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Chorale Belgo-Burundaise CSFA
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28 février 2020

Évangile et Homélie du vendredi 28 Fév 2020. Mettre Jésus au centre de mon existence

Évangile et Homélie du vendredi 28 Fév 2020. Mettre Jésus au centre de mon existence
Lectures de la messe Première lecture « Est-ce là le jeûne qui me plaît ? » (Is 58, 1-9a) Lecture du livre du prophète Isaïe Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple...
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10 janvier 2020

Évangile et Homélie du vendredi 10Janv 2020. Jésus et le lépreux

Évangile et Homélie du vendredi 10Janv 2020. Jésus et le lépreux
Lectures de la messe Première lecture (1 Jn 5, 5-13) Lecture de la première lettre de saint Jean (1 Jn 5, 5-13) Bien-aimés, qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C’est lui, Jésus Christ, qui est...
29 décembre 2019

Évangile et Homélie du Dim 29 Déc 2019. Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte...

Évangile et Homélie du Dim 29 Déc 2019. Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte...
Image source: Wikipedia, The Flight into Egypt by Vittore Carpaccio (1500) Lectures de la messe Première lecture (Si 3, 2-6.12-14) Lecture du livre de Ben Sira le Sage Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il renforce l’autorité de la mère sur...
16 janvier 2020

I have a dream, J'ai fait un rêve, Martin Luther King

I have a dream, J'ai fait un rêve, Martin Luther King
Martin Luther King, un pasteur noir américain, prononce son discours « I have a dream, J'ai fait un rêve», à Washington, le 28 août 1963, devant 250 000 personnes. Son rêve est celui d’une amérique [et d'un monde] où tous les enfants de Dieu, Noirs et...
3 décembre 2019

Evangile et Homélie du mardi 03 Dec 2019: Père, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

Evangile et Homélie du mardi 03 Dec 2019: Père, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Lectures de la messe Première lecture (Is 11, 1-10) Lecture du livre du prophète Isaïe En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse...
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2 décembre 2019

Évangile et Homélie du Lundi 02 Déc 2019. [...] Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

Évangile et Homélie du Lundi 02 Déc 2019. [...] Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Lectures de la messe (Is 2, 1-5) Première lecture (Is 2, 1-5) Lecture du livre du prophète Isaïe Parole d’Isaïe, – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem. Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la maison du Seigneur se tiendra...
28 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Dim 28 août 2016. Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place

Evangile, Saint et Homélie du Dim 28 août 2016. Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place
Dimanche 28 août 2016 Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire Saint(s) du jour : St Augustin d'Hippone, évêque, docteur de l'Église (354-430), St Juniper (Miquel) Serra, prêtre o.f.m. (1713-1784) Livre de l'Ecclésiastique 3,17-18.20.28-29. Mon fils,...
6 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Samedi 06 Août 2016.Fête de la Transfiguration du Seigneur

Evangile, Saint et Homélie du Samedi 06 Août 2016.Fête de la Transfiguration du Seigneur
Samedi 06 août 2016 Fête de la Transfiguration du Seigneur Saint(s) du jour : Sts Sixte II et compagnons, martyrs († 258), St Hormisdas, pape (52e) de 514 à 523 Livre de Daniel 7,9-10.13-14. La nuit, au cours d’une vision, moi, Daniel, je regardais :...
5 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Ve 5 Août 2016. "Et que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ?"

Evangile, Saint et Homélie du Ve 5 Août 2016. "Et que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ?"
Vendredi 05 août 2016 Nous sommes en temps ordinaire: 18e semaine L'Église fête : Dédicace de la basilique de Sainte-Marie Majeure Saint(s) du jour : BBx Manuel Moreno et comp., prêtres o.p., martyres († 1936), Bx Frédéric Janssoone, prêtre o.f.m. (1838-1916)...
12 avril 2016

Evangile, Saint et Homélie du mardi 12 Avril

Evangile, Saint et Homélie du mardi 12 Avril
Jésus leur répondit : « Je suis le pain de la vie.Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.» Le mardi 12 avril 2016 ( 3e semaine de Pâques) Saint(s) du jour : St Giuseppe Moscati, médecin des pauvres (1880-1927),...
26 septembre 2016

Evangile, Saint et Homélie du Lundi 26 sept 2016. Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand

Evangile, Saint et Homélie du Lundi 26 sept 2016. Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand
Lundi 26 septembre 2016 Nous sommes en temps ordinaire Saint(s) du jour : Sts Côme et Damien, médecins et martyrs († v. 286), Sts Martyrs Canadiens, missionaires s.j. († 1642/1649) Livre de Job 1,6-22. Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience...
15 septembre 2016

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 15 Sept 2016. Notre Dame des Douleurs

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 15 Sept 2016. Notre Dame des Douleurs
Jeudi 15 septembre 2016 Notre Dame des Douleurs Saint(s) du jour : Ste Caterina Fieschi de Gênes, veuve et mystique (1447-1510), Bx Paolo Manna, missionnaire en Birmanie (1872-1952) Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens Frères,...
27 septembre 2016

Evangile, Saint et Homélie du Mardi 27 septe 2016.Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.

Evangile, Saint et Homélie du Mardi 27 septe 2016.Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
Mardi 27 septembre 2016 Nous sommes en temps ordinaire: 26e semaine Saint(s) du jour : St Vincent de Paul, prêtre et fond. (1581-1660) - mém. -, Bx Lorenzo (Laurent) de Ripafratta (I), prêtre o.p. († 1456) Livre de Job 3,1-3.11-17.20-23. Job ouvrit la...
8 septembre 2016

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 08 Sept 2016. Généalogie de Jésus-Christ: Jésus est fils d’Adam, d’Abraham et de David

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 08 Sept 2016. Généalogie de Jésus-Christ: Jésus est fils d’Adam, d’Abraham et de David
Lecture du livre de Michée (Mi 5, 1-4a) Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois....
15 mai 2016

Evangile, Saint et Homélie du Dimanche de Pentecôte 15 Mai 2016


Le dimanche 15 mai 2016

L'Église fête : Pentecôte, solennité
Saint(s) du jour : St Isidore le laboureur, paysan très pieux (1070-1130), Bse Zofia Czeska-Maciejowska, veuve et fond. (1584-1650)


Livre des Actes des Apôtres 2,1-11.

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

Psaume 104(103),1ab.24ac.29bc-30.31.34.

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
La terre s'emplit de tes biens.

Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Gloire au Seigneur à tout jamais !
Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
Que mon poème lui soit agréable ;
moi, je me réjouis dans le Seigneur.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,8-17.

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,15-16.23b-26.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Homélie ou Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 155, 5-6 ; PL 38, 843

Pentecôte, l'achèvement de Pâques

Le peuple juif célébrait la Pâque, vous le savez, par l'immolation d'un agneau qu'il mangeait avec des pains azymes. Cette immolation de l'agneau symbolisait l'immolation de Jésus Christ et les pains azymes la vie nouvelle purifiée de l'ancien levain... Et, cinquante jours après la Pâque, ce peuple fêtait le moment où Dieu a donné sur le mont Sinaï la Loi écrite de son doigt. À la préfiguration de la Pâque succède la Pâque en plénitude (1Co 5,7) ; Jésus Christ est immolé et nous fait passer de la mort à la vie. Le mot Pâque, en effet, signifie « passage », ce qu'exprime l'évangéliste quand il dit : « L'heure était venue où Jésus devait passer de ce monde à son Père » (Jn 13,1)...

La nouvelle Pâque est donc célébrée, le Seigneur est ressuscité, il nous fait passer de la mort à la vie..., et cinquante jours après, l'Esprit Saint, « le doigt de Dieu » (Lc 11,20), descend sur les disciples. Mais voyez quelle différence dans les circonstances. Là le peuple se tenait au loin : c'était la crainte et non l'amour qui le dominait... ; Dieu est descendu sur le mont Sinaï au milieu du feu, frappant le peuple d'épouvante... Au contraire, lorsque l'Esprit Saint est descendu, les disciples « étaient tous ensemble en un même lieu », et l'Esprit, loin de les effrayer du haut de la montagne, est entré dans la maison où ils étaient réunis (Ac 2,1s)...

« Ils virent, dit l'Écriture, comme un sorte de feu qui se partageait en langues. » Était-ce un feu qui provoquait la peur ? Pas du tout. « Ces langues se posèrent sur chacun d'eux et ils commencèrent à parler diverses langues selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. » Écoutez la langue qui parle et comprenez que c'est l'Esprit qui écrit, non sur la pierre mais dans les cœurs (Ex 31,18 ; 2Co 3,3). Ainsi donc, « la Loi de l'Esprit de vie » (Rm 8,2), écrite dans le cœur et non sur la pierre, est en Jésus Christ en qui la Pâque a été célébrée en toute vérité.    

Mgr. Josep Àngel SAIZ i Meneses Evêque de Terrassa  (Barcelona, Espagne)

«Recevez l'Esprit Saint»

Aujourd'hui le jour de la Pentecôte, se mène à bien l'accomplissement de la promesse faite par le Christ aux Apôtres. Le même soir du jour de Pâques Il répandit sur eux son souffle et leur dit: «Recevez l'Esprit Saint» (Jn 20:22). La venue du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte renouvelle et apporte à sa plénitude ce don de façon solennelle et avec des manifestations externes. Ainsi culmine le mystère pascal. L'Esprit que Jésus transmet crée dans le disciple une nouvelle condition humaine et un sens d'unité. Lorsque l'orgueil de l'homme s'élève jusqu'à se dresser contre Dieu en voulant édifier la tour de Babel, Dieu confonde les langages et ils ne peuvent plus se faire comprendre les uns aux autres.

À la Pentecôte il arrive juste le contraire: par la grâce de l'Esprit Saint, les Apôtres sont compris par des gens d'origine et langages le plus divers. L'Esprit Saint est le Maître intérieur qui amène le disciple vers la vérité, qui le pousse à faire le bien, qui le console dans sa douleur, qui le transforme intérieurement, et lui donne une nouvelle force et capacité. Le premier jour de la Pentecôte de l'ère chrétienne, les Apôtres étaient réunis en compagnie de Marie, et ils priaient. Le recueillement, l'attitude priante est tout à fait indispensable pour recevoir l'Esprit Saint. «Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent: toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux» (Ac 2:2-3).

Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint, et se mirent à prêcher courageusement. Ces hommes effrayés s'étaient transformés en courageux prédicateurs qui ne craignaient prison, ni torture, ni martyre. C'est normal; la force de l'Esprit Saint était avec eux. L'Esprit Saint, troisième Personne de la Très Sainte Trinité, c'est l'âme de mon âme, la vie de ma vie, l'être de mon être; c'est mon sanctificateur, l'hôte de mon intérieur le plus profonde. Pour arriver à la maturité dans la vie de foi il faut que notre rapport avec Lui soit chaque fois plus conscient, plus personnel. Dans cette célébration de la Pentecôte ouvrons à deux battants les portes de notre intérieur.

Abbé Joan MARTÍNEZ Porcel (Barcelona, Espagne)

 «Des fleuves d'eau vive jailliront de son cœur»

Aujourd'hui nous contemplons Jésus sur le dernier jour de la fête des Tabernacles, quand Il se mit debout et s’écria: «Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive qui croit en moi, comme dit l'Écriture, «De son sein couleront des fleuves d'eau vive» (Jean 7:37-38). Il voulait dire l'Esprit. La venue de l'Esprit est une théophanie dans laquelle le vent et le feu nous rappellent de la transcendance de Dieu. Après avoir reçu l'Esprit, les disciples parlent sans crainte. Dans l'Eucharistie de la veille, nous voyons l'Esprit comme une «rivière intérieure d'eau vive», comme il était dans le sein de Jésus, et à la fois on découvre qu’aussi, dans l'Église, c'est l'Esprit qui insuffle la vie réelle. Habituellement, nous nous référons au rôle de l'Esprit dans le plan individuel, cependant, aujourd’hui la Parole de Dieu met en évidence son action dans la communauté chrétienne: «L'Esprit qui devraient recevoir ceux qui croiraient en lui» (Jn 07:39). L'Esprit est l'unité ferme et solide qui transforme la communauté en un seul corps, le corps du Christ. Par ailleurs, il est à l'origine de la diversité des dons et des talents qui nous rendent différents à chacune et chacun d'entre nous.

