Évangile et Homélie du Dim 26 Fév 2017.Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surc


Dimanche 26 février 2017

Nous sommes au 8ème dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Paule de Saint-Joseph de Calasanz, vierge († 1889)



Livre d'Isaïe 49,14-15.

Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, – dit le Seigneur.

Psaume 62(61),2-3.8.9.

Je n'ai de repos qu'en Dieu seul,
mon salut vient de lui.
Lui seul est mon rocher, mon salut,
ma citadelle : je suis inébranlable.

Mon salut et ma gloire
se trouvent près de Dieu.
Chez Dieu, mon refuge,
mon rocher imprenable !

Comptez sur lui en tous temps,
vous, le peuple.
Devant lui épanchez votre cœur :
Dieu est pour nous un refuge.


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-5.

Frères, que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

«Ne vous faites pas tant de souci…» À quatre reprises dans ces quelques versets, Jésus nous le répète : «Ne vous faites pas tant de souci».
Comme Jésus connaît le fond de nos cœurs !
Il voit toutes ces inquiétudes, ces préoccupations qui nous pèsent intérieurement, qui lient notre cœur. Si Jésus insiste tant, c’est bien que ces soucis sont une entrave dans notre chemin de libération intérieure. L’argent aussi, puisqu’il nous dit qu’«on ne peut servir à la fois Dieu et l’Argent».
Dans la parabole du semeur, Jésus le dit clairement dans son interprétation :
«Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu la Parole de Dieu, mais en cours de route, les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent et ils n’arrivent pas à maturité» (Lc 8,14).
Jésus nous invite donc dans notre évangile à nous libérer de ce qui étouffe la croissance de la Parole de Dieu en nous.


 

Mais comment comprendre cet appel de Jésus à ne pas nous soucier de notre nourriture ou de nos vêtements ?
Faut-il vivre dans l’insouciance ?
Ce n’est pas ce que nous dit Jésus. Il est normal que nous travaillions pour subvenir à nos besoins vitaux. Il est normal que nous nous inquiétions de ceux qui meurent de faim et de froid. Mais notre inquiétude ne doit pas nous faire croire que tout dépend de nous. Et c’est bien à ce niveau-là que Jésus réagit. Bien souvent, nos soucis viennent de notre manque de foi. Nous croyons en Dieu, mais en un Dieu mort, inefficace, sourd à nos besoins. Jésus nous dit en filigrane :
Qui est Dieu pour toi ?
Si le Père Céleste veille à la nourriture des oiseaux du ciel, va-t-il laisser périr ceux qu’il a créés à son image et à sa ressemblance ?
Dieu est proche de nous, nous dit Jésus. Ne séparons pas notre vie spirituelle du quotidien, de nos préoccupations. Si Dieu voit le moindre cheveu tomber de notre tête, combien voit-il ce qui nous est nécessaire ici-bas ?


 

Interrogeons plutôt nos soucis. Qu’est-ce qui nous inquiète réellement ?
C’est de ne pas  pouvoir maîtriser notre vie, c’est de dépendre de circonstances qui nous échappent. Finalement, nous vivons esclaves de nos soucis tant que nous refusons au Seigneur d’être le maître de notre vie, tant que nous essayons d’être dieu à sa place. Dans cette attitude, Dieu est mort en nous car nous l’empêchons de vivre. Quand Jésus nous dit :
«Ne vous faites pas tant de souci,» il nous dit : «Dieu est vivant, croyez en un Dieu vivant, laissez Dieu vivre en vous.»
Si pour nous, Dieu est vivant, il ne peut nous abandonner.
«Il fait même tout concourir au bien de ceux qui l’aiment.»
Croire en un Dieu vivant, c’est être en relation avec lui, c’est vivre de son Esprit de Vie qui ressuscite les morts, c’est se nourrir de sa Parole et des sacrements qui sont un viatique sur notre route.


 

Celui qui est esclave de ses soucis, n’a les yeux fixés que sur demain et il ne voit pas l’aujourd’hui de la grâce. Or Dieu ne se donne que dans le présent, dans le réel. Demain sera autre si je consens à accueillir Dieu dans mon aujourd’hui.
«Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice», nous dit Jésus. C’est-à-dire cherchons l’Esprit-Saint comme un trésor caché dans le champ de notre existence, et ajustons-nous à la volonté de notre Père du ciel. En Dieu, il n’y a pas d’impasse possible ; même un échec peut se transformer en grâce d’un nouveau départ.


 

Cherchons le Seigneur, il se laisse trouver car il est proche. Laissons-le vivre en nous et notre vie en sera transfigurée.
«Ne vous faites pas tant de souci …» Oui, Seigneur, j’ai foi en toi.

 

Père Philippe

 

 

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie»

 Aujourd'hui, en utilisant des métaphores sur la nature se rapportant à son propre environnement dans les terres les plus fertiles de Galilée où il passa son enfance et son adolescence –les iris des champs et les oiseaux du ciel– Jésus nous rappelle que Dieu le Père est prévoyant et que, s'il veille sur ses créatures les plus faibles, il le fera d'autant plus pour les êtres humains, ses créatures de prédilection (cf. Mt 6,26.30).

Le texte de Mathieu est d'une nature gaie et optimiste, et nous y trouvons un Fils très fier de son Père parce que ce dernier est prévoyant et qu'il veille constamment au bien-être de sa création. Cet optimisme de Jésus ne doit pas seulement être le nôtre pour que nous gardions fermement l'espérance– «Ne vous inquiétez donc point» (Mt 6,31)– quand surgissent des situations difficiles dans notre vie. Cela doit aussi nous inciter à être prévoyants dans un monde qui a besoin de vivre ce qu'est la véritable charité, c'est-à-dire, la mise en marche de l'amour.

En général, on nous dit que nous devons être les pieds, les mains, les yeux, les oreilles, la bouche de Jésus de par le monde, mais, dans le sens de la charité, la situation est encore plus profonde: nous devons être cela même, mais du Père prévoyant qui est aux cieux. Nous autres, les êtres humains, nous sommes appelés à faire devenir réalité cette Providence de Dieu, en étant sensibles et en allant au secours des plus nécessiteux.

Dans les paroles de Benoît XVI, «les hommes destinataires de l'amour de Dieu, se convertissent en sujets de charité, appelés à devenir des instruments de la grâce pour répandre la charité de Dieu et pour tisser des réseaux de charité». Mais le Saint Père nous a aussi rappelé que la charité doit être accompagnée de la Vérité qu'est le Christ, pour ne pas se convertir en un simple acte de philanthropie, dénué de tout sens spirituel chrétien propre à ceux qui vivent selon les enseignements du Maître.

 

Abbé Floyd L. McCOY Jordán (Hormigueros, Porto Rico)

 

http://evangeli.net/evangile



 

Prière d'introduction

 

C’est dimanche, jour de ta Résurrection ! Jour pour te dédier un temps particulier, pour partager ma vie avec toi et pour apprendre de la tienne, pour m’y insérer. Oui, Jésus, pendant ce temps de prière je veux contempler tes gestes, écouter ta Parole, pour que ta vie transforme la mienne.

 

Demande

 

Combien de fois exprimons-nous nos désirs et nos prières à Dieu ! Il nous a dit de demander, et, pour la plupart d’entre nous, nous n’avons pas de grande difficulté à lui faire connaître nos besoins et ceux de nos proches dans la prière. C’est bien de faire cela, c’est une façon d’obéir à la Parole du Seigneur qui nous a dit « Demandez et vous obtiendrez ». Mais parfois nous sommes « trop » bons pour vivre cette Parole de Jésus, à demander sans arrêt, et nous oublions de tendre l’oreille pour l’écouter et pour exaucer ses autres désirs.

 

Points de réflexion

 

1. Dans une relation entre deux personnes (entre amis, en couple, parent-enfant), il est important de s’écouter, de laisser l’autre exprimer ce qu’il a envie de vivre dans la relation. Ainsi, dans la relation avec Dieu, il est important d’exprimer nos désirs et d’écouter ceux de Dieu. Dans l’Évangile, Jésus nous fait part de ses désirs pour nous : « Ne vous souciez pas », « Ne vous faites donc pas tant de souci », « Ne vous faites pas de souci pour demain ». Le message est clair, la difficulté arrive au moment de le vivre. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles Jésus répète son souhait jusqu’à trois fois !

2. Les Évangiles reprennent à plusieurs reprises cette invitation à la confiance, à vivre comme les enfants qui attendent tout de leurs parents. Dans ce passage, Jésus nous propose quelques moyens pour nous exercer dans la confiance :
Contempler la création. La nature est un don de Dieu, mise au service de l’homme, qui est le sommet de la création. Si nous sommes plongés dans les soucis, rien de mieux que profiter des cadeaux que Dieu nous offre à travers la nature : ils sont là, toujours, gratuitement, pour nous.
Chercher le Royaume et sa justice, c’est-à-dire, s’ajuster d’ici-bas à la nouvelle vie qui nous est proposée. Rendons grâce à Dieu pour tout ce que nous avons déjà, pour tous ces biens que nous avons reçus depuis notre conception. Si Dieu a été là pour nous jusqu’à aujourd’hui, et si son amour ne change pas, pourquoi douterions-nous de sa présence et de sa protection dans le futur ?

 

Dialogue avec le Christ

 

« Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui. Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : je suis inébranlable. Comptez sur lui en tout temps, vous, le peuple. Devant lui épanchez votre cœur : Dieu est pour nous un refuge » (Psaume 61).

 

Résolution

 

Je prendre un temps seul ou en famille pour rendre grâce de ce que j’ai reçu pendant cette semaine, depuis les choses les plus simples jusqu’aux joies plus extraordinaires. Je rendrai grâce au Père car il me donne ce dont j’ai besoin.

 

Carmen Fernandez, consacrée de RC

 

http://www.regnumchristi.fr



 

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Nous déployons de grands efforts aujourd’hui pour protéger les conditions de vie sur toute la planète. L’homme regarde les étoiles la nuit, les petites fleurs qui éclosent au printemps. Les oiseaux et des lis des champs nous font contempler la vie reçue de Dieu. Les oiseaux et les lis des champs sont pourvus de tout ce qui leur est nécessaire, nous comprenons que nous ne valons pas moindre qu’eux. L’écologie nous donne d’évaluer ce qui rend la vie plus humaine. Nous avons été équipés par Dieu pour transformer l’univers en terre fertile. Dieu ne nous laisse pas dans le besoin. La Parole de Jésus est très vivifiante si nous la mettons en pratique. Nous prions le Père des miséricordes pour obtenir ce dont vous avez besoin. S’il nous manque la nourriture, s’il nous manque un toit, s’il nous manque un vêtement, Dieu nous donnera ce qui est nécessaire, mais avec notre participation. Nous voulons remédier, avec Jésus, au décalage scandaleux entre les pauvres et les riches. Dieu veille sur nous, notre vie demeure dans la confiance.

"Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? " Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Notre attention est attirée sur la nécessite d’agir en vue du partage des biens merveilleux reçus de Dieu. Les temps de silence et de contemplation sont de plus en plus importants pour garder une vie équilibrée, plus vraie, plus simple et plus profonde. Dieu notre Père aime chacun de nous, ses créatures, il nous redit la joie du don reçu, le geste de remerciement qui nous libère. Le temps nous est donné pour faire fructifier l’univers en vue d’un partage équitable qui permet une vie commune possible. La nature qui ne serait plus accompagnée de la sagesse, pourrait devenir un chaos où règne la loi du plus fort. Dieu compte sur nous pour réaliser sa Providence, et nous croyons que « notre Père céleste nous nourrit. »

« "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. Quand nous regardons autour de nous et que nous voyons à quel point tant de personnes manquent d’affection et de tout, nous savons que Dieu compte sur nous pour aider nos frères. Nous prenons conscience des inégalités entre les humains et entre les régions de notre globe ! Dieu nous laisse le soin de gérer le partage des biens dont nous avons besoin. « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » A chaque jour suffit sa peine, Dieu nous invite à l’action de grâce dans une confiance infinie. Mais lorsqu’on tout vient à manquer, une véritable mise au travail s’impose. Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin, avec sa grâce nous accomplissons le partage qui s’impose. Servir Dieu, mettre en œuvre nos talents, est la meilleure manière de prendre au sérieux ses dons. En profiter, c’est être bien présent aux nécessités de nos frères dans le monde. Ceux qui vivent à nos côtés ont le plaisir de voir que le souci de Dieu nous habite. Nous voulons accomplir la justice de Dieu, pour que dès à présent, tout nous soit donné de surcroît.

 

Nous demandons la grâce de ne pas nous inquiéter mais de travailler avec notre Père céleste qui sait ce dont nous avons besoin. 26 Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? 27 29 Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. 30 Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? 31 Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” 32 Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/



 

Cherchez d’abord le Royaume des cieux et sa justice

 

Une lecture superficielle de l'évangile d'aujourd'hui nous induirait en erreur. Jésus aurait-il condamné l'argent? Aurait-il recommandé l'insouciance et la paresse? Aurait-il conseillé de ne pas prévoir les besoins du lendemain? Ce n’est pas le sens des paroles du Seigneur.

«Aucun homme ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l'Argent...» Voilà la clé de lecture de ce texte. Il est bien dommage que les traducteurs n'aient pas conservé ici le mot que Jésus a certainement utilisé. «Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et Mammôn...» Ce mot araméen a été conservé dans le texte grec de Matthieu parce que, selon toute vraisemblance, il vient de la bouche même de Jésus, dont c'était la langue maternelle.

wallstreet«Mammôn», en araméen, signifie effectivement «l'argent», «le gain», «le profit», «la richesse». En opposant «Dieu», et «Mammôn», Jésus semble personnifier l'argent et en faire une sorte d'idole. Jésus pense à l'Argent comme si c'était l'Adversaire de Dieu, le «Prince de ce monde» qui asservit les hommes.

Saint Jérôme, faisait déjà remarquer que Jésus ne condamne pas le fait d’avoir de l'argent mais bien «de servir l'argent». Lui qui, à Nazareth, avait travaillé avec son père, à la sueur de son front, lui qui a reproché au mauvais serviteur de ne pas avoir fait fructifier son argent à la banque dans la parabole des talents, ne condamne pas l’usage de l’argent mais l’asservissement à l’argent.

Jésus attaque l'esclavage de l'argent qui est le véritable cancer de nos sociétés. Notre civilisation occidentale est en train de se détruire elle-même, sous le rythme infernal que lui impose la course au standing, au luxe extrême, aux gadgets de toutes sortes. On gaspille les ressources de la planète afin d’augmenter les profits d’un petit nombre de spéculateurs. On continue le pillage des pays pauvres au profit des pays riches. La cupidité de Wall Street a provoqué la crise économique actuelle et a ruiné des millions de personnes. Pendant que croulait l’économie mondiale, certains requins de la finance engrangeaient des sommes colossales. À cause de leurs décisions irresponsables, un nombre incalculable d’honnêtes gens ont perdu leur emploi. Cette crise a provoqué un désarroi sans précédent dans tous les pays du globe.

Autre point de réflexion sur le «Mammôn d’iniquité». Il semble que pour certains postes budgétaires il y ait toujours des fonds disponibles, alors que d’autres font face à des coupures substantielles. Pour le ministère de la guerre et de la défense, il y a toujours des fonds. Les lobbyistes de l’industrie militaire sont omniprésents dans les couloirs du gouvernement et les armes les plus sophistiquées constituent l’une des denrées les plus lucratives de la planète. Le prix d'un seul char d'assaut permettrait de nourrir des milliers d'affamés! Le coût d’un seul chasseur bombardier permettrait l’implantation des centaines de pharmacies de village, ce qui pourrait sauver la vie d’un grand nombre d’enfants et de personnes âgées! Combien de gouvernements dépensent plus en armements qu’en éducation, en santé et en services sociaux!

