Evangile, Saint et Homélie du Ma12 juillet 2016. Le Christ réprimande les villes non converties malgré les miracles vus

 


Mardi 12 juillet 2016

Temps liturgique: 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Louis Martin (1823-1894) et Zélie Guérin (1831-1877), St Giovanni Gualberto, soldat puis abbé (999-1073)


Livre d'Isaïe 7,1-9.

Au temps d’Acaz, fils de Yotam, fils d’Ozias, roi de Juda, Recine, roi d’Aram, et Pékah, fils de Remalyahou, roi d’Israël, montèrent contre Jérusalem pour l’attaquer, mais ils ne purent lui donner l’assaut. On informa la maison de David que les Araméens avaient pris position en Éphraïm. Alors le cœur du roi et le cœur de son peuple furent secoués comme les arbres de la forêt sont secoués par le vent. Le Seigneur dit alors à Isaïe : « Avec ton fils Shear-Yashoub (c’est-à-dire : “Un-reste-reviendra”), va trouver Acaz, au bout du canal du réservoir supérieur, sur la route du Champ-du-Foulon. Tu lui diras : “Garde ton calme, ne crains pas, ne va pas perdre cœur devant ces deux bouts de tisons fumants, à cause de la colère brûlante du roi d’Aram et du roi d’Israël, Oui, Aram a décidé ta perte, en accord avec Éphraïm et son roi. Ils se sont dit : Marchons contre le royaume de Juda, pour l’intimider, et nous le forcerons à se rendre ; alors, nous lui imposerons comme roi le fils de Tabéel. Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cela ne durera pas, ne sera pas, que la capitale d’Aram soit Damas, et Recine, le chef de Damas, que la capitale d’Éphraïm soit Samarie, et le fils de Remalyahou, chef de Samarie. – Dans soixante-cinq ans, Éphraïm, écrasé, cessera d’être un peuple. Mais vous, si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir.” »

Psaume 48(47),2-3ab.3cd-4.5-6.7-8.

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c'est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais,
vraie citadelle.

Voici que des rois s'étaient ligués,
ils avançaient tous ensemble ;
ils ont vu, et soudain stupéfaits,
pris de panique, ils ont fui.

Et voilà qu'un tremblement les saisit :
douleurs de femme qui accouche ;
un vent qui souffle du désert
a brisé les vaisseaux de Tarsis.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-24.

En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Fr. Damien LIN Yuanheng (Singapore, Singapour)

«Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! »

Aujourd'hui, le Christ réprimande deux villes de Galilée, Corazine et Bethsaïde à cause de leur manque de foi: "Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, … les gens se seraient convertis" (Mt 11,21). Jésus Lui-même témoigne en faveur des villes phéniciennes, Tyr et Sidon: elles auraient fait pénitence avec une grande humilité si elles avaient vu les merveilles du pouvoir divin. Personne n'est heureux de recevoir une bonne réprimande. En effet, il doit être particulièrement douloureux de se faire réprimander par le Christ, Lui qui nous aime d'un cœur infiniment miséricordieux. Simplement, il n'y a pas d'excuse, il n'y a pas d'immunité quand on est réprimandé par la Vérité même.

Recevons donc chaque jour, avec humilité et responsabilité, l'appel de Dieu à la conversion. Il faut noter également que le Christ ne tourne pas autour du pot. Il met ses auditeurs face à la vérité. Nous devons analyser la façon dont nous parlons du Christ aux autres. Souvent, nous aussi nous devons lutter contre le respect que nous avons pour les personnes afin de mettre nos amis face aux vérités éternelles, telles que la mort et le jugement final. Le Pape François décrit saint Paul, sciemment, comme un "fauteur de troubles": "le Seigneur veut que nous allions toujours plus loin…que nous ne nous réfugions pas dans une vie tranquille ni dans des structures obsolètes (…)". Et Paul dérangeait en prêchant le Seigneur. Mais il allait de l'avant, car il avait dans son for intérieur cette attitude chrétienne qu'est le zèle apostolique. Il n'était pas un "homme de compromis". Ne fuyons pas notre devoir de charité!


Vous trouverez peut-être, comme moi, les paroles de San Joseph Marie Escrivá édifiantes: "(…) il s'agit de parler comme un sage, comme un chrétien, mais de façon accessible à tous". Nous ne pouvons pas nous endormir sur nos lauriers – nous accommoder- afin d'être entendus de tous, mais au contraire nous devons demander la grâce d'être des instruments du Saint Esprit, afin de situer pleinement chaque homme et chaque femme face à la vérité divine. evangeli.net M&M Euroeditors


Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 

Jésus se mit à faire des reproches sévères aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart des miracles, et qui n’avaient pas voulu changer radicalement, parce qu’elles ne s’étaient pas converties.

« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. La personne qui aime sincèrement, manifeste son amour en montrant à ses frères ce qu’elle vit d’incompréhensible et de difficile. Nous ouvrir à l’autre sans cesse est la meilleure condition pour aimer. Dire sa souffrance à son ami est la marque d’un amour véritable : « Malheureuse es-tu, » est un cri de Jésus fait en confidence. « Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir, » dit-il encore. Sans cesse les aimés s’envoient des signes, des messages qu’il leur faut comprendre. Jésus nous donne l’exemple de ces confidences dans la Parole d’aujourd’hui. Par sa vie, il dit les merveilles que Dieu nous fait. Elles suscitent en nous une action de grâce, un merci. Nous aimons les dons de Dieu, mais il faut aimer et nous attacher au Dieu des dons bien davantage. A la personne de Jésus qui nous donne vie, va notre attachement et notre reconnaissance. Nous épousons alors les sentiments de son cœur, et nous nous trouvons assoiffés d’amour, de justice et de vérité.

"Et toi, Capharnaüm, seras–tu élevée jusqu’au ciel ? Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts ; car si les miracles qui ont été faits chez toi avaient été faits à Sodome, elle demeurerait encore aujourd’hui ! Jésus a vécu l’expérience de délaissement des gens de ces bourgades, il en souffre d’une grande douleur. Ses appels à la conversion manifestent son attente. Il voudrait voir notre réponse de foi au Dieu de l’Alliance. Nous recevons comme un du ce qui nous est si abondamment donné. Ce qui est un don de l’amour de Dieu devient normal. Nous perdons alors la ferveur, l’émerveillement et l’action de grâce. Dieu a posé des signes évidents de son Amour, et son Peuple n’a pas répondu. Nous recevons les bienfaits de Dieu comme si nous n’étions « pas concernés par le Donateur. » Progressivement des « glissements » s’opèrent dans notre cœur. De l’enfant émerveillé du Père qui reçoit tout avec action de grâce, nous pouvons devenir des personnes blasées. Il s’agit de revenir à notre fidélité d’enfant de Dieu. Il nous faut retrouver le chemin de notre identité, le chemin de foi qui donne consistance à notre vie. Sinon, sans y prendre garde, nous accaparons les dons de Dieu comme notre propre bien, et nous ne voyons plus que Dieu prend soin de nous.

"C’est pourquoi, je vous le dis, au jour du jugement, ce sera moins dur pour le pays de Sodome que pour toi." Si Jésus crie ces reproches, c’est parce que son cœur est blessé devant notre indifférence. Nous recevons la guérison de notre être par ses paroles qui nous appellent à un véritable don d’amour qui nous rendra libre. Il s’agit pour nous d’entrer dans l’émerveillement et la reconnaissance. Entrer dans la réciprocité de l’amour va se traduire par un amour du prochain plus vrai. Jésus nous dit combien Dieu nous aime, comme il veut aussi que notre cœur soit proche de son cœur ! Notre vie est heureuse quand elle est accordée au cœur de notre Père. Alors nous reconnaissons que nous n’assumons pas bien notre identité d’enfant de Dieu. Nous ne pouvons pas renoncer à la dignité des enfants de Dieu qui n’ont qu’un seul Père. Il nous faut garder une ambiance amicale avec notre voisinage. Puisons dans l’appel de Jésus, les ressources pour rebondir, pour nous réveiller, pour nous ouvrir à la conversion. Jésus veut que nous prenions au sérieux les dons que le Père nous donne. Il veut que nous allions puiser aux sources de son amour ! Le réveil de notre cœur sera l’action de grâce envers les dons de Dieu vécu au secret de notre cœur, et le souci du faible et du pauvre !

Nous demandons à Dieu la grâce d’un amour qui se répand de plus en plus en action de grâce. Père Gilbert Adam, 2016


 Méditation de Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi

 Prière d'introduction et demande

« Ô Toi l'au-delà de tout, tu as tous les noms, comment t'appellerai-je ? Toi le seul qu'on ne peut nommer ; quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui voilent le ciel lui-même ? Aie pitié, ô Toi, l'au-delà de tout ; comment t'appeler d'un autre nom ? Amen ». (Prière de saint Grégoire de Naziance). Seigneur, fais que je t’approche aujourd’hui dans ton mystère, toi l’au-delà de tout. Ouvre mon esprit, qui ne peut pas te comprendre, à un amour simple et silencieux.

Points de réflexion

1. Quelques paroles de Jésus nous laissent perplexes. Elles sont dures, difficiles pour nous. On peut et on doit chercher une explication textuelle et contextuelle. Mais même une formation solide n’enlève pas ces moments où nous sommes confrontés à un passage difficile, car « elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur… » (Hébreux 4, 12). Aujourd’hui, avons-nous pris le temps de lire l’Évangile du jour et de nous laisser interpeler ?

2. Devant un texte difficile, nous avons quatre chemins possibles: Le premier, remanier le texte pour trouver une jolie explication spirituelle qui évite toute difficulté : « en fait c’est un passage qui parle de la miséricorde… ». Une deuxième option est de passer à un autre texte, sauter le passage qui pose problème. Troisièmement, se plaindre du texte. La quatrième approche constate que le texte est dur, mais nous acceptons de rester dans le mystère. Les trois premières approches du texte cherchent à comprendre une idée. Le quatrième cherche à comprendre une personne, cherche à écouter, pose des questions et attend une réponse. Quelle approche m’est plus fréquente, autant dans mes échanges avec ma famille, mon entourage, comme avec le Seigneur ?

3. Prendre le quatrième chemin, chercher le Christ comme Personne, mystère, « Toi au-delà de tout », nous évite le malheur de Corazaïm et Bethsaida. Ces villages vivent avec le Seigneur mais ils évaluent son message et non pas sa personne. Il les appelle « malheureux » car ils sont incapables de le reconnaître. Pourtant, « À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » (Deus Caritas est 1, Benoît XVI, 2005).

Dialogue avec le Christ et Résolution

Seigneur, qu’est-ce que mon approche de ce texte me révèle sur mon approche de toi et de ton mystère ? Quelle est l’origine de mon « être chrétien » ? Dans mon temps de prière, et dans une conversation aujourd’hui, prendre le temps d’écouter l’autre tel qu’il ou elle est, sans le changer ou l’adapter à moi.

Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 

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Evangile, St et Homélie du Lu 11 juillet 2016. Celui qui aura tout quitté, à cause de mon nom, aura en héritage la vie éternelle

 


Lundi 11 juillet 2016

Fête de saint Benoît, abbé, patron de l'Europe

Saint(s) du jour : St Benoît de Nursie, Patron de l'Europe (480-547), St Pie I, pape (10e) de 142 à 157




Livre des Proverbes 2,1-9.

Mon fils, accueille mes paroles, conserve précieusement mes préceptes, l’oreille attentive à la sagesse, le cœur incliné vers la raison. Oui, si tu fais appel à l’intelligence, si tu invoques la raison, si tu la recherches comme l’argent, si tu creuses comme un chercheur de trésor, alors tu comprendras la crainte du Seigneur, tu découvriras la connaissance de Dieu. Car c’est le Seigneur qui donne la sagesse ; connaissance et raison sortent de sa bouche. Il réserve aux hommes droits la réussite : pour qui marche dans l’intégrité, il est un bouclier, gardien des sentiers du droit, veillant sur le chemin de ses fidèles. Alors tu comprendras la justice, le jugement, la droiture, seuls sentiers qui mènent au bonheur.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.10-11.

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L'ange du Seigneur campe à l'entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d'aucun bien.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,27-29.

En ce temps-là, Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. »


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Valentí ALONSO i Roig (Barcelona, Espagne)

«Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi»

Aujourd'hui, Jésus nous offre un cocktail explosif de recommandations, c'est comme un buffet à la mode où il y a des petits plats à déguster. Il s'agit de conseils profonds et difficiles à avaler, destinés à ses disciples et qui sont le centre du processus de leur formation et préparation à leur mission (cf. Mt 11,1). Afin de bien les déguster nous devons les contempler un par un.

