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Chorale Belgo-Burundaise CSFA
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18 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du Samedi 18 juin 2016. Cherchez d'abord le Royaume de Dieu [...]

Evangile, Saint et Homélie du Samedi 18 juin 2016. Cherchez d'abord le Royaume de Dieu [...]
Samedi 18 juin 2016 Temps liturgique: 11e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : St Marc et St Marcellien, martyrs († v. 304), St Grégoire (Gregorio) Barbarigo, évêque (1625-1697) Deuxième livre des Chroniques 24,17-25. Après la mort de Joad, les...
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9 mai 2016

Amoris laetitia. La joie de l’amour. Synode sur la famille

 

 

Avec Amoris laetitia-La joie de l’amour, rendu public vendredi 8 avril à Rome, le pape François pose un regard à la fois plein de réalisme et de tendresse sur la famille dans toutes ses composantes. Le texte stimule l’Église à soutenir les couples et familles « dans leur engagement et dans leurs difficultés »Amoris laetitia-La joie de l’amour resume les deux Synodes sur la famille tenus en octobre 2014 et 2015. Ce texte se nourris de contributions venues des fidèles du monde entier, des rencontres avec des familles et des catéchèses sur ce sujet aussi universel qu’intime, il revenait au Saint Père la lourde tâche de rassembler ce matériel épars en un texte structuré.

Une famille qui, sans jamais être idéalisée ou modélisée, est considérée comme le cadre irremplaçable d’apprentissage de la fraternité et de l’accueil de la différence, une « école de la société » et son lien d’intégration. Avant tout, un lieu d’amour dans lequel l’Église reconnaît celui de Dieu et où, selon elle, se joue l’avenir de l’humanité. D’où le besoin de prodiguer à la cellule familiale, et à son noyau qu’est le couple, tous les soins utiles et les conseils avisés pour rester une référence solide dans un monde devenu liquide.

 Voir le texte integrale ici:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Dimanche 21 août 2016. Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite!

Evangile, Saint et Homélie du Dimanche 21 août 2016. Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite!
Dimanche 21 août 2016 Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire Saint(s) du jour : St Pie X, pape (1835-1914) - Mémoire, Bx Władysław Findysz, prêtre et martyr (1907-1964) Livre d'Isaïe 66,18-21. Avec leurs actions et leurs pensées. Moi, je viens rassembler...
28 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du Mardi 28 juin 2016. Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme.

Evangile, Saint et Homélie du Mardi 28 juin 2016. Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Mardi 28 juin 2016 Le mardi de la 13e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : St Irénée de Lyon, évêque et martyr († 202-203), Bse Maria Pia Mastena, vierge et fond. (1881-1951) Livre d'Amos 3,1-8.4,11-12. Écoutez cette parole que le Seigneur prononce...
18 juillet 2016

Evangile, St et Homélie du Lu 18 juillet 2016. Il ne sera donné à cette génération que le signe du prophète Jonas


Lundi 18 juillet 2016

Temps liturgique: 16e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Frédéric, évêque à Utrecht et martyr († 838) , Bx Simon de Lipnica, prêtre o.m. († 1482)


Livre de Michée 6,1-4.6-8.

Écoutez donc ce que dit le Seigneur : Lève-toi ! Engage un procès avec les montagnes, et que les collines entendent ta voix. Montagnes, écoutez le procès du Seigneur, vous aussi, fondements inébranlables de la terre. Car le Seigneur est en procès avec son peuple, il plaide contre Israël : Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ? Réponds-moi. Est-ce parce que je t’ai fait monter du pays d’Égypte, que je t’ai racheté de la maison d’esclavage, et que je t’ai donné comme guides Moïse, Aaron et Miryam ? « Comment dois-je me présenter devant le Seigneur ?, demande le peuple. Comment m’incliner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les offrir en holocaustes ? Prendra-t-il plaisir à recevoir des milliers de béliers, à voir des flots d’huile répandus sur l’autel ? Donnerai-je mon fils aîné pour prix de ma révolte, le fruit de mes entrailles pour mon propre péché ? – Homme, répond le prophète, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. »

Psaume 50(49),5-6.8-9.16bc-17.21.23.

« Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance. »
Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge c'est Dieu !

Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.

« Qu'as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.

« Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chemin qu'il aura pris,
je lui ferai voir le salut de Dieu. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,38-42.

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »
 


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 

 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Joel PIRES Teixeira (Faro, Portugal)

«Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi»

Aujourd'hui, Jésus est mis en épreuve par « certains » scribes et pharisiens » (Mt 12,38 ; Mc 10,12), qui se sentent menacés par la personne de Jésus, non pas pour des raisons de foi, mais de pouvoir. Avec la peur de perdre leur pouvoir, ils tentent de discréditer Jésus, en le narguant. Ces « certains » souvent se sont nous-mêmes quand nous sommes emportés par notre égoïsme et nos intérêts individuels. Aussi, quand on regarde l'Eglise comme une réalité purement humaine et non comme un projet d'amour de Dieu pour chacun de nous.

La réponse de Jésus est claire : « Aucun signe leur sera donné » (cf. Mt 12,39) non par peur, mais bien pour souligner et rappeler que les « signes » sont la relation de communication et d'amour entre Dieu et l’humanité ; Ce n'est pas une relation d'intérêts et de pouvoirs individuels. Jésus rappelle qu'il y a beaucoup de signes donnés par Dieu ; et nous n’arriverons pas à Lui en le provocant ou en utilisant le chantage.

Jésus est le plus grand signe. Ce jour-ci la Parole est une invitation pour chacun de nous à comprendre, avec humilité, que seul un cœur converti, tourné vers Dieu, peut recevoir, interpréter et voir ce signe qui est Jésus. L'humilité est la réalité qui nous amène non seulement à Dieu, mais aussi à l'humanité. Par l’humilité, nous reconnaissons nos limites et nos vertus, mais surtout, nous voyons les autres comme frères et Dieu comme Père.

Le Pape François nous fait remémorer, « Le Seigneur est vraiment patient avec nous ! Il ne se lasse jamais de recommencer depuis le début à chaque fois que nous tombons ". Ainsi, malgré nos fautes et provocations, le Seigneur a les bras ouverts pour accueillir et recommencer. Tâchons que notre vie, et aujourd'hui en particulier, ce mot se soit réellement fait en nous. La joie du chrétien est d'être reconnu par l'amour qui est dans votre vie, l'amour qui jaillit de Jésus. evangeli.net M&M Euroeditors


Homélie du Père Gilbert Adam

 

"Jésus leur répondit : Une génération mauvaise et adultère recherche un signe ; il ne lui sera pas donné d’autre signe que le signe du prophète Jonas.

Le signe que les scribes et les pharisiens demandent à voir est un quelconque miracle qui serait la confirmation éclatante du rôle messianique de Jésus. Jésus, en évoquant les scribes et les pharisiens, parle d’une ‘génération mauvaise et adultère,’ c’est une classe d’individus enclins à faire le mal qui réclame un signe. Le signe de la résurrection donné par Jésus, est signifié par les trois jours et trois nuits que le Fils de l’homme passera dans le sein de la terre. Cette expression nous fait de suite penser à la mort et la résurrection de Jésus. Il est resté dans la tombe pendant trois jours et trois nuits, puis il en est ressuscité. La résurrection d’entre les morts est le signe que Jésus nous donne. Après sa résurrection, le monde n’a plus revu Jésus. Les disciples eux, ont vu Jésus après sa résurrection. La génération méchante et adultère ne peut pas recevoir ce signe, pour elle, il lui faudrait poser un acte de foi envers Jésus. Marie, la mère de Jésus, est là pour nous y aider. Nous demandons la grâce de marcher humblement dans la foi à l’école de Marie et à l’aide des saints. Marie a su contempler le regard de Dieu en Jésus : « Il a posé les yeux sur son humble servante, » c’est par l’humilité que nous pouvons adhérer. Jésus nous donne le signe de la Résurrection comme une manifestation de la puissance de l’amour infini de Dieu.

En effet, tout comme Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre. Jésus donnes aux scribes et les pharisiens le signe de Jonas qui séjourna dans le ventre du poisson, comme lui sera dans le sein de la terre. Jonas refusant d’écouter Dieu, fit de nombreux efforts pour se soustraire à cette mission. Jonas n’est devenu un signe pour les Ninivites qu’après son séjour de trois jours et trois nuits à l’intérieur du grand poisson. Il se rend finalement à Ninive et la ville se repentit en écoutant sa prédication. Mais au lieu de se réjouir Jonas s’est mis en colère. Dans son esprit, il n’était pas question de se montrer compatissant envers un peuple païen. Jésus deviendra un signe pour nous en vertu de sa mort et de sa résurrection. Et de même que Jonas est devenu un signe après l’événement miraculeux du poisson, de même Jésus sera un signe pour nous après le miracle de sa résurrection. Après la résurrection, les apparitions de Jésus, furent limitées aux disciples, les pharisiens et les scribes ne l’ont plus jamais revu ! ‘Le monde ne me verra plus’. Jésus a dit, ‘Le Fils de l’homme sera un signe,’ cette expression est du prophète Daniel qui a pu voir ‘venir sur les nuées des cieux quelqu’un de semblable à un fils de l’homme.

