Tweets du Pape François‏. Jeûner ce n’est pas seulement se priver de pain. C’est aussi partager le pain avec l’affamé.

1.Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 49 minil y a 49 minutes

Jeûner n’est pas uniquement renoncer à la nourriture, mais à toute tentation morbide, surtout le péché.

 2. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 16 mars

L’Eglise souhaite être proche de chacun à travers l’amour, la compassion et le réconfort qui nous viennent du Christ.

3. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 15 mars

La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout quand elle est faible.

4. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 14 mars

Prions les uns pour les autres afin de savoir ouvrir nos portes au faible et au pauvre.

5. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 13 mars

L’Esprit Saint nous guide vers un vrai chemin de conversion, pour redécouvrir le don de la Parole de Dieu.

6 Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 12 mars

Le Carême est un temps favorable pour se renouveler en rencontrant le Christ vivant dans sa parole, les Sacrement et notre prochain.

7. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 11 mars

De l’amour à la haine, le chemin est facile. Celui de la haine à l’amour est plus complexe, mais il apporte la paix.

8. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 10 mars

En ce Carême essayons de jeûner non pas en faisant la moue mais avec le sourire.

9.  Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 5 mars

Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais: même dans le péché, il attend patiemment notre retour vers Lui.

10.  Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 3 mars

Jeûner ce n’est pas seulement se priver de pain. C’est aussi partager le pain avec l’affamé.

11.  Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 2 mars

Dieu est toujours fidèle et ne cesse jamais de nous aimer, de suivre nos pas et de courir après nous quand nous nous éloignons un peu.

12. Pape François‏Compte certifié @Pontifex_fr 1 mars

Le Carême est un nouveau commencement, un chemin vers une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort

Source: https://twitter.com/pontifex_fr?lang=fr






   

 

 

 

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Eglise Catholique: bientôt des Diacres ou des Prêtres féminins ?

C'est dans les Actes des Apôtres qu'il est fait mention pour la première fois d'hommes ordonnés pour le service de leurs frères. En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge". Act 6,1-3.

Le diacre est alors un homme choisi par les Chrétiens et qui, après l'imposition des mains par l'un des apôtres, est appelé à s'occuper des plus démunis de la communauté. Rapidement, les diacres seront appelés à gérer les biens matériels de l'Église naissante. Ainsi, furent désignés selon les écritures, les 7 premiers diacres de l'Eglise primitive : "Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche". Act 6, 5

Le diaconat est longtemps resté une étape vers le sacerdoce, mais le concile Vatican II a rétabli le diaconat permanent, accessible à des hommes mariés. Ils sont quelque 45.000 aujourd’hui dans le monde. Les diacres catholiques peuvent prononcer les homélies, célébrer des baptêmes, des mariages et des funérailles. Dans nos églises ces Diacres sont des hommes et pas une seule femme. Pourquoi? L'Eglise Catholique va t-elle ouvrir le Diaconat aux femmes? Le texte qui suit (Source http://www.cathobel.be) nous donne l'actualité et quelques informations historiques sur cette questions. Lisons plutôt:

 

Le pape François a annoncé, le 12 mai 2016, son intention de créer une commission chargée de réfléchir à la possibilité d’ouvrir le diaconat aux femmes. Pour le « bien » de l’Eglise, le pape a jugé nécessaire d’étudier cette possibilité, alors qu’il intervenait devant 900 supérieures majeures de congrégations religieuses féminines réunies au Vatican, rapporte l’agence de presse italienne ANSA. Recevant en audience les participantes à l’Assemblée de l’Union internationale des supérieures générales (UISG), le pape François a répondu, pendant une heure et demi, aux nombreuses questions des 900 religieuses présentes. Les propos du pape, qui s’exprimait à huis clos, n’ont pas encore été diffusés par le Bureau de presse du Saint-Siège. Il s’agit donc, pour l’heure, de propos rapportés. Parmi les questions, les religieuses ont notamment demandé au pape pourquoi l’Eglise excluait les femmes de la possibilité du diaconat, alors que des diaconesses existaient déjà dans l’Eglise primitive. « Pourquoi ne pas constituer une commission officielle qui pourrait étudier la question? », lui ont-elles alors demandé.