L'unité est le signe clair de la présence de l'Esprit dans nos communautés. Le plus important de l'Église est invisible, et c'est la présence de l'Esprit qui lui donne la vie. Quand on regarde l'Église seulement avec des yeux humains, sans en faire un objet de foi, nous nous trompons parce que nous ne parvenons pas à percevoir en elle la puissance de l'Esprit. Dans la tension normale entre unité et diversité, entre l'Église universelle et locale, entre surnaturel communion et communauté de frères nous avons besoin de profiter de la présence du Royaume de Dieu dans son Église en pèlerinage. Dans la prière d'ouverture de la messe de la vigile on demande à Dieu pour que les "peuples divisés (...) soient recueillis par le biais de votre esprit et ensemble, confessent votre nom dans la diversité de leurs langues."

Maintenant, nous devons demander à Dieu de savoir découvrir l'Esprit comme l'âme de notre âme et l'âme de l'Église.

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avec l'Evangile au Quotidien & Evangeli.net
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17 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Dim 17 juillet 2016. Marie écoute Jésus. Quant à Marthe, elle est accaparée par le service.


Dimanche 17 juillet 2016

Temps liturgique: 16è dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Alexis, homme de Dieu († Ve s.), BBses Thérèse de St-Augustin et 15 comp., martyres


Livre de la Genèse 18,1-10a.

En ces jours-là, aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour. Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre. Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur. Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre. Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. » Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. » Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer. Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient. Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l’intérieur de la tente. » Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »

Psaume 15(14),2-3a.3bc-4ab.4d-5.

Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.
Il met un frein à sa langue.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n'outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n'accepte rien qui nuise à l'innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,24-28.

Frères, maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. De cette Église, je suis devenu ministre, et la mission que Dieu m’a confiée, c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole, le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté à ceux qu’il a sanctifiés. Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère parmi toutes les nations : le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire ! Ce Christ, nous l’annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 

 Homélie ou Méditation du jour


Abbé Bernat GIMENO i Capín (Barcelona, Espagne)

«Une seule [chose] est nécessaire»

Aujourd'hui, nous voyons un Jésus aussi bien divine qu'humaine: Il est épuisé du voyage et, en Béthanie, il se laisse accueillir par la famille qu'Il aime tant. Et il va en profiter pour nous apprendre ce qui est “le plus important”. D'habitude, dans l'attitude de ces deux sœurs on voit reflétées les deus façons de vivre la vocation chrétienne: la vie active et la vie contemplative. Marie, «se tenant assise aux pieds du Seigneur»; Marthe, accaparée par les multiples choses et occupations du service, toujours contente, mais fatiguée (cf. Lc 10,39-40,42). «Marthe, Marthe», lui dit Jésus, «tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire, que tu te reposes, et même plus important, que tu te reposes à mon côté, en me regardant et en m'écoutant». Deux modèles de vie chrétienne que nous devons coordonner et intégrer: vivre la vie de Marthe aussi bien que celle de Marie. Nous devons être attentifs à la Parole du Seigneur, et vigilants, car le bruit et le trafic du quotidien —fréquemment— nous cache la présence de Dieu.

Parce que la vie et la force d'un chrétien seulement peuvent demeurer fermes et grandir si elles restent unies à la vrai vigne, d'où viennent la vie, l'amour et l'envie de continuer en avant... sans regarder en arrière.

À la plupart de nous, Dieu nous a appelés à demeurer comme “Marthe”. Mais il ne faut pas oublier que le Seigneur veut que nous soyons chaque fois plus comme “Marie”: Jésus-Christ nous a aussi appelés à “choisir la meilleure part” et à ne pas laisser personne nous l'enlever. Il nous rappelle que le plus important n'est pas ce que nous puissions faire, mais la Parole de Dieu qui éclaire nos vies, et, ainsi, par l'Esprit Saint nos œuvres demeurent imprégnées de son amour.

Nous reposer sur le Seigneur est seulement possible si nous jouissons de sa présence réelle dans l'Eucharistie. La prière devant le tabernacle! C'est bien le plus grand trésor que, nous les chrétiens, nous avons. Rappelons-nous le titre de la dernière encyclique de Jean Paul II: L'Église vit de l'Eucharistie. Le Seigneur a beaucoup de choses à nous dire, beaucoup plus de celles que nous en pensons. Cherchons, donc, quelques moments de silence et de paix pour rencontrer Jésus et, avec Lui, nous en trouver nous-mêmes. Jésus-Christ nous invite à adopter une option: celle de choisir «la meilleure part» (Lc 10,42). evangeli.net M&M Euroeditors


Homélie du Père Gilbert Adam

 

"Pendant qu’ils étaient en route, Jésus entra dans un village, et une femme nommée Marthe le reçut."

"Sa sœur, appelée Marie, s’était assise aux pieds du Seigneur et écoutait sa parole." Marthe et Marie sont pour nous deux figures bien connues. Marthe sait être efficace, réaliser une tâche utile, tandis que Marie sait prendre le temps d’écouter Jésus, la Parole de Dieu. Marie est assise aux pieds de Jésus, aux pieds de la Parole vivante, aux pieds de Celui qui est lumière du monde. Elle demeure là, écoutant la parole d’amour. C’est une attitude d’ouverture au mystère insondable de Dieu. Jésus dira d’elle qu’elle a choisi la meilleure part et qu’elle ne lui sera pas enlevée. Notre vocation chrétienne est de nous laisser former et identifier de plus en plus au mystère de Jésus. Nous sommes son Église et à la suite de Marie la mère de Jésus, nous voulons nous laisser épouser par Dieu, le Bien Aimé. La prière est une œuvre, c’est un travail où l’on apprend à aimer. Pour durer dans la prière et entrer dans une relation profonde avec Jésus, nous abordons ce temps comme un lieu où nous donnons et où nous recevons au centuple. Nous apprenons à nous renouveler dans une attention amoureuse qui se perd dans le silence. Avec Jésus, nous participons par la prière, au mouvement de la vie avec le Père, dans le don et l’accueil de l’Esprit Saint. C’est une école de pauvreté et d’humilité, la meilleure école pour une vie évangélique et fraternelle. L’Eglise de l’amour est configurée à son Seigneur, Marie, la mère de Jésus s’est laissé conformer par lui, elle s’est laissé épouser par le Dieu de son amour.

Marthe qui s’affaire à beaucoup de tâches survint et dit : Seigneur, tu ne te soucies pas de ce que ma sœur me laisse faire le travail toute seule ? Dis–lui donc de m’aider. Marthe est absorbée par les multiples tâches du service, elle s’agite et se soucie, et enfin elle proteste contre sa sœur. En oubliant la raison de son service, l’amour de Jésus, Marthe s’agite plus qu’elle n’agit. Elle perd ainsi le jugement sur ce qui l’entourent, et la discorde s’installe entre ceux qui devraient être unis. Elle est absorbée par les tâches, son regard se limite à ce qu’il y a à faire. Elle oublie pourquoi elle sert, pour qui elle rend service. L’accueil chez Marthe est perturbé par une inquiétude ! Or, la valeur de nos actions tient au “pourquoi," au "pour qui,” au motif de notre action. Si notre regard reste fixé sur la matérialité de nos œuvres, nous en perdons le sens et la finalité. En perdant le sens de son service, elle perd aussi la joie et la paix intérieure. Entre s’agiter et rouspéter, ou écouter paisiblement la Parole de Dieu, la meilleure part est facilement discernable. Si nos services et notre travail ne trouvent pas un sens positif dans l’amour, ils deviennent un esclavage dont il faut se libérer. Notre travail, nos services, prennent place et sens dans la perfection de la charité.

Le Seigneur Jésus répondit à Marthe : "Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part : elle ne lui sera pas retirée." Dans toute vie, une seule chose est nécessaire, comme le précise Jésus. Marie sait mettre en œuvre cette seule chose nécessaire que Jésus loue. Toute vie tend à exprimer l’amour de Dieu qui est la Vie en plénitude. Nous savons que prière et action ne s’opposent que si l’une et l’autre se vivent dans la médiocrité. Elles se vivent comme une mise en œuvre et un apprentissage de la charité, elles deviennent toutes deux une manière unique et unifiée d’être à Dieu et d’être au monde. Dans la Foi, l’œuvre charitable prend tout son poids et sa valeur quand elle n’est pas simplement œuvre de la volonté humaine, mais collaboration de notre liberté à l’œuvre de Dieu. Chacune de nos actions trouvent leur valeur et leur sens les plus profonds lorsqu’ils trouvent dans l’Amour, leur source et leur accomplissement. Jésus nous dit : "Je suis la vigne, vous, les sarments." Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit, car hors de moi vous ne pouvez rien faire. La véritable action chrétienne est une union intime avec Jésus qui ne peut pas être opposée à la prière. C’est une nouvelle conformité au visage du Christ qui prend corps en nous, qui prend forme dans l’Eglise de Dieu. Il nous est demandé de rayonner le Christ Jésus dans toute notre vie.

 

Nous demandons la grâce d’accomplir la volonté de Dieu. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


Méditation de Sabine Laxague, consacrée de Regnum Christi

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, je voudrais m’approcher de cet Évangile de façon nouvelle. Je connais peut-être trop cette rencontre avec Marthe et Marie. Mais ta parole est vivante et toujours nouvelle. Aide-moi à l’accueillir ainsi.

 

Demande

 

Jésus, apprends-moi à être accueillant envers les autres, qui que ce soit, que je sache ouvrir mes bras et mon cœur à leur présence. Comme disait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus: « Je choisis d’être dérangée ».

 

Points de réflexion

 

Nous allons méditer cet Évangile sous l'angle de l’accueil.

1. « Une femme, appelée Marthe, le reçut dans la maison ». Marthe accueille Jésus chez elle, elle lui ouvre la porte. Accueillir veut dire sortir à la rencontre de celui qui arrive, cela veut dire admettre sa présence, lui donner l’hospitalité. Le pape François, pendant les JMJ à Rio, a fait référence aux bras ouvert du Christ Rédempteur, qui face à la mer, accueille tous ceux qui veulent venir à lui, sans différence de provenance. « Je suis venu rencontrer les jeunes venus de toutes les parties du monde, attirés par les bras grands ouverts du Christ Rédempteur. Ces jeunes veulent trouver refuge dans ses bras ouverts, tout proche de son Cœur, écouter à nouveau son appel clair et puissant : Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples ». (Discours du pape François, cérémonie de bienvenue) Jésus est le premier à nous apprendre l’accueil !

2. L’accueil n'est-il pas une qualité spécialement chrétienne ? Le chrétien est accueillant parce qu’il fait confiance à l’homme, à cet homme qui vient vers lui, qui a besoin de quelque chose de sa part. Il est accueillant parce qu’il sait que l’homme est bon par nature. Même si cette bonté est très cachée parfois, il sait qu’elle est là, parce que tout homme est créature de Dieu, à son image et ressemblance, et qu’il faut que cette ressemblance resurgisse à un moment ou un autre ; elle ne se dévoilera pas si personne ne reconnaît en lui cette bonté. Finalement le chrétien est accueillant, parce qu’il voit Jésus dans l’autre. « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40).

3. Regardons maintenant comment accueillent Marthe et Marie, pour apprendre d’elles ; apprenons de chacune d’elle quelque chose de différent. (Relire le passage sous cet angle-là en demandant que l'Esprit Saint nous illumine). C’est Marthe qui ouvre les portes de chez elle. Sans elle Jésus ne serait pas là dans la maison. Et, après, son attention se centre sur les services à faire. On pourrait dire que Marthe accueille peut-être Jésus en tant que « personnalité ».
Regardons Marie : elle, on ne la voit apparaître qu’à l’écoute de Jésus. Elle est aux pieds de Jésus et écoute sa parole. Marie, à ce moment-là, accueille Jésus, sa personne, sa parole, elle s’intéresse à lui pour ce qu’il a à dire, à partager.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, Marthe, avec sa porte ouverte, ses bras ouverts, son sourire, et toute son attitude, veut montrer l’accueil à ta personne. Marie, par son attention à toi, à ta parole, à ce que tu as dans ton cœur, t’accueille aussi. Les deux t’accueillent, tout entier : toi en tant que personnalité, et ta personne, ton cœur, ce que tu as à apporter ce jour-là. Aide-moi à trouver comment je suis appelé à t’accueillir et à accueillir les autres, avec ma façon d’être.

 

Résolution

 

Avoir une attitude d’accueil envers toute personne aujourd’hui. Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église. 3ème Sermon pour l'Assomption (trad. Béguin, Seuil 1953, p. 1002 rev.)

