Evangile et Homélie du Lundi 17 Juillet 2017. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi!


Lundi 17 juillet 2017

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Alexis, homme de Dieu († Ve s.)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 1, 8-14.22)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte.
Il n’avait pas connu Joseph.
    Il dit à son peuple :
« Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant
plus nombreux et plus puissant que nous.
    Prenons donc les dispositions voulues
pour l’empêcher de se multiplier.
Car, s’il y avait une guerre,
il se joindrait à nos ennemis,
combattrait contre nous,
et ensuite il sortirait du pays. »
    On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée
pour les accabler de travaux pénibles.
Ils durent bâtir pour Pharaon
les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès.
    Mais, plus on les accablait,
plus ils se multipliaient et proliféraient,
ce qui les fit détester.
    Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage
    et leur rendirent la vie intenable à force de corvées :
préparation de l’argile et des briques
et toutes sortes de travaux à la campagne ;
tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage.
    Pharaon donna cet ordre à tout son peuple :
« Tous les fils qui naîtront aux Hébreux,
jetez-les dans le Nil.
Ne laissez vivre que les filles. »

Psaume (Ps 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8)

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 34 – 11, 1)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
    Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
    on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
    Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire,même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

   Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». L’évangile contient des versets qui dérangent et qui choquent. Nous en rencontrons aujourd’hui. Ne faisons-nous pas mémoire à chaque eucharistie de Jésus disant « je vous donne la paix, je vous laisse ma paix » ? En quoi nous tromperions-nous en croyant qu’il est venu apporter la paix ?

Pour mieux le comprendre, rapprochons ce verset d’un autre, très similaire, qui se trouve au début de l’évangile de Matthieu : « Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes », disait Jésus. Il insistait alors pour dire qu’il n’était pas un révolutionnaire, mais qu’il accomplirait la Loi à l’iota près. Cette affirmation nous est spontanément plus accessible, car la révolution est toujours pénible à gérer. Pourtant, l’évangile va bien engendrer une vraie révolution, qui va changer le monde à jamais ! Une telle tournure est donc le signe d’un verset paradoxal.

Ainsi, quand Jésus dit qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre, c’est avant tout pour affirmer que sa venue va changer beaucoup de choses, qu’elle aura des conséquences visibles et engendrera de profonds changements. Lui est effectivement venu pour apporter la paix, il est réellement l’Agneau de Dieu, le roi d’humilité qui se présente à nous vulnérable. Mais cette paix remet tellement en cause l’ordre du monde que l’homme a établi (nous devrions d’ailleurs l’appeler désordre du monde…), que cette paix suscite une très vive opposition. De cette opposition naissent les divisions que Jésus désigne comme « le glaive » qu’il est venu apporter. Le Messie n’est donc pas venu amener la division, mais comme le don qu’il nous fait oblige à prendre position par rapport à lui, de profondes divisions se créent, des camps se distinguent, dont l’un lui est hostile et complote sa mort.

Si nous étions tentés de limiter ces divisions au domaine social ou religieux, les versets qui suivent nous ramèneraient brutalement à la réalité : « on aura pour ennemis les gens de sa propre maison ». Mais cela paraît à présent plus clair : puisqu’accueillir le don du Messie est entrer dans une vie filiale renouvelée, être fils dans le Fils unique, tous les aspects de notre vie, y compris la façon de vivre les relations familiales, sont soumis à une transformation radicale. Il y a un dépassement des liens familiaux dans l’amour pour le Messie. Dès lors, tout ce qui est égoïste dans nos relations familiales résiste et crée des divisions. Cela vaut autant pour le père envers le fils que pour le fils envers le père. Tout lien d’amour qui n’est pas purement vécu dans le désintérêt et le don total de soi, est mis à rude épreuve. Mais traverser cette épreuve de purification, accueillir la grâce du Christ jusque dans nos relations les plus fondamentales, transforme nos vies et donne de goûter à une paix d’une qualité insoupçonnée.

Ainsi le Christ est-il venu apporter la paix qui est le fruit de la réconciliation. Cette réconciliation est offerte à ceux qui sont divisés comme à ceux qui croient être unis alors qu’ils sont, à un certain degré, enchaînés : tel aime pour le plaisir égoïste d’être nécessaire à l’autre, tel pour l’orgueil de prouver que l’autre ne peut grandir et progresser sans lui, tel aime « par correspondance », je veux dire dans une communion d’idéal romantique qui ne s’engage jamais et ne se confronte pas aux exigences du réel. Plus généralement, tel voyant l’homme nouveau grandir dans l’âme d’un proche tentera de le ramener à soi pour ne pas le perdre, voyant Jésus, souvent dans le savoir, comme un concurrent. Aucune de ces formes d’amour ne procèdent de la vie éternelle. L’amour qui est vie est l’amour qui naît de la rencontre avec Dieu et qui s’épanouit dans la paix que Jésus donne.

Seigneur, vient accomplir en nous ce que tu dis, que nous soyons en toutes circonstances des aides dévoués et efficaces de la sanctification de nos proches et que jamais nous ne laissions perdre le don de la paix que tu nous donnes.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi»

Aujourd'hui, Jésus nous offre un cocktail explosif de recommandations, c'est comme un buffet à la mode où il y a des petits plats à déguster. Il s'agit de conseils profonds et difficiles à avaler, destinés à ses disciples et qui sont le centre du processus de leur formation et préparation à leur mission (cf. Mt 11,1). Afin de bien les déguster nous devons les contempler un par un.

Jésus commence par leur révéler les bienfaits de l'enseignement. Au-delà des séquelles positives, évidentes dans l'attitude du Seigneur, l'Évangile évoque également les contretemps et effets secondaires de la prédication «on aura pour ennemis les gens de sa propre maison» (Mt 10,36). C'est cela le paradoxe de vivre la foi: le risque de nous confronter, même à nos proches, quand nous ne comprenons pas qui est Jésus, le Seigneur, et nous ne le percevons pas comme le Maître de l'union.

Ensuite, Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau sur l'échelle de l'amour: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi…» (Mt 10,37), «celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi» (Mt 10,37). Ainsi, Il propose de nous laisser accompagner par Lui en tant que présence de Dieu, car «qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,40). La conséquence de vivre accompagné par le Seigneur, quand on l'accueille chez soi, est de jouir de la récompense des prophètes et des justes, car nous avons accueilli chez nous un prophète et un juste.

Le Maître finit ses recommandations en donnant beaucoup de valeur aux petits gestes d'aide et de soutien que nous devons avoir envers ceux qui vivent en Sa compagnie: ses disciples, c'est à dire, nous les chrétiens «et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple» (Mt 10,42). De ce conseil naît une responsabilité: celle du respect d'autrui, nous devons prendre conscience que celui qui vit dans le Seigneur, qui que ce soit, doit être considéré comme si c'était Jésus Lui-même. Saint Jean Chrysostome nous dit: «Si l'amour était parsemé partout, cela donnerait une foule de biens».

Abbé Valentí ALONSO i Roig (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Jésus, chaque jour est une invitation à t’aimer plus. Donne-moi ton Esprit pour qu’il me remplisse d’amour pour toi et pour chaque personne.

Demande

Seigneur, donne-moi la force de te choisir par-dessus tout.

Points de réflexion

1. « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre : mais le glaive. (…) Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. »
Les personnes que nous aimons le plus sont notre père et notre mère ; le Christ nous demande un amour encore plus grand que cet amour humain. Choisir le Christ est une option qui entraîne des renoncements. Le disciple doit être prêt à les assumer, même avec ses proches. Jésus n’a pas dit de ne pas les aimer, il demande de l’aimer, lui, plus que tout autre. Il a aimé sa mère comme personne, mais il a préféré en tout la volonté de son Père.

2. « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. »
Donner sa vie au Christ, pour la plus belle des causes, c’est la doter de sens et de valeur. En se donnant au Christ, on découvre une vie nouvelle, plus belle, plus intense. On est prêt à accepter que le Christ prenne le contrôle de notre vie, la première place dans notre cœur, jusqu’à ce qu’on puisse dire avec saint Paul, « ce n’est plus moi qui vit, c’est Jésus qui vit en moi ». La vie que l’on retrouve est la vraie vie, où nous ne vivons plus pour ce qui est éphémère, mais pour ce qui est éternel et qui peut combler notre soif de bonheur et d’absolu.

3. « Qui vous accueille m’accueille (…). Et celui qui donnera à boire même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits ne perdra pas sa récompense. »
Ce don total à Jésus se réalise dans les petits gestes du quotidien ; l’amour avec lequel nous accueillons chaque personne, « un simple verre d’eau fraîche » ! Après les grandes sentences au début de ce passage, Jésus nous montre que suivre son exemple est possible pour tous. Il suffit de mettre le cœur dans tout ce que nous accomplissons. C’est ainsi que nous l’aimons plus que tout par nos actes, car tout ce que nous faisons pour les autres, Jésus le voit et en est touché. Il ne nous demande pas un amour idéaliste mais plutôt un amour concret, qui s’exprime dans nos gestes.

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu me demandes de t’aimer avec tout mon cœur, donne-moi de t’aimer dans les personnes que tu mets sur mon chemin.

Résolution

Chercher l’occasion de donner « un simple verre d’eau fraîche » avec amour.

Gaëtane Auger, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Jésus prépare ses disciples à leur mission. Il nous offre une suite de recommandations, de conseils profonds, difficiles à entendre. Ils sont destinés à notre formation. Jésus révèle les difficultés de notre mission : « On aura pour ennemis les gens de sa propre maison. » Il nous est bon d’être éclairés et de refaire nos forces à la lumière de la Parole. Nous sommes faits pour Dieu et notre cœur ne trouve le repos qu’en Dieu. La création nous prédispose à ce mystère d’amour. Tout ce qui nous est donné sur la terre est un chemin qui nous fait entrevoir de quel amour nous sommes aimés. Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau de l’amour : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi. » Il nous accompagne par sa Présence et par la Parole de Dieu.

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Vivre accompagné par Jésus, c’est jouir de sa présence et de son Amour. Il nous faut le courage d’aller au fond de ce qui nous constitue pour demeurer en Dieu. Nous sommes les enfants de notre Père des cieux, des sœurs et frères qui s’aiment. Tous les amours qui sont en nous et que Dieu nous donne, Dieu va les épanouir à l’infini. Nous avons l’expérience de nous approprier les dons de Dieu d’une manière cachée. C’est pourquoi Jésus dit : « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre. Non je suis venu apporter non la paix, mais le glaive. Je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère » Les psychologues ont parlé des mères ou des pères captateurs qui ne laissent pas de liberté à leurs enfants. C’est subtil, et si ce n’est pas « travaillé, » il y aura des difficultés pour que la vie divine s’épanouisse. L’épreuve serait de nous arrêter au don de Dieu plus qu’à Dieu lui-même. Posséder la terre en vue de dominer Dieu et ses frères est une orientation de violence.

Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays. Les conseils de Jésus nous donne la responsabilité et le respect d’autrui. Nous prenons conscience que celui qui vit en Dieu doit être considéré comme Jésus, l’enfant de Dieu. Jésus, d’une manière délicate, est venu séparer, remettre de la liberté et de l’espace là où il en manquait. La terre est une préparation aux noces qui célèbrent le mystère du plus grand amour de Jésus pour le monde. Il nous faut suivre le chemin de libération que Jésus est venu nous offrir. Nous sommes crées pour un amour au-delà de l’amour. Dans l’Eucharistie nous apportons le pain et le vin, c’est l’offrande des liens que Dieu a établis entre nous et que nous remettons dans le Lien unique de Jésus et de son Père. Dans le Cœur de Jésus et de Marie, le centuple nous est alors donné. Ces liens d’amour, ces relations ou Dieu lui-même demeure et se donne obtiennent le centuple, une surabondance de vie et un amour infini déjà sur cette terre.

Nous demandons la grâce de vivre de l’amour infini de Dieu pour faire de notre vie une vie d’amour.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche...ne perdra pas sa récompense »

      « J'étais un étranger, dit le Christ, et vous m'avez accueilli » (Mt 25,35). Et encore : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). Puisqu'il s'agit d'un croyant et d'un frère, même s'il s'agit du plus petit, c'est le Christ qui entre avec lui. Ouvre ta maison, reçois-le. « Qui reçoit un prophète en sa qualité de prophète, recevra une récompense de prophète »... Voici les sentiments qu'on doit avoir en recevant les étrangers : l'empressement, la joie, la générosité. L'étranger est toujours timide et honteux. Si son hôte ne le reçoit pas avec joie, il se retire en se sentant méprisé, car il est pire d'être reçu de la sorte que de ne pas être reçu du tout.

      Aie donc une maison où le Christ trouve sa demeure. Dis : « Voici la chambre du Christ. Voici la demeure qui lui est réservée ». Même si elle est très simple, il ne la dédaignera pas. Le Christ est nu, étranger ; il ne lui faut qu'un toit. Donne-lui au moins cela ; ne sois pas cruel et inhumain. Toi qui montres tant d'ardeur pour les biens matériels, ne reste pas froid pour les richesses de l'esprit... Tu as un local pour ta voiture, et tu n'en aurais aucun pour le Christ vagabond ? Abraham recevait les étrangers là où il demeurait (Gn 18). Sa femme les traitait comme si elle était la servante, et eux, les maîtres. Ni l'un ni l'autre ne savaient qu'ils recevaient le Christ, qu'ils accueillaient des anges. S'ils l'avaient su, ils se seraient dépouillés de tout. Nous qui savons reconnaître le Christ, montrons encore plus d'empressement qu'eux qui croyaient ne recevoir que des hommes.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

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Evangile et Homélie du vend 30 Juin 2017.

Lectures de la messe

Première lecture

« Tous vos enfants mâles seront circoncis en signe de l’alliance. Sara va t’enfanter un fils » (Gn 17, 1.9-10.15-22)

Lecture du livre de la Genèse

Lorsque Abraham eut atteint 99 ans,
le Seigneur lui apparut et lui dit :
« Je suis le Dieu-Puissant ;
marche en ma présence et sois parfait.
Dieu dit à Abraham :
« Toi, tu observeras mon alliance,
toi et ta descendance après toi,
de génération en génération.
Et voici l’alliance qui sera observée entre moi et vous,
c’est-à-dire toi et ta descendance après toi :
tous vos enfants mâles seront circoncis. »
Dieu dit encore à Abraham :
« Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ;
désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse).
Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ;
oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations,
d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples. »
Abraham tomba face contre terre.
Il se mit à rire car il se disait :
« Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils,
et Sara va-t-elle enfanter à 90 ans ? »
Et il dit à Dieu :
« Accorde- moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard ! »
Mais Dieu reprit :
« Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils,
tu lui donneras le nom d’Isaac.
J’établirai mon alliance avec lui,
comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui.
Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu :
je le bénis, je le ferai fructifier
et se multiplier à l’infini ;
il engendrera douze princes,
et je ferai de lui une grande nation.
Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai,
avec l’enfant que Sara va te donner
l’an prochain à pareille époque. »
Lorsque Dieu eut fini de parler avec Abraham,
il s’éleva loin de lui.


– Parole du Seigneur.

