Évangile et Homélie du Lundi 24 Juillet 2017.


Lundi 24 juillet 2017

Nous sommes dans la 16e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Charbel Makhlouf, prêtre et moine maronite (libanais)


Lectures de la messe (Ex 14, 5-18)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    on annonça au roi d’Égypte,
que le peuple d’Israël s’était enfui.
Alors Pharaon et ses serviteurs
changèrent de sentiment envers ce peuple.
Ils dirent :
« Qu’avons-nous fait en laissant partir Israël :
il ne sera plus à notre service ! »
    Pharaon fit atteler son char et rassembler ses troupes ;
    il prit six cents chars d’élite et tous les chars de l’Égypte,
chacun avec son équipage.
    Le Seigneur fit en sorte que s’obstine Pharaon, roi d’Égypte,
qui se lança à la poursuite des fils d’Israël,
tandis que ceux-ci avançaient librement.
    Les Égyptiens, tous les chevaux, les chars de Pharaon,
ses guerriers et son armée, les poursuivirent
et les rejoignirent alors qu’ils campaient au bord de la mer,
près de Pi-Hahiroth, en face de Baal-Sefone.


    Comme Pharaon approchait, les fils d’Israël regardèrent
et, voyant les Égyptiens lancés à leur poursuite,
ils eurent très peur,
et ils crièrent vers le Seigneur.
    Ils dirent à Moïse :
« L’Égypte manquait-elle de tombeaux,
pour que tu nous aies emmenés mourir dans le désert ?
Quel mauvais service tu nous as rendu
en nous faisant sortir d’Égypte !
    C’est bien là ce que nous te disions en Égypte :
“Ne t’occupe pas de nous, laisse-nous servir les Égyptiens.
Il vaut mieux les servir que de mourir dans le désert !” » 
     Moïse répondit au peuple :
« N’ayez pas peur ! Tenez bon !
Vous allez voir aujourd’hui
ce que le Seigneur va faire pour vous sauver !
Car, ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui,
vous ne les verrez plus jamais.
    Le Seigneur combattra pour vous,
et vous, vous n’aurez rien à faire. »
    Le Seigneur dit à Moïse :
« Pourquoi crier vers moi ?
Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
    Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer,
fends-la en deux,
et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
    Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent :
ils y entreront derrière eux ;
je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée,
de ses chars et de ses guerriers.
    Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur,
quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon,
de ses chars et de ses guerriers. »


            – Parole du Seigneur.

Cantique (Ex 15, 1, 2, 3-4a, 4b-5, 6)

Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier !

Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.

Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées,
il les lance dans la mer.

L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre,
au fond des eaux.

Ta droite, Seigneur,
magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur,
écrase l’ennemi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 38-42)

En ce temps-là,
    quelques-uns des scribes et des pharisiens
adressèrent la parole à Jésus :
« Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. »
    Il leur répondit :
« Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe,
mais, en fait de signe,
il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
    En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin
trois jours et trois nuits,
le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre
trois jours et trois nuits.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.
    Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que cette génération,
et elle la condamnera ;
en effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Jésus ne se réfère qu'à un épisode de l'aventure de Jonas, à savoir son séjour « dans le ventre du monstre marin ». Lorsque les hommes d'équipage balancent Jonas par dessus bord pour apaiser le dieu qui a suscité la tempête qui fait rage, ils le jettent en pâture à Léviathan, supposé hanter le fond des océans pour dévorer ceux qui y tombent. Cet animal mythique est un symbole traditionnel de la mort, dévorant ceux qu'elle engloutit dans ses eaux profondes. En jetant Jonas à la mer, ces hommes ont l'intention d'offrir un sacrifice à Dieu, afin de l'amadouer et d'avoir ainsi la vie sauve.

Or trois jours plus tard, le monstre vomit notre héros sur la terre ferme ! Le prophète serait-il indigeste ? Ou Dieu aurait-il changé de mœurs ? La leçon de ce passage est de récuser la conception d'un Dieu survivant au détriment de ses victimes. Le Dieu de la Révélation – le seul « qui est, qui était et qui vient » – est tout au contraire le Dieu de la vie. A travers cet épisode, il annonce symboliquement que le jour vient où il redonnera la vie, même à ceux qui ont mérité la mort par leur trahison et leur refus de le servir, à l'instar de Jonas le rebelle.

Du coup, notre péricope évangélique s'éclaire : la Résurrection de Jésus est le « signe » de l'accomplissement de l'événement prophétique advenu à Jonas. Le Dieu que nous révèle Jésus est le Dieu de la vie triomphante qui relève son Fils, prémisse de tous ceux qui passeront avec lui de la mort à la vie. Telle est la Bonne Nouvelle : le Seigneur triomphe, pour sa gloire du Prince de ce monde qui nous gardait prisonniers du péché et de la mort.  Encore faut-il que nous manifestions l'accueil de cette révélation par une sincère conversion. Car si « les habitants de Ninive se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas », a fortiori devrions-nous nous convertir en réponse à la proclamation du Fils de l'homme : « il y a ici bien plus que Jonas ».

Le terme de conversion est très large. Le parallèle avec Jonas nous permet d'en préciser le sens. Lorsque le prophète est rendu à la vie, il découvre que Dieu lui a gardé toute sa confiance. Sa mission demeure intacte : le Très-Haut compte toujours sur lui : « La Parole du Seigneur s'adressa une seconde fois à Jonas. Jonas se leva et partit, mais cette fois pour Ninive, se conformant à la Parole du Seigneur » (Jon 3, 1-2). Obéissant à l'ordre divin, il prophétise sur Ninive avec le succès que l'on connaît : toute la ville se repent de ses actions mauvaises et fait pénitence.

La conversion à laquelle Jésus nous invite nous aussi, consiste à revenir à Dieu dans l'obéissance à sa Parole afin que nos vies puissent porter le fruit que le Seigneur en attend, car les dons de Dieu sont sans repentance.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi»

Aujourd'hui, dans l'Évangile, nous contemplons des maîtres de la Loi et des pharisiens qui demandent à Jésus de leur prouver sa provenance divine par un signe prodigieux (cf. Mt 12,38). Des preuves, Il en avait déjà données, assez pour montrer non pas seulement qu'il venait de Dieu, mais pour prouver qu'Il était Dieu. Mais, malgré cela, ils n'en avaient pas assez: peu importe ce qu'Il aurait pu faire, ils ne l'auraient pas cru.

D'un ton prophétique, et profitant d'un signal prodigieux de l'Ancien Testament, Jésus annonce sa mort, sa sépulture et sa résurrection: «Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits» (Mt 12,40), en sortant de là plein de vie.

Par sa conversion et la pénitence, les habitants de Ninive, ont recouvré l'amitié de Dieu. Nous aussi, par la conversion, la pénitente et le baptême, avons été inhumés avec le Christ, et demeurons en Lui et pour Lui, maintenant et pour toujours, ayant donné un vrai pas «pascal»: pas de la mort à la vie, du péché à la grâce. Libérés de l'esclavage du démon, nous devenons les fils de Dieu. C'est “le grand prodige”, illustrant notre foi et l'espérance de vivre en aimant comme Dieu le veut, pour posséder à Dieu Amour en plénitude.

Grand prodige, que ce soit celui de la Pâque de Jésus comme celui de notre baptême. Personne ne les a vus, car Jésus est sorti du tombeau plein de vie. Et nous sommes sortis du péché, pleins de la grâce divine. Nous y croyons et nous vivons en essayant de ne pas tomber dans l'incrédulité de ceux qui veulent voir pour y croire, ou de ceux qui voudraient une Église sans l'opacité des humaines que la composons. Que le fait Pascal du Christ nous suffisse, car il répercute si profondément sur tous les humaines et sur toute la création, en étant la cause de tant de “miracles de la grâce”.

La Vierge Marie a confié dans la parole de Dieu, et elle n'a pas du courir au tombeau pour embaumer le corps de son Fils et pour vérifier que le sépulcre était vide: tout simplement elle crut et elle “vit”.

+ Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Combien d’esprits forts ne remettent-ils pas en question des données sur lesquelles nous nous appuyons depuis toujours et qui sont au centre de notre foi ? La déchristianisation contemporaine de nombreux pays du monde doit nous inviter à la vigilance et nous appeler à témoigner de la lumière que nous avons reçue et que nous sommes chargés de transmettre. Lorsque le Christ et l’Église nous demandent si, nous aussi, nous allons les quitter, c’est à nous de répondre après saint Pierre : « À qui irions-nous, Seigneur, tu as les Paroles de la vie éternelle ! »

Demande

Seigneur, ouvre mon cœur, mon esprit et mon intelligence pour que je sache les mettre à ton service et suivre le chemin sur lequel tu m’appelles. Seigneur, que les racines de ma foi pénètrent chaque jour davantage la vie que tu me demandes de partager avec mes contemporains. Tu nous as promis que l’Esprit Saint nous expliquerait tout et nous ferait tout comprendre. Seigneur, que mes paroles soient ses Paroles à lui pour que les autres comprennent !

Points de réflexion

1. « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. »
Malgré la quantité de guérisons et d’expulsions démoniaques auxquelles ils avaient assisté, les pharisiens et les scribes réclamaient quelque chose de plus extraordinaire encore venant du ciel. Ils réclamaient à Jésus un signe incontestable. Les personnes qui exigent ainsi sont souvent de purs provocateurs qui réclament de voir pour croire sans vouloir croire ce qu’ils voient. Jésus sait très bien qu’ils ne seront jamais satisfaits et qu’ils auront toujours des arguments pour justifier leur entêtement. Il connaît parfaitement l’incommensurable orgueil de ses détracteurs qui, eux-mêmes, disent et ne font pas tout en jugeant et condamnant ceux qui ne peuvent pas porter les « fardeaux très lourds qu’ils ne voudraient pas même les toucher du petit doigt » (Mt 23, 4). Il connaît leur perversité et n’hésite pas à les traiter de « génération mauvaise et adultère », dénonçant ainsi leur infidélité à la Loi de Yahvé.

2. « Mais il ne lui sera donné que le signe de Jonas. »
Jésus veut que ces pharisiens et ces scribes se convertissent mais il ne veut pas leur donner d’autre signe que celui auquel ils assisteront lors de sa sépulture pendant trois jours entre sa crucifixion et sa Résurrection. Ici, s’il parle du signe de Jonas c’est parce que les pharisiens et les scribes le connaissent puisqu’ils sont maîtres de la Loi. Les Écritures décrivent l’aventure du prophète envoyé par Dieu pour la conversion des habitants de Ninive qui vivaient dans une débauche incommensurable. Mais Jonas s’est dérobé à sa mission en prenant un bateau pour une autre destination. Une immense tempête s’est alors levée et Jonas fut jeté à la mer. Avalé par une baleine, il resta trois jours et trois nuits dans son ventre avant de reprendre la route pour Ninive, y prêcher et obtenir la conversion de tous ses habitants. Ce « signe de Jonas » que le Christ annonce à ses détracteurs est un appel à la conversion comme Jonas l’avait fait pour les habitants de Ninive.

3. « Il y a ici bien plus que Jonas (…). Il y a ici bien plus que Salomon ! »
Maintenant, le Seigneur appelle ses détracteurs à ouvrir les yeux et les oreilles : il évoque le voyage de la reine de Saba qui n’avait pas hésité à faire un long voyage pour écouter la sagesse de Salomon. Il veut qu’ils comprennent ce qu’ils sont en train de vivre parce qu’un jour, ils auront à rendre compte des signes et des faveurs dont ils auront bénéficié. Ce jour-là, lorsque Jésus sortira du tombeau et siégera à la droite du Père, les pharisiens et les scribes seront jugés : les hommes de Ninive et la reine de Saba se dresseront et condamneront ceux qui n’ont pas voulu croire ce dont ils étaient témoins ; ils jugeront ceux qui n’ont pas voulu se convertir et revenir à lui de tout leur cœur, lui qui est la vérité et la vie.

Dialogue avec le Christ

Sur la route que nous devons suivre et sur laquelle l’esprit mauvais sème de nombreux pièges, Seigneur, accorde-moi de ne pas oublier le « signe de Jonas » : tu es mort, tu es ressuscité, tu nous as promis le secours de l’Esprit Saint et tu nous as confiés à ta Mère jusqu’à ton retour. Seigneur, que je sache me réfugier en elle qui me portera jusqu’à toi.

Résolution

En ce jour où l’Église fête saint Charbel Maklouf, prêtre maronite libanais, je réciterai un chapelet pour les chrétiens persécutés des pays du Golfe Persique.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



"Quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »

 

Jésus ne repousse pas les signes, mais il refuse le genre de signe que demande « cette génération. » Jésus promet et donne son signe à lui, la véritable certitude, Jésus lui-même, la personne de Jésus, dans sa parole et dans l’ensemble de sa personnalité, tel est le signe pour toutes les générations. C’est une réponse très profonde dont il nous faut sans cesse reprendre la méditation. « Qui m’a vu a vu le Père, » affirme Jésus à Philippe qui demandait : « Montre-nous le Père. » « Cette génération » qui réclame un signe risque de se trouver dans un cercle « vicieux » ! Quand un nouveau signe sera donné, il faudra encore en redemander un autre, et encore un autre, alors qu’il faudrait poser un acte de foi. Nous sommes comme ces scribes et ces pharisiens, nous avons du mal à poser un véritable acte de foi ! Marie, la mère de Jésus a cru, elle n’est jamais revenue sur sa décision de foi ! Nous aussi nous vivons de foi, mais c’est progressivement que la foi se fortifie. Quand la lumière de la foi s’éclipse dans la nuit, et que nous sommes dans l’épreuve, il nous faut croire. Cette foi dans l’amour que Dieu nous donne est la foi qui nous fait marcher envers et contre tout, surtout dans les difficultés. Mais quand la lumière s’éclipse et que nous redemandons encore un signe, nous entrons dans une contestation sans espérance.

« Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Se convertir, signifie de ne pas vivre comme le monde vit, de ne pas faire tout ce que tout le monde fait, de ne pas se sentir justifié en accomplissant des actions ambiguës ou mauvaises, par le fait que les autres font de même. Nous voulons voir et ainsi acquérir la certitude. Mais c’est dans le Fils que le Père s’est rendu visible, voir Jésus dans la foi est la réponse. En lui, nous recevons le signe, la réalité qui se démontre d’elle-même. C’est le signe extraordinaire de la présence de Jésus en toutes les générations, cette force de sa personne qui attire toute l’humanité. Nous voulons avancer en regardant Jésus, le maître du combat pour la Vérité, dans un cœur à cœur avec lui, dans la nuit de la foi. Nous nous trouvons dans des situations ou nous sommes à bout et nous n’en pouvons plus. C’est le moment où Dieu, en Jésus crucifié, nous donne la victoire. Il nous faut tenir bon jusqu’au bout, dans la joie d’avoir un Maître comme Jésus. Quand nous sommes dans l’angoisse et que nous ne savons plus où regarder, dans la souffrance ou dans l’agonie, nous regardons vers Jésus et nous sommes sauvés. Nous faisons corps avec lui, il vit en nous et nous remportons la victoire.

"Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Voir Jésus dans la foi, apprendre à le voir, est un recommencement toujours à faire de nouveau. C’est là, le Signe qu’il nous faut redécouvrir sans cesse. Voir Jésus, le contempler dans ses paroles inépuisables, dans les mystères de la nativité, dans le mystère de la vie cachée, dans les mystères de la vie publique, dans le mystère pascal, dans les sacrements, dans l’histoire de l’Église. Nous regardons Marie qui a prononcé le nom de Jésus avec tant d’amour. Nous écoutons l’Apôtre nous dire avec force : « Au nom de Jésus Christ, que tout être vivant tombe à genoux, au ciel, sur terre et dans l’abîme. » Il nous faut entretenir l’espérance dans notre vie car Jésus a gagné le combat pour l’humanité entière, Il nous a sauvé sur la Croix. Notre vie spirituelle est souvent dans la bourrasque, notre pauvre nacelle est bien bousculée ! Nous voulons rester fermement enracinés dans le cœur de Jésus, tenir bon dans le combat quand l’adversaire veut cribler notre maison de toutes parts. Nous suivons le Dieu vivant sans baisser les bras car c’est le moment de la victoire.

