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Chorale Belgo-Burundaise CSFA
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7 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 07 juillet 2016. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 07 juillet 2016. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Jeudi 07 juillet 2016 Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : Sts Antonino Fantosati, Giuseppe Maria Gambaro, martyrs, Bse María Romero Meneses, religieuse s.d.b. FMA (1902-1977) Ainsi parle le Seigneur : Oui, j’ai aimé Israël...
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4 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Lu 04 juillet 2016. Si je parviens seulement à toucher le vêtement de Jesus, je serai sauvé(e)

Evangile, Saint et Homélie du Lu 04 juillet 2016. Si je parviens seulement à toucher le vêtement de Jesus, je serai sauvé(e)
Lundi 04 juillet 2016 Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : Ste Élisabeth du Portugal, reine (1271-1336), Bse Maria Crocifissa Curcio, fondatrice (1877-1957) Livre d'Osée 2,16.17b-18.21-22. Ainsi parle le Seigneur : Mon épouse...
17 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du Vendredi 17 juin 2016. "Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur"

Evangile, Saint et Homélie du Vendredi 17 juin 2016. "Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur"
Vendredi 17 juin 2016 Temps liturgique: 11e semaine du T.O. Saint(s) du jour : Bx Marie-Joseph Cassant, moine cistercien (1878-1903), St Avit, abbé de Micy-Saint Mesmin († v. 530) Deuxième livre des Rois 11,1-4.9-18.20. En ces jours-là, lorsque Athalie,...
30 juin 2016

Evangile, St et Homélie du Je 11 juin 2016. Jésus guérit un paralysé à Capharnaüm: Lève-toi, prends ton brancard et rentre...

Jeudi 30 juin 2016

Temps liturgique: 13e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Premiers Martyrs de l'Église de Rome († 64), St Ladislas, roi de Moravie (1031-1095)


Livre d'Amos 7,10-17.

En ces jours-là, Amazias, le prêtre de Béthel, envoya dire à Jéroboam, roi d’Israël : « Amos prêche la révolte contre toi, en plein royaume d’Israël ; le pays ne peut plus supporter tous ses discours, car voici ce que dit Amos : “Le roi Jéroboam périra par l’épée, et Israël sera déporté loin de sa terre.” » Puis Amazias dit à Amos : « Toi, le voyant, va-t’en d’ici, fuis au pays de Juda ; c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète. Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; car c’est un sanctuaire royal, un temple du royaume. » Amos répondit à Amazias : « Je n’étais pas prophète ni fils de prophète ; j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.
Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau, et c’est lui qui m’a dit : “Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.” Écoute maintenant la parole du Seigneur, toi qui me dis : “Ne prophétise pas contre Israël, ne parle pas contre la maison d’Isaac.” Eh bien, voici ce que le Seigneur a dit : Ta femme devra se prostituer en pleine ville, tes fils et tes filles tomberont par l’épée, la terre qui t’appartient sera partagée au cordeau, toi, tu mourras sur une terre impure, et Israël sera déporté loin de sa terre. »

Psaume 19(18),8.9.10.11.

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l'or,
qu'une masse d'or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,1-8.

En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. » Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. 


 

 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 


 

Homélie ou Méditation du jour

Abbé Francesc NICOLAU i Pous (Barcelona, Espagne)

«Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi»

Aujourd'hui, nous trouvons un des nombreux témoignages évangéliques de la bonté miséricordieuse du Seigneur. Ils nous montrent tous des aspects riches en détails. La compassion de Jésus exercée avec la plus grande miséricorde s'étend de la résurrection d'un mort ou de la guérison d'un lépreux, au pardon accordé à une pécheresse connue publiquement en passant par toutes sortes de guérisons de malades et à l'accueil des pécheurs repentis. Ce dernier point Il l'exprime par des paraboles comme celle de la brebis égarée, et celle du fils prodigue.

L'Évangile d'aujourd'hui nous démontre la miséricorde du Sauveur sous deux aspects en même temps: face à l'infirmité du corps et à celle de l'âme. Et étant donné que celle de l'âme est la plus importante, Jésus commence par celle-ci. Il sait que le malade s'est repenti de ses péchés, Il voit sa foi et celle de ceux qui l'amènent et Il lui dit: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mt 9,2).

Pourquoi commence-t-Il toujours par dire cela quand personne ne le lui demande? C'est clair qu'Il lit dans les pensées et Il sait que c'est pour cela que le paralysé lui sera plus reconnaissant, car en présence de la sainteté de Jésus, il aurait probablement expérimenté confusion et honte pour ses péchés et une certaine crainte qu'ils soient un obstacle à sa guérison. Le Seigneur veut le mettre à l'aise. Peu importe que les docteurs de la loi murmurent dans leurs cœurs. Au contraire, montrer qu'Il est venu pour exercer la miséricorde envers les pécheurs fait partie de sa mission et Il veut le proclamer ainsi.

Ceux qui sont aveuglés par leur orgueil pensent qu'ils sont des justes, et n'acceptent pas l'appel de Jésus, par contre ceux qui se considèrent sincèrement comme des pécheurs l'accueillent. Devant eux c'est le Seigneur qui s'abaisse pour les pardonner. Comme le dit Saint Augustin: «L'homme orgueilleux est une grande misère, mais beaucoup plus grande est la miséricorde humble de Dieu». Et dans le cas présent, la miséricorde divine va encore plus loin: non seulement Il lui pardonne tout mais Il lui rend la santé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi» (Mt 9,6). Jésus veut que la joie du pécheur converti soit totale.

Notre confiance dans le Seigneur doit se renforcer. Mais, considérons-nous toujours comme pécheurs afin de ne pas fermer notre cœur à la grâce.


Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm.

Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. » Jésus apporte une bonne nouvelle à ceux qui sont blessés, qui ont fait quelques erreurs graves ou pris de très mauvaises décisions. Ils peuvent aller de l’avant sans traîner derrière eux le fardeau de leurs erreurs coupables : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Il y a de la compassion autour de cet homme transporté sur un brancard, Jésus, voyant leur foi dit au paralytique : « Aie confiance, mon enfant, tes péchés sont remis. » La communauté nouvelle se profile à l’horizon, avec cette bienveillance des amis de Dieu. Jésus nous apporte ce pardon total. C’est une rencontre bien importante que celle du paralytique et de Jésus dans cette maison bondée, où le bruit de la conversation s’est calmé soudainement et chacun a retenu son souffle pour entendre ce que Jésus allait dire et faire. Cependant l’opposition à l’action de Jésus n’est pas loin ! "Et voici que quelques scribes se dirent par-devers eux : « Celui-là blasphème. » Jésus, connaissant leurs sentiments, dit : « Pourquoi ces mauvais sentiments dans vos cœurs ? Devant l’action de l’Esprit Saint, aujourd’hui encore, la contestation s’élève ! Jésus, dans sa tendresse, veut apporter la Paix.

Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. » L’action de Jésus est merveilleuse, il connaît nos résistances et notre douleur devant les situations impossibles il vient à notre secours. Ce miracle va saisir ses auditeurs et même ceux des scribes qui lui sont opposés. Si nous nous pardonnons chaque jour, grâce à Dieu, pour vivre, il y a une grande différence entre le pardon des hommes et celui de Dieu. Quand nous pardonnons, nous gardons toujours en mémoire le mal qui a été fait. Le pardon de Dieu est total. "Mais moi, je ne me souviendrai plus de tes péchés. " C’est là le miracle, le pardon de Dieu est si complet que même la mémoire du péché s’efface. Dans ce sacrement impressionnant, nous confessons nos péchés au prêtre, qui prononce les mots de l’absolution. Mais, en réalité, c’est Jésus qui soulève le fardeau de la culpabilité de nos épaules et nous rend libres. C’est Jésus qui guérit notre paralysie spirituelle et nous aide à avancer de nouveau. Celui qui nous a dit qu’il "a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés " a choisi de confier ce pouvoir à l’Église. Le sacrement de la réconciliation est le sacrement de la liberté, d’une rencontre personnelle avec celui qui nous aime au delà de notre entendement.

« Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. Aujourd’hui encore nous sommes saisis de crainte devant l’action de Dieu. Le don de crainte est une réalité merveilleuse, elle nous est donnée après le drame de la passion. Jésus, dans le feu de l’amour qui consume tout, mus par l’Esprit Saint, offre sa vie pour que nous vivions d’amour. Il nous invite à le suivre, car Dieu a besoin de nous pour accomplir son œuvre. Nous nous effaçons pour que l’œuvre de son Amour qui se réalise. Le dialogue avec Jésus nous émerveille, nous nous rendons compte des merveilles de ce si grand don du pardon, "nous n’avons jamais rien vu de pareil !" Jésus donne à l’humanité les moyens de se remettre debout ! C’est avant tout le pouvoir d’aimer que Jésus donne à l’humanité en douleur ! Là s’origine toute nouvelle vie : « Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je te pardonne tous tes péchés. » Nous qui mangeons le pain de vie, et qui buvons le vin de noces à l’Eucharistie, nous devons faire de même. Comme Jésus a donné sa vie, nous nous offrons avec lui. Dieu pourvoit à tout si nous croyons et que nous nous laissons faire par lui, c’est ainsi que son œuvre se réalise.

 

Nous demandons la grâce de comprendre ces paroles, la grâce de nous convertir pour que l’amour infini de Dieu fasse son œuvre de guérison en nous. © 2016, Père Gilbert Adam.


Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Luc, 5 ; PG 72, 565

« La foule rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes »

Le paralysé, incurable, était étendu sur son lit. Après avoir épuisé l'art des médecins, il est venu, porté par les siens, vers le seul vrai médecin, le médecin qui vient du ciel. Mais quand il a été placé devant celui qui pouvait le guérir, c'est sa foi qui a attiré le regard du Seigneur. Pour bien montrer que cette foi détruisait le péché, Jésus a déclaré aussitôt : « Tes péchés sont pardonnés. » On me dira peut-être : « Cet homme voulait être guéri de sa maladie, pourquoi le Christ lui annonce-t-il la rémission de ses péchés ? » C'était pour que tu apprennes que Dieu voit le cœur de l'homme dans le silence et sans bruit, qu'il contemple les chemins de tous les vivants. L'Écriture dit en effet : « Les yeux du Seigneur observent les chemins de l'homme, ils surveillent tous ses sentiers » (Pr 5,21)...

Pourtant quand le Christ disait : « Tes péchés sont pardonnés », il laissait le champ libre à l'incrédulité de l'assistance ; le pardon des péchés ne se voit pas avec nos yeux de chair. Alors quand le paralysé se lève et marche, il manifeste avec évidence que le Christ possède la puissance de Dieu... Qui possède ce pouvoir ? Lui seul ou nous aussi ? Nous aussi avec lui. Lui, il pardonne les péchés parce qu'il est l'homme-Dieu, le Seigneur de la Loi. Quant à nous, nous avons reçu de lui cette grâce admirable et merveilleuse, car il a voulu donner à l'homme ce pouvoir. Il a dit en effet aux apôtres : « Je vous le dis, en vérité : tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt 18,18). Et encore : « Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis » (Jn 20,23).

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© Secrétariat Chorale-CSFA 2016

Mail-contact : csfachorale@gmail.com

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4 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du samedi 04 juin 2016. Fête du Cœur Immaculée de Marie

 


 

Le samedi 04 juin 2016

Cœur Immaculée de Marie

Saint(s) du jour : , Ste Clotilde, reine des Francs (476-545), St Filippo Smaldone, prêtre et fondateur (1848-1923)

Livre d'Isaïe 61,9-11.

Leurs descendants seront connus parmi les nations, et leur postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur. Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.


Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8abcd.

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Quand la stérile enfante sept fois,
la femme aux fils nombreux dépérit.

Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-51.

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.


Textes Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation des textes liturgiques du jours

  Père Gilbert Adam. ( http://www.pere-gilbert-adam.org).

"Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent." Marie, dans son mystère d’humilité, s’efface devant l’autre, elle s’efface devant Jésus. Elle s’émerveille sans cesse de lui. "Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » entend-t-elle de la bouche d’Élisabeth. « Bénie sois-tu, ma fille par le Dieu Très Haut, entre toutes les femmes de la terre, et béni soit le Seigneur qui a créé le ciel et la terre et qui t’a conduite pour blesser à la tête le chef de nos ennemis. Jamais l’espérance dont tu as fait preuve ne s’effacera du souvenir des hommes, mais ils se rappelleront éternellement la puissance de Dieu, » dit la Parole. Marie est la femme confiante, mue par la Parole qui vient de Dieu ! La foi de Marie « attire », pour ainsi dire, le don de l’Esprit Saint, avant tout dans la conception du Fils de Dieu. L’archange Gabriel lui dit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. » Le cœur de Marie est le temple de l’Esprit de vérité où chaque parole et chaque événement sont conservés dans la foi, dans l’espérance et dans la charité, elle est en parfaite harmonie avec son Fils divin.

« Pensant que Jésus était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. » Marie ne comprend pas ce qui arrive, elle a besoin de lumière. C’est dans l’abandon à Dieu qu’elle se situe devant l’émerveillement des docteurs de la loi. Cette souffrance dans la confiance, Marie nous l’apprend : C’est le mystère de son Cœur Immaculé et douloureux. Pour réaliser l’œuvre de Dieu ce Passage par la douleur est important. Dans son angoisse, elle manifeste sa situation, la pauvreté de son être. Marie est la première qui suivra l’Agneau partout ou il va, il l’a préparée pour cela ! Le très saint Cœur de Jésus, pendant toute la période de sa vie cachée à Nazareth, a trouvé dans le Cœur Immaculé de Marie sa Mère, un foyer ardent de prière et d’attention toujours constante à la voix de l’Esprit. Les noces de Cana témoignent de l’harmonie particulière entre mère et le fils pour rechercher la volonté de Dieu. Cela nous conduit directement au Calvaire, où Marie se tient sous la croix avec les autres femmes et avec l’apôtre Jean. La mère et le disciple recueillent spirituellement le testament de Jésus : ses dernières paroles et son dernier souffle, dans lequel il commence à diffuser l’Esprit. Ils recueillent le cri silencieux de son Sang, entièrement versé pour nous. Marie savait d’où venait ce sang : il s’était formé en elle par l’opération de l’Esprit Saint, et elle savait que cette même puissance créatrice allait ressusciter Jésus, comme il l’avait promis.

