Vendredi 15 septembre 2017

Notre Dame des Douleurs

Saint(s) du jour : Ste Caterina Fieschi de Gênes, veuve et mystique (1447-1510)


Lectures de la messe

Première lecture  (1 Tm 1, 1-2.12-14)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Paul, apôtre du Christ Jésus
par ordre de Dieu notre Sauveur
et du Christ Jésus notre espérance,
    à Timothée,
mon véritable enfant dans la foi.
À toi, la grâce, la miséricorde et la paix
de la part de Dieu le Père
et du Christ Jésus notre Seigneur.
    Je suis plein de gratitude
envers celui qui me donne la force,
le Christ Jésus notre Seigneur,
car il m’a estimé digne de confiance
lorsqu’il m’a chargé du ministère,
    moi qui étais autrefois blasphémateur,
persécuteur, violent.
Mais il m’a été fait miséricorde,
car j’avais agi par ignorance,
n’ayant pas encore la foi ;
    la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,
avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.


            – Parole du Seigneur.

Psaume (16), 1-2a.5, 7-8, 11)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 19, 25-27)

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
  Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
  Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.

          – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Dans la continuité de la fête de la croix glorieuse de notre Seigneur, nous demeurons aujourd’hui au pied de cette même croix, avec Marie que nous fêtons sous le vocable de « Notre Dame des douleurs ». Nous nous trouvons ainsi plongés au cœur de la Passion d’Amour pour nous de notre Seigneur Jésus Christ. Car, nous devons bien garder présent à l’esprit que, pour le chrétien, la croix n’est pas l’exaltation de la souffrance mais de l’Amour infini de Dieu.

A l’exemple de saint Jean, et selon l’invitation de notre Seigneur, nous prenons Marie chez nous. Alors, en nous unissant à elle dans la foi, nous nous unirons toujours davantage à notre Seigneur. Car, il existe une telle communion de cœur et de volonté entre Marie et Jésus, qu’en étant unis à elle, nous sommes sûrs de nous retrouver greffés sur le cœur aimant du Christ à travers lequel nous touchons le cœur Père pour retrouver notre dignité de fils de Dieu.

Au pied de la Croix, nous sommes enfantés à la vie de fils de Dieu. A cet enfantement, Marie participe d’une manière toute particulière car il convenait à celle qui avait mis au monde la Tête, qu’elle soit aussi la mère du Corps tout entier. Au pied de la Croix, Marie enfante l’Eglise, mais la douleur qui lui fut épargnée à la naissance de la Tête, elle la vit pour nous tous, pécheurs sauvés par le sang de notre Seigneur. Voilà comment Marie est associée d’une façon unique à notre rédemption.

Tu as voulu Seigneur, que la Mère de ton Fils, debout près de la croix, fut associée à ses souffrances ; accorde à ton Eglise de s’unir elle aussi, à la passion du Christ, afin d’avoir part à sa résurrection.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Ton coeur sera transpercé par une épée»

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort.

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vie le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus.

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. De cette façon, Marie se convertit en la figure et le modèle pour tout chrétien. Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.

Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB Abbé de Montserrat (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Marie, en ce jour où nous te célébrons, toi, Notre-Dame des Douleurs, nous voulons nous rappeler que jusqu’au bout tu étais debout près de la croix de ton Fils, ferme et fidèle. Admirant ton courage et ta force, nous voulons commencer ce temps de prière afin que, après avoir contemplé ton exemple, tu nous accordes cette même attitude face aux difficultés.

Demande

Marie, toi qui es restée ferme et fidèle au pied de la croix, accompagne-nous toujours face aux difficultés de la vie.

Points de réflexion

1. « Près de la croix de Jésus se tenait sa mère. »
Depuis 300 ans, l’Église prie lors de la séquence de ce jour les paroles suivantes : « Dans le chagrin qui la poignait, cette tendre Mère pleurait son Fils mourant sous ses yeux ». Quelle souffrance pour la mère du Christ de le voir mourir sur le bois infâme de la croix ! Pourtant, elle n’est pas restée à Jérusalem, non, elle accompagne son Fils jusqu’au bout. Elle voit les longs clous qui transpercent ses poignets, et contemple le corps qu’elle a tant soigné et qui est maintenant entièrement recouvert des blessures cruelles de la Passion et de la flagellation. Elle voit le soldat romain s’approcher et transpercer le cœur bien-aimé de son Fils.

