu bascule à l’appel de Jésus. C’est le mystère de la liberté personnelle, de la reconnaissance entre ces deux hommes. Mathieu manifeste sa reconnaissance dans un repas de fête qu’il donne à Jésus. Ce ne sont pas seulement les paroles de Jésus qui constituent la base de son enseignement mais surtout ses gestes, sa façon de faire. Il s’assoit à table avec les pécheurs, parle avec eux, n’a pas honte de se trouver en leur compagnie. Lors de son baptême, Jésus prend place au milieu d’eux. Sur la croix, il meurt entre deux malfaiteurs. Jésus appelle Matthieu à sa suite, et il le suit ! Cet appel et sa réponse a une dimension sociale, les amis de Matthieu sont invités au banquet de fête. Jésus qui les accueille est à la joie de la fête. Les ennemis de Jésus cherchent à détruire ce groupe nouveau qui se constitue, à semer un esprit de discorde entre les disciples et les nouveaux, publicains et pécheurs. Sous le regard de Jésus, chacun peut se reconnaître lui-même, se savoir appeler à grandir, à prendre les choses autrement. L’atmosphère n’est plus au jugement ou à l’exclusion mais à l’accueil et à l’amitié. La souplesse de la relation permet à Matthieu et à ses amis de revoir leur existence. Jésus est « Dieu-avec-nous » qui pose un regard qui ne juge pas et ne condamne pas. Son regard est fait d’amitié et de miséricorde. C’est le regard qu’il pose sur Matthieu, un regard qui change complètement sa vie.

"Les pharisiens disaient à ses disciples : Pourquoi votre maître mange–t–il avec les collecteurs des taxes et les pécheurs ? Jésus, qui avait entendu, dit : Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades." Être accueilli par Jésus, c’est accueillir son Royaume de Justice et de Paix. Il s’agit pour nous de vivre dans une communion personnelle et intime avec Dieu, notre Père des cieux. Dieu nous aime, il est venu nous chercher en Jésus. De nous-même, nous ne pouvons pas accéder à la vie divine, c’est un don de Dieu. Être sauvé, c’est accueillir cet amour de Dieu qui nous établi dans une relation nouvelle avec lui. Nous sommes placés par amour dans cette relation d’amour infini qui existe entre le Père et le Fils dans l’Esprit Saint. Être sauvé, c’est être aimé et participer à l’amour de Dieu. Dès lors, nous comprenons que cette justification ne peut être que gratuite. On ne peut prétendre s’imposer dans une relation amoureuse. L’amour ne se paye que par l’amour. En choisissant Mathieu, Jésus fait un geste provocateur. Il ne se contente pas d’appeler un pécheur comme apôtre, il ose « faire table commune » avec lui.

Allez apprendre ce que signifie : « Je veux la compassion et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Notre salut est un don gratuit de Dieu. Nos actions auront des conséquences sur notre relation avec nos frères. Si nous sommes aimés de Dieu gratuitement, et sans mérite de notre part, son amour nous appelle à aimer à notre tour. Désormais, il s’agit pour nous, non plus de gagner ce don, mais de vivre selon l’Esprit Saint qui nous habite. Les œuvres de bonté seront nécessaires pour rayonner le don que nous avons reçu dans l’Esprit Saint. Ayant découvert et reçu l’amour infini de Dieu, nous cherchons à vivre en conformité avec l’Esprit Saint qui nous habite, à collaborer avec l’amour de Dieu. Dieu nous accueille au sein de l’amour trinitaire. Nous exprimons cette réalité spirituelle par notre bonne volonté orientée vers la coopération active du Royaume de Dieu. Notre foi, vécue en acte et en vérité, développe une communion effective avec nos frères. Dieu veut la tendresse et la miséricorde et Jésus nous invite à suivre son exemple. C’est dans les petites actions de tous les jours que notre foi se révèle. Guéris par le Christ, nous sommes transformés en lui, enrichi de son Amour. C’est dans le Christ, sauvé par sa Passion et par sa Résurrection, que nous faisons la paix entre nous et devenons des artisans de Paix.

Nous demandons à Jésus la grâce d’entendre cette Parole : Je ne suis pas venu pour les bien portants, je suis venu pour les malades.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 

Commentaire de L'Evangile au Quotidien

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr. Contre les hérésies, III, 11,8 ; 9,1 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.493)

Une des premières attestations historiques des évangélistes

Les apôtres s'en allèrent jusqu'aux extrémités de la terre, proclamant la Bonne Nouvelle des bienfaits que Dieu nous envoie et annonçant aux hommes la paix du ciel (Lc 2,14), eux qui possédaient tous également, et chacun en particulier, la Bonne Nouvelle de Dieu. Matthieu précisément, chez les Hébreux, a fait paraître dans leur propre langue une forme écrite d'évangile alors que Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Église. Après leur mort, Marc, le disciple et l'interprète de Pierre (1P 5,13), nous a transmis lui aussi par écrit la prédication de Pierre. De même Luc, le compagnon de Paul, a consigné en un livre l'évangile prêché par celui-ci. Ensuite Jean, le disciple du Seigneur, le même qui a reposé sur sa poitrine (Jn 13,25), a publié lui aussi l'évangile pendant son séjour à Éphèse.

Matthieu, dans son évangile, raconte la génération du Christ comme homme : « Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham : voici quelle fut la génération du Christ » (Mt 1,1-18). Cet évangile présente donc le Christ sous sa forme humaine ; c'est pourquoi le Christ y est toujours animé de sentiments d'humilité et demeure un homme de douceur... L'apôtre Matthieu ne connaît qu'un seul et même Dieu qui a promis à Abraham de multiplier sa descendance comme les étoiles du ciel (Gn 15,5) et qui par son Fils le Christ Jésus nous a appelés du culte des pierres à sa connaissance (Mt 3,9), de sorte que, « ce qui n'était pas un peuple est devenu son peuple, et que celle qui n'était pas la bien-aimée est devenue l'aimée » (Os 2,25 ; Rm 9,25). http://levangileauquotidien.org

 


 

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Evangile, Saint et Homélie du Lundi 19 septembre 2016. Mettre la lampe sur le lampadaire


Lundi 19 septembre 2016

Nous sommes en temps ordinaire: 25e semaine

L'Église fête : Apparition de Notre Dame de La Salette
Saint(s) du jour : St Janvier (Gennaro), évêque de Naples et martyr († IVe s.)



Livre des Proverbes 3,27-34.