« Les hommes de Ninive se lèveront, lors du jugement, avec cette génération, et ils la condamneront, parce qu’ils ont changé radicalement à la proclamation de Jonas ; et pourtant il y a ici plus que Jonas. La reine du Sud se réveillera, lors du jugement, avec cette génération, et elle la condamnera, parce qu’elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et pourtant il y a ici plus que Salomon. » Le mystère de la Croix de Jésus dans sa Passion et celui de Marie dans sa compassion, sera toujours pour nous le lieu du plus grand Amour. C’est le lieu de notre enfantement, Marie est née de la blessure du cœur ouvert de Jésus, là tout lui est révélé, tout lui est donné. Jésus s’est présenté à ses disciples sous l’image d’une vigne : « Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. » La vigne symbolise la personne de Jésus, mais elle se rapporte aussi à plusieurs personnes, à tous ceux qui forment l’église. Jésus est la vraie vigne, mais nous sommes aussi cette vigne puisque qu’il nous assimile aux rameaux de cette même vigne. Elle désigne Jésus et tous les croyants ayant une relation organique avec lui. De la même façon, le Fils de l’homme est à la fois une personne et plusieurs personnes liées par une union spirituelle avec le Christ. La lumineuse vérité de la présence de Jésus chez le croyant apparaît plusieurs fois dans les écrits de Paul dans l’expression ‘Christ en vous’. Désormais toute parole, tout geste et tout signe d’amour nous sont donnés par Jésus pour que nous demeurions dans le mystère de Jésus qui nous enfante à la vie divine.

 

Nous demandons la grâce de la foi de Marie, de son espérance invincible. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


 Méditation de Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

 

Prière d'introduction

 

Dieu tout-puissant, tu es la source de tout être et de toute beauté. Loué sois-tu pour les dons qui contiennent déjà le secret de ton royaume et de ta victoire. Auprès de toi, je me relève.

 

Demande

 

Ouvre mes yeux, Seigneur, aux nombreux signes de ton amour et de ta grandeur et qu’à la force de tes signes, mon cœur se convertisse. Donne-moi de renoncer à mes endurcissements pour croire, aimer et vivre plus entièrement ma vocation prophétique, à l’image du Christ, selon ta volonté.

 

Points de réflexion

 

1. Le signe du prophète Jonas. Il y a un décalage surprenant entre la demande de signe et la quantité de signes que Dieu a déjà manifestés dans la vie de Jésus. Toute la vie de Jésus n’est-elle pas un signe messianique ? Sa vie n’est-elle pas l’accomplissement des promesses de Dieu, depuis les patriarches, en passant par Moïse, les rois et les prophètes, de la venue d’un Messie ?
Si la coïncidence entre le Messie annoncé et Jésus de Nazareth échappe aux yeux de ces sages du peuple, il s’agit d’un aveuglement qui, conjoint à un endurcissement de cœur, ne pourra être guéri que par le drame de la Passion de Jésus. Et moi, est-ce que je vois les nombreux signes de Dieu dans ma vie ? Est-ce que, au contraire, j’attends encore des miracles pour me convertir ?

2. « Ils se sont convertis ». Sur les paroles de Jonas, les Ninivites, qui étaient visiblement décadents, se sont repentis, ont craint Dieu et « changé de cap » : la conversion. La conversion est le mouvement d’un cœur qui accueille le pardon de Dieu ; il est nécessaire pour entrer dans sa Miséricorde et la rendre effective.
Les scribes et les pharisiens en revanche, quoiqu’ils ne fussent pas décadents de façon notoire, ne se sont pas convertis car ils n’avaient rien à se reprocher. « Je n’ai pas tué, je n’ai pas volé » n’est-ce pas l’adage dans lequel sont engluées nos consciences hypocrites ? Entrer dans la Miséricorde c’est aussi faire miséricorde, activement, non satisfait de ne pas avoir commis un mal ou un autre.

3. La proclamation faite par Jonas, la sagesse de Salomon… La Parole de Dieu transmise par Jonas a été prise au sérieux, alors que celui-ci était pécheur. Aujourd’hui, la Parole même nous adresse un message, dont les échos retentissent à travers les cultures et les époques. La méditation qu’en font les Pères de l’Église, les saints, la Tradition et le Magistère forme un corps doctrinal inspiré par l’Esprit divin lui-même, qui surmonte les failles d’une Église pécheresse et sainte à la fois.
Quel accueil est-ce que je réserve aux trésors de la sagesse divine qui ne cessent de fleurir dans l’histoire ? Est-ce que, comme la reine de Saba, je descends de mon trône pour me mettre à sa recherche ? Est-ce que je viens des extrémités de mon ignorance, ou est-ce que je me contente des déclarations parallèles qu’en font les médias ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus-Christ, toi qui es plus que Jonas, je veux me laisser séduire par ton exemple d’humilité, obtenir, par la blessure de ton cœur, la componction d’esprit et renouveler ma conversion. Jésus-Christ, toi qui es plus que Salomon, par les mérites de ton cœur transpercé, pénètre mon cœur de la grâce du Père céleste, afin que je puisse accueillir les dons de la Sagesse éternelle.

 

Résolution

 

Dans mon église paroissiale ou conventuelle, je vais chercher et réfléchir sur les récentes déclarations du pape François ou de l’évêque diocésain.

 

 

Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église. Catéchèse n° 20 / 2e mystagogique (trad. SC 126, p.111s rev.)

Le signe de Jonas

Vous avez été conduits par la main à la piscine baptismale, comme le Christ de la croix à son tombeau qui est là devant vous [dans cette église du Saint Sépulcre]. Après avoir confessé votre foi au Père, au Fils et au Saint Esprit, vous avez été immergés trois fois dans l'eau et vous en avez émergé : c'était le symbole des trois jours du Christ au tombeau. De même que notre Sauveur a passé trois jours et trois nuits au cœur de la terre, de même vous aussi en sortant de l'eau après votre immersion, vous avez imité le Christ... Quand vous avez été immergés vous étiez dans la nuit, vous ne voyiez plus rien ; mais en sortant de l'eau vous vous trouviez comme en plein jour. Dans un même mouvement, vous mouriez et vous naissiez ; cette eau qui sauve a été à la fois votre tombe et votre mère...

Étrange paradoxe ! Nous ne sommes pas vraiment morts, nous n'avons pas été vraiment ensevelis, nous n'avons pas été vraiment crucifiés et ressuscités ; mais si notre imitation n'est qu'une image, le salut, lui, est une réalité. Le Christ a été réellement crucifié, réellement enseveli et véritablement il est ressuscité, et toute cette grâce nous est donnée afin que, participant à ses souffrances en les imitant, nous gagnions en réalité le salut. Quel immense amour des hommes ! Le Christ a reçu les clous sur ses mains pures, et il a souffert ; et à moi, sans souffrance et sans peine, il accorde par cette participation la grâce du salut...

Nous le savons bien : si le baptême nous purifie de nos péchés et nous donne l'Esprit Saint, il est aussi la réplique de la Passion du Christ. C'est pourquoi Paul proclame : « Ne le savez-vous pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême »... Tout ce que le Christ a enduré, c'est pour nous et pour notre salut, en réalité et non en apparence... Et nous, nous devenons participants à ses souffrances. C'est pourquoi Paul continue à proclamer : « Si nous sommes devenus un même être avec le Christ, par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne » (Rm 6,3-5).L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)


 

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24 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Me 24 août 2016. De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? Nathanaël rencontre le Christ.

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13 août 2016

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27 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Me 27 Jui 2016. Le royaume des Cieux est comparable à un trésor, une perle de grande valeur caché

 


Mercredi 27 juillet 2016

Temps liturgique: 17e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Pantaléon, médecin et martyr († v. 305), BBses Ramona Fossas Románs et consœurs, martyres († 1936)


 

 

Livre de Jérémie 15,10.16-21.

C’est pour mon malheur, ô ma mère, que tu m’as enfanté, homme de querelle et de dispute pour tout le pays. Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit ! Seigneur, quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m’y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l’écart, parce que tu m’as rempli d’indignation. Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ? Voilà pourquoi, ainsi parle le Seigneur : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux. Je fais de toi pour ce peuple un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer – oracle du Seigneur. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants. »

Psaume 59(58),2-3.4-5ab.10-11.17.18.

Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu ;
de mes agresseurs, protège-moi.
Délivre-moi des hommes criminels ;
des meurtriers, sauve-moi.

Voici qu'on me prépare une embuscade :
des puissants se jettent sur moi.
Je n'ai commis ni faute, ni péché, ni le mal, Seigneur,
pourtant ils accourent et s'installent.

Auprès de toi, ma forteresse, je veille ;
oui, mon rempart, c'est Dieu !
Le Dieu de mon amour vient à moi :
avec lui je défie mes adversaires.

Et moi, je chanterai ta force,
au matin j'acclamerai ton amour.
Tu as été pour moi un rempart,
un refuge au temps de ma détresse.

Je te fêterai, toi, ma forteresse :
oui, mon rempart, c'est Dieu,
le Dieu de mon amour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-46.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour



Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)

«Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ»

Aujourd'hui, Mathieu, soumet à notre réflexion deux paraboles sur le Royaume des Cieux. L'annonce du Royaume a beaucoup d'importance pour la prédication de Jésus ainsi que pour l'espérance du peuple choisi. Mais il est certain que la nature de ce Royaume n'était pas quelque chose connu de tous. Les Sanhédrins qui avaient condamné Jésus à mort ne l'avaient pas compris, Pilate et Hérode non plus, et, au début, même les disciples ne l'avaient pas compris. Nous ne trouvons qu'un seul instant de compréhension, celui du bon larron cloué sur la croix à côté de Jésus, quand il lui dit: «Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne» (Lc 23,42). Tous les deux avaient été accusés en tant que criminels et étaient sur le point de mourir, mais pour une raison que nous ne connaissons pas, le bon larron reconnaît Jésus comme le Roi d'un Royaume qui viendra après cette terrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu'un Royaume Spirituel.

Jésus, dans sa première prédication, parle du Royaume des Cieux comme d'un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d'une telle joie, que cela nous incite à acheter le terrain où il se trouve afin de profiter de lui pour toujours. «Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ» (Mt 13,44). Mais au même temps, pour trouver ce Royaume, nous devons le chercher assidûment même au point de vendre tout ce que nous possédons: «Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle» (Mt 13,46). «Car à propos de quoi est-il dit: ‘cherchez’, ou ‘qui cherche trouve’? Oserai-je dire qu'il s'agit des perles et de la perle, celle que se procure celui qui a tout donné et accepté de tout perdre…» (Origène).

Le Royaume est la paix, amour, justice et liberté. L'atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l'imperfection et l'instabilité de tous nos efforts, qui sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice qui nous semblent insurmontables. Cependant, nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l'homme est possible pour Dieu.


 

Homélies du Père Gilbert Adam

 

Voici à quoi le règne des cieux est semblable : à un trésor caché dans un champ ;

Le Royaume de Dieu a beaucoup d’importance dans la prédication de Jésus qui veut nourrir l’espérance du peuple choisi par Dieu. Nous sommes devant deux paraboles sur le Royaume des Cieux annoncées par Jésus. Parce qu’ils ne les ont pas compris, le Sanhédrin, Pilate et Hérode, condamneront Jésus à mort. Même les disciples n’ont pas compris la nature de ce Royaume qui est annoncé en paraboles. Le bon larron, cloué sur la croix à côté de Jésus, lui dira : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Nous entrons dans une compréhension du Royaume de Dieu. Les deux criminels avaient été accusés et ils étaient sur le point de mourir. Le « bon » larron reconnaît Jésus comme le Roi d’un Royaume qui viendra après cette horrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu’un Royaume d’Amour. La pauvreté nous rend humble : « Heureux les pauvres en esprit. » Jésus, à la Croix a embrassé la pauvreté extrême, lui, qui « n’avait pas d’endroit où reposer sa tête. » L’Evangile est Bonne Nouvelle pour nous, il est un trésor caché, c’est la révélation de Jésus qui nous sauve dans sa Passion. Là nous est manifesté le plus grand amour qui soit. Cette perle fine est le mystère du serviteur qui est enfanté, d’une manière étonnante, à la vie divine.

l’homme qui l’a trouvé le cache et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a pour acheter ce champ–là. Jésus parle du Royaume des Cieux comme d’un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d’une telle joie, qu’elle incite celui qui l’a trouvé à acheter le terrain. Ce trésor est si précieux qu’il fait vendre tout ce qui est possédé. Marie a vécu cette parole avec intensité, elle est devenue la mère de Jésus. Jésus, le Fils de Dieu, s’est présenté comme le fils de l’homme. Nous sommes invités à sa suite, à mettre nos pas dans ses pas. Notre vie entre alors dans la compréhension de l’amour infini de Dieu qui nous rejoint ! Nous gagnions ainsi la perle d’un grand prix : « Venez, les bénis de mon Père ; venez recevoir en héritage le Royaume préparé pour vous depuis le commencement du monde. En Église, il nous faut redoubler de foi pour vivre de ce mystère à la suite de Jésus crucifié et glorifié. « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l’Église, dit l’apôtre. » Quand cette parole se réalise en nous, il n’y a plus aucune compréhension, la nuit est totale et tout devient ténébreux comme la perle enfouie dans la terre.

Voici encore à quoi le règne des cieux est semblable : un marchand qui cherchait de belles perles. Ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu’il avait pour l’acheter." Tout vendre pour acheter la perle de grand prix ! Tout vendre pour acheter le terrain qui contient le Trésor, c’est s’exposer à suivre Jésus avec Marie sa mère. C’est continuer l’œuvre de salut en partageant la gloire de Jésus, après l’avoir suivi dans sa passion. Le Royaume de Dieu est la paix, l’amour, la justice dans la liberté. L’atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l’imperfection et l’instabilité de tous nos efforts. Ils sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice qui nous paraissent insurmontables. Nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l’homme est possible pour Dieu. Jésus dans sa Passion dira : « Père, éloigne ce calice, cependant pas ma volonté mais la tienne ! » Notre réponse, à la suite de Jésus, est : « Je crois Seigneur, mais augmente ma foi ! » Au milieu des hommes, nous rendons témoignage de la guérison du Seigneur Jésus qui soutient notre espérance. Ce qui est précieux pour nous, c’est la croix de Jésus Christ. C’est l’amour surabondant avec lequel il nous sauve. En communauté nous devenons sauveur avec Jésus l’unique Sauveur. Nous savons qu’il nous faut tenir bon et nous soutenir les uns les autres dans l’Amour.

 

Nous demandons la grâce de ce grand amour qui nous permet de passer les épreuves pour rejoindre la gloire de Dieu, le rayonnement de son Amour vainqueur. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


 

Méditation de Frère Matthieu Boo d'Arc, LC

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance ; tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime. Par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.

 

Demande

 

Seigneur, allume en moi un ardent désir de vivre avec toi !

 

Points de réflexion

 

1. « Le royaume des cieux est comparable à un trésor... ». Qu’est-ce que le royaume des cieux, pour que Jésus le compare à un trésor, à une perle ? Qu’a-t-il de si précieux ? Le royaume des cieux, c’est le règne d’un roi. Quel roi ? Le roi des rois, Jésus-Christ. « Que ton Règne vienne », ce que nous demandons chaque jour dans le Notre Père, c’est Jésus-Christ, notre roi. Pourquoi alors Jésus-Christ est-il notre trésor ? Jésus, montre-moi ta beauté, ton amour. Je sais que tu es roi. Tu me dis que tu veux être mon trésor. Quelle est ta richesse ? Montre-la-moi, pour que je te désire !

2. « … qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert ». Comment te trouver, Ô Christ mon trésor ? Par hasard, sans le vouloir, comme cet homme qui a découvert le trésor. C’est le cas de beaucoup d’entre nous. Nous avons reçu le baptême sans le chercher. Le trésor nous a été donné depuis tout-petits. Mais il est « dans un champ ». Il faut le racheter, car le champ n’est pas à nous dès le début. Jésus ne s’impose pas à moi. Il veut que j’aille avec joie acheter ce champ où il se trouve. C’est-à-dire acheter ce baptême reçu depuis tout petit, le faire propre. Mais pour cela il faut tout vendre, abandonner ce qui dans ma vie est un obstacle à dépasser pour suivre le Christ et ses commandements.

