Mardi 04 octobre 2016

Nous sommes en temps ordinaire: 27e semaine

Saint(s) du jour : St François d'Assise, fondateur o.f.m. (1182-1226), Bx Franz Xaver Seelos, prêtre c.ss.r. († 1867)


 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates (Ga 1, 13-24)

Frères,
    vous avez entendu parler
du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme :
je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu,
et je cherchais à la détruire.
    J’allais plus loin dans le judaïsme
que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge,
et, plus que les autres,
je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
    Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ;
dans sa grâce, il m’a appelé ;
et il a trouvé bon
    de révéler en moi son Fils,
pour que je l’annonce parmi les nations païennes.
Aussitôt, sans prendre l’avis de personne,
    sans même monter à Jérusalem
pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi,
je suis parti pour l’Arabie
et, de là, je suis retourné à Damas.
    Puis, trois ans après,
je suis monté à Jérusalem
pour faire la connaissance de Pierre,
et je suis resté quinze jours auprès de lui.
    Je n’ai vu aucun des autres Apôtres
sauf Jacques, le frère du Seigneur.
    En vous écrivant cela,
– je le déclare devant Dieu –
je ne mens pas.
    Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie.
    Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ,
mon visage restait inconnu ;
    elles avaient simplement entendu dire :
« Celui qui nous persécutait naguère
annonce aujourd’hui la foi
qu’il cherchait alors à détruire. »
    Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet.

   

Psaume : Ps 138 (139), 1-3, 13-14ab, 14cd-15

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret,
modelé aux entrailles de la terre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 10, 38-42)

En ce temps-là,
    Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
    Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur,
écoutait sa parole.
    Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
    Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe,
tu te donnes du souci et tu t’agites
pour bien des choses.
    Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


 

 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés. 

 


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Homélies d'evangeli.net

Abbé Josep RIBOT i Margarit (Tarragona, Espagne)

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire»

Aujourd'hui, comme chaque jour, tu peux apprendre de l'Évangile. Jésus, invité au foyer de Béthanie, nous donne une leçon d'humanité: Lui, qui aimait les autres, se laisse aimer, puisque les deux choses sont importantes. Rejeter les preuves d'affection, de Dieu et des autres, serait une grave erreur, comportant des conséquences néfastes pour la sainteté.

Marie ou Marthe? Mais… Pourquoi confronter ceux qui s'aimaient tant, et qui aimaient tant Dieu? Jésus aimait Marthe et Marie, et son frère Lazare, et nous aime tous et chacun. Sur le chemin de la sainteté, il n'y a pas deux âmes identiques. Tous et chacun tentons d'aimer Dieu, mais avec notre propre style et personnalité, sans imiter qui que ce soit. Notre modèle est le Christ et la Vierge. La façon d'aimer Dieu des autres te dérange? Essaie d'apprendre de leur piété personnelle.

«Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider» (Lc 10,40). Servir les autres, par amour pour Dieu, est un honneur, et non une charge. Nous servons, avec joie, comme la Vierge à sa cousine Sainte Elizabeth ou lors des noces de Cana, ou comme Jésus, au lavage de pieds de la Dernière Cène? «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire» (Lc 10,41-42). Ne perdons pas la paix, ni la bonne humeur. Et pour ce faire, tâchons de prendre soin de la présence de Dieu. «Sachez-le bien: il y a quelque chose de saint, de divin, caché dans les situations quotidiennes, que chacun de nous devons découvrir (…); ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne le trouverons jamais» (Saint Josemaría).

«Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,42). Dieu veut notre bonheur. Que notre Mère du Ciel nous aide à trouver la joie du don de nous-mêmes.

http://evangeli.net/evangile

 

 


 

Homélie du Père Philippe

 

« Marthe, Marthe ». Jésus interpelle Marthe avec affection, il appelle cette femme généreuse à être tout entière attentive à son enseignement, il appelle son âme et son esprit à se tourner vers lui. « Tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses ». Marthe cherche à faire le nécessaire, et même plus. Mais, quel que soit notre zèle, nous ne pouvons jamais suffire à tout ! Si elle demande à sa sœur de l’aider, c’est parce qu’elle veut trop en faire et qu’elle n’y parvient pas. Elle veut s’occuper de tant de choses... Or « une seule chose est nécessaire ». Le Seigneur, en répondant ainsi, ne blâme pas Marthe d’être si dévouée à le servir, il ne lui faisait d’ailleurs aucun reproche avant qu’elle n’intervienne auprès de lui. Mais cette générosité finit par la détourner de l’essentiel, qui est la présence du Sauveur dans sa maison, au point qu’elle veut réduire Jésus à n’être qu’un arbitre dans ses tâches ménagères.

 

 

« Marie a choisi la meilleure part ». Il existe une hiérarchie dans nos activités. Celles qui sont les meilleures sont celles qui ne passeront pas. C’est à cela qu’on reconnaît que Marie a choisit la meilleure part : « elle ne lui sera pas enlevée ». Peu importe l’activité, sa valeur est dans sa capacité à nous maintenir aux pieds du Seigneur, à nous maintenir dans une attitude d’abandon confiant qui nous fait tout attendre et tout recevoir de lui. Ainsi, l’oisiveté n’est pas dans l’absence d’agitation mais dans l’absence d’attention à la présence du Seigneur dans nos maisons. Notre seul vrai travail est de rester disponible à son enseignement, en toute situation.

 

 

Finalement, notre seul vrai travail est de nous émonder, d’éliminer en nous tout ce qui est mondain, de manière à n’être plus au monde mais à Dieu, à être dans le monde en Dieu. Autrement dit, à être purs.

 

 

Seigneur Jésus, appelle-nous comme tu as appelé Marthe, que notre âme et notre esprit découvrent la joie d’être sans cesse présents à ta présence, d’être toujours à ton écoute, de marcher à ta suite sur les chemins de nos vies. Donne-nous l’audace de nous emparer de la meilleure part, celle de nous en remettre à toi en toutes choses, celle de demeurer imperturbablement en ta présence.

 

 

Père Philippe

 

 

http://www.meinau-catholiques.org

 


 

 

Meditations RC

 

Prière d'introduction

Seigneur, aide-moi à prier. Aide-moi à faire silence dans mon cœur, à t’écouter dans le fond de mon âme. Je viens près de toi Seigneur, je t’ouvre mon cœur, tu es le maître de mon âme. Toi qui es la vérité même, enseigne-moi.

Demande

Un cœur contemplatif.

Points de réflexion

1. Nous retrouvons ici deux des amies de Jésus, les sœurs Marthe et Marie, qui ont l’honneur de recevoir Jésus dans leur maison. Et alors que Marthe est occupée par le service, Marie est au pied de Jésus et l’écoute. À un moment, Marthe se rend elle aussi près de Jésus, pour se plaindre que sa sœur lui laisse faire tout le travail. Mais Jésus, au lieu de réprouver Marie, fait au contraire son éloge. En accomplissant beaucoup d’activités, même de bonnes activités, nous avons l’impression de bien remplir notre vie, de faire beaucoup de bien. Mais cela peut être une illusion. Cette attitude nous séduit car souvent nous réalisons un travail qui porte du fruit et donne des résultats qui sont visibles devant les autres et à nos propres yeux. Tandis que dans la prière, on peut avoir le sentiment de perdre son temps, personne ne nous voit et nous n’en voyons pas toujours les fruits.