Psaume

(127 (128), 1-2, 3, 4-5)

R/ Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
(127, 4)

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

 

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

 

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Évangile

« Si tu le veux, tu peux me purifier » (Mt 8, 1-4)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Lorsque Jésus descendit de la montagne,
des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha,
se prosterna devant lui et dit :
« Seigneur, si tu le veux,
tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre.
Et donne l’offrande que Moïse a prescrite :
ce sera pour les gens un témoignage. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


 

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Je 29 Juin 2017. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église

 


Jeudi 29 juin 2017

Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité

Saint(s) du jour : Sts Pierre et Paul, apôtres et martyrs


Messe du jour

Première lecture (Ac 12, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

À cette époque,
le roi Hérode Agrippa
se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean,
en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs,
il décida aussi d’arrêter Pierre.
C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner,
et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ;
il voulait le faire comparaître devant le peuple
après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison,
l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître.
Or, Pierre dormait, cette nuit-là,
entre deux soldats ;
il était attaché avec deux chaînes
et des gardes étaient en faction
devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur,
et une lumière brilla dans la cellule.
Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit :
« Lève-toi vite. »
Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit :
« Mets ta ceinture et chausse tes sandales. »
Ce que fit Pierre.
L’ange ajouta : « Enveloppe-toi
de ton manteau et suis-moi.»
Pierre sortit derrière lui,
mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange
était bien réel ;
il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde,
puis devant un second,
ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville.
Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux.
Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue,
et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit :
« Vraiment, je me rends compte maintenant
que le Seigneur a envoyé son ange,
et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode
et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »


– Parole du Seigneur.

Psaume Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7, 8-9)

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe alentour,
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Deuxième lecture (2 Tm 4, 6-8.17-18)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
je suis déjà offert en sacrifice,
le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.

Tous m’ont abandonné.
Le Seigneur, lui, m’a assisté.
Il m’a rempli de force
pour que, par moi,
la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout
et que toutes les nations l’entendent.
J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore
à tout ce qu’on fait pour me nuire.
Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.
À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.


– Parole du Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 16, 13-19)

En ce temps-là,
Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
« Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

C’est une des plus belles grâces du christianisme
que de pouvoir s’appuyer sur des pierres de fondation qui y sont solidement posées depuis plus de vingt siècles. Ainsi en est-il de ces deux colonnes que sont les apôtres Pierre et Paul
que la liturgie nous invite à fêter ensemble aujourd’hui.Il y aurait tant à dire pour restituer la personnalité, le parcours, la pensée, la sainteté de ces deux apôtres du Christ
à qui, dans l’Église, nous devons tant !
Mais puisque l’essentiel du christianisme se résume dans la seule loi d’amour, laissons-nous éclairer et édifier
par les exemples et les enseignements que Pierre et Paul, chacun à leur manière,
nous donnent en ce sens-là.

L’amour de Paul d’abord. Jamais quelqu’un d’aussi actif n’a été autant contemplatif
au point de clamer partout la certitude que si, sans la charité,
tout le reste n’est rien, rien qu’airain qui sonne, l’amour, lui, est tout.
Et que rien ni personne, ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l’avenir ne pourra le séparer de l’amour de Dieu
manifesté en Jésus-Christ. Le feu de cet amour de Dieu, Paul n’aura de cesse de le répandre
partout où il ira, partout où il brûle d’aller,
partout où l’Esprit le pousse à aller ; disant, ici, aux Romains, que la charité est la Loi en sa plénitude (Rm 13,10) ;
là, aux Corinthiens, que l’amour ne passera jamais ;
ailleurs, aux Éphésiens, aux Galates, aux Philippiens, aux Colossiens, combien il importe d’avoir une seule âme dans un seul esprit (Ph 2,2), de suivre la voie de l’amour à l’exemple du Christ (Ep 5,2),
en se supportant mutuellement
et en se pardonnant les uns les autres (Col 3,13) ;
car, en finale, seule compte la foi opérant par la charité (Ga 5,6).

Quand on parcourt la vie de l’apôtre, telle qu’on la connaît,
et les écrits de Paul, tels qu’ils nous sont transmis,
en regardant comment il a vécu d’amour pour Dieu,
comment il a exhorté les hommes à vivre dans l’exigence de la vraie charité, on est émerveillé. Dans ce cœur d’évangélisateur, quels trésors de tendresse et quel poids d’affection !
En vérité, si on juge Paul au critère de la charité, on comprend pourquoi l’Église le regarde
comme un de ses plus grands saints !
Le parfait disciple du Christ
dont la vie ne fut qu’une passion d’amour. La même lumière nous apparaît
si l’on contemple la personne et la vie de Simon Pierre. Dès le premier regard de Jésus sur lui, le lien est établi.
Dès la première rencontre, il se lève pour marcher à sa suite. Dès le départ, il a tout quitté pour le suivre, comme seuls savent le faire
ceux qui sont mus par l’élan de l’amour.
À qui d’autre irait-il, quand Jésus,
le Christ, le Fils du Dieu vivant
a les paroles de la vie éternelle (Jn 6,68 ; Mt 16,16) ?

Pierre en qui la tradition se plaît à reconnaître
— tout cela est démontré dans l’Évangile —
celui qui a le plus aimé le Christ,
ne pourra plus s’arrêter de parler
de Celui qui est le Prince de la vie .
Nous ne pouvons pas ne pas parler,
sera-t-il le premier à proclamer.
Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié (Ac 2,36). Et il y a une telle flamme d’amour dans ces paroles que d’entendre cela, nous dit le Livre des Actes, tous ont alors le cœur transpercé et disent à Pierre :
Que nous faut-il faire ? (2,37).
Quand l’amour pour Dieu est vrai, il est toujours contagieux !

Et Pierre, inlassablement, tout au long de sa vie,
qu’il passe à aimer ses frères de race d’abord, puis jusqu’aux étrangers, jusqu’aux païens, jusqu’aux Romains,
redit alors à tous l’exigence qu’il y a à aimer encore et toujours :
En obéissant à la vérité, vous avez sanctifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères (1 P 1,22).
Comme Paul, comme Jacques, comme Jean, il répète incessamment
ce qui lui apparaît de plus en plus
comme la première, la seule, la plus belle des vérités :
Soyez sages et sobres en vue de la prière ;
mais avant tout, conservez entre vous une grande charité,
car la charité couvre une multitude de péchés (1 P 4,8).
Ainsi, dit-il, devient-on
participant de la Divinité (2 P 1,4).

Et il termine sa dernière lettre en mentionnant celui que nous fêtons aujourd’hui avec lui, dans un grand élan de simplicité et d’amitié : Tenez l’amour patient de notre Seigneur pour salutaire comme notre cher frère Paul nous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. Il le fait d’ailleurs dans toutes ses lettres où il parle de ces mêmes questions (2 P 3,15-16). Pierre et Paul savent bien, en effet, que là est la grande question. Et que dans nos vies aussi, il faut aimer. Et même qu’il suffirait d’aimer !

Que la prière des saints Apôtres Pierre et Paul vienne à notre aide, Seigneur : c'est par eux que ton Église a reçu les premiers bienfaits de ta grâce; qu'ils nous obtiennent maintenant les secours nécessaires à notre salut.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque de Tarragone et Primat de Catalogne
(Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, aujourd’hui je me transporte avec toi à Césarée de Philippe, tout au nord de la Galilée, avec tes disciples. Je veux entendre résonner à mes oreilles la question que tu leur posais ce jour-là : « Pour vous, qui suis-je ? »

Demande

Donne-moi, Seigneur, de te connaître en vérité.

Points de réflexion

1. Pour entrer dans cette méditation, déplaçons-nous intérieurement vers la région de Césarée de Philippe. Les disciples ont suivi Jésus jusque tout au nord de la Galilée. Ils sont pratiquement aux pieds du Mont Hermon, dont les psaumes chantent la hauteur et la beauté. C’est là que le Jourdain prend sa source. L’eau y est claire et vivifiante, contrairement au Jourdain qui, plus il descend vers la Mer Morte, plus il rétrécit et devient vaseux. Aujourd’hui encore, à l’endroit où la source émerge, de hautes falaises rocheuses s’élèvent. On y voit encore les traces d’un sanctuaire païen dédié au culte du dieu Pan. C’est ici, sur un lieu où ce faux dieu est adoré, lieu emblématique, que Jésus emmène ses disciples pour interroger leur foi au Dieu véritable : « Qui suis-je, d’après ce que disent les hommes ? » Se faisant leurs porte-paroles, les disciples répondent que certains le prennent pour Jean Baptiste, d’autres pour Élie ou Jérémie. Bref ils le prennent pour un prophète. Pas des moindres, mais un prophète quand même !

2. Jean Baptiste était le prophète du baptême de la conversion. Élie était le prophète défenseur du monothéisme (Cf. 1R 18, 20ss) et le premier prophète qui avait ressuscité un mort (Cf. 1 R 17, 17ss). Jérémie était le prophète annonciateur d’une alliance nouvelle (Cf. Jr 31, 31). Bien sûr, Jésus accomplit toutes ces figures prophétiques. Mais il reste encore quelque chose de plus à dire sur lui. Jésus les dépasse. C’est Pierre, qui inspiré par le Père du ciel, comprend comment Jésus se démarque des anciens prophètes : « Tu es le messie, le fils du Dieu vivant », s’écrie-t-il ! Il est le messie, c’est-à-dire que c’est lui qui arrive dans la continuité des prophètes déjà mentionnés. Il est celui qu’annoncent tous les textes de la Bible juive. De plus, il est, par opposition au lieu dans lequel ils se trouvent, le fils du Dieu vivant ! Le dieu Pan était une idole façonnée de mains d’hommes. Jésus, lui, est le fils du Dieu vivant. Il n’est pas le serviteur, l’esclave ou l’ami du Dieu vivant, mais son fils ! Cette relation filiale dit d’une certaine manière la divinité de Jésus. C’est en cela que Jésus se démarque complètement des autres prophètes.

3. Après la profession de foi de Pierre, Jésus fait la sienne, sa profession de foi peut-on dire, en Pierre lui-même : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle ». Aux pieds de ces falaises imposantes, Jésus fait de Pierre la pierre sur laquelle reposera l’Église. Même le paysage parle ! Les puissances de mort qui étaient adorées en ce lieu seront vaincues et n’engloutiront jamais la jeune Église à peine naissante que Jésus fait reposer sur Pierre. Il s’agit d’une promesse étonnante, car fragile… Comment la personne de Pierre pourrait-elle soutenir une construction plus solide que la mort ? De fait, à peine quelques versets plus tard (Cf. Mt 16, 23), Jésus réprimandera durement ce même Pierre pour ses pensées qui ne sont pas conformes à celles de Dieu… Pourtant, Jésus ne craint pas de choisir notre humanité faible et défaillante pour faire son œuvre. Il choisit ce qu’il y a de faible dans le monde pour confondre ce qu’il y a de fort… dira plus tard saint Paul (cf. 1 Co 1, 27). C’est cela le mystère de l’Église qui subsiste aujourd’hui encore, deux mille ans après la promesse de Jésus. C’est cela que nous fêtons aujourd’hui en la fête de saint Pierre et saint Paul, les deux colonnes de l’Église.

Dialogue avec le Christ

Saint Pierre, intercède pour moi pour que ma foi au fils du Dieu vivant soit sincère et solide comme la tienne !

Résolution

Prier un Je vous salue Marie pour le pape François, 266e successeur de Pierre.

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



"Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »"

 

Nous fêtons Pierre et Paul qui sont les deux colonnes de l’Eglise que la liturgie ne sépare pas. Ce sont deux figures complémentaires de l’Eglise dont le témoignage nous éclaire, deux juifs attachés à la religion de leurs pères. L’un est paysan, l’autre citadin, tous deux ont été saisis par le Christ. Simon, fort de sa foi populaire qui lui valut le nom de Pierre. Saul avait suivi une formation plus poussée auprès de maîtres réputés, est en route vers Damas. Il rencontre Jésus qui se révèle à lui comme vivant dans la gloire du Dieu unique. Il est dans le cœur des hommes qui croient en Lui et que Paul persécute. Pierre et Paul ont laissé un témoignage de vie, un modèle de parcours spirituel, pour chacun de nous. Plus que jamais, nous nous inspirons de leur vie si nous voulons, à notre tour, témoigner en vérité de notre foi et porter autour de nous la Bonne Nouvelle. La marche de l’Église vers la vérité et la lumière se poursuit imperturbablement, mais en grande fragilité, sur la mer orageuse du monde. Jésus a dit : « Je te bénis, Père, tu as caché cela aux sages et aux savants, mais tu l’as révélé aux tout-petits. » Nous sommes, ces tout-petits, ces pauvres affrontés à un monde difficile. Avec Jésus, l’espérance et la confiance nous sont données pour avancer dans la grâce.

« Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »" Simon ne revendiquera pas pour lui le monopole d’être devenu Pierre aux Eglises qui connaissent les mêmes tribulations que lui au moment de la passion de Jésus : « Vous aussi, pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’une communauté animée de l’Esprit, dira-t-il. » La communauté chrétienne est construite sur le Christ qui est le Rocher de Dieu. Pierre s’est exprimé : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Ce qu’il dit est la véritable identité de Jésus dans sa relation de Fils avec son Père, c’est la foi de l’Eglise après la résurrection. Cette foi a soutenu les Apôtres jusqu’au martyr. A leur suite, nous accordons notre confiance aux Paroles de Jésus dans l’Evangile, et aux enseignements de l’Eglise. Nous demandons la grâce de l’humilité pour nous remettre entièrement entre les mains de Dieu.

"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » La profession de foi de Pierre sera une référence pour les disciples, un point de repère pour tous les temps. Pierre sera la référence pour les croyants, grâce à lui, les croyants pouront affirmer leur foi. Jésus répond à Simon par une béatitude : « Heureux es-tu Simon, » il révèle à Pierre la portée de ce qu’il vient de confesser, il a accueilli en lui la foi que lui donne le Père. C’est en vertu de cet accueil que Pierre est constitué par Jésus comme le roc de son Eglise. Jésus veut que nous ayons conscience que la foi vient d’ailleurs : C’est une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Jésus confie à Pierre le Mystère de son Église, elle sera à la fois crucifiée avec lui et en même temps elle est ressuscitée avec lui. Pierre et Paul ont laissé s’exprimer la chaleur de l’Amour, de la Charité qui irradiait leur cœur. Ils ont laissé parler l’Amour, c’est-à-dire l’Esprit-Saint, et ils l’ont fait non seulement en paroles, mais en actes. Pierre et Paul se sont ainsi retrouvés embrasés par le même Amour divin. Et c’est cet Amour qui les a poussé à se donner entièrement au Christ et à son épouse l’Eglise.

Nous demandons à Dieu la grâce de la douceur et de l’humilité, de Jésus ressuscité.

Père Gilbert Adam

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Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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Évangile et Homélie du Me 28 Juin 2017. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

 


Mercredi 28 juin 2017

Nous sommes dans 12e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Irénée de Lyon, évêque et martyr († 202-203)


Lectures de la messe

Première lecture

Lecture du livre de la Genèse

    En ces jours-là,
    la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :
« Ne crains pas, Abram !
Je suis un bouclier pour toi.
Ta récompense sera très grande. »
    Abram répondit :
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?
Je m’en vais sans enfant,
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »
    Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance,
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
    Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,
mais quelqu’un de ton sang. »
    Puis il le fit sortir et lui dit :
« Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux… »
Et il déclara :
« Telle sera ta descendance ! »
    Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste.


    Puis il dit :
« Je suis le Seigneur,
qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée
pour te donner ce pays en héritage. »
    Abram répondit :
« Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir
que je l’ai en héritage ? »
    Le Seigneur lui dit :
« Prends-moi une génisse de trois ans,
une chèvre de trois ans,
un bélier de trois ans,
une tourterelle et une jeune colombe. »
    Abram prit tous ces animaux,
les partagea en deux,
et plaça chaque moitié en face de l’autre ;
mais il ne partagea pas les oiseaux.
    Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,
Abram les chassa.
    Au coucher du soleil,
un sommeil mystérieux tomba sur Abram,
une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.
    Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.
Alors un brasier fumant et une torche enflammée
passèrent entre les morceaux d’animaux.
    Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram
en ces termes :
« À ta descendance
je donne le pays que voici,
depuis le Torrent d'Égypte
jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »

Psaume (Ps 104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 7, 15-20)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Méfiez-vous des faux prophètes
qui viennent à vous déguisés en brebis,
alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
    C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Va-t-on cueillir du raisin sur des épines,
ou des figues sur des chardons ?