Les diaconesses des premiers siècles

Le pape a répondu qu’il avait déjà évoqué ce sujet par le passé avec un « bon et sage professeur », qui avait étudié le rôle des femmes diacres durant les premiers siècles de l’Eglise. Le pape s’est rappelé avoir demandé au professeur: « Qu’étaient ces femmes diacres? Elles avaient l’ordination ou pas? C’était un peu obscur. Quel était le rôle de la diaconesse à cette époque? » Le pape a repris: « Constituer une commission officielle qui puisse étudier la question? Je crois que oui. Ce serait bien pour l’Eglise d’éclaircir ce point. Je suis d’accord. Je demanderai de faire quelque-chose dans ce sens. » « J’accepte, a ensuite appuyé le pape, cela me semble utile d’avoir une commission qui éclaircisse bien ce thème. » (…)

Précisions du Saint-Siège

Suite au retentissement suscité dans les médias par ses propos sur l’éventualité que des femmes puissent devenir diacres, le pape François a téléphoné au Substitut de la Secrétairerie d’Etat pour lui faire part de sa surprise. Dans un tweet, Mgr Becciù explique bien que le Saint-Père envisage la création d’une commission pour étudier la question et qu’il faut donc éviter de tirer des conclusion hâtives. Le P. Federico Lombardi s.j., directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, reconnaît que l’échange qu’a eu le pape avec les supérieures majeures des congrégations a été très encourageant en ce qui concerne le rôle des femmes, et en particulier des consacrées, dans la vie de l’Eglise et de la possibilité pour elles d’accéder à des tâches importantes là où l’ordination sacerdotale n’est pas exigée. Quant à la question du diaconat des femmes, elle n’est pas nouvelle, rappelle le Père Federico Lombardi. On en a beaucoup parlé dans le passé d’autant qu’aux premiers temps du christianisme, des femmes, appelées diaconesses, exerçaient un certain nombre de tâches au sein de la communauté. Des historiens ont déjà travaillé sur la question.

Attention à ne pas réduire les débats à une question

En 2002, la Commission théologique internationale a publié un document important sur ce sujet. Le Souverain Pontife pense donc qu’il serait utile de mettre sur pied une Commission officielle pour clarifier la situation. Mais honnêtement, précise encore le Père Lombardi, il n’a jamais dit qu’il avait l’intention d’approuver l’ordination diaconale des femmes et certainement pas l’ordination de femmes prêtres. Au contraire, en ce qui concerne ce dernier point, il a clairement laissé entendre qu’il n’y pensait pas du tout. Ses prédécesseurs, en particulier Jean-Paul II, ont longuement examiné cette proposition avant d’y répondre par la négative. Le directeur du Bureau de presse regrette enfin que le riche échange de jeudi ait été réduit à cette seule question. 

Les précisions de Mgr Delville : L’évêque de Liège a réagi au débat qui a suivi les propos du pape sur le diaconat féminin. Mgr Jean-Pierre Delville, ancien professeur d’histoire ecclésiastique, rappelle que les diaconesses ne sont pas étrangères à l’histoire de l’Eglise. « Il y a des diaconesses mentionnées dans le nouveau testament, en particulier Phoebè dans Romains 16,1. Il y a eu Ermengonde, diaconesse à Verdun et nièce de sainte Ode, qui était la fondatrice de l’abbaye d’Amay près de Liège. Elle est mentionnée dans une lettre de 634. J’y fais allusion dans le livre « Quelle âme pour l’Europe? », qui va paraître aux éditions Lumen vitae, collection Trajectoires, en juin. Il y a eu sainte Radegonde, reine des Francs, femme du roi Clotaire, ordonnée diaconesse par saint Médard, évêque de Noyon, en 555. Il y avait Olympias, diaconesse à qui Jean Chrysostome a écrit 17 lettres ». Mgr Delville précise encore: « Si on introduit le diaconat féminin, il faudra d’abord introduire le lectorat et l’acolytat féminins, ce qui n’est pas encore fait et serait très souhaitable! »

MK/cath.ch/Apic/I.MEDIA/Radio Vatican

Pour aller plus loin:

Les propos du pape François (verbatim) sur Cath.ch, portail catholique suisse;

– Texte de la commission théologique internationale, document XXI, « Le diaconat: évolution et perspectives », 2003 ;

– Elizabeth Behr-Sigel et Kallistos Ware, « L’ordination des femmes dans l’Eglise orthodoxe », Paris, Cerf, 1998;

– Kyriaki Karidoyanes FitzGerald, « Women Deacons in the Orthodox Church: Called to Holiness and Ministry », Paperback, 1998;

– La Croix, « Débat sur le diaconat », 2006.