"En voyant Jésus, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Jésus leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements." Marie apprend un nouveau Chemin de confiance ! Elle est la première dont le cœur humain a battu au rythme du cœur de Dieu ! Le Cœur du tout petit Jésus, premier formé dans sa chair, est le réceptacle du Don qu’elle fait d’elle même à Dieu. Le cœur Immaculé de Marie est élargi par le cœur de Jésus aux dimensions du monde. C’est à la Croix que ce mystère sera révélé, ce recouvrement nous l’annonce déjà. Ce Cœur que nous fêtons au lendemain du Sacré-Cœur bat en résonance du cœur du Christ, il doit devenir notre propre cœur ! Marie est, pour toutes les générations, l’image et le modèle de l’Église qui, avec l’Esprit, avance dans le temps, en invoquant le retour glorieux du Christ : « Viens, Seigneur Jésus. » Tous les événements de notre vie, heureux et douloureux, sont mis à l’école de Marie. Il faut que notre cœur s’attendrisse et s’élargisse au maximum. Ces trois jours qui paraissent interminables annoncent déjà les trois jours de la Passion de Jésus.

 Prière: Nous demandons pour nos frères souffrants la grâce de la consolation, que le Saint-Esprit agisse en plénitude.

   © 2016, Père Gilbert Adam

 


 

 Abbé Jordi Pascual i Bancells (Salt, Girona, Espagne)

«Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements»

Aujourd'hui nous fêtons la mémoire du Cœur Immaculé de Marie. Un cœur sans tache, rempli de Dieu, totalement voué à l'obéissance et à l'écoute de Dieu. Le cœur, dans le langage de la Bible, signifie ce qu'il y a de plus profond dans la personne, l'endroit d'où jaillissent toutes les pensées, toutes les paroles et toutes les actions. Qu'est-ce qui jaillit du Cœur de Marie? Foi, obéissance, tendresse, disponibilité, servitude, force, humilité, simplicité, reconnaissance, et toute une panoplie inépuisable de vertus. Pourquoi? La réponse nous la trouvons dans les paroles de Jésus «là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur» (Mt 6,21). Le trésor de Marie est son Fils, et elle lui a donné tout son Cœur. Les pensées, les paroles et les actions de Marie ont comme source et comme but de contempler et plaire à Dieu.

L'Évangile de ce jour nous donne un bon exemple de ceci. Après nous avoir raconté la scène de l'enfant Jésus perdu et retrouvé dans le Temple, il nous dit «Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements» (Lc 2,51). Saint Grégoire de Nicée nous dit: «Dieu se laisse contempler par les cœurs purs». Qu'est-ce que Marie garde dans son Cœur? Depuis l'Incarnation et jusqu'à l'Ascension de Jésus, en passant par les heures amères de la Passion, Elle a gardé dans son Cœur d'innombrables souvenirs médités et approfondis: la joie de la visite de l'ange Gabriel lorsqu'il lui annonça son rôle dans les desseins de Dieu, le premier baiser et la première fois qu'elle a serré Jésus nouveau-né dans ses bras, les premiers pas de son Fils sur Terre, constater sa croissance physique et spirituelle, leur “complicité” lors des noces de Cana, les enseignements de Jésus lors de ses sermons, la douleur salvatrice de la Croix, l'espérance dans le triomphe de la résurrection…

Demandons au Seigneur de nous donner la grâce de l'aimer chaque jour plus pleinement, avec tout notre cœur, en bons fils de Marie.

 


 

 Saint Jean Eudes (1601-1680), prêtre, prédicateur, fondateur d'instituts religieux : Le Cœur admirable, livre 9, ch. 4

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements »

 Entre les fêtes de la Vierge Marie, celle de son cœur est comme le cœur et la reine des autres, parce que le cœur est le siège de l'amour et de la charité. Quel est le sujet de cette solennité ? C'est le cœur de la Fille unique et bien-aimée du Père éternel ; c'est le cœur de la Mère de Dieu ; c'est le cœur de l'Épouse du Saint-Esprit ; c'est le cœur de la Mère très bonne de tous les fidèles. C'est un cœur tout embrasé d'amour envers Dieu, tout enflammé de charité pour nous.

Il est tout amour pour Dieu, car il n'a jamais rien aimé que Dieu seul, et ce que Dieu voulait qu'il aime en lui et pour lui. Il est tout amour, parce que la bienheureuse Vierge a toujours aimé Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces (Mc 12,30). Il est tout amour parce que non seulement elle a toujours voulu tout ce que Dieu voulait et n'a jamais rien voulu de ce qu'il ne voulait pas, mais encore parce qu'elle a toujours mis toute sa joie en la très aimable volonté de Dieu.

Il est tout amour pour nous. Elle nous aime du même amour dont elle aime Dieu, car c'est Dieu qu'elle regarde et aime en nous. Et elle nous aime du même amour dont elle aime l'Homme Dieu, qui est son fils Jésus. Car elle sait qu'il est notre chef, notre tête, et que nous sommes ses membres (Col 2,19) et par conséquent que nous ne sommes qu'un avec lui.

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© Secrétariat CSFA 2016: (csfachorale@gmail.com)

avec l'Evangile au Quotidien & Evangeli.net
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1 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du mercredi 01 juin 2016

Jésus  dit aux Sadducéens: « ... Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. »

 


 

Le mercredi 01 juin 2016

Temps liturgique: 9e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Annibale Maria Di Francia, prêtre et fond. (1851-1927), St Justin, philosophe et martyr († v. 165)


Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,1-3.6-12.

Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons dans le Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure, à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi dans mes prières, nuit et jour. Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile, pour lequel j’ai reçu la charge de messager, d’apôtre et d’enseignant. Et c’est pour cette raison que je souffre ainsi ; mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai cru, et j’ai la conviction qu’il est assez puissant pour sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu’il m’a confié.

Psaume 123(122),1-2ab.2cdef.

Vers toi j'ai les yeux levés,
vers toi qui es au ciel,
comme les yeux de l'esclave
vers la main de son maître.

Comme les yeux de la servante
vers la main de sa maîtresse,
nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
attendent sa pitié.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,18-27.

En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’ Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : ‘Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?’ Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »


Textes Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris, 1980. Tous droits réservés.