3. « Un marchand qui cherchait des perles fines ». Parfois Jésus-Christ, nous le cherchons. Nous savons qu’il est présent dans notre vie, par le baptême, par la participation à la messe. Mais nous ne le sentons pas, nous ne le voyons pas. Il paraît absent. C’est qu’il veut que je le cherche. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver » nous dit le prophète Isaïe (55, 6). Le Christ veut que je le désire. Que je laisse de côté mes attachements indignes de lui. Et il se laissera trouver. Mais où le chercher ? Il nous l’a dit lui-même : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Mt 26, 26) : l’Eucharistie ; « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là » (Mt 18, 20) : la prière ; « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix » (Lc 9, 23) : la croix ; « Et le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu » (Jn 1,1) : l’Évangile.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus-Christ, je crois que tu es roi, le Créateur de cette terre. Je sais que tu veux être pour moi un trésor, une perle précieuse. Mais je ne cherche pas encore, ne te désire pas encore assez, enflamme-moi d’ardeur pour te trouver, te posséder, vivre avec toi ! Je te cherche, ô Jésus. Laisse-moi te trouver. Montre-moi ce que je dois vendre, abandonner, pour pouvoir te trouver !

 

Résolution

 

Aujourd’hui, j’irai chercher le Seigneur là où il se laisse trouver, dans un de ces quatre endroits : la messe ; un moment de prière dans une église, devant Jésus présent dans le tabernacle ; 5-10 mn extra de lecture de l’Évangile ; l’offrande d’un sacrifice, d’une épreuve ou d'une difficulté, en union à Jésus crucifié. Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 

Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien. Centuries sur l'amour, 4, 69s (trad. Philocalie t. 6, Bellefontaine 1985, p.72)

« Le Royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ »

Certains pensent qu'ils n'ont aucune part aux dons du Saint Esprit. À cause de leur négligence à mettre en œuvre les commandements, ils ne savent pas que celui qui garde inaltérée la foi dans le Christ réunit en lui-même tous les dons divins. Dès lors que, par inertie, nous sommes loin de l'amour actif que nous devrions lui porter, cet amour qui nous montre les trésors de Dieu cachés en nous, il va de soi que nous pensions ne pas avoir part aux dons divins.

Si « le Christ demeure dans nos cœurs par la foi », selon l'apôtre Paul (Ep 3,17), et si « tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont cachés en lui » (Col 2,3), c'est donc que tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont cachés dans nos cœurs. Mais ils se révèlent au cœur dans la mesure de la purification de chacun, cette purification que suscitent les commandements. Tel est le trésor caché dans le champ de ton cœur et que tu n'as pas encore trouvé, à cause de ta paresse. Car, si tu l'avais trouvé, tu aurais tout vendu et tu aurais acquis ce champ. Mais maintenant tu as laissé le champ et tu cherches autour de lui, là où ne se trouve rien d'autre que des épines et des ronces. C'est pourquoi le Sauveur dit : « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8). Ils le verront, et ils verront les trésors qui sont en lui, quand, par l'amour et la tempérance, ils se seront purifiés. Et ils le verront d'autant plus qu'ils se seront purifiés davantage. L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016).


 

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14 septembre 2016

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Dimanche 07 août 2016 Nous sommes en temps ordinaire: 19 ème dimanche Saint(s) du jour : Sts Sixte II (pape) et comp., martyrs († 258), St Gaétan (Gaetano) de Thiene, fondateur (1480-1547) Livre de la Sagesse 18,6-9. Cette nuit avait été connue d’avance...
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26 juillet 2016

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20 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Me 20 juillet 2016. Parabole du sémeur: les grains tombés dans la bonne terre ont donné du fruit


Mercredi 20 juillet 2016

Temps liturgique: 16e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Apollinaire, Ier évêque de Ravenne et martyr , Bx Luigi Novarese, prêtre et fondateur (1914-1984)



Livre de Jérémie 1,1.4-10.

Paroles de Jérémie, fils de Helkias, l’un des prêtres qui étaient à Anatoth, au pays de Benjamin. La parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. » Et je dis : « Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant ! » Le Seigneur reprit : « Ne dis pas : “Je suis un enfant !” Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ; tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. » Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit : « Voici, je mets dans ta bouche mes paroles ! Vois : aujourd’hui, je te donne autorité sur les nations et les royaumes, pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter. »


Psaume 71(70),1-2.3-4a.5-6ab.15ab.17.

En toi, Seigneur, j'ai mon refuge :
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m'accueille, toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c'est toi !
Mon Dieu, libère-moi des mains de l'impie.

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m'as choisi dès le ventre de ma mère.

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse,
jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,1-9.

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »  

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Julio César RAMOS González SDB (Mendoza, Argentine)
«Voici que le semeur est sorti pour semer»

Aujourd'hui, sous la plume de Matthieu, Jésus commence son introduction aux mystères du Royaume, par cette manière tellement caractéristique de nous présenter sa dynamique en utilisant des paraboles.

La semence est la parole proclamée, et le semeur est Jésus lui-même. Il ne cherche pas à semer dans le meilleur des terrains pour s'assurer que la récolte sera abondante. Il est venu afin que tous «aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance» (Jn 10,10). Pour cela, il ne craint pas de gaspiller des poignées généreuses de semence, soit «au bord du chemin» (Mt 13,4), soit dans «le sol pierreux» (v. 5), ou encore dans «les ronces» (v. 7), et finalement sur «la bonne terre» (v. 8).

Ainsi, les semences jetées par généreuses poignées produiront le pourcentage de rendement que les probabilités “toponymiques” le permettent. Le Concile Vatican II nous dit: «La parole du Seigneur est comparée au grain semé dans un champ: ceux qui écoutent avec foi et s'unissent au petit troupeau du Christ ont accueilli le Royaume lui-même. Puis la semence, par sa propre force, germe et se développe jusqu'au temps de la moisson» (Lumen gentium, n. 5).

«Ceux qui l'écoutent avec foi», nous dit le Concile. Toi, tu es habitué à l'entendre, peut-être même à la lire, et possiblement à la méditer. De la profondeur de ton écoute dans la foi, dépendra la possibilité de ton rendement en donnant des fruits. Même si ceux-ci, viennent, en quelque sorte, garantis par la puissance de la Parole-semence, cela ne diminue pas la responsabilité qui t'incombe d'écouter attentivement cette même Parole. Pour cela, «Celui qui a des oreilles, qu'il entende!» (Mt 13,9).

Demande, aujourd'hui au Seigneur ce désir du prophète: «Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l'univers» (Jr 15,16).   evangeli.net M&M Euroeditors

 

Homélie du Père Gilbert Adam

 

"Toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur parla longuement en paraboles ; il disait:Le semeur sortit pour semer."

"Comme il semait, des grains tombèrent le long du chemin ; les oiseaux vinrent et les mangèrent. D’autres tombèrent dans les endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre : ils levèrent aussitôt, parce que la terre n’était pas profonde ; mais quand le soleil se leva, ils furent brûlés et se desséchèrent, faute de racines." Depuis le bord de la mer, Jésus s’adresse aux gens assemblés sur la terre leur disant comment nos terres variées reçoivent les grains lancés. Le semeur sème du grain sur toutes sortes de sol, au bord du chemin, sur la pierre, les ronces, la bonne terre ! Nous nous retrouvons en chacune de ces terres ! Les bords de route sont les gens que rien n’intéresse hormis eux-mêmes, la Parole ne les atteint pas. Les rocailles sont des gens qui vivent en surface, pas de profondeur, pas de racine en eux. Les ronces, ce sont ceux qui sont étouffés par le souci de paraître conforme à ce que le monde attend d’eux, ils sont trop occupés d’eux-mêmes pour accueillir la parole. En effet, nous portons en nous un arrière-fond de rejet de Dieu ! Il n’y a pas beaucoup de place en nous pour Dieu, ni pour les autres. Nous pouvons avoir des moments de colère et de nuit dans notre cœur. Le combat de notre vie est de ne pas tomber dans les pièges du menteur.

D’autres grains tombèrent parmi les épines : les épines montèrent et les étouffèrent. Jésus nous appelle au discernement dans notre expérience quotidienne. C’est en le regardant que nous comprenons mieux ce qui se vit dans notre vie. Quand Jésus se livre à la Croix, il se donne comme le grain qu’on sème. Il est alors reçu de multiples manières. Nous pouvons nous enthousiasmer un temps et puis, quand cette Croix nous atteint, nous ne donnons pas suite. Nous pouvons faire comme s’il nous ne voyons pas ! Cette parole tombe à côté de nous, et nous n’en recueillons aucune parcelle. Nous prenons conscience que des instincts de mort, de violence et de haine sont répandus dans nos cœurs et dans le monde. Nous avons besoin d’être guéri du menteur et du diviseur pour être enfanté à la vie divine. Cette vie divine est une connaissance qui donne vie, une reconnaissance de l’Amour. Car nous avons été enfantés par Jésus à la croix. Nous sommes devenus des créatures nouvelles habitées par un amour nouveau. L’Esprit Saint qui est le trésor et l’espérance de notre vie.

