Evangile et Homélie du Dimanche 03 Mars 2019. Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

Lectures de la messe

Première lecture

« Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé » (Si 27, 4-7)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ;
de même, les petits côtés d’un homme
apparaissent dans ses propos.
    Le four éprouve les vases du potier ;
on juge l’homme en le faisant parler.
    C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ;
ainsi la parole fait connaître les sentiments.
    Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé,
c’est alors qu’on pourra le juger.

    – Parole du Seigneur.


 


 

Psaume 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)

Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d’annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits !

Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »


 

Deuxième lecture (1 Co 15, 54-58)

Frères,
au dernier jour,
    quand cet être périssable
aura revêtu ce qui est impérissable,
quand cet être mortel
aura revêtu l’immortalité,
alors se réalisera la parole de l’Écriture :
La mort a été engloutie dans la victoire.
    Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?

    L’aiguillon de la mort,
c’est le péché ;
ce qui donne force au péché,
c’est la Loi.
    Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire
par notre Seigneur Jésus Christ.
    Ainsi, mes frères bien-aimés,
soyez fermes, soyez inébranlables,
prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur,
car vous savez que, dans le Seigneur,
la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.

    – Parole du Seigneur.


 

Évangile (Lc 6, 39-45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 39-45)

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
    Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.

    Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
    Comment peux-tu dire à ton frère :
‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.

    Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;
jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
    Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ;
on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
    L’homme bon tire le bien
du trésor de son cœur qui est bon ;
et l’homme mauvais tire le mal
de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche,
c’est ce qui déborde du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 Fiche de liturgie adaptée aux enfants - dimanche 3 mars 2019

Accueil


Nous faisons ensemble un signe de croix. Chaque enfant peut dire son prénom pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Nous écoutons le même Evangile que les parents, et que les chrétiens du monde entier aujourd’hui. Il est préférable de lire l’Evangile dans un missel plutôt que sur une feuille volante. Les enfants peuvent venir en procession embrasser la Parole (le livre ouvert) après la proclamation de l’Evangile, en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! »)

Acclamation de l’Evangile selon saint Luc (6, 39-45)

Pistes de réflexion


Nous poursuivons le discours de Jésus qui fait suite au passage entendu dimanche dernier. Aujourd’hui cette série de trois mini paraboles est bien adaptée aux enfants. Les deux aveugles : les hommes ne peuvent pas s’en sortir tout seuls dans la vie, ils ont besoin d’un guide : La Parole de Dieu est une lumière sur notre route, Jésus est le bon berger et nous sommes ses brebis.

La paille et la poutre : c’est tellement plus facile de voir les défauts des autres que les siens ! Si chacun commence humblement à faire la vérité sur lui-même alors l’amour fraternel grandira.


On reconnaît un arbre à ses fruits : Jésus décode cette dernière petite parabole. L’arbre, c’est l’homme et ses fruits ce sont les paroles qui sortent de sa bouche. Si nous voulons dire des paroles justes et vraies, alors il faut que nous soyons profondément bons à l’intérieur. Jésus appelle chacun à se bonifier, à avoir bon coeur.


Si l’on reprend l’enseignement de Jésus, nous devons d’abord le reconnaître comme notre seul maître, sinon nous serions comme aveugles. Ensuite essayer d’enlever ce qui nous empêche de bien voir pour ne pas perdre de vue notre maître, et pour avoir un regard juste sur nous-mêmes et bienveillant sur les autres.

C’est alors que nous pourrons avoir de bonnes paroles et peut être enseigner les autres comme il est dit dans la première parabole : Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; une fois bien formé, chacun sera comme son maître.

 

http://diocese-frejus-toulon.com/Huitieme-dimanche-ordinaire-annee,10264.html



 

«L'homme bon retire les bonnes choses du bon trésor qui se trouve dans son cœur»

 

Aujourd'hui, il y a une soif de Dieu, une frénésie pour trouver un sens à notre existence et à nos propres agissements. Le boom de l'intérêt ésotérique le démontre, mais les théories auto-rédemptrices sont inutiles. A travers le prophète Jérémie, Dieu déplore que son peuple ait commis deux péchés: il L'a abandonné, Lui qui est la source des eaux vives, et il a creusé des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l'eau (cf. Jer 2,13).

Certains errent entre des pseudo-philosophies et des pseudo-religions – des aveugles qui guident d'autres aveugles (cf. Lc 6,39) – jusqu'à ce que découragés, comme Saint Augustin, grâce à leur propre effort et à la grâce de Dieu, ils se convertissent, car ils découvrent la cohérence et la transcendance de la foi révélée. Selon les paroles de Joseph Marie Escrivá : "Les gens ont une vision plate, terre à terre, à deux dimensions. Quand tu vivras dans une vie surnaturelle Dieu t'accordera la troisième dimension: la hauteur et, avec elle, le relief, le poids et le volume".

Benoît XVI a éclairé de nombreux aspects de la foi avec des textes scientifiques et des textes pastoraux remplis de suggestions, comme sa trilogie "Jésus de Nazareth". J'ai observé que beaucoup de personnes qui ne sont pas catholiques se tournent vers ses enseignements (et ceux de Jean-Paul II). Ceci n'est pas un hasard car il n'y a pas de bon arbre qui donne de mauvais fruits, il n'y a pas de mauvais arbre qui donne de bons fruits (cf. Lc 6,43).

L'œcuménisme pourrait avancer à grands pas s'il y avait plus de bonne volonté et plus d'amour de la Vérité (il y a beaucoup de gens qui ne se convertissent pas en raison de préjugés et d'entraves sociales, qui ne devraient en aucun cas être un frein, mais qui le sont). Quoi qu'il en soit, rendons grâce à Dieu pour ces cadeaux (Jean-Paul II n'hésitait pas à affirmer que le Concile Vatican II est un grand cadeau de Dieu pour l'Église du XXème siècle); et demandons l'Unité, la grande intention de Jésus-Christ, pour laquelle Il a Lui-même prié durant la Cène.

 

+ Abbé Johannes VILAR (Köln, Allemagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

Seigneur, je viens aujourd’hui me mettre en ta présence, me mettre à l’écoute de ta Parole, pour que ta Parole agisse en moi et fasse son œuvre.

Je t’offre ce moment de prière pour toutes les personnes dans l’Église et dans le monde qui ont besoin de réconfort, de ta grâce, de ta lumière.

 

Demande

Ouvre tout mon être, Seigneur, à l’intelligence des Écritures et dilate mon cœur pour recevoir les dons de ton amour.

 

Réflexion

1. Cet Évangile que tu nous proposes aujourd’hui nous invite à la conversion, une conversion qui est profondément personnelle, dans le sens où c’est moi que Dieu appelle à convertir. Ce n’est pas à moi de « réclamer » ou « d’exiger » la conversion des autres. C’est moi qui suis aveugle, c’est moi qui ai une poutre dans l’œil ; c’est à moi que Dieu demande si mon arbre porte du fruit et quels bons fruits.

2. « Car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

Dieu m’invite à être attentive à mes paroles, mes commentaires, mes réactions pour convertir mon cœur.

La première lecture d’aujourd’hui de Ben Sira le Sage éclaire les mêmes idées, le même désir de Dieu : « Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ; de même, les petits côtés d’un homme apparaissent dans ses propos. » Et encore : « Le four éprouve les vases du potier ; on juge l’homme en le faisant parler. » Et il unit aussi l’idée des fruits avec ce qui sort de notre bouche : « C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ; ainsi la parole fait connaître les sentiments. »

Seigneur, scrute toi-même mes paroles, mes commentaires, mes sentiments. Illumine-les en moi. Convertis mon cœur !

3. La deuxième lecture nous parle de ce qui est impérissable. « Quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable (…) » Ce qui est impérissable c’est lorsque mon cœur se laisse emplir de l’amour de Dieu, des sentiments de Dieu envers les circonstances, envers les autres, envers moi-même. C’est l’amour de Dieu qu’il y a dans nos cœurs qui est impérissable. C’est l’amour de Dieu qui transforme petit à petit, patiemment, nos paroles, nos sentiments, nos jugements, nos impatiences, nos contrariétés.

« Soyez fermes, soyez inébranlables, prenez part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur. » Cette œuvre, c’est la conversion qu’il est en train de réaliser peu à peu, jour après jour, en mon cœur. « Vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue. »

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu as illuminé ma conscience, tu as scruté par ton Esprit Saint mes jugements, mes ressentiments, mes faux raisonnements. Accorde-moi par ton même Esprit de me laisser transformer et de laisser dominer en mon cœur l’amour. C’est toi qui opères ma conversion, j’ai confiance en toi et je t’aime.

 

Résolution

Je serai plus présent à l’amour de Dieu en mon cœur qu’à toutes mes pensées et sentiments négatifs.

 

Céline Cochin, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?

Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Nous avons été baptisés dans le Christ. Le baptême nous donne le don très étonnant de la foi. Parce que nous vivons de la foi, nous sommes devenus une créature nouvelle. Demeurer dans le Christ Jésus est nécessaire pour porter un bon fruit, une lumière pour le monde. "Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître." Celui qui a cheminé dans l’aridité des jours et dans les difficultés de la fidélité est capable de montrer la route. Pour avancer dans les combats de la vie, nous avons besoin de la présence de Jésus. Il continue sa Mission en chacune de nos vies. Nous goûtons la joie de nous retrouver dans la foi pour célébrer Jésus. Nous sommes plongés dans un monde où croire n’est pas chose facile. Nous faisons l’expérience de nos différences. Vivre de la foi, c’est être transformé fondamentalement comme Marie qui a été transformée par sa foi. Marie a vécu de la foi en la Parole vivante de Dieu. Elle a permis à Dieu de faire une avancée dans notre monde. Jésus se révèle en elle par son œuvre d’amour. Elle s’est laissé guider par Dieu qui chaque jour l’a rejoint. Grâce à son oui, Dieu continue son œuvre de révélation d‘Amour en nous. Mais déjà la première communauté chrétienne nous signale les difficultés des croyants.

Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Cet interdit posé par Jésus est difficile à vivre parce que celui qui a une poutre dans l’œil est aveugle et ne voit plus rien. Cette parole de Jésus définit l’exigence personnelle nous invitant à ne pas accabler de reproches nos frères. Jésus nous demande de faire un travail de connaissance de soi. Ne pas projeter sur l’autre ses propres opinions, pour vivre en amitié, il nous faut l’accueillir et l’écouter d’abord. C’est une disponibilité intérieure qui écarte ce qui nous empêche de voir la réalité. La parole qui naît alors est une parole qui construit, elle naît de la bonté du cœur. Cette bonté est souvent acquise au prix de la souffrance. En effet, celui qui a souffert a appris à connaître ses limites il s’est libéré de toute arrogance. Il a enlevé ce qui l’empêchait de voir clair. Ce qu’il sait, il le dit avec humilité et sans dureté.

Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Pour comprendre ce que Jésus nous dit aujourd’hui, nous revenons aux saints qui nous ont marqués et qui nous ont formés. C’étaient des personnes qui nous ont marquées quand nous avions besoin d’une parole de vérité. Souvent, c’étaient ceux qui avaient souffert, ceux qui avaient mûri dans l’épreuve et appris à vivre une bonté nouvelle. Ils sont devenus une image de Jésus qui se donne à nous. Les visages de bonté qui nous ont aidés dans la vie sont des présences de Dieu dans notre vie. Marie est dans une disponibilité totale, elle n’a plus aucune prévision. Elle est dans une pauvreté tout à fait radicale, elle ne peut plus s’appuyer que sur son Dieu en qui elle fait confiance. Quand Marie reçoit Jésus dans sa foi, elle met en œuvre tout son être pour recevoir l’amour. C’est véritablement l’amour du cœur de Marie qui est le déclenchement de sa foi. C’est parce que Marie aime Dieu qu’elle peut mettre toute sa foi en lui. Et mettant toute sa foi en lui, elle va le recevoir dans cet amour dans lequel s’enracine sa foi. À partir de ce moment, c’est sa Foi qui va devenir la lumière qui va éclairer sa vie. L’Esprit Saint fait de nous des êtres au cœur empli de bonté. A la suite de Jésus, nous sommes soucieux de promouvoir la liberté et la dignité humaine. Dieu fait homme n’est pas venu dans la splendeur mais il est venu par un chemin d’humanité vraie, dans l’amour de tous. Il est le lieu de l’amour du Père, il est son Fils.

 

Demandons la grâce d’entrer dans ce mystère de Jésus reçu par Marie. Et pour devenir ce bon arbre dont les racines sont immergées dans les Sources d’eau vives, nous demandons cette disponibilité de cœur de Marie.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

Saint François de Sales (1567-1622)

évêque de Genève et docteur de l'Église

Introduction à la vie dévote, I, ch. 3 (bréviaire : 24/01 ; français modernisé)

 

« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »

 

Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune « selon son genre » (Gn 1,11) : ainsi commanda-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, chacun selon sa qualité et vocation. La dévotion, la vie chrétienne, doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier... Serait-il à propos que l'évêque voulût être solitaire comme les chartreux ? Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les capucins, si l'artisan était tout le jour à l'église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l'évêque ? Cela ne serait-il pas ridicule, déréglé et insupportable ? Cette faute néanmoins arrive bien souvent... Non, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie ; elle perfectionne tout... « L'abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les abîmer », les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées. La vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d'affaires, mais au contraire elle les orne et embellit... Le soin de la famille en est rendu paisible, l'amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d'occupations plus suaves et amiables. C'est non seulement une erreur mais une hérésie, de vouloir bannir la dévotion de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés... Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite.

http://levangileauquotidien.org

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


     

 

 

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Évangile et Homélie Dim 10 Fév 2019. Sur ta parole, je vais jeter les filets...laissant tout, ils le suivirent.

 

 


 

Dimanche 10 FÉVRIER 2019

5ème semaine du Temps Ordinaire - Année C

Ste Scholastique SŒUR DE SAINT BENOÎT († 543)


 

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)

Lecture du livre du prophète Isaïe

L’année de la mort du roi Ozias,
je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;
les pans de son manteau remplissaient le Temple.
    Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.
    Ils se criaient l’un à l’autre :
« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !
Toute la terre est remplie de sa gloire. »
    Les pivots des portes se mirent à trembler
à la voix de celui qui criait,
et le Temple se remplissait de fumée.
    Je dis alors :
« Malheur à moi ! je suis perdu,
car je suis un homme aux lèvres impures,
j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :
et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »
    L’un des séraphins vola vers moi,
tenant un charbon brûlant
qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.
    Il l’approcha de ma bouche et dit :
« Ceci a touché tes lèvres,
et maintenant ta faute est enlevée,
ton péché est pardonné. »
    J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :
« Qui enverrai-je ?
qui sera notre messager ? »
Et j’ai répondu :
« Me voici :
envoie-moi ! »

    – Parole du Seigneur.


PSAUME 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :

tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.


 

DEUXIÈME LECTURE

« Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
je vous rappelle la Bonne Nouvelle
que je vous ai annoncée ;
cet Évangile, vous l’avez reçu ;
c’est en lui que vous tenez bon,
    c’est par lui que vous serez sauvés
si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;
autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.

    Avant tout, je vous ai transmis ceci,
que j’ai moi-même reçu :
le Christ est mort pour nos péchés
conformément aux Écritures,
    et il fut mis au tombeau ;
il est ressuscité le troisième jour
conformément aux Écritures,
    il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
    ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois
– la plupart sont encore vivants,
et quelques-uns sont endormis dans la mort –,
    ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
    Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.

    Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,
je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,
puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.
    Mais ce que je suis,
je le suis par la grâce de Dieu,
et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.
Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;
à vrai dire, ce n’est pas moi,
c’est la grâce de Dieu avec moi.

    Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,
voilà ce que nous proclamons,
voilà ce que vous croyez.

    – Parole du Seigneur.

 

OU LECTURE BREVE

DEUXIÈME LECTURE

« Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
    avant tout, je vous ai transmis ceci,
que j’ai moi-même reçu :
le Christ est mort pour nos péchés
conformément aux Écritures,
    et il fut mis au tombeau ;
il est ressuscité le troisième jour
conformément aux Écritures,
    il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
    ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois
– la plupart sont encore vivants,
et quelques-uns sont endormis dans la mort –,
    ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
    Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.

    Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,
voilà ce que nous proclamons,
voilà ce que vous croyez.

    – Parole du Seigneur.


ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc  (Lc 5, 1-11)

    En ce temps-là,
    la foule se pressait autour de Jésus
pour écouter la parole de Dieu,
tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
    Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;
les pêcheurs en étaient descendus
et lavaient leurs filets.
    Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,
et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.
Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
    Quand il eut fini de parler,
il dit à Simon :
« Avance au large,
et jetez vos filets pour la pêche. »
    Simon lui répondit :
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;
mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
    Et l’ayant fait,
ils capturèrent une telle quantité de poissons
que leurs filets allaient se déchirer.
    Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque
de venir les aider.
Ceux-ci vinrent,
et ils remplirent les deux barques,
à tel point qu’elles enfonçaient.
    à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,
en disant :
« Éloigne-toi de moi, Seigneur,
car je suis un homme pécheur. »
    En effet, un grand effroi l’avait saisi,
lui et tous ceux qui étaient avec lui,
devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
    et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,
les associés de Simon.
Jésus dit à Simon :
« Sois sans crainte,
désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
    Alors ils ramenèrent les barques au rivage
et, laissant tout, ils le suivirent.