Marthe et Marie

Qui mieux que ceux qui ont la charge d'une communauté méritent qu'on leur applique ces paroles : « Marthe, Marthe, tu te soucies de bien des choses » ? Qui s'inquiète de beaucoup de choses sinon celui à qui il incombe de s'occuper aussi bien de Marie la contemplative que de son frère Lazare et d'autres encore ? Vous reconnaissez Marthe inquiète et accablée de mille soucis : c'est l'apôtre qui a « le souci de toutes les Eglises » (2Co 11,28), qui veille à ce que les pasteurs prennent soin de leurs ouailles. « Nul n'est faible que je ne le sois avec lui, dit-il, et nul n'est scandalisé sans que je sois brûlé aussi » (v. 29). Que Marthe reçoive donc le Seigneur dans sa maison, puisque c'est à elle qu'est confié la direction du ménage... Que ceux qui partagent ses tâches reçoivent aussi le Seigneur, chacun selon son ministère particulier ; qu'ils accueillent le Christ et qu'ils le servent, qu'ils l'assistent dans ses membres, les malades, les pauvres, les voyageurs et les pèlerins.

Tandis qu'ils assument ces activités, que Marie demeure en repos, qu'elle connaisse « combien le Seigneur est doux » (Ps 33,9). Qu'elle ait bien soin de se tenir aux pieds de Jésus, le cœur plein d'amour et l'âme en paix, sans le quitter des yeux, attentive à toutes ses paroles, admirant son beau visage et son langage. « La grâce est répandue sur ses lèvres ; il est plus beau que tous les fils des hommes » (Ps 44,3), plus beau même que les anges dans leur gloire. Connais ta joie et rends grâce, Marie, toi qui as choisi la meilleure part. Heureux les yeux qui voient ce que tu vois, les oreilles qui méritent d'entendre ce que tu entends ! (Mt 13,16) Que tu es heureuse surtout d'entendre battre le cœur de Dieu dans ce silence où il est bon pour l'homme d'attendre son Seigneur !  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)


 

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22 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Ve 22 juillet 2016. Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : J’ai vu le Seigneur !

 

 


 

Vendredi 22 juillet 2016

Fête de sainte Marie Madeleine, disciple du Seigneur

Saint(s) du jour : Bse María Inés Teresa del Santísimo Sacramento (1904-1981), Ste Marie Madeleine, disciple du Seigneur (Ier siècle)


Cantique des cantiques 3,1-4a.

Paroles de la bien-aimée. Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? » À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas.

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9.

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1-2.11-18.

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. »  


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour


Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Marie Madeleine est venue et a dit aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur»

Aujourd'hui nous célébrons avec joie Sainte Marie Madeleine. Nous nous réjouissons et nous en tirons profit pour notre foi car son parcours pourrait très bien être le nôtre. La Madeleine venait de loin (cf. Lc 7,36-50) et elle est allée très loin… En effet, le matin de la Résurrection, Marie a cherché Jésus, elle a trouvé Jésus ressuscité et elle est parvenue au Père de Jésus, le "Notre Père". Ce matin-là, Jésus-Christ lui a fait découvrir ce qu'il y a de plus grand dans notre foi : qu'elle était elle aussi une enfant de Dieu.
Dans l'itinéraire de Marie Madeleine, nous découvrons quelques aspects importants de la foi. En premier lieu, nous admirons son courage. La foi, même si c'est un don de Dieu, requiert du courage de la part du croyant. Pour nous, ce qui est naturel c'est de tendre vers ce qui est visible, vers ce que nous pouvons saisir avec la main. Comme Dieu est essentiellement invisible, la foi "est toujours une sorte de rupture risquée et un saut car elle implique l'audace de voir ce qui est vraiment réel dans ce qui ne se voit pas" (Benoît XVI). En voyant le Christ ressuscité, Marie "voit" aussi le Père, le Seigneur.
D'un autre côté, "on arrive à faire le saut de la foi grâce à ce que la Bible appelle la conversion ou le repentir: il n'y a que celui qui change qui la reçoit" (Pape Benoît). N'est-ce pas le premier pas qu'a fait Marie ? N'est-ce pas aussi un pas que nous devons refaire dans nos vies ?
Il y a eu beaucoup d'amour dans la conversion de la Madeleine : elle n'a pas économisé les parfums pour son Amour. L'amour ! Voilà un autre "véhicule" de la foi car nous n'écoutons pas, nous n'entendons pas, nous ne croyons pas quelqu'un si nous ne l'aimons pas. Dans l'Évangile de saint Jean, il apparaît clairement que "croire c'est écouter et, en même temps, voir (…)". Ce matin-là, Marie Madeleine prend des risques pour son Amour, elle écoute son Amour (il lui suffit d'entendre "Marie" pour le reconnaître) et connaître le Père. "Le matin de Pâques (…) lorsque Marie Madeleine voit Jésus, on lui demande de le contempler dans son chemin vers le Père, jusqu'à la pleine confession : "J'ai vu le Seigneur" (Jn 20,18)" (Pape François).   evangeli.net M&M Euroeditors


 

Homélie du Père Gilbert Adam

 "Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau."

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l’intérieur, tout en larmes, et, à l’endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l’a mis. » Au lendemain de la grande épreuve de la Croix, Marie Madeleine continue à chercher Jésus. Nous sommes devant son expérience de la mort et de la résurrection de Jésus. Elle est triste, elle pleure. Lorsqu’elle arrive au tombeau, sa tristesse se transforme au cauchemar car le corps de Jésus n’y est plus. Sa douleur est accentuée par l’ignorance du lieu où se trouve Jésus, il fait encore sombre, la pierre a été enlevée, et le tombeau est vide. Marie Madeleine se penche vers l’intérieur et elle aperçoit deux anges, mais ce n’est pas Jésus ! Marie-Madeleine est le modèle de la persévérance dans notre vie spirituelle. Dans son cheminement, elle nous donne de contempler la recherche du Dieu vivant. Elle avait essayé de combler son cœur de toutes sortes de manières, et s’était trompée de chemin. Quand elle rencontre Jésus, Il lui révèle le véritable Amour. C’est ce que cherchait son cœur, et qu’elle n’avait pas encore trouvé.

"Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus." Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, j’irai le reprendre, » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs." Jésus vient lui-même sans se faire reconnaître, elle ne le reconnaît pas, mais Jésus l’a nommée : « Marie ! » À cet instant, la joie, le bonheur, la paix refluent dans son cœur et dans son corps. Elle veut le saisir. Elle n’aura à garder que sa joie intérieure, une joie immense qui la comble et l’illumine : « J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’Il m’a dit ! » Avec les yeux et les oreilles de la foi, son cœur peut bondir de joie. Marie-Madeleine s’est attachée à Jésus de tout son être. Jésus est passé par la Croix, elle y est passée avec lui. Il était devenu sa vie et sa vie a été crucifiée. Elle devient, après Marie la Mère de Jésus, le modèle de ceux qui cherchent Dieu. « Entraîne-moi, nous courrons, » dit le Cantique des cantiques. Dieu veut être le tout de notre vie. Il faudra progressivement que toutes les médiations s’effacent pour que nous nous trouvions face à face avec le Dieu vivant.

"Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit. » Alors se réveille l’ardeur du cœur de Marie Madeleine, plus encore qu’elle était au premier jour. Après être passée par des nuits d’orages, par toutes sortes d’épreuves, elle est réveillée. Jésus est réaliste, il ne nous laisse pas seuls pour combattre le malin, le monde et notre propre égoïsme. Marie Madeleine est réveillée dans son immense amour. Elle a trouvé Celui que son cœur aime. Elle ne le lâchera plus, il est devenu plus intime à elle-même qu’elle n’est intime à elle-même. Il rejoint l’origine de sa vie, l’origine même de son bonheur. Elle en est devenue sa messagère. Mystère de notre humanité que Jésus a épousée. Cette humanité tissée dans le sein de Marie, qui a pris place au sein même de la Trinité sainte où le Verbe de Dieu a assumé toute chair humaine. Jésus entraîne notre humanité vers le Père. Nous sommes en chemin, nous demandons aujourd’hui la persévérance. Mystérieusement, dans l’humanité tissée dans le sein de Marie, Jésus est Dieu, « Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière » Créateur du ciel et de la terre, et Il est notre Dieu, le Dieu d’amour, le Dieu qui nous sauve.

Nous demandons la grâce de cheminer vers Dieu, d’entrer dans le Mystère de la Résurrection de Jésus. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


 

Méditation de Anne-Marie Terrenoir, consacrée de Regnum Christi

Prière d'introduction

 

Seigneur, tu vis en moi. Quelle grâce ! Je peux rentrer en moi, me retrouver face à toi, t’adorer en vérité, toi, qui es en moi, comme dans un sanctuaire. Merci pour ce moment seul à seul. Aide-moi à prier, tout seul je ne peux pas. Comment est-ce que j’arrive devant toi : content, préoccupé, stressé, triste, en colère, un peu perdu, sans envie, assoiffé, fatigué ? Je me reconnais tel que je suis. Et je me remets entre tes mains, notre Père du Ciel.

Demande : Que je fasse l’expérience de ta miséricorde, de ton regard de miséricorde sur moi.

Points de réflexion

1. « Marie ! » : le moment décisif pour Marie Madeleine. Passage des ténèbres à la lumière. Toute la scène prend un sens nouveau. Son expérience est en fait la rencontre avec le Christ vivant. Quand elle entend son nom, « Marie », elle n’entend pas seulement deux syllabes. Elle entend celui qui les prononce. Elle entend l’amour qu’il a pour elle. Elle entend revivre son espérance. Elle commence à revivre. Elle est régénérée. C’est un moment de grâce, elle est touchée intérieurement par le Seigneur. Elle était prête à recevoir cette grâce sans en être consciente. Elle cherchait le Seigneur, même si elle ne savait ni comment faire ni où chercher. Elle est rattrapée par la miséricorde. Cet amour du Seigneur envers Marie qui est faible, qui est petite et ne peut pas grand-chose, c’est la miséricorde. Et c’est une force créatrice, capable de lui redonner vie.

2. Pour Marie le changement se produit lorsqu’elle entend la voix du Christ. Pour nous, lecteurs, ce pourrait être quand le Seigneur apparaît, quand il « entre en scène », à partir du moment où il « se tenait là ». Avant que Marie ne le sache, il était en train de la regarder. Comment est ce regard du Seigneur ? Unique. Il la connaît. Il sait ce qu’elle cherche, ce qu’elle souffre, qui elle est, ce qui est beau en elle et ses erreurs, sa misère. Il l’accepte telle qu’elle est. Ce n’est pas ses erreurs et sa faiblesse qu’il aime, mais c’est elle qu’il aime. Et c’est justement sa faiblesse qui lui permet de recevoir la miséricorde. Il voit combien elle désire être aimée et combien elle peut aimer, et combien cela la rendrait heureuse, belle, féconde. Le « Marie » qui la touche comme une flèche est un prolongement de ce regard de miséricorde. Comment me regarde le Seigneur ?

3. Marie, un cœur qui a reçu la miséricorde et fait miséricorde. La miséricorde qui est le « deuxième nom » de l’amour (cf. Dives in misericordia, 7). « Croire dans le Fils crucifié signifie (…) croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde » (Dives in misericordia, 7). Elle est envoyée par la miséricorde. C’est ainsi qu’elle va trouver les « frères » de Jésus. Elle commence par raconter son expérience : « J’ai vu le Seigneur ! ». Elle n’est pas apôtre par son discours, par son émotion, par son érudition, ses succès ou sa perfection. Elle est apôtre parce qu’elle vit touchée par la miséricorde. Elle vit sous ce regard, devant et avec celui qui a changé sa vie. Elle se sait aimée par le Seigneur, et cet Amour qu’elle reçoit rayonne. Saint Paul aussi a fait cette expérience : « J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8, 38-39). Notre monde, nos frères ont besoin de témoins, comme nous invite saint Jean-Paul II : « c’est à nous, disciples du Christ, que revient la tâche de proclamer et de vivre le profond mystère de la Miséricorde Divine qui régénère le monde ! » (Audience générale, 21 août 2002).

 

Dialogue avec le Christ : Je te supplie, Jésus, de faire l’expérience de ta miséricorde. Que je puisse témoigner par ma vie qui tu es. Que par mon regard sur mes frères, je puisse transmettre un reflet de ton regard qui redonne vie.

 

Résolution : Me regarder ; me souvenir de mon histoire, me raconter mon histoire ; et y trouver beaucoup de miséricorde. Et être témoin de toi, en regardant chaque personne avec ton regard. Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 25 ; PL 76, 1188 (trad. coll. Icthus, vol.10, p.302)

« Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Marie devient témoin de la compassion de Dieu ; oui, cette Marie...dont un pharisien voulait briser l'élan de tendresse. « Si cet homme était prophète, s'écriait-il, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse » (Lc 7,39). Mais ses larmes ont effacé les souillures de son corps et de son cœur ; elle s'est jetée dans les pas de son Sauveur, délaissant les chemins du mal. Elle était assise aux pieds de Jésus et l'écoutait (Lc 10,39). Vivant, elle le serrait en ses bras ; mort, elle le cherchait. Et elle a trouvé vivant celui qu'elle cherchait mort. Elle a trouvé en lui tant de grâce que c'est elle qui a porté la nouvelle aux apôtres, aux messagers de Dieu !