D’autres grains tombèrent dans la bonne terre : ils finirent par donner du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Que celui qui a des oreilles entende ! L’Incarnation de Jésus est le Grain divin jeté sur notre terre ! Jésus, le Verbe de Dieu nous est envoyé. Marie, la mère de Jésus, par son Oui à la vie, a permis à l’humanité de prendre corps dans le Christ. Jésus sème la Bonne Nouvelle d’une entente possible entre les hommes, il exprime ce qu’est le Père et ce qu’il veut pour nous dans son Amour. Il lance à poignées ses paroles qui nous proposent de regarder vers le Royaume des cieux. Le geste généreux du Semeur manifeste que Dieu donne la vie à profusion, il la suscite partout. Si nous l’écoutons dans l’action de grâce, la parole jaillit pour éclairer notre vie. Nous pouvons vivre en communauté, nous accepter et nous aimer. Nous sommes aimés et envoyés par Jésus dans le monde comme « ce bon grain » répandu à travers l’univers pour récolter une gerbe d’amour. Jésus est d’un tel Amour qu’il demeure caché dans le silence de notre cœur. Il est notre vie et nous sommes son bonheur, quand nous contemplons notre Père des cieux, nous sommes étonnés par son humilité.

 

Nous demandons à Dieu la grâce d’être renouvelés dans notre vocation d’envoyés de Dieu. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org



Méditation de Frère Benoît Terrenoir, LC

 

Prière d'introduction

 

Seigneur Jésus, comme j’aurais aimé faire partie de cette foule qui se pressait au bord du lac pour t’écouter ! Cependant, même si je ne te vois pas avec les yeux du corps, je suis quand même en ta présence. Tu me parles par l’Évangile. Aide-moi à écouter ce que tu veux que je fasse.

 

Demande

 

Seigneur, rends-moi fidèle à ta volonté !

 

Points de réflexion

 

1. L’Évangile d’aujourd’hui introduit le premier grand discours en paraboles. Il s’agit des paraboles sur le Royaume de Dieu, que le Christ comparera à une petite graine qui grandit silencieusement, jusqu’à devenir un arbre immense. Mais pourquoi parle-t-il en paraboles ? Ne serait-il pas plus simple d’annoncer les événements tels qu’ils sont vraiment ? Le Christ pourrait simplement dire que le Royaume de Dieu, c’est sa venue dans le monde, ou sa présence dans le monde, sans chercher à faire plus compliqué. Eh bien justement, les mystères de Dieu sont plus compliqués que cela en a l’air. Ils dépassent ma façon de penser et de m’exprimer. C’est pourquoi les paraboles sont non seulement plus parlantes, mais aussi plus vraies que les discours scientifiques sur Dieu. C’est grâce à elles que Jésus peut révéler « ce qui fut caché dès l’origine » (Ps 77), le mystère de son amour.
Quand il me parle en paraboles, le Christ me donne l’occasion de faire grandir ma foi. Il me dit que les graines, les arbres et toute la création sont des images qui révèlent le mystère de Dieu. Ce sont les indices d’un gigantesque jeu de piste, laissés par le Créateur pour que l’homme puisse le connaître. Saint Paul l’affirme bien quand il écrit « Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui, de lui, est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité » (Rm, 1, 20). Je dois donc m’habituer à regarder la nature avec foi : tout ce que je vois doit me porter à Dieu. Seigneur, que chaque chose me rapproche de toi !

2. La première parabole est celle du semeur et des quatre types de terrain qui reçoivent la semence. Même si les trois premiers sont ingrats, leur manque de fruits est largement compensé par le rendement du quatrième, dont certains grains peuvent produire au centuple. La parabole me donne donc une première leçon d’espérance et d’enthousiasme. Le plan de Dieu porte toujours des fruits en abondance, malgré les possibles échecs initiaux.
Cette parabole doit aussi susciter en moi un grand désir de porter du fruit. Quel gâchis de voir des personnes tellement prometteuses, qui ne se mettent à penser qu’à leur bien-être et se détournent du Christ ! Je ne veux pas devenir comme cela. Seigneur, je te demande pardon pour toutes les fois où j’ai eu honte de toi devant les autres et où j’ai préféré le confort et la facilité à l’accomplissement de ta volonté !
En fin de compte, c’est une question de décision. Je me mets au service du Christ et de son Règne, oui ou non ? Si la réponse est oui, alors je dois me mettre à préparer le terrain pour recevoir la semence, à préparer mon âme par les sacrements et la pratique des vertus, pour accomplir la volonté de Dieu. Je dois prendre la bonne décision et y persévérer.

3. Au début de ce passage, l’évangéliste écrit qu’ « une foule immense se rassembla auprès de lui ». Les gens avaient soif de la Parole de Dieu. Ils n’hésitaient pas à abandonner leur routine quotidienne pour aller voir ce Jésus de Nazareth, ce rabbi qui parlait avec autorité de l’amour de Dieu. Je pourrais me plaindre des gens d’aujourd’hui, qui ont l’air totalement indifférents à Dieu et à son règne. Mais ne serait-ce pas ma faute, s’ils n’entendent pas parler de Dieu ? « Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac ». Est-ce que je sors de chez moi pour aller parler aux voisins ou aux personnes que je connais ? Les foules n’ont pas perdu la soif de Dieu, il me faut juste sortir et leur parler du Royaume.
On peut méditer avec beaucoup de fruits le paragraphe 264 de l’encyclique Evangelii Gaudium, dont voici un extrait : « La meilleure motivation pour se décider à communiquer l’Évangile est de le contempler avec amour, de s’attarder en ses pages et de le lire avec le cœur. Si nous l’abordons de cette manière, sa beauté nous surprend, et nous séduit chaque fois. Donc, il est urgent de retrouver un esprit contemplatif, qui nous permette de redécouvrir chaque jour que nous sommes les dépositaires d’un bien qui humanise, qui aide à mener une vie nouvelle. Il n’y a rien de mieux à transmettre aux autres ». Pour évangéliser, il faut d’abord contempler.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus, tu veux faire de moi un apôtre et un saint. Combien de fruits je peux obtenir ! Et combien je peux en faire obtenir ! Remplis-moi tellement de ton amour, que je ne puisse m’empêcher d’en déborder !

 

Résolution

 

Aujourd’hui, j’entrerai dans une église et je renouvellerai au Seigneur ma ferme décision de garder sa Parole.  Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église. Homélies sur Mt, 44 (trad. Véricel, L'Evangile commenté p. 138s)

« Sur la bonne terre, ils ont donné du fruit »

« Voici que le semeur est sorti pour semer. » D'où est-il sorti, celui qui est présent partout, qui remplit l'univers entier ? Comment est-il sorti ? Non pas matériellement, mais par une disposition de sa providence à notre égard : il s'est rapproché de nous en revêtant notre chair. Puisque nous ne pouvions pas aller jusqu'à lui, nos péchés nous en interdisant l'accès, c'est lui qui vient jusqu'à nous. Et pourquoi est-il sorti ? Pour détruire la terre où foisonnaient les épines ? Pour en punir les cultivateurs ? Pas du tout. Il vient cultiver cette terre, s'en occuper et y semer la parole de sainteté. Car la semence dont il parle est, en effet, sa doctrine ; le champ, l'âme de l'homme ; le semeur, lui-même...


On aurait raison de faire des reproches à un cultivateur qui semait si largement... Mais quand il s'agit des choses de l'âme, la pierre peut être changée en une terre fertile, le chemin peut n'être pas foulé par tous les passants et devenir un champ fécond, les épines peuvent être arrachées et permettre aux grains de pousser en toute tranquillité. Si ce n'était pas possible, il n'aurait pas répandu son grain. Et si la transformation n'a pas lieu, ce n'est pas la faute du semeur, mais de ceux qui n'ont pas voulu se laisser changer. Le semeur a fait son travail. Si son grain a été gaspillé, l'auteur d'un si grand bienfait n'en est pas responsable.

Remarque bien qu'il y a plusieurs façons de perdre la semence... Autre chose est de laisser la semence de la parole de Dieu se dessécher sans tribulation et sans tracasserie, autre chose de la voir périr sous le choc des tentations... Pour qu'il ne nous arrive rien de semblable, gravons la parole dans notre mémoire, avec ardeur et profondément. Le diable aura beau arracher autour de nous, nous aurons assez de force pour qu'il n'arrache rien en nous.  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016).

 

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2 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Mardi 02 août 2016. Jesus marche sur l'eau et calme les vagues d'une mer agitée.

Evangile, Saint et Homélie du Mardi 02 août 2016. Jesus marche sur l'eau et calme les vagues d'une mer agitée.
Mardi 02 août 2016 Temps liturgique: 18e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : St Eusèbe (Eusebio) de Verceil, évêque († 371), St Pierre-Julien Eymard, prêtre et fondateur (1811-1868) Livre de Jérémie 30,1-2.12-15.18-22. Parole du Seigneur adressée...
10 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Dimanche 10 juillet 2016. Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?