    C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits,
et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
    Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais,
ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
    Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits
est coupé et jeté au feu.
    Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus emploie la métaphore des fruits pour désigner les actions humaines. De même que la santé d’un arbre se révèle dans la qualité de ses fruits, de même la « santé » d’une personne humaine transparaît dans les actes qu’elle pose. La qualité de ses actes témoignera donc de la qualité de son écoute de la Parole de Dieu et de la sanctification de son être par cette même Parole. Jésus nous renvoie ici à l’unité indissociable qui existe en chacun entre son être et son agir, le second découlant du premier. Ce que je suis à l’intérieur (dans mon être) ne peut être désolidarisé de ce que je suis à l’extérieur (dans mon agir).

 

Nous voyons apparaître toute l’exigence de la vie évangélique. Dans le Christ, la Parole vivante faite chair, il n’y a aucune distance entre la parole et l’action. Jésus fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Il doit aussi en être ainsi pour celui qui se déclare son disciple. Finalement, n’est-ce pas là ce à quoi tous nous aspirons : Vivre cette unité vivante entre notre être, nos paroles et nos actes ? N’est-ce pas là aussi le lieu de notre combat, le lieu où le diviseur cherche à produire une faille en nous divisant et en jetant l’incohérence entre ce que nous sommes, ce que nous disons et ce que nous faisons ?

 

Seigneur, tu vois combien nous peinons sur ce chemin. Fais-nous la grâce de trouver le chemin de l’unité entre notre intériorité et notre extériorité. Nous croyons qu’à travers l’écoute de ta Parole, tu nous unifies en toi pour nous permettre de porter des fruits authentiques de conversion.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez»

 

Aujourd'hui, s'ouvre devant nous un nouveau contraste évangélique, entre les arbres mauvais et les bons. Les affirmations de Jésus à ce sujet sont d'une telle simplicité qu'on dirait qu'elles sont simplistes. Mais il est juste de dire qu'elles ne le sont pas du tout! Elles ne le sont pas du tout, comme notre vie de tous les jours ne l'est pas du tout non plus.

Nous apprenons qu'il y a des bons qui dégénèrent et finissent par donner de mauvais fruits et par contre il y a des mauvais qui changent et donnent de bons fruits. En définitive, que signifie «tout arbre bon donne de beaux fruits» (Mt 7,17)? Est-ce que cela signifie que le bon est bon car il ne cesse jamais de faire le bien? Qu'il fait le bien et ne se fatigue pas. Qu'il fait le bien et ne cède pas à la tentation de faire le mal. Qu'il fait le bien et persévère jusqu'au point de devenir un héros. Qu'il fait le bien et que si jamais par fatigue il cesse d'agir ainsi, ou tombe dans la tentation de faire le mal, ou encore prend peur face à cette exigence avec laquelle on ne peut pas transiger, il le reconnaît sincèrement, le confesse immédiatement, se repent de tout son cœur et… il recommence.

Ah! Et il le fait aussi, car entre autres choses, il sait que s'il ne donne pas de bons fruits il sera coupé et jeté au feu (la sainte crainte de Dieu garde la vigne des bons vignobles) et parce que connaissant la bonté d'autrui à travers de leurs bonnes œuvres, il sait, non seulement par sa propre expérience, mais aussi par expérience sociale, qu'il est bon et ne peut être reconnu comme tel que grâce à ses actes et non à ses paroles.

Car il ne suffit pas de dire «Seigneur, Seigneur!». Comme nous le rappelle Saint Jacques, la foi devient crédible uniquement par le biais de ses actions: «Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi» (Jc 2,18).

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret ( Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

 

Prière d'introduction

 

Viens, Esprit de sainteté, viens habiter dans mon cœur. Je te donne ce temps de prière ce matin afin que tu puisses sanctifier tout mon être et toutes mes actions. Fais grandir en moi les vertus de la foi, de l’espérance et de la charité. Amen.

 

Demande

 

Que tout ce que je fasse pendant la journée soit pour la plus grande gloire de Dieu.

 

Points de réflexion

 

1. « Méfiez-vous des faux prophètes ».
Le Seigneur dans cet Évangile nous invite à nous méfier des faux prophètes. De tout temps il y a eu des personnes pour nous détourner du droit chemin et le Seigneur en est bien conscient ; c’est pourquoi il nous met en garde. En effet, de nos jours, le monde nous propose de nombreuses alternatives qui s’avèrent être comme de faux prophètes. Elles essaient de nous séduire mais Jésus, dans ce même Évangile quelques lignes avant, nous le déclare : « Celui qui veut entrer dans le royaume doit le faire par la porte étroite ». Le chemin pour suivre le Christ est en effet difficile mais c’est le seul qui puisse nous donner le bonheur.

 

2. « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ».
Un bon arbre donne de bons fruits et un mauvais arbre en donne de mauvais. Jésus laisse donc ce conseil non seulement à ses disciples mais à nous aussi pour pouvoir discerner correctement dans notre vie. Il veut que nous le mettions en pratique dans notre vie. Il invite ainsi chacun d’entre nous à faire son propre examen de conscience. Quel arbre suis-je ? Quels sont mes fruits ? Toutefois, pour être sûr de produire de bons fruits il ne faut pas seulement se fier à ses propres forces. Jésus lui-même a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ». Oui il nous faut travailler et chercher sans cesse à faire la volonté de Dieu mais il faut surtout mettre notre confiance dans le Seigneur, c’est lui qui donnera les fruits en son temps. Saint François de Sales précise : « Les petites actions faites avec une grande charité sont de tout autre prix que de plus grandes faites avec une moindre ». C’est seulement si nous agissons avec un véritable amour qui vient de Dieu que nous porterons du fruit.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu nous as dit de faire attention aux faux prophètes et que l’on reconnaît aussi un arbre à ses fruits. Tu veux que moi aussi je produise de bons fruits mais sans toi et sans ta grâce je suis incapable de rien faire. Viens dans ma vie, accompagne-moi et fais que tout ce que j’accomplisse soit réalisé avec toi et pour toi.

 

Résolution

 

Être charitable avec les personnes que je vais rencontrer aujourd’hui.

 

Frère Jean-Baptiste Ribes, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Porter de beaux fruits

 

      Dans une vigne, on retourne la terre autour des pieds de vigne et on sarcle les mauvaises herbes. L'homme aussi doit se sarcler, profondément attentif à ce qu'il pourrait y avoir encore à arracher dans le fond de son être, pour que le Soleil divin puisse s'en approcher plus immédiatement et y briller. Si tu laisses la force d'en haut faire son œuvre..., le soleil devient éclatant, il darde ses rayons brûlants sur les fruits et les rend de plus en plus transparents. La douceur s'y fixe toujours davantage, les peaux qui les enveloppent deviennent très minces. Ainsi en va-t-il dans le domaine spirituel. Les obstacles intermédiaires deviennent finalement si ténus qu'on reçoit sans cesse les touches divines de tout près. Aussi souvent et aussitôt qu'on se tourne vers lui, on trouve toujours à l'intérieur le divin Soleil brillant avec beaucoup plus d'éclat que tous les soleils qui ont jamais brillé au firmament. Et ainsi tout dans l'homme est déifié à tel point qu'il ne ressent, ne goûte et ne connaît rien aussi vraiment que Dieu, d'une connaissance foncière, et cette connaissance surpasse de beaucoup le mode de connaissance de notre raison.

      Enfin on arrache les feuilles des sarments pour que le soleil puisse se répandre sur les fruits sans rencontrer aucun obstacle. Il en est de même chez ces hommes : tout intermédiaire tombe et ils reçoivent tout d'une façon immédiate. Voici que tombent prières, représentations des saints, pratiques de dévotion, exercices. Mais que l'homme se garde pourtant de rejeter ces pratiques avant qu'elles ne tombent d'elles-mêmes. À ce degré alors, le fruit devient si indiciblement doux qu'aucun raisonnement ne peut le comprendre... On ne fait plus qu'un avec la douceur divine, si bien que notre être est tout pénétré de l'Être divin et qu'il s'y perd comme une goutte d'eau dans un grand fût de vin... Ici les bonnes intentions, l'humilité, ne sont plus qu'une simplicité, un mystère si essentiellement paisible qu'on en peut à peine prendre conscience.

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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Évangile et Homélie du Me 21 Juin 2017. Quand tu fais l’aumône,... quand tu pries,... quand tu jeûnes...

 


 

Mercredi 21 juin 2017

Nous sommes dans la 11e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Luigi (Louis) Gonzaga, jésuite (1568-1591), St José Isabel Flores Varela, prêtre et martyr (1866-1927)


 

Lectures de la messe

Première lecture

« Dieu aime celui qui donne joyeusement » (2 Co 9, 6-11)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
rappelez-vous le proverbe :
À semer trop peu, on récolte trop peu ;
à semer largement, on récolte largement.
Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur,
sans regret et sans contrainte,
car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant
pour vous donner toute grâce en abondance,
afin que vous ayez, en toute chose et toujours,
tout ce qu’il vous faut,
et même que vous ayez en abondance
de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste :
Il distribue, il donne aux pauvres ;
sa justice demeure à jamais.

Dieu, qui fournit la semence au semeur
et le pain pour la nourriture,
vous fournira la graine ;
il la multipliera,
il donnera la croissance
à ce que vous accomplirez dans la justice.
Il vous rendra riches
en générosité de toute sorte,
ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu.


– Parole du Seigneur.

Psaume

(111 (112), 1-2, 3-4, 5a.9)

R/ Heureux qui craint le Seigneur.
ou : Alléluia !
(111, 1a)

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison :
à jamais se maintiendra sa justice.
Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.

L’homme de bien a pitié, il partage,
à pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 1-6.16-18)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes,
évitez de l’accomplir devant les hommes
pour vous faire remarquer.
Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous
auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône,
ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.


Et quand vous priez,
ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout
dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes quand ils prient.
Amen, je vous le déclare : ceux- là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire- toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.


Et quand vous jeûnez,
ne prenez pas un air abattu,
comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite
pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;
ton Père qui voit au plus secret
te le rendra. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

La définition même de la prière c’est d’entrer dans une relation d’intimité avec Dieu où tour à tour l’un écoute et l’autre parle. Prier c’est demeurer établi dans une communion de pensée, de volonté et de cœur avec notre Dieu. Nous voyons combien nous sommes ici loin d’une prière cultuelle qui ne résiderait que dans des actes extérieurs à nous-mêmes. « Notre louange n’ajoute rien à ce que tu es mais elle nous rapproche de toi ». Cette phrase de saint Augustin nous donne bien l’essence même de la prière. Prier c’est avant tout s’avancer toujours plus vers Dieu pour nous laisser pénétrer toujours plus profondément par sa vie divine. Mais cela présuppose que nous nous soyons désencombrés de tout ce qui en nous pourrait faire obstacle à sa venue. C’est ici qu’intervient dans le combat de la conversion cette autre arme qu’est le jeûne. 

En effet, Jeûner c'est faire de la place en nous pour permettre à Dieu de nous rejoindre. Jeûner c'est aussi reconnaître que Dieu est notre unique nécessaire et que tout nous vient de lui. Jeûner c'est enfin reprendre conscience que la seule chose qui ne vient que de nous et que nous pouvons présenter à Dieu pour qu’il nous en libère : c'est la pauvreté de notre péché. Le jeûne nous libère bien du trop plein de nous-mêmes et nous permet, par la prière, de rejoindre dans l'intimité celui qui toujours nous précède pour se donner à nous. Dans la reconnaissance du don gratuit de cet amour peut alors résonner l'appel à nous donner à notre tour gratuitement aux autres. " Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement " (Mt 10,8).

Nous touchons alors le sens de l'aumône qui est de donner, de se donner à l'autre, dans la conviction que rien ne nous appartient, qu’à chaque instant nous recevons tout gratuitement de Dieu, à commencer par le don merveilleux de la vie.  « Ton Père te le rendra » : Jésus ne précise pas ce que rend le Père, peut être parce qu’il n’a qu’une chose à donner en partage : sa propre vie. Autrement dit, en Jésus, Dieu me gratifiera du don de lui-même, dans la mesure de la perte à laquelle j’aurai consenti gratuitement.

Seigneur, notre pèlerinage sur cette terre est un chemin vers la vie qui souvent ressemble à une traversée du désert. Mais, parce que tu nous y précèdes et parce que tu y as vaincu pour nous l’ennemi qui nous tenait captifs, nous n’avons pas peur de nous y engager. Le combat que nous avons à y mener est celui de la disponibilité pour accueillir les fruits de ta victoire. Mais là aussi ton action divine nous précède dans la personne de l'Esprit-Saint. Voilà pourquoi, nous ne voulons pas laisser sans effet la grâce reçue de toi. Car c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut où tu nous exauces et viens à notre secours.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer»

Aujourd'hui, Jésus nous invite à agir pour la gloire de Dieu, à avoir comme objectif de plaire à notre Père céleste car c'est pour cela même que nous avons été créés. Ainsi l'affirme le Catéchisme de l'Église: «Dieu a tout créé pour l'homme, mais l'homme fut créé pour servir et aimer Dieu et pour lui offrir toute la création». Voilà le sens et honneur de notre vie: faire plaisir au Père céleste, plaire à Dieu. C'est ce témoignage que le Christ nous a laissé. Pourvu que le Père céleste puisse donner sur nous le même témoignage qu'il a donné sur son Fils au moment du baptême: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour» (Mt 3,17).

Le manque de droiture d'intention serait spécialement grave et ridicule s'il venait à être présent dans nos actions telles que la prière, le jeûne et l'aumône, puisque ce sont des gestes de pitié et de charité, c'est-à-dire, des actes qui —per se— sont propres à la vertu de la religion ou d'actes qui se réalisent par amour de Dieu.

Par conséquent, «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux» (Mt 6,1).Comment pourrions nous plaire à Dieu si ce que nous voulons c'est être vus —avant tout— par les hommes? Ce n'est pas qu'il faille se cacher des hommes afin que personne ne nous voie, mais il s'agit surtout de diriger nos bonnes œuvres directement et en premier lieu à Dieu. Cela ne fait rien et ce n'est pas grave si les autres nous voient, au contraire, nous pouvons les édifier par le témoignage cohérent de notre action.

Mais ce qui est important —et très important— c'est que nous puissions voir Dieu derrière nos actions. Et, par conséquent, nous devons «examiner avec beaucoup d'attention notre intention dans tout ce que nous entreprenons, et ne pas chercher notre propre intérêt si nous voulons servir le Seigneur» (Saint Grégoire Magne).

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 Prière d'introduction

Seigneur, merci de m’inviter à te rencontrer d’une manière spéciale maintenant. Aide-moi à fixer mon regard et mon cœur sur toi, pour entendre ta Parole.

Demande

Esprit Saint, Esprit d’amour, Esprit de vérité, viens prier en moi, viens chasser mes ténèbres et viens iluminer mon cœur et ma journée.

Points de réflexion

1. « Quand tu fais l’aumône ».
Pour commencer, je me demande s’il y a quelque chose que je donne en aumône ! Mais si j’y songe, même si je ne donne pas souvent de l’argent à des personnes dans la rue ou à une ONG, je donne des choses, du temps, ma personne, de nombreuses fois dans la journée ! Qu’est-ce que je donne ? Est-ce que je souhaite « obtenir la gloire qui vient des hommes » lorsque je le réalise ? Je suis tentée de dire que non, bien évidemment… mais suis-je frustrée si je ne reçois pas de contrepartie, ou que je ne me sens pas remerciée à ma juste mesure, ou que ce que je donne est refusé, méprisé. Seigneur, comment veux-tu que je donne ? Que veux-tu que je donne sans reprendre ?! La première lecture de ce jour viens illuminer cette réflexion : « Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien » (2 Co 9, 7-8).