Homélie, Citation ou Méditation des textes liturgiques du jour

Citation

 

Abbé Federico Elías ALCAMÁN Riffo (Puchuncaví - Valparaíso, Chili)

 «Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants»

Aujourd'hui, la Sainte Eglise, par le biais de la parole du Christ, nous met face à la réalité de la résurrection ainsi qu'aux propriétés des corps ressuscités. En effet, l'Évangile nous raconte la rencontre de Jésus avec les saducéens, qui ne croyaient pas à la résurrection et qui en évoquant l'hypothèse d'un fait très recherché, lui exposent un problème concernant la résurrection des morts. Ils font allusion à une femme veuve sept fois de suite, et lui demandent «de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?» (Mc 12,23). Ils cherchent ainsi à mettre Jésus et sa doctrine dans l'embarras. Mais le Seigneur rejette cette notion en leur disant que «Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux» (Mc 12,25).

Et saisissant l'occasion Jésus confirme l'existence de la résurrection en leur citant les paroles de Dieu à Moïse dans le récit du buisson ardent: «Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob», et ajoute «Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants» (Mc 12,26-27). Là Jésus leur reproche leur erreur, car ils ne comprennent ni les écritures ni la puissance divine, en effet, cette vérité avait été révélée dans l'ancien testament: les anciens Isaïe, la mère des Macabées, Job et les autres anciens l'avaient déjà enseignée. Saint Augustin décrivait ainsi la vie d'éternelle et amoureuse communion: «Là-bas tu ne seras ni limité ni réduit car tu posséderas tout, tu auras tout et ton prochain aura tout également, car toi et lui ne serez qu'un, et ce tout unique aura aussi Celui à qui vous appartenez tous les deux».

Nous, loin de douter de la parole des écritures et de la puissance miséricordieuse de Dieu, nous adhérons à cette vérité d'espérance avec tous nos esprits et nos cœurs, nous sommes heureux de ne pas rester frustrés par notre soif de vie entière et éternelle, de dont nous sommes assurés en Dieu lui-même, dans sa gloire et dans sa joie. Face à cette invitation divine il ne nous reste qu'à faire accroître notre désir de voir Dieu, et espérer vivement d'être avec Lui pour régner avec Lui éternellement.

Catéchisme de l'Église catholique sur la résurrection des morts § 988-994

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

« Je crois à la résurrection de la chair » : le Credo chrétien –- profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit, et dans son action créatrice, salvatrice et sanctificatrice –- culmine en la proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie éternelle. Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que le Christ est vraiment ressuscité des morts, et qu'il vit pour toujours, de même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ ressuscité et qu'il les ressuscitera au dernier jour. Comme la sienne, notre résurrection sera l'œuvre de la très sainte Trinité... Le terme « chair » désigne l'homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité. La « résurrection de la chair » signifie qu'il n'y aura pas seulement, après la mort, la vie de l'âme immortelle, mais que même nos « corps mortels » (Rm 8,11) reprendront vie.

      Croire en la résurrection des morts a été dès ses débuts un élément essentiel de la foi chrétienne. « Une conviction des chrétiens : la résurrection des morts ; cette croyance nous fait vivre » (Tertullien)... La résurrection des morts a été révélée progressivement par Dieu à son peuple. L'espérance en la résurrection corporelle des morts s'est imposée comme une conséquence intrinsèque de la foi en un Dieu créateur de l'homme tout entier, âme et corps. Le créateur du ciel et de la terre est aussi Celui qui maintient fidèlement son alliance avec Abraham et sa descendance. C'est dans cette double perspective que commencera à s'exprimer la foi en la résurrection...

Les pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la résurrection. Jésus l'enseigne fermement. Aux sadducéens qui la nient il répond : « Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu, vous êtes dans l'erreur ». La foi en la résurrection repose sur la foi en Dieu qui « n'est pas un Dieu des morts, mais des vivants ». Mais il y a plus : Jésus lie la foi en la résurrection à sa propre personne : « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11,25). C'est Jésus lui-même qui ressuscitera au dernier jour ceux qui auront cru en lui et qui auront mangé son corps et bu son sang (Jn 6,40.54).

 

Méditation du Père Jean-Marie Fornerod. Source : http://www.regnumchristi.fr

Prière d'introduction

 

Seigneur, je crois en la vie éternelle, je crois en la Résurrection. Tout ne s’arrête pas en ce monde. Au contraire, je crois que la véritable vie ne commencera qu’après la mort. Donnes moi de vivre en ayant conscience que tout ne se termine pas en cette vie.

 

Points de réflexion

 

1. Après la question sur l’impôt dû à César, voici que des sadducéens viennent encore interroger Jésus sur un thème qu’ils connaissaient bien puisque leur position sur le sujet les différenciait des autres : la résurrection, qu’ils niaient. Ils expliquent un de leurs arguments contre la résurrection. Si Moïse a permis qu’une veuve se remarie, c’est qu’il n’y a pas de résurrection, sinon cela poserait des problèmes insolubles, comme le montre leur exemple. Jésus leur répond alors que leur argument n’est pas valable car les liens du mariage ne subsistent pas après la résurrection, ils disparaissent avec la mort.

2. Jésus leur donne aussi un argument en faveur de la résurrection, en citant ce passage de l’Écriture quand Dieu affirme qu’il est le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Or Dieu est le Dieu des vivants. C’est donc qu’après la mort les hommes ne disparaissent pas complètement, d’une certaine manière, ils continuent à vivre. Si Jésus prend la peine de donner deux arguments contre les sadducéens, c’est que le sujet est important.

3. Jésus lui-même, en effet, n’est pas venu établir son Royaume dans ce monde. S’il est venu, c’est justement pour nous ouvrir les portes d’un autre monde par son sacrifice sur la croix. S’il n’y a rien après la mort, la vie de Jésus n’a pas de sens. Sa Passion et son offrande de lui-même sur la croix n’ont pas de sens. Au cours de l’histoire, certains ont parfois voulu réduire le message de Jésus à un contenu purement terrestre. Ils ont alors malheureusement laissé de côté le plus important. Dans cette vie nous nous préparons à entrer dans la vie éternelle, la véritable vie, la vie en plénitude. Et ceci, bien que nous le sachions, nous pouvons facilement l’oublier. Il ne s’agit pas de sous-estimer l’importance de ce que nous vivons sur terre, mais de comprendre que la véritable plénitude nous ne la trouverons qu’au paradis. Portons notre regard vers le Ciel. C’est là notre vraie patrie.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, merci d’être venu pour nous ouvrir les portes du paradis. Merci d’être allé nous préparer une place dans la maison de ton Père. Je crois que tu m’attends vraiment, tu veux que je vienne près de toi au Ciel.

 

Résolution

 

Essayer de vivre en pensant plus souvent à la vie éternelle.