Mon fils, ne refuse pas un bienfait à qui tu le dois, quand ce geste est à ta portée. Ne dis pas à ton prochain : « Va-t’en, tu reviendras, je donnerai demain ! », alors que tu as de quoi. Ne travaille pas au malheur de ton prochain, alors qu’il vit sans méfiance auprès de toi. Ne cherche pas de vaine querelle à qui ne t’a pas fait de mal. N’envie pas l’homme violent, n’adopte pas ses procédés. Car le Seigneur a horreur des gens tortueux ; il ne s’attache qu’aux hommes droits. Malédiction du Seigneur sur la maison du méchant, bénédiction sur la demeure des justes. Il se moque des moqueurs, aux humbles il accorde sa grâce.

Psaume 15(14),1a.2.3bc-4ab.4d-5.

Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n'outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n'accepte rien qui nuise à l'innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 8,16-18.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


Homélie ou Méditation du jour

Homélie du Père Philippe

La parole de ce jour fait suite à la parabole du Semeur, et plus particulièrement à l’explication que le Seigneur en a donnée. Cette interprétation est une lumière capable d’illuminer l’auditeur attentif, et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité face à la Parole. La fécondité de nos vies dépend en effet de la qualité de l’accueil que nous réservons à l’Evangile : voilà un avertissement qui mérite bien qu’on le diffuse, qu’on le crie sur les toits comme le firent les prophètes. Une telle « lumière » ne saurait restée cachée : elle est tout au contraire destinée à être placée « sur le lampadaire pour que ceux qui entrent – entendons : ceux qui cherchent à se rapprocher de Dieu, qui désirent entrer en relation avec lui – voient la lumière », c'est-à-dire qu’ils discernent la place essentielle de la Parole dans leur vie et l’urgence de son accueil, qu’en le comprenant ils se convertissent, et qu’en se convertissant ils aient la vie.

« Rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. » Cette affirmation de Jésus devrait conclure définitivement le débat sur le caractère secret des enseignements qu’il aurait prodigués à ses proches. Les paroles du Seigneur ne demeurent cachées ou obscures que pour ceux qui refusent de les écouter - ou de les entendre au niveau où Jésus les prononce. Mais la Bonne Nouvelle frappe à la porte de tous les cœurs disponibles afin d’y révéler le vrai visage de Dieu. Notre Seigneur ne donne pas un enseignement énigmatique qui ne serait accessible qu’à un petit nombre d’initiés. Certes il parle en paraboles, mais c’est afin que chacun puisse comprendre au niveau d’intelligence spirituelle auquel il est parvenu, et continuer à s’en nourrir en approfondissant toujours davantage son interprétation. Jésus n’impose pas une idéologie ; il ne se substitue pas à la liberté de ses interlocuteurs : il les met en route, il propose un chemin de conversion concret, à mettre en œuvre, « à force de persévérance », au jour le jour. Celui qui s’y engage, découvre qu’il ne marche pas seul, mais que Notre-Seigneur l’accompagne et pourvoit au nécessaire à chaque étape ; car « les hommes droits sont ses intimes » (Proverbes 3, 32).

C’est ainsi que celui qui accueille la Parole telle qu’elle se donne « dans un cœur bon et loyal », « recevra encore » ; alors que « celui qui n’a rien » - précisément parce qu’il n’écoute pas avec bienveillance - « se fera enlever même ce qu’il paraît avoir », puisque ce qu’il a entendu ne lui sert à rien.

De tout cela, les disciples ont à être les témoins : pas question de demeurer dans un cercle restreint de « gnostiques », possédant un « savoir » salvifique. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Le salut nous est offert dans une relation personnelle d’amitié avec Jésus. Une telle connaissance est en soi incommunicable ; mais le chemin d’accès à cette rencontre salvifique doit être rendu accessible au plus grand nombre grâce au labeur apostolique.

« Entre le secret et la (dé)monstration, se tient la révélation » (Paul Ricœur) : la Parole est invitation à un dialogue qui respecte les interlocuteurs. Le Seigneur s’y donne tout en demeurant voilé dans son Mystère. Car le fruit de la rencontre n’est pas que nous comprenions qui est Dieu, mais que nous soyons transformés en lui, afin de le connaître comme il nous connaît.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


Meditations RC

Prière d'introduction

 

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. « Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés » Ps 51 (50), 12-15.

 

Demande

 

Seigneur, donne-moi une foi authentique et lumineuse.

 

Points de réflexion

 

1. « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière ». L’image de la lampe que nous donne le Seigneur dans ce texte nous renvoie à notre mission en tant que disciple du Christ de donner de la lumière au monde par notre foi. La lumière que nous donne notre foi en Jésus n’est pas que pour nous. Saint Paul, dans sa lettre aux Galates, dit : « Car, dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité » (Gal 5, 6). Il faut donc que notre foi se manifeste, donne de la lumière aux autres, qu’elle soit agissante par notre charité. Une foi sans œuvres, une foi qui ne se voit pas dans notre façon de penser, de parler et d’agir reste stérile. La lettre de saint Jacques nous parle aussi très clairement de cela. « Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte (Jc 2, 15-17). C’est une belle invitation à vivre les œuvres de la miséricorde. Demandons au Seigneur la force de mettre notre foi en action.

 

2. « Car rien qui n’est caché qui ne doive apparaître au grand jour ». Autant il est vrai que notre foi a besoin des œuvres pour porter du fruit et pour donner de la lumière, il est aussi vrai que les œuvres sans la foi sont stériles. Le Royaume de Dieu est avant tout un Royaume dans le cœur de l’homme. La foi, c’est aussi dans le cœur que cela se passe. Il ne suffit pas de s’agiter extérieurement, de faire plein de belles choses extérieurement pour vivre sa foi. Le Seigneur nous appelle à une vraie communion d’amour et d’amitié avec lui et avec notre prochain dans notre cœur. Si j’ai fait connaissance de l’amour de Dieu mais je ne lui prête guère de mon temps ou de mon attention dans mes activités quotidiennes, dans la prière, dans les sacrements, dans sa Parole il sera difficile pour moi de vivre la foi. Si je fais le bien extérieurement mais en même temps mon cœur est plein de rancune et de mépris pour certaines personnes, de colère, d’envie, de jalousie, de mensonge, de pensés impures je vais difficilement pouvoir vivre ma foi qui est une communion d’amour avec Dieu et avec mon prochain. Il est très difficile de demeurer dans le bien quand notre cœur est atteint par le mal et nous savons bien que nous avons besoin d’un cœur pur pour retrouver la paix et le bonheur dans notre vie. N’ayons pas peur d’admettre nos incohérences, de les exposer à la lumière du Christ et de les confier à son pardon et à sa miséricorde.