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Dimanche 10 juillet 2016 Quinzième dimanche du temps ordinaire Saint(s) du jour : Ste Félicité et ses sept fils († 150), St Canut, roi du Danemark et martyr (1040-1086) Moïse disait au peuple : « Écoutes la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses...
29 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Vend 29 Jui 2016. Jésus dit à Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie [...]


Vendredi 29 juillet 2016

Sainte Marthe, mémoire

Saint(s) du jour : Ste Marthe, Vierge († vers l'an 81)



Lecture du livre du prophète Jérémie

Au début du règne de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, il y eut cette parole venant du Seigneur :     « Ainsi parle le Seigneur : Tiens-toi dans la cour de la maison du Seigneur. Aux gens de toutes les villes de Juda qui viennent se prosterner dans la maison du Seigneur, tu diras toutes les paroles que je t’ai ordonné de leur dire ; n’en retranche pas un mot. Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de son mauvais chemin ? Alors je renoncerai au mal que je projette de leur faire à cause de la malice de leurs actes. Tu leur diras donc : Ainsi parle le Seigneur : Si vous ne m’écoutez pas, si vous ne marchez pas selon ma Loi, celle que j’ai mise sous vos yeux, si vous n’écoutez pas les paroles de mes serviteurs les prophètes, que je vous envoie inlassablement, et que vous n’avez pas écoutés,  je traiterai cette Maison comme celle de Silo, et ferai de cette ville un exemple de malédiction pour toutes les nations de la terre. » Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie proclamer ces paroles dans la maison du Seigneur. Et quand Jérémie eut fini de dire à tout le peuple tout ce que le Seigneur lui avait ordonné de dire, les prêtres, les prophètes et tout le peuple se saisirent de lui en disant : « Tu vas mourir ! Pourquoi prophétises-tu, au nom du Seigneur, que cette Maison deviendra comme celle de Silo, que cette ville sera dévastée et vidée de ses habitants ? » Et tout le peuple se rassembla autour de Jérémie dans la maison du Seigneur.

Psaume : Ps 68 (69), 2.5ab, 5cd.8, 9-10, 14

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi.

Sauve-moi, mon Dieu :                                                                                                       les eaux montent jusqu’à ma gorge !
Plus abondants que les cheveux de ma tête,
ceux qui m’en veulent sans raison.

Ils sont nombreux, mes détracteurs,
à me haïr injustement.
C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage.

Je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
beaucoup de Juifs étaient venus
réconforter Marthe et Marie
au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour. »
Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »


OU BIEN

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci
et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire»

Aujourd'hui, pris comme nous sommes par beaucoup de choses, nous aussi, nous devons écouter le rappel du Seigneur: «Une seule est nécessaire» (Lc 10,42): l'amour, la sainteté. C'est notre point de mire; l'horizon que nous ne devons pas perdre de vue au milieu de nos tâches quotidiennes. Car nous serons en effet "occupés" si nous obéissons aux indications du Créateur: «Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la.» (Gn 1,28). La Terre, le Monde, voilà le lieu de notre rencontre avec le Seigneur «Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais» (Jn 17,15). En effet, le monde est un "autel" pour nous et notre offrande à Dieu et à notre prochain.

Nous sommes du monde, mais cela ne veut pas dire que nous devons être mondains. Bien au contraire, nous sommes appelés à être —comme le dit cette belle expression de Jean-Paul II— des "prêtres de la création", "prêtres" de notre monde, d'un monde que nous aimons passionnément. Voici la question: le monde et la sainteté; les tâches quotidiennes et la seule chose nécessaire. Ce ne sont pas des réalités opposées: nous devons faire en sorte de les raccorder toutes les deux. Et ce raccordement doit se produire —d'abord et surtout— dans notre cœur, là où le ciel et la terre peuvent s'unir. Parce que le cœur de l'homme est l'endroit dans lequel peut naître le dialogue entre le Créateur et la créature.

Pourtant la prière est nécessaire. «Notre époque est une époque de mouvement continuel, qui va souvent jusqu'à l'activisme, risquant facilement de “faire pour faire”. Il nous faut résister à cette tentation, en cherchant à “être” avant de “faire”. Rappelons-nous à ce sujet le reproche de Jésus à Marthe: ‘Tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire’ (Lc 10,41-42)» (Jean-Paul II).

Il n'y a pas d'opposition entre être et faire, mais il y a un ordre de priorité, de préséance: «Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,42).


 

Homélies du Père Gilbert Adam

"Beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.

Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Jésus n’a pas ignoré la souffrance de ces deux femmes dont le cœur est meurtri ! Il a osé un malentendu, le mystère de son silence, « pour que les disciples croient. » Marthe est confrontée au mystère de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, si tu avais été là, dit-elle ! » Jésus est demeuré ou il était et trois jours plus tard, il s’est mis en route. Marthe croyaient, tout comme les Juifs, en la résurrection des morts au dernier jour. Cette parole nous prépare à célébrer la victoire de l’Amour infini de Dieu sur la mort. « Jésus aime Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. » Dieu aime notre humanité concrètement, son amour n’est jamais vague, il est de toujours à toujours. Ces lieux d’enfantement à une Vie nouvelle sont un grand mystère, avec lequel nous avons beaucoup de difficultés, et nous cherchons à les fuir.

Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; » Marthe, selon ce qu’elle a entendu des Pharisiens, dit à Jésus : « Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, » mais il faudra attendre jusqu’au dernier jour. Jésus reprend : « Je suis la résurrection et la vie. » Tout cela est recouvert par le voile du mystère : « Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra, » dit Jésus. Marthe ne comprend pas encore que Jésus vient pour sauver l’humanité, la ressusciter, la remettre enfin debout. Marthe dans son deuil se disait : « Il est trop tard, » il aurait fallu que Jésus fût présent avant la mort, qu’il intercède. Quand Jésus lui parle de résurrection, elle dit : « plus tard », et renvoie tout à la fin du monde. Jésus l’aurait voulue tout ardente dans sa foi, et accueillant déjà en Lui toute vie et toute résurrection. Jésus trouve notre foi encore bien timide. Certes, nous croyons que notre corps ressuscitera ! « Nous savons », comme Marthe. Mais Jésus voudrait que notre regard s’attache à Lui, et que dès aujourd’hui nous trouvions en Lui la force de ressusciter. Ce dont nous vivons et ce que nous expérimenterons, la vie nouvelle et la résurrection de notre corps, sont déjà en Lui, prêtes à être adorées, reçues et chantées :"Je suis la résurrection et la vie ; crois-tu cela ?" la vie de Jésus sera manifestée dans notre chair mortelle.

"Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Nous avons donné notre vie à Jésus et il s’agit de croire et d’aimer, il s’agit de tout attendre de lui. Aujourd’hui, par la foi, nous pouvons rejoindre Jésus dans son mystère de Résurrection et puiser en Lui la vie éternelle. Par la foi, nous pouvons vivre au présent ce que nous vivrons dans le futur. L’extraordinaire profession de foi de Marthe : « Je crois que tu es le Christ, » ressemble à celle de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Jésus le vivant délivre Lazare de la mort, il « cria d’une voix forte : "Lazare, viens dehors ! » Marthe doit nous aider à réintégrer notre cœur, le lieu de notre amour. Si notre amour est vrai, nous vivons au lieu de notre amour plus qu’en nous-mêmes. Si nous vivons dans notre amour plus qu’en nous-mêmes, nous vivrons d’abord en ceux que nous aimons, alors la résurrection de Jésus sera à l’œuvre.

Nous demandons à Sainte Marthe de prier pour que nous vivions avec elle du Christ Ressuscité et que nous demeurions en lui. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


 

Méditation de Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

 Prière d'introduction

 « Entrez, courbons-nous, prosternons-nous ; À genoux devant le Seigneur qui nous a faits ! Car c’est lui notre Dieu, Et nous le peuple de son bercail, le troupeau de sa main. Aujourd’hui si vous écoutiez sa voix ! » (Ps 95, 6 7).

Demande

En ce jour, Seigneur, je me mets moi aussi à tes pieds pour t’écouter. Ouvre les oreilles de mon cœur pour que j’entende ta voix !

 Points de réflexion

1. Jésus est en chemin, comme d’habitude. Il avance en prêchant et il s’arrête où l’on veut bien l’accueillir. Marthe lui ouvre sa maison sans aucune hésitation. Elle est une femme d’hospitalité, au cœur très grand. Elle est une femme de miséricorde qui accueille l’étranger. La voilà absorbée par le service. Elle va, elle vient, elle court chercher ceci, préparer cela. Son temps et son énergie sont entièrement consacrés à cet hôte qu’elle découvrira bientôt comme étant le Seigneur. En effet, quelques temps après cet épisode, à l’occasion de la mort prématurée de son frère Lazare, Marthe avait fait chercher Jésus. Alors Jésus, dans un dialogue avec elle, avait révélé le cœur de sa mission et de son identité : « Jésus lui dit : “Je suis la Résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ?’’ » (Jn 11, 25 26). Jésus l’a appelée à la foi en lui demandant : « Le crois-tu ? » De tempérament toujours aussi entier et généreux, Marthe s’exclama : « “Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde” » (Jn 11, 27). Nous devons à Marthe une des plus belles professions de foi retenue par les évangélistes.