 

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7 avril 2016

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 07 Avril

Evangile, Saint et Homélie du Jeudi 07 Avril
" Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres" Psaume 34(33) Saint(s) du jour : St Jean-Baptiste de La Salle, prêtre et fond. (1651-1719), St Hermann-Joseph, prêtre († entre 1241 et 1252) Livre des Actes des Apôtres 5,27-33....
12 août 2016

Evangile, Saint et Homélie du Vendredi 12 août 2016. Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Evangile, Saint et Homélie du Vendredi 12 août 2016. Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !
Vendredi 12 août 2016 Le vendredi de la 19e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : Ste Jeanne de Chantal, fondatrice (1572-1641) , Bx Buenaventura García Paredes, prêtre O.P., martyr († 1936) Lecture du livre du prophète Ézékiel La parole du Seigneur...
21 juillet 2016

Evangile, Saint et Homélie du Jeu 21 Jui 2016. Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent


Jeudi 21 juillet 2016

Temps liturgique: 16e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Lorenzo de Brindes, docteur de l'Église (1559-1619), St Albéric(o) Crescitelli,prêtre et martyr en Chine († 1900)



Livre de Jérémie 2,1-3.7-8.12-13.

La parole du Seigneur me fut adressée : Va proclamer aux oreilles de Jérusalem : « Ainsi parle le Seigneur : Je me souviens de la tendresse de tes jeunes années, ton amour de jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert, dans une terre inculte. Israël était consacré au Seigneur, première gerbe de sa récolte ; celui qui en mangeait était coupable : il lui arrivait malheur, – oracle du Seigneur. Je vous ai fait entrer dans une terre plantureuse pour vous nourrir de tous ses fruits. Mais à peine entrés, vous avez profané ma terre, changé mon héritage en abomination. Les prêtres n’ont pas dit : “Où est-il, le Seigneur ?” Les dépositaires de la Loi ne m’ont pas connu, les pasteurs se sont révoltés contre moi ; les prophètes ont prophétisé au nom du dieu Baal, ils ont suivi des dieux qui ne servent à rien. Cieux, soyez-en consternés, horrifiés, épouvantés ! – oracle du Seigneur. Oui, mon peuple a commis un double méfait : ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau ! »

Psaume 36(35),6-7ab.8-9.10-11.

Dans les cieux, Seigneur, ton amour ;
jusqu'aux nues, ta vérité !
Ta justice, une haute montagne ;
tes jugements, le grand abîme !

Qu'il est précieux ton amour, ô mon Dieu !
À l'ombre de tes ailes, tu abrites les hommes :
ils savourent les festins de ta maison ;
aux torrents du paradis, tu les abreuves.

En toi est la source de vie ;
par ta lumière nous voyons la lumière.
Garde ton amour à ceux qui t'ont connu,
ta justice à tous les hommes droits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,10-17.

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : “Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.” Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »  


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


 Homélie ou Méditation du jour


 Abbé Manel MALLOL Pratginestós (Terrassa, Barcelona, Espagne)

«Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!»

Aujourd'hui, nous nous souvenons de l'éloge faite par Jésus à ceux qui se rassemblaient près de lui: «Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!» (Mt 10,16). Et nous nous demandons: Ces paroles de Jésus se dirigent-elles aussi à nous, ou sont-elles uniquement dirigées à ceux qui le virent et l'écoutèrent directement? Il semble que les bienheureux sont ceux-là, puisqu'ils ont eu la chance de vivre avec Jésus, de se trouver physiquement et sensiblement à ses côtés. Alors que nous nous trouverions davantage parmi les justes et les prophètes -sans être juste ni prophètes!- qui auraient aimé voir et écouter.

N'oublions pas, en revanche, que le Seigneur se réfère aux justes et aux prophètes antérieurs à sa venu, à sa révélation: «Amen, je vous le dis: beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu» (Mt 10,17). Avec Lui arrive la plénitude des temps, et nous nous trouvons dans cette plénitude, nous nous trouvons dans le temps du Christ, dans le temps de la Rédemption. Il est vrai que nous n'avons pas vu Jésus avec nos yeux, mais par contre nous l'avons connu et nous le connaîtrons. Et nous n'avons pas écouté sa voix de nos oreilles, par contre nous avons écouté et écouterons sa parole. La connaissance que la foi nous donne, bien qu'elle ne soit pas sensible, est une connaissance authentique, nous met en contact avec la vérité et donc nous rempli de bonheur et de joie.

Rendons grâce pour notre foi chrétienne, soyons-en heureux. Faisons en sorte que notre relation avec Jésus soit intime et non lointaine, de la façon dont il traitait ces disciples qui étaient près de Lui, qui l'écoutèrent et le virent. Ne regardons pas Jésus en passant du présent au passé, sinon du présent au présent, soyons réellement dans son temps, un temps qui ne finit pas. La prière -parler avec Dieu- et l'Eucharistie -le recevoir- nous assure cette proximité avec Lui et nous fait réellement bienheureux car nous le regardons alors avec les yeux et l'écoutons avec les oreilles de la foi. «Reçois alors l'image de Dieu que tu as perdu à cause de tes mauvaises actions» (Saint Augustin). evangeli.net M&M Euroeditors


 Homélie du Père Gilbert Adam

 

"Les disciples vinrent demander à Jésus : Pourquoi leur parles–tu en paraboles ?"

Il leur répondit : Parce que, s’il vous a été donné, à vous, de connaître les mystères du règne des cieux, à eux cela n’a pas été donné. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a." Dieu se révèle le plus clairement possible. En utilisant des illustrations pour que chacun parvienne à la connaissance de la vérité, Jésus enseigne en paraboles. Les paraboles mettent au jour les dispositions profondes de chacun. Ceux qui ne saisissent pas la révélation de Dieu peuvent attribuer leur incompréhension à eux-mêmes. Ils ne comprennent pas parce qu’ils ont choisi de fermer leur cœur et leurs yeux aux choses de Dieu. Jésus annonce que le Royaume des cieux est révélé aux cœurs bien disposés pour le recevoir. Pour les autres, il est caché en raison de l’incrédulité de leurs cœurs. La vérité irrite la personne au cœur endurci, cette irritation causera en elle l’endurcissement qui peut atteindre l’aveuglement. En envoyant Jésus dans le monde, Dieu veut sauver tous les pécheurs. Mais ils ne peut pas sauver contre eux, ceux qui ne veulent pas croire. Il sait d’avance comment chacun va réagir. Il respecte la liberté de chacun de décider par lui-même. Dieu fait preuve d’une grande patience à l’égard des pécheurs, parce qu’il ne veut pas qu’un seul ne périsse. Dans ce temps de fragilité, notre regard se fait beaucoup plus délicat. L’amour de Dieu veut prendre sa place en nous. Il nous faut demander cet Amour infini de Dieu pour qu’il puisse grandir en nous.