 

3. « Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé ». Cette phrase énigmatique nous invite à vivre dans l’authenticité. La foi qui est une communion d’amitié et d’amour avec Dieu et notre prochain nous ouvre le cœur pour recevoir beaucoup de grâces de la part du Seigneur. Mais si ma foi n’est pas authentique, soit parce qu’elle manque d’une vraie relation d’amour avec Dieu et mon prochain ou parce qu’elle n’a pas les œuvres pour la compléter, je peux croire avoir la foi mais finalement en réalité elle n’est plus là ou bien elle s’est amoindrie. Cet examen de conscience, le Seigneur nous demande de le faire tous puisqu’il peut y avoir des moments dans notre vie où nous pouvons manquer de foi. L’important ce n’est pas de se décourager quand nous constatons que notre foi s’affaiblit mais de se convertir en reprenant une amitié plus intense avec le Seigneur dans la prière ou en ayant un amour plus intense et actif pour mon prochain, même ceux qui sont difficiles à aimer. La conversion n’est pas un moment rare dans la vie du chrétien mais une dynamique qui nous pousse chaque fois plus à aimer Dieu et notre prochain au quotidien. Demandons au Seigneur intensément cette grâce de la conversion du cœur.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus, merci pour le don que tu m’as fait de la foi en toi. Cette communion d’amour avec toi m’apporte beaucoup de joie, de paix et de lumière dans ma vie. Que cette foi que j’ai reçue puisse être lumineuse et agissante dans la charité pour que je puisse la partager avec tous mes frères et sœurs. Je reconnais que parfois je t’oublie et que parfois mon cœur n’est pas toujours bienveillant ou disponible pour mon prochain. Aide-moi, Seigneur, à me convertir. Donne-moi une foi plus authentique.

 

Résolution

 

Prendre un moment de communion avec le Seigneur dans la prière ou faire un acte de charité envers quelqu’un, selon la dimension de ma foi qui me manque le plus en ce moment. Je peux aussi participer au sacrement de réconciliation pour exposer à l’amour du Seigneur les incohérences dans le vécu de ma foi.

 

Père Richard Tardiff, LC

http://www.regnumchristi.fr


 

HOMELIE du Père Gilbert Adam

Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit ;

0n la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Jésus attire notre attention sur la lampe qui est allumée, qui ne doit pas être empêchée de rayonner la lumière autour d’elle. Plus elle brille, plus la lumière s’accroît. Cette lampe représente notre vie. Dieu a allumé cette lampe qui fait naître une flamme dans nos yeux. La Parole de Dieu dit notre vie comme une lumière qu’elle éclaire, comme une lampe sur notre sentier. Cette lumière vivante nous est transmise par la vie et l’enseignement de Jésus. Lorsque nous laissons la Parole du Christ vivre en nous, nous lui donnons tout l’espace nécessaire pour qu’elle s’enracine dans notre cœur. Elle prend la direction de notre vie, et nous devenons de plus en plus à l’image de Jésus, qui est la source de toute lumière, et qui donne lumière au monde. Jésus est venu allumer le grand feu de l’Amour. Seul, celui qui le suit, conforme sa vie à la vie de Jésus, il entre en possession de la connaissance qui délivre de l’obscurité. Ayant la lumière du Christ en nous, nous devenons nous-mêmes des lumières. Alors la parole de Dieu se réalise en nous, d’une manière cachée, elle va se répandre ensuite dans un grand feu d’amour pour le monde !

Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. La vérité éclaire et révèle la réalité des choses, qui un jour, prendront pleinement leur sens. La lumière et la vérité seront si manifestes qu’il sera impossible de cacher quoi que ce soi : La pleine révélation de la justice divine sera suivie du jugement au sujet de tout ce qui est caché. Suivre Jésus, c’est croire en lui comme Sauveur, et lui remettre entièrement sa vie. Lorsque Dieu, par Jésus, allume notre lampe et fait de nous des lumières, il veut que cette lumière resplendisse, et non qu’elle soit cachée. Le monde, comme un épais nuage, cache l’éclat de notre lumière, il voudrait que notre lampe ne brille plus du tout. Si nous laissons les préoccupations nous envahir, la Parole de Dieu sera mise sous le boisseau, or notre flambeau doit être entretenu. Les pires méchancetés ne peuvent pas jeter d’ombre sur notre lumière si nous vivons dans la vigilance de la grâce de Dieu. Un sourire, une main tendue, un regard donne la vie et nous rend vraiment accueillant, tourné vers l’autre, regardant qui est à côté, pour lui dire une parole agréable, ou bien encore l’aider, s’il a besoin d’être aidé. C’est ainsi que s’allume un petit feu, avec de petites brindilles qui vont lancer un grand brasier.

Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il paraît avoir. » Dieu pourvoit à tous nos besoins sans que nous ayons à nous faire de souci. Il nous faut recherchez le Royaume de Dieu dans la Parole de Dieu qui est une source de vie et de grâce. Jésus souligne la disposition de notre cœur qui entend la vérité. Dans la mesure où nous sommes fidèles à l’emploi qui nous est confié, nous accordera plus de grâces. Celui qui écoute avec un esprit avide de comprendre et d’obéir à la vérité, recevra beaucoup plus encore. La gratuité du don de Dieu nous donne la liberté d’en disposer, dans la lumière, à son service. La grâce de Dieu fait fructifier le bien, et nous sommes appelés à être de bons intendants au service de notre prochain. Notre Dieu d’amour nous demande des attitudes d’amour pour demeurer dans le feu de l’Amour. Jésus, en prenant la parabole de la lampe qui brule, dit qu’Il est venu allumer un grand feu. Il nous donne ce qu’il faut pour que ce Feu de l’amour divin brûle dans le monde. Le mystère du Corps et du Sang du Christ offert à chaque Eucharistie et reçu en communion est là pour alimenter en permanence ce feu d’amour : C’est un Pain de vie et un Vin de noces qui réchauffe notre cœur.

Nous demandons la grâce de ne négliger aucun des petits moyens qui permettent au feu de l’amour de se propager par notre cœur en communauté.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 

Abbé Joaquim FONT i Gassol (Igualada, Barcelona, Espagne)

«On la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière»

Aujourd'hui, cet Évangile si bref est riche en thèmes qui attirent notre attention. En premier lieu, “faire la lumière”: tout est évident aux yeux de Dieu! Deuxième grand thème: les Grâces sont entrelacées, la fidélité à l'une attire les autres: «Gratia pro Gratia» (Jn 1,16). Enfin, voici un langage humain pour des choses divines et perdurables.