2. « Quand tu pries ».
Seigneur, tu m’invites à me « retirer dans la pièce la plus retirée ». Il est vrai que cela m’aide à m’isoler du bruit, des distractions. Où aimerais-tu que j’aille lorsque je te prie ? Mais il n’y a pas toujours un lieu physique idéal ! Dans tous les cas, je peux toujours « fermer la porte » intérieure de mon cœur et te chercher, même si je dois prendre plusieurs minutes pour « plonger » sous mon bric-à-brac, de tout ce que j’accumule dans mon cœur, et trouver tout au fond de moi, mon « Père qui est présent dans le secret ».
« Averti de revenir à moi-même, je suis entré au fond de mon cœur, sous ta conduite, Seigneur, et j’ai pu le faire, parce que tu es venu à mon secours. Je suis entré, et avec le regard de mon âme, quel que fût son état, au-dessus de ce même regard, au-dessus de mon intelligence, j’ai vu la lumière immuable. Ce n’était pas cette lumière ordinaire que tout le monde peut voir ; ce n’était pas non plus une lumière de même nature, mais plus puissante, qui aurait brillé de plus en plus et aurait tout rempli par son éclat. Non, cette lumière n’était pas cela, elle était autre chose, tout autre chose. Elle n’était pas au-dessus de mon esprit comme l’huile flotte à la surface de l’eau, ni comme le ciel s’étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus de moi parce qu’elle m’a créé ; j’étais au-dessous d’elle parce que créé par elle. Celui qui connaît la vérité la connaît, et celui qui la connaît, connaît l’éternité. C’est l’amour qui la connaît ! (…) Tard je t'ai aimée, Beauté ancienne et si nouvelle ; tard je t'ai aimée. Tu étais au-dedans de moi et moi j'étais dehors, et c'est là que je t'ai cherché. Ma laideur occultait tout ce que tu as fait de beau. Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi. Ce qui me tenait loin de toi, ce sont les créatures, qui n'existent qu'en toi. Tu m'as appelé, tu as crié, et tu as vaincu ma surdité. Tu as montré ta lumière et ta clarté a chassé ma cécité. Tu as répandu ton parfum, je t'ai humé, et je soupire après toi. Je t'ai goûté, j'ai faim et soif de toi. Tu m'as touché, et je brûle du désir de ta paix » (Saint Augustin, Les Confessions 10, 27).

3. « Quand tu jeûnes ».
Est-ce que je prends « un air abattu » quand je me prive de quelque chose ou qu’il me manque quelque chose ? Tout le monde le sait-il en me regardant ou en écoutant mes plaintes et soupirs ? Est-ce que je le fais remarquer aux autres lorsque je me prive pour eux, pour leur « bien » ? Seigneur, ce n’est pas facile ce que tu me demandes ! Bien sûr, tu veux que je partage mes souffrances avec toi, et aussi ma famille, mes amis, toutes ces personnes que tu mets à mes côtés pour m’aider à porter la croix. Mais tout dépend de l’intention et de la manière avec laquelle je partage. Si c’est pour faire ma victime ou pour démontrer même subtilement ma supériorité, cela ne me fait pas de bien !
Quelle est la récompense des hommes dont tu parles Seigneur, et que je cherche si souvent ? Et celle de Dieu ? Là encore, la première lecture peut m’éclairer : « Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice. Il vous rendra riches en générosité de toute sorte, ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu » (2 Co 9, 10-11).

Dialogue avec le Christ

Toi qui es « es présent au plus secret », que vois-tu que je ne voie pas ? Que vois-tu en moi que les autres ne voient pas ?

Résolution

Demander au Seigneur qu’il m’aide à voir comme lui une situation que les autres ont mal interprétée.

Mélanie Duriez, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Evangile et Homélie du Dim 18 Juin 2017. Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

 


Dimanche 18 juin 2017

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

Saint(s) du jour : St Marc et St Marcellien, martyrs († v. 304), St Grégoire (Gregorio) Barbarigo, évêque (1625-1697)


Lectures de la messe

Première lecture (Dt 8, 2-3.14b-16a)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d’Israël :
    « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite
pendant quarante années dans le désert ;
le Seigneur ton Dieu te l’a imposée
pour te faire passer par la pauvreté ;
il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :
allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?
    Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,
et il t’a donné à manger la manne
– cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –
pour que tu saches que l’homme
ne vit pas seulement de pain,
mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
    N’oublie pas le Seigneur ton Dieu
qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,
de la maison d’esclavage.
    C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,
vaste et terrifiant,
pays des serpents brûlants et des scorpions,
pays de la sécheresse et de la soif.
C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau
de la roche la plus dure.
    C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne
– cette nourriture inconnue de tes pères. »


    – Parole du Seigneur.

Psaume Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.

Deuxième lecture (1 Co 10, 16-17)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
    la coupe de bénédiction que nous bénissons,
n’est-elle pas communion au sang du Christ ?
Le pain que nous rompons,
n’est-il pas communion au corps du Christ ?
    Puisqu’il y a un seul pain,
la multitude que nous sommes est un seul corps,
car nous avons tous part à un seul pain.


    – Parole du Seigneur.

Séquence

()

Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».


Sion, célèbre ton Sauveur,
chante ton chef et ton pasteur
     par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser,
car il dépasse tes louanges,
     tu ne peux trop le louer.

Le Pain vivant, le Pain de vie,
il est aujourd’hui proposé
     comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène,
il est bien vrai qu’il fut donné
     au groupe des douze frères.

Louons-le à voix pleine et forte,
que soit joyeuse et rayonnante
     l’allégresse de nos cœurs !

C’est en effet la journée solennelle
où nous fêtons de ce banquet divin
     la première institution.

À ce banquet du nouveau Roi,
la Pâque de la Loi nouvelle
     met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre ancien le cède au nouveau,
la réalité chasse l’ombre,
     et la lumière, la nuit.

Ce que fit le Christ à la Cène,
il ordonna qu’en sa mémoire
     nous le fassions après lui.

Instruits par son précepte saint,
nous consacrons le pain, le vin,
     en victime de salut.

C’est un dogme pour les chrétiens
que le pain se change en son corps,
     que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir,
notre foi ose l’affirmer,
     hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces,
qui ne sont que de purs signes,
     voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve,
mais le Christ tout entier demeure
     sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser,
le rompre ni le diviser ;
     il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient,
il se donne à l’un comme aux autres,
     il nourrit sans disparaître.

 Bons et mauvais le consomment,
mais pour un sort bien différent,
     pour la vie ou pour la mort.

Mort des pécheurs, vie pour les justes ;
vois : ils prennent pareillement ;
     quel résultat différent !

Si l’on divise les espèces,
n’hésite pas, mais souviens-toi
qu’il est présent dans un fragment
     aussi bien que dans le tout.

Le signe seul est partagé,
le Christ n’est en rien divisé,
ni sa taille ni son état
     n’ont en rien diminué.

* Le voici, le pain des anges,
il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu,
     qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé
par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé,
     par la manne de nos pères.

 Ô bon Pasteur, notre vrai pain,
ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
     dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout,
toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage,
     en compagnie de tes saints.
Amen.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 51-58)

    En ce temps-là,
Jésus disait aux foules des Juifs :
    « Moi, je suis le pain vivant,
qui est descendu du ciel :
si quelqu’un mange de ce pain,
il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c’est ma chair,
donnée pour la vie du monde. »
    Les Juifs se querellaient entre eux :
« Comment celui-là
peut-il nous donner sa chair à manger ? »
    Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,
et si vous ne buvez pas son sang,
vous n’avez pas la vie en vous.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
    En effet, ma chair est la vraie nourriture,
et mon sang est la vraie boisson.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi,
et moi, je demeure en lui.
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,
et que moi je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
    Tel est le pain qui est descendu du ciel :
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ;
celui qui mange ce pain
vivra éternellement. »


    – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

A chaque Eucharistie, nous faisons mémoire non seulement de ce qui s’est passé il y a deux mille ans en notre faveur sur le Golgotha, mais notre mémoire se rassasie de la contemplation de ce que le Seigneur continue à réaliser sans cesse pour nous. Car en vertu de la divinité de Celui qui s’offre sur la Croix, l’acte rédempteur transcende le temps et l’espace, et remplit tout l’univers et chaque instant de l’histoire de sa présence salvifique. Le Saint Sacrifice de la Messe rend ainsi visible à nos yeux le Sacrifice perpétuel par lequel Dieu nous révèle l’infini de son amour.

La Messe est mémorial de la Pâque au sens où elle est l’actualisation de l’unique Sacrifice, la présence bien réelle de l’unique offrande qui nous sauve. Dans l'Eucharistie, rappelle le Concile, « est renfermé tout le bien spirituel de l'Eglise, c'est-à-dire le Christ lui-même ; notre Pâque et Pain vivant qui, par sa chair vivifiée par l'Esprit-Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes qui sont invités et conduits à offrir eux-mêmes avec lui, leurs propres fatigues, et toutes les choses créées » (Presbyterorum Ordinis, 5).

L’Eucharistie est ainsi sacrement de guérison de notre cœur, qui au contact de cette braise divine, s’enflamme d’amour dans l’Esprit Saint ; elle est sacrement de guérison de notre intelligence, qu’elle illumine de la connaissance intime de notre Sauveur ; l’Eucharistie est guérison de notre mémoire, qu’elle emplit de la présence de Celui qui vient à nous lorsque nous accueillons son Fils bien-aimé.

Au cœur d’un monde caractérisé par un profond brassage des cultures et des religions, notre participation à l’Eucharistie dominicale nous permet de témoigner d’un des aspects les plus spécifiques de notre foi. Mais pour que ce témoignage soit crédible, c’est en quelque sorte notre vie - personnelle et communautaire - qui doit devenir eucharistique. Lorsque saint Paul nous exhorte, « à offrir à Dieu notre personne et notre vie en sacrifice saint, capable de lui plaire » (Rm 12, 1), ce ne peut être qu’une invitation à imiter le Christ dans son offrande eucharistique. Nourris du Pain du ciel, nous sommes appelés à devenir à notre tour pain livré pour la vie du monde en nous dépensant sans compter au service de nos frères. Bref : nous ne sommes dignes de porter le beau nom de chrétiens que dans la mesure où notre vie procède du Christ présent au milieu de nous dans son Eucharistie, et converge en Lui vers le Père.

Nous t'adorons, notre Rédempteur, qui t'es incarné dans le sein très pur de la Vierge Marie. Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ta présence eucharistique dans le monde. Pour nous, tu as accepté de souffrir et sur la croix tu as manifesté jusqu'au bout ton amour pour l'humanité entière. Nous t'adorons, Viatique quotidien de nous tous, pèlerins sur la terre. Donne-nous de toujours nous approcher de toi et de te recevoir avec respect, adoration et reconnaissance.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement»

Aujourd'hui le message que nous devons entendre et vivre est celui contenu dans les paroles "le pain". Le chapitre 6 de l'évangile de Jean raconte le miracle de la multiplication des pains, suivi d'un long discours de Jésus, c'est l'un des fragments de ce discours que nous entendons aujourd'hui. Cela nous intéresse beaucoup de l'entendre, non seulement pour vivre la fête du Corps de Jésus et le sacrement de l'Eucharistie, mais aussi afin de comprendre un des messages fondamentaux de son évangile.

Il y a un grand nombre de gens qui ont besoin de pain. Il y a toute une humanité vouée à la mort et au vide, en manque d'espérance, qui a besoin de Jésus. Il y a un peuple de Dieu croyant et en route qui a besoin de le rencontrer visiblement pour continuer à vivre de lui et ainsi atteindre la vie. Trois types de faim et trois moyens de satiété qui correspondent aux trois types de pain: le pain matériel, le pain dans la personne de Jésus et le pain eucharistique.

C'est clair que le plus important des trois c'est Jésus. Sans Lui nous ne pouvons pas vivre: «en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5). Mais il a voulu, également nourrir ceux qui ont faim et, a même fait de cela un impératif évangélique fondamental. Il a sûrement pensé que ce serait un bon moyen de révéler et constater l'amour de Dieu qui sauve. Mais il a voulu également se rendre accessible à nous sous forme de pain, pour que, nous qui cheminons toujours sur le chemin de l'histoire, restions dans cet amour et atteignions ainsi la vie.

Il a voulu surtout nous montrer que nous devons le chercher et vivre en Lui; en nourrissant ceux qui ont faim il a voulu nous montrer son amour, se donnant assidûment dans l'Eucharistie. «Celui qui mange ce pain vivra éternellement» (Jn 6,58). Saint Augustin faisait le commentaire de ce passage de l'évangile avec des phrases osées et plastiques: «quand nous mangeons le Christ, nous mangeons la vie (…), si, en effet, vous vous séparez de lui au point de ne plus prendre son corps et son sang, il faut craindre la mort».

Mgr. Agustí CORTÉS i Soriano Evêque de Sant Feliu de Llobregat (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Marie, Marie-Madeleine, Pierre et Jean, aidez-moi à prendre le temps de visiter le tombeau vide pour qu’en moi aussi résonnent et prennent du sens les paroles du Christ.

Demande

Que mon plus grand désir soit de demeurer en Jésus.

Points de réflexion

1. Quel impact cela a-t-il sur moi que Jésus soit « descendu du ciel » et se soit manifesté à chacun de nous ? Et il ne l’a pas accompli de n’importe quelle façon ! Ce n’est pas comme les dieux païens qui sont représentés par des semblants terribles ou pleins de magnificences. Lui, il est descendu du ciel et s’est manifesté comme l’un d’entre nous pour être notre frère, notre serviteur. Il a été jusqu’à se faire notre nourriture. Quelle influence cela doit-il avoir sur ma relation avec lui ?

2. En se donnant à moi, Jésus veut aussi m’offrir la vie éternelle. Mais pour pouvoir la recevoir, j’ai besoin d’une bonne dose de confiance et de volonté. En effet, il faut d’abord y croire. Nous voyons bien, à la réaction des juifs, que ce n’est pas chose facile : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » C’est une interrogation tout à fait naturelle. En effet, sans la foi, il n’est pas possible d’y croire.
Manger la chair et boire le sang de Jésus demande aussi certaines conditions. Pour communier, nous le savons bien, il faut être en état de grâce. Depuis le péché originel, cela n’a jamais été chose aisée.

Dialogue avec le Christ

Jésus, donne-moi la grâce de croire en toi et donne-moi la force de t’aimer et t’imiter pour obtenir la vie éternelle que tu m’as promise.

Résolution

Me préparer avec foi et ferveur à recevoir la sainte communion.

Frère Mario Salmon, LC

http://www.regnumchristi.fr



 "Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

 

Le pain et le vin sont des images de la nourriture spirituelle dans le livre des Proverbes. C’était une image qui annonçait le pain de l’intelligence, le pain de la foi, la parole qui nous entrouvre le plan d’amour de Dieu. Jésus prononce dans la synagogue de Capharnaüm : « Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. » L’audace de Jésus suscite des murmures dans l’auditoire. L’étonnement des gens de la synagogue frise le scandale et le murmure s’amplifie. Nous avons la grâce de connaître la vraie réponse donnée par Jésus le soir du Jeudi Saint, quand, prenant le pain, puis la coupe, il dira : "Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous… Buvez-en tous, ceci est mon sang." A Capharnaüm, au lendemain de la multiplication des pains, Jésus développe la catéchèse eucharistique. Aujourd’hui, nous comprenons que l’Eucharistie est nécessaire pour nous. Comme est indispensable la nourriture du corps humain, il nous faut développer une vie d’Amour que l’on commence à vivre ici-bas. La vie éternelle est inaugurée dès maintenant dans le quotidien de notre existence par une relation intense, profonde, invisible, avec Jésus.

"Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?" Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. Demeurer en Jésus est le défi de notre vie. Nous marchons dans le désert comme nos pères au désert du Sinaï. Dieu met au cœur de son peuple le désir de s’approfondir pour découvrir ce qu’il a dans le cœur. La Parole de Dieu donne le sens de notre marche et la nourriture pour le chemin ! Cette marche révèle ce que nous avons dans le cœur. Il le prépare à une nourriture qui donne la vie. Déjà, Dieu veut faire découvrir à l’homme qu’il ne vit pas « seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Si nous avons fondamentalement besoin d’une nourriture pour notre corps, il est une autre nourriture encore bien plus nécessaire, celle de notre cœur. C’est Jésus le « Pain vivant, » la Parole faite chair qui rassasie notre cœur. Il est « la vraie nourriture et la vraie boisson » qui donnent la vie éternelle.

"De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi." Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Demeurer dans le mystère de Jésus, c’est trouver en lui la lumière, la paix et le pardon. C’est puiser à sa vie la force de vivre dans l’épreuve en essayant de voir les choses, les événements et chaque personne comme lui les voit. Demeurer en lui, c’est lui apporter dans la prière, tout notre cœur en laissant résonner sa Parole au plus profond de notre liberté pour nous imprégner de sa miséricorde. Le partage de cette intimité, Jésus le résume en disant : « Celui qui me mange vivra par moi. » Toute communion à son Corps et à son Sang sera donc une communion à sa vie de Fils de Dieu, d’Envoyé du Père. L’Eucharistie est pour nous le pain du voyage car en mangeant le Corps du Christ, nous venons nous ressourcer à sa vie, comme lui-même, voyageur parmi nous, se ressourçait constamment à l’amour de son Père. Nous vivrons par lui, car l’Eucharistie est en nous un gage de victoire sur les forces du refus, de l’agressivité et de l’isolement, et même sur celles de la maladie et de la mort. Nous vivrons, car Jésus veut éterniser son amitié avec nous, son partage de vie avec tous ceux qui croient en lui, au-delà de la mort qui nous emportera, et dont l’ombre inquiète parfois les êtres fragiles que nous sommes : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Moi, je le ressusciterai au dernier jour. » C’est ce Don de Dieu, cette présence révélée par Jésus que nous contemplons dans cette grande fête du Saint-Sacrement. Ce pain de vie nous rappelle combien Dieu nous aime : il se fait « hostie », offrande, pour être accessible à tous ! Mais Il veut aussi nous rassembler comme les grains d’une même colline. « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps. » Jésus, présence d’Amour, nous unit à Lui et nous unit les uns aux autres. Il se fait nourriture pour que nous puissions communier à son corps et à son sang et devenir ainsi un seul Corps. En Lui nous formons un corps parfaitement uni ! La Parole nous dit encore aujourd’hui que l’eucharistie fait l’Église, et l’Église fait l’eucharistie.

Nous demandons la grâce d’être enracinés dans l’Église pour recevoir Jésus Pain de vie, « pain vivant descendu du ciel, » et devenir son Corps.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



L'Eucharistie ouvre la porte du Paradis

      Si l'on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n'en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l'homme.

      Notre Seigneur a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, Il vous l'accordera. » (Jn 16,23b) Jamais nous n'aurions pensé à demander à Dieu son propre Fils. Mais ce que l'homme n'aurait pu imaginer, Dieu l'a fait. Ce que l'homme ne peut pas dire ni concevoir, et qu'il n'eût jamais osé désirer, Dieu, dans son Amour, l'a dit, l'a conçu et l'a exécuté.

      Sans la divine Eucharistie, il n'y aurait point de bonheur en ce monde, la vie ne serait pas supportable. Quand nous recevons la sainte Communion, nous recevons notre joie et notre bonheur. Le Bon Dieu, voulant se donner à nous dans le Sacrement de son Amour, nous a donné un désir vaste et grand que Lui seul peut satisfaire... À côté de ce beau Sacrement, nous sommes comme une personne qui meurt de soif à côté d'une rivière ; elle n'aurait cependant qu'à courber la tête !... Comme une personne qui reste pauvre à côté d'un trésor ; elle n'aurait qu'à tendre la main !

      Si l'on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n'en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l'homme.

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

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3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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Évangile et Homélie du Sam 17 juin 2017. Que votre parole soit oui, si c’est oui, non, si c’est non...

 


Samedi 17 juin 2017

Nous somme dans la 10e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Bx Marie-Joseph Cassant, moine cistercien (1878-1903), St Avit, abbé de Micy-Saint Mesmin († v. 530)


 

Lectures de la messe

Première lecture (2 Co 5, 14-21)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
    l’amour du Christ nous saisit
quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,
et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
    Car le Christ est mort pour tous,
afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes,
mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
    Désormais nous ne regardons plus personne
d’une manière simplement humaine :
si nous avons connu le Christ de cette manière,
maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
    Si donc quelqu’un est dans le Christ,
il est une créature nouvelle.
Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né
    Tout cela vient de Dieu :
il nous a réconciliés avec lui par le Christ,
et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
    Car c’est bien Dieu
qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :
il n’a pas tenu compte des fautes,
et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
    Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,
et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :
nous le demandons au nom du Christ,
laissez-vous réconcilier avec Dieu.
    Celui qui n’a pas connu le péché,
Dieu l’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en lui nous devenions justes
de la justice même de Dieu.


            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8-9, 11-12)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

 

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 33-37)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.

    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
    ni par la terre, car elle est son marchepied,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
    Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
    Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”,
“non”, si c’est “non”.
Ce qui est en plus vient du Mauvais. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Comment faire pour donner de la crédibilité à notre parole, pour l’accréditer auprès de ceux envers qui nous nous engageons ? Jésus nous invite à demeurer simplement dans la vérité de ce que nous sommes : à savoir des êtres imparfaits, fragiles, sujets à l’échec et à l’erreur, mais aimés du Père, qui ne demande qu’à nous aider afin que nous soyons capables de porter la responsabilité de nos engagements. Notre « oui » n’a besoin d’aucune autre garantie extérieure, car Dieu s’engage avec nous - si du moins nous avons discerné notre décision avec lui. « Tout ce qui est en plus » procède d’une défiance implicite envers la bienveillance divine, ou de la prétention de gérer notre vie sans lui ; les deux attitudes procèdent du père du mensonge, que Jésus désigne comme le « Mauvais ».

L’enseignement de Notre-Seigneur nous ramène encore et toujours à la paternité divine. Non, nous ne sommes pas seuls à gérer tant bien que mal notre vie, en composant avec les aléas de nos impuissances. Dieu lui-même s’engage à nos côtés dans toutes les actions que nous entreprenons avec lui en bonne conscience : « Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l’accomplira » (1 Th 5, 24).

Seigneur Jésus, “tu n’as pas été à la fois ‘oui’ et ‘non’ : tu n’as jamais été que ‘oui’. Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur ‘oui’ en ta personne” (2 Co 1, 19-20). Envoie sur nous ton Esprit de vérité : que notre parole s’enracine toujours dans la tienne, afin que tu accomplisses toi-même en nous tes propres œuvres. C’est “par toi, Jésus, que nous disons ‘amen’, notre ‘oui’ pour la gloire de Dieu” (Ibid.) ; c’est sur ta fidélité que nous comptons pour nous aider à tenir nos engagements devant les hommes nos frères, afin qu’en toutes choses, le Père soit glorifié en esprit et vérité (cf. Jn 4, 23).

Père Philippe

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«Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’»

Aujourd'hui, Jésus continue à nous instruire sur les commandements. Les israélites avaient le plus grand respect envers le Nom de Dieu, une vénération sacrée, car ils savaient que le nom se rapporte à la personne, et Dieu mérite tout le respect, tout honneur et toute gloire, par la pensée, par la parole et par les actes. Pour cette raison, sachant que jurer c'est avoir Dieu comme témoin de la vérité que nous disons, la loi commandait: «Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur» (Mt 5,33) Mais Jésus vient pour perfectionner la loi (et en ce faisant pour nous perfectionner-nous dans l'accomplissement de la loi) et va plus loin: «Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi» (Mt 5,34). Cela ne veut pas dire que jurer en soi soit mauvais, mais il est nécessaire d'imposer des conditions pour que le serment soit légitime, comme par exemple, qu'il y ait une cause grave, juste et sérieuse (un procès, par exemple) et que l'on jure soit vrai et bon.

Mais le Seigneur nous dit encore: «Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’» (Mt 5,37). C'est à dire, qu'il nous invite à vivre dans la vérité dans toutes les occasions, à adapter notre pensée, nos actes et nos paroles à la vérité. Et, la vérité, c'est quoi? C'est la grande question que nous entendons dans l'évangile, posée par Pilate, pendant le jugement de Jésus et à laquelle beaucoup de penseurs au cours des siècles ont voulu donner une réponse. Dieu est la Vérité. Celui qui vit sa vie en étant agréable à Dieu, en respectant ses commandements, vit dans la Vérité. Le Saint Curé d'Ars disait: «La raison pour laquelle si peu de chrétiens agissent avec la seule intention d'être agréables à Dieu, c'est parce que la plupart d'entre eux sont soumis à la plus grande ignorance. Mon Dieu, combien de bonnes œuvres pour le ciel sont gâchées!».

Nous devons nous former, lire l'Évangile et le catéchisme. Ensuite, vivre selon ce que nous avons appris.

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)


 


 

 

Prière d'introduction

 

Aujourd’hui comme hier, tu veux annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume, tu veux semer ce que le Père t’a envoyé révéler aux hommes de toutes les époques, de toutes civilisations et de tous les âges. Tu veux que, moi aussi, j’accueille ta parole et la laisse germer en moi. Seigneur, purifie-moi et convertis-moi à ta Vérité.

 

Demande

 

Seigneur, tu as promis de venir et d’habiter le cœur de celui qui s’ouvre quand tu frappes à la porte. Accorde-moi la grâce de t’ouvrir mon intelligence, mon cœur et tout mon être, pour que je te laisse faire ta demeure en moi.

 

Points de réflexion

 

1. « Écoutez-moi et vous aurez la vie ».
Tu viens de parcourir toute la Galilée en guérissant les nombreux malades qu’on t’amenait, en consolant les tristes et en réconfortant les découragés. C’est ainsi que tu veux annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les foules te suivent et sont avides de t’écouter, elles ont soif de t’entendre parce que tu enseignes avec autorité et pas comme les scribes. Maintenant, tu leur indiques les chemins à suivre ainsi que ceux que les foules doivent éviter pour parvenir au bonheur éternel. Tu veux qu’elles comprennent que le Royaume est ouvert à celui qui a le cœur pur, pas un cœur de pharisien, mais un cœur qui sait faire la différence entre une obéissance à des préceptes creux et sans vie et une obéissance enracinée dans l’amour. Tu veux que tes auditeurs se gardent de vaines pratiques et de faux discours, qui ne font que tromper les gens et les éloigner de la vie que tu es venu leur offrir.

 

2. « On vous a dit et moi je vous dis ».
La multitude est rassemblée devant toi, au pied de la montagne, près du Lac de Galilée. Tu sais que, parmi eux des juifs pratiquants tiennent à appliquer la loi de Moïse dans les moindres détails. Tu ne veux pas qu’ils croient que tu es venu leur abolir la Loi à laquelle ils veulent être fidèles, mais tu sais que leurs guides sont souvent des hypocrites qui les chargent de fardeaux qu’ils ne veulent pas porter eux-mêmes (cf. Mt 23, 4). Quand tu dis : « on vous a dit… et moi je vous dis… », tu ne veux pas opposer les préceptes enseignés mais tu veux que les fidèles comprennent que l’important est de garder l’intimité avec Dieu, notre Créateur, en agissant sous la dictée de notre conscience. Tu rappelles les passages de l’Écriture au sujet de la loi sur le serment : « Tu ne prononceras pas le nom de Dieu à faux. Tu ne parjureras pas. Eh bien moi je vous dis de ne pas jurer du tout » (Ex 20, 7) : tu veux qu’ils comprennent que le nom du Seigneur est saint et que nous devons utiliser ce nom qu’avec respect. Tu veux qu’il soit bien établi qu’il est blasphématoire de faire de faux serments tout comme de manquer à une promesse faite au nom du Seigneur. Dans sa lettre à Timothée, saint Paul mettra son disciple en garde en écrivant : « Si nous tenons ferme avec lui, avec lui nous régnerons, si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous lui sommes infidèles lui restera fidèle car il ne peut se renier lui-même » (2 Tm 2, 12-13). Dieu tient toujours ses promesses !

 

3. Tu n’es pas venu abolir, mais accomplir : pas un iota ne sera changé de la Loi, as-tu dit dès le début de ton enseignement. « Avant que ne passent le ciel et la terre... », rien de la Loi ne sera détruit. Tu ne veux pas changer ce que Dieu ton Père a établi : au contraire, tu veux l’accomplir toi-même avec perfection. Tu veux l’accomplir en l’éclairant d’une lumière nouvelle : en opposant les « on vous a dit… et moi je vous dis… », tu manifestes ton autorité par rapport à cette Loi, une autorité divine que personne ne pourra contester. Dans son enseignement catéchétique, le pape Jean-Paul II disait : « On peut dire que dans cette expression six fois répétée, résonne l’écho de la définition que Dieu a donnée de lui-même et que Jésus s’est aussi attribuée : “Je suis” ». Seigneur, tu es Dieu, Fils de Dieu : « le Père et toi êtes un ».

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu ne fais rien sans que ton Père ne te dise de le faire. Tu es venu annoncer aux hommes la bonne nouvelle de leur salut, mais tu sais que nos esprits sont lents à croire et à se soumettre. Tu sais que ce que tu es en train de semer germera dans les générations à venir. Tu sais que la moisson est abondante et que les ouvriers sont peu nombreux. Seigneur, c’est un désir de ton cœur et tu as besoin d’un grand nombre de moissonneurs.

 

Résolution

 

Seigneur, tu veux que nous demandions au Père d’envoyer des ouvriers à sa moisson alors, aujourd’hui, je prierai à cette intention : le monde a besoin de toi.

 

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de RC

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Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.

 

 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Apres avoir défendu toute injustice contre le prochain, Jésus défend maintenant toute injustice contre Dieu. Pour cela il redit que si Dieu avait permis de faire les serments en son nom, c’était pour ne pas jurer par les créatures. La loi avait fait cette concession comme un chemin en vue d’une purification. Le parjure est une faute évitée si nous ne jurons pas du tout. Jésus nous dit de ne point jurer. Que votre discours soit : Cela est, cela est ; Cela n’est pas, cela n’est pas ; Il suffit de dire d’une chose qui est, cela est ; et cela n’est pas, d’une chose qui n’est pas. L’affirmation et la négation sont répétées deux fois, pour nous apprendre à prouver par nos œuvres, la vérité de ce que notre bouche affirme. Il n’est nul besoin de serment quand nous vivons dans la simplicité de la foi. Ce qui est vrai l’est toujours, et ce qui ne l’est pas ne l’est pas, c’est ainsi que parole et action sont dans la vérité. Puisque Jésus a pris en lui notre vie et notre mort, tout ce que nous vivons maintenant est vécu en lui. Jésus a pris sur lui tout notre péché, toute notre misère et il en a fait un sacrifice d’amour. C’est le sacrifice pascal que nous célébrons dans chaque Eucharistie. Désormais notre vie est en lui et tout ce que nous vivons vient de lui.

 

Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Toute parole du chrétien doit dire la Vérité de Jésus. Celui qui comprend que la vérité seule suffit, impose un frein à sa langue pour ne pas parler trop. La nécessité de jurer vient de la faiblesse de celui qui veux persuader par la force ! Cette faiblesse est un mal. L’autre doit être respecter dans son chemin de vie. C’est par la prière que nous luttons contre la mauvaise disposition que nous pouvons rencontrer. Vivant dans la résurrection de Jésus, nous savons qu’il continue son œuvre en nous. Notre vie lui appartient : "Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes mais à lui qui est mort est ressuscité pour nous." Si nous sommes dans le Christ, nous sommes une créature nouvelle. Par notre communion au corps et au sang du Christ ressuscité nous vivons de sa vie. Notre vie sur la terre devient comme la vie de Jésus itinérant sur cette terre, pour la régénération du monde. Nous pouvons dire comme l’apôtre Paul : "Pour moi, vivre c’est le Christ." Certes nous pouvons encore être dans l’angoisse, alors nous nous unissons à l’angoisse de Jésus au jardin des oliviers. Nous pouvons encore être dans des situations de « mort, » mais ce « mourir, » sera dans le Christ qui continue sa vie en nous.