"Voilà pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient pas, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. Et pour eux s’accomplit cette parole du prophète Esaïe : Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez jamais. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez jamais. car le cœur de ce peuple s’est engourdi ; ils sont devenus durs d’oreille et ils ont fermé les yeux, de peur de voir avec leurs yeux, d’entendre avec leurs oreilles, de comprendre avec leur cœur et de faire demi–tour ; je les aurais guéris !"L’illustration permet de saisir le sens profond d’une vérité particulière. En parlant de choses terrestres, perceptibles par nos sens, nous pourrons croire les choses célestes qui échappent à nos sens. Jésus tient compte de notre capacité limitée à comprendre les choses spirituelles. C’est la raison pour laquelle il utilise des illustrations terrestres. Jésus sais que s’il nous donnait un enseignement spirituel, nous ne serions pas en mesure de le comprendre. Ainsi, il nous parle avec des illustrations qui ont lieu sur la terre, et qui sont à notre portée. Si nous comprenons ces illustrations terrestres, nous pourrons aussi comprendre par analogie ce qui est dans le cœur de Dieu. Jésus parle en paraboles pour nous aider à mieux saisir les réalités du monde spirituel. En donnant son enseignement par parabole, Jésus illustre par une histoire familière, le message inhabituel du Royaume.

"Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent !" Jésus parle d’oiseaux, de fleurs, du soleil, et de toutes ces réalités avec lesquelles nous sommes familiers, pour nous aider à comprendre les secrets du royaume de Dieu. Il désire que nous connaissions la vérité, il nous la révèle par des illustrations empruntées de la nature ou de la vie quotidienne. Il est clair que les paraboles ont pour but de révéler et d’expliquer des réalités célestes. Mais le diable aveugle les yeux des hommes par le voile de l’orgueil, de la richesse, de la dépendance. Satan place un écran devant Dieu afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de la gloire de Christ pour être sauvés. Jésus déclare heureux ceux dont le cœur s’ouvre pour le Royaume. Il nous faut croire en effet, comme pour la contemplation des fruits de la nature, qu’il y a en nous un cheminement nécessaire. Dieu nous attire vers un murissement de notre être, vers un bonheur bien plus grand encore. Il nous faut contempler la Source d’eau vive du cœur de Jésus et de Marie qui nous enracine profondément dans l’amour que Dieu nous donne. Le Ciel est déjà donné sur la terre comme par de petites éclaircies. L’Amour de Dieu renforce nos liens avec lui, encore plus fortement qui les liens qui nous unissent. Les disciples reçoivent de Jésus son amour, les trésors du cœur de Dieu se donnent, « heureux vos yeux parce qu’ils voient. » Dieu seul est Amour et Lui seul nous donne d’aimer.

 

Nous demandons la grâce de nous préparer à vivre ce que Dieu veut nous donner, c’est-à-dire tout son Amour. Père Gilbert Adam, 2016. http://www.pere-gilbert-adam.org


 

Méditation de Mélanie Duriez, consacrée de Regnum Christi

Prière d'introduction

Seigneur, comme tes disciples, tes amis proches, je viens en ta présence. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime.

Demande

Seigneur, tu sais que j’ai du mal parfois à t’écouter, à te comprendre. S’il te plaît, ouvre mes yeux, ouvre mes oreilles et ouvre mon cœur pour te voir, t’écouter, te recevoir, dans la foi.

Points de réflexion

 

1. « C'est pour cela que je leur parle en paraboles : parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre ». Seigneur, tu es le bon Berger qui fait absolument tout pour nous. Tu prends pitié de moi qui, tant de fois, regarde sans voir, et entends ta Parole sans la comprendre. Tu sais que je me centre sur le négatif de la journée, des situations, des personnes qui m’entourent… et j’ai du mal à ouvrir les yeux à ton amour, à ta présence, aux merveilles que tu accomplis, à chaque instant. Aide-moi, comme le peuple d’Israël, comme Marie, à méditer dans mon cœur tes actions, à voir avec les yeux de la foi. Que veux-tu me montrer aujourd’hui ? Que (ou qui) veux-tu que je vois comme tu le vois ? Montre-moi ta présence dans ma vie, ma journée, sur mes croix. J’ai besoin de ton aide ! Comme l’aveugle de Jéricho, je te supplie : « Seigneur, que je recouvre la vue ! » (Lc 18, 41)

2. De même, aide-moi à t’écouter. Toi seul as les paroles de la vie éternelle (Jn 6, 68) mais j’ai tant de mal à discerner ta voix au milieu du bruit de mon quotidien. Tant de voix m’interpellent, la publicité, la radio, internet, mes soucis, mon autocritique, ce que je « devrais » faire, les comparaisons avec les autres, le souvenir de paroles blessantes, mes peurs, etc. Tant de voix qui m’étouffent ! Jésus, tu es la Parole de Dieu, et cette Parole transforme, donne vie, redresse, encourage.
Comment t’entendre plus ? Dans la lecture fréquente de la Bible ? En étant attentif aux lectures de la messe ? En écoutant avec intérêt chaque personne que je rencontre ? Au sacrement de réconciliation, entendant le prêtre qui me donnera tes paroles même ? En repassant la journée avec toi chaque soir ? En restant dans une attitude attentive, d’amour, sans angoisse, lorsque pour une raison que je ne comprends pas toujours, tu gardes silence, comme si les mots ne suffisaient plus pour exprimer tout ton amour pour moi !

 

Dialogue avec le Christ

Jésus, merci pour ce moment avec toi. Que notre rencontre ne se termine pas maintenant, mais que nous puissions « rester en contact » durant toute cette journée !

Résolution

Jésus, aide-moi à voir avec toi maintenant, deux moments concrets de cette journée où je pourrai faire une pause de cinq minutes pour t’écouter. Regnum Christi, 2016 (http://www.regnumchristi.fr)


 

Saint Justin (v. 100-160), philosophe, martyr. Première apologie, 1.30-31 (trad. OC, Migne 1994, p. 48)

« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez »

À l'empereur Hadrien, Auguste César, et à Verissimus, son fils philosophe, et à Licius, philosophe, et au Sénat et à tout le peuple romain, en faveur des hommes de toute race qui sont injustement haïs et persécutés, moi l'un d'eux, Justin, de Néapolis [Naplouse] en Syrie de Palestine, j'adresse ce discours...

On nous objecte que celui que nous appelons le Christ n'est qu'un homme, né d'un homme, que les prodiges que nous lui attribuons sont dus à l'art de la magie et qu'il a réussi à se faire passer pour Fils de Dieu. Notre démonstration ne s'appuiera pas sur des on-dit, mais sur des prophéties faites avant l'événement, auxquelles nécessairement nous devons croire : car nous avons vu et nous voyons encore se réaliser ce qui a été prédit...

Il y eut chez les juifs des prophètes de Dieu par lesquels l'Esprit prophétique annonça d'avance les événements futurs. Leurs prophéties furent soigneusement gardées telles qu'elles avaient été prononcées, par les rois successifs de Judée dans des livres écrits en hébreu de la main même des prophètes...