Lumière pour ceux qui entrent dans l'Église! Depuis des siècles, les mères chrétiennes ont enseigné dans l'intimité leurs enfants par des paroles expressives, mais surtout avec la “lumière” de leur bon exemple. Elles ont aussi semé avec cette franchise typique du peuple et de l'Évangile, recueillie dans nombre de dictons pleins de sagesse et de foi. L'un d'entre eux dit ceci: «Illuminer et non disséminer». Saint Matthieu nous dit: «(…) elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,15-16).

Notre examen de conscience en fin journée peut se comparer aux comptes de l'épicier qui fait sa caisse pour voir le produit de son travail. Il ne commence pas en se demandant: —Combien ai-je perdu? Mais plutôt: —Qu'est-ce que j'ai gagné? Puis: —Comment pourrais-je gagner davantage demain, que puis-je améliorer? La révision de notre journée finit dans l'action de grâces et, par contraste, en un acte d'amour douloureux. —Je souffre de ne pas avoir aimé plus et j'espère, plein d'ardeur, étrenner demain un nouveau jour pour plaire davantage à Notre Seigneur, qui toujours me voit, m'accompagne et m’aime tant. —Je veux apporter plus de lumière et diminuer la fumée du feu de mon amour.

Dans les soirées familiales, parents et grands-parents ont forgé —et forgent encore— la personnalité et la piété des enfants d'aujourd'hui et des hommes de demain. Ça en vaut la peine! C'est urgent! Marie, Étoile du matin, Vierge de l'aube qui précède Jésus, Lumière du Soleil, guide-nous et donne-nous la main. «Ô Vierge bienheureuse! Il est impossible que se perde celui sur qui tu as posé ton regard» (Saint Anselme). http://evangeli.net



Saint Chromace d'Aquilée (?-407), évêque. Homélies sur l'évangile de Matthieu, n° 5, 1.3-4 ; CCL 9,405 (trad. bréviaire 11/06).

Mettre la lampe sur le lampadaire

Le Seigneur appelle ses disciples « lumière du monde » (Mt 5,14) parce que, éclairés par lui, qui est la lumière éternelle et véritable (Jn 1,9), ils sont devenus à leur tour une lumière dans les ténèbres. Parce qu'il est lui même « le Soleil de justice » (Ma 3,20) le Seigneur peut aussi appeler ses disciples « lumière du monde » ; c'est par eux, comme par des rayons étincelants, qu'il déverse la lumière de sa connaissance sur la terre entière... Éclairés par eux, nous-mêmes, de ténèbres que nous étions, nous sommes devenus lumière, comme le dit saint Paul : « Autrefois, vous n'étiez que ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière » (Ep 3,8). Et encore : « Vous n'appartenez pas à la nuit, ni aux ténèbres ; vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour » (1Th 5,5). Saint Jean a eu raison d'affirmer dans sa lettre : « Dieu est lumière » (1,5) et « Celui qui demeure en Dieu est dans la lumière » (1,7)... Ainsi donc puisque nous avons la joie d'être délivrés des ténèbres de l'erreur, nous devons vivre dans la lumière, comme des fils de lumière... Ce qui fait dire à l'apôtre Paul : « Parmi eux, vous apparaissez comme des sources de lumière dans le monde, vous qui portez la parole de vie » (Ph 2,15)...

Cette lampe resplendissante, qui a été allumée pour servir à notre salut, doit toujours briller en nous... Cette lampe de la Loi et de la foi, nous ne devons donc pas la cacher, mais l'installer toujours dans l'Église comme sur le lampadaire, pour le salut d'un grand nombre, afin de jouir nous-mêmes de la lumière de sa vérité, et d'en éclairer tous les croyants.

divine. 

 


 

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Evangile, St et Homélie du Me 14 sept 2016. Fête de la Croix Glorieuse


Mercredi 14 septembre 2016

Fête de la Croix Glorieuse

Saint(s) du jour : St Cyprien de Carthage, évêque et martyr († 258), St Albert de Jérusalem, évêque et martyr († 1215)



Livre des Nombres 21,4b-9.

En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume 78(77),3-4ac.34-35.36-37.38ab.39.

Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l'âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur cœur n'était pas constant envers lui ;
ils n'étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait.
Il se rappelait : ils ne sont que chair,
un souffle qui s'en va sans retour.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,13-17.

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »


 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 

 


 

 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

Homélie du Père Philippe

 

L’épisode du « serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert », fait allusion à une pratique un peu ambiguë, vestige d’un vieux rite magique, dont nous avons entendu le récit en première lecture. Le désert est un espace inhospitalier où rôde la mort. Or c’est à ce lieu qu’est rattachée pour « tout homme qui croit » une possibilité de vivre, et même d’« obtenir la vie éternelle ».

Le paradoxe est encore accru par le fait que les hommes obtiennent le salut par la médiation d’un serpent, qui est normalement l’agent mortifère par excellence : voilà que cet animal qui porte la mort dans sa gueule, devient vecteur de vie par son élévation. Moïse en effet n’a pas exterminé les serpents, ni empêché qu’ils mordent les israélites ; mais à ceux qui étaient mordus, il propose d’échapper à la conséquence mortelle de la morsure, en les invitant à lever les yeux vers le serpent élevé sur le mât. Par cette position insolite, ce serpent - animal terrestre par excellence – est arraché à sa signification habituelle, et se trouve investi d’un sens nouveau, qu’il tire de l’élément auquel il est associé par son élévation, à savoir le ciel.

 

 

Jésus s’appuie sur cet épisode de la marche au désert, pour signifier ce qu’il en sera de sa mort : le lieu propre des cadavres est sous terre, là où la vie ne pénètre pas ; élevé sur la Croix, le corps du Christ va tout au contraire recevoir d’en-haut une vie radicalement nouvelle et éternelle. Jésus crucifié surélève la mort et lui donne un sens nouveau : de défaite de la vie conduisant à la descente au Shéol, elle devient signe d’élévation, de montée vers les hauteurs, vers le « ciel », c'est-à-dire vers la demeure de Dieu, où règne la Vie en plénitude : « La mort ne sera plus, il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance, car le monde ancien est disparu (Apoc 21, 4) ». La mort n’est pas éliminée en tant que telle : elle est dépassée, au sens où elle n’a plus le dernier mot : elle devient passage vers la vie, offerte à travers elle. Le grand mystère est précisément que la vie éternelle nous soit donnée à travers son contraire, la mort : « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est-elle, ô mort, ta victoire ? Où est-il, ô mort, ton aiguillon ? (1 Co 15, 54-55) » La Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ est l’échelle de Jacob par laquelle nous est offerte la possibilité de « monter » de la terre au ciel, de la mort à la Vie, en participant à l’exaltation du Fils de l’Homme à la droite de Dieu son Père. Telle est l’Alliance nouvelle et éternelle entre Dieu est les hommes : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ; ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle ».