 

2. Revenons à l’Évangile de Luc. Marthe avait une sœur qui, au lieu de l’aider au service de l’hôte et de ses disciples – ce qui devait représenter une lourde tâche de travail – se tenait assise aux pieds du Seigneur. Elle s’appelle Marie. Assise, littéralement, comme on est assis aux pieds du maître qui enseigne, elle écoute sa parole. Pour avoir oublié le service du repas et ne pas obéir à sa sœur Marthe qui devait se montrer insistante, il faut croire que Marie était complètement captivée par la parole de Jésus ! Elle en oublie tout le reste. La parole de Jésus la bouleverse, la traverse, la comble… Elle ne peut pas ne pas rester à ses pieds pour l’écouter et recueillir chaque mot qui sort de sa bouche, à la manière d’une personne assoiffée dans le désert qui veille minutieusement à ne pas laisser échapper une seule goutte d’eau. Jésus loue son attitude contemplative d’écoute, car il sait bien que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de la parole qui sort de la bouche de Dieu (cf. Mt 4, 4). Oui, Jésus explique qu’une seule chose est nécessaire à l’homme pour qu’il vive, c’est-à-dire pour qu’il ait les réponses et les grâces dont il a besoin pour être heureux : écouter la Parole du Père. C’est cela la meilleure part, et c’est cela que Marie a choisi. Elle ne lui sera pas enlevée, dit Jésus.

3. Marthe, la femme généreuse, et Marie, la femme de l’écoute, ne sont pas à opposer. Luc nous présente la manière dont les croyants doivent suivre Jésus par l’exemple de ces deux femmes. Toutes les deux incarnent l’attitude que nous-mêmes sommes appelés à adopter envers Jésus : le servir de tout notre être et l’écouter de tout notre cœur.

 

Dialogue avec le Christ

Jésus, je t’offre tout mon être pour que tu puisses t’y sentir accueilli comme dans la maison de Marthe. Je t’ouvre mes oreilles et mon cœur pour que tes paroles me pénètrent et me guident sur la route de ma vie.

 Résolution

Rester quelques instants en silence et accueillir au plus profond de moi ce que Jésus m’apprend aujourd’hui par l’intermédiaire de ces deux saintes femmes, Marthe et Marie. Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 

 

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église. Sermons sur l'évangile de Jean, n°49,15

« Celui qui croit en moi vivra »

« Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. » Qu'est-ce que cela veut dire ? « Celui qui croit en moi, même s'il meurt comme Lazare, vivra », parce que Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Déjà au sujet d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, les patriarches morts depuis longtemps, Jésus avait fait aux juifs la même réponse : « Je suis le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; non pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous vivent pour lui » (Lc 20,38). Crois donc, et même si tu es mort, tu vivras ! Mais si tu ne crois pas, même si tu es vivant, tu es réellement mort… D'où vient la mort dans l'âme ? De ce que la foi n'y est plus. D'où vient la mort du corps ? De ce que l'âme n'y est plus. L'âme de ton âme, c'est la foi.

« Celui qui croit en moi, même s'il meurt dans son corps, aura la vie dans son âme, jusqu'à ce que le corps lui-même ressuscite pour ne plus mourir. Et tout homme qui vit dans la chair et croit en moi, bien qu'il doive mourir pour un temps en son corps, il ne mourra pas pour l'éternité, à cause de la vie de l'Esprit et de l'immortalité de la résurrection. »

Voilà ce que veut dire Jésus dans sa réponse à Marthe… « Crois-tu cela ? » « Oui, Seigneur, lui répond-elle, je crois que tu es le Christ, le fils de Dieu, qui es venu dans le monde. En croyant cela, j'ai cru que tu es la résurrection, j'ai cru que tu es la vie, j'ai cru que celui qui croit en toi, même s'il meurt, vivra ; j'ai cru que celui qui est vivant et qui croit en toi ne mourra pas pour l'éternité. »  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016).


 

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14 juillet 2016

Evangile, St et Homélie du Je 14 juillet 2016. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ...


Jeudi 14 juillet 2016

Temps liturgique: 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Camille de Lellis, prêtre et fondateur (1550-1614), Bx Ghébré Mikaël, prêtre lazariste et martyr (1791-1855)


Livre d'Isaïe 26,7-9.12.16-19.

Il est droit, le chemin du juste ; toi qui es droit, tu aplanis le sentier du juste. Oui, sur le chemin de tes jugements, Seigneur, nous t’espérons. Dire ton nom, faire mémoire de toi, c’est le désir de l’âme. Mon âme, la nuit, te désire, et mon esprit, au fond de moi, te guette dès l’aurore. Quand s’exercent tes jugements sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice. Seigneur, tu nous assures la paix : dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous. Seigneur, dans la détresse on a recours à toi ; quand tu envoies un châtiment, on s’efforce de le conjurer. Nous étions devant toi, Seigneur, comme la femme enceinte sur le point d’enfanter, qui se tord et crie dans les douleurs. Nous avons conçu, nous avons été dans les douleurs, mais nous n’avons enfanté que du vent : nous n’apportons pas le salut à la terre, nul habitant du monde ne vient à la vie. Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie.

Psaume 102(101),13-14.15.16-18.19-21.

Toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
d'âge en âge on fera mémoire de toi.
Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion ;
il est temps de la prendre en pitié : l'heure est venue.
Tes serviteurs ont pitié de ses ruines,
ils aiment jusqu'à sa poussière.

Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié,
il n'aura pas méprisé sa prière.

Que cela soit écrit pour l'âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ;
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Julio César RAMOS González SDB (Mendoza, Argentine)

«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos»

Aujourd'hui, devant un monde qui a décidé de donner le dos á Dieu, devant un monde hostile á tous ce qui est chrétien et aux chrétiens, d'écouter de Jésus (qui nous parle dans la liturgie ou dans la lecture personnelle de la Parole) il provoque une consolation, une joie et des espérances au milieu des luttes quotidiennes: «Venez à moi tous ceux que vous êtes été fatigués (…), je vous donnerai le repos» (Mt 11,28).

Cela console, parce que ces mots contiennent la promesse du soulagement qui provient de l'amour de Dieu. Joie, parce qu'elles font que le cœur manifeste dans la vie, la sécurité dans la foi de cette promesse. De l'espoir, parce qu'en marchant, dans tel monde résolu contre Dieu et nous, nous qui croyons dans le Christ nous savons que non tout finit à une fin, mais beaucoup de "fins" ont été "principes" de choses meilleures, comme sa propre résurrection.

Notre fin, pour principe de nouveautés dans l'amour de Dieu, il est d'être toujours avec Christ. Notre but est d'aller indéfectiblement à l'amour de Christ, "le joug" d'une loi qui n'est pas basée sur la capacité limitée des volontarismes humains, mais dans la volonté éternelle salvatrice de Dieu.

Dans ce sens Benoît XVI nous dira dans l'une de ses Catéchèses: «Dieu a une volonté avec et pour nous, et celle-ci doit se convertir en ce que nous voulons et sommes. L'essence du ciel s'appuie sur ce qui s'accomplisse sans réserves la volonté de Dieu, ou pour le mettre à d'autres termes, où la volonté de Dieu s'accomplit il y a un ciel. Jésus même est" ciel "dans le sens le plus profond et vrai du mot, en Lui dans qui et à travers qui la volonté de Dieu s'accomplit totalement. Notre volonté nous éloigne de la volonté de Dieu et une "terre" simple nous rend. Mais, Il nous accepte, nous attire vers Lui et, dans une communion avec Lui, nous apprenons la volonté de Dieu». Ainsi soit-il, alors.  evangeli.net M&M Euroeditors


Homélie du Père Gilbert Adam

 

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge ; moi, je vous donnerai le repos. » Prenez sur vous mon joug et laissez–vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos."