Nous demandons la grâce contempler Jésus le Sauveur du monde.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Il y a ici bien plus que Salomon »

      Le prophète Nathan s'étant concerté avec Bethsabée, ils ont plaidé tous deux leur projet devant le vieillard, le sage roi David qui allait mourir (1R 1). C'est alors que Salomon dont le nom signifie « seigneur pacifique » a reçu l'onction royale. Puis tout le peuple est remonté à sa suite ; la foule jouait du cor et se livrait à une joie si grande que les clameurs faisaient vibrer la terre, car le roi avait déclaré : « C'est Salomon que j'institue comme roi sur Israël et sur Juda » (v. 35.40). Cette intronisation préfigure sans aucun doute le mystère dont parle Daniel : « Tandis que le tribunal siégeait et que les livres étaient ouverts voici venant avec les nuées comme un Fils d'homme. Il parvint jusqu'au vieillard et on le fit avancer devant lui. Il lui fut donné domination, gloire et royauté » (Dn 7,10-14).

      C'est donc à l'initiative d'un prophète que Salomon est établi roi, comme c'est en accomplissant les prophéties dans leur sens spirituel que le Christ, Fils de Dieu, est reconnu Roi pacifique, Roi de la gloire du Père, attirant tout à lui. Salomon est devenu roi du vivant de son père, comme le Christ est établi roi par Dieu le Père qui ne peut mourir. Oui, assurément, il le fait roi, « héritier de toutes choses » (He 1,2), celui qui ne meurt pas et ne mourra jamais. Et, chose admirable et unique, le Christ, héritier d'un Père toujours vivant et ne devant jamais mourir, est mort, lui, une fois pour toutes ; il est revenu à la vie et ne connaîtra plus jamais la mort.

      Alors Salomon « s'assit sur la mule du roi » (1R 1,38). Bien mieux c'est sur le trône de son Père, c'est-à-dire sur toute l'Église..., « au-dessus des principautés et des puissances, des trônes et des dominations » (Ep 1,21), que le Christ est assis maintenant « à la droite de la Majesté dans les cieux » (He 1,3). Voilà pourquoi toute la multitude monte à sa suite, peuple qui chante et se réjouit. Et la terre frémit de leurs clameurs. Nous aussi nous avons entendu la grande joie de ceux qui proclamaient cette gloire, c'est-à-dire l'allégresse des apôtres parlant les langues de tous (Ac 2) puisque « par toute la terre a retenti le son de leurs voix » et que « leurs paroles sont allées jusqu'aux confins du monde » (Ps 18,5).

Rupert de Deutz (v. 1075-1130), moine bénédictin

http://levangileauquotidien.org






 

Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

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Évangile et Homélie du Ve 21 Juillet 2017. Les disciples de Jésus se mirent à arracher des épis et à les manger

 


 

Vendredi 21 juillet 2017

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Lorenzo de Brindes, docteur de l'Église (1559-1619), St Albéric(o) Crescitelli,prêtre et martyr en Chine († 1900)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 11, 10 – 12, 14)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse et Aaron avaient accompli toutes sortes de prodiges
devant Pharaon ;
mais le Seigneur avait fait en sorte que Pharaon s’obstine ;
et celui-ci ne laissa pas les fils d’Israël sortir de son pays.


     Dans le pays d’Égypte,    
le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
    « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois,
il marquera pour vous le commencement de l’année.
    Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël :
le dix de ce mois,
que l’on prenne un agneau par famille,
un agneau par maison.
    Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau,
elle le prendra avec son voisin le plus proche,
selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
    Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année.
Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
    Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.
Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël,
on l’immolera au coucher du soleil.
    On prendra du sang,
que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau
des maisons où on le mangera.
    On mangera sa chair cette nuit-là,
on la mangera rôtie au feu,
avec des pains sans levain et des herbes amères.
    Vous n’en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit
ou qui soit bouilli ;
tout sera rôti au feu,
y compris la tête, les jarrets et les entrailles.
    Vous n’en garderez rien pour le lendemain ;
ce qui resterait pour le lendemain,
vous le détruirez en le brûlant.
    Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins,
les sandales aux pieds, le bâton à la main.
Vous mangerez en toute hâte :
c’est la Pâque du Seigneur.
    Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ;
je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte,
depuis les hommes jusqu’au bétail.
Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements :
Je suis le Seigneur.
    Le sang sera pour vous un signe,
sur les maisons où vous serez.
Je verrai le sang, et je passerai :
vous ne serez pas atteints par le fléau
dont je frapperai le pays d’Égypte.
    Ce jour-là sera pour vous un mémorial.
Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage.
C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

             – Parole du Seigneur.

Psaume 115 (116B), 12-13, 15-16ac, 17-18)

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.


Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?


Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 1-8)

En ce temps-là, un jour de sabbat,
Jésus vint à passer à travers les champs de blé ;
ses disciples eurent faim
et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
    Voyant cela, les pharisiens lui dirent :
« Voilà que tes disciples
font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
    Mais il leur dit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David,
quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
et ils mangèrent les pains de l’offrande ;
or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger,
mais seulement les prêtres.
    Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi
que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple,
manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
    Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
    Si vous aviez compris ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
    vous n’auriez pas condamné
ceux qui n’ont pas commis de faute.
En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Notre-Seigneur conclut par un argument « a fortiori ». Les deux exemples cités se déroulent l’un dans « la maison de Dieu », l’autre dans « le Temple », c’est-à-dire en présence du Très-Haut, dans sa proximité immédiate, sous son regard. En précisant « il y a ici plus grand que le Temple », Jésus fait allusion au mystère de l’incarnation : sa très sainte humanité est désormais le véritable Temple, le sanctuaire non fait de mains d’hommes qui abrite le Verbe de Dieu. Citant l’auteur juif Jacob Neusner (A Rabbi talks with Jesus), Benoît XVI écrit dans son ouvrage Jésus de Nazareth :  « Jésus et ses disciples peuvent faire ce qu’ils font le jour du sabbat parce qu’ils ont pris la place des prêtres dans le Temple : le sanctuaire est déplacé. Il est désormais constitué par le cercle du Maître et de ses disciples » (p. 130).

« Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : “c’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices”, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont commis aucune faute ». Qui est le Juste condamné sans avoir commis la moindre faute sinon Jésus lui-même ? S’il a été offert en sacrifice, c’est parce que la connaissance du vrai Dieu, ami de la Vie, « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité » (Ex 34, 6), s’était perdue suite au péché. Coupés de la source divine de la charité, les hommes se sont servis des préceptes de la Loi pour condamner le Juste. Ils ont oublié que dans les Ecritures, l’« Accusateur » est toujours et exclusivement le démon. Hélas, combien de fois ne faisons-nous pas de même, invoquant les prescriptions divines pour accuser, voire condamner notre prochain, alors que Jésus lui-même déclarait : « Je ne suis pas venu pour juger le monde mais pour le sauver » (Jn 12, 47) ?

Viens Esprit Saint, ouvre les yeux de notre cœur, purifie-nous du levain de l’hypocrisie religieuse ; ne permets pas que nous soyons les ennemis de Jésus-Christ en accusant ses frères au nom de sa Parole ; mais que celle-ci soit pour eux comme pour nous “une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route”

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices»

Aujourd'hui, le Seigneur se rapproche du semis de ta vie, pour cueillir les fruits de sainteté. Trouvera-t-Il quand Il viendra de la charité, de l'amour pour Dieu et pour autrui? Jésus, qui corrige la casuistique méticuleuse des rabbis, celle qui rendait insupportable la loi du repos sabbatique: devra-t-il te rappeler qu'Il est seulement intéressé à ton cœur, à ta capacité d'aimer?

«Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat!» (Mt 12,2). Et ils l'ont dit convaincus, ce qui est incroyable! Comment interdire de faire toujours le bien? Il y a quelque chose qui te rappelle qu'il n'existe aucune motivation t'excusant de ne pas vouloir aider l'autre.

La véritable charité consisterait à respecter les exigences de la justice, en évitant l'arbitraire ou le caprice personnel, mais en empêchant la rigidité qui tue l'esprit de la loi de Dieu, qui n'est qu'une invitation continuelle à aimer, à se donner aux autres.

«C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices» (Mt 12,7). Répète ces paroles maintes fois, afin de les graver dans ton cœur: Dieu, riche en miséricorde, nous veut miséricordieux.

«Que ce Dieu est prochain de celui qui confesse sa miséricorde! Oui; Dieu n'est pas loin de ceux qui sont contrits de cœur» (Saint Augustin). Et que tu es loin de Dieu quand tu permets que ton cœur s'endurcisse comme la pierre!

Jésus-Christ accusa les pharisiens de condamner les innocents. Une grave accusation. Et toi? T'intéresses-tu vraiment aux choses de ton prochain? Les juges-tu avec affection, avec sympathie, comme celui qui juge un ami ou un frère? Essaie de ne pas perdre le nord de ta vie.

Demande à la Vierge de te faire miséricordieux, que tu saches pardonner. Sois bienveillant. Et si tu découvres dans ta vie quelque détail qui puisse contraster avec cette disposition de fond, maintenant c'est un bon moment pour rectifier, tout en formulant quelque propos efficace.

Abbé Josep RIBOT i Margarit (Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. » (Jn 10, 27).

Demande

Seigneur, viens illuminer mon intelligence, mon cœur, ma volonté, pour m’unir à toi durant cette prière et pendant toute la journée.

Points de réflexion

1. « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Qu’est-ce que signifie le sabbat ? Nous pourrions approfondir sur plusieurs pages, mais retenons un point pour notre méditation. Dieu a créé l'univers en six jours et s'est reposé de son œuvre le septième, les Juifs cessent alors tous travaux de la semaine durant le sabbat, pour se consacrer entièrement à Dieu, corps et esprit. Cela me fait penser : et moi, de quoi devrais-je me reposer ? De critiques ? De pensées négatives ? D’égoïsme ? Comment mon âme trouve-t-elle son vrai repos ? Est-ce en m’imposant et en imposant de lourds fardeaux ? « Pourquoi donc maintenant tentez-vous Dieu en voulant imposer aux disciples un joug que ni nos pères ni nous-mêmes n'avons eu la force de porter ? » (Ac 15, 10) Seigneur, je peine tellement sous le poids du passé, de mes soucis, des contraintes, etc. « D'ailleurs, c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés. » (Ac 15, 11)
« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. » (Mt 11, 28-30)

2. « Il y a ici plus grand que le Temple. »
Et qu’est-ce que le Temple ? Là encore, large sujet ! Retenons que le Temple renfermait l’arche d’Alliance, et pour cela, il n’y avait rien de plus saint. « Le Saint des Saints » est le lieu de la rencontre avec la gloire du Seigneur. Seul le grand prêtre pouvait y pénétrer. Et c’est uniquement dans le Temple que les prêtres pouvaient offrir les sacrifices et ainsi expier les péchés. Jésus nous révèle que c’est lui le véritable Temple, en qui nous rencontrons Dieu, qui s’offre lui-même en sacrifice pour la rémission de nos péchés. « Les Juifs lui dirent alors : "Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèveras ?" Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » (Jn 2, 20-21) Il va même plus loin, il nous unit à lui : « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous. » (1 Co 3, 16-17)

3. « Je préfère la miséricorde au sacrifice. »
Quelques chapitres plus haut, nous retrouvons cette même citation dans la bouche de Jésus (cf. Mt 9, 13). Pourquoi autant d’insistance ? Saint Hilaire nous explique : « En effet, l'œuvre de notre salut ne dépend pas du sacrifice, mais de la miséricorde ; et, la loi cessant d'exister, nous sommes sauvés par la bonté de Dieu. Car les anciens sacrifices étant abrogés, la loi nouvelle, loi de miséricorde, venait au secours de tous les hommes par le moyen des apôtres. »
Jésus nous invite à mettre notre cœur dans ce que nous lui offrons. Il ne veut pas le sacrifice pour le sacrifice ! Il veut notre cœur pour le remplir de son amour, notre confiance pour suivre ses chemins sûrs. « Mais Samuel dit : "Yahvé se plaît-il aux holocaustes et aux sacrifices comme dans l'obéissance à la parole de Yahvé ? Oui, l'obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité, plus que la graisse des béliers. » (1 Sam 15, 22)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu es le maître du sabbat, le grand prêtre, le Temple… Ce sont des mots qui ont peu de sens pour moi aujourd’hui mais qui cachent une grande richesse et me révèlent un peu plus qui tu es. Jésus, je veux tout faire avec toi, en toi, pour toi.

Résolution

« Reposer » mon âme en offrant à Jésus quelque chose de tout mon cœur, comme par exemple un sacrifice de commentaire négatif, ou une grande joie.

Mélanie Duriez, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



« En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé, ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. »

 

Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Jésus répondit ; « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘c’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute. » Cette citation prophétique d’Osée donne à Jésus de « justifier » les disciples. L’Incarnation, la venue de Jésus dans la chair, l’accueil de Jésus fait par Marie, signifie que toute l’humanité entre dans un nouvel amour. Jésus, qui a révolutionné le cœur de Marie, n’a qu’un souci, que son amour bouillonne aussi dans notre cœur et que nous nous aimions les uns les autres. L’amour infini de Dieu prend tout, désormais, il brûle de son feu dans nos vies. Face au besoin humain, l’observance littérale des prescriptions sabbatiques doit céder la place à la miséricorde. La citation d’Osée est éloquente parce qu’elle nous ramène à la volonté de Dieu, à ce qui est agréable à Dieu : la miséricorde. Le plus grand désir de Jésus est que cet amour qui est l’Esprit Saint se répande dans nos vies. Jésus n’abroge pas le sabbat, mais il l’observe en se conformant à la volonté même de Dieu, lorsqu’il a fait le don du sabbat à son peuple. Cette volonté se donne le mieux dans sa miséricorde, dans l’amour réciproque, dans la compassion. L’observance du sabbat est inconciliable avec le manque de miséricorde.

"Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres." Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? C’est à partir de l’autorité de David que Jésus manifeste son autorité ! David préfigurait déjà ce renversement ! La réponse de Jésus aux pharisiens sur les épis arrachés soumet l’observance du sabbat au primat du commandement de l’amour. Il affirme que la véritable violation du sabbat est d’offenser la charité, de refuser de faire miséricorde. Il ajoute « qu’il est permis de faire une bonne action le jour du sabbat. » « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘c’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute. » Nous retrouvons la même réflexion toujours adressée par Jésus aux pharisiens qui lui reprochent de partager ses repas avec des pécheurs et des publicains. En effet, jusqu’alors on offrait à Dieu des sacrifices, le Sabbat pouvait être contraignant ! Jésus annonce des temps nouveaux. Le renversement est total, c’est Dieu désormais qui vient à notre secours.

"Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple." Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. » L’annonce du Temple préfigure le mystère du cœur de Jésus ouvert sur la Croix d’où coulera l’eau et le sang. La Pâque est préfigurée, et désormais, l’humanité de Marie va faire corps en Jésus pour une toute nouvelle relation d’amour avec Dieu et avec les frères. « Il y a ici plus grand que le Temple, » dit Jésus. L’amour infini de Dieu prend corps dans l’Agneau pascal, dans la chair du Christ offerte et dans son sang répandu, versé pour nous. Nous sommes désormais invités au banquet des noces de l’Agneau où l’époux lui-même s’offre en nourriture. « Comment rendrais-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom de Seigneur. » Ce sera pour vous un mémorial. Nous le faisons désormais dans chaque Eucharistie : Élever la coupe du salut ! Cette coupe remplie de toute la douleur du monde est plongée dans le cœur du Christ qui a porté toute la douleur du monde. Cette coupe de « malédiction » est transformée en coupe de bénédiction et elle devient le Don de la vie. Nous sommes au Christ et le Christ est à Dieu : « Le temple véritable c’est le Christ, » et à la suite du Christ, chacun de nos cœurs. Que rendrai-je au Seigneur pour cet amour infini ? Ce n’est plus l’homme qui fait des sacrifices à Dieu, c’est Dieu qui se « sacrifie », qui fait de lui, pour nous, une offrande sacrée. Le sablier se retourne. Quand le feu de l’Amour de Dieu prend tout dans notre vie, nous sommes les enfants du Dieu vivant qui vivent en Église. Face à cette communauté nouvelle on pourra s’exclamer : "Voyez comme ils s’aiment !

Nous demandons à Jésus la grâce d’entrer dans l’amour infini de Dieu.

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Le Fils de l'homme est maître du sabbat »

      Le sabbat a été institué comme un jour sacré ; tous les saints et tous les justes doivent célébrer le sabbat... Voyons donc en quoi consiste pour le chrétien l'observance du sabbat : le jour du sabbat, il ne faut accomplir aucune œuvre d'ici-bas ; il faut s'abstenir de toutes les œuvres terrestres, ne rien faire qui relève de ce monde, s'adonner aux œuvres spirituelles, venir à l'église, être attentif à la lecture de l'Écriture et aux explications qu'on en donne, penser aux choses du ciel, s'occuper de l'espérance de la vie future, avoir devant les yeux le jugement à venir, méditer, non les réalités visibles et présentes, mais les réalités futures et invisibles.

