Lundi 26 septembre 2016

Nous sommes en temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Côme et Damien, médecins et martyrs († v. 286), Sts Martyrs Canadiens, missionaires s.j. († 1642/1649)



Livre de Job 1,6-22.

Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur, le Satan, l’Adversaire, lui aussi, vint parmi eux. Le Seigneur lui dit : « D’où viens-tu ? » L’Adversaire répondit : « De parcourir la terre et d’y rôder. » Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. » L’Adversaire riposta : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays. Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : je parie qu’il te maudira en face ! » Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu’il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. » Et l’Adversaire se retira. Le jour où les fils et les filles de Job étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné, un messager arriva auprès de Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer et les ânesses étaient au pâturage non loin de là. Les Bédouins se sont jetés sur eux et les ont enlevés, et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un autre survint et lui dit : « Le feu du ciel est tombé, il a brûlé troupeaux et serviteurs, et les a dévorés. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un troisième survint et lui dit : « Trois bandes de Chaldéens se sont emparées des chameaux, ils les ont enlevés et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Il parlait encore quand un quatrième survint et lui dit : « Tes fils et tes filles étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné, lorsqu’un ouragan s’est levé du fond du désert et s’est rué contre la maison. Ébranlée aux quatre coins, elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. » Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna. Puis il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » En tout cela, Job ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.

Psaume 17(16),1.3.4b-5.7.

Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.

Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,
tu m'éprouves, sans rien trouver ;
mes pensées n'ont pas franchi mes lèvres.

J'ai gardé le chemin prescrit ;
j'ai tenu mes pas sur tes traces :
jamais mon pied n'a trébuché.

Montre les merveilles de ta grâce,
toi qui libères de l'agresseur
ceux qui se réfugient sous ta droite.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,46-50.

 

En ce temps-là,
    une discussion survint entre les disciples
pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.
    Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur,
prit un enfant, le plaça à côté de lui
    et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom cet enfant,
il m’accueille, moi.
Et celui qui m’accueille
accueille celui qui m’a envoyé.
En effet, le plus petit d’entre vous tous,
c’est celui-là qui est grand. »

    Jean, l’un des Douze, dit à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu’un
expulser des démons en ton nom ;
nous l’en avons empêché,
car il ne marche pas à ta suite avec nous. »
    Jésus lui répondit :
« Ne l’en empêchez pas :
qui n’est pas contre vous est pour vous. »

 

 (Lc 9, 46-50)


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.  


Homélie ou Méditation du jour

Homélies d'evangeli.net

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL (Roma, Italie)

«Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand»

Aujourd'hui, sur la route de Jérusalem pour aller vers sa passion une discussion «s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux» (Lc 9,46). Tous les jours, les médias ainsi que nos conversations sont remplis de commentaires sur l'importance des personnes: des autres et de nous-mêmes également. Cette logique humaine provoque un désir de réussite, d'être reconnu, apprécié, remercié, et un manque de paix quand tout cela n'arrive pas.

La réponse de Jésus aux réflexions —et peut-être aussi aux commentaires— des disciples nous rappelle la façon d'agir des anciens prophètes. D'abord les gestes ensuite viennent les paroles. Jésus «prit un enfant, le plaça à côté de lui» (Lc 9,47). Ensuite vient l'enseignement «Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand» (Lc 9,48). —Jésus pourquoi est-ce que nous avons tant de mal à accepter que ceci n'est pas une Utopie pour ceux qui ne sont pas impliqués dans le trafic d'une tâche intense, où les coups des uns contre les autres ne manquent pas et qu'avec ta grâce nous pouvons tous vivre cela? Si nous le faisions nous aurions plus de paix intérieure et nous travaillerions avec plus de calme et de joie.

Cette attitude est aussi une source de joie, cela nous permet de constater que d'autres travaillent bien pour Dieu, avec un style différent du nôtre, mais toujours au nom de Jésus. Les disciples voulaient empêcher cela. En revanche, Jésus défend les autres. À nouveau, le fait de nous sentir fils de Dieu, petit fils de Dieu, nous permet d'ouvrir notre cœur vers les autres et de grandir dans la paix, la joie et la reconnaissance. Ces enseignements ont valu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus le titre de Docteur de l'Église: dans son livre Histoire d'une âme, elle admire le beau jardin qu'est l'Église, et elle se contente d'être une petite fleur. A coté des grands saints –des roses et des lys– il y a les petites fleurs –les marguerites et les violettes— qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.