    – Acclamons la Parole de Dieu.


 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Fiche de liturgie adaptée aux enfants pour le dimanche 10 Février 2019

Accueil 


Nous faisons ensemble un signe de croix. Chaque enfant peut dire son prénom pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Nous écoutons le même Evangile que les parents, et que les chrétiens du monde entier aujourd’hui. Il est préférable de lire l’Evangile dans un missel plutôt que sur une feuille volante. Les enfants peuvent venir en procession embrasser la Parole (le livre ouvert) après la proclamation de l’Evangile, en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! »)

Acclamation de l’Evangile

Alléluia !

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc (5, 1-11)

Pistes de réflexion

« Jésus monta dans l’une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’éloigner un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. » Jésus est sur le lac de Génésareth, que l’on appelle aussi le lac de Tibériade, traversé par le Jourdain, au Nord de Nazareth. A cette époque, Jésus ne disposait pas de micro pour parler à la foule. Il se servait du lac comme porte-voix, les ondes sonores étant répercutées grâce à la surface de l’eau.


« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais sur ta parole, je vais jeter les filets. » Simon est un peu surpris car en bon pêcheur, il sait bien que si la pêche n’a pas été bonne pendant la nuit, ce n’est pas la journée qu’elle sera meilleure. Simon va toutefois obéir à Jésus et jeter ses filets, preuve qu’il fait confiance à celui qu’il appelle « maître ». Jésus n’était pas le seul maître de son temps. Il y en avait plusieurs, enseignant chacun à des disciples. Il semble que l’enseignement de Jésus avait du succès puisqu’une foule le suivait.


« A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : ‘ Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.’ » C’est en voyant le miracle de la pêche miraculeuse, opéré par le simple ordre de Jésus, que Pierre réalise qu’il est en présence de Dieu, c’est pourquoi il ne l’appelle plus « maître » mais « Seigneur » et il tombe à genoux. Il prend alors conscience de son indignité et est rempli de crainte (qui n’est pas de la peur mais plutôt un sentiment de respect et d’humilité). Ce n’est que plus tard que Jésus surnommera Simon « Pierre » mais l’évangéliste l’appelle ici « Simon-Pierre » par anticipation.


« Jésus dit à Simon : ‘ Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.’ » Jésus rassure Simon et lui confie aussitôt une mission. Alors que pêcher des poissons va conduire ces derniers à la mort, prendre un homme dans un filet va l’arracher à la noyade et lui sauver la vie. 


« Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. » On est frappé par la docilité de Simon. Il ne discute pas et lâche tout pour suivre Jésus.
Simon-Pierre fera partie des premiers apôtres puis il sera le premier Pape. Jésus ne l’a pas appelé pour ses compétences particulières, et sera même trahi par son ami au moment de sa passion. Mais cela ne va pas altérer la confiance accordée à Simon par Jésus, car l’amour de Dieu ne se reprend pas, sa fidélité est pour toujours. Observons l’attitude de Simon : il fait confiance à Jésus et lui obéit alors qu’il ne comprend rien. Puis, il se reconnaît pécheur dans le deuxième sens du mot, celui qui fait des péchés. Enfin, il suit Jésus en abandonnant tout. C’est un vrai chemin de foi. 

Jésus est un maître, un rabbi et a beaucoup de disciples. Mais il choisit de s’entourer de 12 apôtres, qu’il appelle chacun par son prénom, et qui seront envoyés en mission (c’est le sens du mot "apôtre" en grec, l’envoyé). Ce seront les premiers prêtres, les premiers missionnaires et fondateurs d’Eglises. Leurs successeurs seront les premiers évêques. Pierre en annonçant la Bonne Nouvelle de Jésus le Sauveur va sauver des âmes comme Jésus le lui a demandé.

Source : L’intelligence des Ecritures , M.N. Thabut, Artège 

Activité


Coloriage du dessin, après une brève explication de celui-ci.

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« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Luc (5,10)

Source: http://diocese-frejus-toulon.com/Deuxieme-dimanche-ordinaire-annee,4676.html



Homélies ou Méditations du jour

«Sur ton ordre, je vais jeter les filets»

Aujourd'hui, l'Évangile nous offre le dialogue, simple et profond à la fois, entre Jésus et Simon-Pierre, dialogue que nous pourrions faire le nôtre: au bon milieu des eaux tempétueuses de ce monde du péché, nous nous battons pour nager à contre-courant, en cherchant la bonne pêche d'un annonce de l'Évangile dont la réponse soit fructueuse...


Et, c'est à ce moment, quand la plus crue réalité nous tombe indéfectiblement dessus; nos forces ne suffissent plus. Nous avons besoin désormais de quelque chose d'autre: la confiance en la Parole de celui qui nous a promis ne jamais nous laissez seuls. «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets» (Lc 5,5). 

Nous pouvons comprendre cette réponse de Pierre dans le contexte des mots de Marie dans les noces de Cana: «Faites tout ce qu'Il vous dira» (Jn 2,5). Et c'est en confiant dans l'accomplissement de la volonté du Seigneur que nos efforts deviennent efficaces.

Et cela, malgré nos limitations comme pécheurs: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur» (Lc 5,8). Saint Irénée de Lyon découvre un aspect pédagogique dans le péché: celui qui est conscient de sa nature peccamineuse est capable de reconnaître sa condition de créature, et cette connaissance nous place au devant de l'évidence d'un Créateur qui nous surpasse.

Seulement celui qui, comme Pierre, a su accepter sa limitation, est capable d'accepter que les fruits de son travail apostolique ne sont pas à lui, mais à Celui qui s'est servi de nous comme d'un instrument. Le Seigneur appelle les Apôtres à devenir pêcheurs d'hommes, mais le vrai pêcheur c'est Lui: le bon élève n’est que le filet qui recueille la pêche, et ce filet n'est effective que si l'on fait comme le firent les Apôtres: laissant tout, et suivant le Seigneur (cf. Lc 5,11).

Abbé Blas RUIZ i López (Ascó, Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


Prière

« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Aide ta pauvre créature, très sainte Trinité, à goûter à la communion des personnes divines. Au nom du Père…

Demande

Seigneur, apprends-moi à écouter ta voix qui m’appelle chaque jour à la sainteté.

Réflexion

1. Le récit de la vocation d’Isaïe et la vocation de saint Pierre racontée par Luc présentent de fortes ressemblances et une certaine continuité, sans nier la rupture et le dépassement qui s’accomplissent dans l’appel de Jésus à ses apôtres par rapport à l’Ancien Testament. Ce dimanche nous pourrions nous demander si nous avons déjà ressenti cet appel à la mission et comment nous y répondons. Sûrement ni vous ni moi n’avons vu de séraphins mais à travers la Parole de Dieu de ce dimanche résonne à nouveau l’appel du Seigneur dans notre cœur. Quel est cet appel ? Comment l’identifier ? Comment savoir si je suis appelé ?

2. Nous avons un appel fondamental par le baptême : l’appel à la sainteté. « Pourvus de moyens salutaires d’une telle abondance et d’une telle grandeur, tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père. » (Lumen Gentium, n° 11) L’appel à la sainteté est l’appel au bonheur, à la plénitude de vie que Dieu nous offre, à laisser emplir le temple de notre âme de sa présence et le filet de notre cœur de l’abondance de son amour, un amour qui demeure. Et c’est dans notre indignité, dans la négation de la vie divine, dans son absence en nous, que nous constatons son indéfectible réalité. Isaïe déclare être «un homme aux lèvres impures » et Pierre « un homme pécheur ». Face à la plénitude de la vie, à la sainteté de Jésus, à la présence du Dieu trois fois saint l’abîme de la miséricorde appelle l’abîme de la misère, pourvu que celui-ci ouvre ses portes hermétiques à Dieu. Combien de fois rêvons-nous d’une vie qui n’est plus la nôtre ? Combien de fois aimerions-nous mener un autre type de vie, revenir sur nos choix ?

3. « Les saints n’ont pas tous bien commencé, mais ils ont tous bien fini » aimait dire le Curé d’Ars. Dieu purifie les lèvres d’Isaïe et rassure Pierre : « Sois sans crainte. » Tous les deux sont envoyés pour annoncer, c'est-à-dire être témoins de cette rencontre avec Dieu. À un moment donné de leur vie ils ont écouté l’appel de Dieu et ils y ont répondu : « Me voici ! » Qu’attendons-nous pour répondre à l’appel à la sainteté ? Certains sont déjà sur la bonne route, mais si vous croyez que c’est mal parti, n’oubliez pas que même si l’on ne commence pas bien, l’important est de bien finir et donc de commencer maintenant. C’est maintenant le temps de la grâce.

Dialogue avec le Christ

Jésus, apprends-moi à écouter ton appel comme un murmure dans mon cœur, pauvre et petit, mais un murmure, une source cachée, un brandon qui ne s’éteint pas et qui rallumera le monde entier le jour où je rassemblerai autour de lui toute ma personne, le jour où tous les désirs de mon cœur éparpillés trouveront dans ton appel à la sainteté l’unité que je cherche.

Résolution

Me confier à mon saint patron pour qu’il m’aide à répondre aujourd’hui à l’appel à la sainteté.

Père Roger Villegas, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


Jésus monta dans l’un de ces bateaux, qui était à Simon, et il lui demanda de s’éloigner un peu du rivage.

Puis il s’assit, et du bateau il instruisait les foules. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en eau profonde, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. Mais, sur ta parole, je vais jeter les filets.Jésus est dans la barque de Pierre, s’adressant à la foule sur le rivage. Il est là, à côté, pour assurer la stabilité de l’embarcation, il entend le discours et il capte sa voix. Il est proche physiquement de lui, il est dans son intimité, il perçoit l’effort corporel de s’adresser à une foule. La Parole, dans sa dimension charnelle vient à lui, le rejoint à son poste de travail, dans son quotidien, et touche son désir. La Parole de Jésus percute Pierre, elle le met en condition de pêcher à nouveau. Jésus lui dit : « va au large. » Pierre avance au-delà de ses sécurités, de ses habitudes, de ses certitudes, « et il jette tes filets : « Sur ton ordre, je veux bien jeter les filets, » dit-il à Jésus. Il y eut une telle quantité de poissons qu’ils n’arrivaient plus à sortir le filet qui allait craquer. Chacun de nous peut dire à Jésus, "sur ton ordre, je veux bien avancer encore." Il nous faut être toujours avec lui, alors nous sommes témoins de la grâce de Dieu.

L’ayant fait, ils prirent une grande quantité de poissons : leurs filets se déchiraient. Pierre a fait confiance à la Parole de Jésus, elle a nourri leur relation. Cette Parole l’appelle à créer du neuf, à honorer ses capacités humaines. C’est si bon d’être en mouvement dans la relation avec Jésus, de savoir que ce que nous faisons en réponse à Jésus crée une relation nouvelle, une intimité plus grande avec lui. Notre difficulté est que nous ne croyons pas assez en nous, en Dieu, et dans la mission qui nous est confiée. La Parole de Jésus nous est donnée, elle veut que notre vie avec Lui soit d’une grande fécondité, qu’elle ait un impact sur les autres. Nous pouvons ainsi mettre nos talents au service des autres. La vie qui nous est donnée est d’une grande valeur, il nous faut durer dans l’espérance qui en fait est d’une grande fragilité, mais Jésus nous fortifie. Isaïe l’annonce avec force dans la première lecture : « L’un des Séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : "Ceci a touché tes lèvres, ton péché est pardonné." C’est le Corps de Jésus ressuscité qui, dans son Eucharistie, vient toucher nos lèvres, c’est plus que tous les charbons de l’univers.

Car l’effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. La parole a été efficace, ce qui devait se produire s’est produit par une parole donnée, un discours entendu ! Pierre éprouve à la fois attirance et effroi. Jésus le touche au plus profond de lui, il le rend libre, pauvre, disponible, mais dans un grand désir. Se jetant à ses pieds il lui dit « éloigne-toi de moi, je suis un pécheur. » Cette parole de Jésus le rejoint au plus intime, pour un appel plus profond, plus total : "Suis-moi." Suivre Jésus, continuer l’aventure commencée par sa parole : Lâcher les filets. Jésus nous touche aujourd’hui de son Corps Ressuscité pour faire de nous les témoins de sa Bonne Nouvelle, nous aimer les uns les autres, car c’est là notre fécondité. Cet amour est possible parce que nous sommes unis au Fils de Dieu. « Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu et la grâce dont il m’a comblé n’a pas été stérile, » dira l’apôtre Paul. Nous voulons donner notre consentement car notre oui est capital : Jésus a ouvert pour nous un chemin d’humanité pour la gloire du Père.

Nous demandons la grâce d’être rejoints par cette parole : « Laissant tout, ils le suivirent. »

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8)

Quand Jésus est sorti en mer avec ses disciples, il ne pensait pas seulement à cette pêche. C'est pourquoi... il répond à Pierre : « Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Et, à cette nouvelle pêche, l'efficacité divine ne fera pas non plus défaut : les apôtres seront les instruments de grands prodiges, malgré leur misère personnelle.

Nous aussi, si nous luttons tous les jours pour atteindre la sainteté dans notre vie ordinaire, chacun dans sa propre condition au milieu du monde et dans l'exercice de sa profession, j'ose affirmer que le Seigneur fera de nous des instruments capables de réaliser des miracles, et des plus extraordinaires, si besoin est. Nous donnerons la lumière aux aveugles. Qui ne pourrait raconter mille exemples de la façon dont un aveugle presque de naissance recouvre la vue et reçoit toute la splendeur de la lumière du Christ ? Un autre était sourd et un autre muet, qui ne pouvaient entendre ou articuler un seul mot en tant qu'enfants de Dieu... : ils entendent et ils s'expriment comme de vrais hommes... « Au nom de Jésus », les apôtres restituent ses forces à un infirme incapable de tout acte utile... : « Au nom du Seigneur, lève-toi et marche ! » (Ac 3,6) Un autre, un mort, qui sentait déjà, a entendu la voix de Dieu, comme lors du miracle du fils de la veuve de Naïm : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi » (Lc 7,14 ; Ac 9,40).

Nous ferons des miracles comme le Christ, des miracles comme les premiers apôtres. Ces prodiges se sont peut-être réalisés en toi, en moi : peut-être étions nous aveugles, ou sourds, ou infirmes, ou sentions-nous la mort, quand la Parole de Dieu nous a arrachés à notre prostration. Si nous aimons le Christ, si nous le suivons pour de bon, si c'est lui seul que nous cherchons, et non pas nous-mêmes, en son nom nous pourrons transmettre gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement.

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et Homélie du dim 18 Nov 2018. Le ciel et la terre passeront, mais les paroles de Jésus ne passeront pas...

 

Lectures de la messe

Première lecture

« En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)

Lecture du livre du prophète Daniel

    En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges,
celui qui se tient auprès des fils de ton peuple.
Car ce sera un temps de détresse
comme il n’y en a jamais eu
depuis que les nations existent,
jusqu’à ce temps-ci.
Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré,
tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.
    Beaucoup de gens qui dormaient
dans la poussière de la terre
s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle,
les autres pour la honte et la déchéance éternelles.
    Ceux qui ont l’intelligence resplendiront
comme la splendeur du firmament,
et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude
brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.

    – Parole du Seigneur.


Psaume  15 (16), 5.8, 9-10, 11

Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !


Deuxième lecture (He 10, 11-14.18)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Dans l’ancienne Alliance,
    tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint
pour le service liturgique,
et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices,
qui ne peuvent jamais enlever les péchés.

    Jésus Christ, au contraire,
après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice,
s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.
    Il attend désormais
que ses ennemis soient mis sous ses pieds.
    Par son unique offrande,
il a mené pour toujours à leur perfection
ceux qu’il sanctifie.

    Or, quand le pardon est accordé,
on n’offre plus le sacrifice pour le péché.

    – Parole du Seigneur.


Évangile (Mc 13, 24-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

 

En ce temps-là,
Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
    « En ces jours-là,
après une grande détresse,
le soleil s’obscurcira
et la lune ne donnera plus sa clarté ;
    les étoiles tomberont du ciel,
et les puissances célestes seront ébranlées.
    Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées
avec grande puissance et avec gloire.
    Il enverra les anges
pour rassembler les élus des quatre coins du monde,
depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

    Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :
dès que ses branches deviennent tendres
et que sortent les feuilles,
vous savez que l’été est proche.
    De même, vous aussi,
lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
    Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas
avant que tout cela n’arrive.
    Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.
    Quant à ce jour et à cette heure-là,
nul ne les connaît,
pas même les anges dans le ciel,
pas même le Fils,
mais seulement le Père. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour


Liturgie adaptée aux enfants

Accueil des enfants

Nous faisons ensemble un signe de croix. Chaque enfant peut dire son prénom pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Jésus est là avec les enfants, comme avec leurs parents qui sont dans l’église. Nous écoutons la même Parole de Dieu que les parents, et que les chrétiens du monde entier aujourd’hui. Il est préférable de lire l’Evangile dans un missel plutôt que sur une feuille volante. Les enfants peuvent venir en procession embrasser la Parole (le livre ouvert) après la proclamation de l’Evangile, en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! »)

Rappel du temps liturgique

Nous sommes le dernier dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B consacrée à l’évangéliste de Jésus Christ selon saint Marc. Le pape François a voulu que chaque année ce dimanche soit consacré à la journée mondiale des pauvres afin que notre charité soit concrète et que nous ayons toujours un coeur ouvert à la miséricorde. Dimanche prochain, nous fêtons le Christ Roi puis nous entrerons dans une nouvelle année liturgique par le temps de l’Avent.