La vie ne nous épargne pas de lourds fardeaux, chômage, incompréhensions, soucis dans les relations, épreuve de la solitude, trahison d’un ami, calomnie, des choix difficiles à prendre… et ces fardeaux peuvent être cumulés ! Avec Jésus, nous pouvons nous représenter ces fardeaux par l’image de la ‘‘charrue.’’ Elle est là pour retourner la terre et la préparer à accueillir la vie. Nos fardeaux sont là aussi pour ‘‘retourner notre terre’’, pour nous remettre en question et nous ouvrir à la vie. Il nous est difficile de croire que nos fardeaux nous préparent à une renaissance. Nous ne voyons que la terre éventrée, et notre vie en douleur. Cependant l’Évangile nous apporte une espérance et un éclairage devant notre fatigue, notre manque de confiance en l’avenir. Comme il est précieux de rencontrer alors un ami, Jésus nous propose d’échanger notre fardeau avec le sien, il nous donne l’Esprit Saint, afin que notre joug soit plus facile à porter, et notre fardeau plus léger, car il sera, en lui, uni au sien. Il nous faudrait être sûrs de l’amour infini de Dieu ! Entrer dans ce repos de Dieu promis, c’est sortir de la consternation et entrer dans l’admiration de l’enfant tendrement aimé de Dieu.

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Il nous faut choisir une attitude pour faire face à nos préoccupations, la notre est-elle adaptée, est-ce la bonne ? Qu’est-ce qui épuise le plus notre énergie ? Face à des situations difficiles, le joug de la rancune, le joug de la vengeance, le joug de la colère, le joug de la violence, le joug de la médisance… ces jougs nous conduisent au découragement, à la tristesse, à la méfiance ou à la culpabilité. Il nous faut revenir à Dieu qui est plus tendre que la plus tendre des mères. En Jésus mort et ressuscité, Dieu souffre dans son peuple. Chaque jour, à l’Eucharistie, toute la vie de l’humanité est offerte avec Jésus dans sa Pâque. « Devenez mes disciples, » nous dit Jésus. Dieu notre Père agit avec nous comme il a agi avec Jésus, il nous donne son Esprit Saint, sa force et son amour. Nous supplions le Dieu de la Paix pour qu’il nous délivre des fausses questions qui nous habitent, et que nous nous tournions délibérément vers l’amour. Nous réalisons que si nous ne pouvons rien changer à l’épreuve que nous traversons, nous pouvons avoir une attitude intérieure de douceur et d’humilité. Jésus ne nous dit pas qu’il est venu pour nous débarrasser de nos fardeaux, mais pour les porter avec nous.

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » L’épreuve que nous traversons peut nous rendre plus fort, et nous ancrer davantage dans un véritable amour. Si nous choisissons de nous faire justice par nous-mêmes, à travers la violence et l’orgueil, alors notre joug sera très lourd, et nous nous retrouverons seul à le porter. Il nous faut laisser Jésus porter avec nous ce fardeau, en choisissant de quitter notre propre joug, pour mettre sur notre tête son joug à lui. « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur. » Nous choisissons alors la douceur et l’humilité de Jésus, et nous partagerons son joug à lui, qui est bien plus léger. Le repos que Jésus nous promet est l’expérience de celui se laisse porter par le Vent en orientant sa marche. Nous laissons la douceur et l’humilité de Jésus orienter notre vie. Jésus, mu par l’Esprit Saint, se présente à nous avec sa croix qui est l’expression du plus grand amour ! « Prendre sur nous son joug », c’est entrer dans un plus grand amour avec lui. L’Esprit Saint tendrement nous enveloppe de la tendresse de Marie et nous manifeste la tendresse du Père.

 

Donne-nous Seigneur ton Esprit Saint afin que ton joug soit facile à porter et ton fardeau léger ! Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


Méditation de Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

 

Prière d'introduction

 

La vie quotidienne est très souvent agitée, fatigante et parfois même pesante. Mais au plus intime de moi-même, je sais que ma solitude et mon isolement pourront résister à la tempête qui agite les flots du quotidien. Je sais que ma vie a un but et un sens et que rien n’est inutile. À moi seulement de savoir trouver le calme et la sérénité dans un monde qui s’éloigne de la foi qui est la mienne

 

Demande

 

Seigneur, tu sais que je suis sans force et que ma patience est souvent soumise à l’épreuve. Seigneur accorde-moi la grâce de me mettre à ton école pour porter le poids de mes journées sans me décourager.

 

Points de réflexion

 

1. « Mon joug est facile à porter et mon fardeau léger ». Seigneur, comment veux-tu que j’accepte cette parole sans réticence ? Mon quotidien est souvent un peu lourd mais, de plus, il y a des moments très difficiles. Il arrive qu’un ami qui tenait une place importante dans ma vie, parte, disparaisse ; et là le fardeau est lourd et le joug n’est pas facile à porter. Seigneur apprends-moi à marcher avec toi, à te suivre et à prendre cette croix-là, aussi. Alors que tu étais sans force après les coups de fouets des soldats, tu as porté le bois de la croix. Son poids était très lourd mais tu l’as porté avec une énergie indescriptible, l’énergie de l’amour, amour pour que l’homme soit sauvé et libéré de son péché et amour pour que ton Père soit glorifié.

2. « Devenez mes disciples ». Seigneur, qu’est-ce qui te donne ce courage alors que tu es parvenu à la limite de ta résistance physique et humaine ? Seigneur, au fond de moi, je vois que ce ne peut qu’être l’espérance, la force de l’espérance qui te fait dépasser l’obstacle insurmontable. Tu sais que le cœur de ton Père est un cœur miséricordieux, prêt à oublier tous nos refus, tous nos rejets, tous les affronts que l’homme déchu est capable de lui lancer. Tu sais qu’il nous attend les bras ouverts. Tu sais tout et tu sais qu’il nous aime et qu’il veut te rendre l’amour que tu manifestes pour lui et pour nous. Seigneur, devenir ton disciple ? Tu sais bien que tout me manque, j’ai les mains vides et le cœur blessé à mort par l’amoncellement des événements quotidiens.
Seigneur, dans la vie de tous les jours aussi, cette vie fade, routinière et répétitive, cette vie lassante, sans gros obstacles apparents. Cette vie qui aboutit à la tiédeur et à l’érosion de mes intentions, de mes résolutions pour rester près de toi. Tu veux que j’ouvre mon cœur à ta grâce et je sais que tu es là, que tu ne me quitteras pas. Seigneur augmente ma foi, mon espérance et ne permets pas que la tiédeur vienne à bout de mes forces.

3. « Et vous trouverez le repos pour votre âme ». L’Apocalypse nous rapporte un discours avec l’Église de Laodicée : je sais que tu rejettes sa conduite parce qu’elle n’est ni froide ni chaude, qu’elle est tiède. Mais tu lui demandes de se repentir : tu te tiens à la porte et tu frappes. Et tu attends que je t’ouvre, et là, tu rentreras et tu feras siéger le vainqueur avec toi.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, ne me laisse pas m’enfermer dans la routine qui est stérile : accorde-moi une foi sans hésitation et sans murmure. Tu es là et tu ne m’abandonneras pas : tu l’as promis et tu tiens toujours tes promesses.

 

Résolution

 

Réciter le Magnificat Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais ».

 

 

Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine. Instructions, I, 8 (trad. SC 92, p. 159)

 

« Venez à moi »

Que celui qui veut trouver le vrai repos pour son âme apprenne l'humilité ! Puisse-t-il voir qu'en elle se trouvent toute la joie, toute la gloire et tout le repos, comme dans l'orgueil se trouve tout l'opposé. Et en effet comment sommes-nous venus dans toutes nos tribulations ? Pourquoi sommes-nous tombés dans toute cette misère ? N'est-ce pas à cause de notre orgueil ? À cause de notre folie ? N'est-ce pas pour avoir suivi notre mauvais propos et pour nous être attachés à l'amertume de notre volonté ? Mais pourquoi cela ? L'homme n'a-t-il pas été créé dans la plénitude du bien-être, de la joie, du repos et de la gloire ? N'était-il pas au Paradis ? On lui a prescrit : Ne fais pas ceci, et il l'a fait. Voyez-vous l'orgueil, l'arrogance, l'insoumission ? « L'homme est fou, dit Dieu en voyant cette insolence ; il ne sait pas être heureux. S'il ne traverse pas des jours mauvais, il ira se perdre tout à fait. S'il n'apprend pas ce qu'est l'affliction, il ne saura pas ce qu'est le repos. » Alors Dieu lui a donné ce qu'il méritait, en le chassant du Paradis...

      Cependant la bonté de Dieu, comme je le répète souvent, n'a pas abandonné sa créature, mais elle se tourne encore vers elle et de nouveau la rappelle : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et accablés, et je vous soulagerai ». C'est-à-dire : Vous voilà fatigués, vous voilà malheureux, vous avez fait l'expérience du mal de votre désobéissance. Allons, convertissez-vous enfin ; allons, reconnaissez votre impuissance et votre honte, pour revenir à votre repos et à votre gloire. Allons, vivez par l'humilité, vous qui étiez morts par l'orgueil. « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)

 

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© Secrétariat Chorale-CSFA 2016

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