Que devons-nous voir là, mes frères, sinon l'infinie tendresse de notre Créateur, qui pour ranimer notre conscience, dispose partout des exemples de pécheurs repentis. Je jette les yeux sur Pierre, je regarde le larron, j'examine Zachée, je considère Marie, et je ne vois rien d'autre en eux que des appels à l'espérance et au repentir. Votre foi est-elle effleurée par le doute ? Songez à Pierre qui pleure amèrement sur sa lâcheté. Etes-vous enflammé de colère contre votre prochain ? Pensez au larron : en pleine agonie, il se repent et gagne les récompenses éternelles. L'avarice vous dessèche-t-elle le cœur ? Avez-vous dépouillé autrui ? Voyez Zachée qui rend au quadruple le bien qu'il avait pris à un homme. En proie à quelque passion, avez-vous perdu la pureté de la chair ? Regardez Marie, qui purifie l'amour de la chair au feu de l'amour divin.

Oui, le Dieu tout-puissant nous offre partout des exemples et des signes de sa compassion. Prenons donc en horreur nos péchés, même les plus anciens. Le Dieu tout-puissant oublie volontiers que nous avons commis le mal, et il est prêt à regarder notre repentir comme l'innocence même. Nous qui, après les eaux du salut, étions restés souillés, renaissons de nos larmes... Notre Rédempteur consolera vos larmes d'un jour dans sa joie éternelle. L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016).


 

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4 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 04 août 2016. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église.

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 04 août 2016. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église.
Jeudi 04 août 2016 Nous sommes au Temps ordinaire : 18e semaine Saint(s) du jour : St Jean-Marie Vianney, curé d’Ars (1786-1859), Bx Frédéric Janssoone, prêtre o.f.m. (1838-1916) Livre de Jérémie 31,31-34. Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,...
24 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du Vendredi 24 juin 2016. Nativité de saint Jean Baptiste.


Vendredi 24 juin 2016

Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

Saint(s) du jour : Ste María Guadalupe García Zavala, v. et fond. (1878-1963) , St Gohard, évêque de Nantes et martyr († 843)


Livre d'Isaïe 49,1-6.

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume 139(138),1-2.3b.13-14ab.14cd-15ab.

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées,
tous mes chemins te sont familiers.

C'est toi qui as créé mes reins,
qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l'être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.
Mes os n'étaient pas cachés pour toi
quand j'étais façonné dans le secret.

Livre des Actes des Apôtres 13,22-26.

En ces jours-là, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés. De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus, dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds. » Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,57-66.80.

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 


 

Homélie ou Méditation du jour :

Abbé Joan MARTÍNEZ Porcel (Barcelona, Espagne)

«L'enfant grandit et son esprit se fortifiait»

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de la naissance de Jean Baptiste. Saint Jean est un homme de grands contrastes: il vit dans le silence du désert, néanmoins de là il parle aux foules et, d'une voix convaincante, les invite à la conversion; il est humble dans la façon de reconnaître qu'il n'est pas la Parole mais uniquement la voix, mais il ne mâche pas ses paroles et il a le courage d'accuser et de dénoncer les injustices y compris aux rois eux-mêmes; il invite ses disciples à aller vers Jésus mais ne refuse pas de parler à Hérode pendant sa captivité. Silencieux et humble, il est également courageux et intrépide même au point de verser son sang. Jean Baptiste est un grand homme! Jésus dira de lui qu'il est le plus grand homme né d'une femme, mais il n'est que le précurseur du Christ.

Le secret de sa grandeur réside peut-être dans le fait qu'il est conscient qu'il a été choisi par Dieu, ainsi l'exprime l'évangéliste: «L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël» (Lc 1,80). Toute son enfance et son adolescence ont été marquées par la prise de conscience de sa mission: rendre témoignage; et il le fait en baptisant Jésus dans le Jourdain; en préparant le peuple pour le Seigneur; et à la fin de sa vie, en versant son sang en faveur de la vérité. A travers notre connaissance de Jean nous pouvons répondre à la question de ses contemporains: «Que sera donc cet enfant?» (Lc 1,66).

Par le baptême, nous avons tous été choisis et envoyés pour rendre témoignage du Seigneur. Dans un milieu indifférent, saint Jean est un modèle et une aide pour nous tous; saint Augustin nous dit: «Admire Jean autant que tu le pourras car ce que tu admires profite au Christ. Je répète, cela profite au Christ, pas parce que tu lui offres quelque chose à Lui, mais parce que tu progresses grâce à Lui». Chez saint Jean, son comportement de précurseur manifesté par sa prière attentive au Saint Esprit, son courage et son humilité, nous aident à ouvrir de nouveaux horizons de sainteté pour nous tous ainsi que pour nos frères.© evangeli.net M&M Euroeditors.


  Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 

"Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils."

Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité son peuple pour accomplir sa libération." Jean Baptiste est cet homme dont la vie, dans l’histoire du salut, marque l’importance de notre humanité qui va à la rencontre de Dieu. Sa nativité nous est donnée comme un évènement unique en naissant d’un vieux couple : « Elle mit au monde un fils, » expression commune, riche d’un sens profond. Le monde reçoit celui que personne n’espérait plus, le monde se réjouit et, aussitôt, il tend à le faire sien, à se l’approprier. Mais une rupture surgit ! « Non, il s’appellera Jean. » La naissance de Jean Baptiste est la Beauté d’un recommencement avec une promesse. La Bonne Nouvelle nous entraine, nous sort de nous-même, elle nous conduit à la vie véritable. « Il s’appellera Jean. » Cette décision vient d’un souffle intérieur et échangé entre Elisabeth et Zacharie dans leur intimité. C’est dans la faiblesse et la pauvreté de cet enfant que Dieu agira pour le salut du monde ! Il en est ainsi dans notre vie, l’Esprit Saint agit dans notre faiblesse.

"Dans la maison de David, son serviteur, il a fait se lever une force qui nous sauve." C’est ce qu’il avait annoncé autrefois par la bouche de ses saints prophètes : le salut qui nous délivre de nos adversaires, des mains de tous nos ennemis. Il a montré sa miséricorde envers nos pères, il s’est rappelé son Alliance sainte : il avait juré à notre père Abraham qu’il nous arracherait aux mains de nos ennemis." « Que sera donc cet enfant ? » Il ira, jusqu’au péril de sa vie, dire le droit « tu n’as pas le droit de prendre cette femme pour épouse. » Par tache d’huile, depuis sa conception, Jean Baptiste relance la question de l’existence, la ramène à Dieu, fait sortir chacun de l’épaisseur du quotidien, de l’habituel. Il est cette « voix qui crie dans le désert, » il fait tomber ce qui nous empêche de voir la beauté de Dieu. Le bonheur de cette naissance est une perle pour nous tous, le bonheur d’exister est redonner à la terre des hommes. La Liberté intérieure nous est redonnée avec l’Esprit Saint. L’Esprit prophétique est un esprit d’humilité, c’est aussi un esprit de force, il est un esprit de droiture et de justice. C’est en lui que notre « oui est oui » et que notre « non est non ».

"Telle est la tendresse du cœur de notre Dieu ; grâce à elle, du haut des cieux, un astre est venu nous visiter ;" il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour guider nos pas sur le chemin de la paix." L’enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il devait être manifesté à Israël." Nous connaissons la vie de Jean Baptiste, ce qui l’anime au plus profond, mais ne nous y trompons pas, il ira au désert, il ira à la limite de l’humain. Il laissera tomber les certitudes provisoires pour être pure attente de « Celui qui vient. » La vie de Jean le Baptiste est un appel à la vie, à redécouvrir son propre chemin. Les pauvres annoncent Jésus, le Sauveur du monde, sans le savoir ! Le prophète annonce Dieu, il ne se met pas en avant, ce qu’il doit dire, il le dit avec la force de la vérité, et il s’efface. « Le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, » dira Jésus. Et toi, petit enfant, on t’appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu’il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés.

 

Nous demandons la grâce de demeurer en Dieu et de témoigner de Jésus par notre vie. © 2016, Père Gilbert Adam.

 


  Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Sermon 289, 3ème pour la Nativité de Jean-Baptiste.

« Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

Le plus grand des hommes a été envoyé pour rendre témoignage à Celui qui était plus qu'un homme. En effet, quand celui qui est « le plus grand d'entre les enfants des femmes » (Mt 11,11) dit : « Je ne suis pas le Christ » (Jn 1,20) et s'humilie devant le Christ, il nous faut comprendre qu'il y a dans le Christ plus qu'un homme... « De sa plénitude nous avons tous reçu » (Jn 1,16). Qu'est-ce à dire, « nous tous »? C'est-à-dire que les patriarches, les prophètes et les saints apôtres, ceux qui ont précédé l'Incarnation ou qui ont été envoyés depuis par le Verbe incarné lui-même, « nous avons tous reçu de sa plénitude ». Nous sommes des vases, il est la source. Donc..., Jean est homme, le Christ est Dieu : il faut que l'homme s'humilie, pour que Dieu soit exalté.

C'est pour apprendre à l'homme à s'humilier que Jean est né le jour à partir duquel les jours commencent à décroître ; pour nous montrer que Dieu doit être exalté, Jésus Christ est né le jour où les jours commencent à croître. Il y a ici un enseignement profondément mystérieux. Nous célébrons la nativité de Jean comme celle du Christ, parce que cette nativité est pleine de mystère. De quel mystère ? Du mystère de notre grandeur. Diminuons en nous-mêmes, pour croître en Dieu ; humilions-nous dans notre bassesse, pour être exaltés dans sa grandeur. ©Evangelizo.org 2001-2016.

 

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15 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Ve 15 juillet 2016. Le Fils de l’homme est maître du sabbat et plus grand que le Temple


Vendredi 15 juillet 2016

Le vendredi de la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Bonaventure, docteur de l'Église (1217-1274) - mém. -, Bse Anne-Marie Javouhey, fondatrice (1779-1851)


Livre d'Isaïe 38,1-6.21-22.7-8.

En ces jours-là, le roi Ézékias souffrait d’une maladie mortelle. Le prophète Isaïe, fils d’Amots, vint lui dire : « Ainsi parle le Seigneur : Prends des dispositions pour ta maison, car tu vas mourir, tu ne guériras pas. » Ézékias se tourna vers le mur et fit cette prière au Seigneur : « Ah ! Seigneur, souviens-toi ! J’ai marché en ta présence, dans la loyauté et d’un cœur sans partage, et j’ai fait ce qui est bien à tes yeux. » Puis le roi Ézékias fondit en larmes. La parole du Seigneur fut adressée à Isaïe : « Va dire à Ézékias : Ainsi parle le Seigneur, Dieu de David ton ancêtre : J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes. Je vais ajouter quinze années à ta vie. Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d’Assour, je protégerai cette ville. Puis Isaïe dit : « Qu’on apporte un gâteau de figues ; qu’on l’applique sur l’ulcère, et le roi vivra. » Ézékias dit : « À quel signe reconnaîtrai-je que je pourrai monter à la Maison du Seigneur ? » Voici le signe que le Seigneur te donne pour montrer qu’il accomplira sa promesse : Je vais faire reculer de dix degrés l’ombre qui est déjà descendue sur le cadran solaire d’Acaz. » Et le soleil remonta sur le cadran les dix degrés qu’il avait déjà descendus.

Livre d'Isaïe 38,10.11.12abcd.16-17a.

Je disais : Au milieu de mes jours,
je m’en vais ;
j’ai ma place entre les morts
pour la fin de mes années.

Je disais : Je ne verrai pas le Seigneur
sur la terre des vivants,
plus un visage d’homme
parmi les habitants du monde !

Ma demeure m’est enlevée, arrachée,
comme une tente de berger.
Tel un tisserand, j’ai dévidé ma vie :
le fil est tranché.

« Le Seigneur est auprès d’eux : ils vivront !
Tout ce qui vit en eux vit de son esprit ! »
Oui, tu me guériras, tu me feras vivre :
voici que mon amertume se change en paix.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. » »


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour

Abbé Josep RIBOT i Margarit (Tarragona, Espagne)

«C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices»

Aujourd'hui, le Seigneur se rapproche du semis de ta vie, pour cueillir les fruits de sainteté. Trouvera-t-Il quand Il viendra de la charité, de l'amour pour Dieu et pour autrui? Jésus, qui corrige la casuistique méticuleuse des rabbis, celle qui rendait insupportable la loi du repos sabbatique: devra-t-il te rappeler qu'Il est seulement intéressé à ton cœur, à ta capacité d'aimer? «Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat!» (Mt 12,2). Et ils l'ont dit convaincus, ce qui est incroyable! Comment interdire de faire toujours le bien? Il y a quelque chose qui te rappelle qu'il n'existe aucune motivation t'excusant de ne pas vouloir aider l'autre.