      Les juifs aussi doivent observer tout cela. Et chez eux, les forgerons, les maçons, tous les travailleurs manuels restent sans rien faire le jour du sabbat. Mais en ce jour, les lecteurs qui proclament la Sainte Écriture, les docteurs qui expliquent la Loi de Dieu, n'interrompent pas leurs fonctions et cependant ils ne profanent pas le sabbat. Mon Seigneur lui-même l'a reconnu : « N'avez-vous pas lu, leur dit-il, que les prêtres dans le Temple manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? » C'est donc celui qui s'abstient des œuvres de ce monde et se rend libre pour les activités spirituelles, c'est celui-là qui offre le sacrifice du sabbat et sanctifie le sabbat comme un jour de fête...

      Pendant le sabbat, chacun reste dans sa demeure et n'en sort pas. Quelle est donc cette demeure de l'âme spirituelle ? Cette demeure, c'est la justice, la vérité, la sagesse, la sainteté ; tout cela, c'est le Christ, lui, la demeure de l'âme. De cette demeure, il ne faut pas sortir, si l'on veut garder le vrai sabbat et célébrer par des sacrifices ce jour de fête, selon la parole du Seigneur : « Celui qui demeure en moi, moi aussi je demeure en lui » (Jn 15,5).

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur le livre des Nombres, n° 23

http://levangileauquotidien.org






Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

 

 

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Évangile et Homélie du Je 20 Juillet 2017. Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, je vous procurer le repos!

 


Jeudi 20 juillet 2017

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Bx Luigi Novarese, prêtre et fondateur (1914-1984)


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ex 3, 13-20)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
Moïse avait entendu la voix du Seigneur
depuis le buisson.
    Il répondit à Dieu :
« J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :
“Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.”
Ils vont me demander quel est son nom ;
que leur répondrai-je ? »
    Dieu dit à Moïse :
« Je suis qui je suis.
Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
“Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS.” »
    Dieu dit encore à Moïse :
« Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
“Celui qui m’a envoyé vers vous,
c’est LE SEIGNEUR,
le Dieu de vos pères,
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.”
C’est là mon nom pour toujours,
c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge.
    Va, rassemble les anciens d’Israël. Tu leur diras :
“Le Seigneur, le Dieu de vos pères,
le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
m’est apparu.
Il m’a dit :
Je vous ai visités et ainsi j’ai vu
comment on vous traite en Égypte.
    J’ai dit : Je vous ferai monter
de la misère qui vous accable en Égypte
vers le pays du Cananéen, du Hittite,
de l’Amorite, du Perizzite, du Hivvite et du Jébuséen,
le pays ruisselant de lait et de miel.”
    Ils écouteront ta voix ;
alors tu iras, avec les anciens d’Israël,
auprès du roi d’Égypte, et vous lui direz :
“Le Seigneur, le Dieu des Hébreux,
est venu nous trouver.
Et maintenant, laisse-nous aller
dans le désert, à trois jours de marche,
pour y offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu.”
    Or, je sais, moi, que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir
s’il n’y est pas forcé.
    Aussi j’étendrai la main,
je frapperai l’Égypte par toutes sortes de prodiges
que j’accomplirai au milieu d’elle.
Après cela, il vous permettra de partir. »

Psaume 104 (105), 1.5, 8-9, 24-25, 26-27)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,


Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Dieu rend son peuple nombreux
et plus puissant que tous ses adversaires ;
ceux-là, il les fait se raviser,
haïr son peuple et tromper ses serviteurs.


Mais il envoie son serviteur, Moïse,
avec un homme de son choix, Aaron,
pour annoncer des signes prodigieux,
des miracles au pays de Cham.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 28-30)

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :
    « Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

             – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Quel est donc ce pesant « fardeau » que Jésus propose d’échanger avec son « joug », dont il promet qu’il est « léger » et « facile à porter » ? Le contexte de ce verset permet de comprendre que Jésus veut soulager les hommes du poids d’un salut qu’ils devraient acquérir au prix d’œuvres écrasantes, et leur faire découvrir la gratuité du don de Dieu. Car le Seigneur est venu se charger lui-même du poids de nos fautes, afin de nous soulager de cette dette insolvable qui nous écrase. Ayant accompli pour nous toute justice de manière surabondante, Jésus s’est acquis le droit de nous introduire dans le repos que le Père a préparé pour ceux qui lavent leur robe dans le Sang de l’Agneau vainqueur. En Jésus, c’est Dieu lui-même qui s’est fait proche, qui « est descendu pour nous délivrer de la main des ennemis et nous faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays, vers un pays ruisselant de lait et de miel » (Ex 3,8).

 

Pourtant, pour peu que nous soyons sincères, nous reconnaîtrons sans peine que nous ne sommes pas que victimes de notre malheur : nous en sommes aussi les acteurs par nos complicités multiples avec le mal. Le joug que Jésus nous propose en échange du fardeau de la justification par les œuvres, c’est celui de la foi, de la confiance aveugle en sa miséricorde, de l’abandon de tout notre être entre ses mains. Tel est le statut du disciple : celui qui ose se présenter devant Dieu pauvre, misérable, nu, mais riche de sa seule foi et couvert de la justice de Celui en qui il a mis toute son espérance.

 

Paradoxalement, Jésus ne nous propose pas de nous décharger du joug qui nous accable, mais il nous en présente un autre ; non en remplacement, mais en plus de celui que nous avons à porter ! Pourtant en prenant sur nous le joug de la confiance, c'est-à-dire en accueillant au cœur de nos vies sa présence, nous trouverons le repos qu’il promet ; et la charge qui jusque là nous écrasait, nous paraîtra légère, car c’est lui qui la portera pour nous. Alors nos vies trouveront une fécondité inattendue dans les lieux mêmes où nous nous pensions réprouvés ; au cœur même de la mort, ultime conséquence du péché, le Seigneur fera jaillir la vie et la joie.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau»

Aujourd'hui, les paroles de Jésus résonnent à nos oreilles intimes et proches. Nous sommes conscients que les hommes et les femmes de notre époque sont soumis à une grande pression psychologique. Le monde tourne si vite que nous n'avons même le temps ou la paix intérieure suffisantes pour assimiler tous ces changements.

Fréquemment, nous nous éloignons de la simplicité évangélique et restons écrasés sous le poids de normes, engagements, planifications et objectives. Nous nous sentons impuissants et las de cette lutte incessante sans résultats convaincants. Des recherches récentes soutiennent que les dépressions ne font qu'augmenter. Alors, qu'est-ce qui nous manque pour être heureux?

Aujourd'hui, à la lumière de l'Évangile, nous pouvons revoir quelle est notre conception de Dieu. Comment vis-je et comment ressens-je Dieu dans mon intérieur? Quels sont les sentiments que sa présence éveille dans ma vie? Jésus nous offre sa compréhension lorsque nous sommes fatigues et avons envie de nous reposer: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). Peut-être nous nous sommes battus pour devenir parfaits alors que, au fond, nous ne voulions que nous sentir aimés. Dans ses paroles nous trouvons la réponse à notre crise de sens. Notre ego nous joue de mauvais tours et ne nous permet pas d'être aussi bons que nous le voudrions.

En certaines époques, nous ne voyons peut-être pas la lumière. Sainte Julienne de Norwich, mystique anglaise du XIV siècle, a compris le message de Jésus et a écrit: «Tout sera bien, toutes les choses qui existent seront bonnes».

La proposition de Jésus —«devenez mes disciples» (Mt 11,29)— implique de suivre son style de bienveillance (vouloir le bien pour tous) et d'être humble de cœur (vertu qui fait référence à vivre les pieds sur terre et que seulement la grâce divine peut nous faire envoler). Être son disciple demande d'accepter le joug de Jésus, en nous rappelant que ce joug est «facile à porter» et son fardeau «léger». Mais je ne sais pas si nous en sommes vraiment convaincus. Dans notre contexte, vivre comme une personne chrétienne n'est pas toujours facile, car nous choisissons des valeurs à contre-courant. Ne pas se laisser emporter par l'argent, par le prestige ou par le pouvoir nous demande un gros effort. Si nous voulons le faire tout seuls, il deviendra presque impossible. Mais avec Jésus tout est possible et doux.

Frère Lluís SERRA i Llançana (Roma, Italie)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

L’enfant prodigue de ton cœur que je suis, ô Père, revient vers toi, et se blottit en Jésus, ton Fils bien-aimé. J’ai confiance en toi, car tu n’es pas un dieu lointain, mais tu es proche, seul et unique Dieu, présence parfaite de ton Être, source de toute existence. Tu es tout amour et tout providence, tu es toujours là. Je t’aime comme un fils réconcilié avec son père et je te loue de toute ma vie pour te rendre familier parmi mes frères et sœurs. Amen.

 

Demande

 

Ô Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien.

 

Points de réflexion

 

1. « Venez à moi. »
Animé d’une ardente pitié pour nos peines et soucis, Jésus nous invite aujourd’hui à nous approcher de lui qui s’est rendu proche. Entrons dans la sphère de son intimité et écoutons dans sa respiration le souffle de la plus tendre consolation. Pourquoi m’est-il si difficile de m’approcher, d’entrer et d’écouter ?
Je dois me résoudre à déposer mon fardeau pour passer par la porte étroite. Pourquoi est-ce que je ne lâche pas ? C’est comme si je prenais mon fardeau comme ma véritable identité et sa Parole comme une utopie. Est-ce que je me méfie de son amour gratuit comme s’il était intéressé ?

 

2. « Devenez mes disciples. »
Jésus nous propose son joug en échange de nos fardeaux. Est-ce que je le veux vraiment ? Prendre le joug avec Jésus implique concrètement de se détacher non seulement de quelques aspects de la vie, mais de renoncer à tout pour le suivre. C’est avant tout une décision de laisser sa volonté propre et de se laisser instruire.
Cet idéal est-il réservé seulement aux prêtres et aux consacrés ? L’Évangile concerne tous les baptisés. La vie monastique ou le mariage en sont ensuite les formes de réalisation, selon la vocation : « Celui que veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. » (Mt 16, 25)

 

3. « Je suis doux et humble de cœur. »
Avons-nous une idée claire de la vertu d’humilité ? Dieu éternel et tout puissant se cache dans l’humanité de Jésus. Où est le « bras puissant » de Dieu qui devait écraser l’ennemi de son peuple ? Le Fils éternel du Père se laissera clouer en croix, alors qu’à lui est destinée la création tout entière !
Le cœur de Jésus est le reflet du visage de Dieu. Dieu ne veut pas nous convaincre par la force ni nous faire peur. Il veut susciter notre « oui » libre et confiant et vaincre le mal par le bien. Obtient-on la paix et la réconciliation en rajoutant du conflit ? Y a-t-il une place pour la peur ou la colère dans le royaume des cieux ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Je t’aime, ô Jésus, quand je te vois souffrir pour moi. Laisse-moi rester près de toi pour entrer en confiance dans le dialogue intime de mon âme avec toi. Je t’offre mon cœur, mon âme, mon esprit, mon temps et mes désirs, afin qu’ils soient configurés à ceux de ton divin Cœur et ainsi je puisse te représenter de façon adéquate à ceux qui ne t’ont jamais reconnu.

 

Résolution

 

Visite dans une église ou communion spirituelle avec Jésus, pour une rencontre spirituelle intense avec lui.

 

Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

 

 

 

Jésus est avec nous dans le combat de notre vie et dans le combat actuel du salut du monde. Il nous propose de venir à lui. C’est dans son cœur en effet que résonnent tous nos combats et les combats de toute l’humanité ! Il ouvre une brèche dans notre enfermement en nous demandant de le suivre. Dieu avait déjà dit à Moïse : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple… Tu le feras sortir d’Égypte. » L’Égypte préfigure le dur esclavage du travail auquel était soumis Israël ! Cet esclavage est aussi le notre ! C’est un esclavage qui est aujourd’hui beaucoup plus intérieur, l’esclavage de nos passions et de nos préjugés qui sont des montagnes qui nous séparent les uns des autres. Dieu avait encore dit à Moïse : « Je sais que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir s’il n’y est pas forcé. » Il en est ainsi pour nous, il faut que nous soyons dans des situations extrêmes pour que nous comprenions que Dieu seul est le Maître et que c’est à lui que nous appartenons, que c’est de lui que nous recevons ce qu’il nous faut pour vivre.

 

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme." Ce repos est le repos d’une bonne volonté accordée à la volonté de Dieu. Jésus, qui est venu nous libérer de nous mêmes nous ouvre le ciel et c’est ainsi que de la terre germe le Salut. Alors que nous n’avions plus de quoi être en communion les uns avec les autres, Jésus nous invite à le regarder ! « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, » nous dit-il. Dans ce regard de Dieu, et dans un mouvement d’adoration, nous effectuons une remise totale de nous-mêmes à Dieu. Avec lui, nous pouvons envisager de nouveau que tout est possible. Nous contemplons Jésus qui sait la douleur de son peuple. Dans le combat de chacun de nous et dans le combat de tous pour plus de justice et plus d’amour, il est là. Jésus voit la misère dans laquelle nous sommes emportés, il connaît notre cœur et lui seul y discerne le bien et le mal. C’est dans ce même acte d’amour par lequel Jésus nous aime qu’il nous sauve et qu’il glorifie le Père.

 

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Sur la Croix Jésus dit : « Tout est accompli. » L’unité de l’Amour de son Père et de ses frères dans son cœur est notre bonheur. Jésus nous a fait sortir de la douleur des angoisses et des souffrances : « Moi, je vous procurerai le repos. » Il nous donne de discerner là ou est le jeu du Mauvais, du Tentateur. Il nous montre où se cache l’accusateur des frères. « Je te rends grâce Père parce que tu as caché cela aux sages et aux savants. » Dans ce regard, Jésus nous donne le commandement de nous aimer les uns les autres pour être vainqueur dans la lutte ! Quand nous accueillons la Passion de Jésus qui nous sauve, nous devenons ses disciples. Des femmes et des hommes qui étaient opposés les uns contre les autres sont unit dans sa passion et dans sa Résurrection. « Prenez sur vous mon joug. » C’est le mystère de l’Église donnée aux nations. Les nations vivent dans les déchirements, elles peuvent encore trouver une espérance. « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. »

 

Nous demandons la grâce de tenir bon dans le Christ Jésus.

 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

« Devenez mes disciples ; apprenez de moi »

 

      Je te vois, ô bon Jésus, avec les yeux de la foi que tu as ouverts en moi, je te vois criant et disant à tout le genre humain : « Venez à moi et mettez-vous à mon école. » Quelle est la leçon…, toi par qui tout a été fait…, quelle est la leçon que nous venons apprendre à ton école ? « Que je suis doux et humble de cœur. » Voilà donc à quoi se réduisent « tous les trésors de sagesse et de connaissance » cachés en toi — à apprendre cette leçon capitale : que tu es « doux et humble de cœur »…

      Que ceux qui recherchent ta miséricorde et ta vérité écoutent, qu'ils viennent à toi, qu'ils apprennent de toi à être doux et humbles, en vivant pour toi et non pour eux-mêmes. Qu'il entende cela, celui qui peine et qui est chargé, qui ploie sous son fardeau jusqu'à ne pas oser lever les yeux vers le ciel, le pécheur qui se frappe la poitrine et n'approche que de loin. Qu'il entende, le centurion qui n'était pas digne que tu entres sous son toit. Qu'il entende, Zachée, le chef des publicains, quand il rend au quadruple le fruit de ses péchés. Qu'elle entende, la femme qui avait été pécheresse dans la ville et qui répandait d'autant plus de larmes à tes pieds qu'elle avait été plus éloignée de tes pas. Qu'ils entendent, les femmes de mauvaise vie et les publicains qui précèdent les scribes et les pharisiens dans le Royaume des cieux. Qu'ils entendent, les malades de toute sorte dont on t'accusait d'avoir été le convive...

      Tous ceux-là, quand ils se tournent vers toi, deviennent facilement doux et humbles devant toi, au souvenir de leur vie pleine de péchés et de ta miséricorde pleine de pardon, car « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ».