Jésus commence par leur révéler les bienfaits de l'enseignement. Au-delà des séquelles positives, évidentes dans l'attitude du Seigneur, l'Évangile évoque également les contretemps et effets secondaires de la prédication «on aura pour ennemis les gens de sa propre maison» (Mt 10,36). C'est cela le paradoxe de vivre la foi: le risque de nous confronter, même à nos proches, quand nous ne comprenons pas qui est Jésus, le Seigneur, et nous ne le percevons pas comme le Maître de l'union.

Ensuite, Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau sur l'échelle de l'amour: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi…» (Mt 10,37), «celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi» (Mt 10,37). Ainsi, Il propose de nous laisser accompagner par Lui en tant que présence de Dieu, car «qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,40). La conséquence de vivre accompagné par le Seigneur, quand on l'accueille chez soi, est de jouir de la récompense des prophètes et des justes, car nous avons accueilli chez nous un prophète et un juste.

Le Maître finit ses recommandations en donnant beaucoup de valeur aux petits gestes d'aide et de soutien que nous devons avoir envers ceux qui vivent en Sa compagnie: ses disciples, c'est à dire, nous les chrétiens «et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple» (Mt 10,42). De ce conseil naît une responsabilité: celle du respect d'autrui, nous devons prendre conscience que celui qui vit dans le Seigneur, qui que ce soit, doit être considéré comme si c'était Jésus Lui-même. Saint Jean Chrysostome nous dit: «Si l'amour était parsemé partout, cela donnerait une foule de biens». evangeli.net M&M Euroeditors


Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 

« Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu’est-ce qu’il y aura pour nous ? »

Saint Benoît, patron de l’Europe et ses moines, ont mis à l’œuvre l’Amour de Jésus. Pierre a suivi Jésus avec ses compagnons, il est perplexe sur son devenir. Ils ont tout laissé : travail, famille, et ils se sont engagés avec confiance à la suite du Christ. Quel sera le signe de leur réussite puisqu’ils n’ont ni argent, ni puissance, ni les satisfactions du monde. Jésus répond en parlant de l’accomplissement du monde et de l’avènement du Règne de Dieu. Pierre et les Douze vivront dans l’écart entre le présent du monde, et le futur du Règne de Dieu où Jésus les comblera. Nous vivons dans cette espérance, avec la joie d’être dès maintenant tout donnés au Christ Jésus. « Ce qu’il y a pour nous, » c’est de continuer l’œuvre d’Amour de Jésus. Le Visage de Jésus est donné à Marie sa mère, elle resplendit les merveilles de Dieu. L’Amour infini de Jésus est inscrit dans l’épanouissement de notre visage humain. Jésus, l’envoyé du Père, descendra jusqu’au tréfonds des détresses humaines, de l’enfer et de la mort pour nous en libérer. Surabondant d’amour, Dieu nous fait participer à son Amour infini, jusqu’à ce que Jésus revienne dans la Gloire.

"Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël." Le génie de Benoît a été de se donner tout entier au Christ à la suite des Apôtres et d’apporter aux hommes une nouvelle forme d’existence. Benoît fonde une nouvelle famille fondée sur l’abandon de tout, et sur l’accueil de la grâce de Dieu. C’est cette grâce qui noue entre les membres de la communauté un nouveau mode de relations qui n’est pas fondé sur la richesse, la puissance ou la satisfaction de soi. Cette famille rend peu à peu visible l’action de l’amour de Dieu qui transforme le monde. Le Saint-Esprit nous éclaire quand nous demeurons dans les liens de charité. Les apôtres, qui vivent la fatigue et la tentation, se réfugient dans le cœur de Jésus. Là, en Jésus, ils intercèdent auprès du Père qui n’est que tendresse et bonté. Ils tiennent bon dans ce combat pour établir dans l’Amour le monde nouveau. Dieu nous appelle à garder notre cœur dans la vérité en demeurant en lui. Pierre qui demande à Jésus ce qu’il y aura pour eux qui le suivent entend cette réponse : Ils recevront beaucoup plus, et ils auront en héritage la vie éternelle.

"Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle." La miséricorde surabondante du cœur de Dieu passe dans nos vies données. Jésus nous donne de vivre notre foi dans la fécondité de l’amour, avec la sérénité de Saint Benoit. Notre espérance, c’est que l’Amour infini du cœur de Dieu, transforme le cœur des hommes. Par l’offrande de notre cœur, par le sacrifice de notre vie, nous voulons faire en sorte que le monde vive. Nous demeurons dans le cœur de Jésus, portés par la prière de l’Église. Par l’adoration, nous entrons dans le mystère de Jésus, et nous y demeurerons d’autant plus fortement que le combat est terrible. La recherche de Dieu dans la lecture attentive de sa Parole, dans la louange, nous aide à persévérer. Dans le combat spirituel, nous faisons l’expérience que chacun de nous, dans sa faiblesse, est signe d’espérance. En nous appuyant sur la communion avec chacun, nous progressons dans la conversion. Portés par l’Evangile qui nous rend heureux, nous vivons à la suite de Jésus qui a déjà accompli toutes choses en donnant sa vie sur la Croix, en ressuscitant, et en nous envoyant son Esprit-Saint !

Nous demandons la grâce que le trésor d’amour du visage de Jésus resplendisse sur notre visage. Père Gilbert Adam, 2016


 Méditation de Frère Loïc Chabut, LC, Regnum Christi

 

Prière d'introduction et Demande

 

Jésus, je veux t’ouvrir mon cœur pour passer ce temps de méditation avec toi. À ton tour, ouvre-moi ton cœur et permets-moi d’y pénétrer. Éclaire-moi sur les enseignements que tu nous donnes dans l’Évangile d’aujourd’hui. Ils retentissent si amèrement à nos oreilles ! Permets-moi d’y découvrir ton visage divin, ton visage d’amour. Jésus, aide-moi à t’aimer par-dessus tout et à toujours te mettre à la première place dans ma vie.

 

Points de réflexion

 

1. « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». Jésus, quelle est cette parole ? Ne t’appelons-nous pas « prince de paix » ? Pourtant c’est vrai, plus je pratique ma foi, plus j’en reçois des critiques et plus je dois faire face à l'incompréhension, même de mes plus proches. « La radicalité évangélique remet en cause les liens même les plus chers à l'homme face aux exigences absolues du Royaume » (Rosarium Virginis Mariae, 20). Et aux plus beaux témoins de notre foi, aux martyrs, tu as apporté le glaive, fidèle à ta parole. Jésus, tu n’as pas peur d’avertir ceux qui veulent te suivre. Ton Évangile exige de nous un don total et radical. Tu ne veux pas de chrétiens médiocres.

2. « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi ». Seigneur, tu m’invites à t’imiter. À t’imiter sur le chemin du calvaire ; il me faut prendre ma croix comme toi. « Nul n'a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Ta croix, tu l’as portée par amour pour nous pécheurs. Jésus, tu continues ton enseignement en spécifiant ta demande de don radical : tu veux que je t’aime totalement et radicalement. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ». Ton amour t’a poussé jusqu’au calvaire, et c’est la même mesure que tu me demandes. Tu n’as pas laissé les larmes de ta mère Marie t’attendrir et te dévier de ta mission. Par nature, l’amour se donne, inconditionnellement, à l’être aimé. Et Jésus nous a aimés jusqu’au bout.

3. « Qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera ». Seigneur, dans ta bonté, tu ne nous laisses pas en suspens. Tu nous découvres ton visage, ton visage plein d’amour et de paix. Tu promets que, s’il nous semble que nous perdons notre vie en essayant de vivre la radicalité évangélique, nous trouverons la vie en toi. Si nous devons renoncer à une réunion de famille pour pouvoir aller à la messe du dimanche, nous trouverons la vie en toi. Tu veux nous guider vers un amour inconditionnel, le seul qui puisse nous apporter le bonheur.

 

Dialogue avec le Christ et résolution

 

Jésus, ce n’est qu’avec toi, source de tout amour, que je peux moi-même aimer. Tu es ma force et ma vie. Avec saint Ignace je veux prier : « Prends, Seigneur, et reçois, toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j'ai et possède, c'est toi qui me l'as donné : à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi, ton amour et ta grâce : cela me suffit ». Je prends la Résolution de demander à Jésus de me montrer quelle partie de ma vie je lui ai refusée jusqu’à présent et l'ouvrir de tout cœur à Jésus.

 

 

Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape. Discours à Nursie, Italie 23/3/80 (trad. DC n° 1784 20/04/80)

L'exemple de Saint Benoît : « Ora et labora ; prie et travaille »

Saint Benoît a su interpréter avec perspicacité et de manière certaine les signes des temps de son époque, quand il a écrit sa règle dans laquelle l'union de la prière et du travail devenait pour ceux qui l'acceptaient le principe de l'aspiration à l'éternité : « Ora et labora, prie et travaille »... En lisant les signes des temps, Benoît a vu qu'il était nécessaire de réaliser le programme radical de la sainteté évangélique...dans une forme ordinaire, dans les dimensions de la vie quotidienne de tous les hommes. Il était nécessaire que « l'héroïque » devienne normal, quotidien, et que le normal et le quotidien deviennent héroïques. De cette manière, père des moines, législateur de la vie monastique en Occident, il est devenu également le pionnier d'une nouvelle civilisation. Partout où le travail humain conditionnait le développement de la culture, de l'économie, de la vie sociale, il lui ajoutait le programme bénédictin de l'évangélisation qui unissait le travail à la prière et la prière au travail...

En notre époque saint Benoît est le patron de l'Europe. Il l'est non seulement en considération de ses mérites particuliers envers ce continent, envers son histoire et sa civilisation. Il l'est aussi en considération de la nouvelle actualité de sa figure à l'égard de l'Europe contemporaine. On peut détacher le travail de la prière et en faire l'unique dimension de l'existence humaine. L'époque d'aujourd'hui porte en elle cette tendance... On a l'impression d'une priorité de l'économie sur la morale, d'une priorité du matériel sur le spirituel. D'une part, l'orientation presque exclusive vers la consommation des biens matériels enlève à la vie humaine son sens le plus profond. D'autre part, dans de nombreux cas, le travail est devenu une contrainte aliénante pour l'homme...et presque malgré lui, il se détache de la prière, enlevant à la vie humaine sa dimension transcendante...

On ne peut pas vivre pour l'avenir sans comprendre que le sens de la vie est plus grand que ce qui n'est que matériel et passager, que ce sens est au-dessus de ce monde-ci. Si la société et les hommes de notre continent ont perdu l'intérêt pour ce sens, ils doivent le retrouver... Si mon prédécesseur Paul VI a appelé saint Benoît de Nursie le patron de l'Europe, c'est parce qu'il pouvait aider à ce sujet l'Église et les nations d'Europe.  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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Evangile, Saint et Homélie du Dimanche 10 juillet 2016. Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?

Dimanche 10 juillet 2016

Quinzième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Félicité et ses sept fils († 150), St Canut, roi du Danemark et martyr (1040-1086)  

Moïse disait au peuple : « Écoutes la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses commandements et ses décrets inscrits dans ce livre de la Loi, et reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme. Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? » Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises : “Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ?” Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. »

Psaume 69(68),14.17.30-31.33-34.36ab.37.

Moi, je te prie, Seigneur :
c'est l'heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

Réponds-moi, Seigneur,
car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse,
regarde-moi.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n'oublie pas les siens emprisonnés.

Car Dieu viendra sauver Sion
et rebâtir les villes de Juda :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
demeure pour ceux qui aiment son nom.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,15-20.

Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »  Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

Un spécialiste de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l’épreuve : Maître, que dois–je faire pour hériter la vie éternelle ?

Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Que lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Mais lui voulut se justifier et dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? Jésus reprit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba aux mains de bandits qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à demi–mort. Le Shema d’ Israel est un passage du Lévitique sur l’amour du prochain. Jésus ajoute une parabole qui en est une réponse dynamique. Cet étranger a mis en œuvre sa miséricorde, sa bonté, envers le blessé rencontré sur la route. Derrière cet homme blessé se cache le Christ qui nous sauve en suscitant en nous la compassion. Le Christ est l’image du Dieu invisible, Il est tombé en agonie, cloué au bois comme un maudit. Folie pour les juifs, scandale pour les païens, mais sagesse pour ceux qui aiment Dieu. Jésus s’est fait véritablement le plus pauvre de toute l’humanité. Nous le contemplons fatigué au bord du puits de la Samaritaine, demandant à boire à cette femme. Ce « J’ai soif », réapparaitra quand Il sera à demi-mort sur la croix.

Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. » Nous repérons l’émotion du Samaritain qui arrive auprès de la victime, il est « remué. » Il lui faut soulager cet homme blessé et le hisser sur sa monture pour le transporter jusqu’à l’aubergiste. Il reviendra pour le payer ! C’est cela se rendre proche ! C’est cela aimer, s’arrêter devant une souffrance en trouvant les mots et les gestes qui sauvent. Nous pouvons imaginer la joie de cet homme blessé quand l’étranger arrive tout près de lui, le voit dans sa détresse. Il est saisi d’amour, de compassion et de tendresse pour lui. Cet homme victime n’est pour rien dans cette situation, mais il est au bord de la route, blessé, à demi-mort. Dieu est mystérieusement présent, dans cette remise debout où le pèlerin le prend en charge. Nous sommes émerveillés devant la tendresse du Père qui nous enveloppe dans cet accueil. Il nous a envoyé Jésus pour porter notre fardeau.

Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ’Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’ Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. » C’est le premier pas qui engage tout un cheminement de charité. Si nous sommes remués, nous entrons dans l’imitation de Dieu en payant de nous-mêmes. La route qui descend de Jérusalem à Jéricho est notre route, nous l’empruntons tous les jours. C’est la route de notre travail, de nos responsabilités, de nos solidarités et de nos fraternités. Jésus annonce que la vocation de chrétienne est de le servir dans le pauvre pour marcher avec Dieu. Si nous voulons être à la suite de Jésus, ce bon Samaritain, il faut nous reposer sur son cœur et boire aux sources vives. Pour guérir nos blessures, Jésus s’est fait Pain de vie. Il vient encore aujourd’hui dans ses pauvres comme un mendiant qui réclame notre amour. Dans cet attachement de Jésus, nous allons nous approcher des pauvres, panser leurs plaies y versant l’huile et le vin des sacrements, les chargeant sur notre propre monture qui est l’Eglise. Jésus confie le pauvre à la communauté, il ne s’en désintéresse pas. Marie est demeurée auprès de Lui dans sa détresse, à la Croix. Elle l’accompagne, épouse de son cœur à jamais, elle sait le rassasier de sa tendresse. Elle lui sera fidèle à jamais.

Nous demandons la grâce d’être l’Église du Seigneur qui remet debout les enfants de Dieu. Père Gilbert Adam, 2016

Saint Sévère d'Antioche (v. 465-538), évêque. Homélie 89 (trad. de Lubac, Catholicisme, Le Cerf 1947, p. 341 rev.)

Le Christ soigne l'humanité blessée

Enfin un Samaritain vint à passer... Le Christ se donne à dessein le nom de Samaritain..., lui dont on avait dit, pour l'outrager : « Tu es un Samaritain et tu as un démon » (Jn 8,48)... Le Samaritain voyageur qui était le Christ donc — car il voyageait vraiment — a vu l'humanité qui gisait par terre. Il n'est pas passé outre, car le but qu'il avait donné à son voyage était « de nous visiter » (Lc 1,68.78), nous pour qui il est descendu sur la terre et chez qui il a logé. Car il n'est pas seulement « apparu, mais il a conversé avec les hommes » en vérité (Ba 3,38)...

Sur nos plaies il a versé du vin, le vin de la Parole, et comme la gravité des blessures ne supportait pas toute sa force, il y a mêlé de l'huile, sa douceur et son « amour pour les hommes » (Tt 3,4)... Ensuite, il a conduit l'homme jusqu'à l'hôtellerie. Il donne ce nom d'hôtellerie à l'Église, devenue le lieu d'habitation et le refuge de tous les peuples... Et une fois arrivés à l'hôtellerie, le bon Samaritain a témoigné à celui qu'il avait sauvé une sollicitude encore plus grande : le Christ lui-même était en l'Eglise, accordant toute grâce... Et au chef de l'hôtellerie, symbole des apôtres et des pasteurs et docteurs qui leur ont succédé, il donne en partant, c'est-à-dire en montant au ciel, deux pièces d'argent pour qu'il prenne grand soin du malade. Par ces deux pièces, entendons les deux Testaments, l'Ancien et le Nouveau, celui de la Loi et des prophètes, et celui qui nous a été donné par les évangiles et par les écrits des apôtres. Tous les deux sont du même Dieu et portent la seule image de ce seul Dieu d'en haut, comme les pièces d'argent portant l'image du roi, et ils impriment en nos cœurs la même image royale par le moyen des saintes paroles, puisque c'est un seul et même Esprit qui les a prononcées... Ce sont les deux pièces d'un seul roi, donnés en même temps et à titre égal par le Christ au chef de l'hôtellerie...

      Au dernier jour, les pasteurs des saintes églises diront au Maître qui reviendra : « Seigneur, tu m'as donné deux pièces d'argent, voilà qu'en les dépensant, j'en ai gagné deux autres », par lesquels j'ai accru le troupeau. Et le Seigneur répondra : « C'est bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je te préposerai à beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25,23).  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016).

 

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Evangile, St et Homélie du Sa 09 juillet 2016. Jésus nous dit de proclamer son Evangile sur les toits, sans craindre les hommes

 


Samedi 09 juillet 2016

Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Augustin Zhao Rong et 119 compagnons martyrs, Bx Luigi Caburlotto, prêtre et fond. à Venise (1817-1897)


L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »

Psaume 93(92),1abc.1d-2.5.

Le Seigneur est roi ;
il s'est vêtu de magnificence
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l'origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.

Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,24-33.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

«Le disciple n'est pas au-dessus de son maître»

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer sur la relation maître et disciple: «Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur» (Mt 10,24). Dans la dimension humaine, il n'est pas impossible que l'élève arrive à surpasser celui qui lui a enseigné l'abc d'une discipline donnée. Il existe des exemples dans l'histoire, tels que Giotto, qui s'est avancé à son maître Cimabue, ou comme Manzini, à Pieri. Mais la clef de la sagesse ultime est uniquement dans les mains de l'Homme-Dieu, et les autres peuvent participer d'elle, en la saisissant à divers degrés: depuis le grand théologien Saint-Thomas d'Aquin jusqu'à l'enfant qui se préparera pour la Première Communion. Nous pouvons ajouter des ornements divers, mais ils ne seront jamais rien d'essentiel qui enrichira la valeur intrinsèque de la doctrine. Sinon, il est possible que nous tombions dans l'hérésie.

Nous devons faire attention avant d'essayer de faire des mélanges qui pourraient, au lieu d'enrichir, dénaturer la substance de la Bonne Nouvelle. “Nous devons nous abstenir de la bonne nourriture, mais nous devons surtout jeûner des erreurs”, dit Saint Augustin. À un moment donné, on m'a laissé un livre sur les Anges Gardiens, dans lequel apparaissaient des éléments de doctrines ésotériques, tel que la métempsycose, et une nécessité incompréhensible de rédemption qui affecterait à ces bons esprits.

L'Évangile d'aujourd’hui nous ouvre les yeux au fait inévitable que le disciple est quelques fois incompris, rencontre des obstacles, ou peut même être maltraité pour s'être déclaré disciple du Christ. La vie de Jésus fut un service ininterrompu à la défense de la vérité. Si on L'a surnommé «Belzébul», il n'est pas étrange qu'en moment de disputes, de confrontations culturelles, ou dans les confrontations que nous voyons à la télévision, on nous taxe de rétrogrades. La fidélité au Maître Christ est la reconnaissance ultime dont nous pouvons nous glorifier: «Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux» (Mt 10,32).  evangeli.net M&M Euroeditors


Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 

Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison.

Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Jésus nous dit de proclamer son Evangile sur les toits, sans craindre les hommes. Il nous annonce les risques de cet envoi en mission : la division de la famille, le rejet, l’humiliation, les moqueries, des souffrances, la mort même. Mais Jésus nous dit clairement que ce n’est pas cela qu’il faut craindre. Il veut nous faire comprendre que la vie, la véritable vie est ailleurs. Que perdre le sens de la vraie vie est un risque beaucoup plus grand, car ceux qui peuvent tuer le corps ne peuvent rien contre l’âme. Le seul véritable danger serait que nous nous séparions de l’amour de Dieu. Mais nous choisissons l’amour de Dieu au delà de notre position sociale, ecclésiale, ou un quelconque autre intérêt. Dans la dimension humaine, il n’est pas impossible que l’élève arrive à surpasser celui qui lui a enseigné une discipline donnée. Mais quand il s’agit de la sagesse de Jésus, jamais rien d’essentiel enrichira la valeur de sa Parole. Nous devons prendre garde de ne pas dénaturer la Bonne Nouvelle.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Jésus nous montre le Père qui veille sur tous nos faits et gestes, tout comme il connaît le vol du moineau. Cette image crée en nous une immense confiance en notre Père du ciel. Tout comme l’enfant se sent en sécurité quand il sait que sa mère ou son père sont présents, ainsi, dans nos vies, il n’y a aucune crainte puisque que notre Père du ciel veille sur nous. Jésus se porte garant pour nous devant son Père. Nous lui ouvrons sans cesse notre cœur pour reconnaître et célébrer sa constante présence dans notre vie. Nous croyons en son amour et en sa puissance infinie pour nous transformer et transformer le monde. C’est la grâce de Dieu qui accomplit la mission que Jésus nous a confiée. Nous voulons l’aimer de cet amour qui est un total abandon et faire notre travail d’évangélisation toujours et partout. Jésus nous lance proclamer son Evangile sur les toits, sans craindre les hommes, il nous dit clairement qu’il ne faut ne rien craindre.

« Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. Jésus nous ouvre les yeux sur le fait que si nous sommes ses disciples, nous serons rejetés, incompris, que nous allons rencontrer des difficultés, et que nous serons maltraités. Mais la vie, la beauté de la vie, est son sens, c’est le seul et véritable Amour. Ceux qui peuvent tuer le corps ne peuvent rien contre l’âme, contre le cœur de l’homme. Est-ce que je choisis d’abandonner l’amour de Dieu afin de protéger ma vie, ma position sociale, ou un quelconque autre intérêt ? La vie de Jésus est un témoignage ininterrompu de la vérité. Le don du Saint-Esprit, en nous, bannit toute crainte, Dieu nous aime, il veut nous voir debout, bien au-delà de toutes les misères dont nous pouvons être infligés. Il est le Dieu qui est pardon, miséricorde et tendresse, car il est sans cesse Amour infini. Nous avons la grâce de découvrir sans cesse ce Dieu qui est amour.

 

Nous demandons la grâce d’être établi dans l’amour infini de Dieu. Père Gilbert Adam, 2016


 

Méditation de Renata Denogean, consacrée de Regnum Christi

Prière d'introduction et demande

Me voici, Seigneur. Merci pour ce moment. Ouvre mon cœur à ta Parole, je veux te laisser agir en moi. Je veux que tu saches que malgré les distractions, la sécheresse, la paresse, mon plus grand désir c’est de te rencontrer et de t’aimer. Je t’offre ce temps de prière pour l’intention suivante----. Seigneur, fais de moi un témoin de ton amour, autant dans le bonheur comme dans les épreuves !

Points de réflexion

1. La mission du chrétien. « Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits ». Un chrétien a pour mission d’annoncer la Bonne Nouvelle, de témoigner de sa foi en Jésus, faire part aux autres de l’expérience de l’amour de Dieu qu’il a faite. Il ne le fait pas par devoir, ce n’est pas quelque chose de lourd, car cette expérience se traduit naturellement en œuvres, en une façon d’être et de vivre. Mais d’où vient-elle, l’expérience de l’amour de Dieu ? Jésus nous le dit dans ce même passage : « Ce que vous entendez au creux de l’oreille ». C’est dans la prière, dans l’intimité avec le Seigneur que le chrétien se ressource. La mission est de communiquer, ce que l’on a vu dans la prière. Sans prière notre message est vide.