 

 

 

A l’initiative déconcertante de Dieu, nous ne pouvons répondre que par l’humble accueil, dans la foi, du salut qu’il nous offre en son Fils. Tendons la main, non plus vers le fruit mortifère de l’Arbre de la connaissance, mais vers le fruit vivifiant qui s’offre à nous sur l’Arbre de la Croix : l’Eucharistie de Notre Seigneur, qui nous donne part dès à présent à sa vie filiale.

 

 

 

Père Philippe

 

 


 

 

 

Méditation RC

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, par ce passage d’Évangile, tu m’appelles et m’invites à accueillir la foi qui enracine ma vie sur le mystère de ton incarnation. Toi, le Fils de Dieu, tu es descendu au milieu des hommes, tu as pris notre nature humaine pour nous montrer le chemin à suivre pour retourner au Père. Et par cette incarnation, tu as offert ta vie et vaincu la mort en ressuscitant après avoir été martyrisé, humilié et crucifié entre deux malfaiteurs. Seigneur, si tu n’avais accepté cette mort humiliante sur la croix, nous n’aurions jamais pu prétendre être assis à ton côté, glorifiant Dieu avec toi et à ton exemple. Oui, Seigneur, sois remercié de cette croix glorieuse à tout jamais !

 

Demande

 

Seigneur, enracine en moi cette foi pour que je puisse, à mon tour, proclamer au milieu de ceux que je connais, la rédemption de tous les hommes et de chacun en particulier dès lors que nous accueillons la vie que tu es venu donner à ceux qui lèvent les yeux vers toi.

 

Points de réflexion

 

1. « Nul n’est monté au ciel » réponds-tu à Nicodème, ce notable juif, qui cherchait à savoir si tes paroles venaient du ciel ou d’ailleurs. Les paroles que tu profères ne viennent que de Dieu, assures-tu. Nul, s’il ne croit à tes paroles, ne pourra entrer au ciel. Les hommes d’ici-bas doivent d’abord lever les yeux vers celui que le Père a envoyé, tout comme les fidèles devaient regarder le serpent d’airain que Dieu avait demandé à Moïse de fabriquer et de placer sur un mât pendant la traversée du désert. Tu veux que Nicodème reconnaisse en toi celui que le Père a envoyé au milieu des siens. Quiconque regardait le serpent d’airain était guéri de ses blessures et c’est vers toi, aujourd’hui, que les hommes doivent tourner les yeux pour être guéris des blessures du péché qui les a séparés de Dieu. C’est à travers toi que le peuple pourra rejoindre le salut éternel que Dieu a promis à son peuple au moment de la chute originelle. Être guéri de la morsure du serpent, c’est renouer l’Alliance, c’est ce que Nicodème attend avec tous les membres du Peuple élu.

 

2. « Hormis celui qui est descendu du ciel ». Cette nouvelle Alliance ne peut passer que par toi qui es descendu d’auprès du Père. Comment un homme aussi intelligent et ouvert soit-il, peut-il entrer dans ce mystère ? Ici, les capacités humaines ne suffisent pas : elles ne peuvent remplacer la foi et à c’est cette foi que tu veux que Nicodème s’ouvre. Il faut qu’il soit soutenu par Dieu lui-même. « Une fois remonté au ciel, je vous enverrai un autre Paraclet qui vous fera tout comprendre » diras-tu plus tard à tes disciples, mais ici, tu ne peux qu’inviter Nicodème à se convertir à cette foi. Pour avoir la vie éternelle, il faut croire à celui qui sera élevé de terre.
Tu veux que Nicodème, qui connaît les Écritures et les promesses qu’elles contiennent, en te voyant lorsque tu seras sur la croix, puisse comprendre que tu es véritablement le « Serviteur souffrant » dont parle Isaïe, celui qui a offert sa vie en rachat pour la multitude.

 

3. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique » pour que l’homme puisse partager la vie divine et participer à cette vie en lui. Tu veux que Nicodème comprenne que de toute éternité le dessein de Dieu est que l’homme partage sa vie et sa gloire. Le péché de l’homme a mis un obstacle à ce retour, mais le Père t’a envoyé dans le monde, au milieu des hommes, pour qu’ils puissent revenir à lui. Tu n’es pas venu pour juger le monde, mais pour que les hommes croient en toi et te suivent malgré les croix et les difficultés. Tu veux que Nicodème te reconnaisse, sous l’aspect et la réalité d’un homme comme les autres, comme « l’envoyé du Père ». C’est le plan de Dieu pour nous unir à lui. Tu sais que ton retour auprès du Père inaugure dès maintenant le retour de chaque homme qui croit et croira en toi.
Tu sais que l’Esprit Saint est là pour aider l’homme, tout homme, à ouvrir son cœur et adhérer à la foi en disant comme le centurion qui a participé à ta crucifixion : « Vraiment cet homme était fils de Dieu ».

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu sais bien que je ne suis pas Nicodème mais tu sais que, comme lui, j’ai besoin de croire que tu nous as ouvert la porte du salut par ta croix. Permets-moi d’accompagner Marie, celle que tu m’as donnée pour Mère et que je sache participer au salut du monde, au salut de mes frères, au salut de tous les hommes qui sont appelés à te reconnaître au milieu des difficultés de chaque jour. Qu’avec elle, ta présence sur la croix, me permette de glorifier Dieu et de participer à sa charité.

 

Résolution

 

Vénérer la croix glorieuse et prier le rosaire avec Marie pour participer au salut du monde que tu es venu réaliser sur cette croix.

 

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de RC


 

 

"Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme."