(Références bibliques : Col 2,3; Lc 18,13; Lc 7,6; Lc 19,8; Lc 7,37; Mt 21,31; Mt 9,11; Rm 5,20)

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

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Evangile et Homélie du Me 19 Juillet 2017. Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits

 


Mercredi 19 juillet 2017

Le mercredi de la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Ambroise Autpert, moine  († 784), St Symmaque, pape (51e) de 498 à 514


Lectures de la messe (Ex 3, 1-6.9-12)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro,
prêtre de Madiane.
Il mena le troupeau au-delà du désert
et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.
    L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme
d’un buisson en feu.
Moïse regarda : le buisson brûlait
sans se consumer.
    Moïse se dit alors :
« Je vais faire un détour
pour voir cette chose extraordinaire :
pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »
    Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir,
et Dieu l’appela du milieu du buisson :
« Moïse ! Moïse ! »
Il dit :
« Me voici ! »
    Dieu dit alors :
« N’approche pas d’ici !
Retire les sandales de tes pieds,
car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
    Et il déclara :
« Je suis le Dieu de ton père,
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. »
Moïse se voila le visage
car il craignait de porter son regard sur Dieu.
Le Seigneur dit :
    « Maintenant, le cri des fils d’Israël est parvenu jusqu’à moi,
et j’ai vu l’oppression que leur font subir les Égyptiens.
    Maintenant donc, va !
Je t’envoie chez Pharaon :
tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
    Moïse dit à Dieu :
« Qui suis-je pour aller trouver Pharaon,
et pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël ? »
    Dieu lui répondit :
« Je suis avec toi.
Et tel est le signe que c’est moi qui t’ai envoyé :
quand tu auras fait sortir d’Égypte mon peuple,
vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »

Psaume Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !


Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse ;


Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-27)

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

Au cœur du dynamisme intérieur du Christ, se trouve la reconnaissance de la bonté de Dieu. « Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté ». Dieu est bon et il est notre Père. Voilà la source de toute notre joie et le cœur de notre élan vital. Seuls les tout-petits peuvent s’en rendre compte, cette vérité fondamentale n’est révélée qu’eux. Car les petits ne cultivent pas de rapport ambigus avec des désirs de puissances ou de domination, ils ne soupçonnent pas le Bon-Dieu de vouloir prendre l’ascendant sur eux : les tout-petits sont ceux qui ne voient en Jésus que le Fils dont le visage révèle parfaitement celui du Père. Ils voient en lui la source de tout bien, ils voient celui qui a tant désiré la liberté pour ses enfants, ils voient, se dévoilant dans les actes du Fils, le « Seigneur du ciel et de la terre ».

Seuls les tout-petits peuvent comprendre, eux seuls peuvent entrer dans le mystère. Non parce qu’ils sont pauvres ou humbles, non parce qu’ils sont faibles ou ignorants, mais parce que le visage du Père ne peut être reconnu que par ses enfants. À ceux qui savent qu’ils sont des enfants, Jésus révèle qu’ils sont devenus des fils. Ainsi, Jésus, en qui nous sommes devenus fils du Père, nous fait découvrir le Père en nous faisant entrer dans sa louange filiale.

Seigneur Jésus, doux et humble de cœur, rends nos cœurs semblables au tien.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits»

Aujourd'hui, l'Évangile nous donne l'opportunité de pénétrer, pour ainsi dire, dans la structure même de la sagesse divine. Qui d'entre nous n'aurait pas envie de se voir dévoiler les mystères de la vie? Mais il y a des énigmes que même la meilleure équipe de savants du monde ne pourra jamais élucider. Néanmoins, il y en a UN devant lequel «(...) rien n'est caché, (…) rien n'a été gardé secret» (Mc 4,22). C'est celui qui s'appelle lui-même “Fils de l'homme”, car Il affirme que «Tout m'a été confié par mon Père» (Mt 11,27). Sa nature humaine —à travers l'Union Hypostatique— a été appropriée par la Personne du Verbe de Dieu c'est, en un mot, la deuxième personne de la Sainte Trinité, face à laquelle il n'y a pas de ténèbres et c'est grâce à elle que la nuit est encore plus lumineuse que le jour.

Un proverbe arabe dit: «Si dans une nuit noire une fourmi noire grimpe sur un mur noir, Dieu la voit». Pour Dieu il n'y a pas de secrets ni de mystères. Les mystères existent pour nous, mais pas pour Dieu, devant qui le passé, le présent et le futur sont dévoilés et scrutés jusqu'au dernier détail.

Comblé le Seigneur dit: «Je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits» (Mt 11,25). C'est vrai, personne ne peut prétendre connaître de pareils secrets même en essayant de les élucider par des études intensives, ni par le don de la connaissance. Une vieille dame sans éducation en saura plus sur les secrets de la vie que le scientifique prétentieux qui a passé des années dans les universités les plus prestigieuses. Il y a la sagesse qui s'obtient par la foi et la simplicité et l'humilité intérieures. Clément Alejandrino l'a très bien dit: «La nuit est propice aux mystères, c'est le moment où l'âme, attentive et humble, se retourne sur elle-même pour réfléchir à sa condition et c'est à ce moment là qu'elle rencontre Dieu».

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

« Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. Attends le Seigneur, Israël, maintenant et à jamais. » (Ps 130)

Demande

Jésus doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien.

Points de réflexion

1. Dans ce texte de l’Évangile, le Seigneur veut nous aider à découvrir la joie de vivre dans l’humilité. Il nous dit que souvent son message reste caché aux sages et aux savants mais qu’il est révélé aux tout-petits. Pourquoi son message reste-t-il caché aux sages et aux savants ? Son message n’est-il pas pour tous les hommes ? Certes, mais le danger qui guette ceux qui sont grands dans ce monde est qu’ils ne pensent plus avoir besoin de ce message. Ils peuvent en venir à croire que leur propre sagesse humaine est suffisante pour leur procurer le bonheur et le salut. Ils restent facilement attachés à leurs opinions, à leur façon de réaliser les choses et peuvent avoir une attitude rigide et méprisante envers ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est le danger de l’orgueil qui les rend imperméables à la Parole de Dieu et à sa volonté. Mais soyons vigilants lorsque nous parlons des grands de ce monde, des sages et des savants ; ils ne sont pas synonymes nécessairement de riches ou de personnes qui occupent des postes à responsabilités dans le monde. L’orgueil peut aussi facilement se trouver dans le cœur de quelqu’un qui ne possède que peu de moyens. Nous pouvons tous devenir des grands.

2. Pourquoi les petits reçoivent-ils plus facilement le message du Seigneur ? Parce que l’humilité rend le cœur disponible à la Parole de Dieu. Une personne humble reconnaît que sans Dieu et sans l’aide de son prochain elle ne peut pas aller bien loin dans la vie. Jésus nous le rappelle quand il dit à ses apôtres : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15, 5) Dans la logique de l’amour, la dépendance n’est pas du tout négative même si elle peut sembler l’être aux yeux de notre société individualiste. Plus je reconnais mon besoin de l’autre pour être heureux, plus mon cœur grandit dans l’amour et l’appréciation de l’autre. Ce besoin que j’aie d’avoir Jésus dans ma vie me permet de vivre un amour fort et vital avec lui. Notre raison d’être en tant qu’homme, ce qui nous rend profondément heureux n’est-ce pas d’aimer et être aimé ? Alors vivons dans l’humilité. Reconnaissons aujourd’hui dans ce moment de prière notre besoin profond de l’amour du Christ et de son salut.

3. « Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Dans cette dernière phrase de ce texte d’aujourd’hui Jésus nous donne l’exemple d’un cœur humble. Il reconnaît que lui-même a tout reçu de son Père. Il vit sa mission en tant que Fils dans l’obéissance envers le Père et la reconnaissance pour tout ce que son Père lui a donné. Nous entrons ici dans le grand mystère de la Sainte Trinité, dans cet échange mystérieux entre le Père et le Fils et l’Esprit Saint. Ils sont tous à la fois également un seul Dieu, tous également tout-puissants mais vivant dans une relation de partage et d’échange de connaissance, d’amour et de vie depuis toujours et pour toujours. Comment ne pas se sentir petits devant ce mystère qui nous dépasse, nous qui ne sommes que de petites créatures fragiles et temporelles !
Et pourtant il nous a choisis, il a voulu se révéler à nous et nous donner cette chance de le connaître, de croire en lui et de partager sa vie et son amour trinitaire ! Le Christ nous rappelle que la sainteté n’est finalement pas une conquête personnelle, fruit de nos efforts héroïques mais un don gratuit de l’amour de Dieu qui nous élève vers lui dans notre pauvreté. Nous pouvons alors dire avec le Christ, « Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. »

Dialogue avec le Christ

Seigneur Dieu, merci pour ta bienveillance envers moi. Merci de m’avoir fait pauvre et petit afin de pouvoir accueillir ton message, ta Parole. Viens enlever de mon cœur cette folie des grandeurs qu’est l’orgueil qui m’empêche de reconnaître le besoin que j’aie de ton amour et de ta présence dans ma vie. Viens enlever de mon cœur tout ce qui peut me séparer de toi. Aide-moi, Seigneur Jésus, à vivre cette attitude de reconnaissance et d’obéissance que tu vis envers le Père dans ma vie de tous les jours.

Résolution

Est-ce que je reste facilement attaché à mes opinions ou à ma façon de faire les choses ? Ai-je parfois une attitude rigide et méprisante envers ceux qui ne pensent pas comme moi ? Je chercherai donc une occasion aujourd’hui de renoncer à ma propre volonté en acceptant le bon avis de quelqu’un d’autre et en l’offrant par amour pour le Seigneur.

Père Richard Tardiff, LC

http://www.regnumchristi.fr



"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

 

 

 

Jésus nous révèle quelques traits du mystère de Dieu : « Seigneur du ciel et de la terre. » Dieu est connu parce qu’il se révèle, et dans sa manière de se révéler, mais il continue à demeurer cacher. Il apparaît toujours autre que ce que nous ne le pensions, et que ce que nous croyons découvrir de lui. Il est le Seigneur du ciel et de la terre qui manifeste sa richesse, sa prodigalité, sa générosité, la richesse de son cœur. Mais cela n’épuise pas l’expression de son être, il est aussi au-delà de cette richesse, au-delà de cette beauté qui se répand. Nous acceptons de changer nos angles d’approche car il n’est pas que celui que nous pouvons seulement connaître à travers sa création, il est aussi un Dieu personnel qui se laisse rencontrer. Pour le rencontrer, il nous demande un cœur de pauvre, un cœur de tout petit. Marie est la petite fille bien aimée de Dieu. Par Jésus, elle est entrée dans la « compréhension » du mystère de la Trinité Sainte ! Elle est devenue la mère de Jésus, le Verbe éternel de Dieu. Le Bonheur de Jésus est d’être le fils bien aimé du Père éternel, il en est la révélation, et c’est sa plus grande joie. Fils du Père, Jésus reçoit tout de Lui, il est la totale réceptivité du mystère du Père. Cette contemplation de Jésus pour son Père est donnée à ceux qui le reçoivent, sa mère et ses frères qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. Le Sauveur du monde traversera de grandes luttes, face à ceux qui ne veulent pas le reconnaître.

 

« Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance." Par Marie, l’humanité est entrée dans ce lien d’Amour du Père et du Fils ! Il y a entre ce Fils éternel et ce Père éternel un mystère insondable, le mystère du plus grand Amour. C’est le mystère de Dieu : « Dieu est Amour. » Dans un surcroît d’amour, Jésus nous fait entrer dans son mystère de Fils de Dieu, dans une filiation des enfants de Dieu. « Dans ta bonté » dit Jésus à son Père, la bonté de Dieu se manifeste comme une vraie force qui conduit chacune de ses créatures libres à se développer, à croître pour aller vers Lui. La Bonté de Dieu donne la croissance. Le plus petit est celui qui est appelé à croître de par sa petitesse même. Chacun de nous doit trouver le chemin pour renouer avec la petitesse. Par l’humilité, nous nous recevons de Dieu comme un don de son Amour. C’est encore de la bonté de Dieu que nous recevons le chemin de la croissance véritable. Jésus, le Fils du Père, rend grâce à Dieu son Père. Il en proclame la louange dans le « retentissement » de son Amour qui rayonne dans le cœur des tous petits qui l’accueillent.

 

"Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." Une nouvelle beauté du Père nous est révélée. Jésus ne fait rien par lui-même, il s’en remet à son Père pour tout. Que le Père fasse ainsi avec son Fils nous dit que Tout lui a été confié par le Père. Il ouvre pour nous un nouvel univers de relations pour et avec les autres frères et sœurs du Christ. C’est dans ce contexte trinitaire, que nous pouvons être vraiment nous-mêmes. Dieu sait se retirer pour que nous advenions à la vie. Il se révèle ainsi comme celui que nous pouvons aimer parfaitement, tant il nous aime délicatement. Marie est la fille de son Fils avant d’en être la mère ! Entrée dans le mystère de la filiation divine, elle entre dans la connaissance mystérieuse du Père et du Fils. Elle est la seule mère qui ait choisi son fils avant de le porter dans son sein. A l’Annonciation, elle reçoit le Verbe éternel du Père et le conçoit comme son fils. Le seul « enfant » qui ait choisi sa mère est le Fils éternel du Père. Nous n’avons pas choisi notre mère mais nous pouvons la choisir après notre naissance. « Père, je te bénis, je proclame ta louange ! » Grâce à Marie, la première en chemin, nous avons accès à ce mystère comme des tous petits. Grâce à la maternité divine de Marie, nous sommes devenus « enfants de Dieu. » La joie de Jésus d’être le Fils du Père est désormais notre joie, celle d’être « enfant » de ce Père.

 

Nous rendons grâce à Dieu et nous demeurons dans la bénédiction et la louange de Dieu notre Père.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler »

      Il nous est impossible de trouver des termes appropriés pour parler de la glorieuse Trinité, et cependant il faut bien en dire quelque chose... Il est absolument impossible à toute intelligence de comprendre comment la haute et essentielle unité est unité simple quant à l'essence, et triple quant aux Personnes, comment les Personnes se distinguent, comment le Père engendre son Fils, comment le Fils procède du Père et demeure cependant en lui ; et comment, de la connaissance qui sort de lui, jaillit un torrent d'amour inexprimable qui est le Saint Esprit ; comment ces épanchements merveilleux refluent dans l'ineffable complaisance de la Trinité en elle-même et dans la jouissance que la Trinité a d'elle-même et dans une unité essentielle... Mieux vaut sentir tout cela que d'avoir à l'exposer...

      Cette Trinité, nous devons la considérer en nous-mêmes, nous rendre compte comment nous sommes vraiment faits à son image (Gn 1,26), car on trouve dans l'âme, en son état naturel, la propre image de Dieu, image vraie, nette, quoiqu'elle n'ait pas cependant toute la noblesse de l'objet qu'elle représente. Les savants disent qu'elle réside dans les facultés supérieures de l'âme, dans la mémoire, l'intelligence, la volonté... Mais d'autres maîtres disent, et cette opinion est de beaucoup supérieure, que l'image de la Trinité résiderait dans le plus intime, au plus secret, dans le tréfonds de l'âme... C'est sûrement dans ce fond de l'âme que le Père du ciel engendre son Fils unique... Si quelqu'un veut sentir cela, qu'il se tourne vers l'intérieur, bien au-dessus de toute l'activité de ses facultés extérieures et intérieures, au-dessus des images et de tout ce qui lui a jamais été apporté du dehors, et qu'il se plonge et s'écoule dans le fond de son âme. La puissance du Père vient alors, et le Père appelle l'homme en lui-même par son Fils unique, et tout comme le Fils naît du Père et reflue dans le Père, ainsi l'homme lui aussi, dans le Fils, naît du Père et reflue dans le Père avec le Fils, devenant un avec lui. Le Saint Esprit se répand alors dans une charité et une joie inexprimables et débordantes. Il inonde et il pénètre le fond de l'homme avec ses dons aimables.

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 29 (trad. Cerf 1991, p. 214)

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Evangile et Homélie du Ma 18 Juillet 2017. «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!»

 

 


Mardi 18 juillet 2017

 

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Frédéric, évêque à Utrecht et martyr († 838) 


 

Lectures de la messe

Première lecture (Ex 2,1-15a)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    un homme de la tribu de Lévi
avait épousé une femme de la même tribu.
    Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils.
Voyant qu’il était beau,
elle le cacha durant trois mois.
    Lorsqu’il lui fut impossible
de le tenir caché plus longtemps,
elle prit une corbeille de jonc,
qu’elle enduisit de bitume et de goudron.
Elle y plaça l’enfant,
et déposa la corbeille au bord du Nil,
au milieu des roseaux.
    La sœur de l’enfant se tenait à distance
pour voir ce qui allait arriver.