" Jésus ne condamne pas le fait d’avoir de l'argent mais bien «de servir l'argent».

La réflexion de Jésus sur le dieu «Mammôn» est donc aussi valable aujourd’hui, qu’elle ne l’était à son temps. L'argent peut être un merveilleux serviteur, mais il est un très mauvais maître.

«C'est pourquoi je vous dis: Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements.  La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement?» Le souci, le tracas est, effectivement, l’une des formes de servitude que la richesse entraîne. Le monde moderne occidental est statistiquement plus fragile aux infarctus, aux dépressions et aux suicides que le reste du monde.

Jésus n’est ni contre le travail, ni contre l’argent. Le premier chapitre de la Genèse nous demande de «dominer la terre et de la soumettre». Et Jésus, affirme que «Celui qui travaille mérite son salaire.» (Mt 10,10).  Il condamne l'homme qui n'a pas fait fructifier le talent reçu (Mt 25,14-30). Ce que le Christ souligne aujourd’hui, c’est qu'il ne faut pas prendre l'argent comme une idole ou une divinité qui nous asservisse complètement. Jésus veut nous arracher à l'idolâtrie et au pouvoir de l'argent.

Depuis toujours, et particulièrement aujourd’hui, on rend hommage à Mammôn, le dieu argent, en offrant sur son autel toutes sortes de sacrifices : la santé, les principes éthiques, la famille, les amis, etc. Combien d’hommes et de femmes ont un agenda noir de rendez-vous, mais n’ont pas de temps pour la famille et les amis! «Personne ne peut servir deux maîtres : Dieu et Mammôn

A la fin du texte, Jésus résume son enseignement en une formule dense et vive : «Cherchez d'abord le Royaume des cieux et tout le reste vous sera donné par surcroit!» Cela doit être notre premier soucis et non pas le dernier. Dans cette recherche du Royaume, nous trouverons la justice, le partage équitable, la fraternité humaine et la paix entre nous.

 


Choisir la porte étroite

Vous savez, j'en suis certaine, que le royaume des cieux n'est promis et donné qu'aux pauvres par le Seigneur (cf. Mt 5,3), car lorsqu'on s'attache à une chose d'ici-bas on perd le fruit de la charité.

On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon, car, ou bien l'un est aimé et l'autre détesté, ou bien l'un est servi et l'autre méprisé ; un homme habillé ne peut lutter contre un adversaire nu, car ses vêtements fournissant prise, il sera aussitôt renversé ; on ne peut espérer vivre avec éclat dans ce monde, et régner avec le Christ dans l'autre ; un chameau passera par le trou d'une aiguille avant qu'un riche ait franchi la porte du ciel (cf. Mt 19,24).

C'est pourquoi vous avez rejeté ces vêtements que sont les richesses temporelles, afin de ne pas être vaincue dans la lutte, et vous avez choisi le chemin rude et la porte étroite, afin de pouvoir entrer dans le royaume des cieux (cf. Mt 7,13-14).

Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine

 

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Évangile et Homélie du Vend 24 Fév 2017. Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !


Vendredi 24 février 2017

Nous sommes à la 7e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Bse Ascensión del Corazón de Jesús, vierge (1868-1940), Bx Costanzo (Constant) Servoli, prêtre o.p. (1410-1481)



Livre de l'Ecclésiastique 6,5-17.

La parole agréable attire de nombreux amis, le langage aimable attire de nombreuses gentillesses. De bonnes relations, tu peux en avoir avec beaucoup de monde ; mais des conseillers ? n’en choisis qu’un seul entre mille ! Si tu veux acquérir un ami, acquiers-le en le mettant à l’épreuve ; n’aie pas trop vite confiance en lui. Il y a celui qui est ton ami quand cela lui convient, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse. Il y a celui qui d’ami se transforme en ennemi, et qui va divulguer, pour ta confusion, ce qui l’oppose à toi. Il y a celui qui est ton ami pour partager tes repas, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse. Quand tout va bien pour toi, il est comme un autre toi-même et commande avec assurance à tes domestiques ; mais si tu deviens pauvre, il est contre toi, et il se cache pour t’éviter. Tes ennemis, tiens-les à distance ; avec tes amis, sois sur tes gardes. Un ami fidèle, c’est un refuge assuré, celui qui le trouve a trouvé un trésor. Un ami fidèle n’a pas de prix, sa valeur est inestimable. Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur. Celui qui craint le Seigneur choisit bien ses amis, car son compagnon lui ressemblera.

Psaume 119(118),12.16.18.27.34-35.

Toi, Seigneur, tu es béni :
apprends-moi tes commandements.
Je trouve en tes commandements mon plaisir,
je n'oublie pas ta parole.

Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.

Montre-moi comment garder ta loi,
que je l'observe de tout cœur.
Guide-moi sur la voie de tes volontés,
là, je me plais.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,1-12.

En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait. Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »
– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

 

En se référant « au commencement du monde », c'est-à-dire au projet du Créateur, Jésus nous rappelle que ce qui est « permis » dans le but d’endiguer les abus, ne doit pas nous détourner de ce qui est « prescrit », c'est-à-dire de ce qui correspond à l’appel de Dieu sur l’homme et la femme. Les manquements à l’amour sont inévitables, mais la miséricorde envers nos faiblesses n’abroge pas l’obligation de poursuivre notre effort sur le chemin de la charité parfaite. Dieu attend de nous qu’avec l’aide de sa grâce, nous poursuivions notre effort pour demeurer fidèles à son dessein initial sur l’humanité, sans prendre prétexte des « tolérances » pour demeurer dans la médiocrité des tièdes.

 

L’actualité de cette parole est trop criante pour qu’il soit nécessaire d’insister. En ce qui concerne la défense de la famille, ne disposant pas de la sagesse d’un Moïse, le législateur semble avoir perdu le souci de préserver le minimum des droits du plus faible, et s’est mis au service des revendications du plus grand nombre - ou du moins de ceux qui se font le plus entendre. Aussi, à force de multiplier les concessions en matière de morale, tout semble permis, et l’inertie du péché entraîne notre société irrésistiblement à la dérive de ses passions non réfrénées. Ainsi l’avortement, qui était à l’origine considéré comme un « crime », est devenu un délit dépénalisé, puis un fait toléré, bientôt une pratique banalisée, en attendant d’être un « droit » reconnu. Qu’en sera-t-il demain de l’euthanasie ?

 

Il est important que le chrétien se souvienne que ce que permet la loi civile n’oblige pas ; et même si elle venait un jour à obliger contre la voix de notre conscience, c’est cette dernière qui doit toujours avoir le dernier mot, car « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29).

 

Seigneur, au milieu de notre monde où le relativisme tend à nous faire justifier notre manière de vivre en fonction de ce que nous sommes capables de vivre aujourd’hui, fais-nous la grâce de ne pas perdre de vue la voie de ta Sagesse. Puisse chacun de nous renouveler chaque matin cette prière du Psalmiste : ‘Montre-moi la voie de tes préceptes, que je médite sur tes merveilles. Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur. Guide-moi sur la voie de tes volontés, là je me plais’ (Ps 118 (119), 33-35).

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Il les instruisait comme d'habitude»

 

Aujourd'hui, Seigneur, je voudrais prendre un peu de temps pour te faire une prière de remerciement pour tous tes enseignements. Tu enseignais avec autorité et tu le faisais dès qu'on te laissait faire et tu profitais de toutes les occasions: bien sûr, je comprends Seigneur que le but de ta mission était de transmettre la Parole du Père. Et tu l'as fait.

—Aujourd'hui, connecté à internet je te dis: Parle-moi, parce que je veux prendre un petit moment pour prier comme un disciple fidèle. D'abord, je voudrais te demander la capacité d'apprendre ce que tu enseignes et ensuite être capable de l'enseigner aux autres. Je reconnais qu'il est facile de tomber dans l'erreur de te faire dire des choses que tu n'as jamais dites, et avec une audace malveillante, j'essaie de te faire dire ce que j'aimerais que tu dises. Je reconnais que mon cœur est peut-être plus endurci que celui de ceux qui t'écoutaient.

—Je connais ton évangile, le Magistère de l'Église, le catéchisme, et je me souviens des paroles du pape Jean Paul II dans sa "Lettre aux familles": «Le dessein de l'utilitarisme, fondé sur une liberté orientée dans un sens individualiste, c'est-à-dire une liberté sans responsabilité, constitue l'antithèse de l'amour». Seigneur, je te demande de briser mon cœur qui a envie d'un bonheur utilitariste et de me faire entrer dans la vérité divine dont j'ai tant besoin.

—Vu d'ici, comme du sommet d'une montagne, je comprends que tu dises que l'amour du mariage est définitif, que l'adultère —en plus d'être un péché comme toute offense grave envers toi, qui est le Seigneur de la Vie et de l'Amour— est un faux chemin vers le bonheur: «Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle» (Mc 10,11).

Je me rappelle aussi d'un jeune homme qui me disait: «Mon père, le péché promet beaucoup, ne donne rien et enlève tout». Bon Jésus, fais que je puisse te comprendre, et que je puisse l'expliquer aux autres: ce que tu as uni, l'homme ne peut pas le séparer (cf. Mc 10,9). Loin d'ici, en dehors de tes chemins je ne trouverai pas le bonheur véritable. Jésus, apprends moi à nouveau!

Merci Jésus. Mon cœur est dur mais je sais que tu as raison.

Abbé Miquel VENQUE i To (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, ces questions sur le divorce existent depuis toujours. Ici, on assiste à l’opposition entre laxistes et rigoristes ; mais si les pharisiens veulent te mettre à l’épreuve, toi, tu restes fidèle à l’enseignement de toujours : tu n’es pas venu pour changer la Loi mais pour l’accomplir. Tu es la lumière du monde et tu veux que nous comprenions « qu’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ».

Demande

Seigneur, tu sais bien que la réponse à ces questions n’est pas celle que notre sensibilité et notre cœur livrés à eux-mêmes peuvent nous susurrer. Si l’Esprit Saint ne vient pas à notre aide, nous sommes comme des aveugles incapables de dépasser les obstacles. Seigneur, accorde-nous la grâce du discernement que tu souhaites pour chacun d’entre nous.

Points de réflexion

1. « Pour le mettre à l’épreuve ».
Une fois de plus, les pharisiens contestent tes actes, ton enseignement et ton comportement. Ils veulent te pousser à contredire ce qu’ils appellent « l’enseignement de Moïse ». Même s’il ne fait pas partie des lois de Moïse, tu ne nies pas que le divorce existe chez les juifs depuis longtemps et qu’il en était question dès le livre du Deutéronome, parlant d’un homme qui a découvert chez sa femme, « une tare à lui imputer » (Dt 24, 1). Dans le récit de Matthieu qui relate la même discussion, tu cites ce passage et tu ajoutes : « Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère » (Mt 5, 31-32)

2. « L’homme quittera son père et sa mère et il s’attachera à sa femme ».
Tu soulignes ton enseignement en reprenant le commandement de Dieu au moment de la création d’Adam et Ève : cette prescription concernait tous leurs descendants jusqu’au dernier qui naîtrait dans le monde. Tu leur fais remarquer que le divorce ne s’est introduit dans les usages qu’ « en raison de la dureté de votre cœur ». Tu indiques que l’égoïsme, le mensonge, l’homicide, le vol, la corruption, y compris la corruption politique, et toutes autres sortes de déviances, sont à l’origine de cette possibilité de rupture entre l’homme et la femme. Tu soulignes que c’est bien à cause de la dureté du cœur de l’homme pécheur que ce comportement est entré dans la vie, mais pas du tout en fonction des dispositions originelles de la création du cœur de l’homme.

3. « De retour à la maison ».
Ces explications ne suffisent pas à tes disciples qui continuent à discuter de cette affaire entre eux. Le récit de Matthieu rapporte leurs remarques : s’il en est ainsi, « il vaut mieux ne pas se marier ». Leur esprit et leur raisonnement sont totalement dépassés et aveuglés par l’ampleur de cette question.
Seigneur, même si je ne suis pas directement concerné, je dois pouvoir répondre à ceux qui me poseraient cette question. Seigneur, que dois-je dire ? Que dois-je faire ? Quelle position accepter ? Aujourd’hui, les discussions sur ce thème sont difficiles et il n’est pas facile d’avoir une position claire dont les arguments solides restent fermes tout en préservant le respect de la dignité et la charité vis-à-vis de chacun face à une situation douloureuse pour certains.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, que veux-tu que je fasse pour répondre selon toi. Que dire et que faire face à la sensibilité des personnes qui vivent une situation aussi complexe que douloureuse et qui peut aussi concerner leurs enfants ? Merci à l’Esprit Saint d’avoir suscité à l’Église la mise en place de sessions de préparation au mariage. Ces difficultés de toujours font souffrir l’Église et te font souffrir, toi aussi. Seigneur, accorde-moi la grâce de transmettre ma foi avec patience, délicatesse et bonté sans la trahir. Que l’Esprit Saint parle à mon cœur et soit celui qui enseigne tout à ceux qui le prient. Seigneur, je te prie tout spécialement pour tes prêtres qui doivent accompagner ces personnes dans la complexité de leur situation.

Résolution

Prier pour les couples en difficulté et remercier pour le grand nombre de ceux qui font tout pour être heureux.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



Partant de là, Jésus arrive dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait."

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.  Les Pharisiens voulaient tendre un piège à Jésus et le mettre en contradiction avec Moïse. Ils posent une question au sujet du renvoi de l’épouse. Jésus nous éclaire alors d’une manière admirable. Partant de la permission de Moïse, Jésus dit à ses contradicteurs les arrangements de Moïse devant la perfidie du cœur humain. Or il nous faut revenir « au commencement, » au moment de la création de Dieu. Dieu a voulu la complémentarité de l’homme et de la femme, il les a voulus différents, leur donnant une égale dignité. C’est à partir de cette différence qu’il a créé la merveille de l’amour et la merveille de la vie, et il a dit :« Les deux ne feront qu’un seul être. » L’amour a lié entre eux un lien irréversible, ils sont entrés tous deux, librement, dans l’œuvre de Dieu. Ce que Dieu a uni, ce que Dieu a voulu un, il n’appartient pas aux humains de le désunir. Personne ne peut défaire ce que Dieu a fait.

"Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les échecs et les déceptions dont nous sommes responsables dans les liens que nous tissons peuvent mener à une grande colère. Nous comprenons ce qui aboutit à l’endurcissement du cœur des Pharisiens qui veulent mettre Jésus à l’épreuve. Ils mettent en cause l’unité de l’homme et de la femme. Aucune loi humaine ne peut prévaloir contre le dessein de Dieu. Il nous faut revenir à la Pensée de Dieu pour notre humanité car nous sommes loin de l’émerveillement réciproque de l’homme et de la femme. Dieu les a fait à son image et à sa ressemblance, à l’origine de la création ! Il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’amour. Le croyant doit se déterminer à partir de ce que Dieu a fait pour « l’homme » et de ce que Dieu a dit de la vie et de la mort. Nous voulons nous montrer courageux dans nos propres choix, nous respectons les options douloureuses de tant d’hommes et de femmes qui vivent de véritables calvaires les choix qui les ont mis en enfer. Dans la prière, nous portons ces hommes et ces femmes blessés, comme Dieu les porte dans son amour et sa miséricorde. Il nous faut retrouver l’émerveillement de l’origine : « C’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair. » Nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le Menteur.