2. « Femme, voici ton fils. » « Voici ta mère. »
Cette mère qui n’a jamais abandonné son Fils, qui a toujours été là pour lui, qui n’a cessé de l’aimer, sachant qu’elle aimait ainsi Dieu, voici que Jésus nous confie à sa protection maternelle ! Après avoir vécu en tout comme un homme, hormis le péché, Jésus a appris a estimé à sa juste mesure l’aide et le soutien d’une mère comme Marie. En même temps, pensant à tous ses frères les hommes, pensant à ceux d’entre nous qui à cause des guerres ou d’autres violences perdront leur mère, pensant à tous ceux qui ne trouveront pas en leur mère l’amour et le soutien inconditionnel que Marie lui a toujours donné, Jésus s’empresse de nous confier sa propre mère ; et ce, malgré la douleur que cause à un crucifié chacune des paroles qu’il veut prononcer.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, merci, car dans ta grande miséricorde, tu ne nous as pas laissés orphelins, mais tu nous as donné ta mère afin que nous ne soyons jamais seuls face aux difficultés de la vie. Pour que du haut du ciel, Marie n’hésite pas à descendre et à voler à notre secours, parfois en grande pompe comme à Lourdes, mais aussi chaque jour en étant à notre côté. Merci, Seigneur. Aide-moi à être un bon fils/une bonne fille pour ta Mère, à accepter son aide dans ma vie, à chercher à la rendre heureuse, à la prier chaque jour.

Résolution

Prier 3 Je vous salue Marie ce soir avant de me coucher et demander à Marie la grâce de voir avec la foi son action dans ma vie et de ne jamais oublier que j’ai une mère au ciel qui pense à moi à chaque instant.

Eugenia Alvarez, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



"Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine."

 

Après avoir fêté la Croix glorieuse de Jésus, nous vivons la « fête » de Marie, la femme des douleurs. Marie, la mère de Jésus, ne dit pas un mot ! C’est toute sa vie donnée qui est là, dans le silence du Magnificat de l’Immaculée. C’est avec force que s’exprime tout ce qu’elle à dit dans l’Evangile, « faites tout ce qu’il vous dira. » Nous entendons la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils. Marie est démunie, sans prise sur ce qui se passe. Elle est bouleversée au plus profond d’elle-même, au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot, même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée. Marie, à la croix, vivra ce que nous-mêmes connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’un « être là » immobile. Ce vécu de Marie est Evangile, Parole inespérée qui lui est adressée de la part de Jésus pour lequel elle est en souffrance. Si Jésus nous sauve par sa Passion, Marie participe au salut de l’humanité avec Jésus, par sa Compassion. Jésus dans sa Passion, ouvre pour chacun de nous un chemin de salut. Par son immense amour, il a vaincu la mort, il est venu à bout de la haine, il a pris sur lui toute maladie. Marie, Notre-Dame des sept douleurs, participe aux souffrances de Jésus pour le salut du monde. Jésus, dans son amour, a fait don de sa mère au disciple, à l’Eglise et à l’humanité.

"Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils." Jésus, s’adressant à sa mère et au disciple qu’il aimait, leur fait un Don si merveilleux, en lui, il leur donne d’aimer. Cette Parole si forte brise l’inacceptable qui serait de ne plus pouvoir aimer. Marie, atteinte dans sa chair par la souffrance, malgré les prétentions de la mort, sera aimée, elle pourra aimer. Nous connaissons ce sentiment, lorsque l’histoire s’arrête et que tout devient solitude, la vie pourra-t-elle être de nouveau habitée ? La maternité de Marie envers l’humanité avait déjà été annoncée, elle est maintenant clairement précisée et établie. Marie, la Mère du Christ, se trouve dans le rayonnement du mystère pascal de Jésus. Le Concile n’hésite pas à appeler Marie « Mère du Christ et Mère des hommes. » Marie, dans ses douleurs, manifeste le mystère du Salut en Jésus Christ, l’enfantement de l’Église ! La femme donne la vie à nouveau, par la maternité de son cœur virginal : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Il nous faut méditer toutes les souffrances de Marie pour trouver la force de vivre celles qui nous arrivent aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas épargnés : « Ton cœur sera transpercé comme par une épée. »

"Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui." A la croix est vécu le salut pour Marie, elle nous aide à vivre nos souffrances unies aux douleurs de Jésus. C’est l’enfantement d’un monde nouveau. Toutes les douleurs de l’humanité sont contenues dans la Passion de Jésus, elles sont aussi portées par les douleurs de la femme qui enfante avec Lui un monde nouveau. La Croix glorieuse est avant tout un mystère de vie ! C’est aussi le mystère de la Mère des douleurs. Jean, « reçoit parmi ses biens personnels » la Mère de Jésus et l’introduit dans tout l’espace de sa vie : « Il l’accueillit chez lui. » Il entre dans le rayonnement de l’amour maternel avec lequel Marie prend soin de son Fils. Au pied de la Croix s’exerce la maternité de Marie, selon l’Esprit. La naissance d’un monde nouveau est ouverte par le Nouvel Adam et par la nouvelle Eve. Les douleurs du Christ contiennent les douleurs de la mère. Une brèche est ouverte dans nos enfers, ce que nous avons à vivre, de difficile, peut devenir source de vie, enfantement d’un monde nouveau. La présence de Marie dans l’Eglise est l’accueil du don que Jésus fait sur la croix. Marie accomplit l’ultime volonté de Jésus, dans la cohérence du oui de l’Annonciation. Maintenant elle dit oui à la parole de Jésus « voici ton fils, » et elle accomplit la tâche maternelle de veiller sur les disciples avec la grâce nécessaire.

Nous demandons la grâce d’accueillir Marie comme Jean l’a accueillie.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« À partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »

      Quand Jésus s'est mis à parcourir les villes et les villages pour annoncer la Bonne Nouvelle (Mt 9,35), Marie l'accompagnait, inséparablement attachée à ses pas, suspendue à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour enseigner. À tel point que ni la tempête de la persécution ni l'horreur du supplice n'ont pu lui faire abandonner la compagnie de son Fils, l'enseignement de son Maître. « Près de la croix de Jésus se tenait Marie, sa mère ». Vraiment, elle est mère, celle qui n'abandonnait pas son Fils, même dans les terreurs de la mort. Comment aurait-elle pu être effrayée par la mort, elle dont « l'amour était fort comme la mort » (Ct 8,6) et même plus fort que la mort. Oui, elle se tenait debout près de la croix de Jésus et la douleur de cette croix la crucifiait dans son cœur elle aussi ; toutes les plaies dont elle voyait blessé le corps de son Fils étaient autant de glaives qui lui transperçaient l'âme (Lc 2,35). C'est donc à juste titre qu'elle est proclamée Mère ici et qu'un protecteur bien choisi est désigné pour prendre soin d'elle, car c'est ici surtout que se manifestent l'amour parfait de la mère à l'égard du Fils et la vraie humanité que le Fils avait reçue de sa mère...

      Jésus « l'ayant aimée, il l'aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Non seulement la fin de sa vie a été pour elle, mais aussi ses derniers mots : achevant pour ainsi dire de dicter son testament, Jésus a confié le soin de sa mère à son plus cher héritier... Pierre, pour sa part, a reçu l'Église, et Jean, Marie. Cette part revenait à Jean comme un signe de l'amour privilégié dont il était l'objet, mais aussi à cause de sa chasteté... Car il convenait que personne d'autre ne rende ses services à la mère du Seigneur que le disciple bien-aimé de son Fils... Et par cette disposition providentielle, le futur évangéliste pourrait s'entretenir familièrement de tout avec celle qui savait tout, elle qui, depuis le commencement, observait attentivement tout ce qui concernait son Fils, qui « conservait avec soin toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Lc 2,19).

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème Sermon pour l'Assomption (trad. cf. Pain de Cîteaux 8, p. 105 et SC 202, p. 459)

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile



3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr



4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org