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avec AELF: www.aelf.org et CATHOBEL: www.cathobel.be
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Message du Pape François carême 2016

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2016

 

"C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices" (Mt 9,13).
Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire

 

1. Marie, icône d’une Église qui évangélise parce qu’elle a été évangélisée

Dans la Bulle d’indiction du Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que « le Carême de cette Année Jubilaire [soit] vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu » (Misericordiae vultus, n. 17). Par le rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative « 24 heures pour le Seigneur », j’ai voulu souligner la primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement de la Parole prophétique. La miséricorde de Dieu est certes une annonce faite au monde : cependant chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai les Missionnaires de la Miséricorde afin qu’ils soient pour tous un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu.

Parce qu’elle a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel, Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Église qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal. Dans la tradition prophétique – et déjà au niveau étymologique – la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle  et compatissante (hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales.

2. L’alliance de Dieu avec les hommes : une histoire de miséricorde

Le mystère de la miséricorde divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous trouvons ici face à un véritable drame d’amour où Dieu joue le rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières, comme nous le voyons avec Osée (cf. Os 1-2), qui expriment jusqu’à quel point Dieu veut se lier à son peuple.

Ce drame d’amour atteint son point culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa miséricorde sans limites, au point d’en faire la « Miséricorde incarnée » (Misericordiae Vultus, n. 8). En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu avec Israël : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces » (Dt 6, 4-5).  Le Fils de Dieu est l’Époux qui met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son Épouse. Il lui est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces éternelles avec elle.

Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et fondamentale. Il est « la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité » (Exhort. apost. Evangelii gaudium, n. 36), cette première annonce « que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse » (Ibid., n. 164).La miséricorde alors « illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire » (Misericordiae Vultus, n. 21), restaurant vraiment ainsi la relation avec Lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément là où il s’est égaré et éloigné de Lui. Et ceci, il le fait dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de son Épouse.

3. Les œuvres de miséricorde

La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Église nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés : le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que « le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine » (Ibid., n. 15). Dans la personne du pauvre, en effet, la chair du Christ « devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin » (Ibid.). Inouï et scandaleux mystère qui prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent, buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales (cf. Ex 3,5) ; et ceci plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ qui souffre à cause de sa foi.

Face à cet amour, fort comme la mort (cf. Ct 8,6), le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison (cf. Lc 16, 20-21), figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque « vous serez comme des dieux » (Gn 3,5), qui est à la racine de tout péché. Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XXe siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la technoscience qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.

Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles, quant à elles, - conseiller, enseigner, pardonner, avertir, prier - touchent plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant. Grâce à cette voie, "les hommes au cœur superbe", "les puissants" et "les riches", dont parle le Magnificat ont la possibilité de reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d’Abraham : « Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les écoutent ! » (Lc 16,29). Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future Épouse dans l’attente de son retour.

Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse (cf. Lc 1,48) en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur (cf. Lc 1,38).

Du Vatican, 4 octobre 2015
Fête de Saint-François d’Assise

François

 


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 Pour voir le pdf cliquer ici:Pape_Message_careme_2016

 

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27 mars 2016

Pâques 2016: Message Urbi Orbi du Pape François

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Le Saint-Siège
MESSAGE URBI ET ORBI DU PAPE FRANÇOIS
PÂQUES 2016
Balcon central de la Basilique vaticane
Dimanche 27 mars 2016



« Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour» (Ps 135, 1). Chers frères et soeurs, bonnes fêtes de Pâques. Jésus-Christ, incarnation de la miséricorde de Dieu, est mort par amour sur la croix, et, par amour, est ressuscité. C’est pourquoi nous proclamons aujourd’hui : Jésus est le Seigneur ! Sa résurrection accomplit pleinement la prophétie du Psaume : la miséricorde de Dieu est éternelle, son amour est pour toujours, il ne mourra jamais. Nous pouvons nous confier totalement à lui, et nous lui rendons grâces parce qu’il est descendu pour nous jusqu’au fond de l’abîme. Face aux gouffres spirituels et moraux de l’humanité, face aux vides qui s’ouvrent dans les coeurs et qui provoquent la haine et la mort, seule une miséricorde infinie peut nous donner le salut. Seul Dieu peut remplir de son amour ces vides, ces abîmes, et nous permettre de ne pas nous écrouler, mais de continuer à marcher ensemble vers le Terre de la liberté et de la vie. L’annonce joyeuse de Pâques : Jésus, le crucifié, n’est pas ici, il est ressuscité (cf. Mt 28, 5-6), nous offre la consolante certitude que l’abîme de la mort a été traversé et, avec lui, le deuil, la plainte et l’angoisse (cf. Ap 21, 4) ont été vaincus. Le Seigneur, qui a souffert l’abandon de ses disciples, le poids d’une condamnation injuste, et la honte d’une mort infâmante, nous rend maintenant participants de sa vie immortelle, et il nous donne son regard de tendresse et de compassion envers les affamés et les assoiffés, les étrangers et les prisonniers, les marginaux et les exclus, les victimes des abus et de la violence. Le monde est rempli de personnes qui souffrent dans leur corps et dans leur esprit, et chaque jour les journaux sont pleins de nouvelles de crimes atroces, commis souvent dans les murs du foyer domestique, et de conflits armés, à grande échelle, qui soumettent des populations entières à des épreuves indicibles.

Que le Christ ressuscité ouvre des chemins d’espérance à la Syrie bien aimée, pays déchiqueté par un long conflit, avec son triste cortège de destructions, de mort, de mépris du droit humanitaire et de décomposition de la cohabitation civile. Nous confions à la puissance du Seigneur ressuscité
les discussions en cours, pour que, grâce à la bonne volonté et à la collaboration de tous, on puisse recueillir des fruits de paix et engager la construction d’une société fraternelle, respectueuse de la dignité et des droits de tout citoyen. Que le message de vie, qui a retenti dans la bouche de l’Ange près de la pierre basculée du tombeau, soit victorieux de la dureté des coeurs et promeuve une rencontre féconde des peuples et des cultures dans les autres zones du bassin méditerranéen et du Moyen Orient, en particulier en Irak, au Yémen et en Libye. Que l’image de l’homme nouveau qui resplendit sur le visage du Christ favorise la cohabitation entre Israéliens et Palestiniens en Terre Sainte, ainsi que la disponibilité patiente et l’engagement
quotidien à se dévouer pour construire les bases d’une paix juste et durable, par le moyen de négociations directes et sincères. Que le Seigneur de la vie accompagne aussi les efforts visant à trouver une solution définitive à la guerre en Ukraine, en inspirant et en soutenant également les
initiatives d’aide humanitaire, parmi lesquelles la libération des personnes détenues. Que le Seigneur Jésus, notre Paix (cf. Ep. 2, 14), qui par sa résurrection a vaincu le mal et le péché, stimule en cette fête de Pâques notre proximité aux victimes du terrorisme, forme aveugle et atroce de violence qui ne cesse pas de répandre le sang innocent en diverses parties du monde, comme cela s’est produit dans les récents attentats en Belgique, en Turquie, au Nigéria, au Tchad, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, et en Irak. Que les ferments d’espérance et les perspectives de paix en Afrique aboutissent ; je pense en particulier au Burundi, au Mozambique, à la République Démocratique du Congo et au Sud Soudan, marqués par des tensions politiques
et sociales.