"De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère." Nous prions pour tous ceux qui ôtent à l’être humain sa dignité. Nous demandons pour eux lumière et discernement face aux énigmes de la vie. Nous demandons encore « Qu’est-ce que Dieu a voulu au commencement ? » Donnes-nous Seigneur un surcroît d’espérance, pour que nous vivions avec bonheur le lien d’amour que nous avons choisi avec toi. Cette unité d’Amour est en Dieu, elle est le mystère de Dieu Amour : « Père, Fils et Saint-Esprit. » Nous sommes l’unité de notre père et de notre mère. Nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes quelque chose de leur unité ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être ce qu’il est. C’est encore Lui qui nous unit, sous son regard, dans son amour infini. Vivre selon cet émerveillement, dans la foi et la confiance, c’est l’Amour qui nous est proposé par Dieu. Cette confiance est nécessaire en même temps que la prudence qui nous permet d’avoir des relations équilibrées dans l’amour. « Ainsi, ils ne seront plus deux, mais ils seront un. »

Nous demandons à Dieu la grâce de renouveler les liens d’amour qu’il nous donne.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/



« Tous deux ne feront plus qu'un »

« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance », dit Dieu (Gn 1,26). Un simple commandement avait fait surgir les autres êtres de la création : « Que la lumière soit ! » ou « Qu'il y ait un firmament ! » Cette fois, Dieu ne dit pas : « Qu'il y ait des hommes », mais il dit : « Faisons l'homme ». En effet, il estimait convenable que soit façonnée de ses propres mains cette image de lui-même, supérieure à toutes les autres créatures. Cette œuvre lui était particulièrement proche ; il l'aimait d'un grand amour... Adam est à l'image de Dieu parce qu'il porte l'effigie du Fils Unique...

D'une certaine manière, Adam a été créé à la fois simple et double ; Ève se trouvait cachée en lui. Avant même qu'ils n'existent, l'humanité était destinée au mariage, qui les ramènerait, homme et femme, à un seul corps, comme au commencement. Aucune querelle, aucune discorde, ne devait s'élever entre eux. Ils auraient une même pensée, une seule volonté... Le Seigneur a formé Adam de poussière et d'eau ; Ève, il l'a tirée de la chair, des os et du sang d'Adam (Gn 2,21). Le profond sommeil du premier homme anticipait les mystères de la crucifixion. L'ouverture du côté, c'était le coup de lance porté au Fils Unique ; le sommeil, la mort sur la croix ; le sang et l'eau, la fécondité du baptême (Jn 19,34)... Mais l'eau et le sang qui ont coulé du côté du Sauveur sont à l'origine du monde de l'Esprit...

Adam n'a pas souffert du prélèvement fait dans sa chair ; ce qui lui avait été dérobé lui a été rendu, transfiguré par la beauté. Le souffle des vents, le murmure des arbres, le chant des oiseaux appelaient les fiancés : « Levez-vous, vous avez assez dormi ! La fête nuptiale vous attend ! »... Adam vit Ève à ses côtés, celle qui était sa chair et ses os, sa fille, sa sœur, son épouse. Ils se sont levés, enveloppés d'un vêtement de lumière, dans le jour qui leur souriait. Ils étaient au Paradis.

Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), moine et évêque syrien

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Evangile et Homélie du Jeudi 23 Fév 2017. Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous.

 


Jeudi 23 février 2017

Nous sommes à la 7e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Polycarpe, évêque et martyr († 167)


 
Livre de l'Ecclésiastique 5,1-8.

Ne t’appuie pas sur tes richesses, ne dis pas : « Elles me suffisent. » Ne te laisse pas entraîner par ton instinct et ta force à suivre les désirs de ton cœur. Ne dis pas : « Qui m’en imposera ? », car le Seigneur ne manquerait pas de te châtier. Ne dis pas : « J’ai péché, et rien ne m’est arrivé », car le Seigneur sait attendre longtemps. Ne sois pas assuré du pardon au point d’entasser péché sur péché. Ne dis pas : « Sa miséricorde est grande, il pardonnera bien tous mes péchés », car, en lui, il y a pitié mais aussi colère ; son indignation s’abattra sur les pécheurs. Ne tarde pas à te retourner vers le Seigneur, ne remets pas ta décision de jour en jour ; car brusquement éclatera la colère du Seigneur, et à l’heure du châtiment, tu seras anéanti. Ne t’appuie pas sur des richesses injustement acquises : elles ne te serviront de rien au jour de l’adversité.

Psaume 1,1-2.3.4.6.

Heureux est l'homme
qui n'entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d'un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu'il entreprend réussira.
Tel n'est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,41-50.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. […] Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. […] Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. Chacun sera salé au feu. C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


 

 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 


 


 

 

« Si ta main… si ton pied… si ton œil t’entraînent au péché, coupe-les ». Jésus nous invite à nous convertir sur trois points qui touchent aux relations que nous entretenons avec nos frères. La main, le pied, l’œil : trois organes que nous utilisons pour communiquer avec autrui. 

 

Mais que veut dire Jésus quand il parle de les couper ? Bien sûr, il ne s’agit pas d’une invitation à se mutiler physiquement. Alors comment lire et interpréter ces images ?  Il me semble que Jésus touche ici trois de nos péchés fondamentaux. Le pied désignerait le péché d’autonomie, le fait d’aller là où l’on veut sans rendre de compte à personne et encore moins à Dieu. La main représenterait le fait de nous approprier ce que nous recevons d’autrui, qu’il soit notre frère en humanité ou Dieu lui-même. Enfin, l’œil signifierait nos envies jamais assouvies, nos jalousies, nos regards silencieux qui emprisonnent, qui réduisent l’autre à n’être qu’un objet. Trois péchés qui nous replient sur nous-mêmes, nous enferment dans la solitude et nous empêchent de nous ouvrir à nos frères et à Dieu. Trois péchés qui nous déshumanisent en s’attaquant à notre être relationnel.

 

Mieux vaut alors tailler dans ces démarches de domination et cet égoïsme qu’échapper à la « vie ». Voilà la signification des paroles de Jésus. Il est important de remarquer que Jésus nous renvoie ici à notre responsabilité : « coupe-le ». C’est bien à moi d’agir, de couper ce qui en moi est mauvais et m’entraîne au péché. Jésus ne fait pas à ma place. Autrement dit, si je ne veux pas me convertir, Dieu ne me forcera pas. Autant ma liberté peut-elle coopérer à la grâce, autant peut-elle y faire obstacle. Il est donc des cas où l’amputation d’un membre peut sauver l’homme tout entier. Car c’est bien de notre salut dont il est question ici. L’enjeu est grand : « la géhenne » ou « la vie éternelle ».

 

Seigneur Jésus, merci pour le cadeau précieux de notre liberté. Donne-nous de savoir en faire usage pour coopérer à ton œuvre de salut en nous et autour de nous. Que nous sachions renoncer à tout ce qui nous entraîne au péché, particulièrement à tout ce qui nous coupe de toi et de nos frères. Que le feu de ton Esprit vienne nous purifier pour que le sel de notre vie chrétienne ait la saveur du service de la charité et de la paix.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense»

 

 

Aujourd'hui, la proclamation de l'évangile est un peu difficile à comprendre en raison de la dureté des paroles de Jésus : «si ta main t'entraîne au péché, coupe-la (…) Si ton œil t'entraîne au péché, arrache-le» (Mc 9,43.47). Jésus est très exigeant envers ses fidèles. Tout bêtement, Jésus veut nous dire que nous devons renoncer à toutes ces choses qui nous font du mal, même si ce sont des choses que nous aimons beaucoup, car elles peuvent nous conduire au péché et au vice. Saint Grégoire écrit que «nous ne devons pas désirer les choses qui ne font que satisfaire nos besoins matériels et répréhensibles». Jésus exige la radicalité. Dans un autre passage de l'évangile il nous dit aussi: «celui qui veut garder sa vie, la perdra, mais celui qui la perdra pour Moi la gardera» (Mt 10,39).

En outre, cette demande de Jésus est une exigence d'amour et de croissance. Nous ne resterons pas sans récompense. Ce qui doit donner un sens à nos actes doit être toujours l'amour: nous devons parvenir à donner un verre d'eau à celui qui en a besoin et pas pour une satisfaction personnelle mais par amour. Nous devons être capables de voir Jésus dans les pauvres et ceux qui sont dans le besoin. Jésus ne fait que dénoncer et condamner sévèrement ceux qui font le mal et ceux qui font des scandales, ceux qui éloignent les plus petits du bien et de la grâce de Dieu.

Enfin, nous devons tous passer par l'épreuve du feu. C'est le feu de la charité et de l'amour qui nous purifie, afin que nous devenions le sel qui donne le bon goût de l'amour, du service et de la charité. C'est dans la prière et dans l'Eucharistie que nous chrétiens puisons la force de la foi et du bon goût du sel du Christ. Nous ne resterons pas sans récompense.

Abbé Xavier PARÉS i Saltor (La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, me voici devant toi. En cette fête de saint Polycarpe, je veux t’offrir la même prière que ton martyr t’a adressée sur le bûcher : « Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de Jésus-Christ, ton Fils béni et bien-aimé, à qui nous devons de te connaître, Dieu des anges, des puissances, de toute la création et du peuple entier des justes qui vivent sous ton regard, je te bénis parce que tu m’as jugé digne de ce jour et de cette heure, et que tu me permets de porter mes lèvres à la coupe de ton Christ, pour ressusciter à la vie éternelle de l’âme et du corps dans l’incorruptibilité de l’Esprit Saint ».

Demande

Seigneur, apprends-moi la douce radicalité de l’Évangile !

Points de réflexion

1. Ce passage de l’Évangile me transporte en Galilée quelques jours avant que Jésus ne parte définitivement pour la Judée, où il mourra et ressuscitera. Cela fait longtemps qu’il a choisi les douze apôtres, et pourtant ceux-ci se demandent encore qui est le plus grand. Ils se disputent pour savoir qui aura la première place. Ils ne se rendent pas compte que le véritable combat est un combat intérieur, le combat contre le péché. Jésus, ici, ne plaisante pas. Il leur explique que c’est une lutte à mort, que la perte d’un membre ou d’un œil vaut mieux que la mort éternelle provoquée par le péché.
Moi aussi, je suis comme les apôtres. Bien souvent, je suis préoccupé par des dizaines de projets importants à mes yeux, mais combien futiles par rapport au vrai projet de ma vie : la sainteté ! Le Seigneur m’enseigne aujourd’hui que je ne dois pas jouer avec les occasions de péché, qu’il faut couper court à la tentation. La tentation, c’est comme le monstre Scylla dans l’Odyssée. La déesse Circé dit à Ulysse : « Scylla est un monstre terrible, sauvage, cruel, qu'on ne peut combattre ; il est impossible de se défendre contre elle, et le plus sûr est de fuir ». Saint François de Sales avait bien compris que la fuite était la meilleure stratégie, le soir où des étudiants jaloux avaient invité une prostituée pour le séduire. Fuir demande parfois plus de courage que résister. Seigneur, donne-moi le courage de fuir le péché !

2. Faut-il que j’applique à la lettre les paroles de Jésus et que je me mutile les mains, les pieds et les yeux ? Si l’Église l’avait entendu ainsi, les saints seraient sans doute tous manchots, borgnes et unijambistes. Mais ce n’est pas cela que me demande le Christ. Il veut plutôt que j’arrache le mal à la racine, qui se trouve non au niveau des mains, des pieds ou des yeux, mais au niveau du cœur : « Ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur » (Mt 15, 18). C’est mon cœur que je dois purifier, c’est-à-dire mes pensées, mes tendances et mes convictions.
Dans ce passage de l’Évangile, le Seigneur me donne deux indices qui m’indiquent comment purifier mon cœur. Je peux d’abord offrir un verre d’eau fraîche à mon frère dans la foi. La pratique de la charité est une façon d’inviter Jésus à venir lui-même habiter mon cœur, car c’est lui qui aime à travers mes pauvres gestes. Je peux aussi avoir du sel en moi-même, c’est-à-dire savourer les choses de Dieu et avoir du goût pour la prière et pour la vérité. C’est ainsi que je pourrai avoir un cœur pur, dont le rayonnement, en passant par mes mains, mes pieds et mes yeux, arrivera à Dieu et à mes frères.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail, je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin, je t’offre mes yeux pour voir comme toi. Surtout, je t’offre mon coeur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes ! Sainte Vierge Marie, purifie mon cœur !

Résolution

Aujourd’hui, je ferai un examen de conscience pour discerner les tentations qui me font courir le plus de risque de péché, et je prendrai la décision de les éviter.

Frère Benoît Terrenoir, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

"Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous."

Saint Polycarpe, que nous fêtons aujourd’hui, s’est enraciné dans l’Amour infini de Dieu. Il était disciple de saint Jean qui avait entendu et vu Jésus. Saint Irénée, disciple de Polycarpe, a évangélisé la France à partir de Lyon. Dans son martyre de Saint Polycarpe, alors que les bourreaux avaient allumé le feu du bûcher, le vent s’est mis à souffler et une grande voûte de lumière entourait le vénérable vieillard qui ressemblait à un pain qui cuisait plutôt qu’à un martyr qui allait mourir. Le feu des hommes n’a pas touché Polycarpe qui demeurait dans le feu de l’amour infini de Dieu. Jésus nous a averti que le mal rôde toujours, qu’il guette ceux qui vivent dans la lumière et l’amour de Dieu. Nous avons à l’esprit tant de nos frères dans la foi qui livrent un combat continuel à cause de leur foi. Ils souffrent la persécution, les calomnies jusqu’à donner leur vie. Jésus nous dit que nous souffririons à cause de son Nom. Nous subissons aujourd’hui encore dans le monde, des persécutions sanglantes comme les martyrs des premiers siècles. Dans tant de régions de l’univers, nous succombons au matérialisme de la société. Beaucoup d’entre nous sont méprisés parce qu’ils témoignent des vérités de la foi. Mais l’Esprit Saint, l’Amour toujours offert, circule dans nos vies enracinées dans l’Amour du Père.

"Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre." C’est l’ignorance de l’amour du Père qui provoque la Croix de Jésus. Dieu est Amour, nous avons l’expérience d’être aimés jusqu’au bout par la Passion de Jésus. Nous avons d’autant plus besoin d’amour pour lui que nous sommes dans l’épreuve avec lui. Si nous demeurons dans l’amour, nous portons beaucoup de fruits. Notre grâce est aussi notre épreuve, nous sommes traités comme Jésus. Malgré la méchanceté, les persécutions que nous recevons, nous voulons servir dans la vérité, la justice et la paix. Nous demeurons dans l’amour lorsque nous recevons Jésus dans l’Eucharistie. L’Esprit Saint demeure sans cesse en nous pour ranimer notre vie. Avec Jésus, pour rencontrer nos frères, il nous faut un cœur pleinement aimant, obéissant, comme lui. Notre vocation est de devenir l’enfant bien aimé du Père, notre vocation est de devenir des sœurs et des frères qui s’aiment. Le mystère du passage de la mort à la vie qui s’offre à nous, nous plonge dans le mystère pascal.

« Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. » Nous entendons cet appel de Jésus et nous rejetons toute crainte. Jésus est mort et il est Ressuscité. Nous continuons à marcher sur ses pas en lui demandant humilité et simplicité. Demandons à l’Esprit de remplir nos cœurs de la vraie joie, celle des enfants du Père. A la suite de Jésus, notre vie renait à partir de nos croix. Nous ne pouvons pas porter témoignage si nous n’avons pas rencontré Jésus crucifié. L’efficacité de notre témoignage dépendra de la profondeur de nos propres convictions. Si nous vivons et reflétons fidèlement l’Evangile nous pourrons être des témoins convaincants. Nous apprenons à connaître Jésus par la prière et par les sacrements. Dans son amour, dans sa présence, son amour est plus fort et plus vrai que tout. « Nous reconnaissons qu’il demeure en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit. » Demeurer dans l’amour, est le plus grand combat de notre vie, car « l’amour n’est pas aimé. » Jésus par sa croix est vainqueur de tout ce qui s’oppose à l’amour.