    La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner,
tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive.
Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux
et envoya sa servante pour la prendre.
    Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant.
C’était un petit garçon, il pleurait.
Elle en eut pitié et dit :
« C’est un enfant des Hébreux. »
    La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon :
« Veux-tu que j’aille te chercher,
parmi les femmes des Hébreux,
une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? »
    La fille de Pharaon lui répondit :
« Va. »
La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.
    La fille de Pharaon dit à celle-ci :
« Emmène cet enfant et nourris-le pour moi.
C’est moi qui te donnerai ton salaire. »
Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.

    Lorsque l’enfant eut grandi,
elle le ramena à la fille de Pharaon
qui le traita comme son propre fils ;
elle lui donna le nom de Moïse, en disant :
« Je l’ai tiré des eaux. »
    Or vint le jour où Moïse, qui avait grandi,
se rendit auprès de ses frères
et les vit accablés de corvées.
Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu, l’un de ses frères.
    Regardant autour de lui et ne voyant personne,
il frappa à mort l’Égyptien et l’enfouit dans le sable.
    Le lendemain, il sortit de nouveau :
voici que deux Hébreux se battaient.
Il dit à l’agresseur :
« Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? »
    L’homme lui répliqua :
« Qui t’a institué chef et juge sur nous ?
Veux-tu me tuer comme tu as tué l’Égyptien ? »
Moïse eut peur et se dit :
« Pas de doute, la chose est connue. »
    Pharaon en fut informé
et chercha à faire tuer Moïse.
Celui-ci s’enfuit loin de Pharaon
et habita au pays de Madiane.

 

Psaume 68 (69), 3, 14, 30-31, 33-34)

J’enfonce dans la vase du gouffre,
rien qui me retienne ;
je descends dans l’abîme des eaux,
le flot m’engloutit.

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 20-24)

En ce temps-là,
    Jésus se mit à faire des reproches
aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles,
parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
ces villes, autrefois, se seraient converties,
sous le sac et la cendre.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ?
Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi
avaient eu lieu à Sodome,
cette ville serait encore là aujourd’hui.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Cri de souffrance de Jésus, cri de l'amour, qui ne comprend pas pourquoi on le refuse. Ces villes juives que le Seigneur affectionne particulièrement, Corazine et Bethsaïde, pourquoi ont-elles endurci leur cœur, alors que des cités comme Tyr et Sidon, qui symbolisent le paganisme le plus endurci, se seraient laissées toucher et se seraient converties à la vue des miracles accomplis par Jésus ?  Que dire alors de Capharnaüm, ville où le Seigneur s'est établi ? Dans son aveuglement elle a méprisé le don de Dieu, le jugeant dérisoire. Hélas ce péché de présomption l'entraîne plus bas que Sodome, modèle biblique de la perversion. Aussi sera-t-elle jugée plus sévèrement que cette dernière cité, qui n'avait pas bénéficié des miracles accomplis dans les villes de Judée et Galilée.

 

Tyr et Sidon représentent les ennemis ancestraux d'Israël : cités de violence qui refusent la différence entre les nations et briguent la domination sur le peuple élu. Le péché bien connu de Sodome désigne cette ville comme lieu de confusion, où la différence sexuelle est niée au profit de relations contre nature entre hommes. Domination et confusion sont les deux déviances qui empoisonnent les relations humaines, parce que, chacune à leur manière, elles ne respectent pas l'altérité. Le rapprochement de ces villes, qui stigmatisent les conséquences du péché originel au niveau des rapports humains, nous laisse pressentir la visée des miracles accomplis par Jésus. En révélant par ces signes l'amour bienveillant du Père, Jésus veut avant tout nous rétablir dans une relation de confiance avec Dieu ; et par voie de conséquence, ouvrir le chemin vers une normalisation de nos rapports humains, sur base de cette commune appartenance à un seul Dieu et Père.

 

Tous les miracles de Jésus ont pour but de nous rétablir dans notre liberté de fils. Il nous guérit de la paralysie de nos peurs, il nous sauve de l'aveuglement de nos passions ; il ouvre nos oreilles à son jugement de miséricorde, afin que nos lèvres puissent énoncer une parole de pardon ; il nous ressuscite de la mort spirituelle et nous fait vivre de son Esprit. Mais cette action libératrice ne s'impose pas de force : à nous de manifester notre désir de l'accueillir par une attitude de conversion sincère. Se convertir c'est se tourner résolument et radicalement vers Jésus : « Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir » (Is 7,1-9). Nous l'avons entendu hier : le renouvellement de nos relations passe par un renoncement à nos affections naturelles qui sont toutes plus ou moins désordonnées, parce que marquées par les conséquences désastreuses du péché. Le Seigneur ne rapièce pas nos anciennes façon d'agir : il crée du neuf ; il nous faut naître de nouveau, « ni par puissance ni par force, mais par l'Esprit du Seigneur ».

 

Ce n'est qu'ainsi que nous parviendrons à rompre la chaîne de violence meurtrière et de possessivité étouffante qui se transmet de génération en génération, et que nous deviendrons des artisans du Royaume de justice et de paix que le Seigneur a préparé pour ceux qui entendent sa voix et se mettent résolument à sa suite.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!»

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle du jugement historique que Dieu fera sur Corazine, Capharnaüm et autres villes: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence» (Mt 11,21). J'ai médité ce passage à l'endroit où se trouvaient ces villes et où il ne reste que des ruines noires. Ma pensée ne m'a pas amené à me réjouir du sort qu'elles ont subi. Je pensais plutôt à nos villes, nos arrondissements, nos maisons,… le Seigneur est passé par là aussi, est-ce que nous lui avons prêté attention? Est-ce que je lui ai prêté attention?

En ramassant une de pierre de ces ruines, je me suis dit qu'il restera de mon existence quelque chose de semblable à ces ruines si je ne vis pas de façon responsable la visite du Seigneur. Je me suis rappelé le poète qui dit: «Âme regarde par la fenêtre et tu verras comme Il insiste avec amour» et honteux je reconnais que moi aussi j'ai dit: «On lui ouvrira demain… pour répondre la même chose le lendemain».

Quand je traverse les rues inhumaines, de nos villes “dortoir”, je réfléchis à ce que je peux faire pour ces habitants avec lesquels je me sens incapable d'entamer une conversation, avec lesquels je ne peux pas partager mes illusions, et à qui je suis incapable de transmettre l'amour de Dieu. Je me souviens alors de la devise de Saint François de Sales, au moment d'être nommé évêque de Genève, qui était à l'époque le centre de la réforme protestante: «Là où Dieu nous a plantés, il faut savoir porter du fruit». Et si avec une pierre dans la main je méditais sur le jugement sévère que Dieu pouvait porter sur moi, à un autre moment —avec une petite fleur des champs née entre les herbes et le fumier de la haute montagne— je pense que je ne dois pas perdre espoir. Je dois répondre à la bonté avec laquelle Dieu m'a traité et ainsi ce petit élan de générosité que j'ai déposé dans le cœur de celui que je salue, le regard intéressé et attentif envers celui qui me demande un renseignement, le sourire que j'offre à celui qui me cède le passage, s'épanouira dans le futur. Et notre entourage ne perdra pas la foi.

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz (El Montanyà, Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

Prière d'introduction

 

Dieu de miséricorde, aide-moi à prendre le temps de relire ma vie pour y découvrir ta présence et faire bon usage de la liberté que tu m’as offerte.

 

Demande

 

Être acteur, à côté de Jésus, dans la recherche d’approfondissement de ma foi.

 

Points de réflexion

 

1. Nous, qui sommes familiarisés avec la foi catholique et qui avons facilement accès à la Bible et aux sacrements, nous sommes comparables à ces villes dans lesquelles Jésus a été très présent. Il nous suffit de prendre le temps d’y songer pour le découvrir. Pour la plupart d’entre nous, nous sommes nés chrétiens. Mais, notre foi actuelle est-elle due simplement à notre naissance ou est-elle devenue personnelle ?

 

2. Pour en prendre conscience, la grosse erreur serait de se comparer à d’autres. C’est malheureusement ce que nous faisons souvent. Regardez toutes les personnes que vous critiquez régulièrement, que ce soit en public ou dans votre cœur : les voisins, les jeunes délinquants, les politiciens, telle ou telle organisation, les terroristes, etc. Ces personnes sont un peu comme les Sodomites. Ils n’ont pas eu la grâce de recevoir Jésus chez eux. Pourquoi ? Mystère… Mais une chose est sûre, il est venu chez nous.

 

3. Que faisons-nous donc pour approfondir notre foi ? Celle-ci est-elle présente dans notre vie quotidienne ou seulement à la messe le dimanche ? Jonas, en prêchant à contre cœur dans la ville de Ninive, a permis la conversion de tous ses habitants. De quoi serait capable un chrétien convaincu et motivé qui ne se cache pas derrière sa commodité ?

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, donne-moi le courage d’être un chrétien debout, qui sait donner de son temps pour mieux te connaître et aider son prochain.

 

Résolution

 

Accomplir quelque chose de plus (par exemple : une prière supplémentaire chaque jour, un acte de miséricorde régulièrement, participer à un temps de ressourcement, etc.).

 

Frère Mario Salmon, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

 

"Alors Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties."

 

 

Jésus, par ses reproches, nous manifeste la marque de son amour véritable. Il n’aime pas la destruction provoquée par le manque de foi et d’amour. Jésus est troublé par l’idée que ceux qu’il est venu sauver ne répondent pas à la Parole de son cœur. La « non-réponse » est le signe d’une humanité qui n’est plus vraiment libre, elle pas capable de s’ouvrir à l’autre. Jésus veut remédier à cette perte de vie à laquelle il ne peut se résoudre. Cette humanité se précipite dans la mort. Nous prions avec Marie, Notre Dame d’espérance, quand la parole de Dieu est difficile à entendre ! Il nous suffit de regarder certains endroits du monde où la guerre se décuple, où l’injustice est inacceptable, pour se rendre compte du réalisme des Paroles de Jésus. Il parle d’une conversion qui nous est si nécessaire. Corazine est un peuple florissant, mais rempli d’égoïsme et plein d’orgueil, de domination en tous genres. Jésus sait que si nous ne se convertissons pas, la dynamique de mort qui est en place ira jusqu’au bout de sa trajectoire de mort. Il parle des situations impossible, car déjà le « ver » est à l’intérieur la pomme, elle va pourrir !

 

 Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Cette expérience de Jésus, ces appels à la conversion sont toujours là ! Jésus parle encore avec sincérité aux gens de nos bourgades. Il pose les signes de leurs attentes. Nous ne semblons plus habiter nos attentes. Il s’agit de reconnaître Jésus et de retrouver en lui le chemin de notre propre identité. C’est le chemin de la foi qui donne sa consistance à notre existence humaine. C’est l’adaptation de notre vie à la volonté de Dieu ! Nous sommes faits pour l’amour et nous avons le choix entre un amour qui mène à Dieu ou un chemin qui va vers le monde ! C’est devant ce choix que Pascal dira : « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde ! » car il porte dans sa Passion notre chemin de vérité.

 

"Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. » Nous avons du mal à assumer notre identité. Cela se ressent quand la mère n’arrive plus à retrouver un de ses enfants, quand nous ne savons pas garder des liens stables avec notre entourage. Une diminution de notre être s’effectue quand nous ne recevons plus la parole qui nous appelle. Nous découvrons l’exigence d’un véritable d’un amour qui nous veut libre, autonome et responsable. Puisons dans cet appel, la ressource pour rebondir, pour nous réveiller. Le « combat » de Jésus se continue dans son corps qui est l’Église. Une « passion » pour plus de Vie de Justice et d’Amour se vit en chacun de nous. Jésus est avec les persécutés et les « crucifiés » du monde, il est en agonie. Tous ceux qui sont violentés, bafoués, qui vivent de la détresse et la mort sont présents à Jésus qui est avec eux. Non seulement Jésus veut réveiller la conscience de l’homme, mais il donne la vie à cette terre aride qui ne donne que des chardons. Au milieu de son peuple il suscite une espérance. Un retour sur soi, une conversion est encore possible, Dieu est véritablement à l’œuvre, il manifeste une espérance.

 

Nous demandons la grâce de la lumière pour le monde, que Notre Dame de l’espérance nous aide à donner la vie dans la lumière.

 

 Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Jésus appelle les villes de Galilée à la conversion

 

      « Le Seigneur est bon et miséricordieux », préférant à la mort le repentir des péchés (Jl 2,13). « Il est patient et riche en miséricorde » ; il n'imite pas l'impatience des hommes, mais il attend longuement notre repentir. « Il est prêt à arrêter le mal » ou à s'en repentir. C'est-à-dire que si nous nous repentons de nos péchés, lui-même se repentira de ses menaces et ne nous infligera pas les maux dont il nous avait menacés ; si nous changeons d'avis, lui aussi en changera...

      Cependant le prophète qui vient de dire : « Le Seigneur est bon et miséricordieux, patient et riche en miséricorde, prêt à arrêter le mal ou à s'en repentir » ajoute pour que cette grande clémence ne nous rende pas négligents : « Qui sait ? il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment et nous combler de ses bienfaits » (v. 14). Moi, dit-il, je vous exhorte de mon mieux à la pénitence, et je sais que la clémence de Dieu est inexprimable. Comme l'a dit David : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ta grande miséricorde ; dans l'abondance de tes pardons, efface mes péchés » (Ps 50,3). Mais, parce que nous ne pouvons pas connaître la profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu (Rm 11,33), je m'exprimerai de façon plus nuancée, je formulerai seulement un souhait en disant : « Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne pardonnera pas ? » Ce « qui sait » doit être compris comme désignant une chose difficile.

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église

http://levangileauquotidien.org


 


 


 


 


 

Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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Evangile et Homélie du Lundi 17 Juillet 2017. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi!


Lundi 17 juillet 2017

Nous sommes dans la 15e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Alexis, homme de Dieu († Ve s.)


Lectures de la messe

Première lecture (Ex 1, 8-14.22)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte.
Il n’avait pas connu Joseph.
    Il dit à son peuple :
« Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant
plus nombreux et plus puissant que nous.
    Prenons donc les dispositions voulues
pour l’empêcher de se multiplier.
Car, s’il y avait une guerre,
il se joindrait à nos ennemis,
combattrait contre nous,
et ensuite il sortirait du pays. »
    On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée
pour les accabler de travaux pénibles.
Ils durent bâtir pour Pharaon
les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès.
    Mais, plus on les accablait,
plus ils se multipliaient et proliféraient,
ce qui les fit détester.
    Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage
    et leur rendirent la vie intenable à force de corvées :
préparation de l’argile et des briques
et toutes sortes de travaux à la campagne ;
tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage.
    Pharaon donna cet ordre à tout son peuple :
« Tous les fils qui naîtront aux Hébreux,
jetez-les dans le Nil.
Ne laissez vivre que les filles. »

Psaume (Ps 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8)

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 34 – 11, 1)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
    Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
    on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
    Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire,même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

   Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.


            – Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». L’évangile contient des versets qui dérangent et qui choquent. Nous en rencontrons aujourd’hui. Ne faisons-nous pas mémoire à chaque eucharistie de Jésus disant « je vous donne la paix, je vous laisse ma paix » ? En quoi nous tromperions-nous en croyant qu’il est venu apporter la paix ?

Pour mieux le comprendre, rapprochons ce verset d’un autre, très similaire, qui se trouve au début de l’évangile de Matthieu : « Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes », disait Jésus. Il insistait alors pour dire qu’il n’était pas un révolutionnaire, mais qu’il accomplirait la Loi à l’iota près. Cette affirmation nous est spontanément plus accessible, car la révolution est toujours pénible à gérer. Pourtant, l’évangile va bien engendrer une vraie révolution, qui va changer le monde à jamais ! Une telle tournure est donc le signe d’un verset paradoxal.

Ainsi, quand Jésus dit qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre, c’est avant tout pour affirmer que sa venue va changer beaucoup de choses, qu’elle aura des conséquences visibles et engendrera de profonds changements. Lui est effectivement venu pour apporter la paix, il est réellement l’Agneau de Dieu, le roi d’humilité qui se présente à nous vulnérable. Mais cette paix remet tellement en cause l’ordre du monde que l’homme a établi (nous devrions d’ailleurs l’appeler désordre du monde…), que cette paix suscite une très vive opposition. De cette opposition naissent les divisions que Jésus désigne comme « le glaive » qu’il est venu apporter. Le Messie n’est donc pas venu amener la division, mais comme le don qu’il nous fait oblige à prendre position par rapport à lui, de profondes divisions se créent, des camps se distinguent, dont l’un lui est hostile et complote sa mort.