Avec les armes de l’amour, Dieu a vaincu l’égoïsme et la mort ; son Fils Jésus est la porte de la miséricorde grand ouverte à tous. Que son message pascal se projette de plus en plus sur le peuple vénézuélien, qui se trouve dans des conditions difficiles pour vivre, et sur tous ceux qui ont en main les destinées du pays, afin que l’on puisse travailler en vue du bien commun, en cherchant des espaces de dialogue et de collaboration avec tous. Que partout on se dévoue pour favoriser la culture de la rencontre, la justice et le respect réciproque, qui seuls peuvent garantir le bien être spirituel et matériel des citoyens.  Le Christ ressuscité, annonce de vie pour toute l’humanité, se prolonge au long des siècles, et nous invite à ne pas oublier les hommes et les femmes en chemin, dans la recherche d’un avenir meilleur, file toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés – parmi lesquels de nombreux enfants – fuyant la guerre, la faim, la pauvreté et l’injustice sociale. Ces frères et soeurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou du moins le refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l’aide. Que le rendez-vous du prochain Sommet Humanitaire Mondial n’oublie pas
de mettre au centre la personne humaine avec sa dignité et d’élaborer des politiques capables d’assister et de protéger les victimes des conflits et des autres situations d’urgence, surtout les plus vulnérables et tous ceux qui sont persécutés pour des raisons ethniques et religieuses. En ce jour glorieux, « que notre terre soit heureuse, irradiée de tant de feux » (cf. Exultet ), terre qui est pourtant tellement maltraitée et vilipendée par une exploitation avide de gain qui altère les équilibres de la nature. Je pense en particulier à ces zones touchées par les effets des changements climatiques, qui provoquent souvent la sécheresse ou de violentes inondations, avec, en conséquence, des crises alimentaires en plusieurs endroits de la planète. Avec nos frères et soeurs qui sont persécutés pour la foi et pour leur fidélité au nom du Christ, et face au mal qui semble avoir le dessus dans la vie de beaucoup de personnes, réécoutons la consolante parole du Seigneur : « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). C’est aujourd’hui le jour resplendissant de cette victoire, parce que le Christ a foulé aux pieds la mort, et par sa résurrection il a fait resplendir la vie et l’immortalité (cf. 2Tm 1, 10). « Il nous fait passer de l’esclavage à la liberté, de la tristesse à la joie, du deuil à la fête, des ténèbres à la lumière, de l’esclavage à la rédemption. Disons-lui : Alléluia ! » (Méliton de Sardes, Homélie de Pâques).


A tous ceux qui, dans nos sociétés, ont perdu toute espérance et le goût de vivre, aux personnes âgées écrasées qui, dans la solitude, sentent leur forces diminuer, aux jeunes qui pensent ne pas avoir d’avenir, à tous j’adresse encore une fois les paroles du Ressuscité : « Voici que je fais toutes choses nouvelles…A celui qui a soif, moi, je donnerai l’eau de la source de vie, gratuitement (Ap 21, 5-6). Que le message rassurant de Jésus nous aide chacun à repartir avec plus de courage et d’espérance pour construire des chemins de réconciliations avec Dieu et avec les frères. Nous en
avons tellement besoin.


 
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19 mars 2016

Le Carême avec le Pape François 7/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Dimanche des Rameaux et de la Passion

20 mars 2016

 « C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers » (Philippiens 2, 9-10).

 Méditation du Pape François

 

« La souffrance de l'autre constitue un appel à la conversion parce que le besoin du frère me rappelle la fragilité de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères. Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons les limites de nos possibilités, alors nous aurons confiance dans les possibilités infinies que l'Amour de Dieu a en réserve. Et nous pourrons résister à a la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tous seuls ».

Dans ma vie

 

On ne peut jamais se mettre à la place de ceux qui souffrent, mais au moins nous pouvons être à leurs côtés, prier pour eux, les assurer de notre amitié ou de notre amour et les confier au Seigneur.

Effet de conversion : Et si... je visitais une personne malade ou très âgée pour la réconforter.

Je prie pour ceux qui souffrent dans leurs corps afin que leur douleur physique soit apaisée et qu'ils soient réconfortés moralement.

 

Semaine Saint 21 mars 2016

 

« Qu'une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte ; que la bataille s'engage contre moi, je garde confiance » (Psaume 26 (27), 3).

Méditation du Pape François

 

« Dans les paroles humaines de Jésus, on sentait toute la force de la Parole de Dieu, on sentait même l'autorité de Dieu, Inspirateur des Saintes Écritures Et une des caractéristiques de la Parole de Dieu, c'est qu'elle réalise ce qu'elle dit, parce que la Parole de Dieu correspond à Sa Volonté. Nous, au contraire, nous prononçons souvent des paroles vides, sans racines, ou des paroles superflues, des paroles qui ne correspondent pas à la Vérité ».