Nous demandons la grâce de comprendre l’amour de Dieu et de marcher à la suite de Jésus.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/


 


 

« Si ta main t'entraîne au péché » : la conversion du cœur.

On ne peut parvenir au Royaume annoncé par le Christ que par la conversion, la « metanoia », c'est-à-dire par le changement et le renouvellement intime et total de l'homme tout entier, dans ses pensées, ses jugements et sa vie, changement et renouvellement qui s'opèrent en lui à la lumière de la sainteté et de l'amour de Dieu qui nous ont été manifestés et communiqués en plénitude dans le Fils.

L'invitation du Fils à la « metanoia » nous oblige d'autant plus qu'il ne l'a pas seulement prêchée, mais qu'il s'est offert lui-même en exemple. Le Christ est en effet le modèle suprême des pénitents. Il a voulu souffrir non pas pour ses péchés, mais pour ceux des autres.

Lorsqu'il se met devant le Christ, l'homme est éclairé d'une lumière nouvelle, il reconnaît la sainteté de Dieu et la gravité du péché. Par la parole du Christ, lui est transmis le message qui invite à la conversion et accorde le pardon des péchés. Ces dons, il les reçoit en plénitude dans le baptême, qui le configure à la Passion, à la mort et à la résurrection du Seigneur. C'est sous le signe de ce mystère que se place toute la vie à venir du baptisé.

Tout chrétien doit donc suivre le Maître en renonçant à lui-même, en portant sa croix et en participant aux souffrances du Christ (Mt 16,24). Ainsi, transfiguré en image de sa mort, il devient capable de méditer la gloire de la résurrection.


Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978

http://levangileauquotidien.org


 

 

 

 



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Evangile et Homélie du Mardi 21 Fév 2017. Si quelqu’un veut être le 1er, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous.


Mardi 21 février 2017

Le mardi de la 7e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Pierre Damien, docteur de l'Église († 1072), Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)



Livre de l'Ecclésiastique 2,1-11.

Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; fais-toi un cœur droit,  tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le Seigneur, ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie. Considérez les générations passées et voyez : Celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur, a-t-il été déçu ? Celui qui a persévéré dans la crainte du Seigneur, a-t-il été abandonné ? Celui qui l’a invoqué, a-t-il été méprisé ? Car le Seigneur est tendre et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve au moment de la détresse.

Psaume 37(36),3-4.18-19.27-28ab.39-40ac.

Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l'homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit,
il n'abandonne pas ses amis.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

Notre-Seigneur n’a pas besoin de réponse à sa question « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Il connaît le cœur de ses disciples, et leur silence gêné ne fait que confirmer l’objet de leur conversation animée : « ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand ». L’enseignement proposé par Jésus et illustré par le geste de tendresse envers l’enfant mis à l’honneur au milieu du cercle, a sans aucun doute frappé les disciples.

La rupture avec l’esprit du monde - prônant la course aux honneurs et poussant à la compétition pour la première place - a revêtu incontestablement une importance toute particulière pour la jeune Eglise. « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » : voilà qui chamboule la hiérarchie spontanée en vigueur dans notre monde. Pour être le premier dans le Royaume, il faut accepter - bien plus, choisir - la dernière place, celle de l’esclave, qui se fait « serviteur de tous ». Il ne s’agit pas de chercher à prendre le pouvoir par le biais d’une stratégie manipulatrice ; mais simplement d’imiter Dieu, qui règne et exerce son pouvoir par le service désintéressé, humble et discret de tous les hommes. Telle est la révélation bouleversante de l’agir et de l’être divins que Jésus veut transmettre aux disciples de tous les temps.

N’est ce pas lorsque l’Eglise s’est souvenue de cet enseignement, qu’elle a écrit les plus belles pages de son histoire ? A chaque époque Dieu nous a donné des saints et des saintes qui nous ont rappelé par l’engagement de toute leur vie au service des plus démunis, cette exigence de l’amour de prédilection pour les pauvres qui constitue le testament du Seigneur Jésus Christ. Le disciple est avant tout celui qui demeure dans la proximité de son Maître ; or c’est auprès du plus petit que se tient le Seigneur. Certes ce n’est sans doute pas très bon pour notre plan de carrière selon les normes de ce monde ; mais « celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur, a-t-il été déçu ? Celui qui a persévéré dans la crainte du Seigneur, a-t-il été abandonné ? Celui qui l’a invoqué, a-t-il été méprisé ? » (1ère lect.) « Faisons donc confiance au Seigneur, agissons bien : si nous nous mettons au service de ses enfants de prédilection, il saura combler les désirs de notre cœur » (Ps 36).

Seigneur, tu nous as enseigné par toute ta vie et ta mort, que nous ne monterons l’échelle de la sainteté, qu’en descendant celle de l’humilité ; d’une humilité concrète, qui se penche avec respect sur les plus démunis parmi nos frères pour les servir avec amour, reconnaissant en eux le sacrement de ta présence au milieu de nous. Eclaire-nous sur nos compromissions avec l’esprit du monde : que nous renoncions à toutes formes de vaine gloire, pour ne chercher d’autre honneur et d’autre richesse que de te servir dans les plus pauvres de nos frères.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes»

Aujourd'hui, l'Évangile nous apporte deux enseignements de Jésus qui sont étroitement liés. D'une part, le Seigneur nous annonce qu'«ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera» (Mc 9,31). C'est la volonté du Père à son égard: Il est venu au monde pour cela, Il veut nous libérer ainsi de notre esclavage du péché et de la mort éternelle; pour nous faire ainsi des fils de Dieu. Le dévouement du Seigneur au point de donner sa vie pour nous démontre l'infinité de l'amour de Dieu: un amour sans limite, un amour qui se contrefiche de s'abaisser à la folie et l'indignation de la croix.

C'est terrifiant d'entendre la réaction des apôtres, toujours occupés à se regarder eux-mêmes en négligeant d'apprendre du Maître: ils «ne comprenaient pas ces paroles» (Mc 9,32), car en route ils discutaient toujours qui d'entre eux serait le plus grand et au cas où eux aussi devraient y passer, ils ont peur de lui poser des questions.

Avec une douce patience, le Seigneur ajoute: il faut se faire le dernier et le serviteur de tous. Il faut accueillir le petit et le simple, car le Seigneur a voulu s'identifier à eux. Nous devons accueillir Jésus dans nos vies car c'est ainsi que nous ouvrons les portes à Dieu lui-même. C'est comme un programme de vie pour la route.

Ainsi l'explique le saint Curé d'Ars, Jean Baptiste Marie Vianney: «A chaque fois que nous pouvons renoncer à notre volonté pour faire celle des autres, quand notre conscience n'y est pas compromise, nous obtenons des grandes mérites que Dieu seul connaît». Jésus enseigne par ses paroles, mais surtout par ses œuvres. Ces apôtres, qui au début étaient incapables de comprendre, après la Croix et la Résurrection suivront les mêmes traces que leur Seigneur et leur Dieu. Et accompagnés par la Sainte Vierge, ils deviendront de plus en plus petits pour laisser Jésus grandir en eux et dans le monde.

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



 

Prière d'introduction

 

Mon Dieu, je crois en toi, j'espère en toi et je t’aime.

 

Demande

 

Que cette prière accorde également tous tes bienfaits à ceux qui ne croient pas en toi, qui n’espèrent pas en toi et qui ne t’aiment pas.

 

Points de réflexion

 

1. « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera ».
Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger. Comme les disciples, cette affirmation me surprend. Tu sais, Seigneur, ce qui t’attend, et tu ne rebrousses pas chemin. Tu es venu pour nous sauver : « Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 10), et rien ni personne ne t’empêchera d’aller jusqu’au bout de ta mission, jusqu’à l’extrême : « Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Effectivement, autant d’amour et de détermination me dépasse ! Pourquoi les disciples craignaient-ils de t’interroger ? Voulaient-ils se voiler la face ? Avaient-ils du mal à accepter les souffrances imminentes ? Manquaient-ils de foi en ta Résurrection ? Et moi, sur quoi ai-je peur de t’interroger ? Tu es la Vérité, toi seul a les paroles de vie éternelle (cf. Jn 6, 68), que je n’aie pas peur de cheminer avec toi, car « si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22).

 

2. « Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous ».
Voilà encore une phrase qui m’interpelle ! Comme nous l’explique le pape François (homélie du 21 mai 2013) « Le vrai pouvoir, c’est le pouvoir du service ». Le Christ lui-même « est venu non pour se faire servir, mais pour servir, et son service a été un service de la croix. Il s’est abaissé jusqu’à la mort, la mort par la croix, pour nous, pour nous servir, pour nous sauver ». Pour le chrétien, « progresser, c’est s’abaisser, être toujours au service ». Ainsi, « la vraie promotion, est celle qui ressemble le plus à Jésus », c’est-à-dire « être promu à la croix, être promu à l’humiliation ». Être uni à toi, sur la croix, pour être uni à toi lors de la Résurrection. Seigneur, quels sont les « pouvoirs » que je recherche ? Dans quelles situations aimerais-je être « reconnu », promu, valorisé, encensé ? Aux yeux de qui aimerais-je avoir de la valeur ? Comment puis-je mieux les servir ? Comment puis-je être le dernier là où je cherche à être le premier ?

 

3. « Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais celui qui m'a envoyé ».
« À côté des enfants, Jésus place nos frères les plus petits, c'est-à-dire les miséreux, les nécessiteux, les affamés et assoiffés, les étrangers, ceux qui sont nus, les malades, les prisonniers. Les accueillir et les aimer ou, à l’inverse, les traiter avec indifférence et les repousser, signifie se comporter de la même manière envers lui, car c’est en eux qu’il se rend tout particulièrement présent. (…) Devenir petits et accueillir les petits : ce sont deux aspects d’un même enseignement que le Seigneur renouvelle à ses disciples d'aujourd'hui. Seul celui qui se fait petit est en mesure d’accueillir avec amour ses frères les plus petits » (Saint Jean-Paul II, message pour le Carême 2004).

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, merci pour ta Parole, qui illumine mon chemin et me guide. Tu « me mènes vers les eaux tranquilles et me fait revivre », tu « me conduis par le juste chemin » (Ps 22) du service et de l’humilité.

 

Résolution

 

J’accomplirai une action concrète pour être le dernier là où je cherche à être le premier.

 

Mélanie Duriez, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



"Partis de là, ils traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

Cette Parole résume le mystère de la pâque, et notre façon d’y entrer à la suite de Jésus. L’annonce de la Passion-Résurrection de Jésus provoque la dispute des disciples en route pour savoir qui étaient le plus grand. Jésus adresse un reproche à ses disciples : « si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et de serviteurs de tous ». Ce que Jésus demande à ceux qui veulent suivre, il l’a d’abord vécu lui-même. Cette attitude est fondamentale : « voici que je me tiens au milieu de vous comme celui qui sert. » Jésus annonce aussi : « Vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, le Père est toujours avec moi. » Jésus est un homme traqué qui connaît ce qu’il y a dans l’homme. La vérité chasse les ombres, mais cela est insupportable pour ceux qui n’acceptent pas la lumière. Il est la Parole faite chair, il est la vérité qui dérange. Lui qui a déjà parlé de sa souffrance, emploie aujourd’hui une nouvelle expression : « Le « Fils de l’homme » est livré aux mains des hommes. » Il sera livré par Judas pour trente pièces d’argent. Livré aux Juifs, ils le livreront aux Romains, qui le livreront de nouveau aux Juifs. Jésus en prenant le pain qui deviendra « Eucharistie », se livrera lui-même pour que nous ayons la vie.

"Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Le serviteur est à la disposition des autres, il s’efface, s’abaisse, se donne sans compter. Dans la bouche de Jésus, l’image évoque le serviteur souffrant d’Isaïe qui se donne tout entier en rançon pour le peuple. Marc rapproche l’image du serviteur de celle du crucifié : Le fils de l’homme sera livré aux mains des pêcheurs pour être bafoué et mis à mort, puis ressusciter. Il est celui qui s’humilie, et qui sera exalté ; celui qui s’abaisse, et qui sera élevé. Nous voici au cœur du mystère de Pâques devant son double mouvement essentiel, abaissement-élévation. Jésus est seul, sa Parole va prendre corps, elle va devenir chair en chacun de nous. Ce mystère de Jésus qui habite en nous prendra beaucoup de temps pour se réaliser. Notre vie, donnée au Seigneur Jésus livré, va progresser encore jusqu’à ce quelle arrive à son but : « L’or est vérifié par le feu. » Cette image du feu de l’Amour qui enveloppe tout ce qu’il touche, évoque la Passion de Jésus. Il va tout transformer et tout conformer à lui-même, il faut que nous devenions le Christ au milieu du monde.

« Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. » Jésus évoque l’humilité et la pauvreté qui s’exprime chez l’enfant. L’abaissement de Jésus est celui du Fils que le Père va transformer en gloire. Nous demandons la grâce d’imiter Jésus pour entrer avec lui dans le mouvement pascal. Bienheureux abaissement qui est encore au cœur de l’Eglise, il n’y a rien de plus urgent ni de plus fécond. Cet abaissement répète le geste de Jésus qui a triomphé de la mort et qui à sauvé le monde. L’abaissement doit être comme celui de Jésus, vrai et effectif. Il reproduit l’extraordinaire descente de Jésus du ciel jusqu’au milieu de nous, et, plus bas encore, jusque dans la mort et les enfers. Abaissement devant Dieu au cœur de toute épreuve. Abaissement devant nos frères comme serviteur de tous et à la dernière place, abaissement à nos propres yeux dans nos échecs et nos faiblesses. Seul l’Esprit Saint peut l’opérer en nous. Il nous donne ce grand amour de Jésus qui nous presse à le rejoindre par l’humiliation, par où lui-même est passé. Vivre cet abaissement dans la foi, l’espérance et la charité, en attendant de Dieu seul le relèvement, c’est devenir chrétien et entrer dans l’action de grâces de Jésus.

Nous demandons à Jésus la grâce d’être enveloppé de tendresse pour bâtir la civilisation de l’amour.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/



 

« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille »

Dieu n'aurait-il pas pu faire l'homme parfait dès le commencement ? Pour Dieu, qui est depuis toujours identique à Lui-même et qui est incréé, tout est possible. Mais les êtres créés, parce que leur existence a commencé après la sienne, sont nécessairement inférieurs à Celui qui les a faits... Créés, ils ne sont donc pas parfaits ; venant d'être mis au monde, ils sont de petits enfants, et comme des petits enfants, ils ne sont ni accoutumés ni exercés à la conduite parfaite... Dieu donc pouvait donner dès le commencement la perfection à l'homme ; mais l'homme était incapable de la recevoir, car il n'était qu'un petit enfant.

Et c'est pourquoi notre Seigneur, dans les derniers temps, lorsqu'il a récapitulé en lui toutes choses (Ep 1,10), est venu à nous, non pas selon sa puissance, mais tel que nous étions capables de le voir. Il aurait pu, en effet, venir à nous dans sa gloire inexprimable, mais nous n'étions pas encore capables de porter la grandeur de sa gloire... Le Verbe de Dieu, alors qu'il était parfait, s'est fait petit enfant avec l'homme, non pour lui-même, mais à cause de l'état d'enfance où était l'homme.

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr

http://levangileauquotidien.org


 

 

 

 

 



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Évangile et Homélie du Dim 19 Fév 2017.


Dimanche 19 février 2017

Nous sommes au 7ième dimanche du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Conrad (Corrado) Confalonieri, ermite en Sicile († 1351)



Livre du Lévitique 19,1-2.17-18.

Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »

Psaume 103(102),1-2.3-4.8.10.12-13.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n'oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d'amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
Il n'agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Aussi loin qu'est l'orient de l'occident,
il met loin de nous nos péchés.
Comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,16-23.

Frères, ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous. Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : ‘C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.’ Il est écrit encore : ‘Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !’ Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient, que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,38-48.

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! » Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.’ Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

 


Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Les Bienfaits de la patience, 15-16 ; SC 291 (trad. cf SC p. 221)

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

 

« Supportez-vous les uns les autres dans l'amour, faisant tout ce qui est en votre pouvoir pour garder l'unité de l'esprit dans le lien de la paix » (Ep 4,2). Il n'est pas possible de maintenir l'unité ni la paix si les frères ne s'encouragent pas les uns les autres par le soutien mutuel, en gardant le lien de la bonne entente grâce à la patience...

Pardonner à ton frère qui commet des fautes à ton égard non seulement soixante-dix fois sept fois, mais absolument toutes ses fautes, aimer tes ennemis, prier pour tes adversaires et tes persécuteurs (Mt 5,39.44; 18,22) – comment y arriver si l'on n'est pas ferme dans la patience et la bienveillance ? C'est ce que nous voyons chez Étienne... : loin de demander la vengeance, il a demandé le pardon pour ses bourreaux en disant : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché » (Ac 7,60). Voilà ce qu'a fait le premier martyr du Christ..., qui s'est fait non seulement prédicateur de la Passion du Seigneur mais imitateur de sa très patiente douceur.

Que dire de la colère, de la discorde, de la rivalité ? Elles n'ont pas de place chez un chrétien. La patience doit habiter son cœur ; on n'y trouvera alors aucun de ces maux... L'apôtre Paul nous en avertit : « Ne contristez pas le Saint-Esprit de Dieu... : faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes » (Ep 4,30-31). Si le chrétien s'échappe aux égarements et aux assauts de notre nature déchue, comme à une mer en furie, s'il s'établit dans le port du Christ, dans la paix et le calme, il ne doit admettre en son cœur ni colère ni discorde. Il ne lui est pas permis de rendre le mal pour le mal (Rm 12,17), ni de concevoir de la haine.

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Évangile et Homélie du Samedi 11 Fév 2017. Multiplication des pains.

 

 


Samedi 11 février 2017

Nous sommes à la 5e semaine du temps ordinaire

L'Église fête : Notre-Dame de Lourdes (1858)
Saint(s) du jour : St Pedro de Jésus Maldonado Lucero, prêtre et martyr, St Séverin, abbé de St-Maurice († 507)




Livre de la Genèse 3,9-24.

Quand Adam eut mangé du fruit de l'arbre, le Seigneur Dieu l'appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » L'homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » Le Seigneur Dieu dit ensuite à la femme : « Je multiplierai la peine de tes grossesses ; c’est dans la peine que tu enfanteras des fils. Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi. » Il dit enfin à l’homme : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé le fruit de l’arbre que je t’avais interdit de manger : maudit soit le sol à cause de toi ! C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. De lui-même, il te donnera épines et chardons, mais tu auras ta nourriture en cultivant les champs. C’est à la sueur de ton visage que tu gagneras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu proviens ; car tu es poussière, et à la poussière tu retourneras. » L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants. Le Seigneur Dieu fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit. Puis le Seigneur Dieu déclara : « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous par la connaissance du bien et du mal ! Maintenant, ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement ! » Alors le Seigneur Dieu le renvoya du jardin d’Éden, pour qu’il travaille la terre d’où il avait été tiré. Il expulsa l’homme, et il posta, à l’orient du jardin d’Éden, les Kéroubim, armés d’un glaive fulgurant, pour garder l’accès de l’arbre de vie.

Psaume 90(89),2.3-4.5-6.12-13.

Avant que naissent les montagnes,
que tu enfantes la terre et le monde,
de toujours à toujours,
toi, tu es Dieu.

Tu fais retourner l'homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d'Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c'est un jour qui s'en va, une heure dans la nuit.

Tu les as balayés : ce n'est qu'un songe ;
dès le matin, c'est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,1-10.

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

On reconnaît bien dans notre récit les gestes du rite eucharistique que Jésus fera à la Cène (Cf. Mc 14, 22-24). En multipliant pour cette foule les quelques pains de ses disciples, Jésus préfigure le don de son corps et de son sang dans l’Eucharistie pour le salut du monde et annonce le banquet céleste où tous les hommes réconciliés avec le Père par l’offrande de sa vie pourront siéger à la fin des temps.

 

 

Il est à noter ici que Jésus ne donne pas directement le pain qu’il vient de multiplier, il le fait distribuer par les disciples. Autrement dit, Jésus veut avoir besoin de nous pour être les canaux de sa miséricorde, pour être ses mains et son cœur auprès de ceux qui sont perdus loin de lui, dans la détresse et la souffrance.  Remarquons encore que le Seigneur part du peu que nous possédons : sept pains et quelques poissons. Et bien, même de ce pas grand-chose, le Seigneur veut en avoir besoin. Jésus veut avoir besoin de l’offrande de nos vies unie à sa propre offrande pour sauver le monde. Il veut nous associer d’une façon toute particulière au mystère de la rédemption.

 

Ce salut auquel il désire que nous collaborions, notre Seigneur veut le proposer à tout homme. La seconde multiplication des pains le rappelle avec force. De même que dans la première multiplication, les douze corbeilles renvoyaient aux douze tribus d’Israël, ici le chiffre « sept », qui est traditionnellement celui des païens (les cités grecques étaient gouvernées par sept sages), signifie que les païens comme les juifs sont conviés au banquet messianique. Autrement dit, le nouveau peuple de Dieu, auquel nous appartenons, doit demeurer accueillant à tous ceux qui se mettent à suivre le Christ.

 

Seigneur Jésus, fais-nous la grâce à chaque Eucharistie, de consentir toujours davantage à la réconciliation avec notre Père que tu nous as acquise par ta mort et ta résurrection. Donne-nous aussi de savoir unir à ton offrande celle de nos pauvres vies. Tu nous les rendras transfigurées et, à travers elles, rayonnera ta miséricorde auprès de ceux vers qui tu nous envoies.

 

Père Philippe

 

http://www.meinau-catholiques.org



«N'ont rien à manger»

Aujourd'hui, temps de rigueur et de trouble, Jésus nous appelle aussi pour nous dire qu’il ressent de la «compassion pour ces personnes» (Mc 8,2). De nos jours, avec la paix en crise, nous pouvons ressentir abondamment la peur, l’apathie, le recours à la banalité et à l’évasion: «Ils n’ont pas de quoi manger». Qui le Seigneur appelle-t-il? Le texte dit: «Ses disciples» (Mc 8,1), c’est-à-dire qu'il m'appelle moi, afin de ne pas les renvoyer à jeun, pour leur donner quelque chose. Jésus a eu pitié —cette fois-ci dans la terre des païens— car ils ont faim eux aussi.

Ah et nous! Réfugiés dans notre petit monde, nous disons que nous ne pouvons rien faire. «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?» (Mc 8,4). D’où sortirons-nous une parole d’espérance sûre et ferme, sachant que le Seigneur sera avec nous tous les jours jusqu'à la fin des temps? Comment dire aux croyants et aux incroyants que la violence et la mort ne sont pas des solutions?

Aujourd’hui, le Seigneur nous demande, simplement, combien de pains nous avons?. Peu importe combien on a, il a besoin de tous ceux-là. Le texte dit «sept», chiffre symbole pour les païens, comme douze l'était pour le peuple juif. Le Seigneur veut atteindre tout le monde —c’est pourquoi l’Église veut se reconnaître elle-même depuis sa catholicité— et demande ton aide. Donne-lui ta prière: c’est déjà un pain! Donne-lui ton Eucharistie vécue: c’est un autre pain! Donne-lui ta décision de te réconcilier avec les tiens, ceux qui t’ont offensé: c’est un autre pain! Donne-lui ta réconciliation sacramentelle avec l’Église: c’est un autre pain! Donne-lui ton petit sacrifice, ton jeûne, ta solidarité: c’est un autre pain! Donne-lui ton amour à sa Parole, qui te donne force et réconfort: c’est un autre pain! Enfin donne-lui ce qu’Il te demande, même si tu crois que ce n’est qu’un peu de pain.

Comme nous le dit Saint Grégoire de Nysse, «celui qui partage son pain avec les pauvres se constitue en partie de celui qui, pour nous, a voulu être pauvre. Le Seigneur était pauvre, n’aie pas peur de la pauvreté».

http://evangeli.net/evangile

 

Abbé Carles ELÍAS i Cao (Barcelona, Espagne)

 


 


 

 

 

Prière d'introduction

 

Seigneur, je te remercie pour le don de ton Eucharistie. Par ce pain descendu du ciel, tu nourris la foule des croyants, tu me nourris, moi aussi. Merci, Seigneur, pour ta présence.

 

Demande

 

Jésus, apprends-moi à me laisser rassasier par toi et à être attentif à la faim de mon prochain.

 

Points de réflexion

 

1. Jésus nourrit les foules qui l’écoutaient depuis déjà trois jours. Il se préoccupe du bien de toute la personne, il sait parfaitement que nous sommes une seule chose, corps et âme. Notre foi chrétienne s’adresse à l’homme dans sa totalité, il n’y a pas le dualisme du corps et de l’âme présent dans de nombreuses religions. Jésus s’est fait homme, il a pris un corps, il parle notre langage, il pleure, il guérit, il aime avec son corps et son âme. Dans notre vie chrétienne la frontière classique entre profane et sacré n’existe plus, tout devient sacré si nous le faisons pour Dieu, avec Dieu et en Dieu. En multipliant le pain pour cette foule, Jésus unifie la contemplation et l’action, elles sont comme les notes distinctes d’une même mélodie : le don de soi par amour.

 

2. Aujourd’hui Jésus distribue un nouveau pain, le pain de son Eucharistie. Cependant sa présence reste sous le signe sensible du pain. Jésus veut rester près de notre réalité. Il veut que nous puissions le goûter, l’assimiler, l’accueillir aussi physiquement. Il semble aussi nous rappeler que tant d’hommes manquent de pain et de Dieu. Chaque Eucharistie nous rappelle que Dieu est proche de nous, et qu’il veut que nous soyons proches de nos frères qui ont besoin de l’essentiel. Notre vie chrétienne bat son plein lorsque nous devenons « corps livré » pour nos frères.

 

3. Aujourd’hui l’Église célèbre Notre-Dame de Lourdes. Jésus multiplie les pains et cependant il y a un peu plus de 150 ans la Vierge Marie disait à Bernadette : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre ». Dieu nous a créés pour nous faire participer à sa vie bienheureuse. Cette vie est une relation d’amour entre les trois personnes de la Trinité, et toute l’humanité y est invitée ! Le pain et toutes les créatures que Dieu nous a confiées sont des aides pour arriver à ce but.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, je te remercie d’être venu en chair et en os t’adresser à nous sur cette terre, je te rends grâce pour le don de ton Eucharistie qui m’accompagne sur mon chemin vers le ciel ; je te bénis pour toutes les créatures que tu as mises à mes côtés et me rappelle chaque jour ton amour.

 

Résolution

 

Mettre à sa place une créature spécifique qui m’empêche d’être attentif à Dieu et à mon prochain.

 

Frère Melchior Poisson, LC

http://www.regnumchristi.fr


"Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.

Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Nous fêtons l’Apparition de Marie à Bernadette de Lourdes. A la suite de Marie, Bernadette dit oui à la parole de Dieu donnée par Marie à Lourdes. A Lourdes, Marie choisit la plus pauvre des petites filles du village. Les pauvres sont à la périphérie de la société. Ils ne sont pas reconnus, ils sont méprisés à cause de leur petitesse et de leur pauvreté. Bernadette se trouvait à Lourdes dans une situation extrême, c’était la famille la plus humiliées de cette petite ville. Lourdes sera comme Cana pour Bernadette. « Ta parole est un vin délicieux, » disait déjà le Cantique des Cantiques ! Marie pourra dire encore : Ils n’ont plus de vin, ils n’ont plus la Parole vivifiante de Dieu. Le « bon vin » va arriver par Bernadette, la pauvre qui n’était pas reconnue ! Marie-médiatrice est centrale à Cana, elle établit la relation entre son fils Jésus, l’Unique Médiateur, et les serviteurs. Elle s’efface ensuite dans la contemplation de Jésus qui nous sauve. Marie est pour nous un modèle, elle perçoit le problème qui surgit. Elle dit simplement la situation à Jésus son Fils, et elle se retire. L’action est enclenchée, il n’y a plus rien à faire pour elle, si ce n’est de contempler ce qui se réalise. La Bonne Nouvelle de la Parole vivante de Jésus est annoncée aux pauvres.

Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » A Lourdes, Marie fait le choix de Bernadette pour qui la vie est bien difficile. Comme les serviteurs de l’Évangile, Bernadette passe par bien des épreuves. Elle fait face à tout, dans la pauvreté et dans l’humilité, avec la grâce à Dieu. Bernadette a été une source de grâce étonnante pour son entourage. Si les sœurs de Nevers la reçoivent dans leur congrégation, c’est parce qu’elle est liée à Marie. La scène de Cana avec Marie devient un modèle pour notre manière d’agir. Marie nous indique jusqu’où nous pouvons aller dans la demande de notre salut à Jésus. C’est dans la perspective de la croissance de l’autre, de son autonomie, de sa libre expression, de sa propre contribution que Marie agit. L’aide de Marie a été vécue dans le plein respect de la liberté de chacun, elle annonce déjà la Passion. Jésus a épousé notre humanité, il est devenu l’un de nous jusqu’à la Croix.

"Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils demeurèrent là-bas quelques jours. Tel fut le premier des signes de Jésus, il l’accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. C’est dans sa pauvreté que Bernadette est une messagère de Paix et d’amour. Cet équilibre de l’aide à l’autre dans l’attente, est le premier signe de Cana. Faire ainsi, revient à donner à l’action de l’Esprit Saint, la pleine possibilité d’agir. A Lourdes, comme à Cana, nous retrouvons la terre de l’Evangile. Une terre de simplicité et d’action de grâce. L’Église du pèlerinage qui se vit à Lourdes est toujours avec les malades et les pauvres. C’est l’Église de la prière et du partage ou l’on prend soin les uns des autres. Tous les Peuples sont présents à Lourdes, et parmi eux, tous ceux qui sont méprisés dans le monde. Là, ils sont reconnus dans leur relation à Dieu. A chacun de nous de savoir demeurer, référé à la Parole du Seigneur Jésus. L’action de Marie tout au long de sa vie, tout au long de son existence est dans ce choix d’amour : « Je suis la servante du Seigneur. »

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/

 


 



Le Christ se donne lui-même en nourriture

Les fruits de la communion eucharistique : Recevoir l'eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l'union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit en effet : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6,56). La vie en Christ trouve son fondement dans le banquet eucharistique : « De même qu'envoyé par le Père, qui est vivant, moi je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra, lui aussi, par moi » (Jn 6,57)...

Ce que l'aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La communion à la chair du Christ ressuscité, « vivifiée par l'Esprit Saint et vivifiante », conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d'être nourrie par la communion eucharistique, pain de notre pèlerinage, jusqu'au moment de la mort, où il nous sera donné comme viatique.

La communion nous sépare du péché : Le corps du Christ que nous recevons dans la communion est « livré pour nous », et le sang que nous buvons est « versé pour la multitude en rémission des péchés ». C'est pourquoi l'eucharistie ne peut pas nous unir au Christ sans nous purifier en même temps des péchés commis et nous préserver des péchés futurs : « Chaque fois que nous le recevons, nous annonçons la mort du Seigneur » (1Co 11,26). Si nous annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission des péchés...