Or, nous lisons dans les livres des prophètes que Jésus, notre Christ, doit venir, qu'il naîtra d'une vierge, qu'il parviendra à l'âge d'homme, qu'il guérira toute maladie et toute infirmité, qu'il ressuscitera les morts, que méconnu et persécuté, il sera crucifié, qu'il mourra, qu'il ressuscitera et montera au ciel, qu'il est et sera reconnu Fils de Dieu, qu'il enverra certains annoncer ces choses dans le monde entier et que ce seront surtout les païens qui croiront en lui. Ces prophéties furent faites cinq mille, trois mille, deux mille, mille, huit cents ans avant sa venue car les prophètes se sont succédés les uns aux autres de génération en génération.  L'Evangile au Quotidien (Evangelizo.org 2001-2016).


 

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28 mars 2020

Évangile et Homélie du samedi 28 Mars 2020. Jésus Christ: peut-il venir de Galilée ? Y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?

Évangile et Homélie du samedi 28 Mars 2020. Jésus Christ: peut-il venir de Galilée ? Y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Lectures de la messe Première lecture « Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir » (Jr 11, 18-20) Lecture du livre du prophète Jérémie « Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi,...
29 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du Me 29 juin 2016. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église


Mercredi 29 juin 2016

Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité

Saint(s) du jour : Sts Pierre et Paul, apôtres et martyrs


Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.

À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter. Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain. Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance. Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison. Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains. Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. » Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision. Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta. Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L'ange du Seigneur campe à l'entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.17-18.

Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
 


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque de Tarragone et Primat de Catalogne (Tarragona, Espagne)

«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.

 Père Gilbert Adam http://www.pere-gilbert-adam.org

 

"Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle."

"Prenant la parole, Simon-Pierre déclara à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Pierre et Paul sont deux colonnes de l’Eglise que la liturgie ne sépare pas. Ce sont deux figures complémentaires de l’Eglise dont le témoignage nous éclaire, deux juifs attachés à la religion de leurs pères, l’un est paysan, l’autre citadin, tous deux ont été saisis par le Christ. Simon, fort de sa foi populaire qui lui valut le surnom de Pierre. Saul, qui avait suivi une formation plus poussée auprès de maîtres réputés, en route vers Damas, qui rencontre Jésus qui se révèle à lui comme vivant dans la gloire du Dieu unique et dans le cœur des hommes qui croient en Lui et qu’il persécute. Pierre a connu la difficulté de franchir les frontières d’Israël et à ouvrir les portes de l’Eglise à ceux qui n’étaient pas de la descendance d’Abraham. Paul au contraire, fut un missionnaire toujours aux frontières de l’Eglise et du monde. Pierre et Paul ont laissé un témoignage de vie, un modèle de parcours spirituel, pour chacun de nous. Plus que jamais, nous nous inspirons de leur vie si nous voulons, à notre tour, témoigner en vérité de notre foi et porter autour de nous la Bonne Nouvelle. La marche de l’Église vers la vérité et la lumière se poursuit imperturbablement mais en grande fragilité sur la mer orageuse du monde. Jésus a dit : « Je te bénis, Père, tu as caché cela aux sages et aux savants, mais tu l’as révélé aux tout-petits. » Nous sommes, ces tout-petits, ces pauvres affrontés à un monde difficile. Avec Jésus, l’espérance et la confiance nous sont données pour avancer dans la grâce.

« Prenant la parole Jésus déclara à Pierre : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux." Simon ne revendiquera pas pour lui le monopole d’être devenu Pierre aux Eglises qui connaissent les mêmes tribulations que lui au moment de la passion de Jésus : « Vous aussi, pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’une communauté animée de l’Esprit, dira-t-il. » La communauté chrétienne est construite sur le Christ qui est le Rocher de Dieu. Pierre s’est exprimé personnellement : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Ce qu’il dit là est la véritable identité de Jésus dans sa relation de Fils avec son Père, c’est la foi de l’Eglise après la résurrection. Cette foi a soutenu les Apôtres jusqu’au martyr. A leur suite, nous accordons notre confiance aux Paroles de Jésus dans l’Evangile, et aux enseignements de l’Eglise. Nous demandons la grâce de l’humilité pour nous remettre entièrement entre les mains de Dieu. Pierre et Paul ont laissé s’exprimer la chaleur de l’Amour, de la Charité qui irradiait leur cœur. Ils ont laissé parler l’Amour, c’est-à-dire l’Esprit-Saint, et ils l’ont fait non seulement en paroles, mais avant tout en actes. Pierre et Paul se sont ainsi retrouvés embrasés par le même Amour divin. Et c’est cet Amour qui les a poussé à se donner entièrement au Christ et à son épouse l’Eglise.

"Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » La profession de foi de Pierre sera une référence pour les disciples, un point de repère pour tous les temps. Pierre sera la référence pour les croyants, grâce à lui, les croyants peuvent affirmer leur foi. Jésus répond à Simon par une béatitude : « Heureux es-tu Simon, » il révèle à Pierre la portée de ce qu’il vient de confesser, il a accueilli en lui la foi que lui donne le Père. C’est en vertu de cet accueil que Pierre est constitué par Jésus comme le roc de son Eglise. Jésus veut que nous ayons conscience que la foi vient d’ailleurs : C’est une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Jésus confie à Pierre le Mystère de son Église, elle sera à la fois crucifiée avec lui et en même temps elle est ressuscitée avec lui. Par la merveilleuse école d’amour de la liturgie, un trésor nous est offert chaque jour. Le Peuple de Dieu se meut dans un monde en crise. Avec le Saint Esprit, elle peut vaincre les puissances de ténèbres par le Christ, le Fils du Dieu vivant. Pour tout chrétien, vivre, c’est le Christ. « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l’Église, » dit Paul. Notre cœur s’est embrasé d’Amour pour Jésus et pour son Eglise, car aimer Jésus, c’est aimer son Eglise au point de tout donner pour elle.

 

Nous demandons à Dieu la grâce de la douceur et de l’humilité, de Jésus ressuscité. © 2016, Père Gilbert Adam.

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque. Sermon CC 1 ; PL 57,402 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 166)

« Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux »

Le Seigneur a reconnu en Pierre un intendant fidèle auquel il a confié la clef du Royaume, et en Paul un maître qualifié à qui il a donné la charge d'enseigner dans l'Eglise. Pour permettre à ceux qui ont été formés par Paul de trouver leur salut, il fallait que Pierre les accueille pour leur repos. Quand Paul aura ouvert les cœurs en prêchant, Pierre ouvre aux âmes le Royaume des cieux. C'est donc une sorte de clef que Paul a également reçue du Christ, la clef de la connaissance, qui permet d'ouvrir les cœurs endurcis à la foi, jusqu'en leur tréfonds ; ensuite elle fait apparaître au grand jour, dans un dévoilement spirituel, ce qui était caché à l'intérieur. Il s'agit d'une clef qui laisse échapper de la conscience la confession du péché et qui y renferme à jamais la grâce du mystère du Sauveur.