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle." La fête de la croix glorieuse que nous célébrons nous invite à contempler la Croix et la mort de Jésus comme une source de vie, une source de guérison pour chacun de nous. C’est un paradoxe difficilement compréhensible pour beaucoup. La foi nous donne à contempler l’horreur du supplice de la croix pour y découvrir l’étonnante « vie qui surgit de cet arbre qui donnait la mort. » La croix est glorieuse ! Comment peut se faire la transformation d’un instrument qui donne mort, en un lieu où surgit une source de vie ? Car la croix que nous contemplons est un instrument de supplice, le lieu de la souffrance du Christ ! En célébrant « l’exaltation de la Croix », nous célébrons Jésus qui a été élevé jusqu’à la Gloire du Père par le don total qu’il a fait de lui-même pour notre salut. La « Croix glorieuse » nous fait contempler la victoire de Jésus sur les forces du mal, sur la mort. Elle devient ainsi le signe de la réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité, le signe de la victoire de la Vie sur la mort. La vie éternelle, c’est l’Amour infini de Dieu que nous accueillons par la foi. C’est dans la nuit de la Foi que se réalise le mystère de la Compassion de Marie que nous rejoignons au pied de la Croix ou Jésus est élevé. Quand nous sommes dans la détresse, nous avons besoin les uns des autres. Nous faisons mémoire de la croix glorieuse de Jésus auprès de tous ceux, qui, de part le monde, subissent la persécution. Nous nous tournons vers ceux qui sont « saisis » par la souffrance et nous demandons pour eux la patience et la persévérance de Jésus !

"Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle." L’exaltation de Jésus crucifié est la conséquence de son abaissement. Le Verbe de Dieu, qui partageait la gloire du Père, a préféré abandonner cette plénitude, pour se cacher dans notre humanité. Dans l’Incarnation du Verbe se manifeste l’amour de Jésus pour nous, et l’amour de son Père qui nous le donne. La transformation de la mort en vie, de la croix comme supplice, à la Croix comme source de Vie, s’opère par l’acte d’amour qui animait Jésus et son Père alors qu’il traversait les épreuves de sa passion. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix nous invite à méditer sur le lien profond qui unit la célébration Eucharistique et le mystère de la Croix. Chaque messe est la célébration sacramentelle du mystère pascal de Jésus, elle rend actuel le sacrifice rédempteur du Christ. L’Eucharistie nous rappelle quotidiennement que notre salut jaillit de ce mystérieux échange, dans lequel le Fils de Dieu épouse la mort pour nous donner gratuitement part à sa vie divine. Au-delà du processus de transformation du pain et du vin dans le Corps et le Sang de Jésus, la pâque réalise la transformation de la violence inhumaine en don d’amour. Ce processus de transformation n’a été possible que parce que Jésus a voulu entrer dans le mystère d’amour de son Père et répondre par son amour à la violence qui lui a été faite. Le message de la Croix glorieuse, de la victoire définitive du Christ sur le Mal, sur le péché, le mensonge, et toutes les forces de mort, vient résonner dans notre cœur comme un appel à se dépasser, un appel à croire qu’avec le Christ, tout est possible à Dieu.

"Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé." C’est « l’explosion intime du bien » qui est vainqueur du mal, elle peut engendrer la chaîne des transformations qui, peu à peu, changeront le monde. Jésus, dans l’Eucharistie, dit oui à la volonté de Dieu qui lui demande de donner sa vie pour ses frères et sœurs. C’est par amour du Père et de l’humanité que Jésus dit ce oui crucifiant, c’est même une obéissance eucharistique, c’est par amour et dans l’action de grâces, qu’il dit oui au Père. Par ce oui d’obéissance amoureuse, Jésus me demande de faire de même pour faire jaillir la vie. Quand Jésus nous dit de faire ceci en mémoire de lui, c’est moins la répétition d’un rite, que l’entrée dans son obéissance confiante envers son Père. Suivre le Jésus pour accomplir notre vocation de baptisé peut être crucifiant, nous devons voir les épreuves que nous traversons comme autant d’occasions d’entrer davantage dans la dynamique du don et de l’amour. Ainsi la vie peut jaillir de nos croix aujourd’hui unies à Jésus, comme elle jaillit de la Croix de Jésus, que nous appelons désormais Croix glorieuse. Nous entrons, par la Croix de Jésus, dans le mystère de l’Amour, surs de le rencontrer, puisque la porte d’accès est cet amour victorieux de tout mal. La contemplation de la Croix glorieuse constitue un formidable message d’Espérance.

Nous demandons la grâce de vivre de l’immense amour de Jésus.

Père Gilbert Adam


 

 

 

 

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle»

Aujourd'hui, l'Évangile est une prophétie, c'est-à-dire un regard dans le miroir de la réalité qui nous introduit à sa vérité au-delà de ce que nous rapportent les sens: la Croix, la Sainte Croix de Jésus-Christ, est le Trône du Sauveur. C'est pourquoi Jésus affirme: «Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé» (Jn 3,14).

Nous savons bien que la croix était le supplice le plus atroce et le plus honteux de l'époque. Exalter la Sainte Croix serait pur cynisme si le Crucifié ne s'y trouvait suspendu. La croix, sans le Rédempteur, est cynique; avec le Fils de l'Homme, elle est le nouvel arbre de la Sagesse. Jésus-Christ «s'offrant librement à la passion» de la Croix a ouvert le sens de notre destinée: monter avec Lui sur la Sainte Croix pour ouvrir les bras et le cœur au Don de Dieu, en un admirable échange. Ici aussi il nous convient d'écouter la voix du Père céleste: «Celui-ci est mon Fils (…), qui a toute ma faveur» (Mc 1,11). Nous trouver crucifiés avec Jésus et ressusciter avec Lui: voilà le sens de toutes choses! L'espérance est là, le sens est là, et l'éternité et la vie! Les chrétiens ne sont pas fous quand, dans l'Annonce de la Pâque, ils chantent la louange du péché originel: «Bienheureuse faute de l'homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur», qui par sa douleur a donné sens à la douleur.

«Voici le bois de la Croix qui a porté le salut du monde: venez, adorons» (Liturgie du Vendredi Saint). Si nous parvenons à dépasser le scandale et la folie du Christ crucifié, il ne nous reste plus qu'à l'adorer et à lui rendre grâce pour son Don. Et chercher avec décision la Sainte Croix dans notre vie, pour nous remplir de la certitude que, «par Lui, avec Lui et en Lui», le don de nous-mêmes sera, dans les mains du Père et par l'Esprit Saint, transformé en vie éternelle: «Versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés».


 


Saint Théodore le Studite (759-826), moine à Constantinople . Homélie pour l'adoration de la Croix (Cf. brév. 2e vendredi de Pâques)

La croix, arbre de vie

 

Que la vue de la croix est belle ! Sa beauté n'est pas mêlée de mal et de bien, comme jadis l'arbre du jardin d'Eden. Elle est tout entière admirable, « belle à voir et à partager » (Gn 3,6). C'est un arbre qui donne la vie et non la mort ; la lumière et non l'aveuglement. Elle fait entrer dans l'Eden ; elle n'en fait pas sortir. Cet arbre sur lequel le Christ est monté, comme un roi sur son char de triomphe, a perdu le diable, qui avait le pouvoir de la mort, et a délivré le genre humain de l'esclavage du tyran. C'est sur cet arbre que le Seigneur, comme un combattant d'élite, blessé aux mains, aux pieds et à son côté divin, a guéri les cicatrices du péché, c'est-à-dire notre nature blessée par le Satan.