Comme la nourriture corporelle sert à restaurer la perte des forces, l'eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à s'affaiblir ; et cette charité vivifiée efface les péchés véniels... Par la même charité qu'elle allume en nous, l'eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs.


Catéchisme de l'Église catholique § 1391-1395

 

http://levangileauquotidien.org


 

 

 

 

 



© Secrétariat Chorale-CSFA 2016

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Evangile et Homélie du Me 08 Fev 2017. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur!


Mercredi 08 février 2017

Nous sommes à la 5e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Girolamo Emiliani, fond. des « Somasques » (1486-1537), Ste Joséphine Bakhita, esclave soudanaise puis religieuse



Livre de la Genèse 2,4b-9.15-17.

Lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, aucun buisson n’était encore sur la terre, aucune herbe n’avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol. Mais une source montait de la terre et irriguait toute la surface du sol. Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde. Le Seigneur Dieu donna à l’homme cet ordre : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ; mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

Psaume 104(103),1-2a.27-28.29bc-30.

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !

Tous, ils comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.

Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,14-23.

En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »  […] Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

Le Seigneur demande à ses auditeurs d’ouvrir leur intelligence et leur cœur : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur ».

En conséquence, la priorité n’est pas aux gestes et aux rites qui sacralisent notre quotidien mais à la lutte contre les souillures intérieures. Le chrétien ne cherche pas à être reconnu comme tel par ses pratiques, mais il doit se révéler en étant le sel de la terre. Il est le grain de sel intimement uni aux aliments pour en relever la saveur. Consentant aux mouvements de la grâce en lui, il enseigne à vivre en enfant de Dieu en vivant pleinement de l’Esprit filial. Ce qu’il nous faut craindre est le mouvement intérieur qui nous rend complice du Tentateur et nous conduit à la séparation d’avec Dieu, au péché. « Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses (…).Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Seigneur, montre-nous l’importance de la prière : elle nous rend docile aux sollicitations de ton Esprit ; apprends-nous la vigilance du cœur : nous serons des témoins de ta lumière.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

 

«Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur»

 

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que tout ce que Dieu a fait est bon. C'est plutôt nos intentions tordues qui peuvent rendre impur tout ce que nous faisons. Pour cela Jésus nous dit: «Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur» (Mc 7,15). L'expérience d'offenser Dieu est une réalité. Et avec beaucoup d'aise le chrétien découvre l'empreinte profonde du mal et voit un monde réduit en esclavage à cause du péché. La mission que Jésus nous donne est de nettoyer —à l'aide de sa grâce— toutes les impuretés introduites dans le monde par les mauvaises intentions des hommes.

Le Seigneur nous demande que toute notre activité humaine soit bien faite: il attend que nous mettions de l'intensité, de l'ordre, de la science, de l'habileté, de la recherche de la perfection, en ne cherchant que le rétablissement du plan créateur de Dieu, qui a fait tout bon pour que l'homme en profite: «Pureté d'intention —Tu l'auras toujours si tu ne cherches, toujours et en tout, qu'à plaire à Dieu» (Saint Josémarie).

La seule chose qui peut faire échouer le plan de Dieu c'est notre volonté, et il faut veiller à ce que cela n'arrive pas. Parfois se mêlent la vanité, l'amour propre, les découragements par manque de foi, l'impatience d'atteindre les résultats attendus, etc. C'est pour cela que saint Grégoire le Grand nous mettait en garde en disant: «Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairies sur son chemin, oublie d’aller où il voulait».

Il convient, donc, d'être attentifs en offrant nos actes, il faut garder la présence de Dieu en soi et observer souvent la filiation divine, de façon à ce que notre journée —avec nos prières et notre travail— prenne de la force et qu'elle commence avec le Seigneur, et que tout ce que nous avons commencé en Lui puisse arriver à sa fin.

Nous pouvons accomplir des grandes choses, si nous nous rendons compte que chacun de nos actes humains est un acte co-rédempteur à partir du moment où il est uni aux actes du Christ.

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras (Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

 

Commençons notre prière en bénissant le Seigneur, reconnaissons sa place dans notre vie, donnons-lui à nouveau la première place, celle qui lui revient. Reconnaissons aussi l’œuvre de ses mains dans tout ce qui nous entoure et en nous-mêmes. La création entière vient du cœur de Dieu !

 

Demande

 

Prenons le psaume de la liturgie d’aujourd’hui. Unissons notre cœur à celui du psalmiste et à celui de Jésus lui-même, puisque lui aussi a prié ainsi son Père. Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, Tu as pour manteau la lumière ! Tous, ils comptent sur toi Pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent ; Tu ouvres la main : ils sont comblés. Tu reprends leur souffle, ils expirent Et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; Tu renouvelles la face de la terre. (Ps 103 Bénis le Seigneur, ô mon âme !) Si l’une des phrases du psaume ouvre ton cœur, reprends-la et répète-la autant de fois que ton âme le désire. Une terre se sera ouverte en toi, terre où le Seigneur pourra semer sa Parole. Maintenant notre cœur est plus ouvert à recevoir de Dieu. C’est lui qui donnera le fruit de cette prière. Seigneur, fais de ce temps ce que tu voudras mais je te demande qu’il me rapproche plus de toi !

 

Points de réflexion

 

1. Dans les Évangiles de ces derniers jours, Jésus est en contact avec de nombreuses personnes. Une foule le suit. Parmi eux se trouvent aussi les pharisiens et les scribes. Hier, Jésus les avertissait en leur disant combien, par leurs actions, ils allaient à l’encontre des commandements de Dieu. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus s’adresse à nouveau à toute la foule. Il veut que tous écoutent son message : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur ». Et il ajoute : « Si quelqu’un a des oreilles pour entendre qu’il entende ! » (Bible de Jérusalem) Il y a une insistance sur le fait de comprendre. Comprendra celui qui est vraiment attentif à sa Parole, celui qui se laisse enseigner, celui qui ouvre son cœur à la Parole, parce que c’est de cela qu’il s’agit, du cœur.

2. La question est là : qu’est-ce qui rend l’homme pur ou impur ? Avec ses disciples, qui ont encore l’oreille un peu dure, Jésus va être encore plus explicite : « Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses (…). Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur ». C’est du cœur dont parle le Seigneur. C’est le cœur qui dans l’homme est pur ou impur. Il recentre l’attention de ses disciples et de tous ceux qui veulent se mettre à sa suite, dans le cœur.
Où est mon cœur quand je fais ma prière ? Est-il en « marche » quand je vis la messe, quand je m’adresse aux autres dans ma vie quotidienne, dans mon apostolat. Le vrai culte, la vraie adoration a sa provenance dans le cœur de l’homme. Ma piété personnelle est-elle dirigée vers l’extérieur ? Une piété rituelle, complexe plutôt que simple et vraiment responsable ? Peut-être que je cherche plus à accomplir une règle extérieure plutôt que chercher à travers les actes, les gestes et les sacrements la présence transformante de Dieu dans l’intimité de mon être.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur Jésus, merci de venir encore une fois me rappeler que tu veux que tout mon être revienne vers toi. Il ne s’agit pas d’accomplir un certain nombre d’actions extérieures. Tu n’attends pas cela de moi, tu m’attends tout entier, tu attends que tout mon être revienne vers toi, tu attends que mon cœur revienne et s’ouvre au tien. Les gestes et les actions ne sont qu’une expression extérieure mais qui naissent de l’intérieur. Seigneur, que ce temps de prière m’unisse tellement à toi que tous les actes de cette journée trouvent leur source en toi, en cette présence que par pur don gratuit tu m’as donnée : la présence de Dieu lui-même en moi par le baptême. Toi, la source de mon être, prends toute la place en moi aujourd’hui. Toi, la source transformante, continue ton œuvre en moi et à travers moi.

 

Résolution

 

Chercher à vivre cette union de cœur avec Jésus tout au long la journée. Pour t’aider, tu peux redire intérieurement cette phrase autant de fois que tu le peux dans la journée : « Bénis le Seigneur, ô mon âme » ou une autre phrase qui t’aide à garder cette union avec le Seigneur.

 

Sabine Laxague, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



 

Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »

En disant, « Ce qui sort de l’homme, » Jésus nous remet devant notre liberté intérieure, il nous remet devant notre capacité de choisir. Jésus combat un ritualisme aliénant, il nous conduit à distinguer la connaissance de ce qui profane et celle de ce qui est sacré. Nous avons besoin de revenir à l’origine de notre histoire pour sortir de l’enfermement dans lequel le « rituel religieux » nous emprisonne à propos du pur et de l’impur ! Entrer dans l’émerveillement et dans l’action de grâce nous fait sortir de ce repli sur soi mortifère. L’homme et de la femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ont une capacité étonnante de resplendir de l’amour infini de Dieu. Avec la création, nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait : « Tout cela était très bon. » Revenir à l’origine, c’est retrouver notre liberté dans le choix de Dieu, dans la relation d’amour avec notre Créateur. Cette dépendance d’amour est structurante. Dépendre d’un plus grand que soi est libérant. Le frère qui est à côté de moi est plus grand que moi, puisqu’il dépend directement de Dieu. La Parole que Dieu nous adresse nous aide à demeurer dans le silence de l’Amour. Il nous faut demander que Dieu change notre cœur et qu’il nous donne un cœur vraiment pur pour le contempler : « Heureux les cœurs purs ils verront Dieu. » Beaucoup de choses se pressent en notre for intérieur, elles nous préoccupent, il nous faut les discerner.

"Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » Le combat que Jésus nous propose se mène dans notre cœur. Ce mouvement nous rend à nous-même en nous donnant d’agir non pas à partir de nos idées, mais à partir de la relation avec Celui qui habite et murmure en notre cœur son Amour. Notre cœur reçois la vie de Dieu. Avec intelligence et volonté nous avançons dans notre marche vers lui. C’est avec conscience, en lien avec Dieu, que nous nous adressons les uns aux autres. Le pur et l’impur sont des propriétés extérieures qui peuvent être manipulées par le monde. C’est en conservant le contact avec Dieu, que nous devenons pur. Il nous faut entrer en nous-mêmes pour retrouver ce contact avec Dieu. Nous voulons nous ouvrir et nous abandonner à Dieu qui nous donne d’être dans tout ce que nous recevons de lui. Nous contemplons le cœur de Marie, c’est du dedans, de son cœur, que sortait la louange vers son Dieu. Dieu agit dans le cœur de l’homme qui lui fait confiance. Nous demandons à Dieu qu’il purifie notre cœur, qu’il nous donne la parole qui convient.

"Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Jésus part de ce qui sort de l’homme, de notre capacité à nous déterminer. Selon la manière dont nous considérons la parole qui sort de notre bouche, elle sera profanée, ou sanctifiée, rendue sainte et porteuse de relation sanctifiante selon notre choix. Le souhait de Dieu, devant son enfant bien-aimé, c’est qu’il demeure dans le lien d’amour qui le fait exister. Harmoniser notre cœur avec le cœur de Dieu ne se fait pas avec des pratiques extérieures ! Il s’agit de retrouver une pureté de cœur pour regarder nos frères avec des pensées en harmonie avec le cœur de Dieu. Nous pouvons évoquer Marie. A Cana, elle est témoin de la transformation qui s’opère à partir des cuves destinées à la purification. Jésus, grâce à sa Passion, va transformer ces « cuves » en coupes de bénédiction. Ce sera la grâce du vin nouveau ! Laisser l’action de grâces habiter notre cœur pour regarde nos frères en vérité, comme Dieu les regarde est une conversion purifiante.

Nous demandons à Jésus qu’il nous donne son Corps et son Sang en nourriture pour que nous communions à sa vie.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/




« Dieu, crée en moi un cœur pur » (Ps 50,12)

Il est dit que seule l'aide de Dieu sauve. Quand un homme sait qu'il n'a plus de secours, il prie beaucoup. Et plus il prie, plus son cœur se fait humble, car on ne peut pas prier et demander sans être humble. « Un cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprisera pas » (Ps 50,19). Tant que le cœur ne s'est pas fait humble, il lui est impossible en effet d'échapper à la dispersion l'humilité recueille le cœur.

Quand l'homme s'est fait humble, aussitôt la compassion l'entoure, et son cœur sent alors le secours divin. Il découvre qu'une force monte en lui, la force de la confiance. Quand l'homme sent ainsi le secours de Dieu, quand il sent qu'il est là et qu'il vient à son aide, son cœur aussitôt est comblé de foi, et il comprend alors que la prière est le refuge du secours, la source du salut, le trésor de la confiance, le port dégagé de la tempête, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le soutien des faibles, l'abri au temps des épreuves, l'aide au plus fort de la maladie, le bouclier qui délivre dans les combats, la flèche lancée contre l'ennemi. En un mot la multitude des biens entre en lui par la prière. Il a donc ses délices désormais dans la prière de la foi. Son cœur rayonne de confiance.

Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
http://levangileauquotidien.org


 

 

 

 

 



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Évangile et Homélie du Ma 07 Fév 2017. Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi


Mardi 07 février 2017

Nous sommes à la 5e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Sts Paul Miki et ses comp., martyrs, St Egidio Maria di S. Giuseppe, religieux o.f.m. (1729-1812)


Livre de la Genèse 1,20-31.2,1-4a.

Quand il créa le ciel et la terre, Dieu dit encore : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite.
Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.

Psaume 8,4-5.6-7.8-9.

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui,
le fils d'un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu,
le couronnant de gloire et d'honneur ;
tu l'établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,1-13.

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »


Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’ Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : ‘Honore ton père et ta mère.’ Et encore : ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.’ Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont ‘korbane’, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 


 

 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

 

Homélie ou Méditation du jour

 

 

Malgré la forme interrogative, l’intervention des pharisiens n’est pas vraiment une question mais une accusation explicite et grave de désobéissance à la tradition. Aussi Jésus argumente-t-il sa répartie en s’appuyant sur ce qui devrait être la source de la tradition, à savoir les Ecritures : « Le Seigneur dit : ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile le culte qu’ils me rendent ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes » (Is 29, 13).

 

 

Notre-Seigneur illustre et accentue sa critique par un exemple concret : il conteste que l’on puisse consacrer à Dieu des biens destinés à subvenir aux besoins de ses parents. Comment pourrait-on honorer Dieu en désobéissant à sa volonté, explicitement formulée dans la Loi de Moïse (Dt 5, 16) ? La matière de la transgression est dans ce cas bien plus importante que ce qui est reproché aux disciples, puisqu’il ne s’agit pas d’une observance traditionnelle mais d’un précepte de la Torah ! Si encore il s’agissait d’un cas exceptionnel ; mais « vous faites beaucoup de choses du même genre », ajoute douloureusement Notre-Seigneur à l’adresse de ses contradicteurs.

 

La conclusion s’impose : « Vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez ». La progression est significative : « Vous laissez de côté le commandement de Dieu… Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu… Vous annulez la parole de Dieu » que vous êtes sensés annoncer et interpréter afin que le peuple puisse en vivre. La raison de la trahison de ce ministère est également explicitée de plus en plus clairement : « … pour vous attacher à la tradition des hommes ; … pour observer votre tradition ; … la tradition que vous transmettez ». L’hypocrisie se double d’orgueil : les scribes et les pharisiens ont subtilement pris la place de Dieu en donnant plus de poids à leur tradition qu’à la Parole de celui qu’ils prétendent servir. Telle est l’accusation portée par Jésus contre les mauvais bergers, qui laissent le troupeau se disperser dans le désert des prescriptions stériles qui ne nourrissent pas l’âme.