2. Les peurs du chrétien. Nous savons que la mission n’est pas toujours facile et bien accueillie. « Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison ! » Le Seigneur Jésus met en garde ses disciples contre les difficultés qui les attendent. En raison du lien qui nous unit, vous devez vous attendre à être traités de la même manière qu’on me traite. Si on me persécute, vous serez persécutés aussi (…). (Ne craignez point d’Yves I-Bing Cheng, M.D., M.A., www.entretienschretiens.com).
La persécution est une réalité que nous devons affronter si nous voulons être fidèles au Christ, autant dans la joie que dans la souffrance. Combien de chrétiens souffrent une persécution physique ! Ils ont perdu leur maison, ils ont dû quitter leurs pays, ils ont même donné leur vie ! Et cette réalité a été présente dès le début du christianisme. L’histoire est remplie de témoignages de martyrs, hommes et femmes, qui ont versé leur sang et grâce à eux l’Église se maintient fidèle à son Seigneur.
Mais tout chrétien souffre aussi un martyr intérieur. Combien de fois se moque-t-on de nous parce que nous allons à la messe le dimanche ; combien de médecins, d’avocats, de chefs d’entreprise ont été rejetés car ils ont défendu leurs valeurs ; combien de fois avons-nous dû dire ce que l’on pensait, sachant que l’opinion des autres était complètement différente. Ce n’est pas évident d’aller à contre-courant, et le Seigneur le sait ; il connaît nos luttes et nos peurs et en même temps il nous invite à la confiance.

3. La force du chrétien. La force du chrétien est sa confiance en Dieu, la certitude que c’est lui qui agit en nous, qu’il est toujours fidèle à ses promesses. « Le disciple du Christ n’a rien à craindre car un jour toute la vérité sera connue. C’est l’argument que Jésus utilise pour nous rassurer. ‘Ne craignez pas vos persécuteurs car Dieu dévoilera leurs méfaits au jour du jugement, et possiblement même avant.’ (…) Nous pouvons être certains que la vérité sera alors connue. Si nous croyons sincèrement que Dieu mettra en pleine lumière toutes les activités des hommes et si la justice divine nous inspire confiance, alors nous n’avons pas à craindre les attaques de nos persécuteurs » (Ne craignez point d’Yves I-Bing Cheng, M.D., M.A., www.entretienschretiens.com). Par la foi nous pouvons dire comme saint Paul : « J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous » (Rom 8, 18). Il y a aussi une autre vérité qui doit nous remplir de confiance : « Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés ». Nous sommes entre les mains de Dieu, sous son regard de Père, rien de ce qui nous arrive est pour notre malheur, tout ce que Dieu permet dans nos vies c’est pour notre bien. « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien » (Rom 8, 28). Pourtant, au moment des difficultés, soyons dans la paix et la confiance ; nous avons un Père qui prend soin de nous.

Dialogue avec le Christ

Je vous propose de prendre la prière de Charles de Foucauld ou celle de sainte Bernadette. Mon Père, Je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. (Prière d’abandon de Charles de Foucauld) « Pour la misère de père et mère, la ruine du moulin, le madrier de malheur, le vin de lassitude, les brebis galeuses, merci mon Dieu ! Merci, mon Dieu, pour le procureur, le commissaire, les gendarmes, et les mots durs de l’abbé Peyramale ! Pour les jours où vous êtes venue, Notre-Dame Marie, pour ceux où je vous ai attendue, je ne saurais vous rendre grâce qu’en Paradis ! Mais pour la gifle de Mlle Pailhasson, les railleries, les outrages, pour ceux qui m’ont crue folle, pour ceux qui m’ont crue menteuse, pour ceux qui m’ont crue avide, merci Dame Marie ! Pour ma mère morte au loin, pour la peine que j’ai eue quand mon père au lieu de tendre les bras à sa petite Bernadette m’appela « Sœur Marie Bernard », merci Jésus ! Pour Mère Joséphine qui m’a proclamé bonne à rien, merci ! Pour Mère Maîtresse, sa voix dure, sa sévérité, ses moqueries, et le pain d’humiliation, merci ! Merci d’avoir été celle à qui Mère Marie-Thérèse pouvait dire : « Vous n’en faites jamais d’autres ! » Merci d’avoir été cette privilégiée des semonces dont mes Sœurs disaient : « Quelle chance de n’être pas Bernadette ! » Merci pourtant d’avoir été Bernadette, menacée de prison parce qu’elle vous avait vue, regardée par les foules comme une bête curieuse, cette Bernadette si ordinaire qu’en la voyant on disait : « C’est ça » ! Pour ce corps piteux que vous m’avez donné, cette maladie de feu et de fumée, ma chair pourrie, mes os cariés, mes sueurs, ma fièvre, mes douleurs sourdes ou aiguës, merci mon Dieu ! Et pour cette âme que vous m’avez donnée, pour le désert des sécheresses intérieures, pour votre nuit et vos éclairs, vos silences et vos foudres, pour tout, pour vous absent ou présent, merci Jésus ! » (Extrait du testament de sainte Bernadette)

Résolution: Offrir un moment de prière ou un sacrifice pour tous les chrétiens persécutés et pour tous ceux qui persécutent l’Église.

Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 1ère homélie avant son 1er exil, 1-3 ; PG 52, 427-430

« Ne craignez pas »

Les houles sont nombreuses et la tempête gronde. N'importe ! Je ne crains pas de naufrage, car une pierre solide est mon appui. Que la mer se déchaîne, elle ne brisera pas ce roc ; que les flots se soulèvent, ils ne peuvent engloutir la barque de Jésus. Je vous le demande, mes bien-aimés, qu'est-ce que je peux craindre, de quoi m'effrayer ? La mort ? « Ma vie, c'est le Christ, et mourir est un avantage » (Ph 1,21). L'exil ? « La terre est au Seigneur et tout ce qui la remplit » (Ps 23,1). La confiscation des biens ? « De même que nous n'avons rien apporté dans le monde, nous ne pourrons rien emporter » (1Tm 6,7)… Si vous trouvez difficile de croire ces paroles, croyez les faits. Combien de tyrans ont essayé d'anéantir l'Église ?… Mais tout cela n'a rien gagné contre elle. Ces hommes, persécuteurs acharnés, où sont-ils ? Tombés en oubli. Et l'Église, où est-elle ? La voilà, avec son éclat éblouissant comme le soleil…

« Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux » (Mt 18,20)… J'ai la parole du Christ, son écriture dans mes mains ; je ne m'appuie pas sur des forces humaines. Sa parole est mon arme, ma défense, mon refuge. Si l'univers entier se met à trembler, j'ai sa parole, j'ai son écrit : voilà ma forteresse et mon rempart. En voici les termes : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20). Le Christ est avec moi, qu'est-ce que je peux craindre ? Les flots déchaînés, la furie de la mer, la colère des princes : tout cela ne pèse pas plus qu'une toile d'araignée.  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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Evangile, Saint et Homélie du Ve 08 juillet 2016. Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups, soyez donc prudents ...

 

 


Vendredi 08 juillet 2016

Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Aquila et Priscilla, époux exemplaires († Ier s.), Bx Pierre Vigne, prêtre ardéchois (1670-1740)


Livre d'Osée 14,2-10.

Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »
Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.

Psaume 51(50),3-4.8-9.12-13.14.17.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m'apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ;
que l'esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,16-23.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël quand le Fils de l’homme viendra. »


   Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat (Montserrat, Barcelona, Espagne)

«Vous serez détestés de tous à cause de mon nom»

Aujourd'hui, l'Évangile souligne les difficultés et les contradictions que le chrétien devra subir à cause du Christ et de son Évangile, et comment il devra résister et persévérer jusqu’au bout. Jésus nous a promis: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20); mais Il n'a pas promis aux siens un chemin facile, tout au contraire, Il leur a dit: «Vous serez détestés de tous à cause de mon nom» (Mt 10,22).

L'Église et le monde sont deux réalités difficiles à concilier. Le monde, que l'Église doit convertir à Jésus-Christ, n'est pas une réalité neutre, comme s'il s'agissait d'une cire vierge qui n'attend que le sceau qui lui donne forme. Il n'en irait ainsi que s'il n'y avait pas eu une histoire de péché entre la création de l'homme et sa rédemption. Le monde, comme structure éloignée de Dieu, obéit à un autre seigneur, que l'Évangile de saint Jean désigne comme “le prince de ce monde”, l'ennemi de l'âme, auquel le chrétien, le jour de son baptême, a fait serment de désobéir, de le planter là pour n'appartenir qu'au Seigneur et à l'Église qui l'a engendré en Jésus-Christ.

Mais le baptisé continue de vivre dans ce monde et non un autre, il ne renonce pas à en être le citoyen, ni ne lui refuse son honnête apport pour son soutien et son amélioration; les devoirs civiques sont aussi des devoirs chrétiens; payer ses impôts est un devoir de justice pour le chrétien. Jésus a dit que ses disciples sont dans le monde, mais qu'ils ne sont pas du monde (cf. Jn 17,14-15). Nous n'appartenons pas au monde de façon inconditionnelle, nous n'appartenons complètement qu'à Jésus-Christ et à l'Église, véritable patrie spirituelle, qui se trouve ici-bas mais traverse les barrières de l'espace et du temps pour nous conduire jusqu'à la patrie définitive du ciel. Cette double citoyenneté heurte inéluctablement les forces de péché et de domination qui meuvent les rouages mondaines. Repassant l'histoire de l'Église, Newman disait que «la persécution est la marque de l'Église, peut-être la plus durable de toutes». © evangeli.net M&M Euroeditors


 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 

Moi, je vous envoie comme des moutons au milieu des loups. Soyez donc avisés comme les serpents et purs comme les colombes.

Gardez–vous des gens, car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fouetteront dans leurs synagogues ; vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois ; ce sera un témoignage pour eux comme pour les non–Juifs. Avec cette Parole de Jésus nous entrons à l’intérieur d’un grand Don : Le mystère de l’Amour de Dieu pour nous. Jésus a pour nous des paroles fortes, il veut nous engager dans « un combat où la vie et la mort s’affrontent dans un duel prodigieux. » Nous sommes victorieux comme au jour de Pâques. « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups, dit Jésus. » Les loups ne viennent pas que de l’extérieur, il y en a aussi à l’intérieur de nous-mêmes, des passions désordonnées. Mais nous n’avons rien à craindre des loups qui manifestent leur hargne si nous avons peur d’eux. Nous pouvons avancer en faisant confiance à Jésus, sachant que pour lui, notre force est dans notre faiblesse. Dans la faiblesse, nous plaçons notre confiance, car Dieu est en nous, avec la toute puissance de son Amour. Nous pouvons, dans la joie de notre cœur tout donner à Jésus et aller de l’avant. Si nous sentons que nos amis et nos parents n’entrent pas dans la perspective du Royaume, nous prions pour eux. Mais la persécution est d’autant plus difficile à vivre pour nous, qu’elle vient de ceux que nous aimons.

"Mais quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz ; ce que vous direz vous sera donné à ce moment même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous." Jésus a délivré ses apôtres de tout mal, il les a armés de la puissance de son Esprit Saint. Il les a rendus fermes comme le fer. Il leur prédit les maux qui vont leur arriver, et pas seulement ceux dont ils sont menacés, mais encore ceux qui leur arriveront durant tout le cours de leur vie. Il les a former de bonne heure à cette guerre si difficile et si dangereuse qu’ils allaient entreprendre contre les démons. Ces Paroles empêchent les apôtres d’attribuer les maux qu’ils souffriront à la faiblesse ou à l’impuissance de leur Maître. Ces Paroles les prévenaient des troubles où ils auraient pu tomber, s’ils avaient été surpris de ces afflictions contre leur attente. Nous sommes en effet les envoyés de Dieu, « l’Esprit de Dieu est en nous. » Dieu nous aime tellement qu’il s’engage avec nous au quotidien. Il manifeste toujours sa Victoire sur la mort et le découragement, la victoire de Pâques est pour nous. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle ainsi dans notre vie. Nous ne devons pas reculer, mais dire à Jésus combien nous voulons demeurer dans son amour. C’est l’Esprit du Père, le Défenseur qui donne le soutien de l’intérieur. Nous n’avons pas à chercher notre défense, Dieu se donne à nous dans la faiblesse.