Acclamation de l’Evangile Alléluia ! Evangile de Jésus Christ selon saint Marc (13, 24-32)

Pistes de réflexion

Le style de cet évangile ne ressemble guère aux précédents passages de saint Marc : c’est un style apocalyptique. Que signifie le mot « apocalypse » ? Ce n’est pas la fin des temps ni la catastrophe mais la révélation. La révélation du mystère de Dieu ne vise pas à terroriser les hommes, mais au contraire à leur permettre d’aborder tous les bouleversements de l’histoire avec espérance. « le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées. » Cités très souvent par les prophètes dans l’Ancien Testament, les bouleversements cosmiques signifient le déchaînement des forces du mal. En outre, la lune et les étoiles étaient considérés comme des divinités par des peuples voisins, notamment les Babyloniens. Cela signifie que devant le Fils de l’homme, les autres croyances ne tiennent plus, elles sont ébranlées. « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. » Il s’agit du retour de Jésus vainqueur du mal. L’auteur du mal, Lucifer, était un ange tout proche de Dieu, qui s’est révolté contre Dieu et a entraîné de nombreux anges avec lui. Si celui que l’on appelle « le prince de ce monde » est toujours nocif, nous savons que c’est Dieu qui aura le dernier mot. Le mal sera définitivement détruit à la fin des temps, et il est déjà vaincu par la mort et la résurrection de Jésus. Prenons conscience que nous sommes complices de Lucifer, que nous avons une responsabilité devant le malheur, car une grande part des souffrances de ce monde sont liées directement ou indirectement à la volonté des hommes : la faim, les guerres, même certaines catastrophes naturelles qui n’auraient pas fait de victimes si par exemple des habitations n’avaient pas été construites à bas prix sur des zones à risque.

Il y a aussi tous les péchés que nous faisons quotidiennement et qui sèment un peu plus de malheur autour de nous. « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. » Seules les Paroles de Jésus ne passeront pas. Elles sont solides et ne seront pas ébranlées, nous pouvons nous y accrocher, leur faire confiance, construire notre vie dessus.  « Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » Il y a beaucoup de mal dans le monde ; les enfants peuvent citer des situations de souffrance autour d’eux. C’est peut-être un signe de l’imminence de la venue de Jésus, mais inutile de chercher à connaître la date, cela appartient au Père. Dieu le Père est le maître du temps. Ne prêtons pas attention à ceux qui prédisent la fin du monde pour telle ou telle date.

Source : L’intelligence des Ecritures, MN Thabut, Artège

Activité

Coloriage du dessin. On peut proposer aux enfants d’apprendre par cœur un verset de cet Evangile, par exemple celui inscrit sous le coloriage.

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« Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît,  pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils  mais seulement le Père. » Marc 13,32

http://diocese-frejus-toulon.com/-Liturgie-pour-enfants-partage-d-.html


 

 


 

«Sachez que le Fils de l'homme est proche»

Aujourd'hui, nous nous rappelons, comment au début de l'année liturgique, l'Eglise nous prépare pour la première arrivée du Christ porteur du Salut. A deux semaines de la fin de l'année elle nous prépare pour la deuxième arrivée, celle dans laquelle se prononce le mot final et définitif à notre sujet.

Sur cet évangile nous pouvons penser que “je ne m'en fais pas, tout ça est bien loin”, mais «le Fils de l'homme est proche» (Mc 13,29). Néanmoins de nos jours dans notre société il est gênant —même incorrect— de parler de la mort. Mais nous ne pouvons pas parler de résurrection sans penser que nous devons mourir. La fin du monde commence pour chacun de nous le jour de notre mort, moment où prends fin le temps que nous a été accordé pour choisir. L'Evangile est toujours porteur de la Bonne Nouvelle et le Dieu du Christ est un Dieu de Vie: alors, pourquoi avons-nous peur? Est-ce que c'est parce que nous manquons d'espérance?

Devant l'imminence de ce jugement nous devons savoir nous transformer en juges sévères, pas des autres, mais de nous mêmes. Ne pas tomber dans les pièges de l'autojustification, de “relativiser” ou encore de “moi je ne le vois pas comme ça”… Jésus se donne à travers son Eglise, et avec Lui, nous donne les moyens et outils pour que ce jour là ne soit pas le jour de notre condamnation, sinon celui d'un spectacle très intéressant, dans lequel, nous aurons enfin les réponses à toutes les vérités cachées des conflits qui ont tant tourmenté les hommes.

L'Eglise nous annonce un Sauveur, Christ le Seigneur. Moins de peurs et plus de cohérence entre notre manière de vivre et notre foi! «Quand nous arriverons devant Dieu, on nous demandera deux choses: si nous faisions partie de l'Eglise et si nous travaillions dans l'Eglise. Tout le reste n'a aucune valeur» (Cardinal JH Newman). L'Eglise non seulement nous enseigne la manière de mourir, mais aussi la manière de vivre afin de ressusciter. Parce que ce que l'Eglise prêche ce n'est pas son propre message, mais le message de Celui qui Est source de vie. C'est uniquement dans cette espérance que nous pourrons faire face avec sérénité au jugement de Dieu.

 

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Rubí, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière

 

Jésus, je viens vers toi en ce jour. Je veux avoir un moment pour te découvrir vivant dans ma propre vie et pour ne pas perdre de vue qu’après il y a la vie éternelle dans laquelle tu montres ta gloire et ta plénitude.

 

Demande

Donne-moi la grâce pour t’accueillir aujourd’hui avec la certitude et la joie de savoir que les souffrances et difficultés de ma vie sont temporelles et que tu reviendras pour me donner une vie éternelle avec toi.

 

Réflexion

1. Jésus nous parle du futur : la parousie. Ce récit de la deuxième venue du Christ est entouré des caractéristiques qu’on trouve dans la littérature prophétique et apocalyptique. Il s’agit d’une « commotion cosmique » : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées (…) » qui est utilisée pour introduire les interventions de Dieu qui provoquent des grands changements dans l’histoire : « (…) Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. » Il s’agit du moment où le Christ reviendra dans la gloire, le jour où tout le peuple de Dieu sera rassemblé et fera l’expérience d’une joie profonde et éternelle. Il s’agit de la grande promesse de Dieu qui a soutenu les chrétiens tout au long de l’histoire et qui nous donne une grande espérance pour le futur.

2. Jésus nous parle au présent : le discernement. Après avoir parlé de sa deuxième venue et leur avoir donné de l’espérance, Jésus invite ses disciples à vivre avec attention et vigilance. Pour cela, il utilise des images simples, comme celle du figuier. « Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte . »

Voici une façon de démontrer que le plus important n’est pas de nourrir une passivité conformiste, pleine de peurs, en attendant la fin du monde ou le jugement final. Il veut les inviter à discerner les signes des temps, à découvrir sa présence dans tous les moments de la vie et à les aider à construire le Royaume de Dieu dans le présent.

Avec ce récit Jésus nous invite à vivre en plénitude le temps présent et attendre la parousie avec espérance. Nous ne devons pas nous préoccuper du jour ni de l’heure mais plutôt le trouver maintenant, dans notre vie de tous les jours. Jésus est ressuscité et il habite au milieu de nous. Nous ne sommes pas en train d’attendre qu’il revienne parce qu’en réalité il n’est jamais parti. Ce que nous attendons c’est sa venue dans la gloire, soit l’entrée du Royaume dans l’histoire et dans toute la création. Nous sommes donc invités à annoncer par notre vie ce qu’il a annoncé : la bonne nouvelle du Royaume de Dieu.

 

Dialogue avec le Christ

Jésus, merci de m’avoir donné une promesse qui me parle de vie éternelle. J’en ai besoin afin de pouvoir vivre avec joie au milieu des difficultés. Donne-moi la grâce de vivre avec toi, de découvrir ta présence dans ma vie et de m’engager à t’aider à construire ton royaume d’amour.

 

Résolution

En fin de journée, je prendrai du temps pour contempler la présence de Dieu dans ce que je viens de vivre.

 

Frère Loïc Chabut, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat.

 

 

Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel. Jésus nous dit sa venue en gloire qui marquera la fin de l’histoire, cette fin, il nous faut l’attendre, l’espérer et la préparer : « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » Jésus se contente d’évoquer les images traditionnelles des prophètes, spécialement Daniel, qu’il cite très souvent. Quand un orage éclate au cœur de la nuit, tout devient lumineux comme en plein jour. C’est une image qui évoque la fin des temps ! Nous voulons demeurer éveillés, prier en tout temps pour correspondre à la beauté de l’amour de Dieu. Demeurer dans l’amour est la seule et unique préparation. Quel amour l’Esprit Saint fait germer dans le cœur de Marie à l’Annonciation ! La Parole vivante faite chair pour nous s’est fait tendresse de Dieu pour le monde. L’attente de l’Eglise aujourd’hui est à l’image de Marie, elle se réalise dans le monde. C’est une attente toute amoureuse, car Dieu est amour !

 

Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Jésus parle du figuier, de ses branches qui deviennent tendres, c’est l’humanité qui s’ouvre à l’amour. Jésus porte ce que toutes les générations ont connu, les guerres, les tremblements de terre, les faux messies et les persécutions. Le temps que nous vivons est celui où l’Évangile est proclamé à toutes les nations. L’Esprit Saint assure la défense des disciples de Jésus. La fin du monde sera l’irruption du monde nouveau. La manifestation de la gloire du Christ, et l’immense rassemblement de tous les amis de Jésus de tous les pays et de tous les temps. Jésus, que Marie a porté dans la tendresse de son amour maternel, vient chaque jour attendrir notre cœur. Mais nous savons le combat pour demeurer dans l’amour. Sur ce chemin de transformation personnelle, le cœur de l’homme est conduit à se faire « tendre, » à savoir s’ouvrir sans cesse à la présence divine.

 

"Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.  Jésus nous a sauvés une fois pour toutes, il s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. C’est dans la douleur de la femme qui enfante que nous nous préparons à la victoire de Dieu. Nous restons éveillés dans la foi et dans l’amour fraternel serrant dans le creux de notre main la perle du Royaume, c’est-à-dire la promesse que Jésus nous a faite. Nous contemplons Jésus qui est « passé » dans ce monde par Marie comme un Époux. L’Apocalypse dira que la femme crie dans les douleurs d’un l’enfantement qui dure encore pour le corps de douleurs qui est le nôtre. C’est un grand combat pour la Vie, le combat pour l’amour. « Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance ; tu ne peux m’abandonner à la mort, tu ne peux laisser ton ami voir la corruption. Mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge. Tu m’apprends le chemin de la vie. »

 

Père Gilbert Adam

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« Alors on verra le Fils de l'homme venir...avec grande puissance »

 

« Il reste encore beaucoup de terre à posséder » (Jos 13,1)... Considère le premier avènement de notre Seigneur et Sauveur, quand il est venu semer sa parole sur la terre. Il s'est emparé de toute la terre par la seule force de ces semailles : il a mis en fuite les puissances adverses et les anges rebelles qui dominaient les esprits des nations, et en même temps il a semé sa parole et répandu ses églises. Telle est sa première possession de toute la terre.
      Suis-moi cependant... à travers les lignes subtiles de l'Écriture, et je te montrerai ce qu'est la seconde conquête d'une terre dont on dit à Josué/Jésus qu'on en a beaucoup laissé. Écoute les paroles de Paul : « Il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il fasse de tous ses ennemis l'escabeau de ses pieds » (1Co 15,25; Ps 109,1). Voilà la terre dont on dit qu'elle a été laissée jusqu'à ce que tous soient complètement soumis à ses pieds et qu'ainsi il prenne tous les peuples dans son héritage... En ce qui concerne notre temps, nous voyons bien des choses « qui restent » et ne sont pas encore soumises aux pieds de Jésus ; or il faut qu'il entre en possession de tout. Car il ne pourra y avoir de fin du monde que lorsque tout lui aura été soumis. Le prophète dit en effet : « Toutes les nations lui seront soumises, des extrémités des fleuves jusqu'aux extrémités de la terre ; devant lui se prosterneront les Éthiopiens » (Ps 71 LXX), et « D'au-delà des fleuves de l'Éthiopie ils lui présenteront des offrandes » (So 3,10).
      Il résulte de là qu'à son second avènement Jésus dominera cette terre dont il reste beaucoup à posséder. Mais bienheureux ceux qui auront été ses sujets dès le premier avènement ! Ils seront vraiment comblés de faveurs, malgré la résistance de tant d'ennemis et les attaques de tant d'adversaires ; ils recevront... leur part de la Terre Promise. Mais lorsque la soumission aura été faite par la force, au jour où il faut que « soit détruit le dernier ennemi, c'est-à-dire la mort » (1Co 15,26), il ne pourra plus y avoir de faveur pour ceux qui refuseront de se soumettre.

 

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Homélie ou Méditation du jour

 

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Evangile et homélie du Sam 25 Août 2018. Les scribes et les pharisiens disent et ne font pas!

Lectures de la messe

Première lecture

« La gloire du Seigneur entra dans la Maison » (Ez 43, 1-7a)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

L’homme me conduisit vers la porte,
celle qui fait face à l’orient ;
    et voici que la gloire du Dieu d’Israël
arrivait de l’orient.
Le bruit qu’elle faisait
ressemblait au bruit des grandes eaux,
et la terre resplendissait de cette gloire.
    Cette vision ressemblait à celle que j’avais eue
lorsque le Seigneur était venu détruire la ville ;
elle ressemblait aussi à la vision que j’avais eue
quand j’étais au bord du fleuve Kebar.
Alors je tombai face contre terre.
    La gloire du Seigneur entra dans la Maison
par la porte qui fait face à l’orient.
    L’esprit m’enleva
et me transporta dans la cour intérieure :
voici que la gloire du Seigneur remplissait la Maison.
    Et j’entendis une voix qui venait de la Maison,
tandis que l’homme se tenait près de moi.
    Cette voix me disait :
« Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône,
le lieu sur lequel je pose les pieds,
et là je demeurerai au milieu des fils d’Israël, pour toujours. »

            – Parole du Seigneur.


Psaume 84 (85), 9ab-10, 11-12, 13-14)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.


Évangile (Mt 23, 1-12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
    et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
    Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
    Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
    Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
    ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
    et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
    Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
    Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
    Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
    Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
    Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

Jésus oppose dans cette péricope le comportement des scribes et pharisiens à celui des disciples. Mais d’une façon plus large, il nous révèle    notre propre division intérieure ; car le premier groupe ressemble étrangement au vieil homme qui sévit encore en nous.

 

Après une introduction qui souligne la distance entre la parole et l’action des scribes, Jésus précise en quoi consiste leur hypocrisie : ils    chargent de lourds fardeaux les épaules des gens, tandis qu’eux-mêmes ne portent que des vêtements d’honneur ; c’est-à-dire : ils imposent aux croyants une observance scrupuleuse de toutes les    prescriptions des Ecritures - augmentées de celles de leurs propres Traditions - mais eux-mêmes sont trop préoccupés de leur gloire, pour mettre en pratique ce qu’ils exigent des autres.

 

 

Qui ne reconnaît dans cette description le comportement de l’homme psychique et charnel, prompt à appliquer la Loi à son prochain, à juger les    transgresseurs, à reprocher à son frère la paille qui encombre son œil ; prompt à tirer vanité de son discernement et de sa justice, mais inconscient de la poutre qui l’aveugle et de l’orgueil    qui l’étouffe ?

A cette attitude Jésus oppose le comportement que devrait adopter le disciple, comportement qui caractérise l’homme nouveau, « né d’eau et    d’Esprit ». Cette deuxième partie de la péricope, introduite par l’incise « pour vous », présente une structure en forme de chiasme : il est question d’un    Rabbi, puis du Père, puis à nouveau d’un Maître. De cette façon, le verset central, qui traite de la paternité divine, est mis en évidence entre deux versets abordant le thème du rôle de    l’enseignant.

 

 

 

Commençons donc par le « cœur » de notre passage : « Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ». Dès lors : ne vous laissez pas    aliéner de votre liberté filiale en écoutant d’autres paroles que celles de Celui qui vous engendre à la vraie vie. 