Si nous étions tentés de limiter ces divisions au domaine social ou religieux, les versets qui suivent nous ramèneraient brutalement à la réalité : « on aura pour ennemis les gens de sa propre maison ». Mais cela paraît à présent plus clair : puisqu’accueillir le don du Messie est entrer dans une vie filiale renouvelée, être fils dans le Fils unique, tous les aspects de notre vie, y compris la façon de vivre les relations familiales, sont soumis à une transformation radicale. Il y a un dépassement des liens familiaux dans l’amour pour le Messie. Dès lors, tout ce qui est égoïste dans nos relations familiales résiste et crée des divisions. Cela vaut autant pour le père envers le fils que pour le fils envers le père. Tout lien d’amour qui n’est pas purement vécu dans le désintérêt et le don total de soi, est mis à rude épreuve. Mais traverser cette épreuve de purification, accueillir la grâce du Christ jusque dans nos relations les plus fondamentales, transforme nos vies et donne de goûter à une paix d’une qualité insoupçonnée.

Ainsi le Christ est-il venu apporter la paix qui est le fruit de la réconciliation. Cette réconciliation est offerte à ceux qui sont divisés comme à ceux qui croient être unis alors qu’ils sont, à un certain degré, enchaînés : tel aime pour le plaisir égoïste d’être nécessaire à l’autre, tel pour l’orgueil de prouver que l’autre ne peut grandir et progresser sans lui, tel aime « par correspondance », je veux dire dans une communion d’idéal romantique qui ne s’engage jamais et ne se confronte pas aux exigences du réel. Plus généralement, tel voyant l’homme nouveau grandir dans l’âme d’un proche tentera de le ramener à soi pour ne pas le perdre, voyant Jésus, souvent dans le savoir, comme un concurrent. Aucune de ces formes d’amour ne procèdent de la vie éternelle. L’amour qui est vie est l’amour qui naît de la rencontre avec Dieu et qui s’épanouit dans la paix que Jésus donne.

Seigneur, vient accomplir en nous ce que tu dis, que nous soyons en toutes circonstances des aides dévoués et efficaces de la sanctification de nos proches et que jamais nous ne laissions perdre le don de la paix que tu nous donnes.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



«Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi»

Aujourd'hui, Jésus nous offre un cocktail explosif de recommandations, c'est comme un buffet à la mode où il y a des petits plats à déguster. Il s'agit de conseils profonds et difficiles à avaler, destinés à ses disciples et qui sont le centre du processus de leur formation et préparation à leur mission (cf. Mt 11,1). Afin de bien les déguster nous devons les contempler un par un.

Jésus commence par leur révéler les bienfaits de l'enseignement. Au-delà des séquelles positives, évidentes dans l'attitude du Seigneur, l'Évangile évoque également les contretemps et effets secondaires de la prédication «on aura pour ennemis les gens de sa propre maison» (Mt 10,36). C'est cela le paradoxe de vivre la foi: le risque de nous confronter, même à nos proches, quand nous ne comprenons pas qui est Jésus, le Seigneur, et nous ne le percevons pas comme le Maître de l'union.

Ensuite, Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau sur l'échelle de l'amour: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi…» (Mt 10,37), «celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi» (Mt 10,37). Ainsi, Il propose de nous laisser accompagner par Lui en tant que présence de Dieu, car «qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,40). La conséquence de vivre accompagné par le Seigneur, quand on l'accueille chez soi, est de jouir de la récompense des prophètes et des justes, car nous avons accueilli chez nous un prophète et un juste.

Le Maître finit ses recommandations en donnant beaucoup de valeur aux petits gestes d'aide et de soutien que nous devons avoir envers ceux qui vivent en Sa compagnie: ses disciples, c'est à dire, nous les chrétiens «et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple» (Mt 10,42). De ce conseil naît une responsabilité: celle du respect d'autrui, nous devons prendre conscience que celui qui vit dans le Seigneur, qui que ce soit, doit être considéré comme si c'était Jésus Lui-même. Saint Jean Chrysostome nous dit: «Si l'amour était parsemé partout, cela donnerait une foule de biens».

Abbé Valentí ALONSO i Roig (Barcelona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Jésus, chaque jour est une invitation à t’aimer plus. Donne-moi ton Esprit pour qu’il me remplisse d’amour pour toi et pour chaque personne.

Demande

Seigneur, donne-moi la force de te choisir par-dessus tout.

Points de réflexion

1. « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre : mais le glaive. (…) Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. »
Les personnes que nous aimons le plus sont notre père et notre mère ; le Christ nous demande un amour encore plus grand que cet amour humain. Choisir le Christ est une option qui entraîne des renoncements. Le disciple doit être prêt à les assumer, même avec ses proches. Jésus n’a pas dit de ne pas les aimer, il demande de l’aimer, lui, plus que tout autre. Il a aimé sa mère comme personne, mais il a préféré en tout la volonté de son Père.

2. « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. »
Donner sa vie au Christ, pour la plus belle des causes, c’est la doter de sens et de valeur. En se donnant au Christ, on découvre une vie nouvelle, plus belle, plus intense. On est prêt à accepter que le Christ prenne le contrôle de notre vie, la première place dans notre cœur, jusqu’à ce qu’on puisse dire avec saint Paul, « ce n’est plus moi qui vit, c’est Jésus qui vit en moi ». La vie que l’on retrouve est la vraie vie, où nous ne vivons plus pour ce qui est éphémère, mais pour ce qui est éternel et qui peut combler notre soif de bonheur et d’absolu.

3. « Qui vous accueille m’accueille (…). Et celui qui donnera à boire même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits ne perdra pas sa récompense. »
Ce don total à Jésus se réalise dans les petits gestes du quotidien ; l’amour avec lequel nous accueillons chaque personne, « un simple verre d’eau fraîche » ! Après les grandes sentences au début de ce passage, Jésus nous montre que suivre son exemple est possible pour tous. Il suffit de mettre le cœur dans tout ce que nous accomplissons. C’est ainsi que nous l’aimons plus que tout par nos actes, car tout ce que nous faisons pour les autres, Jésus le voit et en est touché. Il ne nous demande pas un amour idéaliste mais plutôt un amour concret, qui s’exprime dans nos gestes.

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu me demandes de t’aimer avec tout mon cœur, donne-moi de t’aimer dans les personnes que tu mets sur mon chemin.

Résolution

Chercher l’occasion de donner « un simple verre d’eau fraîche » avec amour.

Gaëtane Auger, consacrée de Regnum Christi

http://www.regnumchristi.fr



Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Jésus prépare ses disciples à leur mission. Il nous offre une suite de recommandations, de conseils profonds, difficiles à entendre. Ils sont destinés à notre formation. Jésus révèle les difficultés de notre mission : « On aura pour ennemis les gens de sa propre maison. » Il nous est bon d’être éclairés et de refaire nos forces à la lumière de la Parole. Nous sommes faits pour Dieu et notre cœur ne trouve le repos qu’en Dieu. La création nous prédispose à ce mystère d’amour. Tout ce qui nous est donné sur la terre est un chemin qui nous fait entrevoir de quel amour nous sommes aimés. Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau de l’amour : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi. » Il nous accompagne par sa Présence et par la Parole de Dieu.

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Vivre accompagné par Jésus, c’est jouir de sa présence et de son Amour. Il nous faut le courage d’aller au fond de ce qui nous constitue pour demeurer en Dieu. Nous sommes les enfants de notre Père des cieux, des sœurs et frères qui s’aiment. Tous les amours qui sont en nous et que Dieu nous donne, Dieu va les épanouir à l’infini. Nous avons l’expérience de nous approprier les dons de Dieu d’une manière cachée. C’est pourquoi Jésus dit : « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre. Non je suis venu apporter non la paix, mais le glaive. Je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère » Les psychologues ont parlé des mères ou des pères captateurs qui ne laissent pas de liberté à leurs enfants. C’est subtil, et si ce n’est pas « travaillé, » il y aura des difficultés pour que la vie divine s’épanouisse. L’épreuve serait de nous arrêter au don de Dieu plus qu’à Dieu lui-même. Posséder la terre en vue de dominer Dieu et ses frères est une orientation de violence.

Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays. Les conseils de Jésus nous donne la responsabilité et le respect d’autrui. Nous prenons conscience que celui qui vit en Dieu doit être considéré comme Jésus, l’enfant de Dieu. Jésus, d’une manière délicate, est venu séparer, remettre de la liberté et de l’espace là où il en manquait. La terre est une préparation aux noces qui célèbrent le mystère du plus grand amour de Jésus pour le monde. Il nous faut suivre le chemin de libération que Jésus est venu nous offrir. Nous sommes crées pour un amour au-delà de l’amour. Dans l’Eucharistie nous apportons le pain et le vin, c’est l’offrande des liens que Dieu a établis entre nous et que nous remettons dans le Lien unique de Jésus et de son Père. Dans le Cœur de Jésus et de Marie, le centuple nous est alors donné. Ces liens d’amour, ces relations ou Dieu lui-même demeure et se donne obtiennent le centuple, une surabondance de vie et un amour infini déjà sur cette terre.

Nous demandons la grâce de vivre de l’amour infini de Dieu pour faire de notre vie une vie d’amour.

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org



« Celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche...ne perdra pas sa récompense »

      « J'étais un étranger, dit le Christ, et vous m'avez accueilli » (Mt 25,35). Et encore : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). Puisqu'il s'agit d'un croyant et d'un frère, même s'il s'agit du plus petit, c'est le Christ qui entre avec lui. Ouvre ta maison, reçois-le. « Qui reçoit un prophète en sa qualité de prophète, recevra une récompense de prophète »... Voici les sentiments qu'on doit avoir en recevant les étrangers : l'empressement, la joie, la générosité. L'étranger est toujours timide et honteux. Si son hôte ne le reçoit pas avec joie, il se retire en se sentant méprisé, car il est pire d'être reçu de la sorte que de ne pas être reçu du tout.

      Aie donc une maison où le Christ trouve sa demeure. Dis : « Voici la chambre du Christ. Voici la demeure qui lui est réservée ». Même si elle est très simple, il ne la dédaignera pas. Le Christ est nu, étranger ; il ne lui faut qu'un toit. Donne-lui au moins cela ; ne sois pas cruel et inhumain. Toi qui montres tant d'ardeur pour les biens matériels, ne reste pas froid pour les richesses de l'esprit... Tu as un local pour ta voiture, et tu n'en aurais aucun pour le Christ vagabond ? Abraham recevait les étrangers là où il demeurait (Gn 18). Sa femme les traitait comme si elle était la servante, et eux, les maîtres. Ni l'un ni l'autre ne savaient qu'ils recevaient le Christ, qu'ils accueillaient des anges. S'ils l'avaient su, ils se seraient dépouillés de tout. Nous qui savons reconnaître le Christ, montrons encore plus d'empressement qu'eux qui croyaient ne recevoir que des hommes.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople

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Evangile et Homélie du vend 30 Juin 2017.

Lectures de la messe

Première lecture

« Tous vos enfants mâles seront circoncis en signe de l’alliance. Sara va t’enfanter un fils » (Gn 17, 1.9-10.15-22)

Lecture du livre de la Genèse

Lorsque Abraham eut atteint 99 ans,
le Seigneur lui apparut et lui dit :
« Je suis le Dieu-Puissant ;
marche en ma présence et sois parfait.
Dieu dit à Abraham :
« Toi, tu observeras mon alliance,
toi et ta descendance après toi,
de génération en génération.
Et voici l’alliance qui sera observée entre moi et vous,
c’est-à-dire toi et ta descendance après toi :
tous vos enfants mâles seront circoncis. »
Dieu dit encore à Abraham :
« Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ;
désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse).
Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ;
oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations,
d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples. »
Abraham tomba face contre terre.
Il se mit à rire car il se disait :
« Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils,
et Sara va-t-elle enfanter à 90 ans ? »
Et il dit à Dieu :
« Accorde- moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard ! »
Mais Dieu reprit :
« Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils,
tu lui donneras le nom d’Isaac.
J’établirai mon alliance avec lui,
comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui.
Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu :
je le bénis, je le ferai fructifier
et se multiplier à l’infini ;
il engendrera douze princes,
et je ferai de lui une grande nation.
Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai,
avec l’enfant que Sara va te donner
l’an prochain à pareille époque. »
Lorsque Dieu eut fini de parler avec Abraham,
il s’éleva loin de lui.


– Parole du Seigneur.

Psaume

(127 (128), 1-2, 3, 4-5)

R/ Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
(127, 4)

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

 

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

 

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Évangile

« Si tu le veux, tu peux me purifier » (Mt 8, 1-4)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Lorsque Jésus descendit de la montagne,
des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha,
se prosterna devant lui et dit :
« Seigneur, si tu le veux,
tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre.
Et donne l’offrande que Moïse a prescrite :
ce sera pour les gens un témoignage. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


 

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Évangile et Homélie du Je 29 Juin 2017. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église

 


Jeudi 29 juin 2017

Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité

Saint(s) du jour : Sts Pierre et Paul, apôtres et martyrs


Messe du jour

Première lecture (Ac 12, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

À cette époque,
le roi Hérode Agrippa
se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean,
en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs,
il décida aussi d’arrêter Pierre.
C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner,
et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ;
il voulait le faire comparaître devant le peuple
après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison,
l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître.
Or, Pierre dormait, cette nuit-là,
entre deux soldats ;
il était attaché avec deux chaînes
et des gardes étaient en faction
devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur,
et une lumière brilla dans la cellule.
Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit :
« Lève-toi vite. »
Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit :
« Mets ta ceinture et chausse tes sandales. »
Ce que fit Pierre.
L’ange ajouta : « Enveloppe-toi
de ton manteau et suis-moi.»
Pierre sortit derrière lui,
mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange
était bien réel ;
il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde,
puis devant un second,
ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville.
Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux.
Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue,
et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit :
« Vraiment, je me rends compte maintenant
que le Seigneur a envoyé son ange,
et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode
et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »


– Parole du Seigneur.

Psaume Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7, 8-9)

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe alentour,
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Deuxième lecture (2 Tm 4, 6-8.17-18)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
je suis déjà offert en sacrifice,
le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.

Tous m’ont abandonné.
Le Seigneur, lui, m’a assisté.
Il m’a rempli de force
pour que, par moi,
la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout
et que toutes les nations l’entendent.
J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore
à tout ce qu’on fait pour me nuire.
Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.
À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.


– Parole du Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 16, 13-19)

En ce temps-là,
Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
« Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »


– Acclamons la Parole de Dieu.


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


Homélie ou Méditation du jour

C’est une des plus belles grâces du christianisme
que de pouvoir s’appuyer sur des pierres de fondation qui y sont solidement posées depuis plus de vingt siècles. Ainsi en est-il de ces deux colonnes que sont les apôtres Pierre et Paul
que la liturgie nous invite à fêter ensemble aujourd’hui.Il y aurait tant à dire pour restituer la personnalité, le parcours, la pensée, la sainteté de ces deux apôtres du Christ
à qui, dans l’Église, nous devons tant !
Mais puisque l’essentiel du christianisme se résume dans la seule loi d’amour, laissons-nous éclairer et édifier
par les exemples et les enseignements que Pierre et Paul, chacun à leur manière,
nous donnent en ce sens-là.

L’amour de Paul d’abord. Jamais quelqu’un d’aussi actif n’a été autant contemplatif
au point de clamer partout la certitude que si, sans la charité,
tout le reste n’est rien, rien qu’airain qui sonne, l’amour, lui, est tout.
Et que rien ni personne, ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l’avenir ne pourra le séparer de l’amour de Dieu
manifesté en Jésus-Christ. Le feu de cet amour de Dieu, Paul n’aura de cesse de le répandre
partout où il ira, partout où il brûle d’aller,
partout où l’Esprit le pousse à aller ; disant, ici, aux Romains, que la charité est la Loi en sa plénitude (Rm 13,10) ;
là, aux Corinthiens, que l’amour ne passera jamais ;
ailleurs, aux Éphésiens, aux Galates, aux Philippiens, aux Colossiens, combien il importe d’avoir une seule âme dans un seul esprit (Ph 2,2), de suivre la voie de l’amour à l’exemple du Christ (Ep 5,2),
en se supportant mutuellement
et en se pardonnant les uns les autres (Col 3,13) ;
car, en finale, seule compte la foi opérant par la charité (Ga 5,6).