La véritable charité consisterait à respecter les exigences de la justice, en évitant l'arbitraire ou le caprice personnel, mais en empêchant la rigidité qui tue l'esprit de la loi de Dieu, qui n'est qu'une invitation continuelle à aimer, à se donner aux autres. «C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices» (Mt 12,7). Répète ces paroles maintes fois, afin de les graver dans ton cœur: Dieu, riche en miséricorde, nous veut miséricordieux. «Que ce Dieu est prochain de celui qui confesse sa miséricorde! Oui; Dieu n'est pas loin de ceux qui sont contrits de cœur» (Saint Augustin). Et que tu es loin de Dieu quand tu permets que ton cœur s'endurcisse comme la pierre! Jésus-Christ accusa les pharisiens de condamner les innocents. Une grave accusation. Et toi? T'intéresses-tu vraiment aux choses de ton prochain? Les juges-tu avec affection, avec sympathie, comme celui qui juge un ami ou un frère? Essaie de ne pas perdre le nord de ta vie.

Demande à la Vierge de te faire miséricordieux, que tu saches pardonner. Sois bienveillant. Et si tu découvres dans ta vie quelque détail qui puisse contraster avec cette disposition de fond, maintenant c'est un bon moment pour rectifier, tout en formulant quelque propos efficace. evangeli.net M&M Euroeditors


Homélie du Père Gilbert Adam

 

En ce temps–là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger.

Voyant cela, les pharisiens lui dirent : Tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. La réponse de Jésus aux pharisiens sur la question des épis arrachés nous donne de comprendre la Parole de Dieu. Il nous faut entrer dans une grande confiance, demeurer dans les pensées du cœur de Dieu qui ne sont que tendresse et bonté. Les pensées du cœur de Jésus nous attirent dans l’amour de Dieu. Nous voulons entrer dans cet amour, demeurer en lui. Les disciples, qui sont avec Jésus, font l’expérience de son amour pour eux, il provoque une liberté dans ce nouveau groupe de disciples. Ils ont faim, alors ils mangent des grains contenus dans les épis de blé. La religion pour Jésus, ce n’est pas « des choses à faire ou à ne pas faire, » c’est entrer dans l’amour de Dieu, reconnaître les bienfaits que Dieu nous donne, lui rendre grâce, et l’aimer avec tous ceux qu’il nous donne. Mais nous avons du mal à aimer les autres, parce que nous ne nous aimons pas nous-mêmes. Il nous faut demeurer dans l’Amour infini de Dieu. Le rayonner continuellement est un défi difficile à relever pour les religieux trop soucieux de faire avant tout leur « devoir. » Nous faisons l’expérience que notre vie est tournée sur elle-même, que nous ne sommes ni tendresse, ni bonté ni miséricorde pour nos frères, Jésus manifeste la liberté acquise par ses disciples qui marchent dans les champs de blé.

Jésus dit aux pharisiens : N’avez–vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ? Comment il entra dans la maison de Dieu et comment ils mangèrent les pains offerts, alors qu’il n’était permis d’en manger ni à lui, ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls ? L’observance littérale des prescriptions sabbatiques doit céder la place à la miséricorde. Le discours de Jésus nous pousse à observer le sabbat en accomplissant sa finalité, en se conformant à la volonté de Dieu qui fait les dons à son peuple. Cette volonté se réduit à la miséricorde, à l’amour réciproque, à la compassion. Si l’observance du précepte sabbatique comporte une offense à la charité, elle ne correspond pas à la volonté de Dieu. Jésus montre que, durant le temps de ce monde, le sabbat où Dieu se repose est de veiller à la marche du monde et aux destinées du genre humain. Il ne cesse d’exercer sur ses créatures sa providence et sa bienveillance « jusqu’à la fin du monde. » Le vrai sabbat où Dieu se reposera de tous ses travaux sera le monde futur, quand « douleur, tristesse et gémissements s’enfuiront, » et que Dieu sera « tout en tous. » Inlassablement, Jésus parle de la simplicité de son cœur, il est si simple et nous ne le comprenons pas. Ce qui est le plus simple nous paraît le plus difficile à réaliser. Jésus ne nous demande pas de faire des choses difficiles, de poser des actions héroïques, il veut une seule chose de nous : Que nous entrions dans son amour et que nous y demeurions.

Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Car le Fils de l’homme est maître du sabbat. Jésus déplore les tracasseries légalistes des pharisiens : « C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. » Les disciples de Jésus n’observent pas la Loi comme les pharisiens car l’application rigoureuse de la Loi est une prison sans l’amour. Le comportement religieux des pharisiens fait penser à des gens qui peinent sous le poids du fardeau. Leurs lèvres énoncent impitoyablement le droit, mais leur cœur est insensible à l’amour de Dieu et du prochain. Le comportement des disciples de Jésus paraît étrange aux yeux des pharisiens, mais il traduit une nouveauté. Par ce comportement, ils veulent montrer que la venue de Jésus bouleverse tout. Leur Maître ne recommande plus des préceptes compliqués à pratiquer, mais des commandements d’amour à garder. C’est pourquoi, ils n’ont plus des Lois à respecter, mais une personne à aimer. Ils ont appris à vivre selon l’intelligence du cœur. Avec cette intelligence, la Loi devient intérieure à qui veux être disciple de Jésus avec amour et liberté. L’Esprit Saint nous mène vers la vérité tout entière d’une vie d’amour et de liberté.

Nous demandons à Dieu la grâce de nous jeter dans son amour infini pour réchauffer notre cœur

Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


Méditation de Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

Prière d'introduction et Demande

Seigneur, me voici devant toi. Je t’offre et te consacre ces quelques minutes d’attention et de prière. Éclaire ma réflexion et ma méditation. Sois ma lumière. Ouvre mon cœur, Seigneur, à la loi nouvelle que tu nous as révélée dans le Christ.

Points de réflexion

1. Les pharisiens ne reprochent pas aux disciples de Jésus d’avoir arraché des épis et de les avoir mangés, mais ils leur reprochent de l’avoir fait le jour du sabbat. Quel est donc le sens de ce reproche ? Pour le comprendre, il faut rappeler quelle est la raison d’être du jour du sabbat. Dans le décalogue, Dieu demande à Moïse et au peuple de se souvenir du jour du sabbat pour le sanctifier, c’est-à-dire pour le mettre à part des autres jours de la semaine, en vue du culte à rendre à Dieu ce jour-là. Le sabbat est le septième jour de la création, c’est-à-dire le dernier jour qui a consacré l'achèvement de l'œuvre créatrice de Dieu. Il s'est reposé après son ouvrage et le livre de l'Exode demande à l'homme de se reposer comme son Créateur (Ex 20, 8). Le sabbat est également compris comme le jour où les Juifs sont invités à faire mémoire du temps où ils étaient esclaves en Égypte, soumis au travail forcé, et comment Dieu les a libérés de cet esclavage (Dt 5, 15). Ainsi, la cessation de tout ouvrage le septième jour vient rappeler qu’on ne doit pas redevenir esclave de son propre travail, comme en Égypte. C’est pourquoi, le jour su sabbat les activités liées au travail du reste de la semaine ne sont pas permises. Ainsi, par exemple, moissonner les champs un jour de sabbat n’est pas permis. Le fait d’arracher des épis ce jour-là est assimilé au travail de la moisson. On comprend donc pourquoi les pharisiens en font le reproche aux disciples de Jésus.

2. Jésus va contredire la rigidité avec laquelle ils appliquent la Loi en leur donnant deux exemples tirés de leur propre histoire. Le premier se réfère à David fuyant la jalousie meurtrière du roi Saül. Alors que lui et ses hommes ont faim, ils parviennent chez le prêtre Ahimélek et lui demandent du pain. Ce dernier leur répond qu’il n’a que du pain d’oblation, réservé aux prêtres. Pourtant, en les voyant affamés, Ahimélek applique une dérogation. Il consent à leur en donner. Le deuxième exemple est celui de l’activité des prêtres dans le temple, le jour du sabbat. D’après les indications de Dieu à Moïse, le jour du sabbat, les prêtres doivent « travailler » puisqu’il leur est demandé de faire des pains et de les placer dans le Saint des saints accompagnés d’encens (Lv 24, 5-8). De plus, il est également demandé aux prêtres d’offrir des sacrifices le jour du sabbat (Nb 28, 9-10). Si les prêtres eux-mêmes ne sont pas en faute, alors qu’ils n’observent pas fidèlement le sabbat, c’est donc qu’il y a la place à un discernement pour savoir comment appliquer cette loi.

3. Il y a plus encore derrière les paroles de Jésus. Les prêtres dont on vient de parler officiaient à l’intérieur du temple, c’est-à-dire dans le lieu le plus saint par excellence, le lieu de la présence de Dieu. Or, voici que Jésus, pour asseoir son autorité et pour valider ce qu’il vient d’expliquer, leur dit : « Il y a ici plus grand que le temple ». C’est une manière d’exprimer sa messianité et sa divinité. Jésus est plus grand que le temple, car il n’abrite pas la présence de Dieu, mais il est lui-même Dieu ! Et voilà qu’il rappelle les paroles du prophète Osée : « C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices » (Os 6, 6). Jésus dit aux pharisiens que s’ils avaient saisi le sens de ces paroles, ils n’auraient pas condamné des gens qui sont sans faute. Il se réfère bien entendu au fardeau de la loi que les pharisiens font peser scrupuleusement sur les épaules du peuple. Jésus leur rappelle que même une institution divine comme le sabbat n’a pas une valeur absolue et qu’elle doit toujours être ordonnée à la miséricorde. De fait, Jésus fera de nombreuses guérisons le jour du sabbat, malgré les critiques des pharisiens. Jésus conclut la discussion avec l’affirmation de la supériorité de la loi nouvelle qu’il instaure désormais : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat ».

Dialogue avec le Christ

Jésus, libère-moi de tous les scrupules qui ne sont pas ordonnés à la miséricorde et à la charité. Que ton exemple d’amour inconditionnel au prochain devienne mon idéal, par-dessus mes fausses sécurités, comme peuvent l’être le souci de mon image, la satisfaction d’avoir appliqué la règle, le perfectionnisme ou la complaisance dans le devoir accompli sans charité.

Résolution

Aujourd’hui, je chercherai à servir le Seigneur plus par la charité dans mes relations, mes regards et mes paroles, que dans le travail froidement réalisé.

Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église. Les Confessions, Livre 13, ch. 35-38

« Le Fils de l'homme est maître du sabbat »

Seigneur Dieu, toi qui nous as comblés de tout, donne-nous la paix (Is 26,12), la paix du repos, la paix du sabbat, le sabbat qui n'a pas de soir. Car cet ordre si beau des choses que tu as créées et qui sont « très bonnes » (Gn 1,31) passera lorsqu'il aura atteint le terme de sa destinée. Oui, elles ont eu leur matin, elles auront leur soir. Mais le septième jour n'a pas de soir, pas de couchant, puisque tu l'as sanctifié pour qu'il dure toujours. Au terme de tes œuvres « très bonnes », que tu as faites pourtant dans le repos, tu t'es reposé le septième jour ; c'est pour nous dire par ton livre qu'au terme de nos œuvres, qui sont très bonnes parce que c'est toi qui nous les as données (Is 26,12), nous aussi nous nous reposerons en toi au sabbat de la vie éternelle. Alors tu te reposeras en nous tout comme aujourd'hui tu agis en nous ; ainsi ce repos que nous goûterons sera le tien, tout comme les œuvres que nous faisons sont tiennes.

Toi, Seigneur, tu es à l'œuvre toujours et tu es toujours en repos... Pour nous, vient un moment où nous sommes poussés à agir pour le bien, après que notre cœur l'a conçu de ton Esprit, tandis qu'avant nous étions poussés à faire le mal quand nous t'abandonnions. Toi, Dieu uniquement bon, jamais tu n'as cessé de faire le bien. Quelques-unes de nos œuvres sont bonnes, par ta grâce il est vrai, mais elles ne sont pas éternelles ; après elles, nous espérons nous reposer dans ton ineffable sanctification. Mais toi, Bien qui n'as besoin d'aucun autre bien, tu es toujours en repos, parce que ton repos, c'est toi-même.