"Quand on vous persécutera dans cette ville–ci, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis, en effet, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël avant que vienne le Fils de l’homme. Les Apôtres se rendent simplement à ce qu’on leur ordonne, et ils obéissent à ce qu’on leur commande, avec Jésus. Cette soumission est la preuve de la sagesse de Jésus, qui apporte à chacun le remède et la consolation dont il a besoin. Si le combat devient trop difficile, nous ne laissons pas le loup nous déchirer, nous nous écartons d’un chemin de violence pour aller dans la ville voisine. Le Dieu d’amour se donne à l’intérieur de la faiblesse, de l’humilité et de la douceur. Sa seule puissance est celle de son amour. « Vous serez détestés de tous… mais celui qui aura persévéré jusqu’au bout, celui-là sera sauvé. » Persévérer, c’est demeurer dans l’amour qui donne la victoire. Jésus a vaincu la mort, c’est la fidélité de Dieu qui nous conduira jusque dans le Royaume de l’amour. Le Dieu d’amour nous a créés par Amour, nous voulons demeurer dans cet amour. Marie est notre modèle d’endurance, elle est le modèle parfait pour correspondre à la grâce, en restant fidèle jusqu’au bout. Elle a reçu la grâce de dire « oui » à Dieu généreusement et complètement, et elle vécut les conséquences de son don total, à chaque moment de sa vie. Nous sommes appelés à répondre à la grâce de Dieu dans notre vie avec la même force, le même amour sans réserve et la même persévérance.

 

Nous demandons la grâce de suivre Jésus. Que tous les affligés du monde entrent dans la douceur de l’amour du cœur de Jésus. © 2016, Père Gilbert Adam.


Méditation de Sabine Laxague, consacrée de Regnum Christi 

Prière et demande d'introduction

Mon Dieu, mon âme s’ouvre à toi et se dispose à te rencontrer. Je décide de dédier ce temps concret pour toi, mon Dieu. Je te le donne, je veux t’écouter et me laisser transformer par ta parole vivante et vivifiante. Seigneur, que ta parole, prononcée et acclamée dans le monde entier par les chrétiens aujourd’hui donne son fruit et que ce fruit soit accueilli. Saint Paul dit : « Vivante, efficace et plus incisive qu’un glaive à deux tranchants, elle pénètre jusqu’au point de division de l’âme et de l’esprit, des articulations et des moelles, elle peut juger les sentiments et les pensées des cœurs ». Seigneur, que les cœurs de tous les chrétiens et le mien soient ouverts par le don de la foi.

Points de réflexion

1. Dans l’Évangile de saint Matthieu, ce passage se trouve à un moment important, moment au cours duquel Jésus poussera ses apôtres à prendre la décision d’agir comme lui, d’avoir son même ministère. Après les premières manifestations de Jésus, lors du discours sur la montagne, et l’explication de la nouvelle mission du peuple d’Israël, après les miracles qui montrent aux disciples l’autorité de Jésus sur le monde et la création, l’évangéliste nous redit le poids de la mission (« la moisson est abondante et les ouvriers sont peu nombreux ») et comment Jésus appelle à nouveau les disciples en leur donnant ici autorité pour faire comme lui : expulser les démons et guérir toute maladie.

2. Dans le passage d’aujourd’hui, Jésus parle clairement aux disciples qui se mettent et se mettront à sa suite. Il conseille et exhorte pour qu’ils soient forts lors de l’épreuve. C’est le temps de la décision. C’est lui qui nous envoie et c’est lui qui vivra en lui-même la trahison, la persécution, le jugement et c’est lui aussi qui nous invite à une confiance totale : « C’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous ».

3. Sommes-nous prêts à suivre Jésus de cette façon-là ? Ceci fait peur. Mais si nous regardons la façon dont il s’est donné, si nous contemplons son amour, peut-être indirectement aurions-nous plus la force de le suivre avec cette force dans l’amour pour Jésus et pour son règne. Regardons aussi le degré de confiance qu’il nous invite à avoir : une confiance totale. Il nous dit : « Devant les tribunaux, ne soyez pas inquiets, soyez dans la confiance, ce que vous aurez à dire vous sera donné, c’est l’Esprit qui parlera en vous ».

Dialogue avec le Christ et Résolution

Avons-nous cette confiance en Dieu ? Avons-nous déjà eu des occasions avec nos camarades d’étude, avec nos collègues de travail, lors d’une réunion où nous sommes exposés aux jugements des uns et des autres, cette confiance envers Dieu en demandant à l’Esprit de mettre ses paroles dans notre bouche ? Avons-nous retrouvé le calme intérieur dans ces situations ? Seigneur, augmente notre foi, pour que nous puissions nous abandonner vraiment entre les mains de l’Esprit. Je veux me mettre à ta suite, Seigneur, mais je suis faible, viens à mon secours !

Je prends la Résolution de Faire un acte concret d’abandon en Dieu, par rapport à quelque chose que j'ai à vivre aujourd’hui ou dans les jours à venir. © Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Les Bienfaits de la patience, 13.16 ; SC 291 (trad. cf SC, p. 213s)

« Comme des brebis au milieu des loups »

Salutaire est le précepte de Notre Seigneur et Maître : « Celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. » Il dit encore : « Si vous demeurez dans ma parole, vous serez mes vrais disciples, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous délivrera » (Jn 8,31). Il faut supporter et persévérer, frères bien aimés. Ainsi, admis à l'espérance de la vérité et de la liberté, nous pourrons parvenir à cette vérité et à cette liberté, car si nous sommes chrétiens, c'est l'œuvre de la foi et de l'espérance. Mais pour que l'espérance et la foi puissent porter leur fruit, la patience est nécessaire...

Qu'on ne travaille donc pas dans l'impatience, qu'on ne se laisse pas abattre sur le chemin du Royaume, distrait et vaincu par les tentations. Ne pas jurer, ne pas maudire, ne pas réclamer ce qui nous est enlevé par la force, tendre l'autre joue, pardonner aux frères tous leurs torts, aimer ses ennemis et prier pour ceux qui nous persécutent : comment arriver à faire tout cela si l'on n'est pas ferme dans la patience et la tolérance ? C'est ce que nous voyons chez Étienne... Il ne demande pas la vengeance, mais le pardon pour ses meurtriers : « Seigneur, ne leur impute pas leur péché ! » (Ac 7,59) Ainsi le premier martyr du Christ...n'était pas seulement le prédicateur de la passion du Seigneur, mais aussi l'imitateur de son extrême douceur. Quand notre cœur est habité par la patience, il ne peut pas y avoir place pour la colère, la discorde et la rivalité. La patience du Christ chasse tout cela pour construire dans ce cœur une demeure pacifique où se plaît à habiter le Dieu de paix. © L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 07 juillet 2016. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.

 


Jeudi 07 juillet 2016

Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Antonino Fantosati, Giuseppe Maria Gambaro, martyrs, Bse María Romero Meneses, religieuse s.d.b. FMA (1902-1977)


Ainsi parle le Seigneur : Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils. Quand je l’ai appelé, il s’est éloigné pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles. C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.

Psaume 80(79), 2ac.3bc.15bc-16.

Berger d'Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim,
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante,
le rejeton qui te doit sa force.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,7-15.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. » Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »


   Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Antonio BORDAS i Belmonte (L’Ametlla de Mar, Tarragona, Espagne)

« Allez proclamer que le Règne des Cieux est proche »

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous invite à évangéliser ; il nous dit : "prêchez" (cf. Mt 10,7). Ce qui est annoncé, c'est la bonne nouvelle de Jésus, qui essaie de nous parler du royaume de Dieu, du fait que c'est Lui notre sauveur, que le Père l'a envoyé dans le monde, et que pour cette raison, c'est le seul qui peut nous régénérer de l'intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons. Jésus annonçait "le Règne des Cieux est proche" (Mt 10,7). C'est lui qui annonçait le règne de Dieu qui progressait entre les hommes et les femmes au fur et à mesure que le bien avançait et que le mal reculait.

Jésus veut le salut de l'homme en entier, dans son corps et dans son esprit ; plus encore, face à l'énigme qui préoccupe l'humanité qu'est la mort, Jésus propose la résurrection. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, expérimente une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C'est un grand mystère que nous commençons à expérimenter à partir de notre baptême : Nous chrétiens, nous sommes appelés à la résurrection ! Voici un exemple de la façon dont le Pape François recherche le bien de l'homme : "Cette "culture du rejet" nous a aussi rendus insensibles face à la profusion et au gaspillage des aliments. A une autre époque, nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu'aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim !".

Jésus nous demande d'être toujours des messagers de la paix. Quand nous les prêtres nous apportons la Communion à un malade nous disons : Que la paix du Seigneur vienne dans cette maison !" Et la paix du Christ reste là-bas, s'il y a des personnes dignes de la recevoir. Pour recevoir les dons du royaume de Dieu il faut être dans une bonne disposition intérieure. D'un autre côté, nous voyons aussi comment beaucoup de gens trouvent des excuses pour ne pas recevoir l'Évangile. Nous avons un grand devoir au milieu des hommes, c'est qu'une fois que nous sommes croyants, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile car nous le vivons et nous voulons que d'autres gens le vivent aussi. © evangeli.net M&M Euroeditors


 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

"En chemin, proclamez que le règne des cieux s’est approché dit Jésus. N’acquérez ni or, ni argent, ni monnaie de bronze pour l’emporter à la ceinture, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton, car l’ouvrier mérite sa nourriture."

"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement." Nous annonçons la Bonne Nouvelle de Jésus que le Père a envoyé dans le monde, qui nous parle du Royaume de Dieu. C’est Lui, Jésus, notre sauveur, qui seul peut nous régénérer de l’intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons. C’est lui qui annonce que le règne de Dieu progresse dans l’humanité au fur et à mesure que le bien avance et que le mal recule. La Mission des disciples de Jésus est d’annoncer et de donner l’amour infini de Dieu : Chacun de nous est aimé, choisi, envoyé en Mission par Jésus. Il nous faut donc comprendre et revêtir l’attitude, les sentiments de Jésus, ceux qui habitent son cœur. Jésus a choisi ses douze apôtres dans une surabondance d’Amour pour l’humanité et pour son Peuple. Il vient à nous dans la vulnérabilité de son cœur, de son amour. Il offre son amour gratuitement, qu’Il soit reçu ou non. Là où il est reçu, cet Amour réalise la vérité de l’amour.

"Dans toute ville ou tout village où vous entrerez, informez–vous pour savoir s’il s’y trouve quelqu’un qui est digne, et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez." Jésus veut le salut de tout l’homme et le salut du monde entier. Celui qui était mort à cause du péché, expérimente, en Jésus Sauveur, une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C’est un grand mystère que nous vivons à notre baptême, nous sommes appelés à la Résurrection ! L’Évangile nous incite à la confiance, mais cette réalité n’est possible que lorsque notre vie s’enracine dans la personne du Christ. C’est par des liens d’amour que Dieu exprime sa tendresse à notre égard. Quand nous parlons de Dieu, nous sommes attentifs aux sentiments qui nous habitent. C ’est à partir de nos expériences que nous expérimentons la parole de Dieu. L’humanité de Jésus dit quelque chose sentiments qui habitent notre cœur. L’expérience que nous avons du rejet, de l’incompréhension de ceux que nous pouvons aimer, nous donne de « toucher » quelque chose les sentiments du cœur de Dieu. « Il n’a pas compris que je venais à son secours, que je les menais avec humanité, » dit Dieu à propos de ceux qui le rejette. Dans le mystère de l’incarnation, Jésus revêt notre chair humaine, il habite le mystère de l’homme !

En entrant dans la maison, saluez–la ; si la maison est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’est pas digne, que votre paix retourne vers vous." Jésus nous a fait entrer dans la tendresse de Dieu, il est parmi nous. Pour recevoir les dons du Royaume de Dieu, il nous faut être dans une bonne disposition intérieure. Tous, nous avons été blessés par le refus de l’amour, et Jésus nous a guéris. Il nous demande d’être des messagers de la paix, porteurs de la paix de Dieu. Jésus nous entraîne dans l’Amour, il nous fait habiter en lui. Nous savons que nous sommes aimés de Dieu en regardant vers lui : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé. » Jésus nous a aimés jusqu’à en mourir, nous voulons faire de même, car nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Librement nous acceptons son amour et nous demeurons en lui. Nous ne pouvons pas cesser d’annoncer l’Évangile que nous vivons, nous voulons que d’autres le vivent aussi.

Nous demandons la grâce d’habiter l’amour infini de Dieu, que nous demeurions dans cet amour qui nous divinise.  © 2016, Père Gilbert Adam.