 

Seigneur ouvre mes yeux sur ma duplicité, sur mes compromissions avec l’esprit d’hypocrisie et d’orgueil. Ne permets pas que je tombe dans le piège d’une religiosité sans âme, qui se réduirait à l’observance d’un ensemble de prescriptions par lesquelles je prétendrais me justifier devant toi. Ne permets pas que de l’une ou l’autre manière j’annule ta Parole pour obéir à des préceptes humains qui flattent mon orgueil. Donne-moi de revenir vers toi de tout mon cœur et de t’honorer par toute ma vie et pas seulement de mes lèvres. Envoie sur moi ton Esprit Saint : qu’il arrache mes masques d’hypocrisie et me renouvelle dans la foi, l’espérance et la charité, pour que je puisse “pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec toi ” (Mi 6, 8) sur le chemin de la vie.

 

Père Philippe

 

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« Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi »

Que je ne désire rien en dehors de toi... Donne-moi souvent de porter mon cœur vers toi et, quand je faiblis, de peser ma faute avec douleur, avec un ferme propos de me corriger. Donne-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle pensée curieuse n'entraîne loin de toi un cœur noble que nulle affection indigne n'abaisse un cœur droit que nulle intention équivoque ne dévie un cœur ferme que nulle adversité ne brise un cœur libre que nulle passion violente ne domine.

Accorde-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui te connaisse, un empressement qui te cherche, une sagesse qui te trouve, une vie qui te plaise, une persévérance qui t'attende avec confiance et une confiance qui te possède à la fin. Accorde-moi par la pénitence d'être affligé de ce que tu as enduré, d'user en chemin de tes bienfaits par la grâce, de jouir de tes joies surtout dans la patrie par la gloire. Ô toi qui, étant Dieu, vis et règnes dans tous les siècles. Amen.

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église

 

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Prière quotidienne devant le crucifix

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Évangile et Homélie du Dim 05 Fév 2017. « Vous êtes le sel de la terre ...Vous êtes la lumière du monde.»

 


Dimanche 05 février 2017.

Cinquième dimanche du temps ordinaire.

Saint(s) du jour : Ste Agathe, vierge et martyre († 251), St Jésus Mendez Montoya, prêtre et martyr († 1928)


Livre d'Isaïe 58,7-10.

Ainsi parle le Seigneur :
Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.

Psaume 112(111),4-5.6-7.8a.9.

Lumière des cœurs droits, il s'est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L'homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.

Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l'annonce d'un malheur :
le cœur ferme, il s'appuie sur le Seigneur.

Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5.

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-16.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


 Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

 

Jésus prend deux images : vous qui tenez bon dans la fidélité à l’Évangile, dans la fidélité à Jésus, à sa croix et à sa résurrection, vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. (Mt 5, 13-14). Le sel de la terre. Ne pensez pas ici à du sel fin dans une jolie salière Ikea ! Dans le contexte du temps de Jésus, il s’agit de gros sel brut dont le premier usage était de conserver les aliments. Le sel c’est d’abord ce qui évite  que les aliments se corrompent, se gâtent ; c’est aussi ce qui donne de la saveur, du goût.C’est discret, cela n’a rien de séduisant, mais c’est tellement précieux. Le sel est ainsi devenu le symbole de la vraie sagesse, celle qui évite la corruption du péché et donne saveur à la vie.

 

« Vous êtes le sel de la terre… » Si vous vivez de Jésus, si votre cœur, votre vie, sont imprégnés du mystère de la Croix, de la joie sans fin de la Résurrection, alors vous préservez la société de la corruption et vous apportez ce qui donne à la vie sa vraie saveur ! La vraie saveur de la vie, ce n’est pas la jouissance parce que la jouissance échoue dans la mort. La vraie saveur de la vie, c’est de faire de notre vie en don en embarquant dans le don de soi de Jésus. Et cela mène à la vie éternelle, à la joie éternelle déjà goûtée ici-bas.

 

Si nous, chrétiens, nous laissons de côté l’Évangile, si nous délaissons la Croix et la résurrection, qui donnera au monde sa saveur ? Qui d’autre que nous donnera au monde la sagesse de la Croix ? Qui d’autre donnera au monde l’espérance de la résurrection comme don gratuit qui nous vient de la tendresse du Père, de l’offrande de Jésus et du travail caché de l’Esprit Saint ? Qui donnera à notre « nature humaine affadie  » cette sagesse, ce sel qui ouvre jusque dans la souffrance et la mort le chemin des Béatitudes et de la joie ? Qui ? Les «valeurs» les plus nobles ne suffisent pas pour donner sens à cette vie ! Le Seigneur nous dit aujourd’hui : ne perdez pas votre saveur ! À quoi sert la foi si nous n’offrons pas au monde la saveur de la vie qui est le mystère de Jésus ?

 

Jésus ne s’en tient pas à l’image du sel : il ajoute la lumière. Regardons tout de suite le jeu de ces deux images : le sel ne se voit guère. Quand il sert à donner de la saveur, il ne se voit même pas du tout. La lumière, elle, se voit ; elle brille, elle éclaire.  Être le sel de la terre, c’est un service très humble où l’on s’oublie, où l’on se perd. Être lumière du monde, c’est être vu, comme une ville sur une montagne se voit bien le soir. Mais comment deviendrons-nous visibles dans la société ? Jésus nous répond : par des «œuvres belles», des comportements, des choix de vie qui seront tellement beaux que les gens glorifieront Dieu. Cela veut dire que notre comportement  obéira et même dépassera les «valeurs» les plus nobles de notre société. Si notre vie obéit aux valeurs de notre société, les gens nous glorifieront. Si elle va au-delà des valeurs dans un plus grand amour, alors les gens glorifieront Dieu et nous serons lumière du monde !

 

Alors, faut-il être sel de la terre en confessant humblement le mystère de la croix et de la Résurrection, ou faut-il être lumière du monde par le témoignage d’un amour qui se donne, qui se livre.  Il faut être sel et lumière bien sûr ! Si tu es sel, si tu es imprégné de la sagesse de la Croix de Jésus et de l’espérance de Sa résurrection, alors, nécessairement, ta manière d’aimer en sera transformée et tu seras lumière.  Voilà ce que le Seigneur attend de nous, au milieu d’une société qui est pleine de richesses d’humanité, mais s’enfarge dans des choix de ténèbres. Notre mission première n’est pas de dire non à ceci et à cela, mais de témoigner d’un autre rapport à la vie, d’une véritable écologie humaine. Notre mission, c’est un émerveillement face à toute vie ; c’est le service de la vie de l’enfant à peine conçu au mourant appelé à naître à la vie éternelle… Il y a dans toute vie un mystère de Dieu. Il y a dans ta vie un mystère de Dieu. Ta vie, ma vie, est un mystère de Dieu. Nous sommes chacun un reflet unique du visage de Dieu. Voilà ce que nous venons retrouver en chaque Eucharistie !

 

 

Père Philippe

 

 

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Vous êtes la lumière du monde»

 

Aujourd'hui, l'Evangile nous appelle à être témoins du Christ. Et il nous invite à le faire de deux façons, en apparence contradictoires : comme le sont le sel et la lumière. Le sel ne se voit pas mais on le remarque, on le goûte et on le savoure. Il y a beaucoup des gens qui "ne se laissent pas voir", car ils sont comme des "fourmis" qui n'arrêtent pas de travailler et de faire le bien. A côté d'eux on goute la paix, la sérénité, la joie. Ils ont –comme on le dit souvent de nos jours– de bonnes ondes.

La lumière ne peut pas se cacher. Il y a des personnes qu'on "voit de loin": Mère Teresa, le Pape, le curé du village. Elles occupent des postes importants par leur qualité naturel de leader ou par les exigences de leurs occupations. Elles sont "sur le lampadaire". Comme le dit l'Evangile de ce jour, "au sommet d'une montagne" ou "sur le lampadaire" (cf. Mt 5,14.15). Nous sommes tous appelés à être le sel et la lumière. Jésus lui-même était le "sel" pendant les trente années de sa vie cachée à Nazareth. On dit qu'en demandant à Saint Louis Gonzague lorsqu'il jouait ce qu'il ferait s'il savait qu'il allait mourir dans quelques instants, il a répondu: «Je continuerais à jouer». Il aurait continué sa vie normale de tous les jours, rendant la vie de ses compagnons de jeux agréable.

Parfois nous sommes appelés à être la lumière. Nous le sommes de manière claire quand nous professons notre foi dans des moments difficiles. Les martyres sont de grandes lumières. De nos jours, selon le milieu, le seul fait d'aller à la messe est déjà cause de moquerie. Assister à la messe c'est donc déjà être la "lumière". Et la lumière se voit toujours, même si elle est petite. Une petite lumière peut illuminer une nuit. Demandons au Seigneur les uns pour les autres, pour que nous soyons toujours le "sel". Et sachons être la "lumière" quand cela est nécessaire. Que notre façon d'agir de tous les jours soit telle qu'en regardant ce que nous faisons de bien les gens rendent gloire à notre Père qui est aux cieux (cf. Mt 5,16).

Abbé Josep FONT i Gallart (Tremp, Lleida, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière d'introduction

Seigneur, tu es lumière, éclaire les ténèbres de mon cœur. Que la lumière de l’amour trinitaire brille à travers mes œuvres. Au nom du Père…

Demande

« Seigneur, accorde-moi cet amour qui se garde de tout relâchement, que je sache tenir toujours ma lampe allumée, sans jamais la laisser s’éteindre ; qu’en moi elle soit feu, et lumière pour mon prochain » (saint Colomban).

Points de réflexion

1. L’image biblique de la lumière, très présente pendant la période de Noël et très actuelle avec la fête de la Présentation du Seigneur au temple que nous venons de célébrer, revient en force ce dimanche. À Noël, saint Jean nous parle de la lumière qui brille dans les ténèbres et cette lumière c’est Dieu. À la Présentation, Siméon présente Jésus comme « lumière pour éclairer les nations ». Ce dimanche, la liturgie éclaire davantage le lien entre la lumière de Dieu qui a brillé sur le visage de Jésus et notre propre vie. En guise de résumé, nous pouvons emprunter ce verset à saint Jean pour montrer la dynamique des textes de ce dimanche : « Si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jn 1, 7).

2. Dans la première lecture le prophète Isaïe passe en revue les œuvres de miséricorde et nous montre comment Dieu regarde l’homme juste, l’homme miséricordieux, l’homme qui fait les œuvres du Seigneur. « Si tu partages ton pain avec celui qui a faim… alors ta lumière jaillira comme l’aurore. Si tu fais disparaître de chez toi le geste accusateur, la parole malfaisante… ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi ». En définitive, c’est par nos œuvres que Dieu veut faire luire la lumière dans le monde. Nous sommes la lumière du monde si nous brillons de la lumière de Dieu : son amour et sa miséricorde. En plus, Jésus nous rappelle la vocation de la lumière : elle est faite pour éclairer et on la met sur le lampadaire, on ne la cache pas. Le témoignage chrétien, aujourd’hui plus que jamais, doit rayonner, réchauffer le monde par les rayons de lumière qui, de Dieu, passent à travers nous dans chacune de nos œuvres bonnes : « Que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ».

3. La lumière de Dieu a brillé de manière particulière dans le mystère de la croix comme nous le rappelle saint Paul dans la deuxième lecture. Une manière très concrète aujourd’hui de briller comme une lumière pour nos frères consiste à apprendre à porter avec patience, humilité et amour les épreuves de notre vie unis au Messie crucifié. À travers cette transfiguration de la douleur et de la souffrance personnelle, une lumière peut briller pour tant d’hommes qui souffrent et s’interrogent sur le sens même de leur vie.

Dialogue avec le Christ

« Ô Christ, daigne allumer toi-même nos lampes, toi notre Sauveur plein de douceur, fais-les brûler sans fin dans ta demeure, et recevoir de toi, lumière éternelle, une lumière indéfectible. Que ta lumière dissipe nos propres ténèbres, et que par nous elle fasse reculer les ténèbres du monde. Veuille donc, Jésus, je t’en prie, allumer ma lampe à ta propre lumière, et qu’ainsi, à cette clarté, m’apparaisse le Saint des saints où toi, Prêtre éternel des temps éternels, tu fais ton entrée sous les portiques de ce temple immense. Qu’à ta lumière je ne cesse de te voir, de tendre vers toi mon regard et mon désir. Alors, dans mon cœur, je ne verrai que toi seul, et en ta présence ma lampe sera toujours allumée et ardente » (saint Colomban).

Résolution

Allumer une bougie aujourd’hui à la maison pour nous rappeler que nous sommes la lumière du monde et demander au Christ : Seigneur, fais-moi briller de ta lumière, sois ma lumière.

Père Roger Villegas, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. »

 

Jésus attend de nous que nous soyons le sel de cette terre : « Vous êtes le sel de la terre, et la lumière du monde, » dit-il. Le sel comme la Lumière donne vie. Le soleil, à son lever, éclaire toute la réalité du monde. Ce sont d’abord les formes qui se dessinent, ensuite les couleurs qui se font plus précises. C’est ainsi que progressivement la nature apparaît dans toute sa beauté ! Il en est de même du Christ dans l’humanité. Le sel donne goût et saveur à toute nourriture, il assainit, il conserve, il vivifie, il est connu du monde entier. Dans la symbolique biblique, il figure la sagesse. Il exprime l’amitié et la joie fraternelle. Nous avons reçu de Dieu le don de la terre entière. Nous avons à lui communiquer la saveur du Royaume, à lui révéler les secrets de la sagesse de Dieu. Porteurs de la Parole de Dieu qui est le sel de la vie, notre rôle est urgent. Jésus fait le lien entre l’action de nos vies dans l’humanité, si cette action a sa source en elle-même, elle se décompose si facilement. Les Chrétiens, à la suite de Jésus, manifeste au monde la richesse et la beauté de l’œuvre de Dieu, sel de la terre, lumière du monde.

 

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison." Jésus prend une deuxième image : « Vous êtes la lumière du monde. » C’est une perspective immense, démesurée, presque infinie. Cette lumière, qui est capable d’éclairer le monde entier, est empreinte de modestie. Nous n’en sommes que le reflet, le témoin. Cette lumière n’a pas sa source en nous. C’est une lumière participée qui vient de Dieu. « Vous » êtes la lumière du monde, c’est « ensemble avec lui » que Jésus le déclare, « vous » êtes la lumière du monde ! Dieu a mis quelque chose en nous, tous ensemble, qui doit rayonner jusqu’aux confins de la terre, et jusqu’à la fin du monde. Cette lumière n’est pas celle de l’éclat, elle est celle de la grâce. Cette vie intérieure mise en nous par le Créateur, nous est donnée par Jésus. C’est dans ce lien, que réside la véritable illumination du monde. C’est la clarté qui jaillit des actes de pur amour. À ce signe, à l’amour que vous aurez les uns pour les autres, tous vous reconnaîtront pour mes disciples, dit Jésus. La visibilité de la communauté est celle du bien qu’elle fait : « Voyez comme ils s’aiment. » C’est notre amour qui est lumière de Dieu et le sel de la terre !

 

"De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux." La troisième image prise par Jésus est la ville située au sommet d’un mont qui ne peut être cachée. Le voyageur égaré en pleine nature, dans la nuit, comprend ce que peut représenter la lumière des lampes allumées dans une ville haute. C’est de la foi, qui rayonne d’autant plus qu’elle est chantée et partagée, célébrée par le Corps du Christ tout entier, dont il s’agit. C’est la préfiguration de la Jérusalem nouvelle et éternelle, rassemblée dans l’élévation et l’harmonie, que s’éclaire le phare du monde. Aujourd’hui, les villes peuvent devenir des « visions de paix, » là où le Père sera reconnu, parce qu’on y vivra tous en frères. Quelle belle lumière pour la terre et quel signe pour le monde, qu’une ville, un quartier, une communauté vivant sous le regard de Dieu, ou chacun s’efforce de conserver l’unité de l’Esprit par le lien qu’est la paix. Nous voulons vivre de cette parole de Dieu et l’annoncer ! En voyant ce que vous faites de bien, dit Jésus, les hommes rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

 

Nous demandons la grâce de l’humilité, pour nous effacer l’œuvre d’amour du Père apparaisse.