Qui parmi les hommes pourra donner l'intelligence de tout cela à l'homme ? Quel ange la donnera aux anges ? Quel ange à l'homme ? C'est à toi qu'il faut la demander, en toi qu'il faut la rechercher, à ta porte qu'il faut frapper. Et ainsi, oui, ainsi on recevra, ainsi on trouvera, ainsi la porte s'ouvrira (Mt 7,8).  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)


 

 

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25 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Lu 25 Ju 2016. Ordonne que mes deux fils que voici siègent à tes côtés dans ton Royaume

Lundi 25 juillet 2016

Fête de saint Jacques (le majeur), apôtre

Saint(s) du jour : St Jacques le Majeur, apôtre et martyr († v. 42), BBx José Luis Palacio Muñiz et 3 comp., martyrs († 1936)


Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15.

Frères, nous portons un trésor comme dans des vases d'argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous. En toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis. Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre condition charnelle vouée à la mort. Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. L’Écriture dit : “J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.” Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu.

Psaume 126(125),1-2ab.2cd-3.4-5.6.

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

Il s'en va, il s'en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s'en vient, il s'en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.

En ce temps-là, la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »   


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour



Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation (Città del Vaticano, Saint-Sige)

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.


 

 

Homélies du Père Gilbert Adam

Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s’approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? »

Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu’ils siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » L’Apôtre Saint Jacques, à la prière de sa mère, veut être près de Jésus ! Abandonnant ses biens, sa maison et ses filets de pêche, il suit Jésus. Il a entendu le message de Jésus annonçant son Royaume, et offrant la vie éternelle. La mère des deux frères demande à Jésus quelque chose de bon pour ses fils, mais cela reste au niveau des aspirations humaines. Cependant, la réalité merveilleuse du Royaume est annoncée ! L’appel de Jacques est une libre initiative de Jésus qui lui donne l’aide nécessaire pour y répondre. Viendra ensuite pour Jacques, l’engagement qui se manifeste dans la réponse de Jésus, l’ouverture à la configuration au Christ Jésus qui appelle. Jésus transforme cette demande en un appel, dans le « pouvez-vous, » adressé aux deux frères, Jésus énonce qu’il Lui faut d’abord aller à Jérusalem, souffrir et mourir pour ressusciter dans le Royaume. Les Apôtres, avant d’entrer dans le Royaume, vivront la Passion de Jésus. Pour partager sa part, il nous faut partager son chemin, il nous faut partager sa vie. C’est ainsi que s’annonce la place que nous occuperons près de Jésus.

"Jésus répondit à la mère des fils de Zébédée : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m’appartient pas de l’accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »Jésus ne rompt pas le dialogue avec la mère et les frères, au contraire, il interroge les fils en les mettant en avant. Jésus clarifie la situation en s’adressant à eux directement : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » La lumière est faite après la réponse large et généreuse des deux frères : « Nous le pouvons. » « Ma coupe, vous y boirez, dit Jésus. » Boire à la coupe est une évocation de la future coupe eucharistique. C’est une expression de la solidarité entre Jésus et ses disciples, une manifestation du chemin pascal que devra suivre le disciple à la suite de son maître. Le « oui », généreux de Jacques et de Jean, va devenir un véritable « amen » qui assume la faiblesse et la fragilité des disciples. Nous ne pouvons obtenir la gloire qu’il nous propose qu’en acceptant d’abord la Croix. La réponse de Jésus met l’accent sur l’importance d’accepter de boire à la même « coupe » que lui. Il nous faut être prêts à donner notre vie pour l’amour de Dieu, en nous consacrant au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Lui. En suivant Jésus, nous nous donnons entièrement à lui, avec confiance.

« Jésus appela les douze et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Boire à la coupe de Jésus, c’est être très proche de lui : « Ma coupe, vous y boirez, » et vous pourrez entrer dans une glorification étonnante, la victoire de l’Amour, dans son épanouissement total. Jésus nous demande si nous pouvons le suivre dans l’amour par lequel il va vous sauver, et en même temps glorifier le Père ? Nous sommes dans la barque de l’Église qui vogue en pleine mer affrontée à la tempête. Nous tenons bon parce que Jésus est là, vivant en nous sa Passion et sa Résurrection. Suivre Jésus, exige une grande humilité. Depuis le baptême, nous avons été appelés à être ses témoins pour transformer le monde. Soumis à nos limites, à nos péchés, nous commençons à boire la coupe d’amertume de Jésus. « À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés, dira Jacques. » Dans notre vie, la puissance de l’Amour infini de Dieu s’exerce par de petits ajustements à son cœur qui s’imposent toujours si nous voulons le suivre. Les dix suivront le même chemin, eux aussi en buvant à la même coupe, pleinement.

Nous demandons la grâce de comprendre que nous sommes appelés à partager la Vie du Seigneur Jésus ! Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


 

 Méditation de Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

 

Prière d'introduction

 

Aujourd’hui, dans ce passage, il est question d’honneurs et de service. Quand je regarde notre Saint-Père le pape qui a reçu la charge de succéder à saint Pierre, j’admire sa grandeur et sa dignité alors qu’il assume toute responsabilité dans un esprit de service.

 

Demande

 

Seigneur, que je sache m’approcher de toi pour ne pas confondre l’honneur d’être à la première place et le service que cela demande.

 

Points de réflexion

 

1. « Ordonne que mes deux fils siègent l’un à ta droite et l’autre à ta gauche ». Jacques, et Jean, son frère, « les fils du tonnerre » comme tu les avais surnommés, faisaient partie de tes quatre premiers disciples. Ils marchaient sur tes traces avec audace et détermination : ils t’avaient même proposé de faire descendre le feu du ciel sur les habitants de Samarie qui ne voulaient pas te recevoir. Tout émerveillée par leur comportement et leur zèle, leur mère demande la première place pour eux dans ton Royaume. Ambition maternelle qui n’est probablement qu’un reflet de l’ambition de ses deux fils eux-mêmes. Elle imagine le triomphe de ce Règne où les puissants seront rabaissés, les justes récompensés et où la paix régnera dans tous les domaines.

2. « Vous ne savez pas ce que vous demandez ». Cette demande ne te surprend pas : tu sais à chaque instant ce qui se passe dans le cœur de chacun mais tu veux les faire réfléchir : pour accéder au Royaume que je suis venu vous annoncer, il faut renoncer à toute ambition personnelle, il faut renoncer à toute amitié, à toute affection, il faut aussi et d’abord ne rechercher aucun profit personnel. Seul le service gratuit, et vraiment et profondément gratuit, « permettra d’accéder à la place que Dieu le Père a réservée pour vous ; moi, il ne m’appartient pas de vous l’accorder ».
Pour siéger à ma droite et à ma gauche, il faut d’abord que vous participiez à mes souffrances, à la coupe amère du don total de soi. Cette coupe, il est vrai, vous la boirez. Seigneur tu savais à quel martyr Jacques serait confronté à Jérusalem, tu savais aussi les difficultés innombrables et inimaginables que Jean rencontrerait mais tu ne leur dévoiles pas ce qui les attend. Tu veux que nous te fassions confiance !

3. « Ainsi, le fils de l’homme est venu pour donner sa vie en rançon pour la multitude ». Cette coupe n’est pas la même pour tous et les places dans le Royaume sont pour ceux qui t’auront suivi ou qui seront revenus vers toi-même après une longue absence. Toi, tu récompenseras ceux qui auront persévéré malgré les difficultés, les fatigues, les angoisses, les calomnies. Et aussi, Seigneur, tu nous appelles à offrir avec toi toutes ces difficultés mais aussi toutes les joies qui nous sont offertes dans notre vie quotidienne : contempler la nature, écouter chanter un oiseau ; ce sont des joies simples qui nous permettent de te rendre gloire et de te remercier de faire de nous des rédempteurs avec toi.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, garde-moi fidèle à te servir. Garde-moi près de toi. Je sais que tu me donneras la force dont j’ai besoin pour me tourner vers toi aux moments difficiles.

 

Résolution

 

Demander l’intercession de Marie pour avoir la grâce de rester à ma place, rien qu’à ma place, avec patience et esprit de service face à ceux avec lesquels je travaille.

 

 

Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°35 (trad. Le Barroux)

« Ma coupe, vous y boirez »

 

Puisque nous célébrons aujourd'hui la fête d'un martyr, mes frères, nous devons nous sentir concernés par la forme de patience qu'il a pratiquée. Car si nous nous efforçons avec l'aide du Seigneur de garder cette vertu, nous ne manquerons pas d'obtenir la palme du martyre, bien que nous vivions dans la paix de l'Église. C'est qu'il y a deux sortes de martyres : l'un consistant en une disposition de l'esprit, l'autre joignant à cette disposition de l'esprit les actes extérieurs. C'est pourquoi nous pouvons être martyrs même si nous ne mourons pas exécutés par le glaive du bourreau. Mourir de la main des persécuteurs, c'est le martyre en acte, dans sa forme visible ; supporter les injures en aimant celui qui nous hait, c'est le martyre en esprit, dans sa forme cachée.

Qu'il y ait deux sortes de martyres, l'un caché, l'autre public, la Vérité l'atteste en demandant aux fils de Zébédée : « Pouvez-vous boire le calice que je vais boire ? » Ceux-ci ayant répliqué : « Nous le pouvons », le Seigneur répond aussitôt : « Mon calice, vous le boirez en effet ». Que devons-nous comprendre par ce calice, sinon les souffrances de la Passion, dont il dit ailleurs : « Mon Père, s'il est possible, que ce calice passe loin de moi » ? (Mt 26,39) Les fils de Zébédée, à savoir Jacques et Jean, ne sont pas morts pas tous les deux martyrs, et pourtant il leur a été dit à tous deux qu'ils boiraient le calice. En effet, bien que Jean ne soit pas mort martyr, il l'a été cependant, puisque les souffrances qu'il n'avait pas subies dans son corps, il les a éprouvées dans son esprit. Il faut donc conclure de cet exemple que nous pouvons nous aussi être martyrs sans passer par le glaive, si nous conservons la patience dans notre âme. L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016).


 

 

 

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5 juillet 2016

Evangile, St et Homélie du Ma 05 Ju 2016. La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître...

Evangile, St et Homélie du Ma 05 Ju 2016. La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître...
Mardi 05 juillet 2016 Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : St Antonio Maria Zaccaria, prêtre et fond. (1502-1539), BBx Georges Nichols, Richard Yaxley et 2 autres, m. († 1589) Livre d'Osée 8,4-7.11-13. Ainsi parle le Seigneur...
1 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Vendredi 01 juillet 2016. Jesus n'est pas venu appeler des justes, mais des pécheurs


Vendredi 01 juillet 2016

Le vendredi de la 13e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Olivier Plunkett, évêque et martyr (1629-1681), Bx Antonio Rosmini, prêtre et fondateur (1797-1855)


Livre d'Amos 8,4-6.9-12.

Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances. Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! » Ce jour-là – oracle du Seigneur Dieu –, je ferai disparaître le soleil en plein midi, en plein jour, j’obscurcirai la lumière sur la terre. Je changerai vos fêtes en deuil, tous vos chants en lamentations ; je vous obligerai tous à vous vêtir de toile à sac, à vous raser la tête. Je mettrai ce pays en deuil comme pour un fils unique, et, dans la suite des jours, il connaîtra l’amertume. Voici venir des jours – oracle du Seigneur Dieu –, où j’enverrai la famine sur la terre ; ce ne sera pas une faim de pain ni une soif d’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles du Seigneur. On se traînera d’une mer à l’autre, marchant à l’aventure du nord au levant, pour chercher en tout lieu la parole du Seigneur, mais on ne la trouvera pas.

Psaume 119(118),2.10.20.30.40.131.

Heureux ceux qui gardent les exigences de Dieu,
ils le cherchent de tout cœur !
De tout mon cœur, je te cherche, Seigneur ;
garde-moi de fuir tes volontés.

Mon âme a brûlé de désir
en tout temps pour tes décisions.
J'ai choisi la voie de la fidélité,
je m'ajuste à tes décisions.

Vois, j'ai désiré tes préceptes :
par ta justice fais-moi vivre.
La bouche grande ouverte, j'aspire,
assoiffé de tes volontés.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,9-13.

En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »


  Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 


Homélie ou Méditation du jour

+ Abbé Pere CAMPANYÀ i Ribó (Barcelona, Espagne)

«Suis-moi»

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle d'une vocation, celle du publicain Mathieu. Jésus prépare le petit groupe des disciples qui devront continuer sa mission de salut. Il prend ceux qu'Il veut: des pêcheurs ou des gens d'un métier humble. Ainsi Il appelle un publicain à le suivre, profession qui était mal vue par les juifs, qui se considéraient eux comme étant les parfaits témoins de la loi, et qui se disaient que cette profession se rapprochait un peu trop d'une vie de péché car ils percevaient les impôts au nom du gouverneur romain auquel ils ne voulaient pas se soumettre.