Tous deux ont donc reçu des clefs des mains du Seigneur, clef de la connaissance pour l'un, clef du pouvoir pour l'autre ; celui-ci dispense les richesses de l'immortalité, celui-là distribue les trésors de la sagesse. Car il y a des trésors de la connaissance, comme il est écrit : « Ce mystère, c'est le Christ, dans lequel se trouvent, cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2,3).


 

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25 juin 2016

Evangile, Saint et Homélie du Samedi 25 juin 2016. Seigneur, [...] dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri


Samedi 25 juin 2016

Le samedi de la 12e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Maxime, Ier évêque de Turin, St Guillaume de Verceil, abbé  (1085-1142)


Livre des Lamentations 2,2.10-14.18-19.

Le Seigneur a englouti sans pitié tous les pâturages de Jacob ; dans son emportement, il a détruit les forteresses de la fille de Juda ; il a jeté à terre et profané le royaume et ses princes. Les anciens de la fille de Sion, assis par terre, se taisent, ils ont couvert leur tête de poussière et revêtu des toiles à sac ; elles inclinent la tête vers la terre, les vierges de Jérusalem. Mes yeux sont usés par les larmes, mes entrailles frémissent ; je vomis par terre ma bile face au malheur de la fille de mon peuple, alors que défaillent petits enfants et nourrissons sur les places de la cité. À leur mère ils demandent : « Où sont le froment et le vin ? » alors qu’ils défaillent comme des blessés sur les places de la ville et qu’ils rendent l’âme sur le sein de leur mère. Que dire de toi ? À quoi te comparer, fille de Jérusalem ? À quoi te rendre égale pour te consoler, vierge, fille de Sion ? Car ton malheur est grand comme la mer ! Qui donc te guérira ? Tes prophètes ont de toi des visions vides et sans valeur ; ils n’ont pas dévoilé ta faute, ce qui aurait ramené tes captifs ; ils ont de toi des visions, proclamations vides et illusoires. Le cœur du peuple crie vers le Seigneur. Laisse couler le torrent de tes larmes, de jour comme de nuit, muraille de la fille de Sion ; ne t’accorde aucun répit, que tes pleurs ne tarissent pas ! Lève-toi ! Pousse un cri dans la nuit au début de chaque veille ; déverse ton cœur comme l’eau devant la face du Seigneur ; élève les mains vers lui pour la vie de tes petits enfants qui défaillent de faim à tous les coins de rue.

Psaume 74(73),1-2abd.3-4.5-7.20-21.

Pourquoi, Dieu, nous rejeter sans fin ?
Pourquoi cette colère sur les brebis de ton troupeau ?
Rappelle-toi la communauté
que tu acquis dès l'origine,
la montagne de Sion où tu fis ta demeure.

Dirige tes pas vers ces ruines sans fin,
l'ennemi dans le sanctuaire a tout saccagé ;
dans le lieu de tes assemblées, l'adversaire a rugi
et là, il a planté ses insignes.

On les a vus brandir la cognée, comme en pleine forêt,
quand ils brisaient les portails à coups de masse et de hache.
Ils ont livré au feu ton sanctuaire,
profané et rasé la demeure de ton nom.

Regarde vers l'Alliance : la guerre est partout ;
on se cache dans les cavernes du pays.
Que l'opprimé échappe à la honte,
que le pauvre et le malheureux chantent ton nom !

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,5-17.

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.’


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.


Homélie et Méditation du jour :

 Abbé Xavier JAUSET i Clivillé (Lleida, Espagne)

«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).

Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?

«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).

Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

Concile Vatican II. Message aux pauvres, aux malades, à tous qui ceux qui souffrent
« Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies »

Pour vous tous, frères éprouvés, visités par la souffrance aux mille visages, le Concile a un message tout spécial. Il sent fixés sur lui vos yeux implorants, brillants de fièvre ou abattus par la fatigue, regards interrogateurs qui cherchent en vain le pourquoi de la souffrance humaine, et qui demandent anxieusement quand et d'où viendra le réconfort. Frères très chers, nous sentons profondément retentir dans nos cœurs de pères et de pasteurs vos gémissements et vos plaintes. Et notre peine s'accroît à la pensée qu'il n'est pas en notre pouvoir de vous apporter la santé corporelle ni la diminution de vos douleurs physiques, que médecins, infirmières, et tous ceux qui se consacrent aux malades s'efforcent de soulager de leur mieux.

Mais nous avons quelque chose de plus profond et de plus précieux à vous donner : la seule vérité capable de répondre au mystère de la souffrance et de vous apporter un soulagement sans illusion : la foi et l'union à l'Homme des douleurs (Is 53,3), au Christ, Fils de Dieu, mis en croix pour nos péchés et pour notre salut. Le Christ n'a pas supprimé la souffrance ; il n'a même pas voulu nous en dévoiler entièrement le mystère : il l'a prise sur lui, et c'est assez pour que nous en comprenions tout le prix.

Vous tous, qui sentez plus lourdement le poids de la croix, vous qui êtes pauvres et délaissés, vous qui pleurez, vous qui êtes persécutés pour la justice (Mt 5,5.10), vous sur lesquels on se tait, vous les inconnus de la douleur, reprenez courage : vous êtes les préférés du Royaume de Dieu, le royaume de l'espérance, du bonheur et de la vie. Vous êtes les frères du Christ souffrant ; et avec lui, si vous le voulez, vous sauvez le monde ! Voilà la compréhension chrétienne de la souffrance, la seule qui donne la paix. Sachez que vous n'êtes pas seuls, ni séparés, ni abandonnés, ni inutiles ; vous êtes les appelés du Christ, sa vivante et transparente image. ©Evangelizo.org 2001-2016.

 

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6 septembre 2016

Evangile, Saint et Homélie du Mardi 06 septembre 2016. Jésus choisit ses 12 apôtres enseigne et guérit une multitude de gens

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Mardi 06 septembre 2016 Nous sommes en temps ordinaire: 23e semaine Saint(s) du jour : Bx Bertrand de Garrigues, prieur o.p. († 1230) Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 6,1-11. Frères, lorsque l’un d’entre vous a un désaccord avec un...
8 juillet 2016

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Vendredi 08 juillet 2016 Temps liturgique: 14e semaine du temps ordinaire Saint(s) du jour : Sts Aquila et Priscilla, époux exemplaires († Ier s.), Bx Pierre Vigne, prêtre ardéchois (1670-1740) Livre d'Osée 14,2-10. Ainsi parle le Seigneur : Reviens,...
21 juin 2016

Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites–le vous–mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes.

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L’une des déclarations les plus connues de Jésus se trouve en Matthieu 7.12. Elle est tellement célèbre que plusieurs lui ont donné un nom. On l’appelle la ‘Règle d’or.’ Voyons en quoi elle consiste: "Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent...
30 juin 2018

Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

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