Les discours frelatés viennent précisément de ces soi-disant « rabbi » dont il a été question dans la première partie et que nous pourrions être    tentés d’imiter en réclamant comme eux le titre de « Maître ». Le seul autorisé à enseigner est le Christ ; lui qui est à la fois la Parole du Père et son exégète. Or celui qui est    incontestablement « le plus grand parmi nous », s’est fait « notre serviteur », nous enseignant par là la logique du Royaume : « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé »

 

Ce verset conclusif apparaît comme la clé qui nous permet de discerner ce qui en nous appartient encore au monde ancien et ce qui relève déjà du    Royaume. Tout ce qui tend à s’élever dans un mouvement de superbe, trahit l’homme ancien ; tandis que l’abaissement humble et sincère dans la conscience que tout nous est donné par pure grâce,    révèle l’action de l’Esprit dans nos vies.

 

Que la Vierge Marie, nous aide dans le dur labeur de la conversion, afin que nous puissions avec elle « exulter de joie en Dieu    notre Sauveur, car il s’est penché sur la bassesse de son humble servante ».

 

 

 

 

Père Philippe

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«Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé»

 

 

 

Aujourd'hui, Jésus nous renvoie à nouveau un appel à l'humilité, une invitation à nous mettre à notre vraie place: «Ne vous faites pas donner le titre de “Rabbi” (…). Ne donnez à personne sur terre le nom de “père” (…). Ne vous faites pas non plus appeler “maîtres”» (Mt 23,8-10). Avant de nous approprier des titres de grandeur, commençons plutôt par remercier Dieu pour tout ce que nous avons et que nous avons reçu de sa part.

Comme le dit Saint Paul «As-tu quelque chose sans l'avoir reçu ? Et si tu as tout reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu?» (1Co 4,7). Donc quand nous avons une bonne conscience parce que nous avons bien agi, nous ferions mieux de nous dire: «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,10).

 L'homme moderne est atteint d'une amnésie déplorable: nous vivons et nous agissons comme si nous étions les auteurs de la vie, les créateurs du monde. D'une manière contrastante, Aristote est une source d'admiration, qui d'après sa théologie naturelle ignorait le concept de “création” (notion qui à l'époque, n'était connue que par révélation divine) et pourtant pour lui, il était clair que notre monde procédait d'une divinité (la Cause “non causée”). Jean-Paul II nous appelle à avoir toujours présent dans notre esprit la dette que nous avons acquise envers Dieu: «Il faut que l'homme rende honneur à son Créateur en faisant offrande, par une action de grâce et de louange, tout ce qu'il a reçu de Lui. L'homme ne peut pas oublier le sens de cette dette, dont lui seul, parmi toutes les réalités terrestres, peut la reconnaître».

D'autant plus que, si nous réfléchissons à la vie surnaturelle, notre collaboration (car Dieu ne fera rien sans notre autorisation ou sans effort de notre part) consiste à ne pas perturber le travail du Saint Esprit: Laissez Dieu agir!, car la sainteté nous ne la fabriquons pas nous-mêmes. C'est Lui, qui est Rabbi, Père et Maître, qui nous la donne. En tout cas, si nous croyons que nous sommes grands ou que nous avons quelque mérite, faisons de notre mieux et mettons-le au service des autres: «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur» (Mt 21,11).

Abbé Antoni CAROL i Hostench     (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

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Prière

 

Du plus profond de mon âme, je m’adresse à toi, Seigneur, que ton oreille se fasse attentive à l’appel de ma prière. J’espère en toi, Seigneur, j’espère de toute mon âme et j’attends ta parole. Mon âme t’attend, Seigneur, plus que les veilleurs attendent l’aurore ; plus que les veilleurs attendent l’aurore, que toute notre Église, Seigneur, t’attende et t’espère ! (Prière tirée du psaume 130).

 

Demande

Seigneur, que je puisse te donner la première place dans ma vie.

 

Réflexion

1. Ce que dit le texte. En Israël, au temps de Jésus, les scribes et les docteurs avaient un rôle très important : ils enseignaient aux fidèles d’Israël la vraie Loi, la Parole divinement inspirée à Moïse et aux prophètes. Leur parole se devait d’être entendue comme une médiation de la Parole de Dieu. Mais, par leur faute, ou celle de leurs auditeurs, certains d’entre eux avaient pris un rôle trop prépondérant. Oubliant leur mission de messagers, certains avaient pu prétendre être le message ou, pire, le législateur lui-même. Jésus rappelle que le Seigneur Dieu est unique, que personne ne peut prendre sa place. Les apôtres ont entendu sa Parole et, à leur suite, les martyrs. A l’écoute du Christ, ces derniers n’ont voulu appeler personne d’autre « Seigneur ». Quand Dioclétien s’octroya le titre de « Dominus et Deus » (« Dieu et Seigneur »), il y eut des chrétiens assez héroïques pour préférer la mort. Prions aujourd’hui pour tous ceux qui, encore aujourd’hui, sont prêts aux plus grands sacrifices pour réserver à Dieu la première place.

2. Ce que dit le texte à l’Église. Personne ne peut se mettre à la place de Dieu. Toute société a besoin d’une organisation et de chefs et le Christ lui-même a voulu placer à la tête de son Église les douze apôtres, Douze colonnes, telles les douze tribus d’Israël : ces médiations humaines sont des « relais » de la présence du Christ dans la communauté, mais elles ne la remplacent pas. « Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus » (1 Tim 2, 5). Quand les hommes érigent un modèle à la place du Christ, ils peuvent arriver à en troubler son image, à en oublier sa présence. Quand nous appelons quelqu’un « père » ou « docteur », rappelons-nous que toute sa paternité et tout son magistère découlent de la paternité, du magistère et de l’autorité de Dieu.

3. Ce que me dit le texte. Au-delà des noms que nous pouvons attribuer aux prêtres, professeurs ou personnes détenant l’autorité dans la société ou dans l’Église, la Parole du Christ peut éclairer notre propre vie spirituelle et intérieure : nous nous octroyons si souvent à nous-mêmes le titre de, « Dieu et Seigneur » de notre vie, alors que le seul Seigneur, c’est lui. Être chrétien signifie accueillir la seigneurie de Jésus-Christ dans sa propre vie. Celui qui proclame de sa bouche que Jésus est Seigneur et qui croit dans son cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, celui-là est sauvé, dit saint Paul (cf. Romains 10,9). Renonçons à ce qui nous donne à nous-mêmes la première place, à nous appeler nous-mêmes « rabbis, docteurs, pères » ; réservons cette place à Dieu. Nous commencerons ainsi à vivre l’Évangile, qui nous est proposé aujourd’hui.

 

Dialogue avec le Christ

Les hommes ont pu s’égarer, Seigneur, quand ils ont voulu se mettre à ta place. Il m’est facile de les juger, mais je dois d’abord rentrer en moi-même pour voir les recoins de mon cœur où tu n’as pas la première place. Seigneur, deviens de plus en plus le roi de mon cœur. Je veux faire résonner la prière que tu m’as enseignée : « Que ton Règne vienne ». Que ton Règne vienne dans mes projets, quand je suis face à une décision difficile. Que ton Règne vienne dans mes pensées, quand j’ai tendance à porter des jugements faciles sur ceux qui m’entourent. Que ton Règne vienne dans mes attitudes, quand je suis appelé à refléter ton image à ceux qui m’entourent.

 

Résolution

Rendre un service à une personne qui est proche de moi.

 

Père Thomas Brenti, LC

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"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

Jésus va vers sa Passion. A Jérusalem, l’atmosphère est lourde de conflits avec les scribes et les Pharisiens. Bientôt les disciples seront seuls, ils doivent trouver avec Jésus un mode de vie pour être fidèles à la nouveauté que Jésus instaure. S’ouvrir au Royaume des Cieux pour eux doit aller jusqu’à inventer de nouveaux rapports entre les croyants. Jésus, en prenant distance avec les coutumes pharisiennes, ainsi qu’avec celles des scribes, dresse un champ relationnel nouveau. Notre être se construit sur un secret, sur un mystère d’intériorité. Chacun est appelé à être frère de son prochain, sous la conduite de Jésus, le seul et unique Maître. Il nous faut résolument nous tourner vers l’autre car nous sommes assis dans la chaire de Jésus ! Il nous faut sans cesse vérifier la cohérence de nos paroles et de nos gestes avec la Parole que nous annonçons ! C’est en demandant la grâce de l’humilité que nous pouvons être situés dans l’essentiel et avancer dans la Communauté. Jésus fait sans cesse la volonté de son Père, et c’est dans cette volonté du Père, que tous, nous voulons être sauvés par Jésus.

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt." Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus nous rappelle la Parole vivante de Dieu par le discours sur la Montagne, il proclame les béatitudes. Là, il est le nouveau Moïse, il marche avec ses disciples humblement, étant en tout l’incarnation de ce qu’il annonce. C’est dans un désir d’authenticité que la Parole résonne au cœur des apôtres ! La Parole de Dieu qui nous est transmise est reçue, elle signifie la volonté de Dieu pour le Peuple. Le message de Jésus qui s’adressait aux Juifs, s’adresse aujourd’hui à nous, Chrétiens. Tous les dangers qui étaient présents dans la première Alliance ressurgissent avec une grande force dans la Nouvelle Alliance tant le message de Jésus est divin ! Le détachement, ce que nous pouvons faire et offrir dans notre vie, n’ont de sens que si l’humilité les habite.

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères." Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Dieu est le seul « Roi » de l’Alliance, Jésus manifeste le Père, il est le seul Maitre. Son Père et notre Père est l’Unique, et il n’y en a pas d’autre. C’est de Dieu que chacun reçoit son identité et non des autres dans une course éffrenée au pouvoir, dans une extériorité qui revient si vite à la surface. Ce jeu du pouvoir est toujours présent dans notre vie. Mais nous voulons nous ancrer dans le secret du cœur de Jésus qui reconnaît en l’autre un frère à aimer, patiemment, et à qui, dans l’Esprit Saint, nous nous adressons humblement. Le mode de vie que Jésus propose à ses disciples est celui de la fraternité, elle naît de la liberté de chacun. Nous demandons la grâce de demeurer dans le silence et la solitude, en intimité avec Jésus qui nous fait vivre.

 

Nous demandons la grâce d’être trouvés fidèle à Jésus doux et humble de cœur

 

Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et homélie du 12 Août 2018. Jésus reprit la parole : Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel.

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Lectures de la messe

Première lecture

« Fortifié par cette nourriture, il marcha jusqu’à la montagne de Dieu » (1 R 19, 4-8)

 

Lecture du premier livre des Rois

 

En ces jours-là, 
le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel,
    marcha toute une journée dans le désert.
Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, 
et demanda la mort en disant : 
« Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! 
Reprends ma vie : 
je ne vaux pas mieux que mes pères. » 
    Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit. 
Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : 
« Lève-toi, et mange ! » 
    Il regarda, et il y avait près de sa tête 
une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau. 
Il mangea, il but, et se rendormit.
    Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit : 
« Lève-toi, et mange, 
car il est long, le chemin qui te reste. » 
    Élie se leva, mangea et but. 
Puis, fortifié par cette nourriture, 
il marcha quarante jours et quarante nuits 
jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.

 

    – Parole du Seigneur.

 


Psaume  33 (34), 2-3, 4-5, 6-7, 8-9)

 

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

 

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

 

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

 

L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !


 

 

Deuxième lecture

 

« Vivez dans l’amour, comme le Christ » (Ep 4, 30 – 5, 2)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

 

Frères,
n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, 
qui vous a marqués de son sceau
en vue du jour de votre délivrance. 
    Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, 
tout cela doit être éliminé de votre vie, 
ainsi que toute espèce de méchanceté. 
    Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. 
Pardonnez-vous les uns aux autres, 
comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

 

Oui, cherchez à imiter Dieu, 
puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. 
    Vivez dans l’amour, 
comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, 
s’offrant en sacrifice à Dieu, 
comme un parfum d’agréable odeur.

 

    – Parole du Seigneur.

 


Évangile

 

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 41-51)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

En ce temps-là,
    les Juifs récriminaient contre Jésus 
parce qu’il avait déclaré : 
« Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » 
    Ils disaient : 
« Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? 
Nous connaissons bien son père et sa mère. 
Alors comment peut-il dire maintenant : 
‘Je suis descendu du ciel’ ? » 
    Jésus reprit la parole : 
« Ne récriminez pas entre vous. 
    Personne ne peut venir à moi, 
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, 
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
    Il est écrit dans les prophètes : 
Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. 
Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement 
vient à moi. 
    Certes, personne n’a jamais vu le Père, 
sinon celui qui vient de Dieu : 
celui-là seul a vu le Père. 
    Amen, amen, je vous le dis : 
il a la vie éternelle, celui qui croit. 
    Moi, je suis le pain de la vie. 
    Au désert, vos pères ont mangé la manne, 
et ils sont morts ; 
    mais le pain qui descend du ciel est tel 
que celui qui en mange ne mourra pas.

si quelqu’un mange de ce pain, 
il vivra éternellement. 
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
donnée pour la vie du monde. »

 

 

 

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Notre relation à Dieu est plus religieuse que croyante ; nous ne vivons pas vraiment dans son Alliance : qui d’entre nous peut dire qu’il « aime     » Dieu au sens fort que devrait recouvrir ce terme, lorsqu’il nous parle de notre relation au Seigneur ? Pourtant si la foi est une vertu théologale, c'est-à-dire un don de Dieu dans l’Esprit,    son premier mouvement, son dynamisme essentiel, ne peut être que l’amour. La confiance qu’implique la foi découle de l’amour dont elle est inséparable ; elle ne le précède pas.

Cependant, pour les esprits incarnés que nous sommes, l’amour procède nécessairement d’une rencontre enracinée dans l’expérience sensible. C’est    bien pourquoi le Verbe s’est fait chair : « Personne n’a jamais vu le Père, confirme Jésus, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père » et peut en parler. Bien plus : « qui l’a    vu a vu le Père » (Jn 14, 9). C’est en nous attachant à Jésus par les liens d’un amour qui fait confiance, que nous témoignons de notre foi au Père : celui qui croit au Fils unique, qui s’attache    à lui par les liens d’une sincère affection, « a la vie éternelle », car dans l’amour, il partage sa vie. C’est ce lien vital que Notre-Seigneur exprime par la comparaison très parlante du « pain    de vie » : avant de désigner l’Eucharistie, c’est d’abord à sa Personne que Jésus fait allusion lorsqu’il dit : « Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange - entendons : celui qui    s’unit à lui par les liens d’un amour durable - ne mourra pas ».

L’Eucharistie n’est d’ailleurs rien d’autre que sa présence continuée parmi nous : « le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le    monde ait la vie ». Ce qui implique que sans cette chair, nous n’avons pas la vie en nous. Le début de la sagesse est peut-être de réaliser que coupés du Dieu d’amour, nous sommes coupés de la    source de la vie et voués à la mort. Cette douloureuse prise de conscience est nécessaire pour que nous prenions au sérieux le temps présent, le temps de la miséricorde, et que nous discernions à    nos côtés l’Ange du Seigneur qui nous propose « le Pain de la vie qui descend du ciel », l’Eucharistie qui nous sauve.

 

Seigneur, renouvelle-nous dans ton Esprit d’amour, afin que notre foi soit embrasée du Feu d’une véritable charité. Donne-nous    de pouvoir nous approcher de ton autel le cœur débordant de reconnaissance envers toi, qui n’oublie pas le cri de ceux qui te cherchent, mais les unit à toi dans une union ineffable, afin de les    combler de ta grâce au-delà de leur attente.

Père Philippe

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 «Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi»

Aujourd'hui, l'Evangile nous montre l'étonnement dans lequel vivaient les compatriotes de Jésus dans sa présence, «Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?» (Jn 6,42). La vie de Jésus parmi les siens avait été tellement normale, qu'au début de sa mission, ceux qui le connaissaient se scandalisaient de ses paroles. De quel Père, que personne n'avait vu, leur parlait-il? Quel était ce pain venu du ciel qui donnerait la vie éternelle à ceux qui le mangeraient? Il niait que c'était la manne du désert car ceux qui l'avaient mangé étaient morts. «Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Sa chair pouvait-elle être une nourriture pour les hommes? La consternation que semait Jésus parmi les juifs pourrait s'appliquer à nous aussi si nous ne répondons pas à une question fondamentale de notre vie chrétienne; «qui est Jésus?».

Beaucoup d'hommes et des femmes se sont posé cette même question bien avant nous et ils ont répondu personnellement, ils sont allés vers Jésus, ils l'ont suivi et ils jouissent d'une vie sans fin et pleine d'amour. «(…) Et moi je les ressusciterait au dernier jour» (cf. Jn 6,44). Juan Casiano exhortait ses moines leur disant: «Approchez vous de Dieu et Dieu s'approchera de vous, car ‘personne ne peut venir à Moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers Moi’. Dans l'Evangile nous entendons le Seigneur qui nous invite à aller vers lui ‘Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos’». Accueillons la Parole de l'Evangile qui nos rapproche de Jésus chaque jour, accueillons l'invitation de ce même Evangile à rentrer en communion avec Lui en mangeant sa chair, car «c'est la nourriture vrai, la chair du Christ, celui qui étant le Verbe, se fait chair pour nous» (Orígenes).