L'invitation de Jésus est suffisante: «Suis-moi» (Mt 9,9). Avec un seul mot du Maître, Mathieu abandonne sa profession et dans sa joie il l'invite chez lui pour un festin pour le remercier. Il va de soi que Mathieu avait de bons amis qui exerçaient le même métier que lui et qui étaient à ses cotés pour fêter cet événement. D'après les pharisiens, ils étaient tous des pécheurs reconnus par tout le monde comme tels.

Les pharisiens ne peuvent pas se taire et font des commentaires aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs» (Mt 9,10). La réponse de Jésus ne se fait pas attendre: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades» (Mt 9,12). L'analogie est parfaite: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

Les paroles de cet Évangile sont toujours d'actualité. Jésus continue à nous inviter à le suivre, chacun selon sa condition et sa profession. Suivre Jésus, veut dire très souvent, abandonner nos passions désordonnées, nos mauvais comportements familiaux, le gaspillage du temps pour consacrer du temps à la prière, au banquet eucharistique, à l'évangélisation. Enfin, tout cela veut dire «qu'un chrétien n'est pas son propre maître, mais qu'il s'offre au service de Dieu» (Saint Ignace d'Antioche)

Certainement, Jésus me demande des changements dans ma vie, et je me demande à quel groupe de personnes j'appartiens, à ceux qui se sentent parfaits ou bien à ceux qui se reconnaissent sincèrement comme étant imparfaits? Je peux vraiment m'améliorer, n'est-ce pas?


 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

"L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples."

La relation de Jésus et de Matthieu est un secret qui leur appartient. La vie de Matthieu bascule sur l’appel de Jésus. Matthieu invite Jésus à sa table à la maison, c’est un signe de grande ouverture, mystère de la liberté personnelle de chacun. Quelle reconnaissance se joue entre les deux, quel attrait de la nouveauté, quelle certitude du chemin, quelle espérance qui rend possible l’appel et la réponse. Nous ne pouvons le savoir, et il est bon que cela nous échappe. Cela appartient à Jésus et à Matthieu. Mais nous apprenons que cela peut arriver. Jésus appelle un homme à sa suite, et il le suit. Cette rencontre a une dimension sociale. L’appel et la réponse entraînent les uns et les autres : les amis de Matthieu pour aller, eux aussi, vers Jésus qui les accueille. Les ennemis de Jésus cherchent à détruire le groupe qui se constitue. Ils sèment en ce groupe un esprit de zizanie, entre les disciples et les nouveaux, les publicains et les pécheurs. A la suite de Mathieu, nous demandons à notre Père le regard bienveillant et miséricordieux de Jésus. Son cœur est rempli de douceur et d’humilité, c’est un cœur plein de tendresse et d’amour. Le regard de Jésus sur Mathieu va toucher l’image de Dieu en lui qui est d’une beauté ineffable ! C’est le regard de Dieu sur chacun de nous, au-delà de nos blessures et des misères de nos péchés, qui nous trouve d’une grande beauté, son image et sa ressemblance. Le « diamant » de notre cœur a une affinité avec le cœur miséricordieux de Jésus.

"Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, dans sa réponse, révèle la communion qui fait tenir ensemble ce groupe. Sous le regard de Jésus, chacun a pu se connaître lui-même, reconnaître sa faiblesse, se savoir aussi appeler à grandir. Le chemin personnel que fait chacun lui permet de reconnaître les autres, d’envisager une nouvelle existence ensemble. Si la bonne nouvelle est pour des personnes qui la désire, elle est aussi pour des personnes en groupe. Jésus nous appelle personnellement, mais, à travers de nous, il cherche à toucher l’autre. Une atmosphère d’accueil se crée et chacun envisage autrement sa vie, en formant une communauté nouvelle. L’accueil et l’amitié donne un climat qui n’est plus au jugement ou à l’exclusion, mais à la communion pour tous. Les pharisiens se sont éloignés de la réalité intérieure du Don de Dieu, ils se croient justes. Ils ne fréquentent pas les publicains et les pécheurs qui à leurs yeux font du mal. Dieu reprend chacun dans un nouvel Amour, il change nos cœurs de pierre en cœurs de chair ! Nous demandons la grâce de nous accueillir les uns les autres comme Dieu nous accueille. Il nous faut changer de regard pour entrer dans le désir de Jésus, dans la miséricorde de Dieu qui absorbe notre misère.

"Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades." Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. » Nous apprécions ces moments où nous nous retrouvons ensemble, dans la diversité des dons de chacun. Nous retrouvons la souplesse de la relation qui permet à Matthieu et à ses amis de prendre autrement leur existence avec Jésus. La beauté de la rencontre avec Jésus provoque Mathieu à faire un grand repas où il invite ses amis pour rendre grâce ! Voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Sa réponse, si belle, elle nous concerne tous. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : « C’est la miséricorde que je désire et non le sacrifice. » Mais cela est insupportable pour les pharisiens. Nous savons combien ces sentiments mélangés nous habitent, nous faisons nous aussi des catégories de personnes. Il y a des gens pour lesquels nous excusons tout et d’autres que nous regardons avec mépris, tout autrement. Nous demandons la grâce de l’émerveillement et de la bienveillance.

Nous demandons la grâce de changer notre regard pour découvrir la tendresse et l’amour infini de Dieu.

© 2016, Père Gilbert Adam.


 

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg . Sermon 64 (trad. Cerf 1980 rev.)

« L'homme se leva et le suivit »

Notre Seigneur a dit à saint Matthieu : « Suis-moi ». Ce saint aimable a été un modèle pour tous les hommes. Il avait tout d'abord été un grand pécheur, comme l'Évangile le dit de lui, et il est devenu plus tard un des grands parmi tous les amis de Dieu. Car notre Seigneur lui a parlé au fond de son être, et alors il a tout abandonné pour suivre le Maître.

Suivre Dieu dans la vérité : en effet tout est là, et pour le faire, il faut vraiment et complètement abandonner toutes les choses qui ne sont pas Dieu, quelles qu'elles soient. Dieu est amoureux des cœurs ; il ne s'intéresse pas à ce qui est extérieur, mais il veut de nous une dévotion intérieure vivante. Cette dévotion a en soi plus de vérité que si je faisais des prières autant que le monde entier, ou que si je chantais si fort que mon chant monte jusqu'au ciel, plus de vérité que tout ce que je pourrais faire extérieurement en jeûnes, veilles et d'autres pratiques.

2 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du jeudi 02 juin 2016. Quel est le premier de tous les commandements?


Le jeudi 02 juin 2016

Temps liturgique: 9e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Pothin, Blandine et 46 compagnons, martyrs († 177), St Felice de Nicosie, religieux o.f.m. cap. (1715-1787)


Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-15.

Bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile. C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu ! C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. Voilà ce que tu dois rappeler, en déclarant solennellement devant Dieu qu’il faut bannir les querelles de mots : elles ne servent à rien, sinon à perturber ceux qui les écoutent. Toi-même, efforce-toi de te présenter devant Dieu comme quelqu’un qui a fait ses preuves, un ouvrier qui n’a pas à rougir de ce qu’il a fait et qui trace tout droit le chemin de la parole de vérité.

Psaume 25(24),4-5ab.8-9.10.14.

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements  ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.


 Textes Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris, France, 1980. Tous droits réservés.


Homélie ou méditation des textes liturgiques du jour

Abbé Rodolf PUIGDOLLERS i Noblom SchP (La Roca del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

Aujourd'hui, un maître de la Loi demande à Jésus: «Quel est le premier de tous les commandements?» (Mc 12,28). La question est captieuse. Premièrement parce qu'elle tente d'établir un ordre parmi les divers commandements; et deuxièmement parce que sa question se centre dans la Loi. Il est clair qu'il s'agit de la question d'un maître de la Loi. La réponse du Seigneur démontre la spiritualité de ce «maître de la Loi». L'attitude du disciple de Jésus-Christ par rapport à Dieu se résume en deux dimensions: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur» et «tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mc 12,31). Le comportement religieux est défini dans sa relation avec Dieu et avec le prochain; et le comportement humain, dans sa relation avec les autres et avec Dieu. Saint Augustin le dit en autres mots: «Aime et fait tout ce que tu veux». Aime Dieux et les autres, et le reste sera conséquence de cet amour en plénitude.

Le maître de la Loi comprend parfaitement. Et il affirme qu'aimer Dieu de tout son cœur et les autres comme soi-même «vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices» (Mc 12,33). Dieu attend la réponse de chaque personne, le don de soi-même «de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force» (Mc 12,30) à Lui, qui est Vérité et Bonté, et le don généreux de soi-même aux autres. Les «sacrifices et les offrandes» n'ont du sens que dans la mesure où ils sont l'expression véridique de ce double amour. Et lorsqu'on pense que quelques fois nous utilisons les «petits commandements» et «les offrandes et les sacrifices» comme une pierre pour critiquer ou blesser les autres! Jésus complète la réponse du maître de la Loi en lui disant «tu n'es pas loin du royaume de Dieu» (Mc 12,34). Pour Jésus-Christ, quiconque aime son prochain au dessus de toute chose n'est pas loin du royaume de Dieu.

Homélie du Père Gilbert Adam  (Source: http://www.pere-gilbert-adam.org)

"Un des scribes, qui les avait entendus débattre et voyait qu’il leur avait bien répondu, vint lui demander : Quel est le premier de tous les commandements ?"

Jésus répondit : "Le premier, c’est : Écoute, Israël ! Le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un, et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force. Le second, c’est : Tu aimeras ton prochain comme toi–même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux–là." Selon la tradition des rabbins, la Loi de Moïse comprenait 613 commandements, dont 365 étaient des interdictions, et 213 des préceptes positifs. L’une des règles d’interprétation avait tendance à situer tous les commandements sur le même plan : « Que le commandement léger te soit aussi cher que le commandement grave ! » Cela pouvait partir d’une bonne intention, et exprimer un amour de Dieu très attentif, mais cela pouvait aussi bien virer au légalisme pointilleux, et parfois aboutir à une déformation des consciences. Au temps de Jésus quelques hommes clairvoyants dans leur foi essayaient d’établir une hiérarchie parmi ces multiples obligations de la Loi ; d’où la question de ce spécialiste à Jésus : « Quel commandement est le premier de tous ? » A la réponse de Jésus, l’homme unit les deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour des frères.

"Le scribe lui dit : C’est bien, maître ; tu as dit avec vérité qu’il est un et qu’il n’y en a pas d’autre que lui, et que l’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi–même," c’est plus que tous les holocaustes et les sacrifices. Jésus lui dit : Tu n’es pas loin du royaume des cieux ;" Jésus a répondu en citant d’abord le beau texte que tous avaient en mémoire, que tous les hommes juifs devaient réciter au moins deux fois par jour. La réunion des deux commandements dans l’Amour de Dieu, c’est aimer son frère comme soi-même. Nous sommes confrontés à ce défi qui est d’aimer. Nous avons l’expérience de ce qui s’oppose à l’amour en nous. Saint François d’Assise disait déjà : « L’amour n’est pas aimé. » Jésus nous a rendu vainqueurs de tout ce qui s’oppose à l’amour, par sa Croix, Il a glorifié le Père en nous sauvant de la haine. Jésus est l’amour qui se donne en nourriture pour nous communiquer sa vie. l’Eucharistie, l’Amour infini de Dieu en Jésus Christ nous transforme jusqu’à ce que nous devenions amour. Si nous célébrons l’Eucharistie, c’est pour manger le Pain de vie afin d’obtenir la vie.

"Jésus, voyant qu’il avait répondu judicieusement lui dit : Tu n’es pas loin du royaume de Dieu." Et personne n’osait plus l’interroger." Les deux commandements sont semblables, l’amour du prochain, comme l’amour pour Dieu, doit mobiliser toute la personne et toutes ses forces. On ne peut vraiment s’approcher de Dieu, sans commencer à aimer tout ce que Dieu aime, et plus on est près de Dieu, plus on se rend proche des autres enfants de Dieu. Tu n’es pas loin, puisque tu cherches la vérité, puisque tu veux la trouver auprès de moi, dit Jésus. Tu n’es pas loin, si tu as entrevu l’importance de la charité, si tu as compris qu’il faut vouloir concrètement pour ton frère ce que tu veux pour toi, une vie joyeuse, donnée, efficace, la reconnaissance par les autres, et l’amitié de Dieu. Jésus est vainqueur, par son Amour, de tout ce qui s’oppose à l’Amour. Nous le suivons pour mourir à nous-mêmes et pour advenir à la Vie ! Nous sommes invités à participer au salut de nos frères et à entrer ainsi dans le Royaume. Le mystère eucharistique est le grand brasier d’amour qui régénère l’humanité. Quand nous mangeons le Pain de vie et que nous buvons le Vin de noces, nous faisons advenir en nous, comme Marie à l’Annonciation, le mystère du Fils de Dieu.