Méditation de Frère Loïc Chabut, LC (http://www.regnumchristi.fr)

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002, §1-2 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Que votre paix vienne sur cette maison »

Depuis le 11 septembre 2001, dans le monde entier l'humanité a pris conscience, avec une intensité nouvelle, de la vulnérabilité de chacun et elle a commencé à envisager l'avenir avec un sentiment jusqu'alors inconnu de peur profonde. Face à ce sentiment, l'Église désire témoigner de son espérance, fondée sur la conviction que le mal, le « mysterium iniquitatis », le mystère de l'impiété (2Th 2,7), n'a pas le dernier mot dans les vicissitudes humaines. L'histoire du salut, racontée dans la sainte Écriture, projette une lumière intense sur toute l'histoire du monde, montrant que celle-ci est toujours accompagnée par la sollicitude miséricordieuse et providentielle de Dieu, qui connaît les chemins permettant d'atteindre les cœurs les plus endurcis et de tirer de bons fruits même d'une terre aride et inféconde.

Telle est l'espérance qui soutient l'Église... : avec la grâce de Dieu, le monde, où le pouvoir du mal semble une fois encore l'emporter, sera réellement transformé en un monde où les aspirations les plus nobles du cœur humain pourront être satisfaites, un monde où prévaudra la vraie paix.

Ce qui est récemment advenu, avec les sanglants épisodes rappelés ci-dessus, m'a poussé à reprendre une réflexion qui bien souvent jaillit du plus profond de mon cœur au souvenir d'événements historiques qui ont marqué ma vie, spécialement au cours de mes jeunes années. Les souffrances indicibles des peuples et des individus, et parmi eux beaucoup de mes amis et de personnes que je connaissais, causées par les totalitarismes nazi et communiste, ont toujours suscité en moi des interrogations et ont stimulé ma prière. Bien des fois, je me suis attardé à réfléchir à la question : quel est le chemin qui conduit au plein rétablissement de l'ordre moral et social qui est violé de manière aussi barbare ? La conviction à laquelle je suis parvenu en réfléchissant et en me référant à la révélation biblique est qu'on ne rétablit pleinement l'ordre brisé qu'en harmonisant entre eux la justice et le pardon. Les piliers de la véritable paix sont la justice et cette forme particulière de l'amour qu'est le pardon. © L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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Evangile, St et Homélie du Me 06/07/2016. Allez vers les brebis perdues, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche

 


Mercredi 06 juillet 2016

Le mercredi de la 14e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Maria Goretti, vierge et martyre (1890-1902), Ste Kyriaquie de Nicomedie, martyre (287-303)


Livre d'Osée 10,1-3.7-8.12.

Israël était une vigne luxuriante, qui portait beaucoup de fruit. Mais plus ses fruits se multipliaient, plus Israël multipliait les autels ; plus sa terre devenait belle, plus il embellissait les stèles des faux dieux. Son cœur est partagé ; maintenant il va expier : le Seigneur renversera ses autels ; les stèles, il les détruira. Maintenant Israël va dire : « Nous sommes privés de roi, car nous n’avons pas craint le Seigneur. Et si nous avions un roi, que pourrait-il faire pour nous ? » Ils ont disparu, Samarie et son roi, comme de l’écume à la surface de l’eau. Les lieux sacrés seront détruits, ils sont le crime, le péché d’Israël ; épines et ronces recouvriront leurs autels. Alors on dira aux montagnes : « Cachez-nous ! » et aux collines : « Tombez sur nous ! » Faites des semailles de justice, récoltez une moisson de fidélité, défrichez vos terres en friche. Il est temps de chercher le Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne répandre sur vous une pluie de justice.

Psaume 105(104),2-3.4-5.6-7.

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.
Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.
souvenez-vous des merveilles qu'il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu'il prononça.

Vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,1-7.

En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. » 


   Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Fernando PERALES i Madueño (Terrassa, Barcelona, Espagne)

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche»

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre Jésus en envoyant ses disciples en mission: «Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes» (Mt 10,5). Les douze disciples forment le “Collège Apostolique”, c’est-à-dire “missionnaire”; dans sa pérégrination terrestre, l'Église est une communauté missionnaire, car elle a son origine dans l'accomplissement de la mission du Fils et du Saint Esprit selon le dessein de Dieu le Père. De même que saint Pierre et les autres Apôtres constituent, de par l'institution du Seigneur, un seul Collège Apostolique semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout sur lequel échoit le devoir d'annoncer l'Évangile partout.

Parmi les disciples envoyés en mission nous trouvons ceux qui le Christ a placés dans un lieu important et avec une plus grande responsabilité, comme Pierre; et d'autres, comme Thaddée, sur qui nous ne savons que peu de choses. Or, les Évangiles nous communiquent la Bonne Nouvelle, et ils ne sont pas faits pour satisfaire notre curiosité. De notre côté. Nous devons prier pour tous les Évêques, pour les célèbres et pour ceux qui ne le sont pas, tout en demeurant en communion avec eux: «Suivez tous l'évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres» (Saint Ignace d'Antioche)

Jésus ne cherchait pas des personnes instruites, mais tout simplement qu'elles fussent disponibles et prêtes à Le suivre jusqu'à la fin. Cela m'a enseigné que moi, comme Chrétien, je dois me sentir responsable d'une partie de l'ouvre salvatrice de Jésus. Est-ce que je m'éloigne du mal?, est-ce que j'assiste mes frères? Et comme l'oeuvre n'est qu'au commencement, Jésus s'empresse de rajouter une consigne de limitation: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche» (Mt 10,5-6). Aujourd'hui, il faut faire de notre mieux, avec la confiance que Dieu appellera tous les païens et samaritaines dans une autre phase du travail missionnaire.  © evangeli.net M&M Euroeditors


 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 "Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna l’autorité pour chasser les esprits impurs et guérir toute maladie et toute infirmité.

Voici les noms des douze apôtres : le premier, Simon, celui qu’on appelle Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu, le collecteur des taxes ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Cananite et Judas l’Iscariote, celui qui le livra." Jésus envoya les douze en mission, il les appelle, c’est une invitation qui implique un intérêt de la part de Jésus pour eux. Les douze choisis par Jésus représentent chaque chrétien, il les appelle par leur nom. Les douze disciples sont devenus douze apôtres, Jésus a passé la nuit en prière avant de les choisir. Dans cette prière à son Père, Jésus sait que ce sont eux que le Père a choisi. Nous aussi, nous sommes appelés, choisis par Lui, Jésus nous a appelé par notre nom et dans cet appel nous sommes à lui. Nous avons fait notre demeure chez lui, nous sommes désormais comme lui, des envoyés. A sa suite nous offrons notre vie pour lui. Nous demeurons unis à Jésus notre Sauveur, nous lui appartenons. C’est dans un même appel de Jésus que nous nous retrouvons pour former une communauté nouvelle.

"Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les injonctions suivantes : Ne partez pas sur le chemin des non–Juifs, et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les moutons perdus de la maison d’Israël. Cet appel entraîne pour chacun des pouvoirs et des responsabilités, le pouvoir de la grâce qui agit, la responsabilité de soigner toute maladie et toute langueur. L’humanité a besoin du salut de Jésus. Il nous invite à poser notre regard sur les plus défavorisés, ceux qui sont malmenées par le péché. Le message est un message de salut, de confiance et d’espérance, un message de joie. Il transforme et vivifie. Il est capable de toucher chaque personne au plus profond de son être. Jésus est l’envoyé du Père, il demeure dans le cœur du Père. Envoyés par Jésus, nous demeurons en Jésus, dans le cœur du Père. Là est notre force, Jésus nous envoie vers les brebis perdues de la maison d’Israël ! Il nous donne son Esprit Saint pour réaliser son œuvre d’Amour. Nous ne sommes pas envoyés pour une mission humaine avec des moyens humains. Nous sommes envoyés dans l’Esprit Saint qui nous habite pour témoigner avec Jésus du Royaume de Dieu.

"En chemin, proclamez que le règne des cieux s’est approché." Nous avons à faire connaître notre joie, annoncer la Bonne Nouvelle aux autres, c’est partager leur joie. Ce trésor n’est pas que pour nous, il est aussi déjà chez les autres, et il nous faut le partager, le transmettre, et faire que le plus grand nombre de nos frères rencontre Jésus et soit heureux. L’amour de Dieu et sa miséricorde sont tellement grands ! Suivons sa voix, soyons apôtres ! Nous découvrirons qu’en rendant les autres heureux, nous serons nous-mêmes plus heureux et notre récompense sera la vie éternelle. Nous voulons vivre du Royaume, de ce nouvel Amour apporté par Jésus pour proclamer qu’il est tout proche. Le témoignage de notre vie devient une Parole vivante. Nous demandons au Père le courage de Jésus pour vivre ensemble comme des frères et annoncer le Royaume pour lequel le Christ a offert sa vie. Appelés chacun par Jésus, les Apôtres ne font qu’un. Non seulement un, dans l’unité de leur mission, mais aussi unifiés dans l’intime de leur être. Jésus qui les a appelés, veut qu’ils appellent à leur tour de nouveaux amis, dans l’Esprit Saint. C’est le mystère de l’Église, de ceux que le Père a choisis pour « Proclamez que le Royaume de Dieu est tout proche. »

Nous demandons la grâce de nous reconnaitre appelés et envoyés pour vivre mieux du Royaume de Dieu que nous annonçons. © 2016, Père Gilbert Adam.


 Méditation de Frère Loïc Chabut, LC (http://www.regnumchristi.fr)

Prière et demande d'introduction

Jésus, avant d’envoyer les apôtres en mission, tu as voulu leur apprendre à prier (Mt 6, 9-13). Toi-même, tu commençais chacune de tes journées par la prière (Mc 1, 35). Apprends-nous, Seigneur, à prendre du temps chaque jour pour te parler. Pour que tu puisses guider nos vies. Pour que tu puisses nous rendre heureux. Pour que nous puissions connaître chaque jour davantage ton amour. Jésus, embrase mon cœur d’amour pour toi et pour chacun de mes frères. Fais que, débordant de ton amour, je veuille le transmettre à tous.

« Jésus appela ses disciples ». Tout comme les douze apôtres, Jésus a appelé chacun de nous à être ses fils. Il a un plan pour notre vie et nous aime chacun personnellement. Tout comme les apôtres, c’est à nous de répondre et de suivre Jésus. Personnellement, j’aime à me représenter cette scène de l’Évangile avec le Christ en hauteur, qui appelle à lui les Douze, et les Douze qui sortent petit à petit de la foule pour monter la colline et rejoindre notre Seigneur, avec lequel ils passeront les trois années suivantes de leur vie. Même si cela ne s’est peut-être pas passé de cette façon, suivre Jésus comportera toujours cette ascension, autant du point de vue des difficultés à surmonter que de celui des hauteurs auxquelles il veut nous faire parvenir.

« Voici les noms des douze apôtres ». Jésus n’a pas appelé « les Douze », mais Pierre, Jacques, André, Jean, etc. Il nous connaît chacun par notre nom qu’il nous donne. C’est lui qui nous a créés et choisis. Le jour de notre baptême, son appel personnel est rendu plus clair encore.

« Jésus les envoya en mission ». L’Évangile d’aujourd’hui suit le long enseignement de Jésus sur la montagne et une série de dix miracles au cours desquels Jésus révèle sa divinité. Cependant, Jésus ne nous appelle pas pour que nous écoutions ses sermons et le voyions à l’œuvre. Il nous appelle avant tout parce qu’il veut œuvrer en nous et par nous. Il ne veut pas que nous en restions à participer avec ferveur chaque dimanche à la messe. Il veut que nous transmettions son message de salut. « Proclamez que le royaume des Cieux est tout proche », voilà le message que les apôtres ont à annoncer aux brebis perdues de la maison d’Israël. Aujourd’hui que le Christ est mort pour notre salut et est ressuscité, le message et devenu universel. « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné » (Mc 16, 15-16). Le message est désormais un message de salut éternel.


Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église. Commentaire sur l'évangile de Luc, V, 44-45 (trad. cf SC 45, p. 199)

« Et Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livra »

« Le Christ appela ses disciples et en choisit douze » pour les envoyer, semeurs de la foi, propager le secours et le salut des hommes dans le monde entier. Remarquez ce plan divin : ce ne sont pas des sages, ni des riches, ni des nobles, mais des pécheurs et des publicains qu'il a choisis pour les envoyer, de crainte qu'ils ne semblent avoir été entraînés par l'habileté, rachetés par les richesses, attirés à sa grâce par le prestige du pouvoir et de la notoriété. Il a fait ainsi pour que la victoire vienne du bien-fondé de la vérité, et non pas du prestige du discours.