Abbé Lluc TORCAL     Moine de Monastère de Sta. Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


Prière

Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs, ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère, telle est mon âme en moi. Je suis ici, Seigneur, en silence, et je t’attends dans la prière. Pardon pour les fois où mon cœur met sa confiance en des postures ou des possessions. Aujourd’hui je laisse tout cela de côté, afin de tenir mon âme devant toi dans la paix (Ps 131).

Demande

Générosité, afin de me laisser attirer par Jésus.

Réflexion

1. « Comment peut-il dire : ‘je suis descendu du ciel’ ? »

La foule murmure que Jésus n’a rien de spécial. Car il n’est pas toujours facile de le reconnaître. Il vient dans l’humilité et le silence. L’exemple par excellence est l’Eucharistie. Là Jésus nous approche sous la forme du pain, notre soutien quotidien. Le reconnais-je à la messe ? Le reconnais-je chez les autres, quand j’entends le « sans abri » qui me demande de l’argent ou l’invité qui me parle ? Je le reconnais dans les difficultés ainsi que les joies ? Mais peut-être ne reconnais-je pas sa puissance et son amour pour moi, et je ne lui demande rien ?

2. « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi. » « Que saurions-nous dire à Dieu, s’Il ne s’était lui-même auparavant communiqué et découvert à nous dans sa Parole, de telle sorte que nous ayons accès à Lui et commerce avec Lui ? » (H.U. von Balthasar). Le Seigneur est celui qui m’invite, ma vie, donc, est une réponse à son amour pour moi.

3. « Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. »

Jésus est venu pour nous révéler ce que nous sommes à ses yeux et l’amour que Dieu Père, Fils et Saint Esprit ont pour nous. Il nous instruit personnellement. Il désire trouver l’écoute chez moi, afin de me parler et me porter plus près de lui.

 

Dialogue avec le Christ

Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Père, je veux écouter. Je sais que tu veux mon bonheur. Parfois j’ai peur de ce que tu me demandes, mais ta grâce est plus forte que ma faiblesse. Attire-moi vers toi aujourd’hui.

 

Résolution

Faire une action d’abandon à la Providence de Dieu.

Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi

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« Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »

Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » C’est de l’identité de Jésus que partent les murmures des juifs. Jésus vient de Dieu, il va tenter de se définir d’une double manière. D’une part par rapport à son Père, il vient de Dieu et lui seul l’a vu, et, d’autre part, par rapport aux hommes, il est celui qui se donne aux hommes pour leur transmettre la vie. Jésus se donne pour vaincre le mystère d’iniquité du monde, du mal répandu dans le monde. Nous rendons grâce à Dieu qui vient au secours de notre souffrance et nous libère par le Christ. Isaïe le signalait : « Comme une brebis on l’a conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. » C’est ce que n’ont pas compris ceux qui récriminent. Jésus nous donne de tout récapituler en lui. Au cœur du monde en recherche, l’Esprit Saint rassemble toute personne qui est attirée par Dieu. L’humanité est totalement transformée dans le Christ Jésus. Dieu comble toutes les dimensions de notre vie pour que nous soyons régénérés en lui. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée transforme fondamentalement l’univers.

Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Jésus leur dit, vous ne me connaissez pas, vous ignorez ma véritable origine : « Je suis celui qui vient de Dieu. » Jésus écarte l’objection des juifs, mais il en soulève une plus grande encore qui constitue pour eux un insoutenable blasphème : il se dit le Fils de Dieu. « Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. » Le Verbe est Fils, il se reçoit du Père. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifiera toute l’humanité. La misère du monde sera transfigurée par la Passion de Jésus. Au cœur même de la création, le blé et le raisin, le pain et le vin, vont contribuer à la transformation de l’univers dans l’eucharistie. La Passion du Christ dans l’eucharistie se vit en présence de toute l’humanité et surtout des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie avec le Christ : « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église. » L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps du Christ Eucharistique. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.

… Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Jésus nous redit l’unité entre lui et notre Dieu. Ayant tout reçu du Père, il manifeste ce qu’il a reçu. Le Père, a tout donné à son Fils. Le Verbe est tourné vers le père, il nous plonge dans le mystère du Père. L’Amour du Père est comme le Secret et le motif de l’incarnation du Verbe. Jésus annonce le mystère de son sacrifice. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. C’est ainsi que nous sommes introduits dans la perspective du Pain de Vie. La veille de sa passion, Jésus prit du pain et dit : « Prenez, mangez, c’est mon corps. Il prend du vin et dit : "Prenez, buvez, c’est mon sang." C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. "Dans sa chair, il a tué la haine," pour que nous ayons la vie.

 

Nous demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père, d’être entraînés dans l’Amour infini de Dieu. 43 45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. 47 Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. 48 Moi, je suis le pain de la vie. 49 Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; 50 mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. 51

 

Père Gilbert Adam

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« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »

Comment l'homme, qui demeurait rivé à la terre et restait soumis à la mort, pouvait-il avoir accès de nouveau à l'immortalité ? Il fallait que sa chair soit rendue participante de la puissance vivifiante qui est en Dieu. Or, la puissance vivifiante de Dieu le Père, c'est sa Parole, c'est le Fils Unique ; c'est donc lui qu'il nous a envoyé comme Sauveur et Rédempteur...       Si tu jettes un petit morceau de pain dans l'huile, de l'eau ou du vin, il va tout de suite s'imprégner de leurs propriétés. Si tu mets du fer au contact du feu, il sera bientôt rempli de son énergie, et, bien qu'il ne soit par nature que du fer, il deviendra semblable au feu. Ainsi donc, le Verbe vivifiant de Dieu, en s'unissant à la chair qu'il s'est appropriée, l'a rendue vivifiante.       Il a dit en effet : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de la vie ». Et encore : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair. En vérité, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous ». Ainsi donc, en mangeant la chair du Christ, notre Sauveur à tous, et en buvant son sang, nous avons la vie en nous, nous devenons comme un avec lui, nous demeurons en lui et lui demeure en nous.       Il fallait donc qu'il vienne en nous de la manière qui convient à Dieu, par l'Esprit Saint, et qu'il se mêle en quelque sorte à nos corps par sa sainte chair et par son sang précieux que nous recevons en bénédiction vivifiante comme dans du pain et du vin. En effet..., Dieu a usé de condescendance envers notre faiblesse et a mis toute la puissance de sa vie dans les éléments du pain et du vin qui sont ainsi dotés de l'énergie de sa propre vie. N'hésite donc pas à le croire, puisque le Seigneur lui-même a dit clairement : « Ceci est mon corps » et « Ceci est mon sang ».

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et homélie du samedi 11 Août 2018. Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible!

 


Lectures de la messe

Première lecture

« Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 12 – 2, 4)

Lecture du livre du prophète Habacuc

Seigneur, depuis les temps anciens,
n’es-tu pas mon Dieu, mon Saint,
toi qui es immortel ?
Seigneur, tu as établi les Chaldéens
pour exécuter le jugement ;
tu en as fait un roc
pour exercer le châtiment.
    Tes yeux sont trop purs pour voir le mal,
tu ne peux supporter la vue de l’oppression.
Alors, pourquoi regardes-tu ces perfides,
pourquoi restes-tu silencieux
quand le méchant engloutit l’homme juste ?
    Tu traites les hommes comme les poissons de la mer,
et comme les reptiles que personne ne domine.
    Le Chaldéen les pêche tous avec son hameçon,
les prend avec son filet,
et les recueille dans ses nasses,
ce qui le comble de joie et d’allégresse !
    Alors il offre des sacrifices à son filet,
il fait fumer de l’encens devant ses nasses,
car il leur doit une prise abondante
et une nourriture copieuse.
    N’arrêtera-t-il pas de vider son filet,
de massacrer sans pitié des nations ?

    Je vais me tenir à mon poste de garde,
rester debout sur mon rempart,
guetter ce que Dieu me dira,
et comment il répliquera à mes plaintes.

    Alors le Seigneur me répondit :
« Tu vas mettre par écrit une vision,
clairement, sur des tablettes,
pour qu’on puisse la lire couramment.
    Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.
Si elle paraît tarder, attends-la :
elle viendra certainement, sans retard.
    Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,
mais le juste vivra par sa fidélité. »

            – Parole du Seigneur.


Psaume 9A, 8-9, 10-11, 12-13

Il siège, le Seigneur, à jamais :
pour juger, il affermit son trône ;
il juge le monde avec justice
et gouverne les peuples avec droiture.

Qu’il soit la forteresse de l’opprimé,
sa forteresse aux heures d’angoisse :
ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;
jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,
annoncez parmi les peuples ses exploits !
Attentif au sang versé, il se rappelle,
il n’oublie pas le cri des malheureux.


Évangile

« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
un homme s'approcha de Jésus,
et tombant à ses genoux,
    il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
    Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
    Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
    Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus a emmené avec lui sur la montagne Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont    entr’aperçu la gloire de ce rabbi, qui est leur compagnon de chaque jour, lui leur grand Dieu et Seigneur. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une    grande confusion. En l’absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant d’épilepsie, mais ils n’y ont pas réussi. L’apprenant, Jésus réagit    vivement : « Combien de temps devrai-je rester avec vous ? » Que leur reproche    Jésus ? Non pas d’avoir fait preuve de présomption en prétendant guérir cet enfant en son absence, mais d’avoir manqué de foi. Car si les disciples avaient de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer. On pourrait se décourager : il y a tellement de    montagnes que nous ne réussissons pas à déplacer... Cela veut donc dire que nous avons une foi plus petite encore que la graine de moutarde. Mais quand les disciples, dans l’évangile de Luc,    demandent donc à Jésus d’augmenter en eux la foi, c’est encore la même réponse qui leur est faite : « si vous avez la foi gros comme une    graine de moutarde... » Jésus semble indiquer que la question est mal posée : la foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous    avons reçu ce don. Elle a été semée en nous, elle est déjà à l’œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s’enracinera en    grandissant les montagnes. Tout nous est donné : à nous de croire à l’immensité du don que Dieu nous a fait, afin de pouvoir en vivre.

Oui, nous devons l’admettre, souvent notre foi est bien petite, bien faible. Nous sommes tellement attachés à nos catégories, à    nos plans... Comment faire pour faire croître cette graine semée en notre cœur ? La foi se fortifie, premièrement, en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Profitons alors des    occasions où nous avons du mal à voir la main de Dieu, où nous avons peur de ce qu’il peut arriver, où nous ne nous sentons pas capables de vivre vraiment chrétiennement, pour dire à Jésus que    nous voulons avoir confiance en Lui, que nous savons qu’Il nous aime, et que tout ce qu’ Il se passe, Il le permet pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Et si nous avons du mal à y croire,    demandons-Lui pardon pour ce manque de confiance, tout en étant sûrs qu’Il va nous pardonner et nous aider à croire en Son Amour et en Sa tendresse. Et une autre manière de fortifier la foi,    c’est de la transmettre : c’est un processus circulaire : plus nous croirons en l’amour et la toute puissance de Dieu, plus nous le transmettrons au autres, avec force. Et plus nous le    transmettrons, plus cette foi s’enracinera en notre cœur. Si notre foi reste un concept, elle ne changera pas notre vie. Si elle devient expérience, alors oui, elle deviendra attitude, manière    d’affronter la vie. Et elle changera notre relation avec Dieu.

 

Seigneur Jésus, Tu sais que je crois en Toi. Je veux croire en Toi d’une foi simple mais puissante, capable de transporter les    montagnes. C’est Ton don. Augmente ma foi ! Que ma foi soit simple, enracinée dans tes paroles et ta promesse. Je veux transmettre cette foi à ceux qui sont autour de moi. Donne-moi une    compréhension de ma foi, que je puisse vraiment transmettre, expliquer et défendre. Merci pour Ton Eglise qui me guide et me soutient dans ma foi.

 

 

Père Philippe

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«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.
Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.
Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.
Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus.
La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán     (Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

 

 

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Prière

Merci, Seigneur, pour ce temps de prière. Je crois que tu m’aimes et que tu t’occupes de moi. Tu m’appelles ici aujourd’hui pour me donner quelque grâce spéciale. J’ai confiance en ta bonté et en ta bienveillance envers moi et envers tous ceux qui m’entourent. Je veux en apprendre plus sur toi, afin de pouvoir entraîner les autres à te connaître et à t’aimer.

 

 

Demande

Seigneur Jésus, augmente ma foi ! Rends-la plus incisive, simple et omniprésente. Attache-moi fortement à toi, Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu !

Réflexion

1. Jésus a emmené avec lui sur la montagne Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont entraperçu la gloire de ce rabbi, qui est leur compagnon de chaque jour, lui leur grand Dieu et Seigneur. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une grande confusion. En l'absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant d'épilepsie, mais ils n'y ont pas réussi. L'apprenant, Jésus réagit vivement : « Combien de temps devrai-je rester avec vous ?» Que leur reproche Jésus ? Non pas d'avoir fait preuve de présomption en prétendant guérir cet enfant en son absence, mais d'avoir manqué de foi. Car si les disciples avaient de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer. On pourrait se décourager : il y a tant de montagnes que nous ne réussissons pas à déplacer. Cela veut donc dire que nous avons une foi plus petite encore que la graine de moutarde. Mais quand les disciples, dans l'Évangile de Luc, demandent donc à Jésus d’augmenter en eux la foi, c'est encore la même réponse qui leur est faite : « Si vous avez la foi gros comme une graine de moutarde…». Jésus semble indiquer que la question est mal posée : la foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous avons reçu ce don. Elle a été semée en nous, elle est déjà à l'œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s'enracinera en grandissant les montagnes. Tout nous est donné : à nous de croire à l'immensité du don que Dieu nous a fait, afin de pouvoir en vivre.

2. Oui, nous devons l’admettre, souvent notre foi est bien petite, bien faible. Nous sommes tellement attachés à nos catégories, à nos plans, etc. Comment faire pour faire croître cette graine semée en notre cœur ? La foi se fortifie, premièrement, en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Profitons alors des occasions où nous avons du mal à voir la main de Dieu, où nous avons peur de ce qui peut arriver, où nous ne nous sentons pas capables de vivre vraiment chrétiennement, pour dire à Jésus que nous voulons avoir confiance en lui, que nous savons qu’il nous aime, et que tout ce qu’il se passe, il le permet pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Et si nous avons du mal à y croire, demandons-lui pardon pour ce manque de confiance, tout en étant sûrs qu’il va nous pardonner et nous aider à croire en son Amour et en sa tendresse. Et une autre manière de fortifier la foi est de la transmettre : c’est un processus circulaire : plus nous croirons en l’amour et la toute-puissance de Dieu, plus nous le transmettrons aux autres, avec force. Et plus nous le transmettrons, plus cette foi s’enracinera en notre cœur. Si notre foi reste un concept, elle ne changera pas notre vie. Si elle devient expérience, alors oui, elle deviendra attitude, manière d’affronter la vie. Et elle changera notre relation avec Dieu.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu sais que je crois en toi. Je veux croire en toi d’une foi simple mais puissante, capable de transporter les montagnes. C’est ton don. Augmente ma foi ! Que ma foi soit simple, enracinée dans tes paroles et ta promesse. Je veux transmettre cette foi à ceux qui sont autour de moi. Donne-moi une compréhension de ma foi, que je puisse vraiment transmettre, expliquer et défendre. Merci pour ton Église qui me guide et me soutient dans ma foi.

Résolution

Dans mon travail pour répandre la foi, je prierai comme si tout dépendait de Dieu, mais avec un travail intelligent et diligent comme si tout dépendait de moi.

Père légionnaire

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"Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de lui, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup."

 

 

Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Le fils de cet homme est malade, il est épileptique, il tombe dans le feu et dans l’eau. Le feu et l’eau sont des "images" de l’action de l’Esprit Saint qui nous remet dans le sens de la vie. Les paroles de l’Ecriture ne se réduisent pas à de simples histoires, il nous faut y découvrir la bonne nouvelle de la Révélation de Dieu par Jésus. La foi purifie notre raison et la raison soutient notre foi. Le recours à Jésus est édifiant pour nous aujourd’hui ! Cet homme dont on ne dit pas le nom est tout entier dans son cri et dans sa confiance pour Jésus. Déjà il a interpellé les amis de Jésus, mais sans résultat. Son fils est dans la souffrance et lui ne sait rien faire pour lui : "il tombe souvent dans le feu, souvent dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir."

"Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi." Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Manquant d’une foi simple en Jésus, les disciples ne réussirent pas à faire sortir le démon. Jésus leur avait donné le pouvoir sur les démons en son nom : "Jésus envoie douze disciples et leur donne « autorité sur les esprits impurs et le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité." Les disciples croyaient au pouvoir de Jésus et pouvaient se relier à ce pouvoir par leur simple foi. Mais ils croient en eux plutôt qu’en Jésus. Nous devons nous assurer, dans notre vie de foi, que Dieu garde toujours la première place. Rien ne sera impossible pour nous avec Dieu. Le manque de foi est une réalité difficile à supporter pour Jésus car elle génère beaucoup de déviances qui vont aliéner l’humanité. C’est une génération perverse, dira-t-il, nous touchons la douleur de Jésus ! La présence de Jésus Lumière du monde fait immédiatement reculer les ténèbres ! Le Dieu de la vie se met en œuvre pour régénérer l’humanité. Celle de la santé vivifiante revitalise ce qui manque de vie.

Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » La foi est une adhésion personnelle à Dieu.  Nous ne devons jamais laisser notre réflexion humaine endommager notre foi qui est un don de Dieu. Par la foi, j’adhère et j’accepte ce que Dieu a révélé en Jésus et en Dieu lui-même.  La foi se nourrit en l’Eglise, je désire la partager avec d’autres. Les enseignements n’éliminent pas la foi personnelle et son pouvoir, mais ils la guident et la renforcent. Je vais m’efforcer de garder ma foi pure étant en communion avec les autres. Jésus, je crois en toi, mais augmente ma foi. Donne-moi une compréhension de ma foi que je puisse vraiment la transmettre. Merci à Marie qui nous dit par l’ange Gabriel : "Rien n’est impossible à Dieu." C’est la foi qui donne aux disciples d’agir sur le cœur de Dieu.

Nous demandons la grâce d’une grande foi pour réjouir le cœur de Jésus et venir au service de nos frères.

Père Gilbert Adam

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« Augmente en nous la foi » (Lc 17,5)

 

Le mot « foi » est unique en tant que vocable, mais il a une double signification. Il y a en effet un aspect de la foi qui se rapporte aux dogmes ; il s'agit de l'assentiment sur telle vérité donnée. Cet aspect de la foi est profitable à l'âme, selon la parole du Seigneur : « Celui qui écoute mes paroles et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle » (Jn 5,24)...
      Mais il y a un second aspect de la foi : c'est la foi qui nous est donnée par le Christ comme un charisme, gratuitement, comme un don spirituel. « A l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de science selon le même Esprit, à un autre la foi dans le même Esprit, à un autre le charisme de guérir » (1Co 12,8-9). Cette foi qui nous est donnée comme une grâce par l'Esprit Saint n'est donc pas seulement la foi dogmatique, mais elle a la puissance de réaliser ce qui dépasse les forces humaines. Celui qui possède cette foi « dira à cette montagne : ‘Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera’ ». Car lorsque quelqu'un prononce cette parole avec foi, « en croyant qu'elle va s'accomplir, et sans hésitation intérieure » (Mc 11,23) alors il reçoit la grâce de sa réalisation. C'est de cette foi qu'il est dit : « Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde ». En effet, la graine de moutarde est toute petite mais elle recèle une énergie de feu ; semence minuscule, elle se développe au point d'étendre de longues branches et de pouvoir même abriter les oiseaux (Mt 13,32). De même la foi accomplit dans une âme les plus grands exploits en un clin d'œil.
      Quand elle est éclairée par la foi, l'âme se représente Dieu et le contemple autant qu'il est possible. Elle embrasse les limites de l'univers et, avant la fin du temps, elle voit déjà le jugement et l'accomplissement des promesses. Toi donc, possède cette foi qui dépend de Dieu et qui te porte vers lui ; alors tu recevras de lui cette foi qui agit au-delà des forces humaines.

 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et Homélie du Dim 01 Juillet 2018. Jésus prend la parole et dit à Jaïre : « Ne crains pas, crois seulement. »


Treizième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

St Olivier Plunkett, évêque et martyr († 1681),  Bx Antoine Rosmini, prêtre et fondateur († 1855)


Lectures de la messe

Première lecture (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)

Lecture du livre de la Sagesse

Dieu n’a pas fait la mort,
il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.
Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;
ce qui naît dans le monde est porteur de vie :
on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.
La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,
car la justice est immortelle.

Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,
il a fait de lui une image de sa propre identité.
C’est par la jalousie du diable
que la mort est entrée dans le monde ;
ils en font l’expérience,
ceux qui prennent parti pour lui.

– Parole du Seigneur.


Psaume 29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,
tu m’épargnes les rires de l’ennemi.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie.

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !


 

Deuxième lecture (2Co 8, 7.9.13-15)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
puisque vous avez tout en abondance,
la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,
toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,
qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
Vous connaissez en effet le don généreux
de notre Seigneur Jésus Christ :
lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne
en soulageant les autres,
il s’agit d’égalité.
Dans la circonstance présente,
ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,
afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance
puisse combler vos besoins,
et cela fera l’égalité,
comme dit l’Écriture à propos de la manne :
Celui qui en avait ramassé beaucoup
n’eut rien de trop,
celui qui en avait ramassé peu
ne manqua de rien.

– Parole du Seigneur.


Évangile

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Dans l’évangile de ce jour, deux récits de miracle sont imbriqués l’un dans l’autre. A priori sans lien apparent. Mais tous deux    nous révèlent la puissance de vie qui émane de Jésus. Tous deux nous montrent aussi un cheminement de foi des protagonistes qui conduit à un dénouement heureux. Laissons-nous rejoindre par ces    récits et peut-être trouverons-nous une aide pour vivre notre propre chemin de foi.


De ces deux récits si parlants, nous pouvons retenir que notre foi est toujours en chemin. Elle a constamment besoin d’être purifiée, nourrie et    fortifiée. Mais Jésus marche toujours avec nous où que nous en soyons sur notre chemin de foi.     À chaque fois que nous lui disons toute la vérité, en particulier dans le sacrement de la réconciliation, nous vivons une conversion qui libère en nous le    salut.


Peut-être cependant, restons-nous déçus car nous ne connaissons ni guérison physique d’un mal qui nous ronge, ni retour à la    vie d’un être cher qui nous a quittés. Comprenons bien alors le message de ce jour : la vraie guérison se trouve    dans la conversion et l’abandon à la force du Christ qui peut tout dans notre faiblesse. C’est de la peur que    Jésus veut d’abord nous libérer. Des libérations parfois    momentanées peuvent nous rendre un peu de courage dans le combat quotidien. Mais Jésus ne gomme pas notre faiblesse. Il nous faut consentir à nos fragilités et faire confiance en l’aide ponctuelle de la grâce pour rester fidèle à notre vocation. Accomplir fidèlement notre devoir d’état, voilà ce qui manifeste davantage une guérison que la    disparition d’un mal ou l’impression d’être libéré des lourdeurs de sa nature. C’est la conversion de notre    cœur que nous avons à chercher en tout premier lieu. Le reste nous sera donné par surcroît.


 

 

Vois, Seigneur, tout ce qui nous attriste, 
nous inquiète, nous paralyse. Viens donner la paix. Vois, Seigneur, notre cœur si lent à croire que tout est possible à celui qui croit.    Viens donner la foi. Vois, Seigneur, notre désir d’être tout à toi. Viens nous donner la vie.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 


 

«Crois seulement»

Aujourd'hui, saint Marc nous présente une avalanche de nécessiteux qui s’approchent de Jésus-Sauveur cherchant consolation et santé. Et même, ce jour-là, un homme nommé Jaïre, chef de la synagogue, s’ouvrit un chemin parmi la foule pour implorer la santé de sa fillette: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive» (Mc 5,23).


Peut-être cet homme connaissait-il Jésus de vue, parce qu’Il fréquentait la synagogue et, dans son désespoir, décida-t-il de l’appeler à l’aide. Toujours est-il que Jésus, saisissant la foi de ce père affligé, accéda à sa demande. Mais, alors qu’Il se dirigeait vers la maison, la nouvelle survint de ce que la fillette venait de mourir et qu’il était désormais inutile de se déranger: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?» (Mc 5,35).


Jésus, se rendant compte de la situation, demanda à Jaïre de ne pas se laisser influencer par l’ambiance pessimiste, en lui disant: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Jésus demanda à ce père une foi plus grande, capable de surmonter les doutes et la crainte. En arrivant à la maison de Jaïre, le Messie rendit la vie à la fillette avec ces mots: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!» (Mc 5,41).


Nous aussi, nous devrions avoir plus de foi, une foi qui ne doute pas face aux difficultés et aux épreuves de la vie, et qui sait mûrir dans la douleur à travers l’union au Christ, comme nous le suggère le pape Benoît XVI dans son encyclique Spe Salvi (Sauvés par l’espérance): «Ce qui guérit l’homme ne consiste pas à éviter la souffrance et à fuir la douleur, mais dans la capacité d’accepter les tribulations, d’y puiser notre maturité et d’y trouver un sens par l’union au Christ, qui souffrit avec un amour infini».

 

Fray Valentí SERRA i Fornell      (Barcelona, Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière

Seigneur, je crois en toi. Je crois que tout ce qui est présent autour de moi peut me parler de toi : les personnes, les circonstances, la création, etc. Souvent je reste aveugle à ta présence. Viens enlever la boue de mes yeux et fais-moi reconnaître ton visage : tu es présent dans le frère qui a besoin d’aide, mais aussi dans celui qui me réconforte, tu es là lorsque je m’émerveille devant un beau paysage ou une nuit étoilée, et tu es aussi présent crucifié quand je souffre l’injustice, la maladie, l’angoisse des bouchons sur la route ou la frustration d’un échec. Apprends-moi à te reconnaître et à unir ma vie à la tienne.

Demande

Seigneur, ouvre mes yeux !

Réflexion

1. On nous a parfois expliqué qu’il y a deux dimensions dans l’homme, l’une horizontale qui le relie à ses frères, et l’autre verticale qui le relie à Dieu. Le danger est alors de s’imaginer d’une part le monde de la prière, de la messe du dimanche, des commandements, et puis de l’autre notre train-train quotidien, certainement moins transcendant, mais qui cependant occupe 95 pour cent de notre temps. Mais l’Évangile nous annonce que la foi vient changer notre vie tout entière : c’est le cent pour cent de notre vie qui s’élève à Dieu. Jaïre comme la femme malade viennent mettre toute leur vie aux pieds de Jésus, lui présentent des situations de vie ou de mort. Tous les deux attendent une nouvelle vie de la part de Jésus.

2. Quelle est cette situation de vie ou de mort que moi aussi je viens présenter à Jésus aujourd’hui ? C’est celle d’une vie sans Dieu, d’une vie seulement humaine. Nous avons tous des aspects de notre vie qui ne sont pas encore remplis de Dieu. Pourtant cette vie sans Dieu a été plongée dans la mort par notre baptême pour nous faire ressusciter avec le Christ. C’est la vie du « vieil homme », l’homme qui vit sans Dieu et qui doit tout réussir à la force du poignet. Comme la femme de l’Évangile visite médecin sur médecin et dépense tout son argent sans résultat, le « vieil homme » qui est en nous dépense tout ce qu’il est dans des entreprises humaines qui restent infécondes. Et quand arrive la mort et le mal, que ce soit du corps ou de l’âme, il nous susurre, comme à Jaïre : « À quoi bon déranger encore le Maître ? » et le découragement peut s’emparer de nous, car il semble que le mal et la mort soient plus forts que la présence du Christ. La force du baptême nous a sauvés, mais parfois nous nous laissons convaincre par le « vieil homme » (car nous restons libres !) et nous envoyons l’homme nouveau au placard.

3. Mais Jésus prend la parole et dit à Jaïre : « Ne crains pas, crois seulement. » Que doivent croire Jaïre et l’hémorroïsse ? Qu’ils ne peuvent résoudre leur vie seuls, que c’est le don gratuit du Christ qui vient les sauver. Cette foi passe par des actes tout simples et incarnés : la femme touche Jésus, Jaïre attend patiemment que Jésus s’occupe de la femme alors que sa fille est en train de mourir. La foi leur a ouvert les yeux et ils perçoivent qui est ce Jésus qu’ils ont en face d’eux, son amour et son attention pour eux. La foi n’est pas de dédier 5 pour cent de notre semaine à Dieu, mais c’est d’ouvrir nos yeux à sa présence en nous et dans le monde. Et la conscience de cette présence de Dieu en nous change tout car c’est elle qui rend possible le passage d’une vie humaine à une vie en Dieu : c’est Jésus qui nous donne la force d’aimer sans compter, de pardonner, de souffrir l’injustice et l’humiliation, d’offrir notre travail quotidien par amour.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ouvre mes yeux ! Aide-moi aujourd’hui à percevoir la dimension divine de mes actions les plus ordinaires vécues avec toi. Quand je rencontre quelqu’un qui souffre, que je puisse unir ma compassion pour cette personne à la tienne et qu’ainsi ma compassion devienne divine. Quand je m’ennuie au travail, que je puisse unir l’inutilité de mon action à ton amour immobilisé et caché dans le tabernacle de mon église, et qu’ainsi mon ennui devienne présence et offrande de mon corps livré pour ceux que j’aime.

Résolution

Á la prochaine personne que je croise, demander au Christ, qui vit en moi par le baptême, de l’aimer en moi.

Frère Melchior Poisson, LC

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"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac."

Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »  Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. La foi se propage quand Jésus intervient. Jaïre, l’homme public, sollicite Jésus qui vit dans la compassion et il appelle les autres à vivre dans la foi. A chaque rencontre, Jésus propose à son partenaire de faire un pas de plus : « Jésus partit avec lui. » Dès lors, le dialogue s’engage, la parole de l’un va entrainer la parole de l’autre, la parole de Jaïre met en mouvement Jésus. La nouvelle de la mort de la fillette invitera Jaïre à se dépasser, à croire à un possible au-delà : « Ne crains pas, crois seulement. » Nous comprenons que pour ce chef de synagogue, selon son entourage, c’est fini. Mais pour cet homme qui suit Jésus, ce n’est pas fini. Il faut que Dieu intervienne pour que nous sortions de cette mort grâce à sa Passion et sa Résurrection. Jésus a alors cette parole étonnante : « La petite fille n’est pas morte, elle dort. » Tout ce qui nous affecte en effet est contenu dans la Passion et dans la Résurrection de Jésus qui nous guérit de toute mort et de toute maladie.

"Or, une femme, avait des pertes de sang depuis douze ans, Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Alors Jésus reprit :« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » La foi se propage, entre Jésus, Jaïre, la femme qui avait des pertes de sang, les témoins de ces rencontres. Elle touche le vêtement de Jésus, et elle est guérie. Alors, dans ce nouvel état, elle trouve le courage de parler de sa situation, elle qui était mis au rebut de la société. Jésus peut alors lui parler. L’échange est une parole qui les relie, là ils se reconnaissent l’un et l’autre. La foi est reconnue, elle est appelée à grandir, à devenir connue publiquement, elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme qui a beaucoup souffert, c’est la misère dans laquelle notre humanité se trouve toujours face à la maladie. Quelque chose de profondément réaliste nous est donné dans cet Évangile, car nous nous trouvons toujours devant la maladie et la mort, dans l’angoisse.

« Arrivé chez Jaïre Jésus dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger. Nous découvrons la manière dont Jésus sait être vraiment attentif à l’autre, dont il sait prendre soin. Jésus dit aussi ce qu’est la vie, avec la nécessité de se nourrir, de se prendre en charge dans le quotidien de ses jours. La foi à laquelle il appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien, mais une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, dans un simple repas, une simple boisson, un simple regard qui exprime la merveille à laquelle nous avons part à travers ces simples gestes, ces simples moments. Jésus nous demande la foi, ce toucher de Dieu dans l’Amour. Dans l’Eucharistie Il nous donne son Corps et son Sang, il nous donne de le toucher profondément. Le toucher extérieur manifeste un toucher intérieur, toucher du cœur qui provoque une adhésion, une communion. Ayant fait l’expérience de notre faiblesse et de notre misère, nous comptons sur la puissance de Jésus le Christ. La puissance d’amour qui est donnée est une puissance de salut, pour nous qui vivons des excès de douleur qui ne peuvent être vaincus que par un Amour excessif.

 

Nous demandons la grâce de regarder Jésus comme Sauveur du monde.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Je te le dis, lève-toi »

 

      « Il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques ». On pourrait se demander pourquoi Jésus emmène toujours ces disciples-là et pourquoi il laisse les autres. Ainsi, lorsqu'il a été transfiguré sur la montagne, ces trois-là l'accompagnaient déjà... Sont choisis Pierre, sur qui l'Église a été bâtie, ainsi que Jacques, le premier apôtre qui ait reçu la palme du martyre, et Jean, le premier à prôner la virginité... 