 Dans ma vie

Nous parlons souvent trop vite, trop, pas de manière très juste.... Bref, parler c'est souvent plus l'occasion de faire des maladresses que de faire le bien. Ce Carême est peut-être le bon moment pour progresser dans ce domaine.

 Effet de conversion : Et si... je parlais un peu moins inutilement ?

Je prie pour réussir à maîtriser mes paroles et pour que de ma bouche ne sorte que du bien.

 

Mardi Saint: 22 mars 2016

« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt ». (Saint Jean 13, 31-32).

 

Méditation du Pape François

 

« Notre joie n'est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais elle naît du fait d'avoir rencontré une Personne : Jésus, qui est parmi nous ; elle naît du fait de savoir qu'avec Lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables, et il y en a tant ! Et à ce moment là vient l'Ennemi, vient le Fiable, si souvent déguisé en Ange, et insidieusement nous dit sa parole. Ne l'écoutons pas ! »

 

Dans ma vie

 

Nous avons parfois du mal à le croire, car nous ne le voyons pas physiquement, mais Jésus est avec nous chaque jour de notre vie. Il est réellement présents à nos côtés. Essayons de nous persuader un peu plus de sa présence fidèle.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de m'imprégner du bon exemple d'un saint en lisant sa vie ?

Je prie pour que Dieu me préserve des tentations multiples de faire le mal.

 

Mercredi Saint : 23 mars 2016

 

« Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui rendre grâce ». (Psaume 68 (69), 31).

 Méditation du Pape François

« Pour le croyant, la gratitude est au cœur même de la Foi : un chrétien qui ne sait pas remercier est quelqu'un qui a oublié la langue de Dieu. Cela est laid ! Rappelons-nous de la question de Jésus, quand Il guérit dix lépreux et que seul l'un d'eux revint le remercier (cf Luc 17, 18). Une fois j'ai entendu une personne âgée, très sage, très bonne, simple, mais avec cette sagesse de la piété, de la vie, qui disait : « La gratitude est une plante qui ne grandit que dans la terre des âmes nobles ». Cette noblesse d'âme, cette grâce de Dieu dans l'âme nous pousse à dire merci à la gratitude. C'est la fleur d'une âme noble ».

Dans ma vie

Beaucoup de choses nous paraissent normales et nous pensons qu'il est inutile d'en remercier les gens. Pourtant, un sourire, un merci, un geste de reconnaissance témoignent d'une vraie considération. Pensons-y souvent.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de remercier vraiment les gens qui m'apportent quelque chose, même quand cela paraît anodin ?

Je prie pour toutes les personnes qui ne savent pas dire merci, afin qu'elles perçoivent le bien qu'elles peuvent faire à travers ce simple mot.

 

Jeudi Saint: 24 mars 2016

« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ? J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur ». (Psaume 115 (116), 12-13).

 Méditation du Pape François

Tout baptisé est un « christophore », porteur du Christ, comme disaient les pères anciens. Celui qui a rencontré le Christ, comme la Samaritaine du puits, ne peut pas garder pour soi cette expérience. Il fait tous se demander si celui que nous rencontrons perçoit dans notre vie la chaleur de la Foi, s'il voit sur notre visage la joie d'avoir rencontré le Christ ».

Dans ma vie

Aujourd'hui nous fêtons l'Institution de l'Eucharistie, dans laquelle précisément nous recevons Jésus-Christ en nous. À nous, en sortant de la Messe, de rayonner car nous portons Jésus... et ça ne se voit pas toujours ! Évitons donc dans les minutes qui suivent d'avoir des paroles ou des pensées mauvaises alors que Dieu est dans notre cœur.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais d'aller de temps en temps à la Messe en semaine pour y recevoir Jésus ?

Je prie pour tous les Prêtres qui célèbrent chaque jour la Messe et l'offrent pour le Salut du monde.

 

Vendredi Saint: 25 mars 2016

 « Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera » (Isaïe 53, 11).