 

« Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. Nous voulons marcher dans la vérité et nous comprenons cette Parole : « Quand vous dites « oui » que ce soit un « oui » quand vous dites « non » que ce soit un « non. » Notre vie est transfigurée dans le Christ. Certes nous sommes encore dans un monde de misère, dans le même péché et dans la même mort que nos frères qui ont crucifié Jésus. Cependant, nous sommes dans le Christ, pour annoncer Celui qui est vivant à jamais, puisque sa vie se vit en nous. Dans la vie de Jésus « qui est venu, qui a souffert et qui est ressuscité, » toute vie, toute souffrance, toute mort dans le Christ est rédemptrice. Nous sommes déjà ressuscités en espérance et c’est bien Dieu qui, dans le Christ, se réconcilie le monde avec lui. Nous pouvons apporter au monde une parole de vérité et de réconciliation car nous sommes passés de la mort à la vie dans le Christ. En célébrant le mystère pascal, nous nous plongeons dans le « mémorial » de ce que Jésus a vécu pour nous. Il a souffert et il est ressuscité et nous sommes au service de la réconciliation du monde. Que nous soyons dans la détresse ou dans la joie de la résurrection, l’amour de Dieu prend corps de plus en plus en nous car c’est le Christ qui vit en nous.

 

Nous demandons à l’Esprit Saint d’être trouvé fidèles à cette parole du Christ qui nous sauve.

 

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Moi, je vous dis » : La Loi ancienne accomplie par celui qui donne la Loi nouvelle

 

      La Loi donnée à Moïse est un recueil d'enseignements variés et impératifs, une collection utile à tous de ce qu'il est bon de faire en cette vie, et un reflet mystique des coutumes de la vie céleste : un flambeau et une lampe, un feu et une lumière, répliques des luminaires d'en haut. La Loi de Moïse était l'itinéraire de la piété, la règle des mœurs honnêtes, le frein du premier péché, l'esquisse de la vérité à venir (Col 2,17)... La Loi de Moïse était pour la piété un maître et pour la justice un guide, pour les aveugles une lumière et pour les insensés une preuve, pour les enfants un pédagogue et pour les imprudents une amarre, pour les nuques raides une bride et pour les impatients un joug contraignant.

      La Loi de Moïse était le messager du Christ, le précurseur de Jésus, le héraut et le prophète du grand Roi, une école de sagesse, une préparation nécessaire et un enseignement universel, une doctrine venue à son heure et un mystère temporaire. La Loi de Moïse était un résumé symbolique et énigmatique de la grâce future, annonçant en images la perfection de la vérité à venir. Par les sacrifices, elle annonçait la Victime, par le sang, le Sang, par l'agneau, l'Agneau, par la colombe, la Colombe, par l'autel le Grand Prêtre, par le Temple le séjour de la divinité, par le feu de l'autel la pleine « Lumière du monde » (Jn 8,12) qui descend d'en haut.

Une homélie grecque du 4e siècle

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Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

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Evangile et Homélie du vend 16 Juin 2017.

Lectures de la messe

Première lecture (2 Co 4, 7-15)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
    nous portons un trésor comme dans des vases d’argile ;
ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire
appartient à Dieu et ne vient pas de nous.
    En toute circonstance, nous sommes dans la détresse,
mais sans être angoissés ;
nous sommes déconcertés,
mais non désemparés ;
    nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ;
terrassés, mais non pas anéantis.
    Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus,
afin que la vie de Jésus, elle aussi,
soit manifestée dans notre corps.
    En effet, nous, les vivants,
nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus,
afin que la vie de Jésus, elle aussi,
soit manifestée dans notre condition charnelle vouée à la mort.
    Ainsi la mort fait son œuvre en nous,
et la vie en vous.
    L’Écriture dit :
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.
Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons,
et c’est pourquoi nous parlons.
    Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus
nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,
et il nous placera près de lui avec vous.
    Et tout cela, c’est pour vous,
afin que la grâce,
plus largement répandue dans un plus grand nombre,
fasse abonder l’action de grâce
pour la gloire de Dieu.


            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 115 (116b), 10-11, 15-16ac, 17-18)

Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert,
moi qui ai dit dans mon trouble :
« L’homme n’est que mensonge. »

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 27-32)

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
    Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
    Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.


    Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.

    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017.

Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Spontanément nous vient en mémoire la première conséquence du péché des origines : « alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus » (Gn 3, 7). Le regard de concupiscence pervertit désormais nos relations humaines ; l’opacité de la chair fait obstacle à la découverte de la dimension spirituelle de l’autre ; la hiérarchie des facultés se trouvant bouleversée, les passions de l’âme aveuglent l’intelligence et paralysent la volonté. La seule manière de sortir de ces rapports inhumains, est de renoncer à l’hégémonie du vieil homme avec ses convoitises totalitaires, pour retrouver la simplicité des relations fraternelles sous le regard du Père.

Mais ne rêvons pas : l’homme ancien en nous - « l’homme psychique et charnel » selon la terminologie de Saint Paul - ne désarme pas sur base d’une simple décision. Il ne se soumettra qu’au prix d’un long et douloureux combat de chaque instant. Les souffrances de l’Apôtre décrites dans la première lecture décrivent celles qu’aura à traverser chacun de ceux qui se sont engagés résolument dans le beau combat de la liberté : « Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps ». Le renoncement à la vie ancienne et l’ascèse qu’implique un tel choix, ne sont pas un but en soi, mais constituent les conditions de l’accueil de la vie nouvelle dans l’Esprit, dont un des fruits est la maîtrise de soi (Ga 5, 23).

Seigneur donne-nous assez de foi pour nous engager résolument dans le combat contre la convoitise sous toutes ses formes, dans la certitude que tu combles en surabondance ceux qui acceptent de mourir à eux-mêmes pour que la vraie vie puisse reprendre ses droits, et que tu puisses régner en eux par ton Esprit.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère»

Aujourd'hui, Jésus continue à approfondir sur le thème des exigences du sermon des Béatitudes. Il n'abolit pas la loi, mais lui donne plus d'ampleur. C'est pour cette raison que son observation consiste à beaucoup plus que remplir certaines conditions minimes pour avoir nos papiers en règle. Dieu nous donne la loi de l'amour pour arriver au sommet, mais nous cherchons toujours le moyen de la changer en la loi du moindre effort. Dieu nous demande beaucoup…! Oui mais il nous a donné beaucoup plus, il s'est donné lui-même.

Aujourd'hui, Jésus vise très haut en manifestant son autorité sur le sixième et le neuvième commandement, les préceptes qui se référent à la sexualité et à la pureté de la pensée. La sexualité est le langage humain qui signifie amour et alliance, de ce fait, il ne peut pas être banalisé, nous ne pouvons pas non plus transformer les autres en objets de plaisir, même pas par la pensée! De là l'affirmation très sévère de Jésus: «Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur» (Mt 5,28). Il est donc nécessaire de couper le mal à la racine et éviter les pensées et les occasions qui nous feraient faire ce que Dieu hait. Voilà ce que veulent dire ces paroles qui peuvent nous sembler radicales et exagérées, mais que ceux qui écoutaient Jésus comprenaient par leur expression: heurter, couper, jeter…

Finalement, la dignité du mariage doit être protégée pour toujours, car elle fait partie du projet de Dieu pour l'homme et pour la femme; afin que par l'amour et le don mutuel ils deviennent une seule chair, et en même temps c'est un signe et une participation à l'alliance du Christ et de l'Église. Le chrétien ne peut vivre la relation homme-femme ni la vie conjugale selon l'ordre du monde, saint Basile nous dit: «Il ne faut pas croire que parce que vous avez choisi la vie de couple, il vous est permis de continuer à vivre d'une façon mondaine en s'abandonnant à l'oisiveté et à la paresse, au contraire, cela même vous oblige à travailler d'avantage et à veiller plus attentivement sur votre salut».

+ Abbé Josep LIÑÁN i Pla SchP (Sabadell, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, viens en mon cœur. C’est là que tu veux habiter, à l’intérieur de moi. C’est là que je peux découvrir ta présence.

Demande

La présence de Jésus dans mon cœur.

Points de réflexion

1. Ce passage se situe dans le cadre du sermon sur la montagne, qui commence par les béatitudes. Jésus reprend aussi quelques-uns des commandements que le peuple hébreu avait reçus par l’intermédiaire de Moïse pour les expliquer en profondeur. Jésus cite ici : « Tu ne commettras pas d’adultère ». L’adultère, affirme Jésus, commence dans le regard. Or notre regard dépend de notre cœur.

2. Un cœur qui aime est un cœur qui recherche le bien des autres. Un cœur qui n’aime pas ne regarde pas les autres en fonction de leur bien, mais de son propre intérêt, sans considérer que l’autre est aussi une personne qui doit être respectée pour ce qu’elle est. Seul l’amour, au bout du compte, nous permet d’avoir un regard juste sur les autres, un regard qui voit les autres comme des personnes et non comme des objets à sa disposition. On se regarde soi-même et on regarde les autres de manière juste, seulement avec un cœur qui aime et qui recherche le bien. Jésus nous fait bien comprendre l’importance d’avoir un regard et des gestes respectueux envers les autres par ces exagérations : arrache ton œil, coupe ta main ! Utiliser de manière fausse la sexualité d’une personne, c’est blesser l’un de ses aspects les plus intimes, les plus profonds ; c’est utiliser cette personne, dans ce qu’elle a de plus personnel, comme une chose, comme un objet.

3. Jésus va jusqu’au regard et jusqu’au cœur. Or nous savons que nous avons bien du mal à contrôler ce qui se passe en notre intérieur. C’est pour cela que ce que demande Jésus n’est possible qu’avec une véritable vie chrétienne : c’est-à-dire avec la présence de Jésus lui-même dans notre cœur. Ainsi ce n’est plus avec notre regard et notre cœur que nous voyons les autres (et que nous nous voyons nous-mêmes), mais avec le regard et le cœur même de Jésus. C’est un apprentissage qui peut prendre du temps, sans doute toute la vie, mais vers lequel nous devons tendre de toutes nos forces.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens habiter en moi. Que ton regard devienne mon regard, que ton amour devienne mon amour. Apprends-moi à véritablement vivre avec toi, Jésus.

Résolution

Apprendre à regarder les autres comme Jésus les voit.

Père Jean-Marie Fornerod, LC

http://www.regnumchristi.fr



« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. »

La misère de l’humanité est là, quand la créature se coupe de ses racines, de sa source, de ce qui la fait marcher et avancer. Elle est là quand nous voulons l’autre pour nous seul. Dieu a donné à l’homme une aide qui lui soit assortie. Il nous fait vivre pour les autres, dans la fécondité. Nous sommes au niveau du Salut de la vie, telle que Jésus veut régénérer, quand la mort de l’égoïsme fait son travail en nous. « J’ai gardé ma foi, alors que je disais vraiment, je suis trop malheureux. » Le psaume nous met en présence du mystère du Calvaire, mystère où Jésus nous sauve et où nous sommes relevés. Face à la misère du monde nous entendons encore : « Dans mon désarroi, j’en venais à dire : Les hommes sont tous menteurs. » Marie expérimente au pied de la croix, la violence de son peuple, celle du pouvoir temporel et du pouvoir religieux qui se sont coalisés pour mettre Jésus à mort.

« Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Le mal qui détruit le « monde » est particulièrement violent. Jésus prend le contre-pied de ce mal perfide par un remède qu’il veut efficace : « Si ton œil droit entraine ta chute, arrache-le et jette le loin de toi ! » Le médecin devant le mal de la gangrène fera de même aujourd’hui. Rompre avec la malice du monde ne se fait pas sans affrontement. En voyant Jésus affligé sur la croix, le cœur de Marie est transpercé comme par une épée comme le lui avait prédit le vieillard Siméon. Marie est témoin du Cœur blessé de Jésus à la croix. Devant le déferlement de violence et de douleur affligé à Jésus, nous pouvons entendre les exigences de l’évangile. « Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, » dit l’Apôtre. Quand nous sommes dans l’épreuve, nous pouvons aussi nous dire dans l’espérance, que la mort de Jésus continue son œuvre de régénération en nous. En effet, « nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus afin que la vie de Jésus elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle. »

Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. « Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens. » C’est par la mort que Jésus nous sauve, il fait mourir la mort. La victoire de l’amour est assurée. Marie sait de quel amour elle est aimée. Comme la première Ève avait trouvé vie à partir du côté d’Adam, la nouvelle Ève, Marie, trouve vie dans la blessure du cœur de Jésus. Du Cœur de Jésus ouvert par la lance du soldat, il sortit du sang et de l’eau. Par l’eau du baptême et par le sang de l’Eucharistie nous sommes introduits dans le Christ comme une nouvelle création. L’épouse du Christ est devenue sans tache. « Ton Époux c’est ton créateur, » disait déjà Isaïe. Toute l’humanité se prépare ainsi aux noces du Fils bien aimé du Père. Le mystère pascal que nous célébrons, donne à l’humanité nouvelle de prendre corps. « Je t’offrirai le sacrifice de louange en t’invoquant, Seigneur par ton nom ; je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple. » Dans l’épreuve de foi que nous vivons, la plus grande qui n’aura jamais été vécue dans l’humanité, nous pouvons encore rendre grâce.

Nous demandons la grâce d’accueillir le mystère de la Croix qui donne la vie au monde.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



Les exigences du Christ et la joie du cœur

      Chers jeunes, vous m'avez fait savoir que vous considérez souvent l'Église comme une institution qui ne fait que promulguer des règlements et des lois... Et vous en concluez qu'il y a un profond hiatus entre la joie qui émane de la parole du Christ et le sens d'oppression que suscite en vous la rigidité de l'Église... Mais l'Évangile nous présente un Christ très exigeant qui invite à une radicale conversion du cœur, au détachement des biens de la terre, au pardon des offenses, à l'amour envers l'ennemi, à la patiente acceptation des persécutions et même au sacrifice de sa propre vie par amour du prochain. En ce qui concerne le domaine particulier de la sexualité, on connaît la ferme position qu'il a prise en défense de l'indissolubilité du mariage et à la condamnation prononcée même à l'égard du simple adultère commis dans le cœur. Et pourrait-on ne pas être impressionné face au précepte de « s'arracher l'œil » ou de « se tailler la main » si ces membres sont une occasion de « scandale » ? ...

      La licence morale ne rend pas les hommes heureux. De même la société de consommation n'apporte pas la joie du cœur. L'être humain ne se réalise que dans la mesure où il sait accepter les exigences qui proviennent de sa dignité d'être créé « à l'image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1,27). C'est pourquoi, si aujourd'hui l'Église dit des choses qui ne plaisent pas, c'est qu'elle se sent obligée de le faire. Elle le fait par devoir de loyauté...

      Ne serait-ce donc pas vrai que le message évangélique est un message de joie ? Au contraire, c'est absolument vrai ! Et comment est-ce possible ? La réponse se trouve dans un mot, un seul mot, un mot bref, mais au contenu vaste comme la mer. Et ce mot est : amour. La rigueur du précepte et la joie du cœur peuvent parfaitement se concilier. Qui aime ne craint pas le sacrifice. Et même, il cherche dans le sacrifice la preuve plus convaincante de l'authenticité de son amour.

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape

http://levangileauquotidien.org


 





Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Evangile et Homélie du Jeudi 15 Juin 2017.Llaisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère!