Quand on parcourt la vie de l’apôtre, telle qu’on la connaît,
et les écrits de Paul, tels qu’ils nous sont transmis,
en regardant comment il a vécu d’amour pour Dieu,
comment il a exhorté les hommes à vivre dans l’exigence de la vraie charité, on est émerveillé. Dans ce cœur d’évangélisateur, quels trésors de tendresse et quel poids d’affection !
En vérité, si on juge Paul au critère de la charité, on comprend pourquoi l’Église le regarde
comme un de ses plus grands saints !
Le parfait disciple du Christ
dont la vie ne fut qu’une passion d’amour. La même lumière nous apparaît
si l’on contemple la personne et la vie de Simon Pierre. Dès le premier regard de Jésus sur lui, le lien est établi.
Dès la première rencontre, il se lève pour marcher à sa suite. Dès le départ, il a tout quitté pour le suivre, comme seuls savent le faire
ceux qui sont mus par l’élan de l’amour.
À qui d’autre irait-il, quand Jésus,
le Christ, le Fils du Dieu vivant
a les paroles de la vie éternelle (Jn 6,68 ; Mt 16,16) ?

Pierre en qui la tradition se plaît à reconnaître
— tout cela est démontré dans l’Évangile —
celui qui a le plus aimé le Christ,
ne pourra plus s’arrêter de parler
de Celui qui est le Prince de la vie .
Nous ne pouvons pas ne pas parler,
sera-t-il le premier à proclamer.
Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié (Ac 2,36). Et il y a une telle flamme d’amour dans ces paroles que d’entendre cela, nous dit le Livre des Actes, tous ont alors le cœur transpercé et disent à Pierre :
Que nous faut-il faire ? (2,37).
Quand l’amour pour Dieu est vrai, il est toujours contagieux !

Et Pierre, inlassablement, tout au long de sa vie,
qu’il passe à aimer ses frères de race d’abord, puis jusqu’aux étrangers, jusqu’aux païens, jusqu’aux Romains,
redit alors à tous l’exigence qu’il y a à aimer encore et toujours :
En obéissant à la vérité, vous avez sanctifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères (1 P 1,22).
Comme Paul, comme Jacques, comme Jean, il répète incessamment
ce qui lui apparaît de plus en plus
comme la première, la seule, la plus belle des vérités :
Soyez sages et sobres en vue de la prière ;
mais avant tout, conservez entre vous une grande charité,
car la charité couvre une multitude de péchés (1 P 4,8).
Ainsi, dit-il, devient-on
participant de la Divinité (2 P 1,4).

Et il termine sa dernière lettre en mentionnant celui que nous fêtons aujourd’hui avec lui, dans un grand élan de simplicité et d’amitié : Tenez l’amour patient de notre Seigneur pour salutaire comme notre cher frère Paul nous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. Il le fait d’ailleurs dans toutes ses lettres où il parle de ces mêmes questions (2 P 3,15-16). Pierre et Paul savent bien, en effet, que là est la grande question. Et que dans nos vies aussi, il faut aimer. Et même qu’il suffirait d’aimer !

Que la prière des saints Apôtres Pierre et Paul vienne à notre aide, Seigneur : c'est par eux que ton Église a reçu les premiers bienfaits de ta grâce; qu'ils nous obtiennent maintenant les secours nécessaires à notre salut.

Père Philippe

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«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque de Tarragone et Primat de Catalogne
(Tarragona, Espagne)

http://evangeli.net/evangile



Prière d'introduction

Seigneur, aujourd’hui je me transporte avec toi à Césarée de Philippe, tout au nord de la Galilée, avec tes disciples. Je veux entendre résonner à mes oreilles la question que tu leur posais ce jour-là : « Pour vous, qui suis-je ? »

Demande

Donne-moi, Seigneur, de te connaître en vérité.

Points de réflexion

1. Pour entrer dans cette méditation, déplaçons-nous intérieurement vers la région de Césarée de Philippe. Les disciples ont suivi Jésus jusque tout au nord de la Galilée. Ils sont pratiquement aux pieds du Mont Hermon, dont les psaumes chantent la hauteur et la beauté. C’est là que le Jourdain prend sa source. L’eau y est claire et vivifiante, contrairement au Jourdain qui, plus il descend vers la Mer Morte, plus il rétrécit et devient vaseux. Aujourd’hui encore, à l’endroit où la source émerge, de hautes falaises rocheuses s’élèvent. On y voit encore les traces d’un sanctuaire païen dédié au culte du dieu Pan. C’est ici, sur un lieu où ce faux dieu est adoré, lieu emblématique, que Jésus emmène ses disciples pour interroger leur foi au Dieu véritable : « Qui suis-je, d’après ce que disent les hommes ? » Se faisant leurs porte-paroles, les disciples répondent que certains le prennent pour Jean Baptiste, d’autres pour Élie ou Jérémie. Bref ils le prennent pour un prophète. Pas des moindres, mais un prophète quand même !

2. Jean Baptiste était le prophète du baptême de la conversion. Élie était le prophète défenseur du monothéisme (Cf. 1R 18, 20ss) et le premier prophète qui avait ressuscité un mort (Cf. 1 R 17, 17ss). Jérémie était le prophète annonciateur d’une alliance nouvelle (Cf. Jr 31, 31). Bien sûr, Jésus accomplit toutes ces figures prophétiques. Mais il reste encore quelque chose de plus à dire sur lui. Jésus les dépasse. C’est Pierre, qui inspiré par le Père du ciel, comprend comment Jésus se démarque des anciens prophètes : « Tu es le messie, le fils du Dieu vivant », s’écrie-t-il ! Il est le messie, c’est-à-dire que c’est lui qui arrive dans la continuité des prophètes déjà mentionnés. Il est celui qu’annoncent tous les textes de la Bible juive. De plus, il est, par opposition au lieu dans lequel ils se trouvent, le fils du Dieu vivant ! Le dieu Pan était une idole façonnée de mains d’hommes. Jésus, lui, est le fils du Dieu vivant. Il n’est pas le serviteur, l’esclave ou l’ami du Dieu vivant, mais son fils ! Cette relation filiale dit d’une certaine manière la divinité de Jésus. C’est en cela que Jésus se démarque complètement des autres prophètes.

3. Après la profession de foi de Pierre, Jésus fait la sienne, sa profession de foi peut-on dire, en Pierre lui-même : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle ». Aux pieds de ces falaises imposantes, Jésus fait de Pierre la pierre sur laquelle reposera l’Église. Même le paysage parle ! Les puissances de mort qui étaient adorées en ce lieu seront vaincues et n’engloutiront jamais la jeune Église à peine naissante que Jésus fait reposer sur Pierre. Il s’agit d’une promesse étonnante, car fragile… Comment la personne de Pierre pourrait-elle soutenir une construction plus solide que la mort ? De fait, à peine quelques versets plus tard (Cf. Mt 16, 23), Jésus réprimandera durement ce même Pierre pour ses pensées qui ne sont pas conformes à celles de Dieu… Pourtant, Jésus ne craint pas de choisir notre humanité faible et défaillante pour faire son œuvre. Il choisit ce qu’il y a de faible dans le monde pour confondre ce qu’il y a de fort… dira plus tard saint Paul (cf. 1 Co 1, 27). C’est cela le mystère de l’Église qui subsiste aujourd’hui encore, deux mille ans après la promesse de Jésus. C’est cela que nous fêtons aujourd’hui en la fête de saint Pierre et saint Paul, les deux colonnes de l’Église.

Dialogue avec le Christ

Saint Pierre, intercède pour moi pour que ma foi au fils du Dieu vivant soit sincère et solide comme la tienne !

Résolution

Prier un Je vous salue Marie pour le pape François, 266e successeur de Pierre.

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi

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"Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »"

 

Nous fêtons Pierre et Paul qui sont les deux colonnes de l’Eglise que la liturgie ne sépare pas. Ce sont deux figures complémentaires de l’Eglise dont le témoignage nous éclaire, deux juifs attachés à la religion de leurs pères. L’un est paysan, l’autre citadin, tous deux ont été saisis par le Christ. Simon, fort de sa foi populaire qui lui valut le nom de Pierre. Saul avait suivi une formation plus poussée auprès de maîtres réputés, est en route vers Damas. Il rencontre Jésus qui se révèle à lui comme vivant dans la gloire du Dieu unique. Il est dans le cœur des hommes qui croient en Lui et que Paul persécute. Pierre et Paul ont laissé un témoignage de vie, un modèle de parcours spirituel, pour chacun de nous. Plus que jamais, nous nous inspirons de leur vie si nous voulons, à notre tour, témoigner en vérité de notre foi et porter autour de nous la Bonne Nouvelle. La marche de l’Église vers la vérité et la lumière se poursuit imperturbablement, mais en grande fragilité, sur la mer orageuse du monde. Jésus a dit : « Je te bénis, Père, tu as caché cela aux sages et aux savants, mais tu l’as révélé aux tout-petits. » Nous sommes, ces tout-petits, ces pauvres affrontés à un monde difficile. Avec Jésus, l’espérance et la confiance nous sont données pour avancer dans la grâce.

« Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »" Simon ne revendiquera pas pour lui le monopole d’être devenu Pierre aux Eglises qui connaissent les mêmes tribulations que lui au moment de la passion de Jésus : « Vous aussi, pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’une communauté animée de l’Esprit, dira-t-il. » La communauté chrétienne est construite sur le Christ qui est le Rocher de Dieu. Pierre s’est exprimé : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Ce qu’il dit est la véritable identité de Jésus dans sa relation de Fils avec son Père, c’est la foi de l’Eglise après la résurrection. Cette foi a soutenu les Apôtres jusqu’au martyr. A leur suite, nous accordons notre confiance aux Paroles de Jésus dans l’Evangile, et aux enseignements de l’Eglise. Nous demandons la grâce de l’humilité pour nous remettre entièrement entre les mains de Dieu.

"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » La profession de foi de Pierre sera une référence pour les disciples, un point de repère pour tous les temps. Pierre sera la référence pour les croyants, grâce à lui, les croyants pouront affirmer leur foi. Jésus répond à Simon par une béatitude : « Heureux es-tu Simon, » il révèle à Pierre la portée de ce qu’il vient de confesser, il a accueilli en lui la foi que lui donne le Père. C’est en vertu de cet accueil que Pierre est constitué par Jésus comme le roc de son Eglise. Jésus veut que nous ayons conscience que la foi vient d’ailleurs : C’est une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Jésus confie à Pierre le Mystère de son Église, elle sera à la fois crucifiée avec lui et en même temps elle est ressuscitée avec lui. Pierre et Paul ont laissé s’exprimer la chaleur de l’Amour, de la Charité qui irradiait leur cœur. Ils ont laissé parler l’Amour, c’est-à-dire l’Esprit-Saint, et ils l’ont fait non seulement en paroles, mais en actes. Pierre et Paul se sont ainsi retrouvés embrasés par le même Amour divin. Et c’est cet Amour qui les a poussé à se donner entièrement au Christ et à son épouse l’Eglise.

Nous demandons à Dieu la grâce de la douceur et de l’humilité, de Jésus ressuscité.

Père Gilbert Adam

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Évangile et Homélie du Me 28 Juin 2017. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

 


Mercredi 28 juin 2017

Nous sommes dans 12e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Irénée de Lyon, évêque et martyr († 202-203)


Lectures de la messe

Première lecture

Lecture du livre de la Genèse

    En ces jours-là,
    la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :
« Ne crains pas, Abram !
Je suis un bouclier pour toi.
Ta récompense sera très grande. »
    Abram répondit :
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?
Je m’en vais sans enfant,
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »
    Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance,
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
    Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,
mais quelqu’un de ton sang. »
    Puis il le fit sortir et lui dit :
« Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux… »
Et il déclara :
« Telle sera ta descendance ! »
    Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste.


    Puis il dit :
« Je suis le Seigneur,
qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée
pour te donner ce pays en héritage. »
    Abram répondit :
« Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir
que je l’ai en héritage ? »
    Le Seigneur lui dit :
« Prends-moi une génisse de trois ans,
une chèvre de trois ans,
un bélier de trois ans,
une tourterelle et une jeune colombe. »
    Abram prit tous ces animaux,
les partagea en deux,
et plaça chaque moitié en face de l’autre ;
mais il ne partagea pas les oiseaux.
    Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,
Abram les chassa.
    Au coucher du soleil,
un sommeil mystérieux tomba sur Abram,
une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.
    Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.
Alors un brasier fumant et une torche enflammée
passèrent entre les morceaux d’animaux.
    Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram
en ces termes :
« À ta descendance
je donne le pays que voici,
depuis le Torrent d'Égypte
jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »

Psaume (Ps 104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 7, 15-20)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Méfiez-vous des faux prophètes
qui viennent à vous déguisés en brebis,
alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
    C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Va-t-on cueillir du raisin sur des épines,
ou des figues sur des chardons ?


    C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits,
et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
    Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais,
ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
    Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits
est coupé et jeté au feu.
    Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus emploie la métaphore des fruits pour désigner les actions humaines. De même que la santé d’un arbre se révèle dans la qualité de ses fruits, de même la « santé » d’une personne humaine transparaît dans les actes qu’elle pose. La qualité de ses actes témoignera donc de la qualité de son écoute de la Parole de Dieu et de la sanctification de son être par cette même Parole. Jésus nous renvoie ici à l’unité indissociable qui existe en chacun entre son être et son agir, le second découlant du premier. Ce que je suis à l’intérieur (dans mon être) ne peut être désolidarisé de ce que je suis à l’extérieur (dans mon agir).

 

Nous voyons apparaître toute l’exigence de la vie évangélique. Dans le Christ, la Parole vivante faite chair, il n’y a aucune distance entre la parole et l’action. Jésus fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Il doit aussi en être ainsi pour celui qui se déclare son disciple. Finalement, n’est-ce pas là ce à quoi tous nous aspirons : Vivre cette unité vivante entre notre être, nos paroles et nos actes ? N’est-ce pas là aussi le lieu de notre combat, le lieu où le diviseur cherche à produire une faille en nous divisant et en jetant l’incohérence entre ce que nous sommes, ce que nous disons et ce que nous faisons ?

 

Seigneur, tu vois combien nous peinons sur ce chemin. Fais-nous la grâce de trouver le chemin de l’unité entre notre intériorité et notre extériorité. Nous croyons qu’à travers l’écoute de ta Parole, tu nous unifies en toi pour nous permettre de porter des fruits authentiques de conversion.

 

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 

«C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez»

 

Aujourd'hui, s'ouvre devant nous un nouveau contraste évangélique, entre les arbres mauvais et les bons. Les affirmations de Jésus à ce sujet sont d'une telle simplicité qu'on dirait qu'elles sont simplistes. Mais il est juste de dire qu'elles ne le sont pas du tout! Elles ne le sont pas du tout, comme notre vie de tous les jours ne l'est pas du tout non plus.

Nous apprenons qu'il y a des bons qui dégénèrent et finissent par donner de mauvais fruits et par contre il y a des mauvais qui changent et donnent de bons fruits. En définitive, que signifie «tout arbre bon donne de beaux fruits» (Mt 7,17)? Est-ce que cela signifie que le bon est bon car il ne cesse jamais de faire le bien? Qu'il fait le bien et ne se fatigue pas. Qu'il fait le bien et ne cède pas à la tentation de faire le mal. Qu'il fait le bien et persévère jusqu'au point de devenir un héros. Qu'il fait le bien et que si jamais par fatigue il cesse d'agir ainsi, ou tombe dans la tentation de faire le mal, ou encore prend peur face à cette exigence avec laquelle on ne peut pas transiger, il le reconnaît sincèrement, le confesse immédiatement, se repent de tout son cœur et… il recommence.

Ah! Et il le fait aussi, car entre autres choses, il sait que s'il ne donne pas de bons fruits il sera coupé et jeté au feu (la sainte crainte de Dieu garde la vigne des bons vignobles) et parce que connaissant la bonté d'autrui à travers de leurs bonnes œuvres, il sait, non seulement par sa propre expérience, mais aussi par expérience sociale, qu'il est bon et ne peut être reconnu comme tel que grâce à ses actes et non à ses paroles.

Car il ne suffit pas de dire «Seigneur, Seigneur!». Comme nous le rappelle Saint Jacques, la foi devient crédible uniquement par le biais de ses actions: «Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi» (Jc 2,18).

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret ( Espagne)

 

http://evangeli.net/evangile


 


 

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

 

Prière d'introduction

 

Viens, Esprit de sainteté, viens habiter dans mon cœur. Je te donne ce temps de prière ce matin afin que tu puisses sanctifier tout mon être et toutes mes actions. Fais grandir en moi les vertus de la foi, de l’espérance et de la charité. Amen.