 Méditation du Pape François

« Jésus, quand Il lamente: « Père, pourquoi M'as-Tu abandonné ? » - blasphème-t-il ? Voilà le mystère. Tant de fois j'ai entendu des gens qui sont dans l'épreuve qui ont tant perdu ou se sentent seuls ou abandonnés et qui se demandent : « Pourquoi ? Pourquoi ? » Ils se révoltent contre Dieu. Et je leur dit : « Continuez à prier comme ça, parce que c'est là aussi une façon de prier. Car c'était aussi une prière quand Jésus disait à Son Père : « Pourquoi M'as-Tu abandonné ? »

Dans ma vie

Dans la souffrance, nous sommes souvent incapables de prier, de sentir la présence du Seigneur, nous avons envie de nous révolter. C'est bien humain. Pensons alors à Jésus sur la Croix, même si nous sommes incapables de faire plus.

 Effet de conversion : Et si j'essayais déjà de traverser les difficultés quotidiennes avec un peu plus de joie et de bonne humeur ?

Je prie pour demander pardon à Jésus de toutes les fautes dont je l'ai accablé moi aussi sur la Croix.

 

Samedi Saint: 26 mars 2016

« L’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6, 9).

Méditation du Pape François

« Reconnaître que l'on a eu un manquement, et être désireux de restituer ce qui a été retiré – le respect, la sincérité, l'amour, – rend digne de pardon. Et ainsi se referme l'infection. Si nous ne sommes pas capables de présenter nos excuses, cela signifie que nous ne sommes pas non plus capables de pardonner. Dans une maison où l'on ne demande pas pardon, l'air commence à manquer, les eaux deviennent stagnantes. De nombreuses blessures des sentiments, de nombreux déchirements dans les familles commencent avec la perte de ce mot précieux : « pardonne-moi »

Dans ma vie

Ah ! Si nous savions demander pardon et pardonner sans limites, le monde s'en porterait certainement mieux. Le pardon chrétien est un trésor merveilleux qui n'a pas d'équivalent, c'est un don que le Seigneur nous a fait. Abusons-en.

Effet de conversion : Et si... j'acceptais avec générosité les pardons qui me sont demandés, sans chercher à écraser l'autre ?

Je prie pour tous ceux qui n'osent pas demander pardon, afin que le Seigneur leur donne la force de le faire.

 

Dimanche de Pâques: 27 mars 2016

« Notre pâque immolée, c’est le Christ ! Célébrons la Fête dans le Seigneur ! Alléluia !) (1 Corinthiens 5 : 7, 8).

Méditation du Pape François

« Accueillons la grâce de la résurrection du Christ ! Laissons-nous renouveler par la Miséricorde de Dieu, laissons la puissance de Son Amour transformer aussi notre vie ; et devenons des instruments de cette Miséricorde, des canaux à travers lesquels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix ».

Dans ma vie

C'est le plus grand mystère de notre Foi et le plus beau. Le Christ est revenu des morts pour nous débarrasser définitivement du mal et nous appeler avec Lui au Ciel pour l'éternité. Soyons dans la joie.

 Effet de conversion : Et si... j'essayais en ce jour d'avoir un « visage de ressuscité » et de rayonner de joie ?

Je prie en remerciant le Seigneur de tous les dons, toutes les joies dont Il m'a gratifié, et je bénis Son Nom.

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Vivre le Sacrement de Réconciliation avec le Pape François

 

« N'oublions jamais qu'il n'existe aucun péché que Dieu ne puisse pardonner ! Si le confesseur n'a pas fait cette chose laide que confesse le pénitent, c'est simplement par la grâce de Dieu. Moi, prêtre, est-ce que j'aime autant le Seigneur que cette petite vieille. Même le plus grand pécheur qui vient devant Dieu pour demander pardon est terre sacrée.

Nous ne pouvons être vraiment dans la paix que si nous nous laissons réconcilier avec Dieu et nos frères dans le Seigneur Jésus. Et cela, nous le sentons tous dans notre cœur quand nous allons nous confesser, avec un poids dans l'âme, un peu de tristesse. Et quand nous recevons le Pardon de Jésus, nous sommes en paix, cette paix de l'âme si belle que seul Jésus peut donner.