      « Et il pénètre là où était l'enfant, et tenant l'enfant par la main, il lui dit : Talitha koum. Et aussitôt, la fillette se tint debout, et elle marchait. » Souhaitons que Jésus nous touche nous aussi, et aussitôt nous marcherons. Que nous soyons paralytiques ou que nous commettions de mauvaises actions, nous ne pouvons pas marcher ; nous sommes peut-être couchés sur le lit de nos péchés comme sur notre lit véritable. Dès que Jésus nous aura touchés, nous serons aussitôt guéris. La belle-mère de Pierre souffrait de fortes fièvres ; Jésus lui a pris la main, elle s'est relevée et aussitôt elle les servait (Mc 1,31)... « Et il leur dit de lui donner à manger. » De grâce, Seigneur, touche-nous la main, à nous qui sommes couchés, relève-nous du lit de nos péchés, fais-nous marcher. Lorsque nous aurons marché, ordonne qu'on nous donne à manger. Gisants, nous ne pouvons pas marcher, et si nous ne sommes pas debout, nous ne pouvons pas recevoir le corps du Christ, à qui appartient la gloire, avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 55)

 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

Nous sommes le samedi de la 12e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Sts Premiers Martyrs de l'Église de Rome († 64),  St Ladislas, roi de Moravie († 1095)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Lm 2, 2.10-14.18-19)

Lecture du livre des Lamentations

Le Seigneur a englouti sans pitié
tous les pâturages de Jacob ;
dans son emportement, il a détruit les forteresses
de la fille de Juda ;
il a jeté à terre et profané
le royaume et ses princes.
    Les anciens de la fille de Sion,
assis par terre, se taisent,
ils ont couvert leur tête de poussière
et revêtu des toiles à sac ;
elles inclinent la tête vers la terre,
les vierges de Jérusalem.
    Mes yeux sont usés par les larmes,
mes entrailles frémissent ;
je vomis par terre ma bile
face au malheur de la fille de mon peuple,
alors que défaillent petits enfants et nourrissons
sur les places de la cité.
    À leur mère ils demandent :
« Où sont le froment et le vin ? »
alors qu’ils défaillent comme des blessés
sur les places de la ville
et qu’ils rendent l’âme
sur le sein de leur mère.
    Que dire de toi ? À quoi te comparer,
fille de Jérusalem ?
À quoi te rendre égale pour te consoler,
vierge, fille de Sion ?
Car ton malheur est grand comme la mer !
Qui donc te guérira ?
    Tes prophètes ont de toi des visions
vides et sans valeur ;
ils n’ont pas dévoilé ta faute,
ce qui aurait ramené tes captifs ;
ils ont de toi des visions,
proclamations vides et illusoires.
    Le cœur du peuple crie vers le Seigneur.

Laisse couler le torrent de tes larmes,
de jour comme de nuit,
muraille de la fille de Sion ;
ne t’accorde aucun répit,
que tes pleurs ne tarissent pas !

    Lève-toi ! Pousse un cri dans la nuit
au début de chaque veille ;
déverse ton cœur comme l’eau
devant la face du Seigneur ;
élève les mains vers lui
pour la vie de tes petits enfants
qui défaillent de faim
à tous les coins de rue.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 73 (74), 1-2abd, 3-4, 5-7, 20-21)

Pourquoi, Dieu, nous rejeter sans fin ?
Pourquoi cette colère sur les brebis de ton troupeau ?
Rappelle-toi la communauté que tu acquis dès l’origine,
la montagne de Sion où tu fis ta demeure.

Dirige tes pas vers ces ruines sans fin,
l’ennemi dans le sanctuaire a tout saccagé ;
dans le lieu de tes assemblées, l’adversaire a rugi
et là, il a planté ses insignes.

On les a vus brandir la cognée, comme en pleine forêt,
quand ils brisaient les portails à coups de masse et de hache.
Ils ont livré au feu ton sanctuaire,
profané et rasé la demeure de ton nom.

Regarde vers l’Alliance : la guerre est partout ;
on se cache dans les cavernes du pays.
Que l’opprimé échappe à la honte,
que le pauvre et le malheureux chantent ton nom !


Évangile (Mt 8, 5-17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

    En ce temps-là,
    comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
    « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
    Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
    Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
    Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
    Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
    mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
    Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

    Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
    Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.

    Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
    pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

La demande vient à nouveau d’un « exclu », mais pour d’autres raisons que le lépreux rencontré hier. Il s’agit d’un étranger, un païen, et de    surcroît un officier de l’armée occupante. Personnage en principe peu sympathique, mais qui manifeste pourtant une étonnante délicatesse de cœur : il se déplace personnellement pour « venir à    Jésus et le supplie » de guérir son serviteur, c’est-à-dire son esclave. Ce n’est cependant pas par intérêt - pour ne pas perdre « un bon instrument de travail » - qu’il s’implique ; mais par    compassion devant la terrible souffrance de cet homme sur lequel il a pourtant droit de vie et de mort.

Jésus a perçu le travail de la grâce dans le cœur du centurion et consent à sa demande : « Je vais aller le guérir » ; ce qui sous-entend : « Je    vais me rendre au chevet du malade ». Or le centurion sait fort bien qu’un Juif n’a pas le droit d’entrer dans la maison d’un incirconcis sous peine de contracter une impureté rituelle. S’il    s’adresse néanmoins à Jésus, c’est donc qu’il croit sans hésitation en la puissance performative de la Parole du Maître. Celui-ci n’a pas besoin de s’approcher du patient pour effectuer sur lui    des passes comme le faisaient les thaumaturges de l’époque. Si la parole d’un centurion a autorité sur des soldats, a fortiori la Parole de Jésus saura-t-elle s’imposer à la maladie, même à    distance. Cet officier souligne cependant qu’il ne tient son autorité sur ses subalternes que parce que lui-même est soumis à un supérieur. Autrement dit, il ne fait que représenter l’autorité    militaire qui s’exprime efficacement à travers lui. Le centurion a donc pressenti que Jésus opère avec la puissance de Dieu lui-même dont il est l’envoyé plénipotentiaire ; c’est pourquoi il    s’adresse à lui en le nommant « Seigneur ».

 

On comprend l’étonnement émerveillé de Jésus : Notre-Seigneur jubile en constatant l’accès de ce païen à la foi. L’universalité de la Bonne    Nouvelle s’affirme dans les faits : tout homme qui consent à se rendre attentif à l’action de l’Esprit, peut reconnaître la Seigneurie du Christ, le Verbe de Dieu venu dans la chair pour nous    restaurer dans la vérité de notre filiation adoptive. Le plus surprenant, c’est qu’en fin de compte Jésus ne prononce même pas de parole de guérison à proprement parler. Il se contente d’annoncer    au centurion la réalisation de ce qu’il espérait en venant à sa rencontre. Car la Parole qui guérit et qui sauve, c’est la Personne même de Jésus, le Verbe de Dieu livré pour nous. En    reconnaissant Jésus, ce païen s’est non seulement laissé investir par la grâce, mais il en est devenu le médiateur pour son serviteur.

 

Il n’y a pas que les païens qui ont besoin de guérison : tout porte à penser que la belle-mère de Pierre était une juive pratiquante, bien    intégrée dans la communauté religieuse de Capharnaüm. Elle représente dans notre récit la nation sainte, celle qui devait accueillir le Messie pour le donner au monde ; et voilà qu’elle est    incapable d’exercer son ministère en raison d’une fièvre qui la cloue au lit. Pour qu’elle puisse se lever et le servir, il faut d’abord que Jésus lui prenne la main, en signe de compassion et    qu’il la rétablisse elle-aussi en relation avec Dieu, en la délivrant de la fièvre du péché.

 

« Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés » : y avait-il donc tant de cas de possession en Israël du temps de Jésus ? Ou bien s’agit-il    d’hommes et de femmes qui, hier comme aujourd’hui, ont besoin de la Parole de Jésus pour être libérés de leurs multiples aliénations ? Hélas peu de nos contemporains sont encore conscients du    besoin de libération qui affecte tout homme depuis le péché des origines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’évangéliste souligne que dans chacune de ces guérisons, Jésus intervient dans un élan de solidarité, et par compassion pour le triste état de    notre humanité : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies » (Is 53, 4). Ne faut-il pas entendre dans cette insistance, une invitation à ouvrir nos cœurs à l’action de l’Esprit, afin    que le Christ puisse continuer à travers nous ce ministère de compassion, comme le centurion nous en donne l’exemple ? Cela suppose que nous commencions par nous laisser saisir la main par Jésus,    afin d’éprouver d’abord nous-mêmes la puissance de libération et de guérison de sa Parole.

 

Seigneur je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole    et je serai guéri » de mon égoïsme, de mon indifférence, de ma peur de m’engager. Dis seulement une parole et je pourrai me lever pour te servir en servant mes frères, dans la paix et la    joie de l’Esprit.

 

 

 

Père Philippe

 

 

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«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).


Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?


«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).
Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

 

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3. Frère F.

 

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Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »

Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Nous contemplons la compassion de Jésus : "Il lui répondit : Moi, je viendrai le guérir." Ce qui frappe chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il est vrai qu’il se trouve dans la position de quelqu’un qui crie sa peine et qui a besoin d’être aidé, il tend la main vers Jésus. Il se tient à la toute dernière place, à peine sur le seuil, et confesse sa petitesse : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit." Nous contemplons l’amour, la foi, la confiance et l’humilité de ce centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient, de la part de Jésus, une réponse immédiate : « Je vais aller le guérir. » La foi de cet homme est exemplaire ! L’Église a repris cette expression que nous disons avant d’aller recevoir le Corps du Christ dans l’Eucharistie !

"Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »" Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. L’attitude du centurion, sa confiance illimitée en Jésus, il n’est possible que parce que le centurion pressent qu’un lien personnel existe déjà entre Jésus et lui. Il a compris que Jésus allait faire cela pour lui. La prière du centurion est pleine d’amour, d’humilité et de confiance. Jésus valorise cet homme qui fait appel à lui, il est heureux de cette foi qui met en œuvre l’amour infini du Père. Jésus dit au centurion : "Va, qu’il t’advienne selon ta foi. Et à ce moment même le serviteur fut guéri." Le centurion est conscient de la puissance qui habite la parole de Jésus : "Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri." Le centurion est si fort dans l’abandon et l’obéissance de foi à l’égard de la Parole de Jésus qu’il nous est proposé comme exemple. Sa foi est toute confiance en Jésus, abandon total à sa Parole dans l’obéissance.

"Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait." Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Jésus nous délivre par le mystère de l’amour divin qui va jusqu’au plus profond de notre souffrance et de notre douleur pour s’en charger Lui-même et ainsi nous guérir, nous sauver, et nous donner part à sa résurrection. Les guérisons opérées par Jésus sont une annonce de sa résurrection et de notre propre résurrection. Jésus guérit nos cœurs, il est le Sauveur de l’humanité toute entière. Il a pris sur Lui notre mal, Il a pris sur Lui nos souffrances, nos infirmités, nos maladies. Il a pris sur Lui notre péché : "Il a été fait péché pour nous." Nous nous relèverons tous dans la splendeur de nos corps ressuscités, pour participer avec notre esprit et avec notre chair, au triomphe et à la gloire de Jésus.

 

Nous rendons grâce à Dieu qui réalise tant de merveilles.

 

Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

 

« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux »

 

      « Je ne boirai plus du fruit de la vigne, dit le Christ, jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père » (Mt 26,29). Si quelqu'un de vous écoute avec des oreilles purifiées, il peut entrevoir le mystère ineffable... : le Sauveur attend, pour boire du vin avec nous ; il nous attend pour se réjouir. Jusqu'où attendra-t-il ? Jusqu'à ce qu'il ait consommé son œuvre, jusqu'à ce que nous soyons tous soumis au Christ, et le Christ à son Père (1Co 15,28). Puisque tous, nous sommes membres de son Corps, on peut dire qu'en quelque manière il n'est pas soumis, tant que nous ne sommes pas soumis d'une soumission parfaite, tant que moi, dernier des pécheurs, je ne suis pas soumis. Mais quand il aura consommé son œuvre et amené toute créature à son achèvement parfait, alors on pourra dire qu' « il est soumis » en ceux qu'il soumet à son Père, ceux en qui il a consommé l'œuvre que son Père lui avait confiée, pour que Dieu soit tout en toutes choses (1Co 15,28)... 

 


      Et les saints aussi, qui nous ont précédés, nous attendent, lents et paresseux que nous sommes ; leur joie n'est pas parfaite, aussi longtemps qu'il y a lieu de pleurer nos péchés. L'apôtre m'en est témoin, qui dit : «   Dieu a voulu qu'ils n'arrivent pas à l'achèvement sans nous » (Hé 11,40). Vois donc : Abraham attend ! Isaac, Jacob et tous les prophètes nous attendent, pour posséder avec nous la béatitude parfaite... Si tu es saint, tu auras la joie en sortant de cette vie, mais cette joie ne sera pleine que quand il ne manquera plus aucun membre du Corps que nous devons former tous ensemble. Toi aussi, tu attendras les autres, comme tu es attendu. Or, si toi, qui n'es qu'un membre, tu ne peux pas avoir la joie parfaite quand un autre membre est absent, combien plus notre Seigneur et Sauveur, qui est à la fois l'auteur et la tête du Corps entier ? ... Alors nous serons parvenus à cette maturité dont l'apôtre Paul dit : « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Alors notre grand prêtre boira le vin nouveau dans le ciel nouveau, sur la terre nouvelle, dans l'homme nouveau, avec les hommes nouveaux, avec ceux qui chantent le cantique nouveau.

 

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien Homélies sur le Lévitique, n°7 ; PG 12, 476s (trad. Bible chrétienne, I)

 

 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Evangile et homélie du Sam 02 Juin 2018. Les grands prêtres, ... lui demandaient: par quelle autorité fais-tu cela ?



Nous sommes au samedi de la 8e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour  :

Sts Pothin, Blandine et 46 compagnons, martyrs († 177)


Lectures de la messe

Première lecture (Jude 17.20b-25)

Lecture de la lettre de saint Jude apôtre

Bien-aimés,
souvenez-vous des paroles dites à l’avance
par les Apôtres de notre Seigneur Jésus Christ.
    Construisez votre vie sur votre foi très sainte,
priez dans l’Esprit Saint,
    gardez-vous dans l’amour de Dieu,
attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ
en vue de la vie éternelle.
    Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié ;
    d’autres, sauvez-les en les arrachant au feu ;
d’autres enfin, prenez-les aussi en pitié,
mais avec crainte,
en détestant jusqu’au vêtement souillé par leur chair.

    À Celui qui peut vous préserver de la chute
et vous faire tenir debout,
irréprochables et pleins d’allégresse,
en présence de sa gloire,
    au Dieu unique, notre Sauveur,
par notre Seigneur Jésus Christ,
gloire, majesté, souveraineté, pouvoir,
avant tous les siècles,
maintenant et pour tous les siècles. Amen.

            – Parole du Seigneur.


Psaume Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6

Dieu, tu es mon Dieu,
     je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.


Évangile (Mc 11, 27-33)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem.
Et comme Jésus allait et venait dans le Temple,
les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
    Ils lui demandaient :
« Par quelle autorité fais-tu cela ?
Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »
    Jésus leur dit :
« Je vais vous poser une seule question.
Répondez-moi,
et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
    Le baptême de Jean
venait-il du ciel ou des hommes ?
Répondez-moi. »
    Ils se faisaient entre eux ce raisonnement :
« Si nous disons : “Du ciel”,
il va dire :
“Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
     Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? »
Ils avaient peur de la foule,
car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
    Ils répondent donc à Jésus :
« Nous ne savons pas ! »
Alors Jésus leur dit :
« Moi, je ne vous dis pas non plus
par quelle autorité je fais cela. »

 

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

L’événement pour lequel Jésus est sommé de se justifier, est la purification du Temple, que nous avons interprété à la lumière de l’épisode du    figuier desséché. Sans que ce soit dit explicitement, mais par la seule nomination des interlocuteurs du Seigneur, l’interrogatoire prend des allures de procès : « les chefs des prêtres, les    scribes et les anciens », c'est-à-dire une délégation du Grand Conseil, celui-là même qui condamnera Jésus. Leur question semble sincère : « Agis-tu par toi-même, et dans ce cas, comment    justifies-tu une telle autorité ? Ou si tu agis au nom d’un autre, qui est-il donc celui-là ? » 

Dans le plus pur style rabbinique, le Seigneur répond par une contre-question qui achemine les interrogateurs vers la solution de leur demande,    tout en dévoilant au passage leurs intentions profondes. Jésus déplace le débat de l’événement du Temple vers le Baptiste : lorsque Jean exhortait les hommes à purifier leurs cœurs, exerçait-il    ce ministère en son nom propre ou sur l’ordre de Dieu ? On pressent la logique : le Temple n’est-il pas le « cœur » du peuple saint ? Lorsque Jésus chasse les vendeurs du Temple, son action se    situe donc dans le prolongement direct de celle du Baptiste et procède de la même autorité. Aussi la prise de position par rapport au Précurseur devrait-elle déterminer l’attitude face au    Christ.

 

Les Juifs ont bien perçu le cheminement auquel le Seigneur les invite ; mais le raisonnement intérieur auquel ils se livrent nous fait percevoir    la malice de leur démarche. Loin de chercher la vérité, ils ne cherchent qu’à discréditer Jésus devant la foule, afin de consolider leur propre autorité, menacée par le Rabbi de Nazareth. Pris à    leur propre piège par plus fort qu’eux, ils tâchent en vain de s’en sortir sans perdre la face. Car pour faire bonne figure devant le peuple, ils devraient reconnaître la mission divine du    Baptiste ; mais alors ils devraient logiquement se soumettre à l’autorité de celui que le Précurseur avait désigné. Par contre s’ils ne reconnaissent pas Jean comme un prophète, ils risquent de    se faire conspuer par la foule qui tenait le Baptiste en haute estime. 