2. En réalité, la prière est ce qu’il y a de plus indispensable dans notre vie. Si nous sommes des amis de Jésus, notre premier devoir est de passer du temps avec lui. Que penserions-nous d’un ami qui nous invite à déjeuner et qui passe son temps dans la cuisine à préparer le repas et n’en sort pas car il a ensuite la vaisselle à faire. Certes il nous aura servis. Mais un ami agit-il vraiment ainsi ? N’aurions-nous pas voulu qu’il vienne s’asseoir, parler, rire avec nous ? Ensuite, la prière est pour nous une nécessité, c’est la respiration de notre âme. C’est là que Dieu nous parle d’une manière privilégiée, là qu’il éduque notre cœur, là qu’il nous remplit de son amour. Que pourrions-nous faire de bien sans cela ? Ne soyons pas présomptueux, c’est avec Dieu que nous pouvons faire le bien et non tout seul.

3. Enfin rendons-nous bien compte qu’il n’y a pas de meilleure activité pour nous que d’être avec Jésus, d’être près de lui. C’est là seulement que nous trouverons la vraie paix de notre âme. Non pas pour fuir les responsabilités et les problèmes de la vie, mais parce que c’est là qu’est au fond la véritable vocation de tout homme : être près de Dieu. Par lui-même l’homme ne pourra jamais résoudre les problèmes du monde, il en est incapable. Ceux qui ont essayé de construire un monde parfait sans Dieu n’y sont jamais arrivés. Celui qui se tourne vers Jésus est en réalité celui qui fait le plus de bien, pour lui-même et pour les autres. Il a compris que la réponse à toutes nos questions se trouve près de Jésus.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu sais que j’ai beaucoup de choses à faire, que l’on me sollicite souvent, qu’il y a tant d’aide à apporter aux autres. Tu sais aussi comme c’est parfois dur de prendre un moment de silence pour prier. Et pourtant j’en ai besoin, sans toi je ne peux rien faire de bien. Apprends-moi à prier, Seigneur ! Prends-moi dans ton école. Laisse-moi venir à toi !

Résolution

Prendre un moment de silence et de prière chaque jour.

 

 

 

Père Jean-Marie Fornerod, LC

 

 

 

http://www.regnumchristi.fr

 

 

 


 

HOMELIE du Père Gilbert Adam

 

 Père Gilbert Adam

 

"En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Jésus appelle : « François rebâtis mon Eglise. » Quand il a vingt quatre ans, il fait le choix de suivre Jésus pauvre et la « divine pauvreté » va prendre pour lui un visage : « Dame Pauvreté. » C’est le mystère de l’humanité fondamentalement renouvelée, le visage de Marie qui apparaît en transparence et qui donne visage à Jésus, le Fils de Dieu. Jésus affirme la splendeur du « Père, Seigneur du ciel et de la terre. » C’est aux enfants, aux humbles de ce monde, que Dieu révèle sa vérité. Il nous faut l’humilité de demander à Dieu qu’il se révèle à nous. La chaleureuse présence de Jésus nous introduit à le connaître, par une révélation qui provient de Dieu lui-même. Elle se produit dans la nuit de la foi, dans le cœur de celui dont le lien avec Dieu démontre une foi sincère. Connaître le dessein de Dieu dans toute la vérité, comme disciple de Jésus, nous conduit au repos. Jésus désire que nous devenions des disciples heureux de se soumettre à son enseignement. Le Sauveur vient soulager les peines des pauvres et des petits qui crient vers lui pour obtenir le secours. Il veut donner du repos à tous ceux qui reconnaissent le péché comme cause de leur fatigue, qui sont insatisfaits de la vie. Jésus trace dans la vie des hommes une voie libre, que rien n’enferme, il nous propose de venir à Lui.

"Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m’a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." François d’Assise, qui a entendu cet appel de Jésus, s’identifie à Lui. Il a pris le chemin du plus grand Amour. Tous, du plus petit au plus pauvre, du plus abandonné au plus rejeté, nous pouvons vivre de cet Amour infini. Jésus déclare que Dieu le Père lui a tout remis entre les mains, tout ce que contient l’univers relève de son autorité. Tout dépend de lui, tout ce qui se trouve dans l’univers relève de son autorité. Jésus nous fait entrer dans la louange qui donne de regarder autrement chaque chose et chaque être. Il nous relie à Celui qui les as créé, il les regarde sans aucun désir de possession. Le monde apparaît neuf, ruisselant de vie, un appel de relation pour tout ce qui nous est ainsi confié. Jésus provoque cette admiration et cet étonnement joyeux mis en œuvre par le Père pour le salut de l’humanité. Les petits, les pauvres, acceptent de bon cœur de s’ouvrir à l’espérance que Jésus leur apporte.

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos." Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »François peut entrer dans cette relation mystérieuse du Père et du Fils. Vivre d’amour, c’est vivre de l’Esprit Saint d’une manière surprenante. Nous appartenons au Père la Source et l’Origine de tout, une seule chose compte vraiment pour nous, vivre d’amour et mourir d’amour. Dans la force de l’amour du Christ, tout est brûlé et il ne reste plus que l’amour. « Prendre sa croix » et « prendre le joug » sont le chemin pour suivre Jésus. Le disciple de Jésus fait l’expérience de venir à sa suite, de prendre sa Croix, et d’apprendre de lui la douceur et l’humilité. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, accablés par le joug du péché, et vous trouverez le repos. Nous portons le joug de notre péché, et nous voulons passer sous le joug de Jésus qui nous sauve. Jésus nous invite à le mettre au cœur de notre vie, à le servir pour faire progresser son Royaume dans la douceur et l’humilité du cœur. Quand nous nous tournons vers Jésus, la Parole de Dieu nous rassure, et nous trouvons le repos pour nos âmes. Jésus nous libère en posant sur nous un joug sur nos épaules, c’est un joug qui donne la joie du Royaume, l’allégresse de ceux qui se savent aimer et pardonnés. En François d’Assise, tout est devenu léger car tout a été brûlé par l’amour, il ne reste plus que l’enfant du Père, l’ami de l’Époux. Il ne reste plus que l’épouse qui se laisse inonder de l’amour infini de Dieu et qui surabonde de joie.

 

Nous demandons la grâce d’être ouverts, accueillants, doux et humble face à l’amour infini de Dieu.

 

 

 

http://www.pere-gilbert-adam.org

 

 

 

 

 

 


 

 

Commentaire de L'Evangile au Quotidien

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien. Sermon pour l'Assomption

Marthe et Marie

« Une femme nommée Marthe le reçut chez elle ; elle avait une sœur du nom de Marie ». Si notre cœur est le lieu d'habitation de Dieu, il faut que ces deux femmes y habitent : l'une qui s'assied aux pieds de Jésus pour l'écouter, l'autre qui s'occupe de le nourrir. Tant que le Christ sera sur la terre, pauvre, en proie à la faim, à la soif, à la tentation, il faudra que ces deux femmes habitent la même maison, que dans le même cœur se vivent ces deux activités...

Ainsi, durant cette vie de labeur et de misères, il faut que Marthe habite votre maison... Tant que nous aurons besoin de manger et de boire, nous aurons aussi à dompter notre chair ou notre corps par les œuvres de la veille, du jeûne et du travail. Telle est la part de Marthe. Mais il faut aussi qu'en nous soit présente Marie, l'action spirituelle. Car nous n'avons pas à nous appliquer sans arrêt aux exercices corporels, il nous faut aussi parfois nous reposer, et goûter combien le Seigneur est doux, nous asseoir pour cela aux pieds de Jésus, et écouter sa Parole.

Amis, ne négligez pas Marie pour Marthe, ni Marthe pour Marie ! Si vous négligez Marthe, qui servira Jésus ? Si vous négligez Marie, de quoi vous servira la visite de Jésus, puisque vous n'en goûterez pas la douceur ?

 

http://levangileauquotidien.org

 


 

 

 

 

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© Secrétariat Chorale-CSFA 2016

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