Après avoir été mis à mort par le bois, nous avons trouvé la vie par le bois ; après avoir été trompé par le bois, c'est par le bois que nous avons repoussé le serpent trompeur. Quels échanges surprenants ! La vie au lieu de la mort, l'immortalité au lieu de la corruption, la gloire au lieu de la honte. C'est avec à-propos que l'apôtre Paul s'est écrié : « Je ne veux trouver ma gloire que dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Ga 6,14)... Au-dessus de toute sagesse, cette sagesse qui a fleuri sur la croix a rendu stupide les prétentions de la sagesse de ce monde (1Co 1,17s)...

C'est par la croix que la mort a été tuée et Adam rendu à la vie. C'est par la croix que tous les apôtres ont été glorifiés, tous les martyrs couronnés, tous les saints sanctifiés. C'est par la croix que nous avons revêtu le Christ et dépouillé l'homme ancien (Ep 4,22). C'est par la croix que nous avons été ramenés comme les brebis du Christ, et que nous sommes rassemblés dans la bergerie d'en haut.

 


 

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Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 08 Sept 2016. Généalogie de Jésus-Christ: Jésus est fils d’Adam, d’Abraham et de David

Lecture du livre de Michée (Mi 5, 1-4a)

Ainsi parle le Seigneur :
    Toi, Bethléem Éphrata,
le plus petit des clans de Juda,
c’est de toi que sortira pour moi
celui qui doit gouverner Israël.
Ses origines remontent aux temps anciens,
aux jours d’autrefois.
    Mais Dieu livrera son peuple
jusqu’au jour où enfantera...
celle qui doit enfanter,
et ceux de ses frères qui resteront
rejoindront les fils d’Israël.
    Il se dressera et il sera leur berger
par la puissance du Seigneur,
par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.
Ils habiteront en sécurité, car désormais
il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
    et lui-même, il sera la paix !


 OU BIEN


Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 8, 28,30)

Frères,  
nous le savons, quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
    Ceux que, d’avance, il connaissait,
il les a aussi destinés d’avance
à être configurés à l’image de son Fils,
pour que ce Fils soit le premier-né
d’une multitude de frères.
    Ceux qu’il avait destinés d’avance,
il les a aussi appelés ;
ceux qu’il a appelés,
il en a fait des justes ;
et ceux qu’il a rendus justes,
il leur a donné sa gloire.


Psaume : Ps 12 (13), 6ab, 6c

Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !

Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 1, 1-16.18-23)

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.


    Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
    Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
    Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
    Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
    Jessé engendra le roi David.


David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
    Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
    Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
    Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
    Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
    Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.


Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
    Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
    Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
    Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.


    Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »


    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

Homélie du Père Philippe

Une succession de noms qui défilent. Un verbe : « engendra », une chaîne de génération, et au terme : un fruit. Le Messie. Jésus. Et nous, enfants des hommes, nous recueillons ce Fruit. Nos mains s’ouvrent pour recevoir le Fruit des générations. Le « Pain de Vie » est le Fruit de cet arbre des générations. Oui, les générations ont défilé ; les visages  se sont succédés, visages de saints comme David le pécheur repenti, Josias le roi pieux que l’on a contemplé transpercé, ou Joseph l’homme juste. Visage de pécheurs comme Jacob le fourbe, de grands pécheurs comme Salomon l’idolâtre ou d'impies comme le roi Acaz. 

 Les visages se sont succédés, les siècles ont passé et ce qui est extraordinaire, c’est que le don de Dieu ne s’est pas éteint. Dieu ne s’est pas découragé, Dieu n’a pas déserté son peuple. Dieu est fidèle, éternellement fidèle à sa promesse.  La grâce a connu l’épreuve du temps. La grâce a connu l’épreuve des impiétés et elle ne s’est pas éteinte. Au terme de cette longue chaîne, le salut a été donné, le Sauveur nous a été donné, Celui qui sauve toutes les générations celles qui l’ont précédé, et toutes celles qui l’ont suivi.  Aujourd’hui le Seigneur nous invite à reprendre confiance en son œuvre qui passe à travers les hommes. Oui, les ténèbres ne peuvent pas éteindre la lumière qui vient de Dieu.  Le salut nous est venu à travers des hommes et des femmes de notre pâte humaine.

Frères et sœurs, si nous nous arrêtions là, ce serait très incomplet. Oui, il y a la succession des générations. Mais à elle seule, elle n’a pas suffi. Il y a une deuxième source. Il y a Marie.  « Éléazar engendre Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie de laquelle naquit Jésus que l’on appelle Christ. » (Mt 1, 15-16)  Jésus est fils d’Adam, Jésus est fils d’Abraham, Jésus est fils de David, Jésus sera appelé « fils de Joseph », mais il est né de Marie.

 

Notre humanité pétrie par la Parole de Dieu travaillée, sanctifiée par sa promesse porte une espérance inouïe : oui, mais elle reste stérile sans Marie.  Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ?  Cela veut dire que lorsque nous ouvrons notre vie à Marie, nous l’ouvrons au Salut.  Notre premier labeur est de nous laisser travailler par la Parole, mais le vrai fruit ne viendra que si conjointement, nous accueillons Marie.

Vierge, Mère et Épouse, Reine du ciel et de la terre, intercède pour moi maintenant et à l'heure de ma mort, pour que je vienne chanter avec Toi, avec tous les Saints, et avec tous ceux qui m'ont été confiés dans la foi, le cantique nouveau de l'Agneau dans la Jérusalem céleste,resplendissante de la beauté du jour qui ne meure pas.

http://www.meinau-catholiques.org


Meditation de Sabine Laxague, consacrée de RC

Prière d'introduction

Aujourd’hui, fête de la Nativité de Marie, essayons et demandons la grâce de pouvoir entrer dans le cœur de Marie. Ce cœur que Dieu s’est préparé pour l’accueillir lui-même ; ce cœur qui allait éduquer, enseigner la vie à Dieu fait homme ; ce cœur qui a donc été formé avec tant de tendresse et de délicatesse. Ce cœur pour qui l’on pourrait dire que ces phrases ont été écrites en Jérémie 1, 4 : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations ».