 

 

 

 

 

Leur réponse évasive résonne comme un aveu d’ignorance, qui n’est pas à l’honneur de ceux qui sont supposés diriger le peuple sur le chemin de    la vérité. Mais ils n’avaient pas d’autre échappatoire s’ils voulaient éviter de reconnaître publiquement celui qu’ils avaient déjà décidé d’éliminer. Devant leur refus de faire la vérité en eux-mêmes, Jésus aussi s’esquive : il ne dira pas « de quelle autorité » il a chassé les vendeurs du    Temple, puisque ses interlocuteurs ont fait la preuve qu’ils ne veulent pas entendre. En mettant son autorité en relation avec celle de Jean Baptiste, Jésus fait également allusion à l’issue probable de son ministère prophétique :    l’épreuve, voire le martyr, est le sort commun des vrais serviteurs de Dieu, dont la parole et le comportement sont un démenti des compromissions consenties par ceux qui, sous des aspects    religieux, ne cherchent que leur propre gloire.

 

Louange à toi, Lumière du monde, qui par ta Parole, viens débusquer en nous le vieil homme avec ses agissements tortueux ;    celui qui s’inquiète bien plus de sa propre réputation que de la fidélité à l’Alliance, en se disant que l’Eternel est loin et que la vie est longue. Pauvre de nous : ce soir le Seigneur reprend    notre souffle, et notre vaine gloire descendra avec nous dans la tombe ! Heureux celui qui prend au sérieux l’appel de Dieu et choisit de vivre dès à présent en citoyen du Royaume : la mort ne le    surprendra pas, mais lui permettra tout au contraire d’accéder pleinement, là où son désir l’avait déjà introduit en espérance.

 

Père Philippe

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«Par quelle autorité fais-tu cela?»

 

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous demande de songer à l'intention avec laquelle nous allons trouver Jésus. Il y a ceux qui y vont sans foi, sans reconnaître son autorité: «les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: ‘Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?’» (Mc 11,27-28).

 


Si nous ne parlons pas à Dieu dans nos prières, nous n'aurons pas la foi. Mais, comme le dit saint Grégoire le Grand, «lorsque nous insistons avec véhémence dans la prière, Dieu s'arrête dans notre cœur et nous recouvrons la vue perdue». Si notre disposition est bonne, même si nous nous trompons, en voyant que l'autre a raison, nous accueillerons ses paroles. Si notre intention est bonne, même si nous traînons le poids du péché, quand nous prierons, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui, en Lui demandant pardon de tout notre cœur moyennant le sacrement de la pénitence.


Foi et prière vont de pair. Saint Augustin nous dit que «si la foi s'éteint, la prière cesse elle-même d'exister. Croyons donc pour assurer le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi». Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus, nous découvrirons qui Il est et nous comprendrons quand Il nous demande: «Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?» (Mc 11,30). Par la foi, nous savons qu'il venait du ciel, et que son autorité Lui vient aussi de son Père, qui est Dieu, et de Lui même, car Il est la deuxième Personne de la Sainte Trinité.


Parce que nous savons que Jésus est l'unique sauveur du monde, nous nous adressons à Marie qui est aussi notre Mère, pour accueillir la parole et la vie de Jésus, avec bonne intention et bonne volonté, et pour avoir la paix et la joie des enfants de Dieu.

Abbé Antoni BALLESTER i Díaz     (Camarasa, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


Prière

 

 

Jésus, me voici entièrement à ton écoute pendant ce moment de prière, viens illuminer mon intelligence, réchauffer mon cœur, sanctifier mon âme. 

Demande

Fais que je n’élude pas les questions fondamentales de ma vie, mais que je sache les affronter et me laisser questionner.

Réflexion

1. La réponse des grands prêtres à Jésus est une échappatoire : « Nous ne savons pas ! » Souvent nous sommes tentés par ce genre de réponse capitularde face aux questions profondes de notre vie : Dieu existe-t-il ? La souffrance a-t-elle un sens ? Dois-je m’engager, servir, changer une habitude ? Devrais-je être honnête jusqu’au bout ? etc. L’agnosticisme, sous couvert d’humilité, est la position confortable d’un esprit qui, doutant de tout, n’a plus que soi-même comme point de référence. Dans l’Évangile, Jésus provoque les grands prêtres en leur posant une question. Dieu ne donne pas toujours les réponses, parfois il se contente de poser des questions. Ce n’est pas pour nous laisser dans le flou, mais c’est parce qu’il nous a fait le don de l’intelligence pour que nous osions l’utiliser et reconnaître Dieu comme notre créateur.

2. Il existe aussi un agnosticisme pratique, une manière d’esquiver Dieu, non pas dans la théorie mais dans la vie de tous les jours. On l’appelle parfois activisme. Au lieu d’avoir les yeux fixés sur l’essentiel, on se concentre sur les choses passagères auxquelles on finit par dédier notre vie au dépend de Dieu, de notre prochain, de nos responsabilités. Pour l’un c’est le travail, pour l’autre le commérage, les jeux vidéo, le shopping ou le sport… Ce sont alors ces choses-là, souvent bonnes mais secondaires, qui finissent par être l’autorité de notre vie dont parle l’Évangile d’aujourd’hui.

3. Jésus possède-t-il une autorité sur ma vie ? Dieu, de fait, est tout-puissant, il peut tout faire. Ce qui discrédite la personne de Jésus aux yeux des grands prêtres c’est que ce soi-disant envoyé de Dieu n’impose pas son autorité mais vient discrètement frapper au cœur des croyants. D’où la question « Par quelle autorité fais-tu cela ? » Jésus aujourd’hui me renvoie la question et me demande : acceptes-tu mon autorité ? Cette question s’adresse à l’intelligence et au cœur, notre réponse à Jésus s’exprime aussi bien dans la profession de foi que dans la profession des œuvres. Demandons au Seigneur la grâce de ne pas éluder la question de sa présence dans nos vies, de ne pas nous laisser distraire, mais, chaque jour, de faire le choix de demeurer en son amour.

Dialogue avec le Christ

Jésus, viens en mon cœur et transforme-moi. Interroge-moi, provoque-moi. Viens fortifier mon cœur qui a si peur d’être transformé et remis en question. Donne-moi plutôt la grâce d’avoir peur de ne plus savoir être remis en question par ta Parole.

Résolution

Prendre quelques secondes pour confier mes activités à Dieu au cours de la journée, pour lui redonner la première place dans toutes mes occupations.

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Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu’il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui et il lui disaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ?

ou qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » L’intention de ceux qui vont trouver Jésus n’est pas de découvrir la foi. Les grands prêtres et les chefs du peuple ne veulent pas reconnaître Jésus. Leur décision de le supprimer est arrêtée dans leur cœur, mais ils veulent sauver la face aux yeux des hommes. Si notre cœur n’est pas dans un climat de recherche et de prière, c’est peine perdue. Si notre disposition est bonne, si notre intention est bonne, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui. Or nous sommes dans le combat entre l’autorité religieuse et Jésus qui a chassé les vendeurs du temple. C’est insupportable pour eux. « Qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus est le Fils du Père, et il lui ressemble, il vient de lui, et il lui est semblable, il accomplit les mêmes œuvres que lui. Il rend témoignage que ce ne sont pas ses propres œuvres, mais celles de son Père. Mais comment ces hommes auraient-ils pu reconnaître en lui le Fils de Dieu, dans le mystère de ce corps qu’il avait assumé, dans cet homme né de Marie ? Nous contemplons Jésus dans le combat spirituel qui nous donne la vie. Nous découvrons sa bienveillance et son écoute ! Il veut entrainer ses contradicteurs plus loin dans la vérité !

Jésus leur dit : « Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus en vérité, nous découvrons qui Il est, et nous comprenons, quand Il nous demande : « Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Si l’humilité de Jésus semble un obstacle pour croire en sa parole, il nous demande au moins de croire en ses œuvres. Foi et prière vont de pair. Si la foi s’éteint, la prière cesse elle-même d’exister. Par la foi, nous savons que Jésus vient du ciel, et que son autorité lui vient aussi de son Père, qui est Dieu. Chacun de nous est confronté à des exigences d’écoute et d’accueil. Nous croyons, pour être exaucés dans nos prières, et nous prions pour que notre foi grandisse. La foi produit la prière, et la prière affermit notre foi. Nous pouvons rencontrer des attitudes critiques difficiles à supporter, « l’adversité » peut chercher des « adeptes » qui vont critiquer ensemble, et l’obscurité peut aller jusqu’à la destruction de la communauté. Nous reconnaissons humblement que cette attitude de mort nous habite ! Il nous faut rejeter cette attitude de destruction qui nous menace et entrer dans la louange.

« Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : « Si nous disons : « Du Ciel », il dira : « Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Mais allons-nous dire : « Des hommes ? » Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète. Et ils font à Jésus cette réponse : « Nous ne savons pas. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. » Il nous faut toujours revenir à la source de la Vie, alors l’action de grâce nourrit notre foi, et nous mettons notre espérance dans les pauvres. Dieu réalise d’autant mieux son œuvre que nous sommes des serviteurs inutiles. Nous nous adressons à Marie qui est notre Mère pour accueillir la parole et la vie de Jésus avec une bonne intention et une bonne volonté. Ainsi, nous obtenons la paix et la joie des enfants de Dieu. La parole de Dieu nous resitue et nous réconforte dans notre mission. Au service du Christ Jésus, nous avons confiance que l’Esprit Saint bâtit la communauté. Nous pourrions croire que nos différences sont un obstacle, qu’elle vont nous « auto détruire, » c’est véritablement le contraire, car la différence de ses membres fait la beauté de la communauté. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent les maçons ! »  Cette humilité nous remet dans la joie, nous rendons grâce à Dieu.

 

Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à demeurer dans l’action de grâce. »

 

Père Gilbert Adam

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« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)

 

      « Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)... Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment... Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ? Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué. Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...

 


      Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir. Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà. Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...


      Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite... Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas. Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles : « Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11). Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court. Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci. La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église

Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

 

 

 

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Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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Mois de Mai, Mois de Marie. Les sept vertus de Marie

 

 

Les sept vertus de Marie

par Chantal Crépey

 

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Premier jour

Devenir humble comme Marie

 

Marie se rappelait que tout en elle était don de Dieu. Elle gardait secrètes, même vis-à-vis de son époux, les faveurs célestes dont elle était gratifiée. Elle rapportait à Dieu les louanges qu’elle recevait. Elle se plaisait à servir les autres, à rester à la dernière place. Elle ne craignait pas le mépris : on ne la voit pas à Jérusalem le jour des Rameaux, lorsque le peuple reçoit son Fils avec tant d’honneurs, mais elle ne craint pas de paraître au Calvaire où elle est reconnue pour la mère du condamné.

Sainte Catherine, vous avez caché dans le silence la merveilleuse grâce d’avoir vu la Sainte Vierge. Priez pour moi quand je cherche à me faire valoir aux dépens des autres.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, vous qui avez horreur de l'orgueil, revêtez-moi du manteau de votre humilité. Et souvenez-vous de... mon intention particulière

 

Notre Père…Je vous salue Marie…Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

 

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Deuxième jour

Aimer Dieu et son prochain comme Marie 

 

Le Christ nous a donné ce commandement : Tu aimeras le Seigneur Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même. Marie a pleinement accompli ce double précepte. D’après saint Bernard, l’amour de Jésus entra comme un glaive dans le cœur de Marie et le transperça de part en part afin qu’aucun pli ni repli ne resta sans blessure d’amour. Le cœur de Marie devint donc feu et flamme, feu à cause de l’amour qui la brûlait intérieurement, flamme en resplendissant à l’extérieur par l’exercice de la charité. Quand Marie portait Jésus dans ses bras, on pouvait bien dire que "c’était le feu portant le feu".

 

Sainte Catherine, que les deux Coeurs portés sur le revers de la médaille me rappellent l'amour pour Dieu quand mon ardeur se refroidit, et l’amour pour le prochain quand je me préfère aux autres.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, comme à Cana, priez votre Fils pour moi, dites-lui : "Ils n’ont pas d’amour", et donnez-moi la grâce de pratiquer la charité, comme vous. Et souvenez-vous de... mon intention particulière...

 

Notre Père…Je vous salue Marie…Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

 

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Troisième jour

Croire comme Marie

 

C’est pour sa foi que Marie fut proclamée bienheureuse par Elisabeth. Dans la Passion de Jésus, les disciples sombrèrent dans le doute, seule la Sainte Vierge demeura ferme dans la foi, dit saint Albert le Grand. La foi est tout ensemble un don et une vertu. Elle est un don de Dieu , en tant qu’elle est lumière que Lui-même répand dans l’âme. Elle est une vertu en tant que l’âme la met en pratique. Un vrai chrétien vit conformément à sa foi. C’est ainsi que vécut la Sainte Vierge.

 

 

Sainte Catherine, vous qui avez accueilli avec foi les apparitions de la Mère de Dieu, priez pour moi quand je doute.

 

 

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, obtenez-moi des yeux qui envisagent tout à la lumière de la foi. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…

 

Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

 

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Quatrième jour

Espérer comme Marie

 

L’espérance naît de la foi. La Sainte Vierge a montré combien grande était sa confiance en Dieu, d’abord en gardant le secret de sa miraculeuse maternité, pleinement assurée que Dieu prendrait soin de défendre son innocence, son honneur et sa vie. De même quand elle se vit exclue de l’hôtellerie et contrainte de se réfugier dans une étable, encore lors de la fuite dans un pays étranger et inconnu, et surtout aux noces de Cana où, bien que sa demande soit nettement repoussée par Jésus, Marie est cependant assurée que son Fils lui accordait la grâce sollicitée.

Sainte Catherine, la mission qui s’annonce à vous est semée d'obstacles. Mais votre Mère vous donne des conseils pour vous comporter dans ces périls et vous lui faites confiance. Priez pour moi, trop rapide à m’inquiéter.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, vous êtes, après Jésus, toute mon espérance, apprenez-moi à pratiquer l’abandon à la Providence. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…

 

Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

 

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Cinquième jour

Chasteté de Marie

 

Dieu nous a donné en Marie le modèle parfait de la transparence à l'amour de Dieu. Marie s'est consacrée entièrement à Dieu, ouvrant la voie à beaucoup d'autres. L'appel évangélique à la chasteté s'adresse cependant à tout chrétien, quelque soit son état de vie. C'est un appel à ne pas utiliser l'autre pour son propre plaisir. La chasteté est une façon de vivre libre, en respectant l'autre comme autre, en luttant contre ce qui, en nous, rêve toujours de fusion, de transgression des limites qui font notre humanité.

Sainte Catherine, toute votre vie vous avez servi les pauvres dans le plus grand respect en leur communiquant l'amour de Dieu pour eux. Priez pour moi dans les moments difficiles.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, que votre nom, prononcé avec confiance, soit mon recours quand je dois renoncer aux passions de l'esprit et de la chair pour laisser passer Dieu. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…

 

Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

 

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Sixième jour

Pauvreté de Marie

 

On voit Marie se rendre au Temple non pas avec un agneau, qui était l’offrande des gens aisés, mais avec deux tourterelles, qui étaient l’offrande des pauvres. Elle accepte d’épouser saint Joseph, qui vivait durement du travail de ses mains. Elle part en Egypte pour sauver son enfant, abandonnant maison, famille, amis. Quand la vertu de pauvreté fait sentir ses épines, quelle source de consolations que la pauvreté de Marie et de Jésus !

Sainte Catherine, vous vous êtes donnée à Dieu pour servir les pauvres dans la pauvreté. Priez pour moi quand je donne à l'argent une trop grande place dans ma vie au lieu de donner priorité à Dieu.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, dans votre sublime cantique, vous dites : Mon âme exalte le Seigneur. Obtenez-moi la grâce de ne désirer d’autre bien que Dieu seul. Et souvenez-vous de.. mon intention particulière...

 

"Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

 

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Septième jour

Obéissance et patience de Marie

 

La Sainte Vierge était tellement attachée à Dieu qu’elle se donne le titre de servante. Marie, avec humilité, a vécu toute sa vie dans l'adhésion à la volonté de Dieu. Lorsque la femme de l’Evangile s’écria : "Heureux le sein qui t’a porté !" Jésus répondit : "Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent". Marie est en cela la première disciple de son Fils.

Sainte Catherine? vous qui avez persévéré avec patience dans la poursuite de votre mission, malgré les contradictions, priez pour moi.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, obtenez-nous d'obéir fidèlement à la volonté de Dieu et de supporter les croix dans la paix, et d'aimer Dieu toujours davantage. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…

 

Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Vierge très Sainte, vous dont l'oraison fut continuelle et persévérante, daignez aussi m'obtenir l'amour de la prière et du silence, parce que Dieu aime parler dans le désert, comme Il le déclare lui-même par la bouche du prophète Osée: "Je la conduirai dans la solitude, et je parlerai à son coeur".

 

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Téléchargez le texte des 7 Vertus de Marie (pdf) en cliquant ici

Source: http://imagessaintes.canalblog.com

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