Judas lui-même est choisi, non par mégarde mais en connaissance de cause. Quelle grandeur de cette vérité que même un serviteur ennemi ne peut pas affaiblir ! Quel trait de caractère du Seigneur, qui préfère compromettre à nos yeux son jugement plutôt que son amour ! Il s'était chargé de la faiblesse humaine et n'a pas refusé même cet aspect de la faiblesse humaine. Il a voulu l'abandon, il a voulu la trahison, il a voulu être livré par son apôtre, pour que toi, si un compagnon t'abandonne, si un compagnon te trahit, tu prennes avec calme cette erreur de jugement et la dilapidation de ta bonté. © L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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Evangile, St et Homélie du Ma 05 Ju 2016. La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître...

 


Mardi 05 juillet 2016

Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Antonio Maria Zaccaria, prêtre et fond. (1502-1539), BBx Georges Nichols, Richard Yaxley et 2 autres, m. († 1589)


Livre d'Osée 8,4-7.11-13.

Ainsi parle le Seigneur : Les fils d’Israël ont établi des rois sans me consulter, ils ont nommé des princes sans mon accord ; avec leur argent et leur or, ils se sont fabriqué des idoles. Ils seront anéantis. Je le rejette, ton veau, Samarie ! Ma colère s’est enflammée contre tes enfants. Refuseront-ils toujours de retrouver l’innocence ? Ce veau est l’œuvre d’Israël, un artisan l’a fabriqué, ce n’est pas un dieu ; ce veau de Samarie sera mis en pièces. Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête. L’épi ne donnera pas de grain ; s’il y avait du grain, il ne donnerait pas de farine ; et, s’il en donnait, elle serait dévorée par les étrangers. Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché ; et ces autels ne lui servent qu’à pécher. J’ai beau lui mettre par écrit tous les articles de ma loi, il n’y voit qu’une loi étrangère. Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur n’y prend pas de plaisir. Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes, il fait le compte de leurs péchés. Qu’ils retournent donc en Égypte !

Psaume 115(113B),3-4.5-6.7ab.8.9-10.

Notre Dieu, il est au ciel ;
tout ce qu'il veut, il le fait.
Leurs idoles : or et argent,
ouvrages de mains humaines.

Elles ont une bouche et ne parlent pas,
des yeux et ne voient pas,
des oreilles et n'entendent pas,
des narines et ne sentent pas.

Leurs mains ne peuvent toucher,
leurs pieds ne peuvent marcher.
Qu'ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font,
ceux qui mettent leur foi en elles.

Israël, mets ta foi dans le Seigneur :
le secours, le bouclier, c'est lui !
Famille d'Aaron, mets ta foi dans le Seigneur :
le secours, le bouclier, c'est lui !

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,32-38.

En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »


   Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Joan SOLÀ i Triadú (Girona, Espagne)

«Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de la guérison d'un possédé qui provoque des réactions différentes chez les Pharisiens et dans la foule. Alors que les Pharisiens, devant l'évidence indéniable de ce prodige, ils l'attribuent à des pouvoirs maléfiques —«C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mt 9,34)—, la foule fut dans l'admiration: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!» (Mt 9,33).

En commentant ce passage de l'Évangile, Saint Jean Chrysostome, nous dit: «Ce qui vraiment gênait les Pharisiens c'était de considérer Jésus supérieur à tous, et non pas seulement a ceux qui existaient à l'époque, mais à tous ceux qui avaient existé auparavant». Or, Jésus ne se préoccupe guère de l'animadversion des Pharisiens, car Il continue fidèle à sa mission. Mieux encore, devant l'évidence que les guides d'Israël, au lieu de soigner et faire pâturer leur troupeau ne font que contribuer à l'égarer, à la vue des foules Jésus en eu pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.

Que les foules souhaitent et remercient un bon guide a été vérifié par les visites pastorales du Pape Jean Paul II à tant de pays du monde. Que de foules s'entassaient autour de lui! Et comment elles écoutaient ses paroles, surtout les jeunes! Et cela, malgré que le Pape n'affaiblissait pas l'Évangile, mais il le prêchait avec toutes ses exigences. Nous tous, «si nous étions conséquents avec notre foi, —nous dit saint Josemarie Escrivá— en regardant autour de nous, en contemplant le spectacle de l'histoire et du monde, nous ressentirions en notre cœur ces sentiments de Jésus», ce qui nous mènerait à une généreuse tâche apostolique.

Mais il est évident la disproportion existante entre les foules qui espèrent la prédication de la Bonne Nouvelle du Royaume et la manque d'ouvriers. La solution nous est donnée par Jésus à la fin de l'Évangile: «Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9,38).  © evangeli.net M&M Euroeditors


 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

"Comme ils s’en allaient, on lui amena un démoniaque muet. Le démon chassé, le muet parla.

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Et les foules, étonnées, disaient : Jamais rien de semblable ne s’est vu en Israël. Mais les pharisiens disaient : C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons !" Jésus parcourait les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume. Jésus veut le bonheur de l’homme qu’il cherche sans relâche et de tout son cœur. Un combat se livre en chacun et les Pharisiens choisissent de vivre avec les démons plutôt qu’avec Jésus. Dans nos combats, avec nos faiblesses et nos tentations, nous nous rendons compte que nous serons confrontés aux mêmes choix qu’au temps de Jésus. La Bonne Nouvelle, c’est cet Amour nouveau qui est arrivé jusqu’à nous ! Jésus est l’homme « guérissant toute maladie et toute infirmité » ! C’est merveilleux de découvrir le cœur de Jésus qui annonce l’amour infini du Père. Cet amour du Père nous donne le cœur de Jésus qui délivre tous les souffrants. « Voyant les foules ! » Le regard de Jésus s’étend à l’infini car les foules sont fatiguées, abattues.

"Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il enseignait dans leurs synagogues, proclamait la bonne nouvelle du Règne et guérissait toute maladie et toute infirmité. A la vue des foules, il fut ému, car elles étaient lassées et abattues, comme des moutons qui n’ont pas de berger." Jésus peut rassasier la faim de Dieu des hommes en dépit de leurs misères, de leurs souffrances, de leur indifférence. Les hommes qui sont éloignés de Dieu en ont encore plus besoin. Le regard de Jésus n’est pas un regard extérieur de critique, un discours moralisant , c’est un regard de tendresse, de miséricorde, de compassion. « Voyant les foules ! » Nous pourrions penser que Jésus va envoyer immédiatement ses disciples en mission leur disant : « Allez ! » Non, Jésus dit : « La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux ! Priez donc le maître de la moisson. » Le cœur blessé de Jésus s’exprime ainsi devant la blessure de son peuple. Le Prophète Osée l’a annoncé dans la première lecture : Son peuple ne sait plus reconnaître Dieu, ni même les choses de Dieu ! Quand il l’a reconnu et qu’il veut marcher sur le chemin de Dieu, mais très vite ce chemin se perverti dans son cœur, ils offrent des sacrifices pour me plaire, dit Dieu mais ce qu’ils ont donné d’une main, ils l’ont récupéré de l’autre main ! Or Dieu est là, attendant que nous revenions à lui.

"La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux , Priez donc le maître de la moisson. » ! Jésus voit mon cœur, il me propose de prêter main forte à la moisson par la prière. Nous demandons de regarder avec les yeux du Christ tellement de personnes qui sont prêtes à tomber dans ses bras si seulement quelqu’un les attirait. Le regard de Jésus est un regard de compassion, de tendresse et de miséricorde ! Les vrais ouvriers sont peu nombreux. C’est le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui œuvrent au salut du monde, il veut s’adjoindre des ouvriers en humanité. Marie est la première ouvrière qui croit que Dieu peut venir prendre corps au milieu de notre humanité. Elle aime Jésus qui lui est donné dans l’Esprit Saint. C’est ainsi que commence le salut du monde. A l’autre extrémité, à la Croix, dans le regard de la Vierge Marie qui est tout près de Jésus, il n’y a que compassion ! Dans sa grande douleur, elle regarde vers le Père car Jésus est vraiment l’homme des douleurs. Aujourd’hui, quand Marie regarde un des souffrants de l’humanité, c’est son Enfant qu’elle y découvre, d’une manière vraiment mystérieuse. C’est vraiment le regard caché du Père qui regarde chacun de ses enfants pour le sortir de la misère, de la détresse. Coopérer à l’œuvre de sanctification du monde, c’est demeurer dans ce regard d’amour, c’est d’abord une présence. Demeurer ainsi en Dieu, laisser Dieu demeurer en nous de cette manière est bien difficile pour nous : « Priez donc le maître de la moisson ».

Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour de Dieu, qui fait jaillir les sources d’eaux vives en nous. © 2016, Père Gilbert Adam.


 

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église. Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°32 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 158)

« Proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie »

Jésus Christ, chargé de mépris et d'outrages par ses ennemis, s'applique encore plus à leur faire du bien... Il parcourait les villes, les villages, les synagogues, nous enseignant à répondre aux calomnies non par d'autres calomnies, mais par de plus grands bienfaits. Si, en faisant du bien à ton prochain, tu as en vue le bon plaisir de Dieu et non celui des hommes, quoi que fassent les hommes, ne cesse pas tes bienfaits ; ta récompense n'en sera que plus grande... Voilà pourquoi le Christ n'attendait pas la venue des malades ; il allait lui-même à eux, leur portant à la fois les deux biens essentiels : la Bonne Nouvelle du Royaume et la guérison de tous leurs maux.

Et cela même ne lui suffit pas : il manifeste d'une autre manière encore sa sollicitude. « À la vue des foules, il en eut pitié, car ces gens étaient fatigués et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger. Alors, il dit à ses disciples : ' La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson ' ». Note encore une fois son éloignement pour la vaine gloire. Ne voulant pas entraîner tout le monde à sa suite, il envoie ses disciples. C'est qu'il veut les former non pas seulement pour les luttes qu'ils vont soutenir en Judée, mais aussi pour les combats qu'ils livreront par toute la terre...

Jésus donne à ses disciples le pouvoir de guérir les corps, en attendant de leur confier le pouvoir autrement important de guérir les âmes. Remarque comment il montre à la fois la facilité et la nécessité de cette œuvre. Que dit-il en effet ? « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. » Ce n'est pas aux semailles que je vous envoie, mais la moisson... En parlant ainsi, notre Seigneur leur donnait confiance et leur montrait que le travail le plus important avait déjà été accompli.© L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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Evangile, Saint et Homélie du Lu 04 juillet 2016. Si je parviens seulement à toucher le vêtement de Jesus, je serai sauvé(e)

 

 


Lundi 04 juillet 2016

Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Élisabeth du Portugal, reine (1271-1336), Bse Maria Crocifissa Curcio, fondatrice (1877-1957)




Livre d'Osée 2,16.17b-18.21-22.

Ainsi parle le Seigneur : Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte. En ce jour-là – oracle du Seigneur –, voici ce qui arrivera : Tu m’appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon Baal » (c’est-à-dire « mon maître »). Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ; je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur.

Psaume 145(144),2-3.4-5.6-7.8-9.

Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n'est pas de limite.

D'âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.

On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,18-26.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.


 

  Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


Homélie ou Méditation du jour

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Ta foi t'a sauvée»

Aujourd'hui, la liturgie de la Parole nous invite à admirer deux magnifiques manifestations de foi. Si magnifiques qu'elles méritèrent d'émouvoir le cœur de Jésus-Christ et de provoquer sa réponse immédiate. Le Seigneur ne se laisse pas gagner en générosité! «Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra» (Mt 9,18). Nous pourrions presque dire qu'une foi ferme “oblige” Dieu. Ce genre d'obligation est particulièrement de Son goût. L'autre témoignage de foi dans l'Évangile d'aujourd'hui est aussi impressionnant. «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée» (Mt 9,22).

L'on pourrait même dire que Dieu se laisse “manipuler” de bon gré par notre bonne foi. Ce qu'il n'admet pas, c'est que nous le tentions par manque de foi. Ce fut le cas de Zacharie, qui demanda une preuve à l'archange Gabriel: «Zacharie dit à l'ange: ‘A quoi connaîtrai-je cela?’» (Lc 1,18). L'archange ne recula pas d'un poil: «Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu (…). Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps» (Lc 1,19-20). Et c'est ce qu'il advint.