 

 


Jeudi 15 juin 2017

Nous sommes à la 10e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Germaine Cousin, vierge (1579-1601)


 

 

Lectures de la messe

Première lecture (2 Co 3, 15 – 4, 1.3-6)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
aujourd’hui encore,
quand les fils d’Israël lisent les livres de Moïse,
un voile couvre leur cœur.
Quand on se convertit au Seigneur,
le voile est enlevé.
Or, le Seigneur, c’est l’Esprit,
et là où l’Esprit du Seigneur est présent,
là est la liberté.
Et nous tous
qui n’avons pas de voile sur le visage,
nous reflétons la gloire du Seigneur,
et nous sommes transformés en son image
avec une gloire de plus en plus grande,
par l’action du Seigneur qui est Esprit.


C’est pourquoi, ayant reçu ce ministère par la miséricorde de Dieu,
nous ne perdons pas courage.
Et même si l’Évangile que nous annonçons reste voilé,
il n’est voilé que pour ceux qui vont à leur perte,
pour les incrédules dont l’intelligence a été aveuglée
par le dieu mauvais de ce monde ;
celui-ci les empêche de voir clairement, dans la splendeur de l’Évangile,
la gloire du Christ, lui qui est l’image de Dieu.
En effet, ce que nous proclamons,
ce n’est pas nous-mêmes ;
c’est ceci : Jésus Christ est le Seigneur ;
et nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus.
Car Dieu qui a dit :
Du milieu des ténèbres brillera la lumière,
a lui-même brillé dans nos cœurs
pour faire resplendir la connaissance de sa gloire
qui rayonne sur le visage du Christ.


– Parole du Seigneur.

Psaume 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 20-26)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.


Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.

Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Nous sommes au cœur du discours sur la montagne où Jésus nous invite à ajuster, à disposer nos cœurs pour entrer dans le Royaume. L’exemple des scribes et des pharisiens est donné par Jésus pour nous faire réagir. Leur justice est insuffisante parce qu’elle n’exprime pas un véritable ajustement de leur part aux mœurs du Royaume. Pour y parvenir Jésus propose une autre voie que celle de la stricte conformité aux prescriptions légales. En réalité, il n’ajoute rien à la Loi. Ce qu’il apporte réside dans l’interprétation nouvelle qu’il donne à ses préceptes. Cela apparaît clairement dans la manière dont il formule son enseignement : « Vous avez appris que… Eh bien moi, je vous dis… ».

 

La Loi condamne le meurtre. Eh bien, Jésus va étendre l’acte d’homicide au-delà de la stricte élimination physique de son prochain. Il va en dénoncer les racines cachées : la colère, l’insulte, la malédiction qui procèdent de la même logique intentionnelle d’éliminer celui qui me fait obstacle : « Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu ».  Aucune de ces menaces n’est pourtant irréversible. Leur sévérité n’est qu’un appel à nous convertir, de la part d’un Dieu qui nous aime et ne veut pas que nous sombrions dans la mort à laquelle nous conduisent la colère, les paroles qui la manifestent et l'outrage qu'elles vont parfois jusqu’à exprimer.

 

Mais la conversion à Dieu passe toujours par la personne de l’autre, de ce frère en humanité qui est à mes côtés. Voilà pourquoi Jésus ajoute : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » A noter qu’il ne dit pas : « Si tu as quelque chose contre ton frère », mais « si ton frère a quelque chose contre toi », car avouons-le bien humblement, il nous est plus spontané de voir l’offense qui nous a été faite que celle que nous avons commise. Combien est donc pressante la nécessité de la réconciliation !

 

Notre offrande à l’autel ne prendra son sens et n'aura de valeur qu'en fonction de cette réconciliation préalable. Car nous ne sommes pas seuls devant l'autel. La dimension communautaire de notre foi et du culte que nous rendons à Dieu n’est pas accidentelle ou facultative mais essentielle et indispensable. En effet, notre Dieu est Père de tous les hommes. Toute offrande véritable et donc digne d’être agréée, ne peut jaillir qu’en action de grâce du don de la paternité divine et de la fraternité universelle qu’elle révèle et à laquelle elle conduit. Voilà pourquoi Dieu ne peut recevoir le sacrifice des chrétiens divisés entre eux. Jésus nous appelle donc à dépasser le cadre du légalisme judiciaire en nous ouvrant aux exigences de l’amour et de la miséricorde. C’est le seul lieu où nous pourrons rencontrer en vérité notre Dieu puisque c’est le chemin qu’Il a emprunté lui-même pour nous rejoindre.

 

 

Seigneur, donne-nous de pouvoir t’adorer sans partage en ayant pour tout homme une vraie charité. Apprends-nous à vivre de ta miséricorde pour que ton règne vienne et que ta volonté de salut s’accomplisse sur la terre comme au ciel.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux»

 

Aujourd'hui, Jésus nous invite à aller au-delà de ce que peut vivre n'importe quel fidèle. Même si elle ne se traduit pas par de mauvaises actions, la coutume endurcit souvent le désir de rechercher la sainteté, en nous moulant commodément sur la routine des actions correctes, et rien d'autre. Saint Jean Bosco répétait: «Le bon est l'ennemi du meilleur». C'est là que nous atteint la Parole du Maître, qui nous invite à nous “surpasser” (cf. Mt 5,20), à partir d'une attitude différente. Surpassement qui, paradoxalement, passe par les choses les plus petites. Se mettre en colère, insulter et maudire son frère n'a rien de bon pour le disciple du Royaume, appelé à être —rien de plus, mais rien de moins— le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5,13-16), par la vigueur des béatitudes (cf. Mt 5,3-12).

Jésus, avec autorité, modifie l'interprétation du précepte négatif «Tu ne tueras pas» (cf. Ex 20,13) par l'interprétation positive de la profonde et radicale exigence de réconciliation, mise, pour insister davantage, en relation avec le culte. Ainsi n'y a-t-il pas d'offrande qui vaille quand «tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi» (Mt 5,23). C'est pourquoi il importe d'arranger tout litige, sinon l'invalidité de l'offrande se retournera contre toi (cf. Mt 5,26).

Tout cela ne peut être mis en œuvre que par un grand amour. Saint Paul nous dira: «En effet, le précepte: Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en cette formule: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la Loi dans sa plénitude» (Rom 13,9-10). Demandons à être renouvelés —jusque dans le moindre détail— dans le don de la charité à l'égard du prochain, et notre vie sera la meilleure et la plus authentique offrande à Dieu.

 

Abbé Julio César RAMOS González SDB (Mendoza, Argentine)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi » (Ap 3, 20). Aujourd'hui, Jésus frappe à la porte de mon cœur. Aujourd'hui, j'ai pris la décision de prier car je veux le rencontrer. Mais le Seigneur désire me rencontrer encore plus que je ne le désire. Ouvrons notre cœur et sachons nous disposer à cette rencontre : Jésus, me voici devant toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Parle à mon cœur, et aide-moi à ouvrir mon cœur pour recevoir ta parole, quelle qu’elle soit.

 

Demande

 

Jésus, donne-moi la grâce qu'à la fin de cette méditation je désire davantage tendre à la perfection.

 

Points de réflexion

 

1. « Si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi... ».
Lorsque nous offrons l'offrande au Seigneur, c'est-à-dire lorsque nous participons à la messe et de manière plus générale lorsque nous prions, faisons-le avec tout notre être. Non pas simplement avec nos lèvres. Mais avec notre cœur. Ce n'est pas simplement le moi, qui me suis levé ce matin pour aller à la messe, qui prie, mais c'est toute ma personne, le moi avec mon histoire – mes bons souvenirs et mes remords, mes qualités et mes défauts. Et c'est toute cette personne que le Seigneur voit s'approcher de sa maison, de l'église pour le prier. Pensons-y, quel bonheur dans le cœur du Christ lorsqu'il nous verra arriver à la messe ou à un temps de prière comme quelqu'un qui a su se réconcilier avec son prochain.

 

2. Jésus nous connaît et il sait que nous avons nos moments de faiblesse et que, nous le voulions ou non, nous blessons parfois notre prochain. Mais il ne veut pas que nous en restions là. Il veut que nous sachions demander pardon humblement. Comment en effet pouvons-nous assister au sacrifice du Christ sur la croix, sur l'autel, lui qui meurt pour nos péchés, alors que peu nous importe d'avoir blessé quelques-uns de nos frères les hommes ? Ne serons-nous pas indifférents ensuite à l'amour du Christ pour nous sur la croix ?

 

3. « Eh bien ! moi, je vous dis... ».
L’invitation du Christ aujourd’hui est claire. Elle fait écho à cette autre phrase de Jésus : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Le chrétien ne peut pas être médiocre. Celui qui suit le Christ se doit d’être radical. Il n’y a pas de demi-mesure. Il est chrétien de jour comme de nuit, devant les difficultés et lorsque tout va bien. Celui qui suit Jésus tend à la perfection. Non pas par orgueil, mais parce qu’il a son modèle en Jésus-Christ, qui nous montre le Père. « Celui qui m’a vu a vu le Père ». N’oublions donc pas que notre vie et notre relation avec Dieu sont intimement liées. La manière dont nous vivons n’est pas indifférente à la manière dont nous prions. Préparons-nous donc à la messe pendant la semaine, en accumulant les bonnes œuvres, afin de pouvoir les présenter au Père en même temps que le prêtre présente le sacrifice du Christ. À l’offertoire, présentons nos bonnes œuvres lorsque le prêtre présente au Père le pain et le vin. Unissons notre offrande de notre vie à l’offrande de la communauté. Et, qu’au moment de la consécration, avec le pain et le vin notre offrande devienne Jésus-Christ, présent dans nos vies.

 

Dialogue avec le Christ

 

Jésus, dans l'Évangile d'aujourd'hui, tu nous invites à fuir la médiocrité, à tendre à la perfection. Jésus, sois à mon côté, car je ne peux pas être parfait, c'est trop pour moi. Tu me connais et sais combien je suis faible. Pour cela je t'en supplie, accepte maintenant les quelques bonnes actions de ma journée d'aujourd'hui que je veux t'offrir à la fin de ce temps de prière. Transforme-les, Seigneur, afin que toute ma vie soit dirigée vers toi et gravite autour de toi.

 

Résolution

 

Aux moments difficiles de ma journée d'aujourd'hui, me demander ce que le Christ voudrait que je fasse et choisir d'agir selon ce qu'il me demande.

 

Frère Loïc Chabut, LC

 

 http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. « J’écoute, que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix, son salut est tout proche de ceux qui l’adorent. » Dieu n’a pas d’autre message que la paix. Il nous conduit dans une adoration véritable en esprit et vérité. Alors nous ne pouvons pas garder de rancune ni de colère puisque le Christ est mort pour nous. « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent. » Jésus nous a embrassés de telle sorte, que par son amour infini et total, nous ne regardions plus nos fautes. "Si elles étaient comme l’écarlate, elles deviennent blanches comme neige ! Chaque jour par le mystère pascal nous sommes rendus présents au mystère de l’amour infini de Dieu par lequel Jésus nous sauve. Quand nous célébrons le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, nous sommes morts avec le Christ pour vivre désormais en lui.

Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Nous sommes introduits dans le mystère du Christ, dans cette Vérité qui germera de la terre, c’est Jésus qui nous pardonne. L’humanité est appelée à être en lui dans l’amour qui ne peut pas ne pas pardonner. « Nous, les apôtres, nous n’avons pas, comme Moïse, un voile sur le visage, nous reflétons tous la gloire du Seigneur. » La gloire du Seigneur, c’est la victoire de son amour, Jésus est vainqueur de la mort et du péché. La victoire de Jésus est notre victoire. Nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande par l’action du Seigneur qui est Esprit.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. Nous prions ainsi notre Père des cieux : « Dans le mystère pascal de ton Fils, tu as accompli Seigneur la Rédemption du monde . » Notre tache est de rejoindre Jésus, lui qui est amour, lui qui nous a saisi dans notre vie. Par le baptême nous ne sommes plus de ce monde, nous sommes véritablement au Christ. Notre vie de baptisés se passe désormais en lui. L’Esprit Saint nous donne la vie divine. C’est l’esprit vivifiant par lequel Jésus s’est offert au Père pour nous sauver. Cet Esprit Saint est imploré sur le pain et le vin qui, à la parole de Jésus deviennent le Corps et le Sang du Christ : « Ceci est mon Corps, Ceci est mon sang. » L’Esprit de Résurrection est l’Esprit qui vivifie sans cesse le Corps du Christ qui est l’Église afin que notre vie devienne amour et vérité.

 

Nous demandons à Dieu la grâce d’être ressuscités avec le Christ.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


« La colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu » (Jc 1,20)

 

      Le saint et illustre patriarche Joseph, renvoyant ses frères d'Égypte en la maison de son père, leur donna ce seul avis : « Ne vous courroucez point en chemin » (Gn 45,24). Je vous en dis de même : cette misérable vie n'est qu'un acheminement à la vie bienheureuse ; ne nous courrouçons donc point en chemin les uns avec les autres, marchons avec la troupe de nos frères et compagnons doucement et paisiblement. Mais je vous dis nettement et sans exception, ne vous courroucez point du tout, s'il est possible, et ne recevez aucun prétexte quel qu'il soit pour ouvrir la porte de votre cœur au courroux. Car saint Jacques dit tout court et sans réserve que « la colère de l'homme n'opère point la justice de Dieu » (1,20).

      Il faut vraiment résister au mal et réprimer les vices de ceux que nous avons en charge, constamment et vaillamment, mais doucement et paisiblement... On ne prise pas tant la correction qui sort de la passion, quoique accompagnée de raison, que celle qui n'a aucune autre origine que la raison seule. Que si la colère gagne la nuit et que « le soleil se couche sur notre ressentiment » (Ep 4,26), se convertissant en haine, il n'y a quasi plus moyen de s'en défaire. Car elle se nourrit de mille fausses persuasions, puisque jamais nul homme courroucé ne pensa son courroux être injuste.

      Il est donc mieux d'entreprendre de savoir vivre sans colère que de vouloir user modérément et sagement de la colère, et quand par imperfection et faiblesse nous nous trouvons surpris par elle, il est mieux de la repousser promptement que de vouloir marchander avec elle.

Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
Introduction à la vie dévote, III, 8

 

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Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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3. Frère F.

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Évangile et Homélie du Me 14 Juin 2017. «Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir»

Mercredi 14 juin 2017

Nous sommes à la 10e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Bse Francisca de Paula De Jesus, laïque brésilienne


Lectures de la messe

Première lecture (2 Co 3, 4-11)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
si nous avons une telle confiance en Dieu
par le Christ,
ce n’est pas à cause d’une capacité personnelle
que nous pourrions nous attribuer :
notre capacité vient de Dieu.
Lui nous a rendus capables
d’être les ministres d’une Alliance nouvelle,
fondée non pas sur la lettre mais dans l’Esprit ;
car la lettre tue,
mais l’Esprit donne la vie.
Le ministère de la mort,
celui de la Loi gravée en lettres sur des pierres,
avait déjà une telle gloire
que les fils d’Israël ne pouvaient pas fixer le visage de Moïse
à cause de la gloire, pourtant passagère, qui rayonnait de son visage.
Combien plus grande alors sera la gloire
du ministère de l’Esprit !
Le ministère qui entraînait la condamnation, celui de la Loi,
était déjà rayonnant de gloire ;
combien plus grande sera la gloire du ministère
qui fait de nous des justes !
Non, vraiment, ce qui, dans une certaine mesure, a été glorieux ne l’est plus,
parce qu’il y a maintenant une gloire incomparable.
Si, en effet, ce qui était passager a connu un moment de gloire,
combien plus ce qui demeure restera- t-il dans la gloire !


– Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 98 (99), 5, 6, 7, 8, 9)

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez- vous au pied de son trône,
car il est saint !