 

Homélie du Père Philippe

 

Voici les apôtres se disputant pour savoir quel est le plus grand ! Pour les aider, Jésus répond d’abord à leur question avec une parabole d’un nouveau genre. Pour une fois, il ne s’agit pas d’un récit, mais d’un geste prophétique : un enfant est placé au milieu du groupe.

 

 

À l’époque, un enfant n’avait pas d’existence sociale. L’image que donne Jésus n’est donc pas celle de la naïveté érigée en absolu. Dans le contexte de l’annonce de la Passion, Jésus veut expliquer à ses disciples ce que va être le chemin du Fils de l’Homme : celui de l’innocent que tout le monde méprise. Il en sera de même pour ses disciples. La grandeur chrétienne est cachée dans ce qui méprisable aux yeux des hommes.  Dès lors, pour accueillir Dieu, il faut accueillir son envoyé, que la Passion aura rendu méprisable aux yeux des hommes. Nous nous situons volontiers dans la position de la victime innocente. Mais la question inverse se pose avec force dans cette parole du Seigneur. Comment se fait-il que le visage du Christ n’apparaisse pas aux yeux des bourreaux ? Comment pouvons-nous faire du mal à nos frères, sans réaliser que nous brandissons le fouet sur Jésus ? Comment peut-on si facilement rejeter Dieu ?  Parce qu’il vient à nous sous les traits insignifiants du laissé-pour-compte.

Que l’Esprit de Vérité ouvre nos yeux à toutes les occasions qui nous sont offertes d’accueillir l’envoyé de Dieu, qu’il nous donne de choisir en toutes circonstances la seule place qui convient aux disciples du Christ : la dernière.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org


 

 Meditations RC

Prière d'introduction

 

Ton royaume, Seigneur, est celui du petit dont l’humilité désarme l’orgueil du puissant. Je renouvelle mon adhésion à toi, Dieu le seul, et je renonce à Satan, à toutes ses œuvres et séductions. Je veux me ressourcer dans le brasier de ton amour, pour te reconnaître dans ce que tu m’as donné.

 

Demande

 

Donne-moi, Seigneur, un cœur d’enfant, qui sache accueillir la Parole de ton royaume et en devenir serviteur et gérant, attentif au souffle de ton Esprit.

 

Points de réflexion

 

1. Qui est le plus grand ? Notre cœur humain, assoiffé d’infini, tend à placer dans le ciel de ses idéaux et conceptions, comme sur un trône divin, ce ou celui qui lui semble plus grand : une célébrité du monde artistique ou sportif, un personnage charismatique, un bienfaiteur ; ou bien un ensemble de « valeurs », un idéal d’engagement humanitaire ou une croyance religieuse, auxquels il se soumet volontairement. Mais en fin de compte, le plus grand est celui qui attribue cette place : le grand MOI. Dans cette démarche, chacun est en définitive le dieu de sa vie adulte. Entre les apôtres, la querelle est résorbée par l’indéniable préséance du Christ – dont la sainteté est inégalable – et se situe dans le positionnement de chacun à son égard et à son idéal du royaume : qui, dans cette structure, est le plus grand ? Cette querelle est d’une certaine manière plus honnête, puisque l’égo-latrie est évidente, mais elle revient au même : le plus grand est, tout compte fait, le grand MOI. Et moi, celui qui prie, où en suis-je ? Qu’est-ce qui occupe mon cœur ?

2. « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi ». Accueillir un enfant au nom de Jésus est la plus belle expérience qu’une âme mûre puisse s’accorder. Mais c’est rempli de conséquences : c’est accueillir Jésus en sa qualité de Maître ; cela veut dire que l’enfant que l’on accueille au nom de Jésus doit être, pour nous, un maître ; nous avons à apprendre de lui, tout en portant la responsabilité, pour celui qu’on accueille, avec le devoir de s’en occuper, de l’instruire, etc. Nous sommes structurellement des apprentis, particulièrement auprès de petits enfant que l’on instruit ! Que peut-on apprendre d’un enfant ? Qu’est-ce qui le caractérise ? L’enfant est un être parfaitement égal à l’adulte, mais en devenir, en quête, en progression ; un être qui apprend, qui écoute, qui croit, qui espère, rempli de vie et de joie, assoiffé d’amour. Est-ce mon cas ? Est-ce que je ne cesse d’apprendre, d’écouter, de croire, d’espérer ? Est-ce que j’ai soif d’amour (passif et actif) ? Ou bien les leçons de vie se fracassent-elles au roc de mon savoir, de mon expérience ou de mon autonomie ?