C'est Lui-même qui veut “s'obliger” et “se lier” par notre foi: «Et moi je vous dis: demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira» (Lc 11,9). Il est notre Père et ne veut rien refuser de ce qui convient à ses enfants. Mais il faut lui manifester nos demandes avec simplicité; la confiance et le naturel avec Dieu exigent de Le fréquenter: pour confier en quelqu'un nous devons le connaître; et pour le connaître, il faut le fréquenter. De la sorte, «la foi fait jaillir la prière, et la prière, dès qu'elle jaillit, atteint la fermeté de la foi» (Saint Augustin). N'oublions pas la louange que mérita sainte Marie: «Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur!» (Lc 1,45).

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 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 

" Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »

Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Jésus est toujours disponible et chacun est important pour lui. Partout où il passe, il fait le bien. Jésus attend et il nous accueille avec douceur et humilité. Il nous demande d’avoir foi en Lui. Le notable de l’Evangile est pris par l’affolement que provoque en lui sa souffrance. Jésus l’écoute et le suit avec ses disciples. Comme cet homme, nous espérons dans le don de la vie. Cependant que de résistances sont encore chez nous face à l’espérance de la vie apportée par Jésus ! Et pourtant Jésus fait son œuvre de salut en chacun de nous, c’est pourquoi ce chef ne s’arrête pas à la mort de sa fille, il va à la rencontre du Seigneur avec la certitude qu’elle vivra, si seulement il lui impose les mains. Aujourd’hui encore nous entrons dans cette démarche de foi qui nous fait toucher Jésus qui nous sauve. Nous croyons qu’il peut nous sauver et qu’il vient encore jusqu’à nous, malgré nos résistances, car nous croyons que Dieu est bon, que nous sommes créés à son image et à sa ressemblance. L’humanité est comme cette pauvre femme qui s’en va, perdant sa vie, qui souffrait de la mort, sans espérance, comme cette petite fille déjà morte que Jésus va rencontrer. Jésus continue sa course de salut pour la vie.

"Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. Ces deux personnes s’approchent de Jésus avec une grande foi. Toutes deux sont confrontés à des situations difficiles, la mort de sa fille pour l’un, et pour l’autre, une maladie de longue date. Ils viennent à Lui pour demander une grâce, pour trouver auprès de Lui un réconfort. Le plus merveilleux est l’assurance avec laquelle ils demandent à Jésus des choses qui paraissent impossibles. Ils ont la certitude qu’ils seront écoutés et ils misent tout sur la réponse positive de Jésus, ils ont confiance en lui. La mort n’empêche pas l’espérance qui naît de la foi, car Dieu a vaincu la mort, et il est le garant de notre espérance. Jésus veut nous redonner la vie pour que nous soyons vivants d’une nouvelle vie divine. Par le mystère des sacrements, le Christ nous manifeste son amour, nous pouvons encore le toucher aujourd’hui dans la foi. C’est la foi de cette femme qui est à l’œuvre quand elle se dit : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »

"Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région. Jésus trouve encore chez nous la même agitation qu’il va calmer ! C’est après avoir mis toutes nos objections dehors que le maître de la vie reprend notre vie en main et nous remet debout. Après avoir été guérie, la femme hémorroïsse est « sauvée » nous dit l’Evangile. Nous cherchons à « sauver » notre vie et celle des autres en donnant un sens à notre existence. C’est Jésus qui nous sauve de la mort et nous donne la force dans la maladie. Nous avons le devoir de donner un sens à notre vie et à vivre pour donner un sens à celle des autres. Il nous faut toucher Jésus et l’annoncer car Il est la Vie. Nous pouvons apporter la Vie à nos frères avec un témoignage joyeux, en priant pour eux. Voilà le véritable trésor qui demeure, car tout ce que nous faisons pour les autres est fait à Jésus qui nous donne la Vie.

 

Nous demandons la grâce de ne pas résister à Jésus qui nous remet debout. © 2016, Père Gilbert Adam.


Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 4 ; PG 73, 560

« Il entra et saisit la main de la jeune fille »

 Dès lors que le Christ est entré en nous par sa propre chair, nous ressusciterons entièrement ; il est inconcevable, ou plutôt impossible, que la vie ne fasse pas vivre ceux chez qui elle s'introduit. Comme on recouvre un tison ardent d'un tas de paille pour garder intacte le germe du feu, de même notre Seigneur Jésus Christ cache la vie en nous par sa propre chair et y met comme une semence d'immortalité qui écarte toute la corruption que nous portons en nous.

Ce n'est donc pas seulement par sa parole qu'il réalise la résurrection des morts. Pour montrer que son corps donne la vie, comme nous l'avons dit, il touche les cadavres et par son corps il donne la vie à ces corps déjà en voie de désintégration. Si le seul contact de sa chair sacrée rend la vie à ces morts, quel profit ne trouverons-nous pas en son eucharistie vivifiante quand nous la recevrons ! ... Il ne suffirait pas que notre âme seulement soit régénérée par l'Esprit pour une vie nouvelle. Notre corps épais et terrestre aussi devait être sanctifié par sa participation à un corps aussi consistant et de même origine que le nôtre et devait être appelé ainsi à l'incorruptibilité. © L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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Evangile, Saint et Homélie du Sa 02 juillet 2016.On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres (cruches)


 

Samedi 02 juillet 2016

Temps liturgique: 13e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St François (Francesco) de Geronimo, prêtre s.j. (1642-1716), Bx Pierre de Luxembourg, évêque de Metz (1369-1387)


Livre d'Amos 9,11-15.

Ainsi parle le Seigneur : Ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s’écroule ; je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu’aux jours d’autrefois, afin que ses habitants prennent possession du reste d’Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom fut jadis invoqué, – oracle du Seigneur, qui fera tout cela. Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où se suivront de près laboureur et moissonneur, le fouleur de raisins et celui qui jette la semence. Les montagnes laisseront couler le vin nouveau, toutes les collines en seront ruisselantes. Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël ; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront ; ils planteront des vignes et en boiront le vin ; ils cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai sur leur sol, et jamais plus ils ne seront arrachés du sol que je leur ai donné. Le Seigneur ton Dieu a parlé.

Psaume 85(84),9.11-12.13-14.

J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix
pour son peuple et ses fidèles ;
qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,14-17.

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »


  Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


Homélie ou Méditation du jour

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro (Cunit, Tarragona, Espagne)

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»

Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.

Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés. © evangeli.net M&M Euroeditors


 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 "Les disciples de Jean Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »

Le jeûne était une obligation nécessaire, tout en étant une discipline qu’on s’imposait librement à soi-même. On imposait aux adultes de jeûner une seule fois par an en la fête du « Grand Pardon », mais les Pharisiens, jeûnaient deux fois par semaine. Dans l’Evangile, il s’agit pour les disciples de Jean Baptiste du jeûne hebdomadaire auquel chacun était libre de souscrire. Jésus défend ses disciples qui ne jeûnent pas. Il montre que le jeûne, ou tout autre pratique spirituelle, n’est bénéfique que si elle est adaptée, en toute liberté, à une situation donnée. La Parole de Dieu édifie en nous la vie nouvelle venant de Jésus : "L’épouse suit l’Agneau partout ou Il va. » Jésus nous rejoint dans un monde qui souffre. Il veut que le nombre des élus soit complet dans le Royaume de Dieu ! L’humanité est l’épouse du Christ, elle est emportée dans le chemin des épreuves et de la nuit à la suite de son Bien Aimé. Dans la nuit de la foi, elle connaît un nouveau jeûne, celui de l’absence du Bien aimé : « Quand l’Époux n’est plus avec elle », que le Christ est crucifié, l’épouse entre dans le « deuil. » Ce moment est difficile pour la bien aimée qui ne « sent » plus la présence de l’Aimé. Le monde qui ne le connaît pas le mystère de Jésus, ne comprend pas ces Paroles !

"Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l’Époux est avec eux ?" Mais un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. L’Amour nouveau que Jésus nous propose est à vivre dans la liberté des enfants de Dieu. Il montre que notre attitude a de la valeur quand elle est accomplie librement et volontairement. Pendant la Cène, Jésus a prié pour que ses disciples soient un dans la charité et la foi. Cette unité nouvelle s’applique à l’Eglise qu’il fonde dans son Corps et dans son Sang. L’homme, dans sa progression, passe par des étapes de présence et de joie, mais aussi des moments de manque et de pénitence. Alors surgit le nouveau jeune, une capacité à vivre autrement, en recevant différemment, en donnant différemment. C’est un peu comme le vin et l’outre. Tout doit changer dans notre manière d’entendre, d’écouter, et celle de parler et de répondre. La présence ou l’absence de Jésus vont devenir constitutive de la construction de notre être nouveau d’enfant de Dieu. Éclairés par la parole de Dieu, fortifiés par le Pain de la vie, nous entrons dans un cœur à cœur avec Jésus. C’est une vie toute nouvelle, d’amour, qui nous est donnée. Comme Jésus, nous devenons de plus en plus délicats, attentifs à notre entourage. « Ne mettez pas du vin nouveau dans de vieilles outres, » dit Jésus. La vie divine qui nous habite régénère notre personne, jusque dans ses profondeurs. L’épouse partage la joie de l’Epoux. Dans la Foi, elle est unie à Jésus Pain de vie. Elle vit de sa Parole d’une manière mystérieuse, rejoignant son Époux dans un grand bonheur.

« Et personne ne coud une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage." Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. » Nous sommes devenus capables de recevoir la Parole qui nous est adressée. Nous entrons dans la Promesse de Jésus qui s’adresse en toute gratuité, à notre liberté. Jésus reconstruit sa créature, son peuple, et nous sommes véritablement renouvelés. C’est une connaissance plus profonde, plus vraie, plus gratuite du Mystère de Dieu qui s’offre à nous. Heureux sommes-nous d’entendre une Parole à laquelle nous pouvons répondre en vérité, car nous sommes dans la Présence du Dieu vivant qui nous constitue. Jésus sauve le monde avec un amour incroyable : « Ayant aimé les siens, il les aima jusqu’au bout ! » Il va donner sa vie sur la croix, il a tout donné. L’épouse, l’humanité le suit et elle partage son sort dans des épousailles qui se préparent, à la suite de Jésus crucifié et glorifié. Nous allons vivre dans la nuit de la foi, la perte et le désespoir du manque, pour rejoindre Jésus dans le mystère de l’Amour infini de Dieu. Quand Jésus nous est enlevé, c’est le véritable jeune. Nous demandons la grâce de suivre Jésus le Christ partout ou il va.

 

 © 2016, Père Gilbert Adam.


 

Catéchisme de l'Église catholique § 772-773 ; 796

« L'Époux est avec eux »

L'Église, mystère de l'union des hommes avec Dieu : C'est dans l'Église que le Christ accomplit et révèle son propre mystère comme le but du dessein de Dieu : « récapituler tout en lui » (Ep 1,10). Saint Paul appelle « grand mystère » (Ep 5,32) l'union sponsale du Christ et de l'Église. Parce qu'elle est unie au Christ comme à son Époux, l'Église devient elle-même à son tour mystère (Ep 3,9s). Contemplant en elle le mystère, Saint Paul s'écrie : « Le Christ en vous, l'espérance de la gloire » (Col 1,27)... Marie nous précède tous dans la sainteté qui est le mystère de l'Église comme « l’Épouse sans tache ni ride » (Ep 5,27). C'est pourquoi « la dimension mariale de l'Église précède sa dimension pétrinienne » (Jean Paul II)...

L'unité du Christ et de l'Église, de la tête et des membres de son Corps, implique aussi la distinction des deux dans une relation personnelle. Cet aspect est souvent exprimé par l'image de l'époux et de l'épouse. Le thème du Christ Époux de l'Église a été préparé par les prophètes et annoncé par Jean Baptiste (Jn 3,29). Le Seigneur s'est lui-même désigné comme « l’Époux » (Mc 2,19). L'apôtre Paul présente l'Église et chaque fidèle, membre de son Corps, comme une épouse « fiancée » au Christ Seigneur, pour n'être avec lui qu'un seul Esprit. Elle est l’Épouse immaculée de l'agneau immaculé (Ap 22,17) que le Christ a aimée, pour laquelle il s'est livré « afin de la sanctifier » (Ep 5,26), qu'il s'est associée par une alliance éternelle, et dont il ne cesse de prendre soin comme de son propre Corps.

« Voilà le Christ total, Tête et Corps, un seul formé de beaucoup... Le Seigneur lui-même dit dans l’Évangile : 'Non plus deux, mais une seule chair' (Mt 19,6). Comme vous l'avez vu, il y a bien en fait deux personnes différentes, et cependant, elles ne font qu'un dans l'union conjugale » (St Augustin). © L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

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