Demande

Marie, nous osons aujourd’hui te demander de nous laisser voir ton cœur et de comprendre quel est l’amour qui l’habite ; et si tu le veux, Marie, par ton intercession et avec toi, permets-nous d’en faire l’expérience ; ainsi notre âme, Seigneur, exultera de joie en Dieu, notre Seigneur, et nous pourrons associer notre voix à la tienne en disant : « Moi, je prends appui sur ton amour ; que mon cœur ait la joie de ton salut ! Je chanterai le Seigneur pour le bien qu’il m’a fait » (Psaume 12).

Points de réflexion

1. Choix de Dieu pour une mission concrète. L’Évangile d’aujourd’hui nous présente une liste de personnes, toutes choisies de Dieu pour une mission concrète. Cette généalogie aboutit à Joseph et Marie. Toutes ces générations de personnes porteront en elles une partie du dessein du salut de Dieu pour l’humanité. Sans eux ce dessein d’amour ne peut pas se réaliser. Ce dessein d’amour ne peut se réaliser en nous, sans nous ; il ne peut non plus se réaliser dans le monde d’aujourd’hui sans notre collaboration. Marie a une place spéciale, c’est vrai, dans ce dessein d’amour immense de Dieu pour chacun des hommes, puisque c’est en elle qu’est engendré Jésus, le sauveur, le Messie. Elle est choisie par Dieu de façon toute spéciale.

2. Un cœur façonné par Dieu. Comment était le cœur de Marie ? Comment vivait-elle sa vie ordinaire ? Que se passait-il dans son cœur ? Quelques passages de l’Écriture me semblent révéler directement ce cœur. Psaume 131 : « Je n’ai pas pris un chemin de grandeur ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et en silence comme un enfant contre sa mère (…) » Et en Isaïe 7, 9 il est dit : « Mais si vous ne tenez à moi, vous ne tiendrez pas ».
Tenir à Dieu, ne tenir qu’à Dieu. Voilà le cœur de Marie qui, en confiance absolue, exclut le recours à tout autre appui, des hommes ou à plus forte raison des faux dieux. Elle ne tient qu’à Dieu. C’est dans cette confiance filiale que se joue, selon Isaïe, notre salut personnel et celui des hommes.

Dialogue avec le Christ

Marie, toi qui as eu pour seul roc, ton Dieu, toi qui as vu en Dieu la pierre d’angle, la pierre fondamentale sans qui tout s’effondre et n’a aucun sens ; toi qui dans la vie ordinaire as su t’abandonner et chercher ce dessein d’amour de Dieu pour toi, avec la certitude que ce dessein voulait dire pour toi « salut » et vraie et profonde joie ; aide-moi à comprendre ma propre petite portion de chemin. Aide-moi à chercher avec autant de confiance à accomplir ce dessein d’amour en moi ; que je laisse Dieu réaliser en moi ce dessein d’amour qui, étant la meilleure chose pour moi, est aussi la meilleure chose pour l’humanité.

Résolution

Élever vers Dieu plusieurs fois dans la journée : « Cœur de Marie, que mon cœur ressemble au tien ».

Sabine Laxague, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr


 

Homélie du Père Adam

"Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. 

Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret." Nous fêtons la naissance de Marie, la Reine de la Paix, qui donnera naissance au prince de la Paix. L’Église, pour cette fête, reprend l’origine de Jésus ! De génération en génération, notre humanité porte la blessure de son péché, envie, jalousie, mensonge, violence. Nous prions que Dieu nous envoie le Sauveur. Marie est liée à cette histoire sainte, elle s’enracine dans l’épaisseur de l’humanité par Joseph, « l’époux de Marie de laquelle… ! » Bouleversement et rupture de rythme dans cette longue généalogie : une femme, après cette génération d’hommes, pour un nouveau commencement. Dieu nous déconcerte toujours, il agit dans la pauvreté et dans l’humilité, dans la bassesse de sa créature. Quand l’action de Dieu nous surprend, nous voulons l’accueillir comme un mystère que notre foi nous permettra un jour de comprendre. Ce mystère nous introduit dans la beauté, mais il nous fait entrer dans la nuit, dans les ténèbres. Joseph, l’homme juste, ne comprend pas, il décida de répudier Marie en secret, car il ne comprenait pas le chemin de Dieu !

"Il avait formé ce projet, lorsque l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Le mystère de Marie, petite fille d’Israël enracinée dans son peuple, était annoncée dans la Parole, après un temps de délaissement. Dieu sauve le monde, il s’est abaissé en s’incarnant, assumant la condition humaine, dans notre monde. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle dans son Fils Jésus, qui vient partager notre nature humaine. Joseph, l’époux de Marie, va devoir prendre en compte ce changement. Dans chacune de nos vies c’est le Mystère de l’intervention du ciel que nous retrouvons ! C’est le mystère d’un petit peuple, non reconnu, humilié, bafoué qui poursuit sa marche : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde » dira Jésus. Ces changements sont pour nous si difficiles à accueillir ! Nous savons, par expérience, combien il est difficile de mettre nos pas dans les pas de Jésus, de nous mettre à l’école de l’Esprit Saint. Dieu intervient dans notre vie que nous n’aurons pas à la mener seul, mais avec Jésus !

"Tout cela arriva pour que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec- nous ». Joseph doit accueillir un tel mystère. Dans l’humilité de Nazareth, Marie accepte de donner naissance au Prince de la Paix. Elle accueille la mission de la paix. Elle nous redonne de l’espérance. Avec Joseph, nous accueillons la Reine de la Paix. Marie est le premier fruit de la Passion de Jésus qui apporte la réconciliation de l’homme avec lui-même et avec son Créateur. L’homme et la femme ont été créés à l’image de Dieu. Il nous faut reprendre conscience de cet amour qui nous construit jour après jour depuis notre naissance, de cette bonté, de cette beauté de l’humanité malgré le péché. Marie nous entraîne vers Jésus, sur les chemins de la réconciliation, à la source de la Paix. Le chemin que parcourt Joseph, chacun de nous aura à le parcourir. Sachons nous ouvrir de tout notre être à la nouveauté de Dieu. Pour cela, nous acceptons notre propre histoire. C’est une nouveauté fondamentale vécue dans notre humanité ou Dieu vient relever les pauvres ! C’est la bonne nouvelle de l’Évangile, Jésus vit toujours dans l’intimité de Dieu, son Père.

Nous demandons la grâce de comprendre que Marie nous donne Jésus qui nous sauve.

Père Gilbert Adam---http://www.pere-gilbert-adam.org

 

 

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