Nous demandons la grâce d’être plongés dans la Source de la vie.

© 2016, Père Gilbert Adam

 

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© Secrétariat CSFA 2016: (csfachorale@gmail.com)

avec l'Evangile au Quotidien & Evangeli.net
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16 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Sa 16 juillet 2016. Beaucoup de gens suivirent Jesus, et Il les guérit tous.


Samedi 16 juillet 2016

Temps liturgique: la 15e semaine du temps ordinaire

L'Église fête : Notre-Dame du Mont Carmel
Saint(s) du jour : Bx Bartolomeu Fernandes dos Martires, évêque (1514-1590), BBses Marie-Rose de Gordon et 6 comp., martyres († 1794)


Livre de Michée 2,1-5.

Malheur à ceux qui préparent leur mauvais coup et, du fond de leur lit, élaborent le mal ! Au point du jour, ils l’exécutent car c’est en leur pouvoir. S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons, ils les prennent ; ils saisissent le maître et sa maison, l’homme et son héritage. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Moi, je prépare contre cette engeance un malheur où ils enfonceront jusqu’au cou ; vous ne marcherez plus la tête haute, car ce sera un temps de malheur. Ce jour-là, on proférera sur vous une satire, et l’on entonnera une lamentation ; on dira : « Nous sommes entièrement dévastés ! On livre à d’autres la part de mon peuple ! Hélas ! Elle m’échappe ! Nos champs sont partagés entre des infidèles ! » Plus personne, en effet, ne t’assurera une part dans l’assemblée du Seigneur.

Psaume 9(9B),1-2.3-4.7-8ab.14.

Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?
L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :
ils se font prendre aux ruses qu'il invente.

L'impie se glorifie du désir de son âme,
l'arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;
plein de suffisance, l'impie ne cherche plus :
« Dieu n'est rien », voilà toute sa ruse.

Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence,
sa langue, mensonge et blessure.
Il se tient à l'affût près des villages,
il se cache pour tuer l'innocent.

Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,
tu les prends dans ta main ;
sur toi repose le faible,
c'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,14-21.

En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : “Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.”»


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 


 

 Homélie ou Méditation du jour


Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM (Barcelona, Espagne)

«Il les guérit tous»

Aujourd'hui, nous trouvons un double message. D'un côté, Jésus nous appelle avec une belle invitation à le suivre: «Beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous» (Mt 12,15). Si nous le suivons nous trouverons le remède aux difficultés du chemin, comme Il nous rappelait il n'y a pas longtemps: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). De l'autre côté, on nous montre le courage de l'amour paisible: «Il ne protestera pas, il ne criera pas» (Mt 12,19).

Il sait que nous sommes accablés et éreintés par le poids de nos faiblesses physiques et morales... et par cette croix inattendue qui nous a rendu visite dans toute sa crudité, par les frictions, les désillusions, le chagrin. En fait, «ils se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr» (Mt 12,14) et... nous que sommes conscients que le disciple n'est pas au-dessus de son maître (cf. Mt 10,24), nous devons être aussi conscients que nous devrons également souffrir l'incompréhension et l'affront.

Tout cela constitue un fardeau qui pèse sur nos épaules, un fardeau qui nous fait fléchir. Et nous entendons alors comme la voix de Jésus qui nous dit: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos…»

C'est curieux: Jésus nous invite à laisser notre poids, mais il nous en offre un autre: son joug, avec la promesse, ça oui, qu'il est doux et léger. Il veut nous montrer que nous ne pouvons pas aller dans ce monde sans aucun poids. Nous devons porter un fardeau ou un autre. Mais qu'il ne s'agisse pas de notre fardeau plein de matérialisme; qu'il s'agisse de son poids qui est léger…

En Afrique, les mères et les sœurs aînées amènent les plus petits accrochés sur le dos. Une fois un missionnaire vit une gamine qui y portait son petit frère... Et il lui demanda: «Ne crois-tu pas que c'est un poids trop lourd pour toi?». Elle répondit sans y penser: «Il n'est pas un poids, il est mon petit frère et je l'aime». L'amour, le joug de Jésus, n'est pas lourd, mais il nous délivre de tout ce qui nous accable.  evangeli.net M&M Euroeditors


Homélie du Père Gilbert Adam

 

"Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine."

L’Évangile, en cette fête de Notre-Dame du Mont Carmel, nous livre l’Alliance avec Marie, dans la prolongation du mystère de l’Incarnation de Jésus. Jésus trône sur une croix où il est inscrit en hébreu, en latin et en grec : « Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs. » Jésus souffre le martyre, il est rompu par le châtiment réservé aux esclaves, humilié, il est abaissé. Mais la croix est le lieu de l’élévation et de la glorification du Fils de Dieu. La mission de Jésus n’est pas dans l’échec, au contraire, c’est le lieu de la proclamation de sa royauté. Dépouillé de tout, nu et humilié, Jésus le Nazaréen est le roi divin qui règne sur l’ensemble du monde civilisé, hébreu, latin et grec. Jésus garde l’initiative et le contrôle de la situation, il livre sa dernière volonté, il prend soin de sa mère et du disciple bien-aimé. Du haut de sa croix, il adresse son testament, à ses proches, à ses intimes. Lui qui part vers son Père, lui qui sera désormais absent, ne les laisse pas dans le désarroi, démunis. Il prend soin d’eux jusqu’au bout. Nous pouvons entendre avec force la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils, Marie ne dit aucune parole. Elle est démunie, sans prise sur ce qui se passe, bouleversée au plus profond d’elle même au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée.

"Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Jésus, clairement, confie Jean à Marie et Marie à Jean. La nouvelle relation instaurée par Jésus entre sa mère et le disciple bien-aimé ne se limite pas à l’affection filiale. Jésus, du haut de sa croix, fonde quelque chose de foncièrement nouveau, la famille de Dieu, l’Église. Le disciple bien-aimé devient « fils, » le remplaçant humain de Jésus, et donc, pour elle le successeur de Jésus sur terre. Dans la famille nouvellement constituée et qui perdurera après le départ de Jésus, le disciple bien-aimé a ce rôle spécifique de fils à jouer. Jean est le témoin oculaire et de tous ces événements, il repose sur le sein de Jésus quand celui-ci annonce qui va le trahir, il est là lors de l’interrogatoire chez Anne, il est présent ici, lors de la crucifixion, puis il sera l’un des tout premiers à se rendre au tombeau vide de Jésus et à croire que Jésus est ressuscité. Marie, à la croix, vit ce que nous-même connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’être là, immobile. Mais ce vécu de Marie est une parole inespérée qui lui est adressée de la part même de celui pour lequel elle est en souffrance : « Femme, voici ton fils. »

"Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui." Ce mystère de Marie était annoncé par Élie, et les ermites du Mont Carmel. Marie est préfigurée par un petit nuage dans le ciel. Élie monte sur le sommet du Carmel à ce moment difficile car c’est la sécheresse, et dans le désert il n’y a plus d’eau. Seule l’immensité de la mer s’étend au loin. Le symbolisme de la mer est celui des ténèbres et de toutes les forces du mal qui y sommeille. Désormais la vie de l’humanité va refleurir avec Marie et le prêtre Jean. A Pierre, Jésus dira : « Toi, suis moi. » Le désert va reverdir, c’est le mystère d’une l’humanité qui sait lire les signes de Dieu, c’est le mystère de l’Église qui reconnaît ses lieux de fondation. Marie femme, Marie mère, comme toute femme, comme toute mère, malgré les prétentions de la mort, ne se résigne pas seulement de ne plus être aimée, mais encore d’avantage de ne plus pouvoir aimer. « Voici, ta mère, » « Voici, ton fils, » sont des Paroles de vie pour Marie, paroles qui viennent à la rencontre d’un ressenti submergé par sa souffrance mais paroles qui donnent à entendre que Marie vivra encore de l’amour reçu et donné. Ce qui se réalise à la croix est un salut à vivre, qui déjà pour Marie se fait entendre au travers de paroles qui l’invitent à s’ouvrir à ses lendemains où les enfants de l’amour partagé ne manqueront pas de germer et fleurir. Le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie sont le lieu où se vit le plus grand Amour de Dieu envers l’humanité. Désormais les sources d’eau jaillissantes vont bondir. Jean, le disciple que Jésus aimait, regarde vers le ciel ! C’est le mystère de celui qui croit, envers et contre tout, que le ciel entend, Jésus opère son œuvre de délivrance.

 

Nous demandons la grâce de recevoir Marie pour que notre espérance soit vivifiée. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


Méditation de Père Jean-Marie Fornerod, LC

Prière d'introduction

Seigneur, aide-moi à t’ouvrir mon cœur. Je veux te faire rentrer dans ma vie, je veux écouter ta parole. Viens parler à mon cœur.

Demande

 Savoir laisser rentrer Jésus au plus profond de mon cœur.

Points de réflexion

 1. Ce passage de l’Évangile de Matthieu nous montre Jésus qui doit s’éloigner de l’endroit où il se trouvait, à cause des pharisiens qui cherchent à le tuer. Cependant de nombreuses personnes le suivent, dont beaucoup de malades, que Jésus guérit tous. Jésus, d’une manière énergique (« il leur défendit vivement »), leur demande aussi de ne pas proclamer partout les miracles qu’il accomplit. Matthieu cite alors quatre versets du livre d’Isaïe (Is 42, 1-4). Ces versets sont une partie de ce que l’on appelle les « chants du serviteur souffrant », qui présentent un homme rejeté et persécuté, et qui pourtant devient cause de salut pour le peuple.

2. Les recherches historiques ont montré qu’au temps de Jésus il y avait parmi le peuple juif en Palestine une forte attente messianique, notamment à cause de l’occupation romaine, qui était de moins en moins acceptée. Cette aspiration messianique avait cependant une forte connotation politique. C’est sans doute l’une des raisons pour laquelle Jésus ne voulait pas que l’on fasse trop de publicité autour de ses miracles. Il ne voulait pas que l’on fasse de lui ce messie politique, sur lequel on comptait pour la libération de l’oppression romaine. La mission de Jésus va en effet bien au-delà, dans l’espace et dans le temps, mais aussi dans le changement qu’il apporte pour l’homme.

3. La citation d’Isaïe nous permet de mieux comprendre cette mission de Jésus. Il vient bien annoncer la vérité et le salut au monde entier (« Les nations mettront en son nom leur espérance »), mais cela ne passe pas par une grande et impressionnante démonstration de force. C’est au cœur de l’homme que Jésus s’adresse, et entrer dans le cœur de quelqu’un pour véritablement le changer se fait petit à petit, en silence (« Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques »). Et pourtant le fruit est une conversion en profondeur, car c’est une conversion de ce qu’il y a de plus intime à l’intérieur de l’homme.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, moi aussi j’ai parfois envie de voir des choses extraordinaires, je désire parfois des changements rapides et radicaux de tout ce qui ne fonctionne pas correctement dans la société. Aide-moi à comprendre que le changement le plus important est celui qui commence dans le cœur de l’homme. Donne-moi un cœur comme le tien, Jésus !

Résolution

Essayer de faire plus attention dans ma vie quotidienne à Jésus, qui veut me parler dans le silence de mon cœur.  Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 Tertullien (v. 155-v. 220), théologien .Contre Marcion, 2, 27 ; PL II, 316-317

 « Voici mon serviteur... Il ne protestera pas, il ne criera pas »

Dieu ne pouvait pas vivre avec les hommes, à moins de prendre une manière humaine de penser et de réagir. C'est pourquoi il a voilé sous l'humilité l'éclat de sa majesté, que la faiblesse humaine n'aurait pas pu supporter. Tout cela n'était pas digne de lui, mais c'était nécessaire à l'homme, et du coup cela devenait digne de Dieu, car rien n'est aussi digne de Dieu que le salut de l'homme...

Tout ce que Dieu perd, l'homme le gagne, si bien que tous les abaissements que mon Dieu a soufferts pour être près de nous sont le sacrement du salut des hommes. Dieu agissait avec les hommes, pour que l'homme apprenne à agir sur le plan divin. Dieu traitait d'égal à égal avec l'homme, pour que l'homme puisse agir d'égal à égal avec Dieu. Dieu s'est fait petit pour que l'homme devienne grand. L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016)


 

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© Secrétariat Chorale-CSFA 2016

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