Moïse et le prêtre Aaron, Samuel, le Suppliant,
tous, ils suppliaient le Seigneur,
et lui leur répondait.

Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux ;
ils ont gardé ses volontés,
les lois qu’il leur donna.

Seigneur notre Dieu, tu leur as répondu :
avec eux, tu restais un Dieu patient,
mais tu les punissais pour leurs fautes.

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez- vous devant sa sainte montagne,
car il est saint, le Seigneur notre Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 17-19)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Étonnante parole de Jésus : « Pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise ». Ce formalisme borné, pointilleux, scrupuleux même, n’est-ce pas précisément l’attitude qu’il reproche aux pharisiens ? Comment un homme pourrait-il accomplir parfaitement la Loi jusque dans ses moindres détails ? Si telle est la condition pour avoir accès au Royaume, nous ne sommes pas prêts d’y entrer !

Mais tel n’est pas le sens de cette Parole qu’il faut resituer dans son contexte. Notre-Seigneur se défend de l’accusation des scribes et des pharisiens qui lui reprochent tout au contraire d’en prendre et d’en laisser dans les prescriptions de la Loi. Quand on sait l’importance que revêt pour un fils d’Israël l’obéissance à la Torah, on comprend que les disciples aient été troublés par ces invectives contre leur Maître. Aussi Jésus les rassure-t-il par la Parole très claire que nous venons d’entendre : non il n’est pas venu abolir la Loi, et il condamne explicitement « celui qui rejetterait ne fût-ce qu’un seul de ces plus petits commandements ou qui enseignerait aux homme à faire ainsi ».  L’homme n’a pas à faire un tri parmi les prescriptions que lui impose son Seigneur, car en agissant ainsi, il se « ferait juge de la Loi. Or si tu juges la Loi, tu n’es plus l’observateur de la Loi, mais son juge. Il n’y a qu’un seul Législateur et Juge, celui qui peut sauver et perdre » (Jc 4, 11-12). Faire un tri dans les préceptes, c’est se mettre au-dessus de Dieu, corrigeant la Loi qu’il a confiée à Moïse et aux Prophètes. Bref, en prendre et en laisser dans les commandements, c’est prétendre implicitement avoir acquis « la connaissance du bien et du mal ». 

Voilà l’attitude que Jésus dénonce : l’homme qui pense pouvoir se passer de la loi divine en matière morale (et religieuse) trahit que l’orgueil s’est emparé de son âme. Il a rompu le lien de filiation et prétend être « comme Dieu » (Gn 3, 6), dirigeant sa vie « sans Dieu, malgré Dieu, voire contre Dieu » (S. Maxime le Confesseur). Mais Jésus condamne tout aussi sévèrement l’attitude pharisaïque qui prétend mériter le salut au prix d’une observance scrupuleuse mais sans âme, du moindre précepte. Une telle attitude n’est guère plus filiale, car elle ne se situe pas dans l’ordre du don et de l’accueil, mais du marchandage et du dû exigé. Nous pourrions dire que cette pseudo-filiation constitue le péché du fils aîné de la parabole du Père prodigue (Lc 15), alors que la prétention à disposer à son gré de la Loi illustre la transgression du fils cadet. 

 

L’attitude juste que suggère Jésus tout au long de l’Evangile consiste à recevoir « la Loi et les Prophètes » comme la Parole d’un Père qui nous appelle à lui en ayant soin d’éclairer le chemin sur lequel nous pouvons avancer en toute sécurité. Vu sous cet angle, la Thora est un don précieux, « une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route », que nous sommes invités à recevoir avec gratitude. C’est en l’accueillant comme la Parole de notre Père, en nous penchant sur elle avec amour, pour l’observer et la garder, que nous manifestons notre volonté d’être des fils.

 

Ce ne sont pas nos œuvres qui nous sauvent, mais une foi vivante par la charité concrète. Le fils sait que tout est grâce, y compris la transformation que la Parole opère en nous afin de nous rendre progressivement capables de la mettre intégralement en pratique. Il n’y a donc pas à tirer orgueil de notre obéissance, car Dieu seul, par son Esprit, peut accomplir ses œuvres en nous. Et nous n’avons pas à nous décourager de trébucher parfois, car « il est fidèle le Dieu qui nous appelle : c’est encore lui qui accomplira tout cela » (1 Th 5, 24).  Tout est possible à celui qui croit, c’est-à-dire à celui qui remet sa vie entre les mains de Dieu son Père, dans la docilité à l’Esprit de son Fils Jésus Christ. Mais le Seigneur ne peut rien pour l’homme qui prétend se justifier par ses propres forces, ou ériger une loi morale à sa mesure.

 

Seigneur, au milieu du relativisme moral contemporain, ne permet pas que nous nous laissions séduire par l’illusion de l’autonomie absolue. Tu nous as établis “ministres d’une alliance nouvelle, une alliance qui n’est pas celle de la lettre de la Loi, mais celle de l’Esprit du Dieu vivant” (1ère lect.). Nous ne sommes pas les esclaves d’une “lettre qui tue”, mais dans l’Esprit, nous sommes les fils du Dieu vivant “qui donne la vie”. Aussi est-ce notre joie et notre fierté d’obéir à ta Parole qui nous filialise et nous introduit dans la vraie liberté, celle qui consiste à pouvoir discerner et accomplir le bien auquel tu nous appelles.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir»

Aujourd'hui, nous entendons le Seigneur nous dire: «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: (…) mais accomplir» (Mt 5,17). Dans l'Évangile d'aujourd'hui Jésus nous apprend que l'Ancien Testament est une partie de la Révélation divine: D'abord, Dieu se révèle aux hommes à travers les prophètes. Le Peuple élu se réunissait les samedis à la Synagogue pour entendre la Parole de Dieu. Et de la même façon qu'un bon Israélite connaissait les Saintes Écritures et les mettait en pratique, nous, les Chrétiens, devrions méditer plus fréquemment les Saintes Écritures —tous les jours, si possible.

En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenu chair vivante (cf. Jn 1,14), qui vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu et combien Il nous aime. Dieu attend de l'homme une réponse d'amour, manifestée dans l'accomplissement de son enseignement: «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements» (Jn 14,15).

Nous trouvons une bonne interprétation du texte de l'Évangile d'aujourd'hui dans la première lettre de Saint Jean: «Car l'amour de Dieu, c'est cela: garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau» (1Jn 5,3). Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l'aimons avec des œuvres et en vérité. L'amour n'est pas seulement un sentiment; il requiert aussi des œuvres, des œuvres d'amour, il requiert de vivre le double précepte de la charité.

Jésus nous enseigne aussi la malice du scandale: «Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux» (Mt 5,19). Car, comme nous le dit saint Jean, «Celui qui dit: ‘Je le connais’, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur: la vérité n'est pas en lui» (1Jn 2,4).

En même temps, Jésus nous apprend l'importance du bon exemple: «Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux» (Mt 5,19). Le bon exemple est le premier élément de l'apostolat chrétien.

Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


Prière d'introduction

En entrant dans ce monde, Jésus désire que les juifs se convertissent mais il sait que les Pharisiens, tout en exigeant une application stricte de la Loi reçue de Moïse et enseignée de génération en génération, ne l’observent pas eux-mêmes avec rigueur. Jésus veut faire comprendre que Dieu regarde le cœur avec lequel cette Loi est vécue et appliquée. Il n’est pas venu l’abolir, mais accomplir.

Demande

Seigneur, ouvre mon cœur pour que la lumière de la Loi divine soit mon guide sur le chemin de la vie que tu permets dans le monde qui te refuse et te rejette.

Points de réflexion

1. « Je ne suis pas venu abolir mais accomplir ».
Tu veux, Seigneur, que nous comprenions que la Loi n’est pas une série de préceptes rébarbatifs et même inadaptés à notre vie d’aujourd’hui. Tu veux que nous sachions adhérer à ce que Dieu a inscrit en nous depuis notre création. Quiconque veut répondre au dessein du Père ne peut que marcher vers la sainteté qu’il a prévue pour nous depuis toute éternité. Et ce chemin de sainteté est balisé par la Loi qui nous permet d’aller jusqu’au Père. C’est la voie qui mène à la vie. La progression sur ce chemin dépend de la fidélité avec laquelle notre cœur s’y engagera. Quiconque veut aller à Dieu le Père doit suivre les préceptes inscrit au plus intime de lui-même et les commandements en seront les points de repère. Tu n’es pas venu les abolir mais nous montrer la manière de les accomplir.

 

2. « Pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise ». Aujourd’hui comme hier et demain encore, tu nous invites à avoir tes sentiments et à adopter tes attitudes. Tu veux que nous puissions vivre en ta présence. Il nous faut nous séparer de tout ce qui nous empêche de te suivre : nos habitudes sans fondement, notre recherche égoïste et égocentriste, nos velléités de pouvoir et de domination. Seigneur, au milieu d’un monde qui te conteste, apprends-nous à ne pas lâcher prise. Apprends-nous à dominer un relativisme qui veut tout mettre au même niveau : tu n’es pas venu abolir, mais accomplir : apprends-nous à lire ce que tu as gravé dans cette Loi, au plus intime de notre cœur et au cœur de l’Église gouvernée par l’Esprit Saint, cet Esprit d’amour qui, unissant le Père et le Fils, est là pour nous révéler la Vérité toute entière. Il nous permettra de la vivre jour après jour, jusqu’à ton retour.

 

3. « Celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements (…), celui qui les observera et les enseignera ».
Seigneur, tu connais bien nos incapacités et nos réticences. Tu es venu nous donner l’exemple pour que nous fassions comme tu as fait. Apprends-nous à aimer comme tu nous as aimés. Apprends-nous à donner tout ce que tu nous demandes. Il n’y a pas de plus grand amour que se donner pour ceux qu’on aime. Tu sais bien, Seigneur, notre incapacité radicale à nous livrer comme toi pour que les autres aient la vie, celle qui vient de toi. Tu sais bien que sans toi nous ne pouvons rien faire. Seigneur, accorde-nous la grâce d’accueillir ta grâce, pour savoir et pouvoir donner aux autres ce qu’ils attendent de nous.

 

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ouvre-moi à la vérité que l’Esprit Saint veut me faire découvrir. Apprends-moi à vivre en union véritable et entière avec toi. Je sais que tu m’appelles à partager ta mission en offrant mes peines, mes difficultés et mes joies aussi, pour le salut de ceux qui sont à toi mais qui ne te reconnaissent pas encore.

Résolution

Ne pas avoir peur de ce que les autres en pensent : être tout simplement moi-même, quoi que les autres en disent.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



 

 Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

La première Alliance révèle Dieu à l’humanité par les prophètes qui ont semé la Parole dans son Peuple. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, l’enfant bien-aimé du Père, a reçu par Marie, dans l’Esprit Saint, la nature humaine. Partageant notre humanité, Jésus accomplit dans sa chair la Parole de Dieu. La vie de Jésus accomplit cette Parole de Dieu, elle est l’expression du mystère divin qui ressaisit toutes les capacités de l’amour du cœur humain pour les régénérer. Nous qui étions morts à cause de nos fautes, nous avons retrouvé la vie grâce à Jésus qui accomplit par sa Croix, la Parole de Dieu. Plongé dans la détresse humaine, buvant la coupe de toutes nos misères, Jésus crucifié et ressuscité dans l’amour de Dieu nous donne de ressusciter avec lui. Nous avons une grande assurance devant Dieu, non pas à cause d’une capacité personnelle dont nous pourrions nous attribuer le mérite, car toute capacité vient de Dieu. Dans l’Amour réparateur de Dieu, l’Esprit Saint nous est donné, nous avons un abandon total, une confiance absolue, pour accomplir la Parole de Dieu qui est amour.

« Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. En Jésus, le Verbe fait chair, la Parole de Dieu nous fait connaître qui est Dieu, combien Il nous aime. Nous avons ainsi la plénitude de la Révélation. Jésus est le Fils de Dieu qui attend une réponse d’amour du cœur de l’homme. Cette réponse est manifestée dans l’accomplissement de son enseignement. « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. » Notre capacité d’amour est vivifiée par l’amour infini de Dieu manifesté en Jésus Christ. Garder les commandements de Dieu manifeste que nous l’aimons en vérité. L’amour infini de Dieu, réalise notre vie en Jésus, c’est la puissance de sa résurrection qui est à l’œuvre en nous. Non seulement l’amour de Dieu nous est donné, mais notre capacité pour le recevoir aussi. Ce ne sont pas nos mérites ni nos efforts qui nous sauvent, mais l’amour infini de Dieu. Tout est grâce, tout est donné gratuitement et gracieusement.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Nous acceptons que toute notre vie soit plongée dans la passion et la résurrection de Jésus, qu’elle soit soumise au mystère pascal de Jésus. Par sa Passion, Jésus nous enseigne la malice du mal et il nous guérit de ce mal en profondeur. Il nous faut revêtir l’amour infini de Dieu, nous laisser guérir par la blessure du Cœur de Jésus qui est le sommet de la Révélation. Jésus nous révèle l’importance de la douceur et de l’humilité : « Celui qui observera ces plus petits commandements et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux. » La patience et la persévérance sont des qualités si importantes. Du coté ouvert de Jésus, il sortit de l’eau et du sang, dit l’apôtre Jean. Le lieu du Calvaire est le lieu de la vie, c’est ce lieu où toute mort est morte, dépassée à jamais dans la mort du Christ. C’est la Révélation du plus grand amour. Que notre cœur soit vraiment plongé dans le cœur blessé de l’Agneau et qu’il trouve là de quoi vivre.

 

Nous demandons la grâce de demeurer dans la blessure du cœur de Jésus, pour vivre d’amour.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


   

" Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi... : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17)

 

      Je veux rappeler aux disciples du Christ la bonté de Dieu : que personne d'entre vous ne se laisse ébranler par les hérétiques si, dans la controverse, ils disent que le Dieu de la Loi n'est pas bon mais juste, et que la Loi de Moïse n'enseigne pas la bonté mais la justice. Qu'ils voient, ces détracteurs de Dieu en même temps que de la Loi, comment Moïse lui-même et Aaron ont accompli en devanciers ce que l'Évangile a enseigné plus tard. Considérez comment Moïse « aime ses ennemis et prie pour ceux qui le persécutent » (Mt 5,44)... ; voyez comment, « tombant la face contre terre », tous deux prient pour ceux qui s'étaient rebellés et voulaient les tuer (Nb 17,10s). Ainsi trouve-t-on l'Évangile en puissance dans la Loi et doit-on comprendre que les Évangiles sont appuyés sur le fondement de la Loi.

      Pour moi, je ne donne pas le nom d'Ancien Testament à la Loi, quand je la considère spirituellement ; la Loi ne devient « Ancien Testament » que pour ceux qui ne veulent pas la comprendre selon l'esprit. Pour eux, elle est obligatoirement devenue « ancienne » et elle a vieilli, parce qu'elle ne peut pas conserver sa force. Mais pour nous, qui la comprenons et l'expliquons en esprit et dans la ligne de l'Évangile, elle est toujours nouvelle ; les deux Testaments sont pour nous un nouveau Testament, non par la date, mais par la nouveauté du sens.

      L'apôtre Jean ne pense-t-il pas aussi la même chose quand il dit dans son épître : « Petits enfants, je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les uns les autres » ? (4,7 ; Jn 13,34) Il savait que le précepte de l'amour avait été donné depuis longtemps dans la Loi (1Jn 2,7s ; Lv 19,18). Mais comme « la charité ne disparaît jamais » (1Co 13,8)..., il affirme l'éternelle nouveauté de ce précepte qui ne vieillit pas... Pour le pécheur et pour ceux qui n'observent pas le pacte de la charité, même les Évangiles vieillissent ; il ne peut pas y avoir de Testament Nouveau pour celui qui « ne dépouille pas le vieil homme et ne revêt pas l'homme nouveau et créé selon Dieu » (Ep 4,22.24).

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien

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