3. « Qui n’est pas contre vous est pour vous ». Qui appartient à l’œuvre du Christ ? La question revient à nouveau à celle de l’autorité : qui est le chef ? Le plus grand est celui qui donne le mandat d’agir au nom du Christ dans le combat spirituel. Or, cette autorité revient exclusivement à son auteur, le Christ, qui agit au nom du Père. Le Christ a certes confié les mystères divins à ses apôtres, pour garantir l’unité, mais en s’appuyant sur leur qualité de gérants, non de propriétaires. Bien qu’il ait mené l’autorité sacerdotale et parentale dans la nouvelle Alliance à leur perfection, nous sommes confrontés à des situations, dans lesquelles nous perdons le contrôle sur les créatures que Dieu nous a confiées : une communauté ecclésiale, une œuvre d’apostolat, le développement spirituel d’un enfant. L’Esprit Saint fait surgir de nouvelles réalités qui ne « marchent pas avec nous à la suite du Christ » – une nouvelle communauté, une vocation religieuse dans la famille, etc. C’est l’Esprit Saint qui prend les commandes d’une existence et qui la pousse où il veut. Mais pour repérer les signes de l’Esprit, il faut être soi-même conduit par l’Esprit. Le suis-je ? Suis-je, au contraire, habité par le soupçon ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus-Christ, mon Seigneur, avec toi je rends grâce à Dieu le Père pour le don de l’Esprit, qui fait son œuvre dans notre Église et en-dehors. Aide-moi à être un fidèle serviteur de tes mystères et un disciple missionnaire rempli d’ardeur à annoncer ton Évangile dans la joie. Que la création toute entière reflète la gloire de Dieu. Amen.

 

Résolution

 

Aujourd’hui je rendrai un témoignage de joie dans la foi pour une œuvre édifiante que je découvre ou pour une merveille de la création que je contemple, reflet de la gloire de Dieu.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


HOMELIE du Père Gilbert Adam

 

Une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.

Dans le Royaume de Dieu, la grandeur est jugée par la capacité à servir les autres. Le petit d’entre nous qui sert est le plus grand. Jésus manifeste à ses disciples qu’ils sont appelés à servir, qu’il n’y a pas entre eux de poste de domination. La valeur absolue de l’Amour nous porte à devenir de plus en plus respectueux les uns des autres. C’est la puissance de l’Esprit Saint qui est active en chaque personne ! La Bonne Nouvelle du Salut passe par l’interaction avec l’autre. Jésus aide ses disciples à sortir de leurs préoccupations, de leurs questions et des difficultés qui les préoccupent. L’adversaire provoque en nous la guerre des nerfs quand il nous fait regarder qui est le plus grand ! Jésus nous fait entrer dans une confiance nouvelle, regarder l’enfant qui sommeille en nous. Il nous transforme pour le Royaume de Dieu. L’enfant de Dieu qui est en nous est réveillé dans le mouvement d’adoration. La remise entre les mains de notre Père des cieux lui donne la première place.

Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Jésus demeure dans l’Amour de son Père qui lui donne vie. Cet Amour divin est l’Esprit Saint, il lui donne tout l’Amour divin en son humanité. Jésus, l’enfant du Père, est le fils de Marie. Il y a une connivence entre le cœur de Jésus et le cœur de l’enfant. De la même manière que Jésus est à l’aise avec son Père, il est à l’aise avec l’enfant. L’enfant de l’Evangile n’a pas peur quand Jésus le prend dans ses bras et le place à coté de Lui. L’enfant sent bien ce mystère de la confiance, et il le rend. Nous voudrions toujours demeurer dans la confiance. Jésus, en prenant un enfant dans ses bras, nous manifeste la joie de la filiation à son Père. En étant prés du Père, il est dans le mystère de l’enfance, de la confiance. Demeurer dans la confiance permet à nos rencontres de se situer en profondeur. Pour mieux entrer en relation avec les autres, cette attitude est à acquérir. C’est Jésus, qui nous aide à devenir plus proche de lui, c’est lui qui fait grandir notre relation au Père. Il nous a sauvés, nous n’avons aucune inquiétude à avoir. Cela nous demande d’accueillir sans cesse notre Père des cieux. Pour nous aider, l’accueil de Marie notre mère est nécessaire.

Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. » Notre relation avec Dieu notre Père, et la relation avec nos frères, construit notre devenir. Par l’Amour de Dieu notre Père, nous devenons nous mêmes, et nous entrons dans un monde proche du Mystère de Dieu. C’est dans la foi qu’il nous est donné de grandir, de devenir, de trouver notre chemin. Nous sommes l’enfant bien aimé du Père, en lui, ce ne sont pas les questions de qui est le plus grand qui sont importantes ! Rien ne peut porter atteinte à l’enfant du Père, sauvé par le sang de Jésus. Nous sommes la prunelle de l’œil du Père. Dépendre de Lui, c’est entrer dans un mouvement de libération. Jésus veut que nous demeurions dans cette communion d’amour. L’enfant bien aimé du Père sait bien que tout lui vient du Père des cieux qui est bon. Demandons cette humilité, cette douceur. C’est un acte de foi permanent dans le Dieu qui nous enveloppe de sa tendresse, de la sollicitude de son amour pour nous. Il nous donne tout, Il ne veut par reprendre, Il veut simplement que nous demeurions toujours dans l’amour qu’Il donne, que nous n’accaparions jamais rien de ce qui vient de Lui, mais que nous Lui rendions grâce pour tout ce que nous sommes et pour tout ce qu’il nous donne. « Dans le soir de la vie nous seront examinées dans l’amour »

 

Nous demandons la grâce de tout confier à Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


Commentaire de L'Evangile au Quotidien

 

 

 

Saint Jean Cassien (v. 360-435), fondateur de monastère à Marseille. Conférences, n°15, 6-7

« Venez et apprenez de moi » (Mt 11,29)

      Les grands dans la foi ne se prévalaient aucunement du pouvoir qu'ils avaient d'opérer des merveilles. Ils confessaient que leur propre mérite n'y était pour rien, mais que la miséricorde du Seigneur avait tout fait. Si on admirait leurs miracles, ils repoussaient la gloire humaine avec ces paroles empruntées aux apôtres : « Frères, pourquoi vous étonner de cela ? Pourquoi tenir les yeux fixés sur nous, comme si c'était par notre propre puissance ou par notre ferveur que nous avons fait marcher cet homme ? » (Ac 3,12) Personne, à leur sens, ne devait être loué pour les dons et les merveilles de Dieu...

      Mais il arrive parfois que des hommes enclins au mal, blâmables sur le sujet de la foi, chassent les démons et opèrent des prodiges au nom du Seigneur. C'est de quoi les apôtres se plaignaient un jour : « Maître, disaient-ils, nous avons vu un homme qui chasse les démons en ton nom, et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne va pas avec nous ». Sur l'heure, le Christ répondit : « Ne l'en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous ». Mais lorsque, à la fin des temps, ces gens diront : « Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom ? N'avons-nous pas en ton nom chassé les démons ? Et en ton nom n'avons-nous pas fait quantité de miracles ? », il atteste qu'il répliquera : « Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui faites le mal » (Mt 7,22s).

      À ceux qu'il a gratifiés lui-même de la gloire des signes et des miracles, le Seigneur donne l'avertissement de ne pas s'élever à cause de cela : « Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux » (Lc 10,20). L'auteur de tous les signes et les miracles appelle ses disciples à recueillir sa doctrine : « Venez, leur dit-il, et apprenez de moi » — non à chasser les démons par la puissance du ciel, ni à guérir les lépreux, ni à rendre la lumière aux aveugles, ni à ressusciter les morts, mais dit-il : « Apprenez de moi ceci : que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,28-29).

 http://levangileauquotidien.org

 


 

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