 

Père Gilbert Adam

 

http://www.pere-gilbert-adam.org/



 

 

 

« Elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison »

       Remplir le monde de lumière, être sel et lumière, c'est ainsi que le Seigneur a décrit la mission de ses disciples. Porter jusqu'aux derniers confins de la terre la bonne nouvelle de l'amour de Dieu. C'est à cela que tous les chrétiens doivent consacrer leur vie, d'une manière ou d'une autre... La grâce de la foi ne nous a pas été conférée pour rester cachée, mais bien au contraire, pour briller devant les hommes...

      Certains se demanderont peut-être comment ils peuvent communiquer cette connaissance du Christ aux autres. Je vous répondrai : avec naturel, avec simplicité, en vivant exactement comme vous le faites au milieu du monde, adonnés que vous êtes à votre travail professionnel et au soin de votre famille, en prenant part à toutes les aspirations nobles des hommes, en respectant la légitime liberté de chacun... La vie ordinaire peut être sainte et remplie de Dieu, le Seigneur nous appelle à sanctifier nos tâches habituelles, parce que là aussi réside la perfection chrétienne.

      N'oublions pas que la presque totalité des journées que Marie a passées sur cette terre se sont déroulées d'une manière bien semblable aux journées de millions d'autres femmes, consacrées elles aussi à leur famille, à l'éducation de leurs enfants, aux tâches du foyer. De tout cela, Marie sanctifie jusqu'au plus petit détail, à ce que beaucoup considèrent à tort comme insignifiant et sans valeur... Vie ordinaire bénie, qui peut être tellement pleine d'amour de Dieu ! Car voilà ce qui explique la vie de Marie : son amour, poussé jusqu'à l'oubli de soi, toute contente qu'elle était de se trouver à sa place, là où Dieu la voulait. C'est pourquoi le plus petit de ses gestes n'est jamais banal, mais apparaît, au contraire, comme plein de signification... Il nous appartient d'essayer d'être comme elle, dans les circonstances précises où Dieu a voulu que nous vivions.

Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur

http://levangileauquotidien.org


 


 

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Évangile et Homélie du Vend 03 Fév 2017. Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler.


Vendredi 03 février 2017

Nous sommes à la 4e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Blaise, évêque en Arménie et martyr († v. 320), Ste Claudine Thévenet, vierge et fondatrice (1774-1837)



Lettre aux Hébreux 13,1-8.

Frères, que demeure l’amour fraternel !
N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez prisonniers avec eux. Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités, car vous aussi, vous avez un corps. Que le mariage soit honoré de tous, que l’union conjugale ne soit pas profanée, car les débauchés et les adultères seront jugés par Dieu. Que votre conduite ne soit pas inspirée par l’amour de l’argent : contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu lui-même a dit : ‘Jamais je ne te lâcherai, jamais je ne t’abandonnerai.’ C’est pourquoi nous pouvons dire en toute assurance : ‘Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! Que pourrait me faire un homme ?’ Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés : ils vous ont annoncé la parole de Dieu. Méditez sur l’aboutissement de la vie qu’ils ont menée, et imitez leur foi. Jésus Christ, hier et aujourd’hui, est le même, il l’est pour l’éternité.


Psaume 27(26),1.3.5.9abcd.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

Qu'une armée se déploie devant moi,
mon cœur est sans crainte ;
que la bataille s'engage contre moi,
je garde confiance.

Oui, il me réserve un lieu sûr
au jour du malheur ;
il me cache au plus secret de sa tente,
il m'élève sur le roc.

ne me cache pas ta face.
N'écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.
tu restes mon secours.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,14-29.

En ce temps-là,  comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2016. Tous droits réservés

Homélie ou Méditation du jour

Le second Évangile est le plus court des quatre ; il est aussi le plus sobre. Or voilà que Saint Marc consacre pas moins de 16 versets à un récit où n’interviennent ni Jésus, ni ses disciples ! Ces derniers viennent d’être envoyés en mission ; quant à Jésus, il n’en est question qu’au début de la péricope, pour introduire le flash-back sur l’exécution du Baptiste. A moins qu’il ne soit question indirectement aussi bien de Notre-Seigneur que des disciples à travers le sort qui est réservé au Précurseur ?

Le comportement d’Hérode annonce en fait l’attitude d’un autre représentant du pouvoir, Pilate, engagé malgré lui dans un procès qui s’ouvrira bientôt. De part et d’autre, l’inculpé est traîné devant le tribunal en raison de jalousies. Pilate en est conscient et tente de défendre Jésus ; mais devant la pression du Grand Prêtre et de son entourage, il ne veut pas prendre parti en faveur de l’Innocent. Il tente alors de sauver l’inculpé en se référant à la tradition qui voulait que l’on relâche un prisonnier pour la Pâque, mais la faveur accordée à l’occasion d’une fête se retourne contre lui : la foule préfère Barabbas à Jésus. Pour ne pas perdre la face et ne pas être discrédité auprès de l’Empereur, il préfère livrer le Prisonnier entre les mains de ses accusateurs, et laver les siennes en signe de désapprobation.

Poursuivant le parallélisme, comment ne pas remarquer que dans les deux cas, la trahison a lieu au cours d’un repas : celle de Judas au cours de la dernière Cène, celle de Jean Baptiste au cours d’un banquet royal ? Dans le premier, Notre-Seigneur se donne lui-même en nourriture ; dans le second, la tête du Précurseur est apportée sur un plat…  L’évangéliste voudrait-il donc nous dire que le pouvoir de ce monde est corrompu parce qu’il est dominé par les passions ? Que les Rois, alors même qu’ils croient disposer du droit de vie et de mort sur leurs sujets, sont en fait livrés au pouvoir du Prince de ce monde qui les dirige invisiblement, les conduisant à leur perte ?

Il est significatif que l’Évangile se poursuive par le récit d’un autre repas, au cours duquel Notre-Seigneur va préfigurer l’Eucharistie en multipliant les pains. Ce repas sera suivi de l’épisode de la marche de Jésus sur la mer, symbolisant sa victoire sur la mort. Le rapprochement des deux péricopes nous permet d’étendre aux disciples venus enterrer le corps du Baptiste, l’exhortation adressée par Jésus aux apôtres : « “Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur !” “J’ai vaincu le monde” (Jn 16, 33) ; je suis le seul véritable Roi : le “Roi des rois et le Seigneur des Seigneurs” (Ap 19, 16).

Seigneur donne-nous de lire les événements de notre vie à la lumière de ta présence à nos côtés, afin que nous ne cédions ni à la tentation du découragement, ni à celle de devenir complice des forces du mal ; mais que nous puissions poursuivre paisiblement notre route sur le chemin de l’Évangile, sûrs que tu es “avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde” (Mt 28, 20).

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»

Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse.

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.

Abbé Ferran BLASI i Birbe (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

Prière d'introduction

Seigneur, je crois en toi. Je crois que tu es la vérité. Tout ce qu’il y a de bon sur terre, c’est toi qui nous le donne. Mais toutes ces bonnes choses ne doivent pas me faire oublier que c’est toi le plus important, que sans toi ma vie n’a pas de sens.

Demande

Fidélité à sa conscience.

Points de réflexion

1. Il y a deux personnages importants dans ce passage, deux personnes autour desquelles se déroule un drame. Hérode d’un côté, et Jean Baptiste de l’autre. Hérode est un roi, petit roi de Galilée, entièrement à la merci du pouvoir romain. De plus, comme nous pouvons le voir ici, il n’hésite pas à se servir de son pouvoir pour ses propres intérêts. Il renvoie sa femme et trahit son propre frère pour lui prendre la sienne. Et lorsque Jean Baptiste dénonce sa conduite, il le met en prison. Et il a toute une cour autour de lui, sans doute pour qu’il se sente admiré. Pourtant, il y a un reste de bon jugement en lui. Il sait que Jean est un prophète. Malgré sa vie dépravée, il reconnaît en Jean quelque chose de grand. Et il a un reste de conscience, il ne voudrait pas le mettre à mort. Et pourtant c’est ce qu’il fait. Malheureusement pour Hérode, il n’y a plus grand chose qui est important pour lui, à part son plaisir, et son soi-disant honneur, qui consiste en une hypocrite admiration des membres de sa cour.

2. Et il y a Jean Baptiste, prophète et précurseur de Jésus. Il a vécu une vie pauvre et de pénitence, pour accomplir sa mission. Lorsqu’Hérode se prélassait dons son palais, Jean mangeait des sauterelles dans le désert. Jean est fidèle à la vérité, à toute la vérité. La mission de Jean consistait à préparer la venue de Jésus. Sans doute aurait-il pu penser qu’il n’était pas vraiment nécessaire de dénoncer la conduite d’Hérode pour bien accomplir sa mission. Cela peut sembler accessoire à la mission de Jean. Mais Jean, qui appelait à la conversion et à la pénitence, n’a pas préféré sa propre sécurité à l’appel qu’il devait réaliser. Il devait appeler à la conversion. Et il ne va pas faire d’exception avec Hérode parce qu’il peut le mettre en prison. Jean est fidèle à sa mission, à toute sa mission, quel qu’en soit le risque pour lui.

3. Entre ces deux personnages, entre ces deux manières de conduire sa vie, nous aussi nous devons choisir. Et le choix n’est pas toujours facile. Jean a pris le risque de finir en prison. Hérode, s’il avait été fidèle à sa conscience, aurait dû renoncer à un serment fait devant ses admirateurs. Et le choix se fait d’autant plus difficile car il semble que c’est celui qui ne suit pas la justice et le droit qui gagne à la fin. Hérode semble sauver la face, tandis que Jean a la tête coupée. Mais quelle vie est celle d’Hérode ? Une vie sans cesse à la recherche de plaisirs ingrats, d’admirations qui ne sont que des mensonges. Une vie qui le laisse toujours insatisfait, et dans la peur qu’on lui prenne ce qu’il a. La vie la plus enviable est bien celle de Jean Baptiste, qui fut fidèle à la vérité, fidèle à Jésus, jusqu’au bout, jusqu’à la mort. Ce que Jean avait compris, c’est ce que la multitude des martyrs de l’Église comprirent après lui : cela vaut la peine de mourir pour Jésus, la vie ne s’arrête pas avec la mort, au contraire, c’est après la mort que commence la vraie vie.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu sais qu’il n’est pas toujours facile de te rester fidèle. J’ai parfois peur du regard des autres, peur de ce que je pourrais perdre si je te suis fidèle. Mais ne permets pas que la voix de ma conscience se taise. Au contraire, aide-moi à mieux l’écouter, et à mieux la suivre. Ne permets pas que ma vie se perde dans le mensonge et dans de fausses illusions. Aide-moi à être toujours fidèle à la vérité !

Résolution

Faire un bon examen de conscience.

Père Jean-Marie Fornerod, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

"Le roi Hérode apprit cela ; en effet, le nom de Jésus devenait célèbre. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui."

Hérode aimait entendre Jean le Baptiste, mais sa vie n’était pas en harmonie avec ce que disait Jean. Dans l’ambigüité d’Hérode, nous retrouvons l’ambigüité de nos existences ! C’est à cause de son serment, pour des raisons troublantes, que le roi Hérode fera exécuter le prophète Jean Baptiste. Cet homme n’avait pas commis de mal, il avait fait paraître au grand jour la vérité d’Hérode : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère, lui disait-il. » Hérode, en le faisant mourir, ne lui a pas demandé de renier le Christ, mais de taire la Vérité qui est le Christ ! Un nouvel embarras se retrouve chez lui quand il entend parler de Jésus et de son action bienfaisante dans le Peuple. Cette parole manifeste la difficulté d’Hérode de se retrouver face à lui-même dans la paix. Nous aussi, nous sommes scandalisés par les violences injustes. Jésus, à la mort de Jean le Baptiste, rassemble ses disciples, il les envoye en mission. Ils devront faire face à beaucoup de difficultés extérieures, qui sont en relation avec les difficultés intérieures de notre être pécheur. Pour tenir bon et être guéri, nous voulons découvrir le visage de Jésus. Il nous est bon de nous revêtir de ses sentiments. C’est en l’annonçant, que nous découvrons ses traits et son visage.

"En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. C’est à cause d’Hérodiade, qui elle-même demande à sa fille la tête du prophète, qu’Hérode fait décapiter Jean le Baptiste. C’est à cause de son serment auprès des invités qu’Hérode se prononce : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » En souffrant le premier la Passion, Jean signifiait que Jésus lui aussi devait souffrir. En naissant, Jean avait témoigné que le Christ allait naître ; en prêchant il avait témoigné que le Christ allait prêcher, en baptisant, qu’il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, Jean le Baptiste signifiait que le Christ devait lui aussi la souffrir. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d’une paix supérieure, est jeté en prison. Lui qui était venu rendre témoignage à la lumière, est enfermé dans l’obscurité d’un cachot. Celui à qui il fut donné de baptiser le Rédempteur du monde, par son propre sang, est baptisé. Il vit descendre sur Jésus la grâce du Saint Esprit. Il entendit la voix du Père s’adresser au Christ. Nous demandons la grâce, comme Jean, de témoigner de Jésus par toute notre vie !

Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau. Jean Baptiste est mort pour le Christ, pour lui, il est a subi la prison. Maintenant, dans sa mort, il annonce la mort de Jésus. La Vérité qu’il annonce est en relation avec sa mission de Précurseur. Jean Baptiste prophétise que Jésus donnera sa vie pour nous : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie, » avait dit Jésus. C’est pour la vérité de Jésus que Jean a été décapité, qu’il a répandu son sang. Il a témoigné de la venue de Jésus qui est la voie, la vérité et la vie. Il nous faut demeurer ferme dans la foi pour « renforcer » en nous l’homme intérieur. Hérode n’a pas su faire la vérité en lui. Nous nous trouvons, nous aussi dans des ambiguïtés et des difficultés qui ont besoin d’être nommées, reconnues, pour que nous en soyons libérés. Les apôtres suivront le Maître dans son combat, dans sa passion, et dans sa résurrection. Nous témoignons nous aussi, dans la lumière de son amour.

Nous demandons la grâce de découvrir le visage de Jésus et de l’annoncer.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org/


 


 

 
Jean Baptiste, martyr de la vérité

Il n'y a aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu'il précédait par son témoignage, que c'est pour lui qu'il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c'est cependant pour le Christ qu'il est mort. Le Christ lui-même a dit en effet : « Je suis la vérité » (Jn 14,6). Puisque c'est pour la vérité qu'il a répandu son sang, c'est donc pour le Christ. En naissant, Jean avait témoigné que le Christ allait naître ; en prêchant, il avait témoigné que le Christ allait prêcher ; en baptisant, qu'il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi la souffrir...

Cet homme si grand est parvenu donc au terme de sa vie par l'effusion de son sang après une captivité longue et pénible. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d'une paix supérieure est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui « qui était venu rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,7)... Celui à qui il a été donné de baptiser le Rédempteur du monde, d'entendre la voix du Père s'adresser au Christ et de voir descendre sur lui la grâce du Saint Esprit est baptisé par son propre sang.

L'apôtre Paul l'a bien dit : « Il vous a été accordé par le Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui » (Ph 1,29). Et s'il dit que souffrir pour le Christ est un don de celui-ci à ses élus, c'est parce que comme il le dit ailleurs : « Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui va se révéler en nous » (Rm 8,18).

 

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église

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