 

Demande

 

Que tout ce que je fasse pendant la journée soit pour la plus grande gloire de Dieu.

 

Points de réflexion

 

1. « Méfiez-vous des faux prophètes ».
Le Seigneur dans cet Évangile nous invite à nous méfier des faux prophètes. De tout temps il y a eu des personnes pour nous détourner du droit chemin et le Seigneur en est bien conscient ; c’est pourquoi il nous met en garde. En effet, de nos jours, le monde nous propose de nombreuses alternatives qui s’avèrent être comme de faux prophètes. Elles essaient de nous séduire mais Jésus, dans ce même Évangile quelques lignes avant, nous le déclare : « Celui qui veut entrer dans le royaume doit le faire par la porte étroite ». Le chemin pour suivre le Christ est en effet difficile mais c’est le seul qui puisse nous donner le bonheur.

 

2. « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ».
Un bon arbre donne de bons fruits et un mauvais arbre en donne de mauvais. Jésus laisse donc ce conseil non seulement à ses disciples mais à nous aussi pour pouvoir discerner correctement dans notre vie. Il veut que nous le mettions en pratique dans notre vie. Il invite ainsi chacun d’entre nous à faire son propre examen de conscience. Quel arbre suis-je ? Quels sont mes fruits ? Toutefois, pour être sûr de produire de bons fruits il ne faut pas seulement se fier à ses propres forces. Jésus lui-même a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ». Oui il nous faut travailler et chercher sans cesse à faire la volonté de Dieu mais il faut surtout mettre notre confiance dans le Seigneur, c’est lui qui donnera les fruits en son temps. Saint François de Sales précise : « Les petites actions faites avec une grande charité sont de tout autre prix que de plus grandes faites avec une moindre ». C’est seulement si nous agissons avec un véritable amour qui vient de Dieu que nous porterons du fruit.

 

Dialogue avec le Christ

 

Seigneur, tu nous as dit de faire attention aux faux prophètes et que l’on reconnaît aussi un arbre à ses fruits. Tu veux que moi aussi je produise de bons fruits mais sans toi et sans ta grâce je suis incapable de rien faire. Viens dans ma vie, accompagne-moi et fais que tout ce que j’accomplisse soit réalisé avec toi et pour toi.

 

Résolution

 

Être charitable avec les personnes que je vais rencontrer aujourd’hui.

 

Frère Jean-Baptiste Ribes, LC

 

http://www.regnumchristi.fr


 


 

Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org


 


 

Porter de beaux fruits

 

      Dans une vigne, on retourne la terre autour des pieds de vigne et on sarcle les mauvaises herbes. L'homme aussi doit se sarcler, profondément attentif à ce qu'il pourrait y avoir encore à arracher dans le fond de son être, pour que le Soleil divin puisse s'en approcher plus immédiatement et y briller. Si tu laisses la force d'en haut faire son œuvre..., le soleil devient éclatant, il darde ses rayons brûlants sur les fruits et les rend de plus en plus transparents. La douceur s'y fixe toujours davantage, les peaux qui les enveloppent deviennent très minces. Ainsi en va-t-il dans le domaine spirituel. Les obstacles intermédiaires deviennent finalement si ténus qu'on reçoit sans cesse les touches divines de tout près. Aussi souvent et aussitôt qu'on se tourne vers lui, on trouve toujours à l'intérieur le divin Soleil brillant avec beaucoup plus d'éclat que tous les soleils qui ont jamais brillé au firmament. Et ainsi tout dans l'homme est déifié à tel point qu'il ne ressent, ne goûte et ne connaît rien aussi vraiment que Dieu, d'une connaissance foncière, et cette connaissance surpasse de beaucoup le mode de connaissance de notre raison.

      Enfin on arrache les feuilles des sarments pour que le soleil puisse se répandre sur les fruits sans rencontrer aucun obstacle. Il en est de même chez ces hommes : tout intermédiaire tombe et ils reçoivent tout d'une façon immédiate. Voici que tombent prières, représentations des saints, pratiques de dévotion, exercices. Mais que l'homme se garde pourtant de rejeter ces pratiques avant qu'elles ne tombent d'elles-mêmes. À ce degré alors, le fruit devient si indiciblement doux qu'aucun raisonnement ne peut le comprendre... On ne fait plus qu'un avec la douceur divine, si bien que notre être est tout pénétré de l'Être divin et qu'il s'y perd comme une goutte d'eau dans un grand fût de vin... Ici les bonnes intentions, l'humilité, ne sont plus qu'une simplicité, un mystère si essentiellement paisible qu'on en peut à peine prendre conscience.

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg

http://levangileauquotidien.org

 


 


 


 


 


Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org

2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

http://www.regnumchristi.fr

4. Père Gilbert Adam

http://www.pere-gilbert-adam.org

5. Pape P.

http://levangileauquotidien.org


  

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Évangile et Homélie du Me 21 Juin 2017. Quand tu fais l’aumône,... quand tu pries,... quand tu jeûnes...

 


 

Mercredi 21 juin 2017

Nous sommes dans la 11e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : St Luigi (Louis) Gonzaga, jésuite (1568-1591), St José Isabel Flores Varela, prêtre et martyr (1866-1927)


 

Lectures de la messe

Première lecture

« Dieu aime celui qui donne joyeusement » (2 Co 9, 6-11)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
rappelez-vous le proverbe :
À semer trop peu, on récolte trop peu ;
à semer largement, on récolte largement.
Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur,
sans regret et sans contrainte,
car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant
pour vous donner toute grâce en abondance,
afin que vous ayez, en toute chose et toujours,
tout ce qu’il vous faut,
et même que vous ayez en abondance
de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste :
Il distribue, il donne aux pauvres ;
sa justice demeure à jamais.

Dieu, qui fournit la semence au semeur
et le pain pour la nourriture,
vous fournira la graine ;
il la multipliera,
il donnera la croissance
à ce que vous accomplirez dans la justice.
Il vous rendra riches
en générosité de toute sorte,
ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu.


– Parole du Seigneur.

Psaume

(111 (112), 1-2, 3-4, 5a.9)

R/ Heureux qui craint le Seigneur.
ou : Alléluia !
(111, 1a)

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison :
à jamais se maintiendra sa justice.
Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.

L’homme de bien a pitié, il partage,
à pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 1-6.16-18)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes,
évitez de l’accomplir devant les hommes
pour vous faire remarquer.
Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous
auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône,
ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.


Et quand vous priez,
ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout
dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes quand ils prient.
Amen, je vous le déclare : ceux- là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire- toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.


Et quand vous jeûnez,
ne prenez pas un air abattu,
comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite
pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;
ton Père qui voit au plus secret
te le rendra. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

 


Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.


 

Homélie ou Méditation du jour

 

La définition même de la prière c’est d’entrer dans une relation d’intimité avec Dieu où tour à tour l’un écoute et l’autre parle. Prier c’est demeurer établi dans une communion de pensée, de volonté et de cœur avec notre Dieu. Nous voyons combien nous sommes ici loin d’une prière cultuelle qui ne résiderait que dans des actes extérieurs à nous-mêmes. « Notre louange n’ajoute rien à ce que tu es mais elle nous rapproche de toi ». Cette phrase de saint Augustin nous donne bien l’essence même de la prière. Prier c’est avant tout s’avancer toujours plus vers Dieu pour nous laisser pénétrer toujours plus profondément par sa vie divine. Mais cela présuppose que nous nous soyons désencombrés de tout ce qui en nous pourrait faire obstacle à sa venue. C’est ici qu’intervient dans le combat de la conversion cette autre arme qu’est le jeûne. 

En effet, Jeûner c'est faire de la place en nous pour permettre à Dieu de nous rejoindre. Jeûner c'est aussi reconnaître que Dieu est notre unique nécessaire et que tout nous vient de lui. Jeûner c'est enfin reprendre conscience que la seule chose qui ne vient que de nous et que nous pouvons présenter à Dieu pour qu’il nous en libère : c'est la pauvreté de notre péché. Le jeûne nous libère bien du trop plein de nous-mêmes et nous permet, par la prière, de rejoindre dans l'intimité celui qui toujours nous précède pour se donner à nous. Dans la reconnaissance du don gratuit de cet amour peut alors résonner l'appel à nous donner à notre tour gratuitement aux autres. " Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement " (Mt 10,8).

Nous touchons alors le sens de l'aumône qui est de donner, de se donner à l'autre, dans la conviction que rien ne nous appartient, qu’à chaque instant nous recevons tout gratuitement de Dieu, à commencer par le don merveilleux de la vie.  « Ton Père te le rendra » : Jésus ne précise pas ce que rend le Père, peut être parce qu’il n’a qu’une chose à donner en partage : sa propre vie. Autrement dit, en Jésus, Dieu me gratifiera du don de lui-même, dans la mesure de la perte à laquelle j’aurai consenti gratuitement.

Seigneur, notre pèlerinage sur cette terre est un chemin vers la vie qui souvent ressemble à une traversée du désert. Mais, parce que tu nous y précèdes et parce que tu y as vaincu pour nous l’ennemi qui nous tenait captifs, nous n’avons pas peur de nous y engager. Le combat que nous avons à y mener est celui de la disponibilité pour accueillir les fruits de ta victoire. Mais là aussi ton action divine nous précède dans la personne de l'Esprit-Saint. Voilà pourquoi, nous ne voulons pas laisser sans effet la grâce reçue de toi. Car c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut où tu nous exauces et viens à notre secours.

Père Philippe

http://www.meinau-catholiques.org



 «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer»

Aujourd'hui, Jésus nous invite à agir pour la gloire de Dieu, à avoir comme objectif de plaire à notre Père céleste car c'est pour cela même que nous avons été créés. Ainsi l'affirme le Catéchisme de l'Église: «Dieu a tout créé pour l'homme, mais l'homme fut créé pour servir et aimer Dieu et pour lui offrir toute la création». Voilà le sens et honneur de notre vie: faire plaisir au Père céleste, plaire à Dieu. C'est ce témoignage que le Christ nous a laissé. Pourvu que le Père céleste puisse donner sur nous le même témoignage qu'il a donné sur son Fils au moment du baptême: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour» (Mt 3,17).

Le manque de droiture d'intention serait spécialement grave et ridicule s'il venait à être présent dans nos actions telles que la prière, le jeûne et l'aumône, puisque ce sont des gestes de pitié et de charité, c'est-à-dire, des actes qui —per se— sont propres à la vertu de la religion ou d'actes qui se réalisent par amour de Dieu.

Par conséquent, «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux» (Mt 6,1).Comment pourrions nous plaire à Dieu si ce que nous voulons c'est être vus —avant tout— par les hommes? Ce n'est pas qu'il faille se cacher des hommes afin que personne ne nous voie, mais il s'agit surtout de diriger nos bonnes œuvres directement et en premier lieu à Dieu. Cela ne fait rien et ce n'est pas grave si les autres nous voient, au contraire, nous pouvons les édifier par le témoignage cohérent de notre action.

Mais ce qui est important —et très important— c'est que nous puissions voir Dieu derrière nos actions. Et, par conséquent, nous devons «examiner avec beaucoup d'attention notre intention dans tout ce que nous entreprenons, et ne pas chercher notre propre intérêt si nous voulons servir le Seigneur» (Saint Grégoire Magne).

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Espagne)

http://evangeli.net/evangile


 


 Prière d'introduction

Seigneur, merci de m’inviter à te rencontrer d’une manière spéciale maintenant. Aide-moi à fixer mon regard et mon cœur sur toi, pour entendre ta Parole.

Demande

Esprit Saint, Esprit d’amour, Esprit de vérité, viens prier en moi, viens chasser mes ténèbres et viens iluminer mon cœur et ma journée.

Points de réflexion

1. « Quand tu fais l’aumône ».
Pour commencer, je me demande s’il y a quelque chose que je donne en aumône ! Mais si j’y songe, même si je ne donne pas souvent de l’argent à des personnes dans la rue ou à une ONG, je donne des choses, du temps, ma personne, de nombreuses fois dans la journée ! Qu’est-ce que je donne ? Est-ce que je souhaite « obtenir la gloire qui vient des hommes » lorsque je le réalise ? Je suis tentée de dire que non, bien évidemment… mais suis-je frustrée si je ne reçois pas de contrepartie, ou que je ne me sens pas remerciée à ma juste mesure, ou que ce que je donne est refusé, méprisé. Seigneur, comment veux-tu que je donne ? Que veux-tu que je donne sans reprendre ?! La première lecture de ce jour viens illuminer cette réflexion : « Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien » (2 Co 9, 7-8).

2. « Quand tu pries ».
Seigneur, tu m’invites à me « retirer dans la pièce la plus retirée ». Il est vrai que cela m’aide à m’isoler du bruit, des distractions. Où aimerais-tu que j’aille lorsque je te prie ? Mais il n’y a pas toujours un lieu physique idéal ! Dans tous les cas, je peux toujours « fermer la porte » intérieure de mon cœur et te chercher, même si je dois prendre plusieurs minutes pour « plonger » sous mon bric-à-brac, de tout ce que j’accumule dans mon cœur, et trouver tout au fond de moi, mon « Père qui est présent dans le secret ».
« Averti de revenir à moi-même, je suis entré au fond de mon cœur, sous ta conduite, Seigneur, et j’ai pu le faire, parce que tu es venu à mon secours. Je suis entré, et avec le regard de mon âme, quel que fût son état, au-dessus de ce même regard, au-dessus de mon intelligence, j’ai vu la lumière immuable. Ce n’était pas cette lumière ordinaire que tout le monde peut voir ; ce n’était pas non plus une lumière de même nature, mais plus puissante, qui aurait brillé de plus en plus et aurait tout rempli par son éclat. Non, cette lumière n’était pas cela, elle était autre chose, tout autre chose. Elle n’était pas au-dessus de mon esprit comme l’huile flotte à la surface de l’eau, ni comme le ciel s’étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus de moi parce qu’elle m’a créé ; j’étais au-dessous d’elle parce que créé par elle. Celui qui connaît la vérité la connaît, et celui qui la connaît, connaît l’éternité. C’est l’amour qui la connaît ! (…) Tard je t'ai aimée, Beauté ancienne et si nouvelle ; tard je t'ai aimée. Tu étais au-dedans de moi et moi j'étais dehors, et c'est là que je t'ai cherché. Ma laideur occultait tout ce que tu as fait de beau. Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi. Ce qui me tenait loin de toi, ce sont les créatures, qui n'existent qu'en toi. Tu m'as appelé, tu as crié, et tu as vaincu ma surdité. Tu as montré ta lumière et ta clarté a chassé ma cécité. Tu as répandu ton parfum, je t'ai humé, et je soupire après toi. Je t'ai goûté, j'ai faim et soif de toi. Tu m'as touché, et je brûle du désir de ta paix » (Saint Augustin, Les Confessions 10, 27).

3. « Quand tu jeûnes ».
Est-ce que je prends « un air abattu » quand je me prive de quelque chose ou qu’il me manque quelque chose ? Tout le monde le sait-il en me regardant ou en écoutant mes plaintes et soupirs ? Est-ce que je le fais remarquer aux autres lorsque je me prive pour eux, pour leur « bien » ? Seigneur, ce n’est pas facile ce que tu me demandes ! Bien sûr, tu veux que je partage mes souffrances avec toi, et aussi ma famille, mes amis, toutes ces personnes que tu mets à mes côtés pour m’aider à porter la croix. Mais tout dépend de l’intention et de la manière avec laquelle je partage. Si c’est pour faire ma victime ou pour démontrer même subtilement ma supériorité, cela ne me fait pas de bien !
Quelle est la récompense des hommes dont tu parles Seigneur, et que je cherche si souvent ? Et celle de Dieu ? Là encore, la première lecture peut m’éclairer : « Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice. Il vous rendra riches en générosité de toute sorte, ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu » (2 Co 9, 10-11).

Dialogue avec le Christ

Toi qui es « es présent au plus secret », que vois-tu que je ne voie pas ? Que vois-tu en moi que les autres ne voient pas ?

Résolution

Demander au Seigneur qu’il m’aide à voir comme lui une situation que les autres ont mal interprétée.

Mélanie Duriez, consacrée de RC

http://www.regnumchristi.fr



 

Père Gilbert Adam

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Nos sources:

Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris-France, 1980-2017. Tous droits réservés.

Homélie ou Méditation du jour

1. Père Philippe

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2. Abbé A

http://evangeli.net/evangile

3. Frère F.

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4. Père Gilbert Adam

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5. Pape P.

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