Le Sacrement de Réconciliation est un Sacrement de guérison. Quand je vais me confesser, c'est pour guérir, guérir mon âme, guérir mon cœur de quelque chose que j'ai fait et qui ne va pas. L'icône biblique qui explique le mieux cela (…) est l'épisode du pardon et de la guérison du paralytique, où le Seigneur Jésus se révèle à la fois médecin des âmes et des corps.

Il ne suffit pas de demander pardon au Seigneur dans son esprit et son cœur, mais il est nécessaire de confesser humblement et avec confiance ses propres péchés au ministre de l’Église. Dans la célébration de ce Sacrement, le Prêtre ne représente pas seulement Dieu, mais toute la Communauté (…). Certains diront : « Moi je me confesse seulement avec Dieu ». Oui, on peut dire à Dieu : « pardonne-moi », lui dire ses péchés, mais ceux-ci sont aussi contre nos frères et contre l’Église. Il est donc nécessaire de demander pardon à l’Église et à nos frères à travers la personne du Prêtre.

Célébrer le Sacrement de Réconciliation signifie être enveloppé dans une étreinte chaleureuse : celle de la Miséricorde infinie du Père. Souvenons-nous de la belle parabole du fils qui est parti de chez lui avec l'argent de son héritage. Il a tout gaspillé et ensuite, alors qu'il n'avait plus rien, il a décidé de revenir chez lui, pas comme fils, mais comme serviteur. Il se sentait tellement coupable et avait tellement honte. Quelle surprise, quand il a commencé à parler pour demander pardon, et que le Père ne l'a pas laissé parlé, mais l'a étreint, embrassé et lui a fait fête ! Moi je vous le dis : chaque fois que nous allons nous confesser, Dieu nous embrasse, Il nous fait fête !

Certains ont peur de s'approcher de la Confession. Lorsqu'on va au confessionnal, on ressent un peu de honte, cela arrive à tout le monde. Mais cette honte est aussi une grâce qui nous prépare à être embrassés par le Père qui pardonne toujours.

Le pardon de nos péchés n'est pas quelque chose que nous pouvons nous donner à nous-mêmes. Je ne peux pas dire: « Je me pardonne mes péchés ». Le pardon se demande, se demande à un autre, et dans la confession, nous le demandons à Jésus. Le pardon n'est pas le fruit de nos efforts, mais c'est unn cadeau, un don de l'Esprit Saint qui nous remplit du fleuve de Miséricorde et de grâce qui jaillit incessamment du Coeur béant du Christ Crucifié et ressuscité.

Même d'un point de vue humain, il est bon, pour se libérer, de parler avec son frère, de dire au Prêtre tout ce qui pèse si lourdement sur notre cœur. On sent alors qu'on se libère devant Dieu, l'Eglise et nos frères. N'ayez pas peur de la confession ! Quand on fait la queue pour se confesser, on ressent toutes ces choses, même la honte. Mais ensuite, quand la confession est terminée, on sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux !

La réconciliation entre nous et Dieu est possible grâce à la Miséricorde du Père qui, par Amour pour nous, n'a pas hésité à sacrifier Son Fils unique. En effet, le Christ, qui était juste et sans péché, s'est fait péché pour nous quand Il fut chargé de nos péchés sur la Croix, et ainsi nous a rachetés et justifiés devant Dieu. « En Lui » nous pouvons devenir justes. « En Lui » nous pouvons changer, si nous accueillons la grâce de Dieu et ne laissons pas passer en vain le « moment favorable ». S'il vous plaît, arrêtons-nous un peu et laissons-nous réconcilier avec Dieu ».

Prière

Seigneur Jésus-Christ, Toi qui nous as appris à être miséricordieux comme le Père Céleste, et nous as dit que Te voir, c'est Le voir, montre-nous Ton Visage et nous serons sauvés.

Ton regard rempli d'amour a libéré Zachée et Matthieu de l'esclavage de l'argent, la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures : Tu as fais pleurer Simon-Pierre après son reniement, et promis le Paradis au larron repenti. Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s'adressant à nous : « Si tu savais le don de Dieu ». Amen.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

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L'intégralité des Méditations du Carême (pdf) est à télécharger ici

 

Fin du Carême avec le Pape François

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